Les séries de cet été ?

Salut les sériephiles,

Vous ne rêvez pas, je ne tombe pas sur la tête, je parle bien déjà de l’été à venir sur le blog. Comme tous les ans, les chaînes commencent à nous bombarder d’infos sur leur planning de l’été, et il n’y a pas de raison que je ne suive pas le mouvement. En plus, avec notre mois d’avril qui n’arrive pas à se décider entre soleil et pluie, ça ne peut pas faire de mal de regarder un peu ce qui nous attend cet été et d’espérer encore plus de soleil. Puisqu’elles pointent déjà le bout de leur nez, parlons-en !

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Hop, à l’attaque !

Déjà, une très bonne nouvelle est que la CW a décidé d’acheter Burden of Truth. Cela devrait simplifier la quête des épisodes et, comme c’est une série qui a pour moi tout de la série estivale, j’espère qu’elle fera un petit carton. Ce rachat est déjà une bonne chose en soi pour cette petite série canadienne : si la CW la diffuse, c’est qu’il y a de la qualité et ça en rentabilise la production. Du coup, j’ai bon espoir que cela permette d’envisager sereinement une saison 2.

En ce qui concerne les nouveautés, Sarah Shahi n’en finit plus de faire son retour à la télévision après Person of Interest, mais ça y est : Reverie arrivera le 31 mai. Comme elle traitera de réalité virtuelle, je suis hyper curieux de voir ce que ça donnera après Ready Player One. Autrement, j’attends également une énième série Marvel, Cloak & Dagger qui débarquera le 8 juin. Bon, je n’ai toujours pas vu Runaways, The Punisher ou la saison 2 de Jessica Jones qui seront aussi des priorités rattrapage pendant l’été, mais ça ne m’empêchera probablement pas de commencer celle-ci.

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Du côté d’AMC, l’été arrive avec l’annonce de la saison 3 de Preacher. Si son renouvellement avait mis énormément de temps à arriver alors que la production avec déjà commencé, cette saison devrait reprendre les choses où on les avait laissés, à savoir sur une tentative de résurrection. Je suis impatient de voir comment cette saison va se dérouler et j’espère qu’elle saura repartir sur les chapeaux de route sans souffrir du manque de rythme de la saison 2. RDV le 25 juin sur le blog (diffusion le 24 aux USA, donc, toutes les dates de l’article sont en J+1) !

Pas de date pour Sharp Objects, mais elle est aussi à mon programme : c’est une adaptation en minisérie d’un roman de Gillian Flynn sur une journaliste sortant d’un hôpital psychiatrique et rentrant chez elle pour enquêter sur le meurtre de deux fillettes. Rien de passionnant et vraiment pas mon genre, mais HBO et Marti Noxon (de Buffy à Unreal) font équipe là-dessus alors je prends ! Elle sera sur OCS en France, ce qui est bien pratique.

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Et dans les possibilités pour cet été, la première saison de Maniac et la deuxième de Midnight Texas n’ont toujours pas de dates de diffusion annoncées. Pour celles que je ne regarde pas (encore), je n’ai rien vu passer non plus sur American Gods et The Handmaid’s tale.

Bon, bien sûr, tout ceci n’est qu’une première ébauche de l’été à venir, mais puisque ça se dessine, je me devais d’en parler et d’annoncer les quelques dates déjà dispos. Je sais, je ferai mieux de m’occuper déjà de voir tout ce que j’ai en retard, mais que voulez-vous, je suis comme ça !

Once Upon a Time – S07E16

Épisode 16 – Breadcrumbs – 15/20
La série continue de remonter la pente cette semaine avec une intrigue à Seattle qui oscille entre le niais et le très intéressant. Bref, l’équilibre habituel de la série qui s’en sort toutefois bien avec une intrigue qui tient vraiment la route. J’aimerais en dire autant des flashbacks qui ne sont là que pour combler une grosse partie de l’épisode et me rappeler pourquoi j’ai tant détesté la série pendant trop longtemps. En plus, les deux histoires n’étaient pas trop connectées, et c’est vraiment dommage !

> Saison 7


Spoilers

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I don’t want a great story, I just want to live a great life.

Oui, oui, je rattrape Once Upon a Time avant le TGIT, mais c’est que je n’ai qu’un épisode VS trois, vous comprendrez donc que c’est plus malin de faire dans ce sens quand il est plus de minuit. Pourtant cet épisode m’a demandé un peu de concentration puisqu’il commence par une chasse aux dragons qui n’a jamais été introduite auparavant dans la série. Bon, admettons, elle n’est en fait qu’un prétexte à une énième remise en cause métaphysique d’Henry qui se trouve inutile (ah… ben oui, en fait).

Qu’importe, on découvre qu’il voulait juste offrir une bague à Ella et, pour cela, qu’il voulait battre un dragon et récupérer une bague de son butin pour la filer à Ella. Qu’il est romantique ! Il voulait voler à un dragon une bague qu’il avait lui-même volé dans un village. Évidemment, ouais.

Bref, Hook lui propose de se lancer dans une quête pour la bague parfaite, et c’est facile pour lui qui a toujours 150 histoires à régler dans son passé à rallonge – comme tous les personnages de cette série. C’était tellement inintéressant que je n‘ai même pas envie de chroniquer tout ça. Hook lui propose une quête à bord de son bateau où sa place est occupée par Blackbeard. Rapidement prisonniers, ils permettent à Blackbeard de trouver un trésor parmi lequel une bague… Sauf que c’est juste une arnaque menée par Hook pour qu’Henry arrête d’être chiant avec sa vie et ses faux problèmes.

J’ai bien ri de ce twist que, pour une fois, je n’avais pas vu venir du tout et qui est suivi d’une vraie tempête, histoire de donner à Henry ce qu’il cherchait. Au moins, il réalise qu’il est complétement con de vouloir une vraie aventure, puis comprends que si le typhon les suit, c’est parce qu’il est magique et veut récupérer la fameuse bague du trésor. C’était plutôt sympa comme conclusion, avec Henry qui comprend qu’il veut juste vivre auprès de Cendrillon. Il était temps.

Il lui propose donc de construire une maison devant un lac tout bête et la demande en mariage sans même se mettre sur un genou. Pff et ma capture pour l’épisode, hein ?

Henry se rend au bar pour voir Roni, mais il tombe sur Margot (c’est-à-dire Robin) qui joue les barmaids pour cet épisode et rencontre ainsi notre auteur de podcast. Henry, lui, tombe sur Nick en pleine dépression d’avoir « raté une cliente » la veille. Ben voui, Anastasia et Ivy se sont barrées, il n’a plus de sorcière à tuer.

Henry reçoit alors une offre d’emploi vis-à-vis de son podcast, offre qui l’obligerait à déménager à New-York. Il en parle immédiatement à Jacinda qui ne sait pas trop comment prendre la nouvelle. Ces deux idiots se disent au revoir en se tenant la main quand il est clair qu’ils envisagent pourtant de s’embrasser, mais bon.

De leur côté, Roger et Weaver mènent l’enquête et ce dernier découvre que le tueur a une obsession pour… « Once Upon a Time », le livre d’Henry. Cela tombe bien et ça lui permet de rendre une visite à Henry pour avoir son avis. Eh oui, Weaver révèle qu’il a lu le livre et est fan d’Henry, mais aussi que le tueur voue une telle obsession qu’il se prend probablement pour un personnage du livre.

Il ne faut pas longtemps pour qu’Henry comprenne qu’il se prend pour le frère jumeau de Gretel et qu’il donne toutes les informations nécessaires pour le retrouver. Comme il y parvient assez vite, il réussit à récupérer sa voiture à temps pour se rendre à New-York, hésitant tout de même car il appellerait bien Jacinda à la place.

Il aurait mieux fait parce que paf, son pneu crève. Tout se passe plutôt mal donc et ce n’est que le début. En effet, Nick passe par là comme par hasard et lui propose de le dépasser à l’aéroport. Forcément, Henry change d’avis et décide d’aller plutôt chez Jacinda. Oui, mais dans l’entretemps, il comprend qu’il est dans la voiture du tueur qu’il vient d’aider à faire repérer. Et à qui il vient aussi de raconter toute sa journée. Qu’il est idiot cet Henry décidément.

Sans trop de surprise, il se fait donc enlever par Nick/Hansel pour le cliffhanger de l’épisode. Je ne peux pas être trop méchant avec la note de cet épisode, parce que c’est une deuxième surprise : je ne voyais pas bien quelle histoire ils allaient pouvoir trouver à Nick pour expliquer qu’il soit si méchant ; et je trouve que ça passe plutôt bien cette intrigue autour d’Hansel. Un point pour la série qui, en plus, termine pour une fois sur un vrai cliffhanger intéressant.

Bon, sinon, Roger a pris sous son aile Tilly et lui a demandé de prendre un job pour enfin arrêter de tout bouffer dans le frigo. Il la ramène auprès de Sabine toute heureuse d’avoir une mini apprentie incapable de cuisiner parce que c’est logique : tout business débutant et galérant rêve de ça ! À défaut de pouvoir en faire grand-chose, elle envoie Tilly vendre des beignets dans la rue à des figurants que l’on a déjà vu dans une scène précédente, mais bon admettons, faut bien faire des économies.

Jacinda en profite pour passer voir sa meilleure amie et lui dire qu’elle hésite à appeler Henry, ce qui sera son grand dilemme un peu soporifique de l’épisode. Par chance pour elle, Lucy finira par lui dire qu’elle serait bête de ne pas le faire : oui, Lucy pousse finalement Jacinda dans les bras d’Henry, parce qu’elle a bon espoir de casser le sort maintenant qu’elle fait équipe avec Zelena (surtout) et Regina, mais j’y reviens dans quelques paragraphes ; surtout que le coup de téléphone n’aboutit pas puisqu’Henry est trop occupé à être sur le point d’être tué par Nick/Hansel (ou pas).

En attendant, Tilly a la bonne idée de proposer des beignets gratuits dans la rue parce que là aussi, c’est le rêve de tout business débutant que de produire à perte. Cela lui permet de retrouver Margot qui s’assoit comme par hasard sur un banc juste devant le foodtruck (qui cartonne) sans même voir Tilly qui distribue ses beignets.

Bon, je suis moqueur, mais j’ai beaucoup aimé la scène où ces deux-là se rencontrent une nouvelle fois et apprennent à se connaître autour d’un beignet en forme de cœur humain cuisiné par Tilly. C’était une écriture toute bête, c’est sûr, mais ça passait bien et c’était une romance à la Once Upon a Time. Un peu de niaiserie peut parfois faire du bien j’imagine. En plus, ça donnait une intrigue à Tilly et ça permettait à Margot de se réconcilier avec sa mère.

Ah oui, parce qu’en parallèle, Zelena s’occupe de jouer les baby-sitters avec Lucy : elles préparent une potion pour rompre le sort, en attendant que Regina se pointe avec le bon ingrédient. En attendant, elle sympathise sur le poids du secret qu’elles portent, Lucy avec sa mère, Zelena avec sa fille. C’est à ce moment-là que Robin/Margot reproche à sa mère d’être insupportable à ne pas lui raconter sa vie et à faire tant de secrets. Ah les crises d’ado gérées par des acteurs trop vieux pour être crédibles comme adolescents… c’est toujours aussi gênant, un peu comme l’absence de Rory/Regina qui aurait pu sauver un peu l’épisode.

Bon, Margot décide donc de se réconcilier avec sa mère grâce aux bons conseils de Tilly et tout est bien qui finit bien. Ou pas : Zelena découvre qu’elle a reçu des chocolats qui viennent tout droit d’Hansel et elle comprend aussitôt qu’elle est sur la liste du tueur en séries. Bizarrement, ça ne lui fait pas particulièrement plaisir quand Margot était sûr que les chocolats raviraient sa mère.

> Saison 7

 

The Crossing (S01)

Synopsis : Des réfugiés d’une guerre dont personne n’a jamais entendu parler débarquent en masse sur une plage américaine. Ils viennent du futur, portent avec une théorie de la conspiration, probablement quelques capacités futuristes et… ce sont des réfugiés, donc bonjour la critique sociale !

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Pour commencer, je ne sais pas bien si c’est une bonne idée de commencer cette série. J’ai du retard partout (mais ça ne m’a jamais arrêté), je n’en ai pas entendu que du bien et… ça paraît être une copie conforme des 4400 donc la barre est haute. J’ai repéré avec Counterpart que parfois la copie ne se passait pas si bien car les séries avaient deux ambiances diamétralement opposées, mais je suis quand même curieux de voir ce que peut bien donner cette production ABC.

Cela va faire un an que j’en ai vu la première bande-annonce et autant de temps que je jongle entre impatience de la découvrir et crainte d’être déçu, il est donc temps de me fixer, surtout que j’ai pile poil le temps de regarder les deux premiers épisodes.

En plus, je trouve intéressant d’aborder le concept des réfugiés sous cet angle, même si ABC ne m’a jamais habitué à traiter la matière politique de manière subtile (grosso modo : Trump c’est le mal, Obama c’était le bien). Il est temps de voir ce que ça donne !

Ci-dessous les critiques sans spoiler. Cliquez sur les titres pour obtenir les résumés complets.

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – Pilot – 16/20
Malgré un casting tout juste passable dans l’ensemble, la série a beaucoup d’éléments qui me plaisent énormément : ce n’est pas nouveau, je suis fan de science-fiction et de ce genre d’histoires. Si ce n’est pas la série de l’année, elle est pour le moment suffisamment engageante pour me donner envie d’en savoir plus. Je ne la vois pas devenir mon obsession des prochains mois, surtout que ce pilot avait des aspects extrêmement prévisibles qui m’ont fait lever les yeux au ciel, mais elle est juste assez cool pour que je me plonge dedans, sans mauvais jeu de mots. J’espère juste qu’elle s’améliorera avec le temps, plutôt que de devenir une déception digne de The Mist.
S01E02 – A Shadow Out of Time – 16/20
Eh bien, ce deuxième épisode est dans la lignée du premier. On ne perd pas trop de temps dans la mise en place de l’intrigue qui propose de bonnes situations. Sans être révolutionnaire, la série propose un bon divertissement. Je pourrais y mettre une moins bonne note si je n’étais pas si accroché à la science-fiction mais voilà, c’est un de mes points faibles et la série joue à merveille dessus. Cette histoire est prenante aussi parce que j’ai l’impression de l’avoir vue 50 fois avant puisqu’elle est une énième variation de network sur un schéma qui fonctionne. Finalement, elle n’est pas incontournable, donc, mais pas non plus optionnelle pour les fans du genre qui auront ce qu’ils cherchent.
S01E03 – Pax Americana – 15/20
Je suis partagé entre ma joie de retrouver une actrice que j’adore dans une série avec une intrigue SF vraiment sympa et la déception des énormités laissées dans le scénario. On est clairement face à une série de network qui ne se prend pas le chou et propose des choses hyper prévisibles et pas toujours cohérentes, mais en même temps, ça divertit bien quand même. Je ne sais pas trop comment la noter finalement, car ce n’est pas brillant, mais ça ne m’empêche pas de bien aimer.
S01E04 – The Face of Oblivion – 16/20
Je ne change pas d’avis sur la série qui se promène tranquillement et nous promène avec elle. Il y a toujours les mêmes facilités scénaristiques, c’est sûr, et un rebondissement vraiment pas mal du tout pour conclure l’épisode. La note s’adapte définitivement au niveau de la série, comme d’habitude : chez d’autres, ça vaudrait 13/14, mais je n’attends pas grand-chose de The Crossing, c’est du divertissement ABC et rien d’autre. Il est alors facile d’avoir une bonne note dans ces conditions.
S01E05 – Ten Years Gone – 16/20
Quelques réponses nous sont apportées dans l’épisode, mais pas d’inquiétude, il y a autant de nouvelles questions qui surgissent en parallèle. La série commence à vraiment bien me plaire avec son histoire de science-fiction assez poussée. C’est amusant de voir à quel point ça peut être grossier sur certains détails et poussé sur d’autres. Dans l’ensemble, c’est toujours aussi divertissant et je me demande pourquoi ce n’est pas une série plus estivale, car on en retrouve tous les éléments, y compris le petit nombre d’épisodes, apparemment.
S01E06 – LKA – 13/20
C’est toujours prévisible, mais il y a des moments sympathiques. J’aurais aimé que l’intrigue avance un peu plus vite parce que je n’ai pas l’impression qu’on avance beaucoup cette semaine. J’ai même du mal à le qualifier d’épisode de transition, il ne s’est juste pas passé énormément de choses, mais bon, on est grosso modo sur de la mi-saison où il faut prendre son mal en patience.
S01E07 – Some Dreamers of the Golden Dream – 15/20
L’annulation de la série est terriblement frustrante car on n’aura probablement jamais les réponses que j’attends. L’épisode fait grosso modo un pas en avant et trois en arrière niveau scénario, et il ne traite même pas de toutes les questions qu’il me reste. Sans être exceptionnelle, la série reste sympathique comme divertissement.
S01E08 – The Long Morrow – 15/20
Eh bien, cet épisode traite plusieurs intrigues en parallèle et propose encore de nouveaux mystères. À force, c’est frustrant parce que je me doute que je n’aurais jamais les réponses, mais malgré tout, je continue par principe. Cet épisode contenait toutefois une bonne surprise en s’occupant enfin d’un vieux cliffhanger et en démontrant qu’elle avait un courage étonnant pour une série de divertissement un peu bêbête comme elle est censée l’être.
S01E09 – Hope Smiles from the Threshold – 16/20
Encore un très bon épisode pour la série. Il fait beaucoup avancer les choses, au point que j’ai parfois eu l’impression qu’une conclusion satisfaisante à la série pouvait être apportée lors du double épisode final (diffusé samedi prochain aux USA)… mais comme par ailleurs le mystère s’épaissit encore plus sur d’autres aspects, c’est très peu probable. En tout cas, c’est un voyage prometteur et engageant cette série. On est sur un divertissement bateau, mais j’aurais aimé plus d’épisodes pour avoir le fin mot de l’histoire…
S01E10 – The Androcles Option – 17/20
Les choses s’accélèrent dans cet avant dernier épisode qui ne fournit pas spécialement de réponse mais mène tranquillement vers la fin de cette saison. En fait, toutes les pièces du puzzle se mettent en place et ça donne l’espoir d’une vraie conclusion, même si elle me paraît peu probable. L’épisode était plutôt sympathique en marquant de jolies réunions et retrouvailles pour une grosse partie du casting… et en ignorant complétement d’autres personnages, ce qui est un peu frustrant à ce stade de la série.
S01E11 – These are the Names – 18/20
Même si toutes les réponses ne sont pas apportées par cet épisode de fin, la conclusion de la saison est plutôt satisfaisante : on a bien une histoire complète qui est racontée et les pistes ouvertes pour une saison 2 qui ne verra pas le jour ne sont pas des cliffhangers insoutenables, loin de là. Cela fait de l’ensemble de la série un bon divertissement sans prise de tête, avec quelques bonnes surprises dans le scénario malgré une majorité d’intrigues prévisibles. Quant à ce dernier épisode, il apporte les rebondissements attendus pour conclure 90% de la série.

Série terminée, suite à l’annulation par ABC. Fin ouverte (mais pas trop).

The Crossing – S01E01-02

Épisode 1 – Pilot – 16/20
Malgré un casting tout juste passable dans l’ensemble, la série a beaucoup d’éléments qui me plaisent énormément : ce n’est pas nouveau, je suis fan de science-fiction et de ce genre d’histoires. Si ce n’est pas la série de l’année, elle est pour le moment suffisamment engageante pour me donner envie d’en savoir plus. Je ne la vois pas devenir mon obsession des prochains mois, surtout que ce pilot avait des aspects extrêmement prévisibles qui m’ont fait lever les yeux au ciel, mais elle est juste assez cool pour que je me plonge dedans, sans mauvais jeu de mots. J’espère juste qu’elle s’améliorera avec le temps, plutôt que de devenir une déception digne de The Mist.

> Saison 1


Spoilers

01

You can’t imagine what will be possible.

Je suis heureux de voir que la série ne perd pas de temps en introduction avec des dizaines de réfugiés noyés sous l’eau dès la première scène.

Jude, le shérif de la ville que l’on va suivre, est à son cours de yoga quand il apprend qu’un corps a été découvert sur la cote, et ce n’est pas un personnage qui a l’air hyper engageant pour l’instant. Les visuels sont bien plus engageants avec de très jolis plans aériens de la côte… et de nombreux cadavres qui flottent.

Très vite, on est donc dans l’ambiance catastrophée d’une journée qui n’en finit plus pour Jude. Il y a tout plein de réfugiés à secourir et personne ne se pose plus de questions que ça : il est probablement question d’un naufrage maritime pour tous les secouristes, et personne ne prend le temps de poser des questions à ces réfugiés d’un nouveau genre. Les choses débutent rapidement et ce n’est pas plus mal car on peut immédiatement entrer dans le vif du sujet… Mais la série prend régulièrement le temps de détour par Jude, notamment lorsqu’il appelle son ex pour parler à leur fils, ou par des personnages pour le moment secondaires, surtout dans les réfugiés : une petite fille, un couple…

Concrètement, la série peine à trouver son équilibre entre son intrigue à mettre en place et ses personnages à présenter ; mais il y a un côté sympathique à ce début d’épisode. Le HSI est l’agence fédérale dont je n’ai jamais entendu parler avant qui s’occupera de nos 47 survivants sortis de nulle part. Pas de bateau disparu, pas d’avion, des rescapés qui cherchent un asile… beaucoup de mystères d’un coup.

Jude ayant sauvé la petite fille, il prend le temps de lui parler et d’apprendre qu’elle s’appelle Leah. Elle lui affirme fuir une guerre qui n’a pas encore eu lieu, et un autre survivant s’empresse de confirmer ses dires, laissant Jude et une agent du HSI, Emma, totalement perplexes.

Le lendemain, on nous propose un plan sur la petite ville qui sera au cœur de la série et qui ressemble tellement à celle d’Haven que j’en suis déjà fan. Jude revient au commissariat et se confie à son second sans lui confier pour autant ce délire de voyage temporel. Le problème, c’est que sur la plage, tous les rescapés disent la même chose : ils sont des rescapés d’une guerre terrible, pire que l’Holocauste, et ils ont remonté le temps grâce à une expérience censée améliorer leur vie. Sans même hésiter, ils ont pris la décision de tester cette solution tellement leur vie était horrible.

Cependant, il ne s’attendait pas à atterrir au fond de l’eau, et c’est pour ça qu’un grand nombre d’entre eux est mort avant même d’arriver. Je m’énerve : c’est une intrigue toute bateau, mais j’accroche immédiatement, surtout quand il est question d’une guerre contre des entités supérieures, les Apex, capables de renverser les gouvernements et possédant des capacités hors-normes.

Jude débarque sur la plage pour obtenir plus d’infos, mais il est tenu en-dehors du cercle restreint des gens avec ce privilège, tous du HSI. Il parvient tout de même à apprendre que la mère de Leah est morte, car elle n’est jamais sortie de l’eau.

En fait, ce n’est pas le cas du tout : après avoir sauvé sa fille, elle s’est fait repêcher par un bateau de pêche à qui elle ne donne aucune information sur son identité. Il est peu probable de la voir en vie, mais bon, admettons. Alors qu’il prépare sa maison pour Oliver, son fils, Jude reçoit les informations officielles qu’il peut communiquer à la presse…absolument rien : il doit taire les survivants.

Il contacte Emma qui parle de tout ça en pleine rue de Seattle comme si de rien n’était, avant de faire sa conférence de presse qui respecte parfaitement les instructions gouvernementales.

De son côté, la mère de Leah s’inquiète pour sa fille et elle demande des infos sur d’autres rescapés, dévoilant au passage qu’elle parle russe… avant d’avoir un drôle d’épisode où le son se coupe pour elle. Le son coupé ? Juste assez pour qu’elle entende uniquement la télévision où Jude apprend que tout le monde est mort. Oups.

Du coup, elle se débrouille pour se rendre dans ce commissariat et agresse Jude pour qu’elle l’amène auprès des cadavres. Les deux forment ainsi une équipe improbable, et j’appelle vraiment ça une équipe puisqu’elle baisse sa garde un bon nombre de fois. Bref, Jude se prend d’affection pour elle et elle n’est pas capable de lui expliquer qu’elle cherche sa fille, sur laquelle il a plein d’informations. Oui, ça sent bon le couple à venir.

Ce ne sont pas les seuls que les scénaristes veulent nous faire shiper, d’ailleurs. Dans les bois derrière la plage, Hannah, une autre rescapée demande à un agent du HSI des lunettes de soleil et commence ainsi une des premières romances pour la série entre elle et Roy, l’agent. La série change enfin de perspectives pour nous montrer les survivants et leurs espoirs de refonder une famille aux États-Unis, un pays où chacun à des droits. Voilà, je l’avais dit que nous n’aurions aucune subtilité du côté politique ! Sinon, Leah rencontre aussi Rebecca, la survivante en couple, qui se prend d’affection pour la petite fille.

Emma révèle au leader naturel des rescapés, Caleb, l’autre partie du couple, qu’elle était elle-même une réfugiée, avant d’avoir la visite de Thomas qui veut lui parler. J’ai un peu levé les yeux au ciel sur cette facilité scénaristique, mais ça passe bien. Thomas ? Un réfugié à qui ça va de manger des animaux, et c’est bien le seul. Il révèle à Emma un grand secret qu’il préférerait confier au président : ils ne sont pas les premiers à venir à cette époque.

Et Emma le croit contre toute attente, quand son supérieur est plutôt du genre à penser avoir affaire à une secte de 400 malades prêts à se suicider. 47/400 ? Ah oui, quand même. La mère de Leah prend quand même le temps de checker tous les cadavres qui pourraient être celui de sa fille dans le hangar où ils sont confinés.

Bien sûr, elle finit par se faire surprendre par les autorités et révèle alors des capacités hors norme que nous avions tous vus dans la bande annonce : elle est capable de faire de sacrés sauts et a la puissance d’un camion quand elle repousse un agent. De sacrés sauts qui inquiète Emma, persuadée qu’elle fait partie de la première vague d’immigrés et que d’autres de la seconde vague pourrait avoir le même genre de pouvoir.

La seconde vague d’immigrés est justement emmenée dans un camping : Leah emménage avec Caleb et Rebecca, sans révéler à personne d’étranges cicatrices sur son bras, Hannah continue de flirter avec Roy. Autrement, rien de bien passionnant, mais ce camping fait un lieu sympa pour le tournage.

Bien sûr, Thomas a des informations qui intéressent particulièrement le boss d’Emma. Il n’en faut pas plus pour confirmer des soupçons que j’avais dès le départ : ce boss fait en fait partie des premiers immigrés qui avaient pour but de changer l’histoire et peur de nouvelles arrivées. À en juger par la tête de Thomas, il ne s’attendait pas à tomber sur quelqu’un ayant tant vieilli, ni à tomber si rapidement sur un d’eux, et ça ne sent pas très bon pour lui…

Enfin, la mère de Leah, Reece, entre par effraction chez Jude, qui réussit toutefois à la désarmer rapidement (d’un flingue qu’elle avait récupéré d’une petite frappe en ville) et à obtenir enfin son prénom. C’est à son tour d’avoir toutes les informations sur le futur, j’imagine.


Épisode 2 – A Shadow Out of Time – 16/20
Eh bien, ce deuxième épisode est dans la lignée du premier. On ne perd pas trop de temps dans la mise en place de l’intrigue qui propose de bonnes situations. Sans être révolutionnaire, la série propose un bon divertissement. Je pourrais y mettre une moins bonne note si je n’étais pas si accroché à la science-fiction mais voilà, c’est un de mes points faibles et la série joue à merveille dessus. Cette histoire est prenante aussi parce que j’ai l’impression de l’avoir vue 50 fois avant puisqu’elle est une énième variation de network sur un schéma qui fonctionne. Finalement, elle n’est pas incontournable, donc, mais pas non plus optionnelle pour les fans du genre qui auront ce qu’ils cherchent.

> Saison 1


02

Sweetheart, I’m so sorry but your mom… she’s gone.

La série prend le drôle de parti de nous envoyer en 2187 dès sa première scène où nous suivons Reece en intervention spéciale. Oui, elle fait partie des forces de l’ordre dans le futur, ce qui explique cela concernant ses capacités : elle est en fait une Apex. C’est inattendu ce flashback/forward, mais ça nous permet d’en savoir un tout petit plus sur le futur où son co-équipier est prêt à tuer le bébé atteint d’une maladie « du manteau » qui laisse des cicatrices sur son visage semblables à celle de Leah. Oh, oh, une maladie incurable et un bébé qui l’a probablement ? Je crois qu’on tient là Leah – mais on nous laisse un faux suspens d’une minute.

En effet, elle tue son coéquipier sans hésiter et cela fait rire bébé-Leah qui sourit ainsi à sa nouvelle maman. Et c’est ainsi que Reece est passée d’Apex exterminatrice à maman remontant le temps pour une vie meilleure.

La « Mantle Disease », la maladie de Leah ? Oh, juste une maladie mortelle créée par les Apex pour exterminer tous les non-Apex. Dis donc, c’est une intrigue qui n’est pas sans me rappeler une autre série de SF, ça. Cette maladie terrifie tous les réfugiés de la série qui n’hésitaient pas à abandonner leurs proches lorsqu’ils découvraient qu’ils l’avaient. Voilà qui promet des tensions intéressantes autour de Leah.

N’empêche que Reece fait tout ce qu’elle peut pour garder Leah, refusant de l’abandonner quand son « mari » lui propose, envisageant de demander au gouvernement le droit de procréer. Quelques années plus tard, Leah est infectée par la maladie et c’est par des injections de sang de sa mère qu’elle réussit à survivre. C’est pourquoi, dans notre présent, Reece a intérêt à vite retrouver sa fille !

Bon, dans le futur, Reece a bien sûr été trahie par son compagnon qui a balancé aux autorités, les supérieurs de Reece, qu’elle avait un enfant infecté chez eux. Bien sûr, Reece réussit à s’échapper en tuant tout le monde sauf son mari, c’est le problème des super soldats. Elle prend le temps de rentrer chez elle auprès de Leah pour faire leurs valises, parce qu’après tout, elle n’est pas du tout en cavale !

De retour en 2018, la série nous présente la journée du lendemain où Jude et Reece forment une nouvelle alliance beaucoup trop mignonne pour se rendre sur la plage. Je ne sais pas trop à quel moment il l’a su, mais Jude sait désormais que Leah est sa fille. Bref, comme il n’y a plus personne sur la plage, il la ramène chez lui, comprenant qu’il ne pourra pas avoir son fils chez lui le lendemain et étant dérangé presqu’aussitôt par Nestor, son second.

Celui-ci l’informe qu’Emma est à l’hôpital en train d’interroger leur suspect de la veille, et il le prend mal. Pourtant, une fois sur place, Emma commence enfin à coopérer avec lui, contre l’avis de son boss, en lui révélant tout ce qu’elle sait. On pourrait croire que c’est suffisant pour lui faire confiance, mais non, Jude choisit plutôt de croire Reece et de faire suivre Emma par Nestor.

Ce dernier fait du bon boulot et retrouve le camping des réfugiés, mais, malheureusement, quand il passe toutes les informations à Jude, ce dernier dit ne plus être intéressé par toute cette affaire, parce qu’il s’est souvenu qu’il avait une famille. Le problème, c’est que Reece s’est enfuie de chez lui avec sa voiture qu’elle a réparé au passage. Repérée par un collègue de Jude, Reece se lance dans une course poursuite, de laquelle elle parvient à s’enfuir pour mieux…

Débarquer au commissariat. Oui, sauf que Reece n’a plus trop confiance en elle maintenant qu’il a appris l’existence des Apex. Il se débrouille donc pour garder sa confiance à elle, qui est intacte, et l’accompagne tout droit vers ce qui s’avère une prison de fortune où il parvient contre toute attente à l’enfermer. Elle aurait pourtant dû sentir le danger venir avec ses super capacités, mais bon, admettons.

Au camping, Caleb explique que les Apex voulaient tous les tuer et que c’est pour ça qu’ils ont pris le risque de revenir dans le temps. Caleb apprend la mort de 400 personnes quand il s’imaginait d’autres camps et il touche le collègue d’Emma qui s’arrange pour organiser comme il peut un enterrement.

Il retrouve ensuite Rebecca qui s’inquiète beaucoup trop pour

Hannah, elle, sympathise avec un autre réfugié qui la met en garde contre des nouveaux tests de salive. Le but est d’obtenir leur ADN. D’après le boss d’Emma, c’est pour savoir d’où ils viennent et leur véritable identité de terroristes, car officiellement, il refuse de croire en l’idée d’Apex et préfère dire à Emma qu’il n’y a que des terroristes.

On découvre alors tout un tas d’infos sur ce boss : il a Thomas en « garde à vue » avec un autre réfugié de la première vague et ils sont tous les deux sous les ordres d’Eve. Retenons les informations qui peuvent servir !

Quand Emma réussit enfin à tester Leah, elle découvre, en compagnie de Rebecca, que la fillette est infectée par la maladie hautement contagieuse qui leur fait tous peur. Il n’en faut pas plus pour que la quarantaine se mette en place et que le CDC soit sur le coup.

C’est le moment que Jude choisit pour appeler Emma et lui révéler qu’il a retrouvé l’Apex, qu’il sait où sont les réfugiés et qu’il veut une conversation à trois pour savoir quoi faire. Emma contacte aussitôt son boss pour lui dire tout ce qu’elle sait… et c’est la pire des idées. Celui-ci envoie en effet l’autre réfugié de son temps sur place. L’assaut est immédiatement donné, Jude assommé par des fumigènes et Reece… Parvient à s’échapper, évidemment, en se prenant toutefois une balle au passage. Mouais. Prévisible.

Jude se réveille le lendemain dans sa voiture et contacte Emma qui lui apprend que Reece est morte car elle a résisté à son arrestation. Énervé, il décide de s’occuper de son fils pour la journée et de rester loin de tout ça tant qu’il peut.

De son côté, le boss d’Emma parvient à obtenir le contrôle total des 47 survivants en manipulant ses supérieurs à lui. Il prend ensuite le temps de raconter la situation à Eve, qui reste dans l’ombre. Allez, comme il faut bien théoriser sur son identité, je parierai bien sur la fille de Caleb et Rebecca, histoire de donner un peu de mordant à tout ça. On sait qu’ils ont eu une fille et que celle-ci s’est fait enlever par les Apex pendant qu’ils dormaient, parce qu’elle était plus intelligente que la moyenne. Ça correspond trop pour être une coïncidence et si ce n’est pas ça, il y a fort à parier que leur fille aura un rôle à jouer ET qu’Eve sera liée d’une manière ou d’une autre aux personnages que l’on connaît déjà.

Le cliffhanger voit Reece demander de l’aide à un pauvre vendeur de superette pour se rendre dans un port, alors qu’elle se vide de son sang dans son magasin. Mouais.

> Saison 1