Shadowhunters – S03E03

Épisode 3 – What Lies Beneath – 14/20
Voilà un épisode qui repart sans trop de raisons sur des vieilles intrigues oubliées. Après trois épisodes, il serait temps. Autrement, les coïncidences merveilleuses continuent, l’écriture n’est pas au top et les révélations finales sont hyper prévisibles… mais jouissives quand même. Entre ennui et bonne tranche de rire, ça aurait pu être mieux, ça aurait pu être pire.

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Spoilers

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I think the Owl is Jonathan.

La série recommence avec une jeune femme pas du tout assez prudente dont on se doute rapidement qu’elle a peu de chance de survivre. Son réflexe quand elle aperçoit une silhouette menaçante dans une rue la nuit ? Ranger son téléphone dans son sac. Hmm. Appeler la police, ou à la rigueur un proche, ça ne te dit rien ? Étonnamment, elle a clairement suivi quelques cours de self-defense et possède un spray qui finit par la sauver de la bête démoniaque qui l’attaque, mais ça n’a dans l’ensemble aucune crédibilité qu’elle s’en sorte pour tomber immédiatement sur des policiers.

De son côté, Jace continue les recherches sur le démon et s’endort sur son écran… pour mieux retrouver Jonathan. Cette fois, ce n’est pas un rêve, mais une vraie hallucination. Clary le surprend à 4h du mal devant ses écrans, mais elle s’inquiète juste de sa santé physique. Elle n’a pas fini : il lui annonce que le démon à tête de chouette qu’ils recherchent est très probablement… Jonathan. Mais oui, mais bien sûr, pas du tout obsédé le monsieur.

Simon, quant à lui, découvre que le loup-garou qu’il a propulsé de quelques mètres lors de l’épisode précédent est en sale état et ne guérit pas aussi vite que les loups habituellement. S’il culpabilise et met Luke dans la merde avec sa meute, il apprend surtout de Maia que son front s’est mis à briller avec le symbole des fées.

S’il veut aller la voir pour obtenir des infos, Maia lui conseille plutôt l’institut où ils se retrouvent à faire des recherches ensemble et à parler du passé, des harceleurs, du passé, tout ça tout ça. Ils sont heureusement interrompus par Jace qui nous sauve un peu de l’ennui de cette scène en apprenant à Clary que la victime du début d’épisode a survécu. Cela en dit long : un spray ne devrait pas affecter un démon. Du coup, ils décident de se rendre à la recherche le soir même.

Magnus se rend à l’Institut et y découvre qu’Alec et Izzy sont en pleine dépression. Maintenant que le divorce de leurs parents s’officialise, leur mère souhaite en effet un dîner familial. La conclusion logique qui s’impose au trio en scène est de faire le dîner chez Magnus. Oui, oui, la conclusion logique de ces trois personnages est la pire idée du monde. En même temps, peut-on attendre autre chose de cette série ? Probablement pas.

Pendant ce temps, Raphael continue de s’occuper de sa petite sœur, Rosa, toujours aussi vieille dame même si je ne la reconnais pas du tout. Bon, en même temps, je ne regarde pas la série avec beaucoup de sérieux non plus. Et cette scène ne me donne pas envie de le faire, d’ailleurs, parce que c’est censé être touchant, mais c’est long inutilement.

Il est finalement rappelé en urgences auprès de Heidi, une bébé vampire qui s’amuse à étaler du sang partout et à demander de rencontrer son créateur. J’ai mis un peu de temps à la recaser, mais on l’avait vu en saison 2 où Simon pensait être responsable de sa transformation jusqu’à ce qu’il apprenne que, puisqu’elle était mordue au pied et que les pieds ça le dégoûte, ça ne pouvait être lui le responsable. J’en ris encore. N’empêche que du coup, Heidi veut voir son créateur… mais son créateur s’est fait tuer par Simon, c’est con !

Comme si on ne s’ennuyait déjà pas assez, il apprend ensuite la mort de Rosa et contacte aussitôt Izzy pour lui apprendre la nouvelle. Elle lui rend visite et promet d’être à l’enterrement… mais tout ça semble surtout être un moyen de combler du temps d’épisode.

Clary se rend ensuite auprès d’Izzy pour lui parler de ses inquiétudes de voir Jace obsédé par Jonathan, et celle-ci saute sur l’occasion pour les accompagner afin de rater le dîner familial. Sympathique. Cela laisse donc Magnus et Alec seuls avec elle, ce qui est une bonne idée pour apporter un peu de fou rire clairement nécessaire à ce stade de l’épisode. Surtout que bien sûr, ils s’attendent à voir Maryse, la mère, complétement au fond du gouffre… quand elle est en fait un vrai rayon de bonheur et de joie qui s’infiltre chez Magnus.

Le dîner se passe ainsi à merveille, surtout entre Magnus et Maryse… jusqu’à ce qu’Alec finisse par aborder les sujets qui fâchent et découvre que sa mère s’est fait juger par le conseil des Shadowhunters pour de vieux crimes. Son jugement ? L’exil et la perte de toutes ses runes. Alec s’énerve, surtout que son père, lui, n’est pas puni comme ça. Maryse lui apprend donc que ses crimes étaient plus graves (mouais) et finit par lui dire qu’il est un super chef d’institut (lol) et qu’elle est fière de lui.

Bravo Alec, tu n’as pas du tout transformé la situation pour qu’elle soit totalement centrée sur toi. Une fois de plus. Ce qui est bien est que Maryse s’en va en étant réconciliée aussi avec Magnus, qui a la bonne idée d’aimer son fils et de le faire bien.

Simon contacte Raphael pour obtenir des infos sur les légendes entourant son statut de vampire capable de marcher en plein jour, mais bien sûr, Raphael est trop occupé à pleurer sa sœur pour avoir envie de l’aider. Simon étant incapable de comprendre un simple « pas maintenant » dit avec énervement, mais aussi clairement avec énormément de peine, il insiste, ce qui finit par énerver l’autre vampire.

Raphael essaye donc de s’attaquer à lui et se retrouve attaqué par son nouveau pouvoir. Effrayé, il décide de se rendre auprès de la reine des fées, contre l’avis de Maia. Elle finit par accepter et le regarder sauter du pont pour entrer dans le royaume des fées… d’où il est exilé. Sans réponse, Simon se retrouve donc trempé pour rien, super.

Jace, Clary et Izzy mènent leur enquête dans une boîte de nuit où ils se donnent pour mission de protéger Morgan, la victime de début d’épisode. De manière super logique et crédible, Izzy se fait alors draguer par le médecin du premier épisode de la saison qui se trouve là lui aussi et insiste pour avoir son numéro. Bien sûr, Jace continue d’halluciner la présence de Jonathan et se bat contre lui, pour mieux le voir disparaître.

Trop occupée à se faire draguer, Izzy perd de vue Morgan qui se fait posséder. Cela permet une confrontation Clary/Chouette où elle l’appelle Jonathan, ce qui le fait fuir sans la tuer. Quant à Morgan, Isabelle parvient à la capturer, avant de révéler que le démon ne peut pas être Jonathan, car son fouet l’aurait reconnu. Oui, mais son fouet n’est pourtant pas foutu de reconnaitre Jace !

Eh oui, notre méchant démon n’est autre que Jace. C’est un rebondissement que j’ai vu venir dès le début d’épisode, mais ce qui est vraiment rigolo, c’est que le but de tous les sacrifices des possédés est de… ramener à la vie Jonathan ! Jolie boucle qui se ferme et qui laisse Clary inquiète de l’absence de Jace et en pleine interrogation sur qui peut bien être ce Chouette Démon (c’est un jeu de mots trop simple, oui, mais il fallait que je le fasse à un moment).

Bon, sinon Luke continue son enquête avec Ollie, qui lui avoue avoir parlé des créatures de la nuit avec Sam. Il n’est pas super heureux de la voir si imprudente parce qu’il a peur qu’elle subisse le même sort que Simon. Quand ce dernier rentre chez lui, il apprend de Luke qu’il doit quitter son hangar car la meute ne veut plus de lui. Il comprend tout à fait la situation et accepte de déménager le lendemain (et pourquoi pas immédiatement au juste ? et pourquoi il ne l’a pas fait de lui-même en fait ?). Le retour chez lui de Raphael n’est pas beaucoup plus doux puisqu’il est encore blessé de sa rencontre avec Simon et apprend qu’Heidi s’est enfuie en son absence. Merveilleux, une menace de plus pour le reste de la saison !

Oh et avant de vous quitter, je me dois de souligner cette scène où Clary se ramène voir Izzy dans une tenue qui la laisse à moitié à poil et lui colle au corps, en la justifiant en disant qu’elle a besoin d’une tenue qui peut contenir son arme. Mais lol ! Qu’on m’explique où elle met les couteaux dans sa combi-mini-short, s’il vous plaît ! Et comment elle fait pour entrer en boîte avec, aussi.

Saison 3

Agents of S.H.I.E.L.D – S05E16

Épisode 16 – Inside Voices – 20/20
Je ne sais pas si c’est parce que j’ai fait une pause de quelques jours dans les séries ou si c’est parce que je rattrape en priorité mes séries préférées, mais j’enchaîne donc deux 20 aujourd’hui. Il faut dire que cet épisode confirme mes craintes tout en gardant une cohérence interne assez exceptionnelle du côté de l’écriture et des rebondissements. Je pensais qu’ils n’arriveraient pas à me décrocher la mâchoire plus qu’ils ne l’avaient déjà fait cette saison, mais c’était bien évidemment les sous-estimer !

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So we’re the invicible three, huh?

Un point cool quand je suis en retard dans une quinzaine de séries, c’est de voir lesquelles ont tout de suite ma priorité : ça me rappelle que parfois je regarde des séries dont je pourrais me passer (coucou Lucifer) quand d’autres, comme celle-ci sont juste beaucoup trop géniale pour imaginer vivre sans elles (oui, oui, vivre rien que ça).

Notre chère générale Hale a enfin abandonné son uniforme et ça lui va bien sans lui retirer sa froideur générale. Comme quoi, le costume ne fait pas tout. En revanche, l’absence de costume suffit à ce que Ruby remette encore en question son autorité, parce qu’elle sent bien que sa mère est en train de lui faire à l’envers. C’est cependant par Creel que les essais sur le Gravitonium commencent et commencent bien : le gravitonium serait en vie selon lui.

Cela lui permet également d’obtenir quelques flashbacks, qui le hantent pour le reste de l’épisode. C’est a priori suffisant pour qu’il ne recommence pas le test, mais il est clairement tenté. Les flashbacks ? Un épisode de la saison 1, le fameux épisode qui a vu l’inventeur du Gravitonium se faire absorber par celui-ci après avoir annoncé à Coulson qu’il a vu le futur et qu’il le déteste. C’est tout bonnement excellent car le personnage du scientifique (dont j’ai oublié le nom, oups) est ce qui permet au Gravitonium d’être en vie, et la série retombe à merveille sur ses pattes sur du très long terme avec cette intrigue !

Le vrai problème, c’est que Creel essaye par conséquent de tuer Coulson. Celui-ci s’en tire grâce à la surveillance rapprochée de Coulson et grâce aux informations qu’il a sur Talbot : Creel n’a jamais été des plus simples à manipuler, et Hale a peut-être eu tort d’essayer ! Ils retrouvent et libèrent Talbot et font ce qu’ils peuvent pour s’échapper tous les trois. Ce n’est pas si facile avec un Talbot qui a perdu la boule et un Creel qui a toujours des flashbacks. Suite à un petit combat avec des robots localisant les fugitifs, Coulson se fait tuer… mais son arrêt cardiaque est une broutille grâce à Creel qui a ce qu’il faut pour créer un défibrillateur sur mesure. Le but était juste de nous faire flipper un peu.

De son côté, Ruby contacte Von Strucker car elle craint beaucoup trop que sa mère lui fasse réellement à l’envers. Elle sent bien que Daisy risque de lui voler sa place et elle compte sur Von Strucker pour trouver la solution. En attendant, elle apprend la fuite des trois autres et Hale lui demande de les retrouver et les arrêter en vie (surtout Creel). Elle n’est pas assez rapide pour les arrêter cependant : Coulson et Talbot parviennent à se téléporter sur Terre grâce à la machine permettant de se téléporter dans l’espace introduite la semaine dernière. Ben voui : lattitude, longitude, altitude. Coulson a juste la brillante idée de ne pas s’occuper de l’altitude. Quant à Ruby, elle parvient à arrêter Creel et convaincre du même coup sa mère qu’elle est prête à être la destructrice des mondes. On ne s’en sort plus.

Autrement, cela faisait plusieurs saisons que l’actrice les réclamait pour se rapprocher de son équivalent comics (Slingshot) et les voilà : Yoyo a enfin des bras robotiques et elle adore ça. Elle s’entraîne beaucoup trop et cela inquiète Mack de la voir s’épuiser autant. L’évolution du personnage est excellente.

Deke vient parler à son grand-père et lui assure qu’ils se ressemblent plus que ce qu’ils pensent : torturer Daisy pour lui rendre ses pouvoirs, c’était un geste digne d’un type tentant de survivre au milieu de l’apocalypse. Pas sûr que ce soit super rassurant, mais bon. En tout cas, Deke confirme que c’est désormais Daisy qui a pris le contrôle de la base, et ça n’a aucun sens car May est tout de même plus gradée qu’elle. En tout cas, Deke attire toutes mes suspicions à critiquer Daisy.

Jemma refuse d’en savoir plus sur sa fille, mais elle s’inquiète bien de savoir si Fitz et elle arrivent entiers au Lighthouse dans le futur. Alors, dans les commentaires la semaine dernière, on a débattu avec Frankie sur la scène du cliffhanger ; et j’ai eu la même conversation avec Ludo sur Messenger. Ils ont fini par me convaincre que peut-être Jemma était juste une romantique qui pensait son amour invincible. Malheureusement, cette scène semble confirmer qu’elle est juste en train de devenir une tête brulée qui se pense inatteignable ; et je n’aime pas ça du tout.

Elle tente bien sûr de convaincre Daisy (toujours en quête de Robin cette semaine) qu’il faut libérer Fitz, mais quand elle n’y arrive pas, elle se tourne vers Yoyo pour obtenir son aide. Ce n’est pas bien dur de la convaincre : il suffit de lui dire qu’ils la croient eux aussi parfaitement invincible désormais. Jemma part en vrille totale depuis la semaine dernière, mais le pire, c’est que son évolution suit une certaine logique.

Je la trouve parfaitement flippante maintenant qu’elle se sait plus forte que la mort pour un petit moment, et c’est bien pour ça qu’elle décide de libérer Fitz contre l’avis de Daisy et contre celui de Mack : ils ne peuvent plus rien contre elle. Logique. Yoyo demande à Mack de libérer Fitz et parvient à l’énerver rapidement en lui rappelant qu’elle est toujours humaine.

Elle lui demande de l’aide, mais il la refuse : pire que tout, il veut la garder dans la base. Rien que ça. Énervée, Yoyo a toutefois la solution parfaite pour le convaincre : Jemma. Cette dernière est tellement sûre qu’elles sont invincibles qu’elle décide tout simplement de s’empoisonner. Ou pas, justement. L’expérience est logique : quatre verres, trois avec de l’eau, un avec du poison. Comme elle ne peut pas mourir, elle sait que les trois verres qu’elle boira seront ceux avec de l’eau. Et elle fait ça devant Fitz et Mack, qui ne sont pas du tout pour. Oui, oui, même Fitz qui a beau être convaincu qu’ils sont invincibles n’a pas spécialement envie de tester sa conviction, aussi scientifique soit elle.

Je l’avais dit la semaine dernière que Jemma partait en vrille, mais à ce point-là, c’est quand même choquant. Ce qui faisait une grande partie du personnage était après tout ses incertitudes. Sans elles, il est logique de la voir évoluer différemment.

Le problème, c’est que si la théorie est implacable, la pratique change tout : son troisième verre est un verre de poison. Le problème bis, c’est que malgré ça, je n’ai pensé un seul instant qu’elle allait mourir : non, c’était simplement un joli jeu de la part de Simmons. Elle feint d’être malade pour être sûre que Mack libère Fitz afin qu’il la soigne…

Sans trop de surprise, ça fonctionne, Yoyo réussit à enfermer Mack et Jemma finit par dévoiler que le quatrième verre contenait malgré tout du poison. Histoire de bien nous convaincre une fois pour toute qu’ils sont invincibles, Yoyo manque de tirer sur Jemma et Fitz par accident, mais comme elle les manque de très peu, il est sûr qu’ils survivront quoiqu’il arrive. À moins qu’ils ne brisent la boucle temporelle. Ce que Fitz (et moi-même) pensons impossible. Je suis pressé de voir la fin de cette saison rien que pour savoir comment ils vont se sortir de ce paradoxe.

En tout cas, l’invincibilité leur monte à la tête : ils enferment Mack et se barrent à la recherche d’une arme capable de les aider à retrouver Coulson.

Daisy fait un bien mauvais général : elle continue sa quête de Robin contre l’avis de May, elle refuse également d’écouter Jemma (qu’elle appelle Simmons, mon cœur se brise), elle se plante sur toute la ligne. La base des bases quand t’es un leader, c’est d’écouter tes troupes et de les convaincre, pas de leur imposer de faire des choses qu’ils ne veulent pas.

C’est pourtant ce qu’elle essaye ensuite de faire avec une Robin enfermée dans son mutisme depuis quelques semaines. Oui, mais Daisy a besoin d’informations, et elle compte bien les avoir. Elle tente une approche gentille avec Robin, elle enchaîne ensuite avec du chantage affectif. Sympa la psychologie !

Si Robin refuse de parler, c’est parce que la dernière vision qu’elle a eu est… sa propre mort quand elle sera une vieille dame. Forcément, ça ne donne pas envie de parler à Daisy qui était là et n’a rien fait. En revanche, elle a bien envie de parler à sa mère. Pas celle à qui Daisy est en train de parler, non, sa mère adoptive. Je plains franchement sa mère biologique pour le coup.

Robin reprend le dessin une fois qu’elle retrouve May. Cette dernière essaye de la convaincre que ce futur n’arrivera pas, mais en même temps, un futur où t’as vécu 90 piges, je trouve ça plutôt classe ; je ne sais pas si j’essaierai de le changer pour autant parce qu’elle n’a pas l’air d’avoir beaucoup souffert. Bref. Robin enfant affirme à May que Coulson va mourir de toute manière, mais elle lui donne un dessin permettant de le localiser.

Quant à la relation avec ses mères, elle est compliquée et simple à la fois : sa mère biologique sait bien qu’elle n’est pas dans les dessins de sa fille et comprend que c’est donc May qui y est. N’empêche qu’en attendant qu’il lui arrive quelque chose, elle veut continuer de s’occuper de sa fille, ce qui est assez logique. Tellement de boucles et de paradoxes dans ces épisodes ! J’adore que tout soit correctement mené.

Quelque part sur Terre où il fait bien froid, Coulson et Talbot apparaissent, avec à l’arrière-plan les montagnes dessinées par Robin et recherchées par Daisy. Tout va bien, ils ne devraient pas rester très longtemps dans ce froid polaire et on peut donc parler du cliffhanger qui m’a fait hurler en revenant…

Quatre ans plus tôt ! On retrouve ainsi Raina (!!), pas encore transformée en inhumaine, en train de parler avec Ian (!!!!!). Je pensais vraiment qu’on ne le reverrait jamais ce connard qui a tiré sur Daisy, deux fois. La série nous explique bien simplement pourquoi on ne l’a jamais revu : alors que je m’imaginais que depuis le temps, Ian s’était envolé vers une petite île déserte bien sympa, le personnage s’est en fait fait bouffer par le Gravitonium, à cause d’une Raina bien machiavélique. Je ne sais pas trop ce que ça signifie pour la suite, mais je crois qu’on a de fortes chances d’avoir là la dernière saison d’Agents of S.H.I.E.L.D.

Avec tant de rappels des saisons précédentes et une intrigue élaborée sur aussi longtemps chronologiquement parlant, j’ai l’impression qu’ils sont en train de faire le tour de toutes les possibilités et qu’une saison 6 sera dure à écrire s’ils veulent garder la même qualité. En tout cas, je suis traumatisé par cette fin et les conséquences qu’elle implique ; je suis hyper pressé de voir la suite !

 

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Agents of S.H.I.E.L.D – S05E15

Épisode 15 – Rise & Shine – 18/20
Un épisode à la structure osée et risquée cette semaine, mais qui permet de mettre en place de nombreuses pièces du puzzle. Et quand je parle de puzzle, je parle autant de celui de la saison en cours que de celui du Marvel Cinematic Universe, car les liens avec le troisième Avengers à venir dans un mois ne font plus de doute. Tous les risques pris finissent donc par payer et proposer un épisode beaucoup trop riche en révélations.

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Hale is Hydra. Heil Hydra. Seriously? How are we still fighting Nazis today?

Oui, nous avons là un épisode riche en révélations, et pourtant, j’ai eu bien peur de m’ennuyer quand j’ai vu les premières scènes. Coulson se retrouve prisonnier dans la même base que d’habitude et interroge Hale pour en savoir plus. Il découvre immédiatement que celle-ci fait partie de Hydra puisqu’elle lui annonce pour mieux… former une alliance avec lui !

La série se lance alors dans un énorme flashback de 28 ans et suit la vie d’une étudiante Hydra dans cette même base. Bien sûr, il s’agit de la vie de la future générale Hale, qui ressemble à une jeune Jemma tellement elle est maline. Le seul problème, c’est qu’elle étudie dans un lycée aux couleurs de la charmante association nazie anti-SHIELD donc sa trajectoire sera obligatoirement différente. Ah, et aussi, elle mange avec Jasper Sitwell, qui deviendra un agent haut gradé du S.H.I.E.L.D, un pote de Coulson et sera finalement tué par le Winter Soldier après un interrogatoire par Black Widow et Captain America. Ils y vont fort dans les ramifications, et ce n’est que le début !

Comme il est rapidement question d’un sérum anti-âge, c’est sans surprise que nous voyons Whitehall débarquer pour une conférence sur un super-soldat. Elle est aussi dans la même classe que Von Strucker (le père d’Alex, toujours absent cette semaine) à qui elle s’oppose rapidement : il souhaite récupérer le Tesseract, mais il est bien trop compliqué de le faire sans griller la couverture Hydra auprès du S.H.I.E.L.D.

Hale propose ainsi de plutôt s’occuper d’aller chercher dans l’espace de quoi récupérer la même énergie que le Tesseract. Et si tout le monde se moque d’elle, ce n’est pas le cas de Whitehall qui apprécie au contraire son intelligence. Le but de cette recherche de pouvoir ? Créer un super-soldat surpuissant bien sûr, pour assurer la domination d’Hydra – un super soldat, exactement comme Captain America, donc. Von Strucker digère mal d’être ridiculisé devant tout le monde par Hale et il se venge dès qu’il en a l’occasion. En retour, elle le frappe en plein visage… ce qui compromet aussitôt le reste de sa carrière. Bienvenue chez les nazis ! De toute manière, elle aurait dû s’en douter : une femme au pouvoir avec leurs idéaux ? Ça n’arrivera pas !

Le lendemain, Hale apprend, après tout le monde, qu’elle est recrutée par Whitehall pour… enfanter ce super-soldat. Tous ses rêves sont brisés et elle comprend qu’il va falloir composer avec cette nouvelle information. Difficile de ne pas être triste pour ce personnage, tout de même.

C’était franchement un flashback risqué, mais j’ai adoré suivre ce personnage qui, en dix minutes, est passée d’adolescente normale à monstre, en tuant son chien, pour mieux finir complétement manipulée par Hydra. Il est dur toutefois de s’imaginer comment elle a pu rester si fidèle à l’organisation après une telle trahison et un tel gâchis de son potentiel, mais c’est ce que va s’efforcer de nous expliquer le reste de l’épisode. Arrivé à ce stade de l’épisode, mes craintes d’avoir un épisode ennuyeux s’étaient envolées. Mieux : je commence enfin à accrocher au personnage du général Hale, et il est putain de temps !

Cette saison s’étale ensuite encore un peu plus dans sa chronologie (franchement, depuis le début de la saison, on s’est baladé sur un siècle de chronologie !) et reprend ensuite en 2016, après la mort de Whitehall. Le Général Hale n’est du coup plus si sure de l’avenir de Ruby, sa fille destinée à être un Super Soldat pour Hydra. En effet, tout tourne mal pour Hydra car le S.H.I.E.L.D a arrêté Malick et que l’organisation touche à sa fin.

Ce jour-là, Hale découvre qu’Hydra a une fois de plus comploté dans son dos et contacté des extraterrestres suite à la bataille de New-York dans Avengers. De là, l’organisation a commencé à bosser avec la Confédération, un groupe de peuples extraterrestres. Pas le temps de s’attarder là-dessus : Talbot débarque dans le bureau et provoque le suicide du supérieur du Général Hale, le Général Fisher. Cette dernière s’en tire malgré tout, en feignant la surprise de découvrir qu’Hydra existe encore.

Elle retourne alors voir sa fille, en pleine crise d’adolescence et en rébellion contre son prof lui annonçant que son futur n’est pas si brillant qu’elle l’espérait. Sans l’ombre d’un doute, Hale exécute le professeur, et il ne reste plus que deux membres d’Hydra désormais. C’est donc Hale qui en est à la tête, et elle va ainsi permettre un nouveau virage de « l’agence » à l’agonie.

Nouvel acte, nouveau flashback, cette fois six mois plus tôt : Talbot se réveille à l’hôpital après l’attentat du Daisybot contre lui. S’il paraît aller mieux, ce n’est pas le cas du tout. Il a en effet des sautes d’humeur assez violentes qui pousse sa femme à accepter de le confier… au général Hale.

Pour ne pas changer, il se réveille donc dans la base Hydra qui était là depuis le début. Comme d’habitude, il se rend dans la cafétéria où il rencontre Ruby et ses écouteurs. Rapidement, il se fait maîtriser par celle-ci, puis Hale vient lui expliquer ce sur quoi elle travaille : une machine capable de la transporter dans l’espace afin de rencontrer les extra-terrestres.

Lorsqu’elle les a rencontrés pour la première fois, elle a appris que Hydra avait conclu un marché avec eux pour que la Terre soit protégée de la guerre intergalactique à venir. Je crois bien que nous entrons à fond dans l’intrigue de base du troisième Avengers qui sortira dans un mois et aura évidemment un impact sur la série. Je suis curieux de voir comment ce nouveau pseudo-crossover va se construire, mais la série nous introduit bien le conflit à venir avec Thanos cette fois. Après tout, ça fait cinq ans qu’on sait qu’il menace la Terre et puisqu’Hale est à son tour au courant, elle veut envoyer son super-soldat pour protéger la Terre.

Bien sûr, Talbot refuse de collaborer avec Hale qui est complétement perchée (et parle de sacrifier sa fille, du coup) et affirme que Coulson viendra le sauver… Mais six mois plus tard, c’est Coulson qui se retrouve dans sa position de prisonnier et se rend à la cafétéria pour manger, y rencontrant au passage Ruby. C’est excellent ce petit rituel. Coulson est celui qui s’en tire le mieux. Un peu contre son gré, il accepte alors de se rendre à son tour dans l’espace.

Là-bas, il a le droit à une rencontre avec un alien qui lui offre une vision du vaisseau qui approche pour détruire la Terre. Tout ce que demande la Confédération en échange de sa protection, ce sont des armes que seul le S.H.I.E.L.D a en sa possession, d’où l’alliance Hydra/S.H.I.E.L.D, sur le papier.

Bien sûr, Coulson est loin d’être idiot, et il sait bien que la Confédération, ce n’est pas un nom rassurant pour n’importe qui ayant étudié un minimum l’Histoire américaine. Hale est ravie d’enfin voir quelqu’un qui pense comme elle : elle veut travailler avec Coulson pour les stopper. Ainsi, Hydra n’est plus si méchant : si l’opposition SHIELD/HYDRA est évidente sur le papier, quand il s’agit de protéger la Terre contre un ennemi commun, elle peut être dépassée. Même Coulson sait reconnaître l’urgence de cette alliance, et il passe ainsi de prisonnier à allié… sur le papier, pas dans les faits.

Hale sait que Ruby n’est pas prête à être le Super Soldat capable de protéger la Terre : elle manque de discernement et grosso modo d’amour en fait. Toutefois, Hale pense tout de même que Daisy a tout ce qu’il faut. Pour elle, Coulson l’a transformée en une véritable guerrière capable des décisions les plus difficiles (du genre, sacrifier Lincoln et Ward le même jour). Avec un peu de Gravitonium injectée en elle grâce à la « Particle Infusion Chamber » imaginée par Whitehall il y a des années, Daisy atteindra un véritable potentiel pour défendre la Terre et surtout pour attaquer les extra-terrestres. Elle sera une vraie… destructrice de mondes !

Et c’est ainsi que la saison retombe sur ses pattes avec un épisode dense en flashbacks révélant tout ce qu’il s’est tramé dans l’ombre pendant tout ce temps. Cela reste hyper crédible dans la construction générale de la série, et ça amène d’excellentes intrigues qui se déroulent également en parallèle du Marvel Cinematic Universe, comme d’habitude. La série n’est jamais aussi impressionnante que quand elle prend un tel recul, et c’est terrifiant de voir comment ils nous ont baladé pour finalement proposer une saison qui s’inscrit parfaitement dans l’univers cinématographique quand je trouvais étrange de les voir aller dans le futur et bouleverser à ce point le MCU. C’est terrifiant donc, même pour Coulson qui comprend que le futur qu’il a vu dans la première mi-saison est sur le point de dérouler.

Il tente d’avertir Hale de l’erreur grossière qu’elle est en train de faire. Celle-ci refuse de l’entendre et lui envoie Ruby pour l’interroger. Cette dernière n’est pas ravie de découvrir que Daisy sera la destructrice des mondes, car Ruby était née pour ça. Pire, elle était conçue pour ça, depuis le départ. C’est l’occasion pour que Coulson retrouve Talbot, qui, pendant ses six mois de détention, a fini par craquer et révéler tout ce qu’il savait, notamment l’emplacement des armes Hydra qu’il avait caché. Et franchement, j’en arrive à me dire que ce pauvre Talbot aurait mieux fait de mourir quand il s’est fait tirer dessus par le robot : il s’en sort, certes, mais c’est pour mieux finir prisonnier, avec de gros troubles mentaux (il raconte notamment tout ce qu’il pense) et une famille apeurée par ses crises de colère.

On quitte enfin les flashbacks pour retrouver May et Daisy dans la base du S.H.I.E.L.D. Les deux comprennent que le Général Hale fait partie d’Hydra et elles sont désespérées d’être à court de solutions. May décide donc de demander l’aide de Fitz, parce que l’aide du plus gentil des super-vilains peut servir, et on se rapproche du futur qu’on a vu, avec Fitz(simmons) et May travaillant ensemble, et Daisy absente de l’équation. Cette dernière débarque quand il demande à sortir de sa cellule. Cela lui permet de passer ses nerfs sur lui, mais pas seulement : Fitz signe et persiste, refusant de s’excuser et affirmant qu’il a fait ce qu’il devait. Il est persuadé que le futur ne peut être changé, après tout.

Le problème, c’est que Daisy veut croire le contraire car elle refuse de détruire le monde, ce que l’on peut comprendre. La division de cette amitié parfaite est vraiment bien écrite et mène Daisy à prendre conscience qu’elle doit s’armer pour le combat à venir : elle décide de recontacter Robin pour en savoir plus sur l’avenir. Elle en avertit May qui tente de l’en empêcher, mais on comprend bien comment May va progressivement se rapprocher de Robin elle aussi, pour finalement devenir sa mère adoptive.

Pendant ce temps, Jemma greffe les bras robotiques de Yoyo qui se rapproche enfin de son équivalent dans les comics, Slingshot. Mack en profite pour faire ce qu’il peut pour rassurer Jemma sur le sort de Mack.

Jemma trouve intéressant de savoir que Yoyo pense qu’elle ne peut mourir maintenant qu’elle a vu son futur et qu’elle est sûr de survivre bien longtemps. Le regard de Jemma fait juste peur, mais en même temps il est assez logique. Elle se rend à son tour voir Fitz pour lui apprendre que Deke est leur petit-fils… et que par conséquent, ils sont tous les deux invincibles pour le moment. Je n’aime pas du tout cette attitude de Jemma. Autant de Yoyo, je la comprends car ça a toujours été dans le personnage, autant Jemma qui se pense invincible, c’est juste la pire des idées. Je la vois trop prendre des risques beaucoup trop dangereux pour sa survie.

Et puis, être invincible, c’est bien, mais ils peuvent toujours souffrir pas mal, comme Yoyo et ses bras, hein.

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Suits (S07B)

Synopsis : Toutes les intrigues en cours étant terminées, la mi-saison reposait uniquement sur le cas Harvey/Donna avec un baiser forcé par Donna, poussée par Mike, puis Louis. Et sinon, il y a toujours le mariage Mike/Rachel comme fond de commerce pour la série.

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bonus suits

Pour commencer, comme ça fait sept ans que ça dure, je ne savais pas trop si j’étais impatient ou pas de reprendre la série. Je voulais clairement réentendre le générique, mais la perspective de scènes compliquées entre Donna et Harvey ne me tentaient pas trop ; pas plus que les récentes rumeurs sur la fin de saison 7 et la 8 ou les problèmes amenés pour la série par le mariage royal de Meghan Markle.

Bon, quoiqu’il en soit, j’ai tenté de faire abstraction de tout ça pour mon visionnage : on en sait beaucoup trop sur la fin, mais on a un bon mois devant nous avant d’y être, donc je vais savourer le temps qui reste sans être trop grincheux ! Tout arrive, vous voyez !

Note moyenne de la saison : 15/20

Saison 7A

S07E11 – Hard Truths – 16/20
Je m’attendais à mieux pour une reprise, par habitude d’avoir mieux pour le retour de Suits, mais dans l’ensemble, la série revient avec un épisode solide qui ouvre quelques pistes vers une fin de saison qui sera de toute manière inoubliable. En attendant, les scénaristes prennent soin de proposer des relations et dynamiques cohérentes au milieu d’intrigues bien rodées après sept ans.
S07E12 – Bad Man – 13/20
Ne peut-on pas se mettre d’accord et arrêter une fois pour toutes les flashbacks dans cette série ? Parce que franchement, c’est la catastrophe à chaque fois et ça comble inutilement les épisodes, ce qui est super frustrant. C’était un plutôt bon épisode, sans grande surprise et avec des rebondissements déjà vus cent fois dans la série. Sympa, mais pas exceptionnel.
S07E13 – Inevitable – 16/20
Il suffit de se plaindre de l’épisode précédent pour en avoir enfin un bon, avec d’excellentes dynamiques entre les personnages et un retour de l’humour. L’intrigue de l’épisode est toujours aussi prévisible, mais les duos mis en avant font du bien au rythme et sont extrêmement bien écrits. En fait, ça me rappelle que je ne suis là que pour les relations entre ces personnages et pas pour tout le « goddamn bullshit » juridique ou leur passé chaotique toujours trop détaché de leurs interactions actuelles ; donc dès qu’un épisode ne mise pas là-dessus, comme le précédent, je m’ennuie ferme.
S07E14 – Pulling the Goaling – 15/20
Malgré une triple intrigue convenue et habituelle pour la série, j’ai beaucoup aimé la manière dont les scénaristes s’appliquaient à provoquer volontairement des passerelles entre les différentes parties de l’épisode. C’est une écriture classique pour une série, mais pas toujours évidente à mettre en place. Le titre de l’épisode aura réussi à me surprendre à défaut d’avoir trop réfléchi à sa signification réelle, mais c’est contrasté par quelques incohérences dans le caractère de certains autres personnages. Somme toute, un bon épisode avec des avancés, mais aussi quelques problèmes internes qui ne pardonnent pas.
S07E15 – Tiny Violin – 17/20
Un double cas plutôt classique pour cet épisode qui finit pourtant par offrir les pistes claires et nécessaires à la mise en place de l’épisode final dont on a tous entendu parler. On aurait pu avoir qu’un seul épisode cette semaine car l’attente après un tel cliffhanger aurait fait du bien à la série, mais le mariage royal de Meghan Markle se rapprochant, je pense qu’USA Network n’a pas trop eu le choix de diffuser au plus vite la fin de cette saison. Parce que franchement, cette diffusion de deux épisodes n’a pas lieu d’être autrement.
S07E16 – Good-Bye – 18/20
Il y avait tant à faire dans cet épisode que la production a réussi à se grapiller près d’un quart d’heure supplémentaire, qu’on ne voit pas passer. Je suis toutefois mitigé sur le résultat définitif qui manquait de surprises, mais il est dur d’être neutre quand l’ensemble de l’épisode nous était raconté dans ses grandes lignes il y a trois mois. Au moins, ce n’était pas raté et il y avait ce qu’il fallait d’émotions.

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