Le formatage Netflix

Salut les sériephiles,

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Promis, aujourd’hui, on va parler séries – et plus précisément séries Netflix. Si la plateforme de streaming a été assez avare en nouveautés ces derniers mois (bon, toutes proportions gardées, ça reste Netflix), elle a en effet décidé de nous sortir la dose d’inédits pour la rentrée, dose que je vais forcément reporter à plus tard. Netflix et moi, on n’est plus si ami que ça, je pense, parce que les séries en bingewatching, faut pouvoir se les caser, c’est un rythme à prendre ! Et vous aurez remarqué que je ne le prends plus.

Pourtant, Netflix est assez fier de sa manière de proposer des saisons, au point de forcer les critiques à entrer dans un carcan qui plaît aux audiences… Ce qui me pousse en tant que sériephile à me poser la question, mais pourquoi ? Image result for netflix maniacJe veux dire, on sait tous que les séries Netflix sont formatées. Sur les cinquante minutes d’une série Marvel, on sait à peu près situer les moments importants à suivre et on sait surtout à quel épisode ne pas s’arrêter (généralement le ciffhanger du sixième épisode vaut le détour, par exemple). Un formatage en règle, une vraie lobotomie !

Ce n’est pas qu’une vue de ma fenêtre, parce que Cary Fukunaga l’a dit lui aussi. Fukunaga ? Il est derrière Maniac, l’une des séries les plus attendues de la plateforme à la rentrée (si, pour de vrai, je l’attends beaucoup moi aussi, depuis le temps qu’on en a entendu parler). Voilà donc ce qu’il nous dit :

Because Netflix is a data company, they know exactly how their viewers watch things. So they can look at something you’re writing and say, ‘‘We know based on our data that if you do this, we will lose this many viewers’’ […] The algorithm’s argument is gonna win at the end of the day. So the question is do we want to make a creative decision at the risk of losing people.

Parce que Netflix est une société avec des données, ils savent exactement comment leurs abonnés regardent les choses. Ils peuvent donc regarder ce que vous écrivez et dire :  »Nous savons grâce à nos données que si vous faîtes ça, vous allez perdre ce chiffre d’audience. […] L’argument de l’algorithme gagnera toujours en fin de journée. Donc la question est : est-ce que nous voulons prendre une décision créative au risque de perdre de l’audience ?

Image result for jessica jonesMaintenant que c’est dit… Franchement pourquoi ? Comment ? Je ne comprends pas ! Je sais que je suis loin d’être le seul à trouver que les séries Netflix sont bien souvent beaucoup trop lentes. Des épisodes d’une heure, sur le papier, c’est bien. En pratique, si c’est pour avoir dix minutes de plans fixes et lointains sur un personnage sortant de sa voiture et marchant dans la rue sans rien dire, ben je regarde Julie Lescaut, pas Jessica Jones.

Trop souvent devant une production Netflix, j’ai plutôt envie de passer en speedwatching pour en arriver aux moments intéressants, et je ne comprends pas comment ça peut être si bien accueilli par la majorité quand tous les critiques s’accordent à reconnaître une lenteur. Le cachet Netflix était chouette quand il était nouveau, mais à force d’en avoir bouffé ces dernières années, je trouve que la plateforme en arrive à un manque de créativité plutôt qu’à un succès certain. Cela va bien finir par lasser, non ?

Je sais, je sais. Beaucoup de questions rhétoriques dans cet article, mais ce sont des invitations à la discussion dans les commentaires, voyons. Je cherche à comprendre un effet de mode qui, justement, semble déjà être passé de mode. Et ne me lancez pas non plus sur les « comédies » qui n’ont plus rien de drôle, il faut encore que je rattrape la saison 3 de Love

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Et j’ai à peu près autant envie de m’y mettre qu’eux ont envie de vivre dans ce gif (mais je veux savoir la fin).

Finalement, j’en arrive à me poser la question du pourquoi je suis si en retard dans les séries Netflix, y compris celles que j’adore comme A Series of Unfortunate Events. Oui, ma vie a été un peu mouvementée, mais ce n’est pas la première fois non plus. Oui, ce n’est pas pratique d’enchaîner 13 épisodes d’une heure, mais c’était le cas aussi avant et ça ne me posait pas de souci. Peut-être que le sériephile en moi est en train de se lasser de ce formatage permanent… mais en même temps, je supporte encore le formatage des teens show sauce années 90, alors peut-être que j’y mets juste trop de mauvaise foi ?

Je vous laisse là-dessus, je suis pressé d’avoir vos retours, mais moi, je trouve cette déclaration assez triste côté créativité et liberté scénaristique. Nous ne sommes pas que des robots, mince ! 😊

Les séries de cet été ?

Salut les sériephiles,

Vous ne rêvez pas, je ne tombe pas sur la tête, je parle bien déjà de l’été à venir sur le blog. Comme tous les ans, les chaînes commencent à nous bombarder d’infos sur leur planning de l’été, et il n’y a pas de raison que je ne suive pas le mouvement. En plus, avec notre mois d’avril qui n’arrive pas à se décider entre soleil et pluie, ça ne peut pas faire de mal de regarder un peu ce qui nous attend cet été et d’espérer encore plus de soleil. Puisqu’elles pointent déjà le bout de leur nez, parlons-en !

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Hop, à l’attaque !

Déjà, une très bonne nouvelle est que la CW a décidé d’acheter Burden of Truth. Cela devrait simplifier la quête des épisodes et, comme c’est une série qui a pour moi tout de la série estivale, j’espère qu’elle fera un petit carton. Ce rachat est déjà une bonne chose en soi pour cette petite série canadienne : si la CW la diffuse, c’est qu’il y a de la qualité et ça en rentabilise la production. Du coup, j’ai bon espoir que cela permette d’envisager sereinement une saison 2.

En ce qui concerne les nouveautés, Sarah Shahi n’en finit plus de faire son retour à la télévision après Person of Interest, mais ça y est : Reverie arrivera le 31 mai. Comme elle traitera de réalité virtuelle, je suis hyper curieux de voir ce que ça donnera après Ready Player One. Autrement, j’attends également une énième série Marvel, Cloak & Dagger qui débarquera le 8 juin. Bon, je n’ai toujours pas vu Runaways, The Punisher ou la saison 2 de Jessica Jones qui seront aussi des priorités rattrapage pendant l’été, mais ça ne m’empêchera probablement pas de commencer celle-ci.

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Du côté d’AMC, l’été arrive avec l’annonce de la saison 3 de Preacher. Si son renouvellement avait mis énormément de temps à arriver alors que la production avec déjà commencé, cette saison devrait reprendre les choses où on les avait laissés, à savoir sur une tentative de résurrection. Je suis impatient de voir comment cette saison va se dérouler et j’espère qu’elle saura repartir sur les chapeaux de route sans souffrir du manque de rythme de la saison 2. RDV le 25 juin sur le blog (diffusion le 24 aux USA, donc, toutes les dates de l’article sont en J+1) !

Pas de date pour Sharp Objects, mais elle est aussi à mon programme : c’est une adaptation en minisérie d’un roman de Gillian Flynn sur une journaliste sortant d’un hôpital psychiatrique et rentrant chez elle pour enquêter sur le meurtre de deux fillettes. Rien de passionnant et vraiment pas mon genre, mais HBO et Marti Noxon (de Buffy à Unreal) font équipe là-dessus alors je prends ! Elle sera sur OCS en France, ce qui est bien pratique.

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Et dans les possibilités pour cet été, la première saison de Maniac et la deuxième de Midnight Texas n’ont toujours pas de dates de diffusion annoncées. Pour celles que je ne regarde pas (encore), je n’ai rien vu passer non plus sur American Gods et The Handmaid’s tale.

Bon, bien sûr, tout ceci n’est qu’une première ébauche de l’été à venir, mais puisque ça se dessine, je me devais d’en parler et d’annoncer les quelques dates déjà dispos. Je sais, je ferai mieux de m’occuper déjà de voir tout ce que j’ai en retard, mais que voulez-vous, je suis comme ça !

Ces autres séries que j’attends en 2018

Salut les sériephiles,

Vendredi dernier lors du TFSA, je vous parlais des séries que j’attendais le plus en 2018. Il y en avait déjà cinq et ça pourrait paraître beaucoup, mais depuis, j’ai fait le tour des autres articles du TFSA et en voilà d’autres que j’ai découvert depuis ou qui n’avaient pas leur place dans mon article de la semaine dernière ; histoire de compléter un peu mon planning déjà surchargé.

  1. Here and Now (HBO)

Je n’en avais pas entendu parler avant de tomber dessus dans l’article de Yodabor, mais l’intrigue m’a immédiatement… intrigué ; avec une famille compliquée (beaucoup d’adoptions) et un enfant qui commence à voir des choses à l’âge adulte. C’est intrigant, mais c’est créé par Alan Ball (Six feet under, True Blood) alors ça promet d’être bien, et en plus, il y a Stéphanie de Grey’s Anatomy dedans. Que demander de plus ? Diffusion : février 2018.

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  1. Reverie (NBC)

La série a tout l’air d’un procédural avec un soupçon de science-fiction et elle entretient le mystère avec un trailer qui a fuité en juillet (mais que je n’ai pas vu) avant d’être retiré et jamais remis en ligne. L’argument de vente qui fonctionne ? Sarah Shahi (de Person of Interest) porte la série sur ses épaules. C’est tout. Je ne suis donc pas spécialement impatient, plutôt curieux.

  1. Black Lightning (CW)

Même si on nous fait croire qu’elle ne rejoindra pas l’Arrowverse, je n’ai pas envie de passer à côté de cette série. En revanche, je ne suis pas spécialement impatient : j’ai peur de faire une overdose super-héroïque à force. On verra bien ce qu’il en est, la série a au moins pour elle de proposer un peu de diversité – et il était grand temps. Diffusion : 16 janvier 2018 (et en J+7 sur Netflix).

  1. Life Sentence (CW)

Je n’ai jamais vraiment été fan de Pretty Little Liars, mais j’aimais bien Lucy Hale, alors la retrouver déjà dans une nouvelle série, c’est cool. En plus, la série traite d’un sujet intéressant, avec une cancéreuse qui se croyait en phase terminale, mais dont la maladie est finalement miraculeusement soignée. Le problème ? Elle a pris des décisions en se pensant en fin de vie qu’elle regrette déjà… Diffusion : le 8 mars, il va falloir prendre son mal en patience.

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  1. Maniac (Netflix)

Une série dans un hôpital psychiatrique, ça éveille ma curiosité, mais quand en plus Emma Stone est l’actrice principale et qu’on nous promet une évasion dans la tête d’un des personnages, ça semble être beaucoup trop bien pour passer à côté. En revanche, j’ai peur que ça fasse doublon avec Legion. Il faudra voir comment ils gèrent, mais ça sent bon !

  1. The Crossing (ABC)

J’ai tellement l’habitude de commencer les séries ABC que j’oublie de les mettre dans mes tops, c’est malin. Très clairement, cette pâle copie des 4400 qui surfe sur l’actualité migrants m’intrigue au plus haut point : il y est question de migrants fuyant une guerre qui n’a pas encore commencée, et certains d’entre eux ont des pouvoirs. Bref, les 4400, version 2018… avril 2018.

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Voilà, avec ces six-là en plus des cinq premières, je pense que je me mets bien pour l’année 2018. Très franchement, je n’ai pas eu 11 annulations l’an dernier, donc mon nombre de séries à voir continue d’augmenter et je sais que ce n’est pas jouable sur le long terme. Mais bon, faisons comme si pour l’instant !