The Magicians – S04E10

Épisode 10 – All That Hard, Glossy Armor – 19/20
Cette série trouvera toujours le moyen de me surprendre et de me faire rire avec ses situations complétement perchées, mais tellement en concordance avec son univers. Il fallait bien que les scénaristes trouvent à nouveau un moyen de faire leur type d’épisode préféré, et ça se fait avec une quête sympathique à suivre. Les sous-intrigues de l’épisode paraissent un peu trop bâclées à côté de celle-ci, et c’est bien la seule chose qui fait perdre un point à cet épisode.

Saison 4

Spoilers

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You do whis-key, not wis-dom.

Bon, ce n’est pas du tout une série que je regarde habituellement le dimanche soir, mais voilà, il me manque une heure dans cette journée de changement d’heure alors je finis mon week-end par cet épisode plutôt que par un truc simple. On va dire que la prise de tête est parfaite avant la reprise, hein.

Le Monstre se promène dans un bar à côté d’un hôpital où il rencontre une femme qui se dit malade. Ils sympathisent rapidement et c’est tout mignon de voir le Monstre capable de bien s’entendre avec quelqu’un qu’il ne torture pas. Enfin, pas immédiatement. Quand il se rend compte que chaque fois qu’elle le touche, il se rappelle de quelque chose et qu’elle lui rappelle sa sœur, il décide en effet de la téléporter avec lui. On n’en saura pas plus.

En fait, la série reprend exactement là où elle nous avait laissé, avec Penny qui a beaucoup de choses à révéler à Quentin et Julia : le Monstre a pour but de recréer un corps. Non, pas pour lui… pour sa sœur, Enyalius. Rien que ça.

Et comme sa sœur a été punie à mort alors que lui non, ça en dit long sur sa dangerosité à elle. Du coup, l’aide que peut leur apporter Alice sur la quête de Julia apparaît soudainement bien secondaire. Au moins, Julia et Alice apprennent à sympathiser à nouveau après la trahison de la blonde.

Rapidement, toutefois, l’intérêt de l’épisode pour ces personnages est de se retrouver à chercher… un leprechaun. Rien que ça. Cela les mène dans un magasin tenu par une irlandaise à l’accent bien marqué. Comme elle est habillée en vert, on comprend bien que c’est elle qui va les mener directement au leprechaun, mais elle met un certain temps à leur révéler. Oh, ce n’est pas aussi simple cela dit : pour parler au leprechaun, il faut réussir à gagner une escape room.

Cela permet à Julia de révéler à l’irlandaise qu’elle est invincible et on découvre que la réputation de Julia la précède : le leprechaun est hautement intéressé par ce qu’elle est… mais pas assez pour la rencontrer si simplement. C’est drôle comme tout, parce que l’escape game est sympa, avec le besoin d’une poignée, puis d’une clé. Bon, la série ne perd pas trop de temps pour autant avec ça et rapidement, Penny 23, Julia et Quentin rencontrent le leprechaun.

Ils lui expliquent qu’il n’a plus beaucoup de temps pour lui avant que le Monstre ne débarque. Ouep, sauf que le leprechaun n’a pas du tout envie de vivre dans la peur comme eux, et il conseille même à Julia de s’y faire elle aussi, puisqu’elle est invincible. Malgré tout, il accepte de se rendre dans une panic room où personne ne pourrait le suivre… à part Julia, qu’il invite.

Malheureusement, il a oublié le mot de passe de sa panic room et l’épisode se termine sur la mort de l’irlandaise, puis du leprechaun, parce que le Monstre les a retrouvé bien vite. Penny 23, Quentin et Julia s’enfuient, mais bon.

En parallèle, Alice et Kady continuent de gérer leur part de l’intrigue et exposent à Zelda les mensonges de la bibliothèque. C’est gênant et ça mène notre bibliothécaire préférée à faire ses propres recherches et comprendre que la trahison d’Everett est réelle. Elle se pointe donc dans l’appartement à la fin, probablement pour aider nos magiciens.

Pendant ce temps, Margo est… en train de marcher. 35 000 pas, rien que ça. Et comme elle est en plein désert, elle a besoin d’eau au point d’accepter de boire la sueur de son animal totem. Elle a toujours l’ipod de Josh aussi, et juste après ça, ça vire au mirage de folie pure. C’est carrément trop cool à voir – et surtout à entendre, parce qu’elle imagine Eliot en train de lui chanter une chanson. Je sens que ça va rejoindre ma playlist vite fait tout ça.

Cette série est totalement cinglée, mais tellement fun pour ce genre de scènes complétement perchée. Voilà, mon dimanche soir est réussi grâce à ce mirage complétement perché d’Eliot en plein strip tease. C’est moins chouette de voir qu’en fait, elle s’évanouit au beau milieu du désert avant d’être réveillée par des nomades qui la reconnaissent comme alliée parce qu’elle a une cicatrice au poignet indiquant qu’elle a été expulsée de Fillory. Merveilleux.

Ces nouveaux alliés sont… particuliers. Ils ont leurs traditions en effet : les femmes doivent se taire car chaque fois qu’elles s’énervent, elles sont possédées par un monstre en sable rouge qui peut les paralyser, voire les tuer. Merveilleux, bis. Par chance pour elles, les hommes peuvent être possédés et survivre. Avec Margo dans le mix, il est sûr que la série ne va pas en rester là, cela dit. En plus, elle continue de voir Eliot alors qu’il n’est pas là.

C’est tellement parfait de retrouver la dynamique entre Margo et Eliot, surtout grâce à une hallucination qui nous permet d’obtenir plein de situations perchées et… un épisode musical. Et oui, Margo se met à chanter avec Eliot, mais aussi avec Josh et Fen qu’elle « invite » malgré elle dans son hallucination. Eliot lui explique qu’ils sont là pour la guider, de même que les musiques.

À quoi est-elle guidée ? À coucher avec un des chefs du village, et tant pis s’il devient un loup-garou dans un désert avec deux lunes. Elle fait ça parce qu’il est important pour elle d’obtenir les haches dont il se sert pour exorciser le sable rouge lorsqu’il possède un homme se sacrifiant pour une femme. Comme ce n’est pas possible car les haches sont ensorcelée, elle se renseigne ensuite sur ce qu’il faut faire pour en obtenir à son tour.

La quête est simple : elle doit remplir un sac de sable noir, sachant qu’il y a environ un grain de sable noir pour quelques centaines de grains blancs. Et elle ne peut pas utiliser la magie sans les rendre inefficace. Par conséquent, elle a juste droit à une petite chanson pour la motiver, l’occasion de ramener aussi Kady et Fogg, parce qu’ils ont des voix de dingue et que ce serait dommage de ne pas en profiter. Cette série trouve toujours l’occasion de me faire rire de manière incroyable, et toujours un moyen de faire chanter tout le monde. C’est bien trop drôle.

Malgré tout, Margo finit par perdre quelque peu espoir après des jours et des nuits de recherche. Elle s’en confie à Eliot, et ça permet de voir à quel point la dynamique entre ces deux-là manque à la saison. Margo est énervée comme tout, et ça attire le sable rouge à elle, sauf qu’elle est loin de se faire attaquer par le sable. Loin de là : elle voit une femme surgir du sable et celle-ci lui « parle ».

Il est alors révélé que le sable rouge est un esprit féminin venant en aide aux femmes : loin de les soumettre, elles viennent en aide aux femmes… en fait, le sable rouge s’attaquent aux hommes quand ils représentent problème pour les femmes. Evidemment qu’avec Margo ça ne pouvait pas être si simple et rester comme ça l’était. Les chefs du village manipulaient toutes les femmes pour qu’elles fassent tout ce qu’ils veulent, alors que les esprits dans le sable étaient en fait totalement à leur service.

Margo se rebelle alors sur une dernière chanson qui réunit pour de bon tout le casting : elle libère tous les esprits enfermés dans des bocaux par les chefs du village. Et une fois que c’est fait, elle peut s’en aller car sa quête est terminée. Elle retombe tout de même sur Eliot en fin d’épisode.

Saison 4

 

You’re the Worst – S05E12

Épisode 12 – We Were Having Such A Nice Day – 13/20
L’avant-dernier épisode de la série ne redresse ni la barre, ni le niveau. Je ne suis pas fan des décisions prises du côté des intrigues de la saison, et c’est naïf d’avoir cru que ça pouvait encore changer pour cet épisode. Il faut me faire une raison, le dernier épisode approche et la série n’aura pas réussi à me rappeler ce que j’adorais tant dans les premières saisons.

Saison 5


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You’ve seen me at my worse and yet, you’ve always seen my worth.

Non, je n’ai pas l’intention d’arrêter la série si proche du but, même si je prends du retard. Je suis proche de la fin du calvaire, ce ne serait pas super logique tout de même. J’avais juste une fin de semaine chargée, mais maintenant que mon gratin est en train de cuire, j’ai bien vingt minutes à consacrer à la série. Bon ? IL m’en fallait toutefois 29, c’était pas prévu.

On reprend cette semaine avec l’ambiance film d’horreur et Edgar qui pète un câble… alors qu’il est simplement poursuivi par une petite fille le jour du mariage. Sympa l’ambiance du mariage, dis donc. Vingt quatre heures plus tôt, en tout cas, Jimmy and Gretchen sont heureux d’en avoir enfin fini avec les préparatifs du mariage. Ce fut rapide, malgré la lenteur de la saison.

Au moins, on aura eu une série qui nous montre tout ça, hein. Gretchen est toute heureuse d’avoir enfin trouvé quelqu’un qui est prêt à tout accepter d’elle, et c’est un peu flippant à voir. Jimmy ne dit toujours rien en tout cas, et ça crie à la catastrophe.

Quoiqu’il en soit, on est la veille du mariage, et il reste à savoir s’il aura lieu ou pas. Avant ça, il faut passer la dernière journée tout de même. Ainsi, Edgar a organisé une journée de dingue pour Jimmy. C’est loin d’être une journée qui me ferait rêver la veille de mon mariage, surtout quand ça commence par une sortie curling. Du sport la veille du mariage ? AHA. Je suis bien trop flippé pour ça, j’aurais peur de finir avec un plâtre. M’enfin, ça ne peut pas être quelque chose qui stresse Jimmy, ça. L’épisode part donc dans un délire sur le curling, et je dois avouer que je n’ai pas accroché du tout. Peut-être que j’ai raté une référence.

Ensuite, ça me plaît un peu plus, Edgar emmène Jimmy dans une « crash room », une cage où il peut détruire un tas d’objets. Et là, je dis oui, ça doit être un peu jouissif d’exploser des objets comme ça, pour le fun. La rage est extériorisée, au point de tomber ensuite dans le cheesy avec un câlin à une statue représentant son père. Mouais.

Enfin, Jimmy est emmené par un Edgar dans un club « top-secret » pour les grands de ce monde. Mouais, bis. Ce n’est pas excellent comme dernière journée de célibataire, mais c’était marrant de voir les scénaristes partir dans un nouveau délire ridicule. J’imagine qu’il y a surtout une parodie de film qui se cache derrière tout ça, mais je suis passé à côté.

Lindsay a organisé une journée… vide pour le plus grand plaisir de Gretchen. Le seul problème, c’est que la mère de cette dernière ne l’entend pas de cette oreille et veut passer la journée avec sa fille, aussi insupportable soit-elle. Elle juge tout ce qu’elle voit, à commencer par Lindsay – il y a de quoi faire en même temps.

La mère fait de l’ingérence cela dit, et elle veut gérer les plans de table tout en avouant à Gretchen qu’elle sait bien qu’elle se marie à Jimmy, mais qu’elle s’en fiche pas mal parce qu’elle est sa fille. Et qu’elle est habituée de la voir faire des erreurs. Bon, Gretchen se fait alors plaisir à lui avouer tout ce qu’elle a sur la conscience, mais sa mère parfaite – en apparence – lui révèle qu’elle savait déjà tout.

Et elle refuse aussi de reconnaître la dépression de Gretchen, parce que pourquoi pas, au point où on en est… Sans trop de surprise, cela mène à une mère de Gretchen qui s’avère elle aussi dépressive, mais qui se le cache et ne supporte pas de voir sa fille se rendre la vie difficile. Elle la traite ensuite comme un chien, en lui expliquant que si elle continue de dire ce genre de choses, alors elle fera fuir tout le monde.

Avant de partir, la mère a quand même un joli discours d’acceptation, expliquant à Gretchen pourquoi elle en veut toujours plus pour elle que ce que Gretchen voudrait. Tout ça prépare le terrain pour le dernier épisode, j’imagine, mais ce n’était pas brillant.

De son côté, Lindsay rentre chez elle pour tomber sur son clone… c’est-à-dire Paul, excédé par Becca. Celle-ci fait tout pour gâcher sa grossesse, histoire d’extorquer encore plus d’argent à son ex-beau-frère et père de son futur enfant. Tout ça mène à des blagues sur les négociations autour du bébé, avec Becca et Vernon bluffant en avouant qu’ils sont prêts à le garder – ben voyons – forçant Paul à prétendre qu’il est prêt à ne plus être papa.

Bref, les scénaristes s’amusent, mais à un épisode de la fin, ça n’a rien d’exceptionnel de voir Lindsay s’occuper de son ex-mari comme ça. Ce n’était pas vraiment nécessaire de les remettre ensemble, je ne sais vraiment pas pourquoi ils en sont arrivés à se dire que c’était une idée chouette de les revoir flirter ensemble avant la fin de la série. Cela fait cinq saisons qu’on sait qu’ils ne sont pas faits pour être ensemble. Ils finissent donc au téléphone ensemble, avec Lindsay allongée sur son lit et Paul allongé… par terre dans le couloir devant sa porte. OK.

Cependant, le plus important en fin d’épisode est que Gretchen finit par révéler à Jimmy, qui le reconnaît enfin pour ce qu’il est, qu’il ne devrait pas se marier le lendemain. Il a tout prévu, en fait, pour permettre à Jimmy de s’enfuir aussi loin que possible et ne pas assister au mariage. C’est probablement un ultime test de la part d’Edgar, mais il a bien raison de dire que l’amour ne suffit pas pour le mariage. Oui, ils s’aiment, mais ils risquent surtout de se faire du mal plutôt que du bien.

Jimmy vire donc Edgar de sa vie, refusant de le voir après ces ultimes révélations sur le fond de sa pensée, ce qui ne peut pas être une bonne idée mais est assez logique pour le coup, alors que Gretchen se blesse en marchant pieds nus dans un verre qu’elle a brisé elle-même et qui représente les débris de sa vie accepté par Jimmy. Oui, bon, la métaphore est claire : ils se blessent déjà à vouloir se marier.

La suite et fin (ENFIN) au prochain épisode écoutez.

Saison 5

Performance de la semaine #28

Salut les sériephiles,

Si ce changement d’heure me met complétement dedans parce qu’il est déjà midi alors que ma matinée vient juste de commencer, ce ne peut pas être le sujet de l’article aujourd’hui. Après tout, on est dimanche et on a nos petites habitudes sur le blog le dimanche, pas vrai ? En plus, pour la performance de la semaine, je n’ai pas eu à chercher loin. Je savais déjà dimanche dernier à qui j’aurais envie de la donner aujourd’hui, mais il restait à voir l’épisode pour confirmer mon intuition. C’est chose faite depuis hier soir, et l’actrice qui mérite vraiment d’être mise en avant dans cet article est… Camilla Luddington.

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Voir aussi : Les autres performances de la semaine

Qui donc ? Jo Wilson de Grey’s Anatomy bien évidemment. J’ai toujours bien aimé le personnage, mais cette fois-ci, l’épisode de la semaine l’a vraiment mise en avant. Je ne suis pas le seul à l’avoir adorée : sur TVtime, elle culmine à 95% des votes de personnages préférés de l’épisode cette semaine. Pas étonnant, car elle était clairement au centre de tout cette semaine. Il était temps !

Cette semaine, nous en avons enfin appris plus sur le passé de Jo, après six saisons à tourner autour de ses origines incertaines et des problèmes de son passé tumultueux. Depuis l’an dernier, les scénaristes font vraiment du bon boulot avec elle : on sait à peu près tout ce qu’il y a à savoir du personnage à présent. À la rigueur, ils pourront ajouter peut-être un épisode sur son passé avec Lincoln, mais une fois que ce sera fait, il ne restera plus grand-chose à explorer – à part un futur désir de maternité qui devrait réapparaître un jour ou l’autre.

Résultat de recherche d'images pour "jo wilson"Oui, parce que le problème avec Jo, c’est quand même que ses intrigues sont toujours traitées après toutes les autres. Elle a voulu se marier avec Alex pendant, quoi ? Quatre saisons ? Et elle veut des enfants avec depuis tout autant de temps, mais ils ne s’y mettent jamais. Ce désir-là a été réprimé au profit d’autres intrigues – et pour laisser le temps à l’actrice d’accoucher aussi. Moi, ça m’a surtout laissé le temps de hurler de frustration, parce que j’aime bien son personnage (oui, malgré les critiques et ses pleurs constants !), mais qu’est-ce que c’était frustrant de la voir faire du surplace pendant tant de temps !

En tout cas, avec l’épisode de cette semaine, Camilla Luddington a clairement donné tout ce qu’elle avait à donner du côté des émotions. C’était extrêmement prenant de la voir apprendre ses origines – même s’il s’agissait d’origines hyper prévisibles. Je n’ai jamais imaginé autre chose pour ce personnage, surtout dans une série de Shonda Rhimes. En parallèle, son intrigue dans l’hôpital était tout aussi touchante, puisqu’elle tournait autour de la même thématique. L’épisode réussissait parfaitement à être un message de prévention nécessaire et un excellent approfondissement d’un personnage que j’aime beaucoup.

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Même si ça signifie encore plus de larmes…

En revanche, c’est dingue de me dire qu’elle n’est arrivée qu’en saison 9 et qu’elle n’a jamais eu l’occasion de croiser Lexie, par exemple, même si elle a été castée en grande partie pour compenser la perte de Lexie dans la série. Et avant son arrivée dans le premier épisode de la saison 9, Camilla Luddington avait eu l’occasion de se démarquer avec Californication dans laquelle elle a joué une dizaine d’épisodes – que je ne crois pas avoir vu – et avec True Blood pour six épisodes… où son rôle de Claudette (pour de vrai, si si) ne m’avait pas du tout marqué plus que ça. Faut dire qu’elle était noyée dans une masse de fées la pauvre, et que toutes portaient sensiblement le même prénom. Que voulez-vous que j’y fasse ? Elle était faite pour être oubliée.

Heureusement, avec le rôle de Jo Wilson, on se souviendra tous d’elle désormais, autant comme une pleureuse que comme le personnage apportant souvent la petite note d’humour nécessaire.

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Notons qu’elle est aussi la voix officielle de Tomb Raider dans les jeux vidéos depuis quelques années… ce qui prouve qu’elle est capable de gérer des rôles diamétralement opposés. Espérons que ça ne lui donne pas envie de quitter trop vite la série médicale !

Supergirl – S04E16

Épisode 16 – The House of L – 06/20
Comme quoi toutes les origin stories ne se valent pas et ne sont pas gages de qualité. Heureusement qu’il y avait la musique dans cet épisode pour maintenir mon intérêt : cette saison m’a complétement perdu avec un épisode tiré par les cheveux. Rien n’allait et ce n’est pas étonnant que ce soit donc centré sur un chauve, parce qu’il est difficile d’avoir encore des cheveux après tout ça. Je cherche encore la cohérence de cet épisode par rapport au reste de la série, c’est parti en vrille sans prévenir, et ça n’était pas glorieux du tout…

> Saison 4


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And I’m going to need a lot of alibis.

What the fuck ? Ce début d’épisode était digne d’un rêve de Nia, pas vrai ? Les effets spéciaux étaient sacrément mauvais en tout cas. Supergirl a donc suivi l’hélicoptère de Lex Luthor jusqu’à Métropolis où elle décide de l’attaquer sur le toit du Daily Planet. C’est le moment pour elle de découvrir que Lex a des pouvoirs, qu’il est bien fort et qu’il peut la mettre à terre, avant de l’attaquer à coups de globe terrestre. Cette introduction n’avait pas trop de sens. Malheureusement, ce n’était que le début d’un épisode qui part en vrille tout seul et ne parvient pas à faire les liens qu’il essaye de faire.

En effet, l’idée est de proposer un épisode sur les origines de Lex Luthor. Là où le bat blesse, c’est précisément que c’est le genre d’épisode qui montre que la série essaye de gérer avec plus gros qu’elle : l’histoire complexe de DC. Et surtout, l’histoire complexe et jamais vraiment racontée du Superman de cette série. C’est bien d’avoir une série où Supergirl s’établit dans un monde déjà habitué à Superman, mais ce n’est pas bien d’avoir choisi comme méchant de l’année un personnage qui s’est opposé à lui et se révèle avoir trop de liens avec le casting de la série.

Ainsi, trois ans plus tôt, James et Lena se retrouvent, alors même qu’ils ne se connaissaient pas à l’époque, témoins du procès de Lex. Ils l’accusent tous les deux alors que Lex, qui est son propre avocat, accuse Superman d’être coupable de tout ce qui lui arrive. Il fait alors tuer la juge, les avocats contre lui, les jurys… mais pas les témoins. Après tout ça, le minimum serait quand même que James et Lena se parlent non ? Ou simplement qu’ils en parlent à un moment dans la série ? Je sais pas, c’est quand même un brin traumatisant de survivre à ce genre d’attentat, et ça leur fait un énorme point commun.

Bref, il y a à peu près zéro cohérence à ajouter cette scène dans le passé des personnages. Au point où ils en sont, les scénaristes s’amusent donc à ajouter Eve dans le public acclamant Lex Luthor à la sortie de son procès, parce que oui, pourquoi pas lui donner une foule en délire malgré un énorme attentat dont on ne sait rien dans l’épisode précédent, et un autre en début de celui-ci.

Eve Tessmacher se retrouve donc embarquée en prison, par l’autre méchant de la saison revenu à la vie en fin d’épisode précédent, où elle rend visite à Lex. C’est là qu’elle se fait conseiller d’être embauchée comme assistante de Cat Grant, parce que Lex veut surveiller les activités de James, qu’il n’aime pas beaucoup. Mais… ? What the fuck ?

Six mois plus tôt, on voit donc que Lex s’est arrangé une vie bien agréable en prison. L’argent, ça fait des miracles, y compris sur les dirigeants de prison. Il est enfin temps d’en revenir à l’intrigue de la Supergirl russe, et bien sûr, c’est lié à Lex : il reçoit un appel qui l’informe de son existence et de son amnésie. Aussitôt, il se débrouille pour sortir de prison, parce qu’il a ce qu’il faut pour ça, grâce à un petit chantage. Il se retrouve rapidement en Russie à rencontrer la Kara russe…… Vous le sentez mon scepticisme sur cette intrigue, une fois de plus ?

S’il a le pouvoir de sortir de prison comme bon lui semble, en se faisant remplacer en plus par un hologramme, à quoi bon faire genre d’être prisonnier pendant des mois ? À quoi bon avoir été prisonnier ? Qu’est-ce que c’est que ce personnage caricatural qui fait des échecs et mat super facilement face à plusieurs adversaires et au même moment ? Comme si c’était possible avec un jeu aussi complexe que les échecs !

On repart alors trois mois en arrière, et on est donc neuf mois avant le présent lorsqu’on retrouve la Kara russe qui n’a aucun souvenir de qui elle est. L’armée voit bien qu’elle ressemble à Supergirl, mais elle ne se pose pas plus de question que ça sur cette Supergirl russe qui répète en boucle « Alex ». Bon, comme j’ai eu la chance de voir cet épisode sur une chaîne qui n’hésitait pas à mettre de la pub par-dessus les sous-titres traduisant le russe, j’ai pu rater une information, mais j’en doute forcément.

Le temps passe rapidement grâce à un petit montage qui nous apprend que l’armée russe s’est débrouillée pour tout réapprendre à cette Kara amnésique. Quand ils ont découvert ses pouvoirs et été sûrs qu’elle était une copie de Supergirl, ils ont donc fait appel à Lex.

Avant son arrivée, elle a toutefois fait des siennes en entendant une petite fille appeler à l’aide. Elle s’est précipitée à sa rescousse, pour mieux rencontrer Lex… qui accepte de se faire appeler Alex, le seul nom que Karusse (ça le fait comme surnom ?) connaisse. MOUAIS. Cela pourrait passer, mais c’est du grand n’importe quoi, et puis bonjour la chronologie avec Eve qui est là aussi.

Bon, bref, on découvre ensuite que Karusse connaît un tout petit peu l’anglais, alors qu’on vient de la voir chercher dans un dico bilingue russe-anglais la signification des cris qu’elle entendait, et elle se fait complétement manipuler par Lex qui… lui donne des biscuits en chocolat ? Mais ? Vraiment ? Je vous jure, ils sont en train de me perdre complétement avec cet épisode.

Eve explique ensuite à Lex que ce double a été créé grâce à l’Harun-El, aujourd’hui en possession de Lena. D’accord, mais si elle est assistante de Lena, à quel moment exactement elle s’est retrouvée en Russie ? Et avec quel argent ?

En tout cas, Lex retourne ensuite en prison, dont il s’échappe régulièrement grâce à un chantage facile sur la mère du dirigeant de la prison et un hologramme qui lui assure d’avoir un alibi. C’est n’importe quoi, mais ce n’est toujours pas fini : il éduque à son tour la Supergirl russe en lui faisant livrer plein de livres, dont Gatsby. Evidemment, elle l’adore pour les mauvaises raisons, et ça énerve Lex qui veut en faire son petit soldat.

Il y parvient facilement grâce à des allers-retours pour jouer aux échecs avec elle, mais aussi pour lui faire croire que les américains sont méchants, pour lui mettre des implants suite à une attaque à la kryptonite et pour lui présenter son passé sur Krypton. À ce stade de l’épisode, j’ai franchement hésité à tout arrêter.

En effet, on se retrouve quatre mois plus tôt à National City où Karusse et Lex Luthor se retrouvent grimés pour que la super-héroïne découvre à quel point les américains sont pas beaux pas gentils. Surtout les gros porcs dans les hôtels de riches où elle est une serveuse se nommant Linda Lee. C’est caricatural comme jamais, j’ai trouvé ça naze comme scène.

On empire encore la situation en nous montrant ensuite que Lex a emmené Karusse chez Kara parce que c’est Supergirl et parce qu’il le sait bien sûr. WHAT. THE. FUCK ? Peut-on faire pire et encore moins crédible ? Apparemment oui. Kara était donc en vacances à Smallville il y a quatre mois – HEIN ??? – et Karusse tombe donc sur Alex dans l’appartement de Kara. Alex ne capte apparemment pas l’accent russe de sa « sœur » et se laisse embrouiller rapidement. Karusse en profite même pour voler et lire le journal intime de Kara, qu’elle n’a pas pris en vacances parce que euh ? On ne saura pas ?

C’est mauvais, mais ce n’est pas terminé. Karuss reste plusieurs jours dans la vie de Kara, et elle finit par rencontrer Lena. Heureusement, Eve veille au grain et ne grille pas sa couverture, même si l’accent russe devrait suffire. Malgré tout, Lex comprend que son petit soldat est en train de lui échapper, surtout maintenant qu’elle sait que Kara a une Alex elle aussi.

Il fait donc tuer Mikhail, le petit garçon dont elle a entendu les cris des mois plus tôt et avec qui elle était ami. C’est suffisant pour qu’elle pète un câble – ne sachant pas que Mikhail a survécu grâce à l’aide d’Otis qui s’est attaché à lui. Dans son énervement, Supergirl russe manque de peu de compromettre tout le travail de Lex et il l’abandonne, dans l’espoir de la faire changer d’avis, probablement. On en arrive alors trois mois plus tôt, quand la Supergirl russe s’est mise à saigner du nez et a eu besoin de l’Harun-El pour survivre. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Lex, richissime, décide de se rendre malade et de risquer sa vie pour récupérer le sérum de Lena. Alors qu’il bosse avec son assistante en permanence. C’est RIDICULE, l’espionnage industriel suffirait, non ? Notons aussi le costume dégueulasse de Lex Luthor, pour lui, comme pour sa Kara russe, qui porte fièrement les symboles du communisme. C’est bien beau de reprendre des intrigues des comics, mais faudrait voir à adapter le matériel, hein, le communisme et la Russie, en 2019, bof.

Cinq semaines plus tôt, Lena est donc tombée sur un hologramme de son frère dans son bureau. C’est là qu’ils ont commencé à bosser ensemble, et ça n’a aucun sens comme le reste de cet épisode. Bon, allez, ça en a un peu plus, je reconnais, mais c’est naze. S’ils avaient l’intention de présenter cette intrigue depuis le début, pourquoi ne pas l’avoir présenté en cours de saison ? Tout semble sorti de nulle part dans cet épisode, et rien n’est cohérent dans l’ensemble.

La toute fin accélère le rythme, encore un peu plus : Lex est donc en liberté, et il en profite pour remettre sur pied la Kara russe, dans l’espoir qu’elle prenne la place de Kara un jour. Supergirl revient à l’hôpital pour prévenir Alex et James de l’évasion de Luthor, et Karusse vole dans le ciel de National City.

Et c’est enfin fini. Non, vraiment, cet épisode, c’était n’importe quoi du début à la fin : rien n’avait de sens, rien n’était cohérent. Même pour du CW, même pour cette série, c’était mauvais car mal écrit. Franchement, cette histoire ne tenait pas debout à de multiples occasions. Après, malgré tout le mal que je pense de cet épisode, chapeau bas à Melissa Benoist qui fait un travail à peu près potable avec un script très mal écrit. L’accent russe schématique, les mimiques et jeux de regard un peu différent, c’était efficace… mais ça ne sauve pas l’écriture bâclée, malheureusement.

En plus, ça aurait pu être bien si tout ça avait été présenté au fur et à mesure de la saison. Autant pour Lockwood, l’épisode des origines était bien fichu, autant là, ça ne marchait pas du tout…

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