Pourquoi The 100 foire-t-elle sa dernière saison ?

Salut les sériephiles,

Toujours plus tard ! En toute logique, je voulais voir l’épisode de mi-saison de The 100 avant d’écrire et publier cet article, mais je n’ai pas pu me mettre devant avant ce soir, et il était tellement compacte et complexe que je me retrouve à publier mon article du jour pour le lendemain dis donc. Ca m’apprendra à penser que j’ai du temps quand je suis en vacances – mais je ne le suis pas officiellement avant demain soir, c’est tout le problème !

The 100 saison 7 : le trailer officiel est en ligne ! - Mediacritik

Alors pourquoi la série que j’adore est-elle en train de foirer sa dernière saison ? Avant de me lancer dans un petit listing de ce qui ne va pas, je tiens à préciser que la saison reste très solide et agréable à regarder… C’est juste que c’est moins bien que d’habitude, et tous les fans s’accordent à le dire. Evidemment, il y a des spoilers sur les huit premiers épisodes de la saison, donc à vos risques et périls !

Voir aussi : Les critiques de la saison 7

1) Bellamy

belarke | TumblrLa raison numéro 1 est la plus évidente, je sais, mais Bellamy n’est plus. Alors, on tente de nous faire croire qu’il est mort comme une merde à cause d’une explosion, ce que personne ne peut croire à ce stade de la série, hormis les personnages. En fait, l’acteur a voulu avoir plus de temps libre cette année (pour organiser son mariage ?) et a donc demandé à ce que son personnage soit moins présent. J’ai les nerfs : franchement, après six ans, qu’est-ce qu’une septième et dernière année à faire ton job pour conclure tout ça comme il faut.

Concrètement, il y a fort à parier que l’intrigue a dû être revue à la va-vite pour faire face à sa demande, et ça se sent sur certaines scènes. Quant à Bellamy, en huit épisodes, il a dû nous faire trois ou quatre scènes, et son absence est hyper pesante sur la saison, comme l’était celle d’Octavia l’an dernier. L’air de rien, ça nous montre aussi l’importance des personnages, ça. Puis, je préférais qu’on nous dise qu’il est enlevé comme Diyoza plutôt que « mort ». Zéro crédibilité, ou alors, c’était la mort la plus naze de l’histoire de la TV.

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2) Où sont les couples ?

C’est débile comme raison, je sais, mais soyons honnêtes, une bonne partie de la force de la série réside dans ses ships et ses couples. De la même manière que la mort de Lexa avait été une vraie catastrophe à l’époque pour l’équilibre de la série, là, tout ça manque clairement d’amour pour que l’on s’investisse à fond. En fait, on n’a eu que du Memori cette saison et c’est loin d’être le ship favori des fans – en plus, on nous dégage vite la perspective d’un ship Murphy/Raven…

Zéro Bellarke, même pas de Becho, Miller qui quitte Jackson sans un au revoir et… Madi qui flirte avec un préado ? HUM. Bon, certes, il reste le ship improbable Diyoza/Octavia et l’étrange tension sortie de nulle part entre Clarke et Gaia, mais ce fut maigre, surtout que la série s’épargne les possibles triangles ou tensions amoureuses.

Quant à Emori et Murphy, le seul couple solide encore vraiment à l’écran, il passe un tiers de leur temps à devoir jouer les frères et sœurs, franchement.

Voir aussi : Pourquoi Lexa manque-t-elle à The 100 ?

3) C’est… Compliqué

the 100 season 7 trailer | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirPour le coup, c’est la raison de cet article qui me dérange le moins, vraiment. J’adore les histoires compliquées, les voyages dans le temps, les chronologies qui nous demandent de nous investir à fond pour tout comprendre… Là-dessus, je suis servi ! Par contre, c’est vrai que la série s’est énormément complexifiée et que je ne suis pas encore tout à fait sûr, à la mi-saison !, d’en saisir l’intérêt pour conclure cette histoire. Bon, du côté de Bardo, c’est réglé, mais Sanctum… C’était vraiment obligatoire ?

Et puis, le problème, c’est que si j’aime bien ce type d’intrigues compliquées, c’est généralement un truc qui rebute la majorité du grand public… La série est à la base une série pour ado, tout de même, et même si elle n’a jamais été timide en géopolitique, là, on sort quand même du cadre de ses habitudes.

hope diyoza | Tumblr

4) T’es qui toi ?

Force est de constater qu’on a un gros souci avec cette saison, qu’on aurait dû voir venir dès le cliffhanger l’an dernier : la série se concentre sur des tas de nouveaux personnages qu’on ne connaît quasiment pas, ce qui fait que l’on rame vraiment à s’attacher à eux. Alors, certes, on a Hope qui est un personnage que l’on peut aimer parce qu’on a passé pas mal de temps avec elle et qu’elle est très liées à nos héros… mais les enfants de Gabriel, les disciples, les troupes d’Eligius ou les fidèles des Premiers, franchement !

Les trois quarts du temps, on n’arrive plus à distinguer qui est qui, qui est de quel groupe ou quel est l’histoire exacte de chaque personnage. Pourtant, je suis vraiment fan de la série et j’ai écrit des pages et des pages dessus, on ne peut pas dire que je n’ai pas suivi attentivement la saison 6 et tout ce qui mène à ça… mais là, ils font le choix étonnant de mettre sur le devant de la scène de nouveaux personnages, et ça se fait au détriment des anciens qui, à l’image de Bellamy, ne sont plus tellement présents. Et ça, c’est pas terrible pour accrocher les fans et donner le sentiment qu’on arrive à la fin de la série.

Difficile de ne pas insister lourdement sur ce quatrième point avec l’épisode d’aujourd’hui, qui nous introduit un possible spin-off au détriment total des personnages habituels, avec un backdoor pilot…

Voir aussi : Ce que c’est qu’un (back door) pilot

5) L’intrigue avant les personnages

jordan green | Tumblr
On ne sait toujours rien du personnage de Jordan, finalement, un grand gâchis… Et Madi, bon, la déception aussi !

La vraie raison de ce qui fait que cette saison est en train de se prendre sévèrement les pieds dans le tapis par rapport à d’habitude, c’est que les scénaristes semblent avoir voulu condenser toutes les idées qu’ils avaient sur les seize derniers épisodes, en en peaufinant certains plus que d’autres. Difficile de ne pas voir que le spin-off a été vraiment pensé à fond du côté de l’écriture par exemple, quand l’épisode à Nakara n’était pas exceptionnel, lui…

Ce n’est pas forcément une mauvaise chose d’avoir plein d’idées à exploiter… mais ça le devient quand ça se fait en oubliant ce qui fait la force de la série : ses personnages et leur évolution. Ainsi, les nouveaux personnages sont, à l’exception d’Hope et, à la rigueur, Callie, très, très peu développés, ce qui fait qu’on ne s’attache pas à eux. Et comme en plus, ils ne sont pas en couple, il n’y a même pas les traditionnels ships pour faire genre… Oui, je réunis toutes mes raisons ici, et alors ?

Les anciens personnages ? Ils sont maltraités. Pas par leur scénario, on est là pour ça, ça fait six saisons qu’ils sont maltraités par la vie. Non, là, ils le sont par les scénaristes qui font des demi-tours incompréhensibles sur certains personnages (Jackson, notamment, que la mort d’Abby change du tout au tout, ou Madi, qui est devenue une adolescente insipide alors qu’elle ne l’avait jamais été ??) ou jettent à la poubelle tout ce qui avait été fait avant…

Raven Mourns Her Actions - The 100 Season 7 Episode 4 - TV Fanatic

Là-dessus, l’exemple le plus flagrant est Raven : six saisons à ne tuer personne et être une sorte de boussole morale pour tout le monde, deux épisodes pour qu’elle devienne meurtrière et soit OK avec ça. C’est un peu juste et ça n’a pas grand-intérêt scénaristique. Ca l’aurait eu si c’était développé au cours d’un arc un peu plus complet de cinq épisodes (comme on avait eu quand elle avait voulu rejoindre la City of Lights), mais là en deux épisodes, c’est juste du gâchis. Nous, on peut oublier leurs visages.

J’attends de voir ce que donnera Emori, mais j’ai le même sentiment avec elle : c’était chouette de la voir prendre goût au pouvoir, mais c’est très loin du personnage et ça n’a apparemment pas vocation à durer vu le cliffhanger de la semaine dernière.

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Le problème de la saison en un gif : ça mène partout, donc absolument nulle part.

Bref, finalement, ce qui fait que cette saison laisse un tel goût d’inachevé et d’échec, c’est juste que les scénaristes ont eu les yeux plus gros que le ventre et qu’ils en ont oublié le cœur de la série, à savoir les personnages. Il reste huit épisodes pour rattraper le coup, mais vraiment, ce début de saison n’est pas convaincant par rapport à la qualité globale de la série. C’est toujours un excellent divertissement (pour ceux qui ne finissent pas avec la migraine, en tout cas), mais ce n’est plus tout à fait l’excellente The 100 !

ae: octavia blake | Tumblr
Y a du potentiel parfois, mais il n’est jamais exploité !

Voir aussi : Ce que c’est qu’un spin-off

Je refuse de parler de saison de trop… je pense que c’est surtout que ça manque d’une saison 8. Ils ont voulu trop en raconter (d’où le spin-off d’ailleurs) et se sont perdus en route. À eux de retrouver le chemin de la maison d’ici la fin de la série…

 

The 100 – S07E08

Épisode 8 – Anaconda – 19/20
Est-ce que j’ai vraiment envie que le spin-off de la série soit commandé pour l’an prochain ? La réponse était oui avant même de voir cet épisode qui en est le « back-door pilot », à savoir un épisode-test au sein de la série d’origine. C’est conceptuel, mais ça marche vraiment bien et explore à merveille les origines manquantes de la série, et de la saison. Par contre, on est officiellement à la mi-saison et ça soulève encore plus de questions, je ne vois pas comment ils peuvent faire le tour de tout ce qu’il y a à explorer là.

> Saison 7


Spoilers

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That’s a very long story.

L’épisode commence étrangement par le générique (assez logique, vu son écriture, finalement), avant de reprendre directement où on s’était arrêté : Bellamy est mort… C’est donc Miller qui reprend le contrôle de la situation en premier, alors que Raven et Clarke encaissent le choc. Nous, on a eu une semaine pour digérer la scène, mais Clarke finit par reprendre du poil de la bête bien plus rapidement que nous pour donner des ordres comme il se doit. Bill débarque alors, accompagné d’Anders. Clarke lui fait confiance lorsqu’il demande à rester seul avec eux, parce qu’elle le reconnaît.

Oui, oui, elle le reconnaît : elle a eu la Flamme, c’est plutôt logique qu’elle sache reconnaître le créateur du bunker des saisons 4 et 5. Et on nous apprend au passage que Bill est capable de parler le Trigedaslang, ce qui est tout de même hautement improbable puisqu’il était censé s’agir de la langue de Trikru avec qui il n’a aucun rapport… A moins que ? Oui, il y a encore tant à faire du côté de la mythologie de la série, et c’est exactement à ça que va servir cet épisode dont la critique s’avère déjà interminable.

Bill comprend que la vie a continué sur Terre et il insiste pour appeler Clarke « la clé ». Comme tout le monde, j’ai levé les yeux au ciel quand on nous a dit la semaine dernière qu’elle était l’élue… Je suis en revanche carrément convaincu par l’explication fournie aussi : la clé, c’est en fait la manière dont il appelle la flamme. Et d’un coup, ça change tout, parce que la flamme, elle est détruite, or c’est clairement le but recherché par Bill. Reste à comprendre pourquoi.

En attendant, Clarke révèle à ses amis qu’il a brûlé Becca sur le bûcher précisément parce qu’il pensait que Becca était folle de dire qu’une intelligence artificielle pouvait être capable de fusionner avec un être humain, ce qui est bon signe car ça veut dire que je ne suis pas trop à côté de la plaque dans mes souvenirs. Bill, lui, espère désormais tout l’inverse pour que Clarke soit sa fille, Calliope, grâce à la Clé… et on part alors dans un flashback. Il ne manquait plus que ça, ma foi.

La série reprend sur une époque bien lointaine d’elle, mais si proche de nous, avec deux jeunes filles qui regardent la télévision où l’on parle de Becca Franko, ce qui intéresse l’une des deux qui regarde ça avec passion. Sa copine ne l’entend pas de cette oreille et fait couper le son de la télévision pour parler avec elle. Il est assez évident qu’elles parlent de Second Dawn, mais Lucy, la copine, a un t-shirt au logo de Trikru. On apprend alors qu’elles font toutes les deux parties d’un mouvement de protestation qui s’appelle ainsi. HUMPH. Je sais que la série nous propose là un épisode qui nous introduit son futur spin-off (pour l’instant uniquement en projet), mais ça me fait un peu tiquer de savoir que l’origine de Trikru daterait d’avant même l’apocalypse quand on nous avait suggéré que c’était apparu après coup…

Les deux filles reçoivent alors de la visite, les forçant à planquer la drogue qu’elles ont chez elle. Je les imaginais dans une chambre universitaire, il n’en est rien : elles sont en fait dans la maison – pardon, la villa – de la mère d’une des deux, qui sera clairement l’héroïne de l’épisode.

Si l’épisode est sympathique, il a le problème que je suis complètement à côté de la plaque pour la critique. Forcément, à ne pas connaître les personnages, on ne comprend rien à ce qu’il se passe. Et puis, c’est bien, ils ont des prénoms qu’on ne peut pas orthographier facilement… La fille descend ainsi dans le salon où un hologramme l’attend. Il s’agit d’un membre de Second Dawn, mais aussi son frère, Reese. Ils sont interrompus dans leur conversation d’adolescents par leur père, Bill. Ben oui, il est révélé que la fille est bien Calliope, la fille de Bill. Jusque-là, je m’y attendais.

Le problème, c’est qu’elle ne s’entend pas avec son père, qui est toujours à la tête de sa secte – même s’il explique à Clarke qu’ils n’étaient pas une secte – qu’elle a quitté avec sa mère. La série nous expose tout ça bien rapidement, de même qu’il apparaît rapidement évidemment que Callie est une fille assez intelligente qui a abandonné ses études pour rejoindre un mouvement de protestation nommé Trikru. Ma foi.

Ils sont à nouveau interrompus et Bill demande alors à parler à la mère de Callie, qui s’appelle Gemma, histoire d’évacuer les problèmes de prénom tout de suite. Bill lui balance « Anaconda », lui dit qu’elles ont 20 minutes et que les hélicoptères seront chez elles dans cinq minutes. La panique s’empare de la mère alors qu’on entend des alarmes anti-missiles résonner et que l’on comprend assez vite vers quoi on se dirige : l’apocalypse.

La mère est convaincue de ce qu’il se passe, mais Calliope ne veut pas quitter Lucy, la copine, qui n’est toutefois pas de Second Dawn. Elle n’a donc pas son ticket d’entrée dans le bunker, ce qui est un problème : elle sera refusée quoiqu’il arrive, elle ne peut pas faire partie de la mission de sauvetage envoyé par Bill. La mère nous endort donc bien vite Lucy, puis prend l’hélicoptère avec sa fille, nous révélant que oui, les missiles sont bien lancés dans l’air. Wow. On repart loin dans les origines de la série, là.

Tout ça finit par nous mener au bunker, le fameux oui. Il y a toutefois un homme qui veut faire demi-tour : il s’appelle August et est dégoûté parce qu’il est niveau 12, contrairement à sa copine. En gros, elle est laissée pour morte et pas lui. Sympa cette secte qui n’est pas une secte et qui voit déjà des hommes vouloir la quitter. On l’en empêche de justesse, alors que le missile finit par effectivement arriver et exploser toute la ville sur son passage. Adieu Washington, bonjour Polis.

Sans trop de surprise, on en arrive alors à la révélation que Calliope parle Trigedaslang, alors que Bill s’intéresse à l’anomalie. La première partie n’est pas une surprise car c’était dit en début d’épisode : Callie est celle qui a inventé cette langue quand elle était enfant. PARDON ? Je suis absolument dégoûté. Trikru passe encore, mais franchement, ils ont utilisé un linguiste pour créer le Trigedaslang en s’appuyant sur des évolutions logiques de la langue anglaise et des variations phonétiques crédibles pour… en faire un langage inventé par une gamine ?? C’est beaucoup trop complexe pour une enfant, aussi intelligente soit-elle. Et c’est beaucoup moins classe que l’effet voulu à l’origine de la série, à savoir une dégradation de la langue anglaise.

Allez, on va laisse se reposer l’universitaire révolté en moi et reprendre la critique, mais vraiment, cette partie était une déception. Revenons à la deuxième partie de ma phrase, à savoir que Bill s’intéresse à l’anomalie dont il a justement la Pierre dans son bureau – vous savez, celui qu’Octavia occupait ? Cela confirme donc la théorie de Gabriel, ce qui était déjà suggéré plus tôt. Bref, Bill nous a dégoté la pierre de l’anomalie au Machu Picchu et l’a ramenée dans son bureau parce qu’il était riche. Cela ne nous dit pas (encore ?) d’où vient cette porte franchement.

Il montre alors une photo du Machu Picchu à sa famille – Reese, Callie et Gemma sont donc là -, photo sur laquelle il y a sept points sur le mur, ce qui correspond aux coordonnées pour se déplacer dans l’espace selon lui. Il est ainsi persuadé d’avoir les moyens de se téléporter ailleurs, parce que c’est logique d’immédiatement penser aux sept chevrons de la porte des étoiles apparemment… Pas de bol, ça ne fonctionne pas comme il l’espérait et il ne se passe rien. Cela divise une nouvelle fois la famille, ce que la mère refuse catégoriquement : ils ne peuvent pas se permettre de se montrer désuni.

Ah, ça nous rappelle bien des choses, ça. Ils sont un peu plus de 1000 dans le bunker, mais il n’y a que 92% des niveaux 12 qui ont réussi à entrer à temps (ouais, c’est super précis comme compte vu la panique que c’était). Callie refuse de rester écouter toutes ces considérations : il reste 8% de place pour les autres, c’est bien assez pour tenter de sauver d’autres gens.

En essayant alors de sortir du bunker, elle tombe sur l’homme qui voulait sortir de là, August, qui a assommé un garde, Tristan. Ce dernier a toujours pour but de retrouver sa petite amie coûte que coûte. C’est notre futur Murphy, je crois… Il pense devoir menacer Callie pour obtenir son aide, mais en fait non, pas besoin : elle est déjà OK pour l’aider, puisqu’ils ont le même plan.

Ils découvrent alors qu’ils sont des Trikru tous les deux, apparemment des membres d’un culte à l’intérieur de la secte. Tout s’explique progressivement, on va dire. Le problème, c’est que Tristan se réveille et veut mettre fin à leurs actions, ce qu’August refuse catégoriquement.

Quelqu’un demande alors à rentrer dans le bunker, depuis l’extérieur, s’évertuant à donner des coups de poing sur la porte. Le frère de Callie n’aime pas beaucoup l’idée quand il débarque et voit sa sœur prête à venir en aide à cette inconnue frappant à la porte pour survivre. Ben oui, ce n’est pas une niveau 12, sinon elle aurait la clé du bunker… OK, sympa dis !

Alors que Reese fait virer August de là, Callie est super énervée de découvrir que son frère est un connard qui laisse des gens mourir, quand nous, on sait très bien la suite : Callie réussira à s’enfuir, de toute manière. Elle tente de convaincre son frère de la suivre, mais ce n’est pas exactement le plan qu’il a en tête.

Deux ans plus tard, les premiers hommes sortent donc enfin du bunker pour faire des recherches, avec à la tête de l’expédition Callie et Reese, réconciliés par magie au cours de ces deux années. Ils sont à peine sortis qu’ils voient débarquer un parachute avec une capsule temporelle. La série repart donc sur une scène de l’épisode 8 de la saison 3 si je ne me plante pas, avec l’arrivée de Becca Franko sur Terre, révélant au passage qu’elle est capable d’y respirer. C’est ce que la mort de Lexa nous avait permis de découvrir…

Cette fois, on va plus loin : Becca est ainsi invitée dans le bunker, puisqu’elle veut apporter son aide aux hommes ayant survécu à l’apocalypse. Malheureusement, le garde avec eux, toujours Tristan, fait alors une attaque, parce qu’il a été exposé aux radiations. C’est un faux problème et surtout une solution de facilité pour que les scénaristes révèlent que Becca débarque avec quelques doses de son sérum anti-radiations. Tristan est vite sauvé, devant Callie qui trouve enfin une solution à son problème de confinement dans un bunker admirant son père comme un dieu.

Un autre problème surgit aussitôt : lorsque le bunker est ouvert et qu’elle s’approche du bureau de Bill, Becca entend un bruit perçant qui la fait saigner du nez – du sang noir, évidemment. Ce qui lui fait mal ? Elle entend l’anomalie venant de la boule des coordonnées… Oh la la, c’est complexe tout ça. Apparemment, ce serait la flamme qui lui donnerait la capacité d’entendre tout ça. Pour calmer les bruits, elle rentre donc d’instinct certaines coordonnées… et nous ouvre aussitôt un portail vers ailleurs. Ce fut rapide. Personne n’en revient, surtout pas Bill qui a tenté pendant des années de réussir à ouvrir ce portail sans y parvenir, ou moi, qui trouve que tout ça va bien vite.

Gemma, la mère qui est aussi médecin, est plus intéressée par le sang noir de Becca, évidemment. Celle-ci explique qu’avant de voyager à travers le portail comme Bill souhaite le faire, il vaut mieux faire quelques calculs et un peu de maths pour savoir de quoi il en retourne. Pendant qu’ils feront ça, elle propose de donner à tout le monde dans le bunker de quoi survivre aux radiations. C’est un joli plan… sauf que Bill refuse d’utiliser de quoi aider son peuple, malgré les vingt suicides récents et les plaintes de sa fille.

Pour Bill, le portail est une réponse à toutes leurs prières et il est hors de question de rester vivre sur Terre… La fin de l’épisode se dessine clairement : Calliope veut rester sur Terre, alors que le reste veut partir vers un autre monde. C’est simple comme bonjour : Trikru restera à Polis, Bill, sa femme et son fils partiront vers un autre monde. Encore faut-il voir comment tout ça se joue, mais à ce stade, j’étais plutôt convaincu par les origines de la série. Dommage de tout boucler en une quarantaine de minutes quand il y avait de quoi faire un double épisode… Après, je suis ravi tout de même : ça m’aurait vraiment emmerdé de perdre deux épisodes de la saison finale avec ce backdoor pilot !

En tout cas, Calliope est bluffée, après vérification, de découvrir que le sérum de Becca fonctionne, en plus, ce qui fait qu’elle veut aussitôt s’associer avec elle. Calliope idéalisait déjà Becca avant l’apocalypse, mais maintenant qu’elles ont le même objectif, Callie veut juste profiter d’elle. Pour se faire, elle lui prouve avant tout son utilité, à savoir son intelligence. Elle a remarqué la cicatrice dans le cou de Becca et elle a aussitôt compris qu’elle avait une intelligence artificielle en elle, intelligence artificielle qui devait altérer, voire augmenter, ses sens pour lui permettre d’entendre chanter la Pierre d’Anomalie (bon, elle appelle ça une Balle de l’Espace, ça a moins la classe).

Becca explique donc qu’elle a bien raison, et qu’elle a renommé cette intelligence « La Flamme », en hommage à Prométhée. Ben tiens, ça faisait longtemps ! Becca révèle tout de même que c’est une punition de porter la Flamme, ce qui est assez cohérent avec le reste de la série : elle s’en veut d’être responsable de la destruction de la Terre… mais se garde bien de l’expliquer à Callie.

Tout ça permet à Becca de comprendre que ce qui permet d’ouvrir de nouveaux portails est finalement le silence de certaines coordonnées : elle en faisait le catalogue et il y en a sept qui ne font aucun bruit selon elle. Elle ouvre un nouveau portail, donc, mais ça transforme cette porte des étoiles en une nouvelle boule d’énergie blanche étrange qui nous absorbe Becca, devant Callie.

Bill choisit ce moment pour arriver… et voir la boule de lumière s’éteindre après avoir recraché Becca. En revenant, Becca parle alors du Jugement dernier et explique à Bill qu’il n’est pas prêt pour ce qui se prépare pour lui. Elle veut toucher à nouveau la boule de coordonnées, mais il s’y oppose fermement, inévitablement. Callie ment aussitôt à son père, disant à son père qu’elle n’a rien vu. Elle endort ainsi sa surveillance pour mieux voler la mallette de Becca contenant le sérum.

Maligne, la petite. Pas comme Becca qui en dit beaucoup trop d’un coup à Bill et pas comme le garde chargé de surveiller Becca – c’est toujours Tristan, parce qu’économie de budget ? En tout cas, ça commence à faire beaucoup pour Tristan : il se fait cette fois assommer par Callie. C’est mon nouveau héros ce type, c’est la troisième fois qu’il est chaos en vingt minutes d’épisodes.

Bref, Callie fait ça pour avoir le temps de parler à Becca : elle lui apprend que Reese a lu son journal de notes et sait tout de la Flamme, alors qu’elle a de son côté transformé un paquet d’enfants, et leurs parents, en « Nightblood » comme elle les appelle. Pourquoi tant de poésie ? On ne saura pas. Sang noir, ça devait pas sonner assez poétique et accrocheur pour les fanatiques du bunker, j’imagine !

La Flamme prend alors son importance : Becca refuse qu’il l’obtienne et veut qu’on lui retire. Elle apprend donc à Callie qu’il y a une manière de retirer la Flamme sans la tuer pour autant. Elle fait donc d’elle la première gardienne de la flamme finalement. Elles sont interrompues par le frère de Callie, qui insiste pour obtenir le code des coordonnées. Il ne l’obtient toutefois pas et Bill brûle ainsi Becca sur le bûcher, avant que Callie ne puisse récupérer la Flamme. C’est embêtant : c’est donc Reese qui la récupère, et Becca vient juste de nous dire que dans les mauvaises mains (coucou Shedheda !) cela serait désastreux. Elle a aussi refait toute l’explication simplissime de la mythologie derrière cette puce, évidemment, à commencer par l’importance d’être Nightblood pour réussir à la supporter.

Alors que Reese rentre au bunker après avoir brûlé Becca en-dehors du Bunker – ça ne colle pas trop avec la scène qu’on connaissait, il me semble, où on voyait clairement le visage de Bill sans masque de protection malgré les radiations – il se retrouve avec ses hommes confrontés à Callie et les Nightbloods, qui veulent sortir vivre sur Terre. Cela part rapidement en vrille et Callie décide d’arrêter les pertes et fracas en lançant un défi à son frère, comme quand ils étaient enfants, pour régler le problème.

Pas de bol, si Reese lui fait confiance, il a tort. Elle lui tire dans le bras et le laisse à terre, récupérant ainsi la Flamme et s’enfuyant avec le reste des Nightblood. Avant de le faire, elle file le sérum à son frère en espérant qu’il changera d’avis et viendra la rejoindre à l’Ouest du bunker, mais n’a pas le temps de le laisser à sa mère à qui elle fait donc ses adieux, sachant que c’est la dernière fois qu’elle pourra la voir.

La mère est celle qui parvient au dernier moment à sauver in extremis sa fille des gardes de Bill en fermant le sas du bunker pour éviter les radiations. Si elle a refusé le sang noir, c’est aussi parce qu’elle a bien l’intention de découvrir cet autre monde vendu par son ex-mari, parce que la Terre, elle connaît déjà. Je comprends sa curiosité, j’avoue.

Reese est rejoint alors par Bill, qui n’était donc peut-être pas à l’exécution de Becca, contrairement à des images que j’ai en tête. Reese veut absolument partir à la poursuite de sa sœur pour récupérer la Flamme, assisté d’un disciple, voilà, le terme est lâché pour nous parler de Bardo. Ma foi, je comprends bien le potentiel pour un spin-off avec ces origines, franchement. Bill prend toutefois très mal la trahison de sa femme. Il lui fait un dernier câlin, puis la jette hors du bunker, concrètement, signant son arrêt de mort, devant son fils parfaitement.

La mère se retrouve donc à devoir enfiler une tenue anti radiation pour suivre sa fille, alors que Bill s’enfuit avec une poignée de disciples vers un autre monde, grâce au portail. Pauvre Gemma… Elle rêvait d’un autre monde, quoi. Elle sera aussi suivie par Reese, qui est laissé derrière (probablement avec Tristan et d’autres disciples) pour retrouver la Flamme et la ramener à son père. Je suis par contre curieux de savoir où est passé la Pierre de l’Espace un siècle plus tard quand Clarke et compagnie débarquent au bunker…

On en revient alors au présent de la série (trois siècles plus tard, si je ne me perds pas dans mes calculs), avec Clarke expliquant à Bill que Calliope est bien là en elle. Elle sait aussi que Bill a fait tuer Lucy et tout ce qu’il s’est passé. Elle est peu ravie de ce souvenir…

On en arrive donc à ce qu’on attendait encore : les retrouvailles de tous nos héros. Octavia, Echo et Diyoza débarquent en tenue de soldats et retirent leurs masques. Reste à savoir combien de temps elles l’ont été – ça donne l’impression qu’elles viennent juste d’accepter vu comment était monté l’épisode de la semaine dernière, mais ça ne paraît plus si sûr sur cette fin d’épisode. Puis, il reste encore et toujours à savoir contre qui les soldats de Bardo sont en guerre.

Concrètement, Clarke assure qu’elle a toujours les souvenirs de Callie en elle, mais j’ai comme un doute : je ne suis vraiment pas sûr que ce soit si simple et je ne la vois pas accepter de porter la Flamme alors que son frère est à sa rescousse et qu’elle est la seule à savoir la retirer… J’aimerais vraiment le spin-off pour en savoir plus sur toute cette histoire, même si ça n’a rien d’essentiel à la série.

Plus essentiel à la série est maintenant le problème de savoir que Becca connaissait l’existence de la pierre d’anomalie. Concrètement, ça veut dire que Clarke, Madi et Shedheda sont censés savoir s’en servir aussi, au moins grâce à des souvenirs, sauf que Clarke l’a déjà vue plusieurs fois sans s’en souvenir. Dans le même genre, qu’est-ce que Becca a bien pu voir pour l’appeler Le Jugement dernier ? Cela semble lui faire peur… mais personne n’en parle plus après elle ?

Toutes les personnes ayant eu la Flamme ont fait des cauchemars, certes, mais personne ne semble se souvenir spécifiquement de cet épisode-là qui est tout de même hyper marquant dans la vie de Becca puisque ça mène à sa mort. Il n’y a pas un Commandeur qui s’est dit que ça pourrait être sympa d’aller explorer ce nouveau monde pour échapper à Mount Weather ? Si l’épisode apporte beaucoup de réponses, il laisse tout de même des questions et je ne sais pas si tout sera envisagé par les scénaristes à ce stade-là de la saison finale.

Bref, c’était bien, je veux un spin-off, mais je veux aussi la suite de cette saison, purée !

> Saison 7

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E07

Épisode 7 – The Totally Excellent Adventures of Mack and the D – 18/20
La série continue de tirer profit de son intrigue pour partir dans tout un tas de délires qui lui vont à ravir, avec un bon lot de parodies et de développement de ses personnages. C’est surprenant comme choix de duo et d’épisodes, mais force est d’avouer que cela fonctionne à merveille et qu’on s’éclate énormément avec cet épisode qui ne se prend pas au sérieux. J’approuve totalement ce que je viens de voir là !

Saison 7


Spoilers

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I think it’s a trap.

L’avantage de cet épisode, c’est qu’il repart sur un résumé de l’épisode précédent avec une réplique de la cheffe des Chronicons que j’avais bêtement raté : elle s’appelle Sibyl, et on l’appelle aussi la « Prédictrice ». Magnifique.

L’épisode a un drôle de début, avec Deke qui doit passer un entretien auprès de May et lui raconter tout ce qu’il s’est passé. On part alors en 1982, qui est apparemment le début de son histoire. On y suit la vie d’un pauvre type paumé qui répare des ordinateurs et créé des robots. C’est concrètement le cliché du geek, mais aussi de l’ex élève harcelé au lycée.

Quand un de ses anciens harceleurs lui apporte un ordinateur, il accepte de le réparer, pour mieux finalement tomber sur une machine qui dit avoir besoin de son aide pour déchiffrer un code… Le problème, c’est que cet ordinateur qui communique tout seul n’est pas un gentil : c’est Sibyl. Oula, dans quoi nous embarque la série ??

Il faut une bonne semaine pour que le geek déchiffre le code et parvienne à rendre sa voix à Sibyl. Cette dernière est douée pour manipuler l’homme et s’assurer qu’il sera capable de lui rendre sa forme humanoïde. Le temps passe vite dans l’épisode, ce qui fait que l’homme est rapidement capable de créer un robot pour que Sibyl puisse lui parler. Et bien sûr, il tombe amoureux de ce robot, hein.

En parallèle, Mack découvre que Deke et lui sont coincés en 1982 car le Zéphyr a disparu. Mack se convainc alors qu’ils ont réussi la mission et que le vaisseau est retourné dans le présent, mais franchement, Deke est d’une patience incroyable après Mack. Ce dernier est encore furax de la mort de ses parents, et il se venge sur Deke en lui reprochant d’avoir tué de sang-froid, contrairement à l’Histoire.

Deke tente de donner à nouveau un sens à sa vie, espérant vaguement affronter des Chronicons, mais Mack est un parfait connard avec lui. Il se barre en moto pour se rendre sur la tombe de ses parents, laissant Deke tout seul derrière lui. Charmant. Je veux bien que ce soit un deuil difficile à faire, mais là, j’ai vraiment du mal à apprécier Mack sur ce coup-là. Il a l’air beaucoup plus mignon quand il était enfant, franchement.

Oui, Mack observe son lui enfant avant d’aller s’isoler pour effectuer une maquette de voiture. Non, mais sérieux. Deke se débrouille alors pour le retrouver, allons savoir comment, puisqu’il n’a pas internet. Il a ainsi engagé un détective privé, Crickett. Mack ne l’entend pas comme ça : il voulait juste rester seul et il se débarrasse vite de Deke.

Non mais Mack, mais que fais-tu ? Il s’enferme dans sa dépression, vire Deke qui ne le lâche pourtant pas, revenant régulièrement lui apporter des provisions dont Mack ne veut même pas. C’est n’importe quoi et Mack se retrouve ainsi en pleine dépression à boire un tas de bières depuis son fauteuil. Bon. Mack, je t’aimais bien (par moments) depuis ton arrivée dans la série, mais là… C’est trop.

Deke parvient finalement à le sortir de sa dépression en l’invitant dans un bar. Il est alors révélé que Deke s’est débrouillé pour créer le « Deke Squad », un groupe de rock qui chante « Don’t you forget about me », écrite par Deke bien sûr. Ahaha. Heureusement qu’il devait éviter de se faire trop remarquer !

L’acteur s’éclate tellement, c’est énorme à voir. Le choix de la chanson est on ne peut plus iconique pour l’intrigue de voyage dans le temps et pour la période des années 80 et le look de Deke, tout en rouge, mon dieu ! Il fallait oser. Tout le monde s’éclate, en fait, des scénaristes aux spectateurs, en passant par la foule en délire de figurants. Personnellement, j’ai bien ri et il est probable que je ne sois pas le seul. Je pense aussi que je ne suis pas le seul à avoir chanté devant cette scène… mais il n’y aura aucun témoin de ça, fort heureusement !

Il est alors révélé que le Deke Squad est juste l’occasion pour une bonne parodie de film, encore et toujours, alors que Deke en fait des espions parfaits. Bon, imparfaits, il y en a un qui vend du « coca » aux drogués du coin. Il me fait tant rire Deke. Il a donc tout un groupe et des moyens pour créer un nouveau groupe d’espions.

Pour les former, il les emmène au Phare, qu’il a transformé en QG pour son groupe de rock et d’espion. C’est une couverture sympathique, ma foi. Deke profite alors de l’énervement de Mack face à tout ça, bien sûr, pour révéler qu’il a ressuscité Coulson… À sa manière. Coulson apparaît à l’écran d’une télévision pour apprendre à Mack que Sibyl court toujours. Il a eu l’occasion de chercher un peu partout sur les réseaux informatiques et découvrir qu’elle avait pu envoyer un code pour créer de nouveaux chasseurs.

Sibyl est en train de créer de nouveaux robots, évidemment, et ça se termine mal pour le geek qu’elle utilisait : il se fait tuer par un des robots, évidemment. C’est si triste pour lui, mais si prévisible. Là-dessus, la série ne fait dans la finesse, alors que le retour de Coulson est une vraie bonne idée, un brin original. Tout l’épisode s’éclate vraiment à parodier les années 80, d’accord, mais tout de même, il fallait le faire.

On enchaîne en retrouvant ensuite le D squad en plein entraînement de paintball… ou de vraies missions, allez savoir. C’est une catastrophe, bien sûr, et ça déprime Mack autant que Coulson. Le problème, c’est que Mack est celui qui est insupportable dans cet épisode, reprochant à Deke d’être un Peter Pan ayant besoin d’attention et de l’idéaliser en tant que directeur, ce qu’il n’est pas prêt à vivre.

Mack se barre donc alors que la série tourne au film d’horreur quand Sibyl et ses robots débarquent pour nous trucider le batteur drogué du groupe. Ils sont si doués dans la parodie, là ! Les robots sont meilleurs que dans Doctor Who à vouloir exterminer tout le monde, y compris Mack qui est en train d’être confronté à la réalité par la chanteuse du groupe, qui lui reproche d’avoir abandonné son fils. Mack découvre ainsi que Deke s’amuse depuis tout ce temps à vérifier que son lui enfant se porte bien et a tout ce qu’il désire.

C’est la partie de l’histoire qu’on peut croire le plus facilement alors que tout le reste est quand même un bon gros délire de Deke – et donc des scénaristes. Tout ça réveille la colère de Mack qui veut donc tuer les robots, qui s’amusent eux aussi à tuer la copine de Cricket et les autres membres du Deke Squad sur lesquels ils peuvent mettre leur main robotique.

On retrouve donc Mack dans une scène dramatique pour marquer son retour en tuant les robots et en s’assurant d’obtenir le respect du reste de l’équipe – Olga la russe et les frères Chang. La série s’éclate tellement. Mack accepte ainsi de revenir à la tête de la série. Pour se faire, il suffit juste qu’il se rase la barbe et change complètement de look, pour mieux être à son tour dans le flow des années 80.

L’épisode est une bonne partie de rigolade de ce point de vue-là, avec un concentré de clichés maîtrisés et de blagues bien gérés, tout en faisant avancer l’intrigue autant que possible. Ainsi, on découvre que Mack accepte de se servir d’une hache construite par Mack pour reprendre son rôle de Directeur dans lequel Deke l’a poussé autant que possible. C’est efficace du côté de la construction de personnages et ça permet de voir comment Mack termine son deuil de ses parents, en un épisode et basta là où il aurait fallu normalement le reste de la saison. Et puis, ça ne néglige pas l’action avec ce faux SHIELD qui reprend le dessus sur les Chronicons.

Sibyl révèle alors… qu’elle a des lasers à la place des yeux. Aha. C’est tellement n’importe quoi. Cela fait fuir les frères Chang, alors qu’Olga est blessée. Un nouveau plan se met en place pour le trio restant. Deke fait diversion et Sibyl est rapidement détruite. Malheureusement, il reste un bébé Chronicon qui a bien réussi à voler l’engin temporel après lequel ils étaient.

L’équipe de Deke pense pourtant avoir réussi, avec Deke qui se débrouille comme il peut pour réconforter les Chang et Coulson qui comprend que Sibyl a sûrement réussi à s’enfuir malgré tout. Mack demande alors à Deke de l’accompagner chez son oncle, histoire de rencontrer sa version enfant…

Le Zéphyr apparaît alors dans le ciel pour 27 jours selon Jemma qui explique à Yoyo et May qu’elles ont ce temps-là, en théorie, pour faire l’aller-retour et récupérer Mack. Elles n’ont pas pour autant envie de perdre le moindre temps : elles savent qu’il est là tout seul avec Deke depuis vingt mois. Ah oui, tout de même.

Je ne comprends pas trop comment elles sont revenues à cette période, mais peut-être qu’un autre épisode nous l’expliquera. Pour l’instant, on se contente de retrouvailles douces pour Yoyo et Mack, marrantes pour May et Coulson et de présentations formelles pour nos nouveaux agents du S.H.I.E.L.D. Comme il reste 27 jours avant de retourner au Zéphyr, j’imagine qu’on restera à cette période pour le prochain épisode. Ce serait plutôt une bonne chose parce que le cliffhanger révèle que Sibyl a droit à sa propre télévision elle aussi, et que l’engin temporel finit dans les mains de Nathanaël, encore en vie. Voilà qui est gênant.

La série ne dit rien du sort de Daisy durant l’épisode, ce qui lui laisse le temps de se soigner, et l’on ne sait pas non plus si le Zéphyr est passé par une autre période temporelle avant de revenir en 1983… Hâte d’en savoir plus au prochain épisode !

Saison 7

The Rookie – S02E11

Épisode 11 – Day of Death – 20/20
La série effectue un retour de mi-saison tout simplement brillant, avec une course contre la montre prenante et des enjeux élevés comme ils en font rarement. C’est efficace, ça révèle l’excellent jeu de certains acteurs et ça permet de lancer la deuxième partie de saison avec un épisode très réussi… qui fait que la chute n’en sera que plus dure ensuite quand on va revenir à la normale. Bon, ça, c’est un problème pour un autre temps cela dit.

> Saison 2


Spoilers

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Yeah. You’re gonna be dead long before I am.

Pas de repos pour les guerriers, Lucy, tu devrais le savoir ! La voilà donc enlevée par Caleb qui s’amuse bien entendu à la tatouer. Oh, quelle horreur. Elle aura donc le droit à sa date de mort sur les cotes pour toute la vie ? Charmant ! La pauvre est ensuite affamée et quasiment assoiffée, alors qu’il mange tranquillement devant elle.

Caleb lui explique tranquillement qu’il surveillait en fait Nick dans le bar, mais qu’il est bien content d’être finalement tombé sur elle. Il y a des coïncidences comme ça qui font mal quand on y pense et quand on a un tatouage indiquant la date de sa mort. C’est moche.

Elle tente un peu de psychologie avec Caleb, pour mieux comprendre son fonctionnement, puis pour l’énerver, de manière bien maligne. Ben oui, elle lui demande si Rosalind a bien conscience qu’il ne la voit pas comme un mentor. C’était drôle à voir… Enfin, « drôle » n’est vraiment pas le bon mot dans ces conditions, je sais bien.

Au petit matin, West essaie de réveiller Lucy en coloc beaucoup trop joyeux, mais c’est pour mieux découvrir que son rencard s’est vraiment bien passé. Malgré tout, à l’arrivée au commissariat, il s’inquiète pour elle, auprès de Nolan, puis de Nyla. Cette dernière est celle qui lance l’alerte. Tout le monde se lance donc à sa recherche super vite, avec heureusement Tim qui est là et se lance aussitôt sur le peu de piste qu’il a : un nom, une profession, des réseaux sociaux. Il s’énerve évidemment de voir que les réseaux sociaux de Caleb Wright n’existent plus.

Nyla fait ce qu’elle peut pour rassurer John, mais ce n’est pas si simple. Bien sûr, ils vont ensuite interroger la victime qu’ils ont réussi à sauver du zoo, pour avoir autant d’informations que possible. Ils peuvent au moins confirmer la timeline qui correspond totalement à ce qui est en train d’arriver à Lucy.

Il n’en faut pas plus pour que ce soit la catastrophe au commissariat : tout le monde s’affole. Les images de surveillance sont claires : Lucy a été enlevée, le tableau de suspect est aussitôt en place. De son côté, Angela décide de se porter malade afin de mieux s’occuper de Wesley, qui part en vrille depuis son agression il y a quelques épisodes, mais ça n’est que de courte durée, parce que Tim l’appelle aussitôt qu’il est confirmé que Lucy est dans les mains d’un meurtrier. Il se sent, comme prévu, coupable de ce qu’il s’est passé, puisqu’il lui a demandé d’aller boire un verre.

La pauvre Angela a beaucoup à gérer, du coup : Wesley, qu’elle amène au boulot pour qu’il réponde aux appels avec West de gens pensant avoir vu Lucy, et Tim, en pleine crise existentielle. La pauvre. Enfin pas aussi pauvre que Lucy, évidemment. Finalement, c’est Nyla la plus optimiste de l’affaire : elle sait que Lucy est une combattante. Alors, oui, c’est le cas, mais tout de même. Quand elle parvient à s’échapper contre toute attente, c’est pour mieux découvrir qu’elle est dans une maison, oui, au beau milieu du désert. Et des pièges sont absolument partout autour de la maison, alors ça fait mal pour elle. Elle tombe, se bat en vain, est aveuglée par Caleb et, juste, vraiment, j’ai mal pour elle !

Forcément, face à l’urgence de la situation, il est décidé qu’il faut parler à nouveau à Rosalind. Nick veut s’y coller, mais Grey refuse formellement de recontacter Rosalind… devant lui. Il envoie en fait Nolan s’en occuper, parce que Rosalind l’aime bien, évidemment. Sur place, Nick remarque un objet qui n’a rien à faire en prison.

Grâce à ça, il comprend l’existence d’un marché noir qui leur permet à tous d’avoir une piste. Il faut démanteler le marché noir, ce qui est rapide quand on a les prisonnières de Wesley comme contact. Tim remue ciel et terre pour aller au plus vite, et il obtient donc l’information qu’il cherchait… Malheureusement, l’homme qu’ils pensaient vraiment tous être Caleb, Jerry, ne l’est pas : il s’est fait voler son identité.

Caleb réussit donc son coup : personne ne le retrouve. Il embarque Lucy dans le désert pour l’enterrer, la laissant s’enfermer toute seule dans son baril. Ouep, elle a le droit d’être enfermée et enterrée vivante. Lucy est excellente, prenant encore le temps de se débarrasser d’une de ses bagues pour laisser une piste de l’endroit où elle est enterrée. Elle grimpe volontairement dans le tonneau, étant confrontée à ce choix ou au pistolet.

Le malade a même une caméra dans le tonneau, ce qui nous prouve à quel point ça craint pour elle. En tout cas, je n’aime pas bien ce scénario pour l’avoir déjà vu dans une autre série, avec Wesley d’ailleurs.

Finalement, la piste du marché noir en prison est donc un échec, ce qui force nos policiers à trouver une nouvelle piste aussi vite que possible. John interroge à nouveau Rosalind, pour mieux comprendre qu’elle continue de les manipuler et que son objectif n’est autre que Nick. Bon, là, on s’en doutait, surtout que ce boulet se rend voir la tombe de sa femme au cimetière. C’était tellement évident comme geste de sa part, évidemment qu’il est facile de le retrouver !

Caleb entre donc en contact avec Nick… et là franchement !! Je n’aime pas Nick, je n’aime pas l’acteur, et je trouve le personnage super con. Il a un flingue. Il pourrait tirer dans la jambe de Caleb sans problème et ensuite tracer le téléphone de Caleb, tout simplement… mais il n’en fait rien, acceptant de suivre notre sérial killer dans l’espoir de sauver Lucy alors qu’il est clair que ce ne sera pas si simple.

Ainsi, Angela et Grey ont beau se précipiter au cimetière, ils arrivent trop tard en plus : Nick accepte de suivre Caleb dans l’espoir de sauver Lucy. Celle-ci se débat comme elle peut dans le tonneau, mais ce n’est pas une bonne idée : plus elle bouge, moins elle a d’oxygène. La série était claire là-dessus dans l’épisode précédent.

Heureusement, Wesley a la bonne idée de faire des recherches sur la famille de Rosalind – son oncle a une maison dans le désert dis donc – et West de tracer les comptes de l’homme ayant volé l’identité de Jerry – et ayant fait des achats dans ce désert, dis donc. Nos officiers savent donc tout de suite où aller. John et Nyla sont les premiers à arriver, la prison étant apparemment à proximité, alors que le reste de l’équipe est forcée de se rendre sur place en hélicoptère.

On sent bien que l’on touche à la fin de l’épisode, mais ce n’est pas si simple. Caleb force ainsi Nick à regarder Lucy mourir, parce que Rosalind lui a demandé : Nick a raté la mort de sa femme, il peut bien voir celle de Lucy, avant de se suicider à son tour en montant dans un autre tonneau. Découvrant tout ça, John et Nyla interviennent.

Nyla est obligée de tirer sur Caleb pour sauver la vie de John, et la série se lance encore plus loin dans le what the fuck avec John appelant Grace pour savoir quoi faire en attendant l’ambulance. Après tout, Caleb est le seul à savoir où est Lucy, le voir mourir, ce n’est pas une option envisageable. Humph. CHERCHEZ LUCY. Il ne vous dira rien de toute manière.

On a donc le droit à une opération en direct avec Grace donnant ses conseils à John, mais c’est en vain : Caleb meurt malgré l’intervention. La pauvre Grace est abandonnée à son suspense, sans personne pour lui dire au revoir, alors que John, Nyla et Nick sortent de la maison en toute hâte pour retrouver leurs collègues et chercher Lucy.

Les policiers ont au moins un live en direct sur le portable de Caleb, mais ils n’arrivent même plus à voir si Lucy respire ou non. Oh non. Ils ont un désert à fouiller, et c’est impossible d’avoir la moindre trace d’elle à ce stade. Quelle horreur : tous les flics re répartissent comme ils peuvent dans le désert pour le retourner autant que possible… C’est finalement Tim qui trouve sa bague, puis le tonneau. Heureusement celui-ci n’est pas enterré profondément. Personne ne se demande comment Tim retrouve Lucy, mais heureusement qu’elle a de bons réflexes, tout de même.

Tous creusent aussi vite que possible, dans l’espoir de la sauver. Quelle course contre la montre ! Bon, il y a plein de flics, mais grosso modo, seul le casting est là autour d’elle pour la retrouver et la déterrer, puis la sortir de son tonneau. Les médecins qui accompagnent forcément ce genre d’opération – ou juste l’ambulance de Caleb d’ailleurs – ne sont pas là pour lui faire du bouche à bouche, en plus. C’est Tim qui s’en charge et qui nous la ramène à la vie.

Pfiou. Quelle scène. On pourrait penser que ces bouffons auraient pensé à prendre une bouteille d’eau, aussi, mais bon. L’épisode s’achève donc avec Lucy à l’hôpital et Tim pour la surveiller. Rachel est comme par hasard partie juste avant son réveil, et seuls Tim, John et West viennent la voir, en compagnie de Grace qui est devenue leur meilleure amie à tous, du coup. Rien n’est dit sur la relation John/Grace, mais on a autre chose à faire que de s’inquiéter de leur rencard : il est plus important de voir Lucy recevoir son burger veggie de la part de Tim.

C’est beau de voir que Tim connaît si bien Lucy en tout cas. Et tout ça permet aussi à Wesley de reprendre le chemin du travail. C’est aussi grâce à lui qu’elle a pu être retrouvée. Angela est assez fière de l’entendre dire qu’il est prêt à demander de l’aide et qu’il ira même voir un psy. Youpi ! On va pouvoir ne pas le revoir pour quelques épisodes comme ça… Espérons qu’il en sera de même pour Nick, qui reprend le boulot.

Par contre, en ce qui concerne Rosalind, elle est encore là dans la série… Pour s’assurer de fermer cette intrigue, on a droit à une dernière scène qui voit John lui annoncer que Caleb a tout noté de ses révélations et qu’elle n’a plus du tout de quoi marchander avec les flics. Malheureusement, ce n’est pas tout à fait vrai : elle connaît encore un secret de Nick apparemment. Oh, je rectifie ça : HEUREUSEUMENT. La série nous annonce que Nick sera probablement un méchant quand l’heure viendra et surtout que Rosalind reviendra. Ce sont deux bonnes nouvelles…

Sinon, je me rends compte que j’ai oublié de souligner le très bon travail de réalisation et la très bonne scène où Lucy chante dans son tonneau, avec espoir d’être en vie, alors que tout le monde se précipite vers elle. Il y a de très beaux plans à ce moment-là tout de même, c’était quelque chose, de même que la gestion de la bande son tout au long des recherches avec des petites notes d’espoir… Et l’actrice gère à fond son épisode, évidemment !

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