Éclater des bulles, c’est encore plus fun dans Bubble Spinner

Salut les sériephiles,

Depuis quelques mois, je réserve le samedi aux jeux de société, mais je pense avoir fait un bon premier tour des jeux à présenter. Il m’en reste en stock, mais je vais les garder pour plus tard, parce qu’aujourd’hui, j’ai envie de vous présenter une autre addiction bien moche dont je suis victime depuis près de douze ans.

Je ne suis pas très jeu mobile et jeu vidéo, j’y joue le moins possible… Non pas parce que je n’aime pas, mais parce que je sais que si je tombe dedans, je ne m’en sortirais plus. Souvent, quand je deviens accro à un jeu, je finis par me raisonner et l’arrêter totalement quand je me rends compte que j’y passe beaucoup trop de temps. J’ai déjà du mal à trouver le temps de voir toutes mes séries ! Ne pas y jouer, c’est donc l’assurance de garder un niveau plus que médiocre et donc de ne pas être tenté d’y passer des heures et des heures, comme je l’ai fait pendant des années sur les jeux Pokémon – et comme il m’arrive encore de le faire sur le Pinball Pokémon avec ma Game Boy Advance SP, c’est dire à quel point je sais que je peux tomber dans l’addiction, mais aussi à quel point je fais en sorte de rester en arrière dans tout ça.

+1

Voir aussi : Mon avis sur le jeu Secret à Poudlard

Bref, tout ça, c’est bien joli, mais je ne vous parle toujours pas du Bubble Spinner, ce jeu aussi débile qu’addictif, dans lequel je suis tombé à cause de Facebook il y a plus de dix ans. Le concept du jeu est on ne peut plus simple et finalement assez similaire à Candy Crush, jeu auquel je peux me vanter de n’avoir jamais joué (sous ce nom-là en tout cas, parce qu’ils n’ont clairement rien inventé et que je n’ai jamais compris pourquoi du jour au lendemain tout le monde s’est mis à l’appeler comme ça ce jeu) : il faut éclater un maximum de bulles en s’assurant d’en avoir trois de la même couleur côte à côte. Le twist, c’est que ces bulles sont sur une plateforme tournante – ou hélice, ou roue, voyez ça comme vous voulez.

Bien sûr, sur mes premières parties, je me contentais de tirer dans le tas. Puis, assez vite, j’ai compris que l’on pouvait faire des ricochets… et là ce fut le drame pour ma vie sociale. Je me suis petit à petit mis en tête de devenir un expert en ricochet de bulles, et ça n’a aucun sens, mais chaque fois que je retombe dedans, je peux y passer des heures et des heures. C’est d’autant plus addictif que quand vous finissez une plateforme de bulle, une autre prend aussitôt le relai ! Et bien sûr, vous savez à l’avance la couleur des deux prochains tirs, donc il y a une part de stratégie à faire tourner la roue dans le sens qui vous permettra de faire des coups gagnants plus rapidement.

Chaque hélice représente un niveau, bien que la difficulté ne change jamais vraiment. La différence ? Vous marquez deux fois plus de points dans le deuxième niveau, trois fois plus au troisième, etc. Au premier niveau, une bulle éclatée rapporte donc un point, deux au deuxième niveau et ainsi de suite. Après, si votre but est de faire les meilleurs scores pour exploser vos amis Facebook vous pouvez ruser en ne gardant que deux ou trois couleurs sur la roue… comme ça, vous tournez à l’infini.

fin de niveau

Ah ben oui, parce qu’évidemment, la plateforme se remplit de manière aléatoire (je pense ?) de manière régulière : en bas à gauche, vous avez des bulles grises qui correspondent au nombre de tirs qu’il vous reste avant le prochain chargement. Vous pouvez retarder ce chargement en ne faisant que des tirs gagnants bien sûr. C’est bien ça qui est addictif.

Bon, ça, et le fait que si vous vous ratez et que les bulles touchent le bord, vous perdez. Souvent, la défaite est simplement la cause d’un coup mal joué et d’un très mauvais enchaînement où vous ne pouvez pas faire de coups gagnants et où vous n’avez pas beaucoup de tirs disponibles (parce que vous perdez un tir dans la recharge à chaque fois que vous arrivez à zéro). Ce n’est pas très clair ? Le plus simple est encore d’y jouer.

D’ailleurs, pour tout vous avouer, c’est parfaitement ce que je vais faire tout de suite, mais sans tenter de marquer un maximum de points… Comme très souvent lorsque je suis au téléphone ! J’ai quelques jeux comme ça… Cela dit, là, c’est juste histoire d’avoir de quoi illustrer l’article avant de le publier, rien d’autre. Hum. On verra combien de bulles je vais éclater, mais je n’irai probablement pas jusqu’à mes 10 000 points habituels.

Game over

Grey’s Anatomy – S17E04

Épisode 4 – You’ll Never Walk Alone – 18/20
La crise sanitaire inspire les scénaristes, et face à la complexité et l’horreur du sujet, il y a vraiment de quoi faire. Le côté médical est peut-être mis trop de côté, mais ce n’est pas exactement nouveau avec eux, et je suis de toute manière là pour les personnages et leurs évolutions. J’aime beaucoup une grande partie des dynamiques de cette saison. Quant au covid19, bien sûr que c’est aseptisé et américanisé à l’excès, mais je n’attendais pas autre chose de la série !

> Saison 17


Spoilers

She’s a force of nature. She uh… she gonna beat this thing, right?

Comment réagit-on et surmonte-t-on la solitude quand on se sent seul et pris de court par les difficultés de la vie ? Ouais, je comprends les étudiants en médecine qui n’ont pas trop d’idée de quoi répondre à cette question. Bien sûr, Meredith n’a jamais eu ce problème, et ce n’est pas avec cette saison 17 qu’elle va manquer d’idées, puisqu’elle est toujours à lutter contre le coronavirus dans cet épisode.

Comme on est à Seattle, il pleut des cordes dans ce début d’épisode qui a pour but de nous faire sentir la catastrophe qu’est le coronavirus pour l’hôpital. La réunion de crise se fait à l’extérieur, sous un barnum qui dégouline pas mal. On a tendance à oublier l’ambiance apocalyptique du premier épisode, mais cette tente nous le rappelle.

Ah putain Miranda ! Elle retire son masque pour parler ? WHAT DA FUCK ? Cette scène n’a qu’un intérêt limité, mais elle lance tout de même l’épisode comme il faut en évoquant plusieurs intrigues qui seront traitées dans l’épisode, à commencer par Mer, donc, qui est celle qui inquiète le plus les médecins. Forcément. Koracick est là malgré sa quarantaine et tente de participer à la réunion, insupportant à peu près tout le monde.

Jackson le fait taire en faisant tomber la tablette, mais loin de réagir comme les médecins de l’hôpital qui rient, j’ai trouvé qu’il se comportait en gamin franchement. La série repart alors avec son intrigue sur Jo et Jackson. Ca m’avait manqué dans l’épisode 3, je suis content qu’on y revienne.

C’est plutôt drôle à voir, parce que les deux se décident plus ou moins à vivre ensemble pour que Jo ne rentre pas dans son appartement plein de souvenirs d’Alex dans lequel elle est censée être confinée. Je les adore, ça fonctionne tellement. Ils ont une amitié très cool, avec ensuite Jo qui raconte à Jackson ses souvenirs de la relation Mer/Alex.

Ils parlent donc un peu de Meredith et sa santé, passent une nuit à regarder des films, plient un plaid et… s’embrassent. Cette fois-ci, ça ne finit pas en larmes pour Jo, et ils passent leur temps à s’embrasser. Oh. Le plaid finit par être déplié et recouvrir leur nudité – vraiment, quand j’ai mis ces points de Bingo Séries sur les plaids, j’étais loin de m’imaginer que ces deux-là allaient me les marquer plusieurs fois en couchant avec.

Toute leur relation se développe sacrément dans cet épisode, et ça se fait aussi avec un parallèle étonnant concernant le « couple » Niko/Levi que j’ai de plus en plus de mal à supporter. J’étais content de les voir rompre, moi. Là, la série veut trop nous faire sympathiser avec Niko dans cet épisode.

En effet, il est victime de racisme quand une patiente lui demande d’où il vient, puis toute l’intrigue traite de la place des américains avec origine asiatique. Pourquoi pas, en vrai, surtout que c’est clairement un écho au Black Lives Matter, mais avec une autre ethnie. La série a déjà traité plein de fois du premier sujet, alors j’imagine qu’ils considèrent que leur travail fait effet et qu’autant faire prendre conscience d’autres problèmes similaires tant qu’on y est.

Bref, on a un ancien patient d’Owen qui revient à l’hôpital… mais je n’ai pas trop souvenir de lui, alors je ne sais pas si c’en est un qu’on connaît ou non. Avec le masque, ce n’est pas simplifié non plus. C’est l’occasion pour Owen de recevoir une leçon de morale de la part de Niko. En vrai, tout passe par une résidente que j’ai beaucoup aimé et qui repère l’erreur médicale d’Owen : il n’a pas diagnostiqué la bonne maladie, car elle est rare… mais dix fois plus fréquente chez les patients qui ne sont pas les blancs qu’il a l’habitude de traiter.

Owen regrette au moins de ne pas connaître les statistiques, et ça mène à une scène très juste avec Bailey. Oui, Bailey lui fait la morale aussi, mais elle le fait mieux, en lui rappelant que l’équité entre patients n’est pas la même chose que l’égalité. C’est une bonne chose, une bonne scène, et ça mériterait d’être creusé plus, je pense. J’ai aimé sa tirade sur les biais que l’on a tous, entre sa mère peu heureuse d’être avec des blancs en maison de retraite et son père inquiet d’avoir des infirmiers parce qu’il ne peut y avoir que des infirmières douées, certainement pas des hommes. J’ai ri, et ça marche bien pour prendre du recul sur des sujets sensibles auxquels on est également confrontés ces derniers temps. Mieux vaut tard que jamais, il paraît.

Outre la résidente qui semblait sortir de nulle part, on suit aussi vite fait une nouvelle qui propose des tests de grossesse aux patients plutôt que des tests covid car elle rame sur le système informatique. C’est Levi qui s’en rend compte, tentant au passage de dire bonjour à Niko, ce qui nous vaut une blague avec la nouvelle. On verra si on le reverra plus tard, en attendant, je suis dépité de voir Levi s’accrocher encore à Niko alors qu’ils ne sont pas fait pour aller ensemble.

En plus, même la manière dont Niko envoie paître la résidente pleine de ressentiments envers Owen pour finalement lui balancer la vérité ne m’a pas plu. C’est vraiment un personnage avec lequel j’ai du mal. Jo est heureusement la voix de la raison face à cette relation pourrie entre eux. Elle m’a fait mourir de rire à reprocher à Levi de se contenter de Niko et à lui rappeler toute la merde qu’il lui a fait subir.

Malgré ça, Levi propose tout de même à Niko de venir chez lui pour coucher avec et… Non. Juste non. C’est tellement n’importe quoi. Certes, Jo ne dort plus chez elle, mais tout de même, c’est gros. Puis leur relation là, on dirait presque que Niko a envie de finir en couple avec Levi sur cette fin, alors que non.

Si je suis blasé, j’ai tout de même aimé le fait que Levi explique à Jo qu’il fait ça parce que le gouvernement a conseillé de garder le même partenaire sexuel sûr pendant la pandémie. D’une part, c’est drôle ; d’autre part, j’ai vu passer des articles là-dessus il y a quelques mois. En plus, Jo finit par utiliser l’argument avec Jackson en fin d’épisode quand elle se pointe une nouvelle chez lui et qu’il lui explique qu’il n’a pas envie d’une relation amoureuse et de rencards.

Cette histoire de sex-friends, ils me font rire, mais ça va tellement soit mal finir pour l’un d’eux, soit se terminer en mariage, c’est terrible.

Pour en revenir à Meredith, tout le monde veut trouver une solution pour elle et pour être sûr qu’elle survive au coronavirus. Euh, l’actrice semble prendre pas mal de repos, j’ai l’impression qu’elle est parfois remplacée par une figurante dans le lit. L’important, c’est toutefois qu’elle est au lit et qu’il est agréable de savoir qu’elle continue de rêver.

La série n’a peut-être pas l’argent ou l’envie de payer Patrick Dempsey pour la saison, mais les scénaristes ont pris la décision de nous ramener également George ! Onze ans ! Ca fait onze ans qu’il est mort dans cette scène horrible de « Off I go », mais le revoilà dans la série et… je dois avouer que ça me fait plaisir, même si c’est gros de nous faire croire que le Covid est si génial. En même temps, on nous a fait le coup avec le cancer il y a onze ans, donc bon.

George est de retour, et je suis heureux qu’on ne se tape pas la distanciation avec lui aussi, parce que ça devenait lourd d’avoir Meredith hurlant par-dessus le bruit de l’océan. Si je n’ai pas oublié son excellente chute sur la plage, je suis heureux de la voir avec George. Je sais que les scénaristes font ça pour donner de l’espoir aux gens, et je dois avouer que ça fonctionne. Scénaristiquement, ça n’apporte rien, mais ça donne le sourire de voir Meredith et George échanger quelques répliques et blagues, notamment sur la vieillesse nouvelle de George.

George sait aussi que Meredith était morte de rire à son enterrement, et ça fait du bien de voir Meredith parler de ses deuils et de sa capacité à poursuivre sa vie après le deuil. Il est agréable de voir ces personnages ensemble. Oh, bien sûr, il y a de la distance sociale entre eux, toujours, mais qu’est-ce qu’on s’en fout ! Meredith et George ont pu rire ensemble ! Alléluia !

Oh, ils ont aussi réussi à me briser le cœur à nous rappeler que George s’est sacrifié juste pour une inconnue à un arrêt de bus. Nous dire que sa décision a affecté Meredith dans son évolution, c’est un peu trop gros, je trouve, car le personnage a peu changé après ça, mais c’était super triste.

Tout ça n’est pas la réalité toutefois. A l’hôpital, Teddy et Andrew trouvent un essai clinique qui pourrait accepter Meredith, et ils en parlent à Richard qui… hésite bien longtemps à savoir quoi faire. L’essai clinique est incertain, avec des décès, tout de même. Andrew s’engueule avec Richard, pour le pousser à faire quelque chose, mais lui ne sait pas quoi faire.

Il essaie donc de réveiller Mer, en vain. Elle finit par l’entendre, avec George, sur la plage et je ne suis pas bien sûr avec les masques, mais il me semble qu’entendre Meredith parler de George finit par convaincre Richard qu’il faut absolument tenter le tout pour le tout pour la sauver. Il a capté la solitude de Meredith, mais il sent aussi la solitude des proches du Covid. Effectivement, bien sûr qu’on se sent seul dans cette situation, et incapable de faire quoique ce soit pour aider ses proches. C’est horrible.

De ce côté-là, l’épisode se termine avec Bailey et Richard veillant sur Meredith, parce qu’ils ont la chance de pouvoir le faire en tant que médecins. C’est très américanisé dans la manière de nous présenter les choses, puisqu’ils finissent aussi sur la plage, entre Mer et George. Aaaah. Revoir Bailey avec George, ça me rend si triste. La série touche les bonnes cordes, même si c’est risible ces scènes sur la plage par rapport à la réalité.

Dans la réalité, Bailey perd une dent. OK, attendez, je reformule, c’était volontairement misleading pour la blague là : la fille de Meredith perd sa première dent, pas Miranda hein. Amelia est débordée de peu, mais ça ne surprend personne, on la connaît par cœur. J’aime toutefois cette partie de l’intrigue, et celle sur Maggie, parce que le but est clairement de nous montrer comment fonctionnent les relations amoureuses en pleine pandémie.

En effet, le covid19 étant toujours là, Maggie continue sa relation à distance bien trop bavarde avec Winston. Ils me blasent un peu, à force, mais j’ai beaucoup ri de voir Maggie être invitée au repas à distance pour l’anniversaire de la mère de Winston. Attendez, je veux bien qu’ils soient en relation à distance, mais ils ne se connaissent qu’à peine finalement ? Ils se sont retrouvés vite fait en saison 16 après des années… D’où il l’invite au repas de famille ?

En plus, c’est pire que tout, parce qu’il ne s’entend pas avec son père qui débarque aussi dans la conversation virtuelle et se met à descendre son fils. Blasé, Winston se barre donc, raccrochant limite au nez de ses parents… Maggie ? Elle reste même connectée au départ de Winston ? C’était mon moment WTF de la semaine, voire de l‘année, je crois. Elle demande comme si de rien n’était s’il y a un dessert. Déjà, la blague est nulle puisqu’ils ne mangent pas la même chose, mais en plus… Enfin, non quoi. On ne peut même pas dire que les scénaristes ont juste écrit la scène comme si de rien n’était avant de la convertir en mode « relation à distance pour cause de pandémie », parce que si Winston s’était barré en cours de dîner, elle l’aurait suivi.

Cela n’avait pas de sens. En tout cas, Maggie finit par s’en confier posément à Amelia, d’autant plus qu’elle a même ghosté Winston un moment avec les problèmes de santé de Richard. L’absence de Meredith se fait sentir dans la scène tout de même, mais les scénaristes s’en sortent bien pour détourner notre attention avec Lincoln qui se met à siffler à l’arrière-plan. Il essaie de rester positif et de voir le positif absolument partout, quand Amelia est en pleine angoisse et spirale négative. Cela provoque quelques différends entre eux, et une dispute peu agréable. Amélia est insupportable sur ce coup-là, parce qu’elle aurait pu lui dire différemment.

Autant d’habitude, je n’ai aucun mal à la comprendre, autant sur ce coup-là, j’ai trouvé qu’elle s’énervait vite. On va dire que c’est la pandémie qui veut ça. Lincoln a la meilleure réaction à l’écouter malgré tout et à être là pour elle, alors on va dire que ça renforce le couple.

Amelia essaie ensuite d’avoir Lincoln qui lui parle aussi de ses sentiments, mais ce n’est pas son fonctionnement à lui, qui a juste envie de jouer de la guitare. J’aime cette dynamique entre eux, et j’aime le personnage de Linc qui a le droit de fonctionner comme il fonctionne, mais il n’empêche qu’il finit tout de même par parler un peu trop.

Je trouve que la série s’en tire bien à nous montrer les relations pendant la pandémie, finalement. Ces scènes d’engueulades brèves entre Amelia et Lincoln les font évoluer… C’est un peu tard pour nous qui avons déjà vécu pas mal de conséquences de la pandémie, mais ça donne toujours des idées de comment surmonter certains problèmes, j’imagine. Plus sérieusement, ça marchait bien. J’ai eu plus de mal avec Winston et Maggie qui, finalement, se retrouvent à parler et regarder un film ensemble en visio, comme si de rien n’était.

C’était un peu expéditif. Après, côté expéditif, on a tout de même Tom qui a le coronavirus et qui n’ouvre pas la porte à Teddy s’inquiétant encore pour lui, alors que franchement… Non. Ah oui, pour en revenir à Tom, il veut refaire tests Covid sur test, assurant qu’il va très bien. C’est Helm qui lui amène. C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’Helm l’a eu aussi, le covid (je continuerais à dire « le », ne cherchez pas ; ça me déprime de me dire que la vf dira probablement « la ») mais qu’elle s’en est tirée bien mieux que Meredith. J’ai bien aimé la voir sympathiser avec Tom, surtout que ça se fait autour d’un jeu vidéo de pandémie zombie.

J’ai bien ri d’imaginer Tom sur les jeux vidéos – c’était moins choquant concernant Helm. Quand elle finit par découvrir que Tom a une vision très négative de la pandémie, Helm décide de prévenir Teddy, et c’est pour cela que Teddy laisse de côté ses recherches anti-covid (c’était crédible et bien écrit) pour tenter de s’occuper de Tom, finalement bien malade. Je n’aime pas cette relation, il faut qu’ils arrêtent de persister. A la rigueur avec Helm, ça fonctionne bien comme duo, j’espère qu’on continuera dans cette direction la semaine prochaine – parce que la diffusion américaine va continuer jusqu’à l’épisode 6 avant de ne revenir ensuite qu’en mars. L’hiver sera long.

> Saison 17

Station 19 – S04E03

Épisode 3 – We Are Family – 17/20
Non, il n’y a pas d’erreur dans la note. J’ai commencé l’épisode en mode « allez, une minute à la fois » et j’ai finalement beaucoup accroché aux deux intrigues proposées cette semaine, qui sont meilleures que les précédentes. Bien sûr, la conclusion de l’épisode est très « Shonda-esque », mais je ne m’attendais pas à autre chose. En attendant, j’étais captivé par le cas de la semaine, ce qui est loin d’être le cas d’habitude, et par le fil rouge. Quant aux évolutions de personnages, elles vont dans le bon sens cette semaine. Bref, c’était une bonne surprise cet épisode !

> Saison 4


Spoilers

And today that’s one minute at a time.

Carina s’installe donc avec Maia, et c’est une superbe idée de la part des scénaristes. Grâce à Carina, Maia va peut-être devenir plus tolérable grâce à ça… ou pas : elle ne supporte pas de voir Carina s’immiscer dans sa vie et lui préparer un vrai petit-déjeuner et être beaucoup trop mignonne à s’occuper d’elle. Aaaaaah. Je ne la supporte vraiment plus, elle !

J’avais déjà oublié le coronavirus les amis ! Jack débarque donc avec un masque, et je ne m’y attendais pas. Il rend toujours service à Inara, et le masque n’empêche pas de voir les sourires niais. Jack passe ensuite le reste de l’épisode a assuré à Miller qu’il ne s’agit que de son amie, rien de plus, mais personne ne peut être convaincu de ce qu’il dit, et certainement pas Miller qui finit par lui faire prendre conscience de ce qu’il se passe.

A la caserne, le petit-déjeuner est déprimant : Warren refuse que les pompiers se fassent de la nourriture collective, parce que ce n’est pas assez sécurisant avec le coronavirus… Si c’est plutôt logique et que ça pouvait apporter de l’humour, Miller est rapidement devenu insupportable à dire qu’il avait faim.

En intervention, Travis tombe sur Miss Rainbow Prout, dont il est un très grand fan. Je ne sais pas si c’est une vraie célébrité ou si c’est fictif, mais ça avait pour vocation d’apporter de l’humour, du vrai cette fois… même si ça se termine encore avec Miller dragué par Rainbow Trout, puis par l’ensemble de son groupe de musique, qui est génialissime, je dois dire. J’ai bien aimé ces personnages et la menace du feu à venir à cause d’un champ électrique.

Vic et Travis fouillent le reste de l’immeuble en parlant de problèmes perso, sinon ce ne serait pas drôle : on a droit donc à Travis prenant conscience qu’Emmett était finalement un alter-égo de son père. Charmant, il a couché avec son père, selon lui. Allez, pourquoi pas.

J’ai bien aimé l’intervention honnêtement, avec un feu qui met du temps à se déclarer, mais le fait à cause d’un xanax qui n’aurait pas dû être pris. Les drag queens, c’est une intrigue qui fonctionnait bien pour avoir du drama, surtout que ça n’a jamais paru être trop exagéré et que le but était de casser quelque cliché : une drag queen est donc pompier volontaire et en sauve une autre, avant d’annoncer à Travis qu’il a besoin de queendom lui aussi – à savoir de traîner avec davantage de personnes de la communauté LGBT+, parce que les pompiers, ça va cinq minutes. Je me demande où ils vont avec cette intrigue. Et accessoirement, Miller voit son genou éclaté lors d’une explosion, j’espère qu’il n’aura pas trop de conséquences négatives par la suite.

Pour en revenir à la caserne, Weber rencontre pour la première fois Robert en vrai. Avec la distanciation sociale, Weber paraît encore plus petit qu’avant. Pourquoi sont-ils à la caserne ? Parce qu’il va être temps pour Robert d’être jugé pour toutes ses actions de la saison 3. Bizarrement, la commission disciplinaire est une intrigue plutôt sympathique pour cet épisode.

Oh, bien sûr, Andy et Robert nous la jouent Roméo et Juliette, mais en moins intéressant. Richard pousse Robert à lui parler, mais tout ce qu’il veut faire, c’est embrasser Andy. Au secours. Toujours insupportable, Andy essaie d’influencer aussi vite que possible le témoignage de Ben. Ses arguments sont tellement nazes ! Elle lui dit quand même que Miranda et lui sont géniaux et toujours parfaitement moraux dans toutes leurs décisions… Mais qui a oublié les délires de Warren quand il est devenu chirurgien et qu’il aimait couper tout le monde, à commencer par les femmes enceintes ? Cela ne fonctionne pas, puisque Ben a bien envie de dire la vérité.

Andy décide donc de demander à Maya d’intervenir, mais ça aussi c’est un échec, parce que Maya préfère respecter sa promesse à Sullivan. Andy n’arrive pas à se concentrer sur autre chose pendant toute la journée, mais Maya ramène tout ça à elle comme toujours : elle lui parle ainsi de son stress de la monogamie en pleine pandémie, alors que c’est contraire à tout ce qu’elle est habituellement.

Bien sûr, avec Robert qui a sa commission disciplinaire, Emmett redébarque à la caserne pour témoigner et… il croise inévitablement Travis. Ce n’était pas exceptionnel, évidemment, mais l’intrigue de la commission apportait du bon. En effet, il est rapidement question de Ben apprenant la nouvelle de l’addiction de Sullivan. Lui n’est pas un bleu, et il n’est pas de raison de n’avoir pas dénoncé Sullivan plus rapidement que ce qu’il a fait. Mouahaha !

Emmett est très inconfortable de devoir balancer comme ça, et ça m’a redonné de la sympathie pour le personnage. Comme quoi, tout peut arriver ! J’en ai aussi eu pour le personnage de Richard parlant de l’addiction de la meilleure des manières… mais pas du tout pour le père d’Emmett. J’espérais qu’on en soit débarrassé définitivement, moi.

Sans surprise, il ment comme un arracheur de dents, puis détruit sympathiquement tout espoir de survie de la carrière de Sullivan en l’accusant de la mort de Pruitt ou d’avoir fait pression sur son fils homosexuel, qu’il out au passage, parce que pourquoi pas. Mais quel bâtard.

Dixon a démissionné, mais c’est à peu près tout : il n’a aucune sanction disciplinaire retenue contre lui, et il a même retrouvé un job haut placé dans la hiérarchie municipale de Seattle. BEN VOYONS. Il conseille alors à Warren d’accepter que Sullivan va devoir tomber et qu’il ferait mieux de s’y faire s’il ne veut pas que ce soit toute la caserne qui parte avec lui. PFF. Ben a encore plus de mal à s’y faire qu’il se sent épié par la photo de Pruitt. Lol.

Ben témoigne donc à son tour, et il cherche à détourner l’attention autant que possible de son camion de chirurgien… mais c’est un échec. La commission considère qu’il est trop risqué de garder un tel camion dans une caserne de pompiers, parce qu’il n’y a pas de garantie de détournement de médicaments comme Sullivan l’a fait. Ah ben tout ça pour ça, le camion de Ben n’est plus censé exister. C’est con.

Toute la caserne décide alors de venir supporter Robert lors de ses trois minutes. Oui, il n’a que trois minutes pour se défendre, même si tous les témoins l’ont déjà bien fait à rappeler que l’addiction est une maladie, et en ce qui le concerne, une maladie professionnelle. Le capitaine Maya Bishop décide donc de faire de l’insubordination en débarquant sans convocation.

Dans n’importe quel monde, ce serait une action qui porte plus préjudice qu’autre chose à Robert, mais nous sommes dans une série de Shonda Rhimes. Tout ira bien. Ils prennent donc tous la décision de venir supporter leur ancien chef en insistant bien sur le fait que son addiction découle de sa blessure professionnelle. L’avantage ? Tout ça nous a détourné de l’intrigue familiale d’Andy et l’épisode s’est concentré sur des intrigues que j’aimais beaucoup. Le message que l’addiction est une maladie passe bien avec cet épisode, et j’ai trouvé intéressante la tirade de Ben sur les coûts et la non prise en charge par les assurances des centres de désintox. Combien de fois dans les séries les personnages y finissent-ils pourtant, indépendamment des finances ?

Il manque toutefois Miller à l’appel, parce qu’il est blessé désormais, mais bon, il reste occupé à faire en sorte que la cuisine de la caserne reprenne ses droits. Ils sont une famille, ils peuvent bien partager le repas, non ? Ben en fait, on s’en fout. Un peu comme Dixon qui intègre la police maintenant que Ryan n’est plus là… mais en même temps, j’imagine que s’ils en font tout un pataquès, c’est qu’ils ont une idée derrière la tête.

Dans tout ça, Travis prend finalement la décision de rattraper Emmett pour s’excuser et lui demander d’être son ami. Ben oui, il a besoin de queendom et d’amis gays. Hmm. On verra si la série foire cette amitié ou pas, mais sachant qu’ils ont couché avant, j’ai déjà du mal à y croire. L’avantage, c’est que les scénaristes s’arrangent pour nous réconcilier enfin Andy et Maya. Andy reconnaît tous ses torts, Maya lui demande de réaménager, et nous y voilà.

Contre toute attente, la commission a décidé de garder Sullivan comme pompier. Il doit réintégrer une caserne en tant que bleu, et bien sûr, Maya l’accepte immédiatement dans sa caserne. Ah ben super. Sacré power move pour elle, mais tant mieux, qu’elle en profite, j’ai hâte d’avoir la tronche de Carina quand elle apprendra qu’elle doit cohabiter avec Andy aussi !

Vivement la semaine prochaine, parce que oui, la série poursuit sa diffusion jusqu’au 17 décembre apparemment, c’est une bonne nouvelle, puisqu’il faudra ensuite attendre mars pour avoir la suite.

> Saison 4

Top 50 – 44 et 43

Salut les sériephiles,

Les décos clignotent dans ma rue et c’est carrément hypnotisant après une interminable journée dans mon collège. Je sais, je dis tout le temps ça, mais ce vendredi était particulièrement long – même si illuminé par un élève m’offrant un dessin. La spontanéité des 6e, c’est tout un art ! Vous n’êtes pas là pour cette anecdote toutefois, alors ouvrons ensemble une nouvelle case du calendrier de l’avent :

Emergence – Just One More Episode

  1. Emergence (S01)

Vraiment, cette saison, je me suis concentré sur des séries que j’aime bien si celle-ci tombe si bas dans le classement. Ca me choque un peu, parce que j’en garde un bon souvenir, avec son ambiance familiale réussie et Enver Gjokaj qui débarque par surprise en milieu de saison. J’ai mis mon temps à la voir, mais c’était vraiment une série divertissante. Pas exceptionnelle, elle avait ses bons moments et c’était du travail de network, quoi. De là être si basse, je ne m’y attendais pas. Et pourtant, je surnote ! Oui, mais voilà : elle était exactement ce que j’en attendais, donc la note moyenne est finalement exactement ce que j’attends d’une série. Note moyenne : 15,077/20

Voir aussi : Ce soir sur TF1, Emergence

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  1. Station 19 (S03)

Comment ça, ils sont si haut dans le classement ? Alors pardon, mais vraiment la série était décevante pour sa saison 3, avec des épisodes souvent interminables. Sans ses liens avec Grey’s Anatomy, il y a longtemps que je serais parti, croyez-moi… Oh, il y a quelques personnages qui valent le détour, je ne dis pas, mais l’ennui, c’est que cette saison 3 a réussi à me pourrir certains personnages que j’adorais. La fin m’a redonné de l’espoir pour la suite, c’est déjà ça de pris ! Note moyenne : 15,313/20

Voir aussi : Les 5 reprises que j’attendais le plus à la rentrée 2020

Bonne soirée et à demain pour la suite du top !