The Walking Dead: The Ones Who Live – S01E06 – The Last Time – 20/20

Eh ben, j’ai chialé. Je ne m’attendais vraiment pas au voyage que cette série a proposé au cours de ses six épisodes, et pourtant, l’ensemble est prévisible. C’est bien foutu, ça nous trompe chaque fois que c’est nécessaire et ça vient mettre un terme à de longues attentes. Bien sûr, je surnote car il n’y a pas tant d’action que ça dans la série, mais bon, il y a quatre mois, je n’arrêtais pas de dire que j’avais perdu ma sériephilie et ce genre de saison me rappelle exactement pourquoi je suis sériephile : il n’y a pas plus satisfaisant que les conclusions d’histoires entamées dix ans plus tôt.

Spoilers

Rick et Michonne retournent à CRM pour couvrir leurs arrières.


What’s the worst thing you did to make sure someone else survived ?

J’ai toujours autant de séries en retard et d’épisodes à rattraper, mais bon, le temps est orageux et c’est déjà le dernier épisode de la saison… Je ne pouvais pas passer à côté ! J’ai l’impression que tout est fait pour me dire de le regarder, avec une absence totale de soleil, alors hop, je me mets devant et je commence par voir Rick et Michonne en train de coucher ensemble, une fois de plus. Ceci étant dit, la scène est top. Ils ont toujours eu des coucheries plutôt exotiques ces personnages, mais là, on les voit en arrière-plan et avec un joli travelling jusqu’à eux en train de coucher, en passant par un plan dessiné, des affaires en vrac, des munitions et un flingue…

CRM

Il s’agit en fait des adieux entre eux avant de se lancer dans un plan visant à faire tomber CRM définitivement. Rick retourne donc à l’intérieur de la cité, en expliquant qu’il a été blessé mais que la femme avec lui s’est sacrifiée pour lui sauver la vie. Thorne est évidemment ravie de retrouver Rick, mais je ne sens pas du tout le truc pour la fin de saison. Mentir sur la condition de Michonne ne me paraît vraiment pas être une bonne idée !

Celle-ci s’infiltre dans la base, en plus, en se faisant passer pour un simple soldat. Elle est heureusement bien plus que ça. Le but de Michonne dans la base est assez simple : elle a pour mission de se rendre dans la chambre de Jadis, afin d’y trouver la preuve qu’elle a bien pu laisser derrière elle. Dommage de ne pas avoir su exactement ce que c’était.

Michonne galère un bon moment à trouver ce qu’elle cherche, ce qui nous permet de découvrir que Jadis n’a jamais abandonné le dessin. Elle a eu l’occasion de faire de jolis portraits de Gabriel. Bon, MIchonne finit par trouver la lettre dans laquelle Jadis racontait tout et elle la déchire en tout petit morceau. Cela ne me paraît pas la méthode la plus efficace pour cacher son existence et celle d’Alexandria.

Je sais pas. Crache dessus et efface l’encre. Fous-y le feu. Mais la déchirer et récupérer les morceaux ? On dirait vraiment qu’elle cherche à se faire prendre avec. Après, ça reste Michonne, elle est toujours capable de tout gérer – y compris tuer un autre gardien CRM qui pense trouver Jadis dans sa chambre, par exemple.

Bref, Michonne parvient à sortir sans trop de souci de la chambre, mais elle se retrouve dans un hall où elle tombe sur un lapin en peluche. Joyeuses Pâques ? Humph, pas si joyeux pour Michonne qui se souvient de son rôle de mère. Les flashbacks sont mignons, mais ça se termine sur la tombe de Carl. On a connu mieux. Cela n’empêche pas Michonne de continuer son exploration de la base CRM. Pourquoi Rick ne l’a-t-il pas fait toutes ces années ?

Michonne découvre bien vite que CRM a du sang sur les mains, encore plus que prévu, avec des kidnappings d’enfants juste avant de détruire des villes et des communautés… L’actrice n’a plus qu’à gérer avec ses yeux pour faire passer l’horreur qu’elle ressent. C’est un peu surjoué, inévitablement, mais ça fonctionne.

Le brief

Pendant que Michonne fait tout ça, Rick est convié à un entretien avec Beale (le prénom du personnage d’O’Quinn d’après Google) – un entretien que Thorne lui présente comme celui qui lui permettra enfin d’avoir le brief Echelon. Malheureusement, pour nous, ça signifie surtout une scène un peu longuette où le personnage blablate sans fin sur sa condition, son passé, le poids sur leurs épaules… On a connu plus passionnant.

J’ai bien aimé toutefois les flashbacks sur les pires actions de Rick au cours de la série. C’est rare que j’aime les flashbacks pourtant… mais là, ça fonctionnait bien. Et puis, l’orage dehors, ça m’aidait à me plonger dans l’ambiance, ça ajoutait des enjeux à cet épisode. Il en fallait, parce que Terry O’Quinn qui sert du thé, bon, est-ce qu’ils essaient de m’endormir ou quoi ?

Probablement pas. Rick raconte en tout cas qu’il sait que CRM a bombardé les villes dans le but de limiter l’épidémie. Ce n’est toutefois pas le pire de ce que Beale a pu faire : il a détruit Pittsburgh pour sauver Philadelphie, en laissant les zombies envahir la première. Charmant dilemme, je suppose, surtout qu’il est originaire de Pittsburgh apparemment.

Une fois que c’est fait, Beale raconte enfin son premier secret, qui n’en est pas vraiment un : tout le monde va mourir un jour s’ils continuent de suivre le plan de CRM. Oui, bon, bah, tout le monde va mourir un jour, épidémie ou pas. Avec l’épidémie, cependant, Beale pense qu’il y aura nécessairement plus de zombies que d’humains à un moment ou un autre. C’est pour limiter cela que Beale veut absolument limiter la casse.

Le but de CRM ? Détruire les petites communautés pour s’assurer de rester la plus forte et d’avoir toutes les ressources ; afin d’être certains de ceux qui survivent. Et oui, c’est donc cette branche de CRM qui a décidé finalement de détruire Omaha. Leur prochaine cible est évidemment Portland, malgré l’alliance en cours. Magique. Rick encaisse le choc un couteau en main, avec plein de flashbacks de onze saisons histoire de bien nous montrer l’importance de ce qui se joue : la survie de tous les personnages qu’on connaissait.

L’avantage de recevoir le brief de Beale ? Ce dernier lui propose un marché très sympa : il lui promet de sauver tous ceux que Rick voudra – sa famille, ceux qu’ils cherchaient à retrouver. C’est l’avantage de faire partie des A, de faire partie de la haute hiérarchie de CRM. Tout ce qu’il a à faire, c’est de jurer sur un sabre. Rick décide toutefois de ne pas le faire et ça se termine en trahison de sa part. Beale le comprend un quart de seconde avant Rick j’ai l’impression.

Cela ne lui donne pas l’avantage pour autant : Rick parvient à se battre contre lui et le tuer bien vite. Allez, hop, encore un personnage secondaire qui y passe. Je ne comprends pas trop pourquoi Rick n’a pas joué le jeu quelques instants de plus. En vrai, c’est risqué de se débarrasser de lui. Il a l’autorité pour éloigner Thorne, bien sûr, mais les suspicions sont inévitables à un moment ou un autre.

Pour s’en débarrasser, Rick fout ensuite le cadavre dans une grande boîte sur roulettes. Je comprends l’idée de vouloir cacher le corps, mais il aurait mieux fait de le laisser sur place. C’est sans trop de surprise que lorsqu’il prend l’ascenseur avec le cadavre, il tombe sur un autre garde CRM qui se rend compte de ce qui est en train de se passer.

Le garde finit par se battre contre Rick, prend le dessus un court moment… mais ça ne dure pas. Rick reprend le dessus, lui massacre la gueule et tombe ensuite sur… Michonne. Qu’est-ce que ça tombe bien.

Sauver Portland

Si Rick a mis des années à réussir à savoir ce qu’il se passait à CRM, Michonne n’a eu besoin que d’un aprèm à errer dans la base en se faisant passer pour un soldat gradé, un truc qu’il aurait pu faire dès le départ. Bon, on ne va rien dire, hein. En tout cas, Michonne comprend que CRM est sur le point de détruire une ville et elle refuse que ça se déroule comme ça. Au moment de s’enfuir, elle fait donc demi-tour et retrouve Rick à l’intérieur.

Son nouveau plan ? Empêcher CRM de tuer autant de gens. Ils en ont la possibilité, alors ils sont obligés de le faire selon elle. Pourtant, cette fois, Rick serait plutôt d’avis de se barrer de ce merdier tant qu’il est temps pour retourner à Alexandria. Je crois que c’est lui qui a raison, même si le plan de Michonne est bien plus noble.

Ils ne le savent pas, en plus, mais il y a une vraie couse contre la montre qui se met en place : Thorne est déjà sur les traces laissées par Rick. Elle comprend que quelque chose cloche et elle n’aime pas trop ce qu’il se passe. Ainsi, quand on enchaîne sur une scène où Michonne affirme qu’elle n’a pas peur, je la trouve sacrément débile. Elle devrait avoir peur.

Leur plan se déroule pourtant à merveille à la base, avec une véritable bombe mise au point en très peu de temps. Le détonateur ? Des zombies, dont celui de Beale, attachés à un fil dégoupillant plein de grenades. Le plan est simple et semble laisser plein de temps pour que Rick et Michonne puissent s’enfuir. Pas de bol pour eux : Thorne finit par les retrouver.

Elle leur ordonne de faire demi-tour et de défaire ce qu’ils ont fait, sans avoir la moindre idée de ce qu’ils ont fait, justement. Pas de bol : si elle avait eu une idée, elle aurait peut-être eu le temps de se mettre à couvert. Là, la pauvre Thorne a juste l’occasion de voir ses rêves réduits à néant quand elle se rend compte que Beale est mort et en train de marcher vers elle et… BAM. La bombe qui explose est impressionnante et décime les troupes de CRM qui étaient juste à côté.

Rick et Michonne ont le temps de tenter de se mettre à l’abri, mais bon, ils risquent gros sur ce coup-là, à défaut d’avoir eu le temps nécessaire pour fuir vraiment. Moi, je me pose tout de même la question de l’utilité de leur manœuvre. Pour sauver les habitants d’une ville, ils déciment les soldats d’une autre qui ne font qu’obéir aux ordres sans savoir vraiment ce qu’ils sont sur le point de faire. Cela reste donc un génocide… non ?

Et en plus, c’est un génocide ambulant : après l’explosion, bien sûr, il y a plein de zombies qui veulent bouffer tout le monde. Malgré la puissance de l’explosion u’elle a dû se prendre en pleine face, Thorne est encore en vie. Elle a donc l’occasion de se battre contre Rick pour se venger un peu de cette trahison.

Le combat se passe au milieu d’une fumée chimique qui risque fort de retarder nos personnages par la suite. Heureusement, Michonne trouve rapidement un masque à gaz. Ce n’est pas le cas de Rick : il se bat contre Thorne et finit par s’écrouler sous un tas de zombies. Michonne arrive à ce moment-là et parvient à foutre un coup de sabre dans Thorne. J’ai vraiment de la peine pour elle. Elle est dégommée par Rick et Michonne sans vraie raison. Elle voulait juste s’en sortir et survivre, sans jamais vraiment sans prendre à des personnages qu’on connaît. Franchement, elle n’est pas si différente de Rick ou Michonne. Elle est juste du mauvais côté par rapport à eux. La pauvre.

Bon, elle fait quand même souffrir Michonne en lui annonçant que Rick est mort. Ce n’est pas le cas : malgré l’explosion de sa propre grenade, Rick parvient à s’en tirer, dans un move qui n’est pas sans rappeler les survies improbables de Glen.

Il fallait bien en arriver là. Pourtant, j’ai eu peur jusqu’au bout, persuadé qu’on nous allait nous imposer une saison 2 ensuite. Ce n’est pas le cas. Ces six épisodes sont vraiment la conclusion d’une saga familiale – celle de Rick – et ils fonctionnent en tant que tels. Si Thorne meure seule, c’est finalement parce qu’elle a abandonné l’espoir de revoir sa famille et son amour. Michonne lui dit que l’amour ne peut pas mourir et bim, elle retrouve Rick.

Bref, tout ça se termine sur un happy end. C’est vraiment abusé. Le CRC, au-dessus du CRM, annonce dans les médias du monde post-apocalyptique être surpris de ce qu’il s’est passé avec CRM. Forcément, Portland décide également de laisser les gens en libre-circulation désormais, et elle décide même d’apporter son aide à d’autres communautés, à commencer par Alexandria.

La saison 1 se termine ainsi sur Michonne qui peut recontacter Judith pour lui annoncer son arrivée. Moi qui m’attendais vraiment à un cliffhanger pété ou une fin mitigée, j’ai eu la chance d’être surpris. Et de pleurer, j’avoue. En effet, on a également un plan où Michonne retrouve ses deux enfants, pour de vrai, en mode petite maison dans la prairie. Je m’attendais tellement à ce que ça se termine sans les enfants aujourd’hui.

Pourtant, ils sont encore en vie, pas blessés du tout et, comme promis, elle leur ramène leur père. Oh bordel, cette conclusion. Ce n’était donc pas si compliqué ! Ils en sont capables, enfin. ENFIN. Le câlin entre Rick et sa fille ? Combien d’années qu’on l’attend, bordel ?! Puis, RJ a un chapeau comme Carl, évidemment. Il demande à son père s’il est bien l’homme courageux et cette fois, Rick peut lui dire que oui, mais eh, appelle-moi papa BEN OUI PUTAIN.

Un plan plus large révèle également que le CRC apporte des provisions par hélicoptère aux différentes communautés. Oh, c’est plein d’espoir comme fin alors qu’il y a encore des tas de gens pour tous vouloir les tuer… mais oh que c’est beau, enfin des retrouvailles familiales. Et la fin d’une saga. À se demander pourquoi la franchise continue encore par ailleurs, désormais.

Sinon, sachez que l’épisode se termine alors qu’un bout de ciel bleu apparaît enfin par la fenêtre. Incroyable comment l’orage a été synchro avec mon visionnage. C’est le printemps, quoi.

EN BREF

Après une attente interminable de plusieurs années, la série parvient à amener une conclusion logique et bien écrite à la saga familiale des Grimes, celle que portait initialement The Walking Dead et qui aurait dû se terminer dans la série-mère. Y avait-il vraiment besoin d’un spin-off quand tout ça aurait eu sa place en tant que dernière saison de la série ? Probablement pas.

J’ai vraiment l’impression que les saisons 9 à 11 sont le spin-off et The Ones who live la conclusion qui rassemble enfin toutes les pièces d’un vaste puzzle étalé sur bien trop de séries. Et encore, je dis tout ça, mais j’ai du retard dans deux d’entres elles qui ont plein de pièces à m’apporter.

Qu’importe, ça ne m’a pas empêché du tout de savourer à fond les six épisodes très réussis de ce spin-off. La série m’a apporté la conclusion que je ne savais pas que je voulais encore, au point de me tirer des larmes là où j’aurais juré m’en foutre il n’y a pas si longtemps encore. Du bon travail… Surprenant qu’ils en soient encore capables !

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Walking Dead: The Ones Who Live – S01E05 – Become – 17/20

Eh bien l’épisode propose un arc conclusif loin de ce que j’imaginais en le débutant, tout en semant de nouvelles pistes pour la suite. J’imagine qu’il y a donc de quoi faire une saison 2, même si très honnêtement, j’aurais préféré qu’ils plient cette saison et l’intrigue avec. Franchement, pourquoi faire durer ce spin-off qui proposait un chouette arc conclusif pour la saga Rick ? Ah oui, parce que c’est The Walking Dead. Excellent épisode tout de même, cela dit.

Spoilers

Michonne et Rick se croient hors de danger – ce n’est jamais un bon sentiment dans cette franchise.


You look after you. Anything else in this world is fairytale.

Les titres se suivent, mais c’est loin d’être un double épisode pour autant. C’est étrange, comme idée. L’épisode précédent est résumé en littéralement une réplique et deux images, ce qui prouve à quel point il était de la parlotte pour ne rien dire – et pourtant, j’ai adoré. Ce n’est pas ce que je compte dire de la première scène de cet épisode : on y voit un personnage tuer un zombie dans les bois. Rien de révoltant ou surprenant pour la série, pas vrai ? Et pourtant, si : il s’agit de Gabriel. BORDEL, NON. Il fait partie des personnages qui ne manquaient pas du tout depuis la fin de la franchise.

Gabriel

Quand je vois tous les retours, je suis vraiment dégoûté du choix d’avoir tué Rosita dans l’épisode final. Bref, Gabriel tue toujours des zombies dans les bois, mais il est désormais dérangé par des hélicoptères qui s’approchent. Bordel, ça craint pour Alexandria, je sens. Ou pas.

La scène suivante avec Gabriel nous ramène trois ans en arrière. Et là, c’est le drame : trois ans plus tôt, Gabriel tombe sur Jadis dans les bois. Bordel. Vraiment, je le déteste encore plus. On découvre donc qu’il a croisé Jadis et a tenu sa langue pendant tout ce temps. C’est insupportable, je pensais vraiment que je ne pouvais pas le détester plus que je ne le détestais déjà. Il raconte donc à Jadis que Rick est mort, et elle se garde bien de lui dire qu’elle a sauvé sa vie, évidemment.

Et vous savez quoi ? J’ai découvert que je détestais encore plus Gabriel dans leur scène suivante, parce que ouais, deux ans plus tôt, Gabriel continuait de papoter avec Jadis. Dit autrement, pendant tout ce temps, Gabriel a croisé régulièrement Jadis et a pris le temps de lui parler ? C’est tellement abusé de découvrir ça maintenant et comme ça.

Oh, bien sûr, Gabriel prend le temps de demander de la bouffe à Jadis – et donc à CRM – mais celle-ci refuse de lui donner. Putain, comment il a pu continuer à la voir ? J’ai vraiment l’impression que c’est une trahison envers Alexandria à ce stade. Et malgré le refus de Jadis, un an plus tard, Gabriel est de retour auprès de Jadis, la laissant même l’embrasser. Evidemment, il essaie encore et toujours de l’attirer à Alexandria et ça finit par énerver Jadis au point où elle envisage sincèrement de tuer Gabriel. Bon, elle lui laisse la vie sauve, évidemment, mais ça ne passe pas loin de la catastrophe.

Le trio

Concernant Michonne et Rick, nous reprenons plus ou moins là où nous les avons laissés. Ils se font donc un road trip à bord d’une jolie voiture jaune et la vie semble vraiment leur sourire : ils trouvent facilement de la bouffe, traversent les USA ensemble avec Michonne au volant, parce que Rick ne sait pas conduire une voiture qui ne soit pas automatique. Tout est bien pour eux, vraiment, ça donne envie de laisser tomber la série tant que tout va bien, malgré la menace Jadis au loin.

Tout va si bien pour eux, en fait, que Rick réussit même à tenir ses promesses dix ou quinze ans après en ramenant du dentifrice à Michonne. Ils prennent le temps de parler des enfants et, vraiment, on semble très loin d’une série Walking Dead à ce stade. Pourtant, c’est sûr que le sort va les rattraper, et ça ne manque pas.

Alors qu’ils font une petite rando vers une jolie cabane, ils entendent ainsi un trio de gens qui ont besoin d’aide et n’hésitent pas à s’y rendre aussitôt. J’ai bien aimé la scène : on découvre des zombies caillouteux et un trio qui est heureux d’être aidé, mais est suffisamment con pour tenter de s’en prendre ensuite à Michonne et Rick, alors même qu’ils partaient en leur laissant un peu de bouffe. Rick et Michonne ont beaucoup trop confiance en eux à mon goût, mais ça m’a bien fait rire de les voir gérer comme ça.

Ils mettent à terre le trio qui ose s’en prendre à eux, ils récupèrent la bouffe qu’ils venaient d’offrir, les prive d’une arme et les laissent se débrouiller pour récupérer leur deuxième arme. Ils passent ensuite une bonne soirée ensemble – Rick fait un cadeau à Michonne, ils papotent de souvenirs et de leur journée… Vraiment, ils baissent bien trop leur garde. C’est donc sans surprise qu’une menace rôde, mais c’est encore pire que prévu quand la menace en question est Jadis.

Anne

Cette idiote a une belle occasion de les tuer pendant qu’ils dorment, mais elle attend en fait le petit matin pour les confronter et qu’ils sachent exactement le sort qu’elle leur réservait. C’est con de sa part, elle a trop confiance en elle et ça tourne mal, forcément : alors qu’elle explique à quel point ils ont été cons à laisser plein de traces partout sur leur route après avoir pris une voiture jaune bien repérable, Michonne et Rick continuent d’avoir toute confiance. Ils prennent le temps de l’appeler Anne pour l’énerver et pour gagner du temps. Quand elle a assez confiance pour leur tirer dessus, ça finit mal, mais pour elle.

Rick et Michonne s’en sortent comme toujours et Michonne parvient même à blesser Jadis. Malheureusement, ça relance les disputes dans le couple : faut-il ou non garder Jadis en vie ? Jadis s’enfuit et l’épisode se termine en course poursuite en voitures (pourtant, la voiture de Michonne et Rick était loin !). C’est rare dans The Walking Dead. Cela se termine comme à chaque fois, en revanche. En accident. Michonne et Rick s’en sortent et tuent quelques zombies de plus, Jadis tombe alors sur le trio sauvé la veille par Rick et Michonne. C’est malin ça.

Elle se sert aussitôt d’eux pour attirer le couple à sa poursuite en promettant en échange une place dans sa communauté. Oh, ça ne se terminera pas comme ça pour le trio : ils se font massacrer par des zombies après quelques coups de Rick et Michonne. C’est rare dans cette franchise qui passe son temps à tuer les rôles secondaires, mais j’ai eu de la peine pour ce trio. Et alors que Michonne a souhaité pendant tout l’épisode se débarrasser de Jadis qui a privé Rick de sa famille pendant tant de temps, elle se retrouve malgré tout à sauver Jadis de zombies quand elle en a l’occasion. Ben oui, Jadis continue son chantage, affirmant que sa mort provoquerait la destruction d’Alexandria, parce qu’elle a laissé des traces derrière elle.

Elle est insupportable et beaucoup trop bavarde. Et elle laisse un dilemme qui n’en est pas un à Michonne et Rick : soit elle meurt ce jour-là et au passage tout Alexandria, soit le couple meurt et leurs enfants survivent. Bon. Le couple ne peut pas laisser ça arriver et négocie un autre deal moins agréable, un où Jadis accepte de laisser Michonne retourner à Alexandria. Un où Rick retourne à CRM. Comment peut-elle y croire ?

Jadis

Le dernier acte peut alors commencer. Clairement, l’épisode se dirige vers la mort de Jadis… et pourtant, les scénaristes prennent bien trop de temps pour en arriver là. Jadis menace une fois de plus Rick, Michonne revient pour la menacer à nouveau, on se retrouve à nouveau coincé dans la même situation que quelques minutes plus tôt.

Pour en sortir, c’est finalement le trio qui sort de nulle part pour tuer Jadis en la bouffant. Ce n’est pas la fin que j’attendais pour ce personnage, mais c’est une fin plus que méritée. Il y a quelques flashbacks au passage pour qu’on soit triste pour elle, puis elle raconte ce qu’elle a laissé derrière elle, se rendant compte de son égoïsme incroyable. Comme elle est mordue, elle a un peu de temps pour papoter avec le couple. Elle leur révèle l’emplacement des preuves qu’elle a contre eux et contre Alexandria, avant de leur demander de promettre de ne pas s’en prendre à CRM.

C’est mal connaître Michonne qui, à mon avis, ne fait pas le meilleur des choix : elle promet de retrouver le dossier, mais d’ensuite tout faire pour stopper CRM et protéger Alexandria. C’est clairement un mauvais plan : elle veut que Rick reçoive son brief Echelon et sa promotion, espérant que cette promotion lui permettra d’en savoir assez pour que la ville entière se retourne contre CRM. Et Jadis n’a d’autres choix que d’accepter ça.

Elle donne finalement la bague que Rick avait prévu pour Michonne et que Gabriel avait retrouvée. C’est donc Jadis qui l’avait depuis tout ce temps… Rick tue finalement Jadis d’une balle dans le front et l’épisode peut se terminer d’un côté sur une demande en mariage de Rick à Michonne, de l’autre sur Gabriel qui passe une journée à attendre Jadis. Pour rien. Non, vraiment, ce n’est pas la fin que j’attendais pour Jadis.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Walking Dead: The Ones Who Live – S01E04 – What We – 18/20

C’est un enfer de critiquer de longues conversations comme celle-ci, mais c’est un épisode plus que nécessaire pour enfin avancer, pour faire bouger les personnages dans la bonne direction et pour mener l’intrigue où elle avait besoin d’aller. Les performances d’acteurs sont toujours au top et s’il y a un des deux personnages que je n’en finis plus de ne pas aimer, c’est tout de même fou de voir à quel point nous étions privés d’une bonne dynamique pendant toutes ces années.

Spoilers

Michonne et Rick ont tout le temps du monde pour parler, parler, parler. Enfin, presque.


Do you think we can do anything ? Because I do.

Eh ben super. J’aime beaucoup la série, mais j’ai réussi à prendre une semaine complète de retard. Bon, en même temps, le titre de cet épisode semble sous-entendre qu’on a affaire à un double épisode, ce n’est peut-être pas plus mal ? Pas sûr de prendre le temps de voir deux épisodes pour autant.

La dispute

La première scène de ce quatrième épisode, en tout cas, m’a beaucoup plu. Elle reprend le cliffhanger de l’épisode précédent, mais avec une petite musique toute entraînante quand elle propose aussi de nous montrer l’intérieur d’une somptueuse maison avec un aspirateur qui fait le ménage tout seul. Soit. Ce que je n’ai pas compris, c’est comment Michonne et Rick réussissent à se retrouver à l’intérieur d’une telle barraque en sautant à l’aveugle d’un des hélicos de CRM. En revanche, ce qui est bien, c’est que ça leur permet d’avoir le temps de parler. En théorie.

En pratique, ils préfèrent s’intéresser à ce qui les entoure dans cette belle maison. Bon, c’est un réflexe de survie probablement important. C’est juste bizarre, par contre, qu’ils trouvent sur une villa incroyable encore en super état, avec un frigo vide mais fonctionnel, l’eau courante et un ordinateur en veille. Genre, vraiment, ils sont revenus avant l’apocalypse.

Le premier réflexe de Michonne est alors de se changer, alors que le premier réflexe de Rick est de la mater, en détaillant son corps et ses nouvelles cicatrices. Pourquoi pas. On ne peut pas dire que ce soit surprenant. Il y a des silences qui valent beaucoup de mots, mais ce n’est pas tellement le cas ici. En fait, c’est frustrant ce début d’épisode où ils ne sont pas foutus de se parler, puis où ils commencent à le faire en parlant de tout à fait autre chose que de ce dont ils doivent absolument parler.

Je veux dire, leur temps est compté et Michonne commence par raconter qu’elle adorait un livre qu’elle voit dans la bibliothèque quand elle était enfant. Bon, bien sûr, sous la surface, sa colère ressort finalement et l’actrice est incroyable – vraiment. J’adore la manière dont elle balance à Rick l’existence de son deuxième fils ainsi que son nom. L’existence de RJ ne suffit toutefois pas à convaincre Rick qu’il faut absolument rejoindre ses enfants. En fait, c’est tout l’inverse : il est encore plus convaincu qu’il doit les protéger en suivant tout ce que CRM veut à la lettre.

Je comprends à peu près son point de vue, mais honnêtement, Rick comme Michonne ont fait face à des adversaires plus coriaces que ça – Negan, pour commencer. Je ne comprends pas comment le chantage de Jadis peut fonctionner pendant huit ans sur Rick. En huit ans, il n’a rien trouvé pour la faire chanter à son tour ? Pour se débarrasser des preuves qu’elle aurait et que CRM risquerait de trouver si elle mourait ?

Michonne semble penser exactement comme moi. C’est le plan qu’elle propose donc à Rick, parce que c’est la course logique des choses à faire à ce stade. Rick semble se laisser convaincre, mais il a bien du mal à suivre ce que Michonne lui demande de faire. Pourtant, il lui promet qu’ils rentreront une fois les preuves de Jadis supprimées et Michonne lui donne donc l’outil dont il a besoin pour envoyer sa position à CRM.

Au dernier moment, cependant, le jour se lève après un orage particulièrement violent (et sacrément raccord avec la dispute – la mise en scène est excellente ; ça m’a rappelé un vieil épisode de Grey’s avec une dispute Calzona… en saison 9) et le couple découvre que l’hélicoptère s’est crashé pendant l’orage. Bref : ils sont morts aux yeux de CRM et Michonne a sauvé leur vie en les faisant sauter. Cette fois, Michonne propose donc à Rick de retourner à Alexandria au plus vite.

Détruire les traces

Rick refuse à nouveau, cependant. Il ne souhaite pas rentrer à la maison, contrairement à ce qu’il vient juste de dire à Michonne. C’est tellement abusé. Son argument ? Il veut continuer à les protéger de l’intérieur, parce qu’il se rend compte que CRM pourrait trop facilement détruire Alexandria un jour. Après huit ans, il a un sacré syndrome de Stockholm, en vrai, et Michonne n’est pas un argument convaincant pour le surmonter. C’est frustrant… Mais c’est un excellent épisode.

Honnêtement, j’aime beaucoup la manière dont la conversation tourne en rond et creuse vraiment les différents points de vue des personnages. Il va de soi que je suis à 100% derrière Michonne, parce qu’elle est littéralement ce qu’elle a toujours été dans la série – et qu’elle continue à suivre les règles de survie qu’ils ont établi ensemble.

Rick ? C’est un monstre d’égoïsme aux arguments tous plus stupides les uns que les autres. J’aime bien les gens qui prennent le temps de réfléchir et qui n’agissent pas de manière aussi impulsive que ce que Michonne peut faire, bien sûr, mais là, Rick est juste dans l’abus le plus total. Impulsive, Michonne ?

Bien sûr que oui. Quand Rick lui dit une fois de plus qu’il ne souhaite pas rentrer à Alexandria, elle se décide à reprendre la route. Hop, en deux temps trois mouvements, elle se trouve un couteau, une arme, un bâton. Elle est incroyable comme ça Michonne. Par contre, elle se barre tellement vite que Rick n’a même pas le temps d’agir : elle l’accuse de mentir et basta. Oh, elle s’arrête un long moment dans le couloir de l’immeuble (parce que c’est pas une villa, mais un magnifique immeuble) dans l’espoir que Rick la rejoigne, mais même s’il hésite, il ne le fait pas immédiatement.

Finalement, il la rattrape alors qu’un autre hélicoptère de CRM se pointe pour vérifier ce qui leur est arrivé. Le verdict est violent : ils sont probablement morts, alors hop, CRM détruit toutes les traces de son existence en faisant exploser l’hélicoptère. Et bim, ça compromet toute la stabilité de l’immeuble dans lequel Michonne et Rick sont. Rick arrive pile à temps pour permettre à Michonne d’éviter des bris de verre dans l’explosion, mais il se débrouille tout de même pour la désarmer au passage alors qu’il y a plein de zombies qui se rapprochent d’eux.

Rick et Michonne se retrouvent donc à fuir une horde de zombies et à découvrir ce qu’ils sont devenus – ou plus précisément ce que Rick est devenu, avec son jargon militaire à la con. Michonne met du temps à le voir, mais elle finit par comprendre que Rick passe son temps à lui mentir et n’est plus l’homme qu’elle a aimé. Il est devenu un autre, et c’est une nouvelle version qui ne lui plaît pas trop, allant jusqu’à lui dire de se barrer retrouver les enfants parce qu’elle n’a plus rien à faire loin d’eux. C’est terrible.

Je n’ai jamais aimé ce couple, je n’ai jamais compris ce qu’ils foutaient ensemble, mais il y avait une certitude : Michonne était aveuglée par son amour pour Rick. La voir récupérer la vue après tant de temps, c’est vraiment violent. J’ai de la peine pour elle. En plus, ils prennent le temps de parler alors que tout l’immeuble est en train de tomber en ruine (petite métaphore de leur relation, je suppose) et qu’il y a plein de zombies après eux alors l’impasse dans laquelle ils sont du côté de la relation est encore plus violente à vivre, je trouve.

Bref, ils sont forcés de bouger et ça se termine en une super scène où ils déglinguent le même zombie en même temps et où un lustre finit par leur tomber dessus.

Lustre

Le coup du lustre qui tombe, on le voit venir, mais je trouve ça abusé que ça ne suffise pas à tuer les personnages alors qu’ils étaient entourés de zombies quand ça arrive. Les zombies mettent finalement un peu de temps à les rejoindre, et c’est tant mieux : le lustre est tombé sur une des jambes de Michonne qui se retrouve blessée et sacrément bloquée alors que les zombies affluent.

Pour autant, Rick refuse de l’abandonner, même quand elle lui demande, pour s’assurer qu’il survive. Ben voilà. Ils s’aiment encore assez pour chercher par tous les moyens à faire en sorte que l’autre survive. Finalement, Rick réussit donc à libérer Michonne du lustre, on voit qu’elle n’est pas si blessée que ça et les deux personnages réussissent à s’enfuir de la meute de zombies. Ils reviennent cependant à la case départ, retournant dans la suite du début d’épisode.

Cette fois-ci, ils se sont tout de même retrouvés du point de vue de l’adrénaline et du désir de survie. Malgré toutes les différences et les désaccords, le couple peut donc se retrouver et en revenir à ce qu’il était à l’origine – une histoire de cul, rien qu’une histoire de cul, arrêtez de nous faire croire qu’il y a un jour eu autre chose que ça pour débuter leur relation.

Même s’ils reviennent de loin, les deux personnages retrouvent donc très vite les bonnes vieilles habitudes et couchent ensemble. Cette série se fait un peu moins voyeuristes que la série d’origine, mais bon, elle prend beaucoup de temps tout de même à nous montrer qu’ils font l’amour de manière toute douce. Les retrouvailles, quoi.

On les retrouve donc ensuite bien plus apaisés et heureux, en tout cas, au point même de rire quand l’aspirateur automatique se déclenche. Malgré tout, Michonne se rend compte que Rick continue de lui mentir – et de se mentir à lui-même, en plus. Elle se rhabille donc, avant de lui expliquer l’origine de sa cicatrice en forme de X dans le dos. Bordel, j’ai tellement oublié toute cette intrigue autour de Jocelyn… Et pourtant, c’était la saison 9 que j’aimais bien. Vraiment, vieillir me fait oublier mes séries maintenant, c’est foutu le temps où je me souvenais d’absolument tous les twists ? Tristesse.

Bref, je m’égare parce que Michonne parle longuement avant d’en arriver un « Je suis désolé de ce qu’ils t’ont fait ». Et alors que Rick veut absolument quitter l’immeuble maintenant qu’il se rappelle que l’immeuble est sur le point de s’effondrer. Faut dire que l’immeuble est plutôt sympathique à arrêter de s’effondrer le temps qu’ils fassent l’amour.

Cependant, Michonne ne veut toujours pas se barrer : elle veut qu’une décision soit prise sur ce qu’ils font ensuite avant de se barrer. Soit. Rick en profite pour lui dire qu’elle est l’amour de sa vie (pardon, mais Lori ? Son couple avec Lori était plus crédible que celui avec Michonne à la base, et pourtant, c’est Lori !) et qu’il ne peut pas la laisser partir comme ça… même s’il ne peut pas non plus rester avec elle.

Michonne en profite alors pour lui apprendre qu’elle ment aussi et qu’elle n’a plus parlé avec Judith depuis un moment, avant de saisir l’occasion pour comprendre pourquoi Rick a tant changé. La raison qu’il lui donne n’est pas dingue, je trouve : CRM l’a privé une deuxième fois de Carl, parce qu’après avoir rêvé un bon moment de lui pour tenir le coup, il a fini par ne plus y arriver. C’est pour cela qu’il s’est mis à rêver de Michonne (vraiment, c’est l’amour de sa vie…), avant de la perdre aussi. Et bim, voilà Rick qui se met à pleurnicher et… Il me soule. Je sais que l’épisode est bien écrit, je sais que l’acteur joue bien ce qu’on lui demande mais bordel, que c’est chiant. Je ne l’aimais pas avant ; mais je n’aime pas non plus ce qu’il est devenu.

Après bien des jérémiades de Rick, Michonne finit par donner à Rick… un portrait de Carl. C’est mignon, en vrai. On en oublie une fois de plus que l’immeuble s’effondre, mais j’adore le fait que ça mène à un moment où Michonne est plus convaincante que jamais quand elle demande à Rick de rentrer. Je ne comprends pas pourquoi c’est si compliqué pour lui de voir qu’elle a raison. Evidemment que c’est ce qu’il faut faire bordel. Rentrez à la maison, goo.

Nissan

Le lendemain, Rick et Michonne sont chargés jusqu’aux dents et prêts à se barrer définitivement de l’immeuble qui s’effondre. Ils tuent donc plein de zombies rachitiques – une communauté qui a survécu dans la technologie mais sans la bouffe apparemment – s’embrassent dans l’ascenseur et finissent par trouver une hybride Nissan (la puuub !) dans laquelle ils prennent encore le temps de s’embrasser, alors que l’immeuble s’effondre. La métaphore est vieille comme Buffy, mais je l’aime toujours autant.

Et puis, quel plaisir de voir Michonne et Rick s’en aller vers de nouvelles aventures dans une voiture. Par contre… pourquoi continuer la série après ça ? C’était une super fin, ça me va très bien comme ça. Je ne sais pas si j’ai vraiment envie de voir encore plus d’emmerdes d’ailleurs. Bon. Ca me laisse espérer que la série se finira vraiment par les retrouvailles avec Judith et RJ au moins.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Station 19 – S07E02 – Good Grief – 16/20


Je ne peux qu’en être à espérer qu’ABC revienne sur sa décision et renouvelle la série, même si ça n’en prend pas le chemin avec 9-1-1 qui cartonne sur la chaîne. C’est vraiment dommage, parce que Station 19 continue d’être sur sa bonne lancée habituelle. La routine est installée, c’est sûr, mais à quoi bon la changer ? Je suis bien content de les retrouver et je suis triste de savoir que ces retrouvailles seront de courte durée.

Spoilers

Jack apprend qu’il ne peut plus être pompier.


19 will always be here for you, just in a different way

Jack

J’ai l’impression que ce début d’épisode prépare déjà nos adieux à la série avec Andy qui fait ce qu’elle peut pour consoler Jack au moment de lui annoncer qu’il ne sera plus pompier. Voir Jack prendre la nouvelle à peu près bien quand Andy et Natasha lui apprennent, voir le reste de la caserne tenter de le consoler aussi sans vrai succès, voir Jack faire semblant que cela ne l’affecte pas puis retirer son étiquette « Gibson » de son casier. Tristesse, un peu.

Bien sûr, on retrouve la clinique pour cette dernière saison. C’est tout de même quelque chose de particulier à cette série et ça aurait manqué si on ne l’avait pas. Carina la gère toujours d’une main de maîtresse – ça explique pourquoi elle n’a pas fait l’opération de la femme enceinte dans la série mère j’imagine – et c’est très sympa de voir qu’elle peut bosser avec Maya sans tension cette saison. Cela faisait longtemps que ça n’était pas arrivé.

Après, elle est obligée d’arrêter Jack quand il veut se retrouver au cœur de l’action. Déjà, il boîte trop pour ça, mais en plus, il doit faire attention à sa santé désormais… et tant pis si les patients avaient besoin de lui et avaient des habitudes avec lui.

Andy

La première vraie journée d’Andy à la caserne en tant que capitaine commence donc par le départ de Jack, ce qui est un peu étrange. Elle enchaîne par une réunion de toute sa caserne pour donner à chacun sa mission du jour… et ça fait que j’ai trouvé Sullivan insupportable une fois de plus. C’est plus fort que lui apparemment, il se sent obligé de donner ses conseils à Andy alors qu’elle n’a rien demandé. En plus, j’aimais bien l’idée qu’elle explique ses choix à Powell. Bon. Je n’étais pas ravi de retrouver Powell, par contre.

Elle est volontairement rendue insupportable et nous n’aurons pas assez de neufs épisodes restants pour l’aimer, alors j’ai l’impression de perdre du temps avec son existence. J’aurais tellement aimé une saison complète – et que celle-ci ne soit pas la dernière, surtout !

Bon, bref, Andy a droit à son lot de stress en tant que capitaine lorsqu’une des patientes de la clinique rentre d’un voyage à l’étranger pour mieux se retrouver extrêmement malade et faire suspecter à Carina et Maya qu’elle pourrait avoir Ebola, ou une maladie tout aussi contagieuse. Voilà donc la caserne qui est rapidement sous quarantaine.

Carina et Maya continuent de s’occuper de la patiente, avec Natasha et Andy qui font tout ce qu’elles peuvent pour faire passer les messages du CDC. Tout ça permet d’en arriver à la conclusion que la patiente a tout simplement la dengue et que tout le monde en a fait des caisses pour peu de choses. Tant mieux, au fond. Dans tout ça, Sullivan essaie encore de demander à Natasha de l’épouser. Il est insupportable, il mérite tous les « peut-être » du monde. Et il mérite aussi qu’Andy lui force la main pour qu’il se retrouve à diriger la clinique à chaque fois. C’est con pour une dernière saison de ne pas pouvoir être un pompier comme il l’aimerait, mais c’est bien fait.

Crisis 101

Theo et Ben se retrouvent affectés à un cas de Crise 101 ensemble. C’est un duo étonnant, mais je trouve ça sympa que la série essaie. Malheureusement, ils sont vite séparés : Ben entre dans la maison d’une femme qui semble assez mal en point quand on voit la veine sur son bras… mais Theo découvre en parlant aux voisins que le vrai problème de cette femme, c’est son fils. Le fils a une vingtaine bien entamée et peut se montrer très violent, inquiétant tout le monde.

En fait, le gamin est insupportable avec les pompiers, clairement colérique et brutal, menant Theo à réclamer des renforts. C’est plutôt chouette de voir que pour une fois on ne nous vend pas une intrigue où ils n’ont pas besoin d’aide. Il faut dire que Theo se rend compte que le gamin a tout un arsenal dans son garage. En revanche, faire appel à l’aide de flics, ça m’a paru une mauvaise idée. Je m’attendais déjà à ce que les sirènes fassent péter un câble au type.

Ce n’est pas ce qu’il se passe : le type pète un câble quand il entend le chien du voisin aboyer une fois de plus et tire quelques coups de feu vers le sol. Le truc, c’est que quand la police arrive, c’est une situation qui ne mène à rien : le fils assure que le chien a voulu l’attaquer et en l’absence de témoins, il faut bien le croire. Oh, ça énerve Ben de savoir que la police va s’en aller rien faire, mais que faire de plus, en vrai ?

Eh bien, attendre le soir pour que la mère vienne à la caserne et réclame Ben afin d’en savoir plus sur ce dont il lui a parlé dans la journée : la possibilité de remplir un document pour demander que les flingues soient confisqués un temps à son fils et qu’il soit suivi. Histoire que sa haine se calme. Ma foi, je ne savais même pas que c’était possible avant cet épisode.

Vic

Vic prend un jour de congé pour… accompagner son ex boss qui sort de détox. Non mais franchement. En vrai, c’est une bonne chose qu’elle soit là pour lui : elle découvre la joie des veillées funéraires irlandaises. Oui, oui, elle accompagne son ancien patron à l’enterrement de son oncle, mort d’alcoolisme. C’est de famille : les enterrements irlandais sont dans les pubs et avec plein de gens qui boivent. Toute la famille de Shawn n’en revient pas d’apprendre qu’il est sobre désormais.

C’est déjà bien qu’il réussisse à passe le cap de leur en parler vu la situation. Je me demande sincèrement si le but de la série est de nous mettre Vic et Shawn ensemble à terme. Je vais être bien dégoûté pour elle si c’est ça.

Bien sûr, comme Vic est là, il faut que l’ensemble tourne mal : l’épisode tourne donc en fight familial avec un coup de poing bien placé et toute la famille de Shawn qui finit par se mettre sur la gueule pour des raisons idiotes. On se retrouve donc avec un petit cousin de Shawn qui a besoin d’un tampon dans le nez et qui refuse malgré tout d’aller à l’hôpital. C’est si idiot. Le type tente ensuite de se cautériser le nez avec du fer à vif.

C’est on ne peut plus ridicule, mais bon, ça permet de donner un côté plus humain – et son prénom – à Shawn. Je n’arrive toujours pas à l’aimer, bordel, et je ne comprends pas comment il peut finir l’épisode à la caserne avec tout le monde, comme si de rien n’était. Tout le monde lui pardonne donc ? Tant mieux, en vrai, mais j’aurais aimé un moment où il s’excuse vraiment et reconnaît ses torts tout de même.

Travis

En parallèle, Travis est aussi en congé pour un enterrement. Celui de Dixon. Faut arrêter avec les jours de congés pour les enterrements chelous, là. Il ramène carrément Eli à la veillée pour Dixon, alors qu’il y a bien sûr Emmett sur place. C’est si bizarre. Il y a clairement une alchimie qui est toujours présente entre Emmett et Travis. Eli le sent bien, mais il aime tout de même bien rencontrer Emmett et fait quelques blagues avant de laisser Travis finir sa journée tout seul dans la maison pleine de gens en deuil.

Il ne faut donc pas grand-chose pour que Travis et Emmett s’isolent dans une petite pièce – eh, un placard !, cette fois en fermant la porte derrière eux. Cela leur permet de prendre leur pied quand même. Je m’attendais à un échange de cravates ensuite, où une connerie comme ça, mais finalement ça mène ensuite à Emmett qui compare la situation de Travis aujourd’hui à celle dans laquelle il était avec sa fiancée.

Bref, tout ce qu’il faut pour que Travis culpabilise un max le soir quand Andy lui confie qu’elle trouve qu’il est le meilleur d’entre eux à pouvoir se rendre à l’enterrement de Dixon. Si elle savait !

La fin d’épisode

Tout se termine donc à la caserne pour un repas où toute la caserne est là à passer un bon moment entre eux. En vrai, tout n’est pas si rose : Andy est forcée d’utiliser Theo et Ben pour s’assurer que Jack vienne passer un dernier repas avec eux, Powell tente toujours de faire de l’humour mais tombe à plat à chaque fois (ils vont finir par nous faire l’aimer, c’est chiant) et Carina reçoit un courrier désagréable – une ancienne patiente l’attaque en justice. Et Carina ne la reconnaît pas en plus. Je trouve qu’ils auraient pu essayer de prendre une de ses patientes des saisons précédentes pour que ça fonctionne vraiment, mais là, l’actrice est trop connue : elle ne l’a jamais eu comme patiente à l’écran. C’est un peu dommage.

Bon, donc, Carina a merdé quelque part en tant qu’obstétricienne et la patiente va lui reprocher le handicap de sa fille, probablement. C’est con. Ces papiers arrivent en plus juste avant une autre notification plus heureuse : Carina et Maya peuvent enfin adopter leur bébé – celui venu au monde il y a deux épisodes. Les choses semblent avoir été rapides tout de même.

On pourrait donc finir sur une note joyeuse, mais non. Les scénaristes préfèrent la nostalgie, avec Jack qui se retrouve à devoir signer sous la table de la caserne son nom – comme Pruitt avait pu le faire avant lui. C’est terrible de les voir tous le rejoindre sous la table alors qu’il fait le deuil de son taf et, tout de même, d’une grande partie de son identité.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer