Westworld – S04E05

Épisode 5 – Zhuangzi – 18/20
Après les révélations de l’épisode précédent, les scénaristes peuvent passer à la vitesse supérieure, ou au moins à l’étape suivante du plan qu’ils suivent, et ça se sent dans cet épisode. S’il est moins bouleversant ou renversant, il n’en reste pas moins une histoire palpitante apportant bien des pièces du puzzle de cette saison. Tout se met en place un peu plus clairement désormais, mais il reste encore à comprendre où les scénaristes veulent vraiment aller avec tout ça. En tout cas, c’est un plaisir d’être encore du voyage.

Spoilers

Christina commence à remettre en question la nature de sa réalité, bien malgré elle.

They are experimenting God. The problem is God is bored. Bored, bored, bored.

Qu’est-ce que c’est encore que ce titre d’épisode ? Et pourquoi donc l’épisode dure-t-il une heure complète cette semaine ? Des questions qui me donnent envie de me jeter dessus, même si j’ai une journée de retard. J’ai eu du mal cette semaine à tout gérer, mais eh, je ne me vois pas prendre du retard dans cette série, bizarrement.

L’épisode début par un dîner tout sympathique de William avec un couple, dans un restaurant chic à la petite musique jazzy au piano et aux conversations hyper profondes sur l’état de la société là. L’angoisse, ou le rêve, c’est au choix ? Dans tous les cas, la conversation tourne au cauchemar quand le couple se rend compte qu’il est loin d’être autant dans le contrôle que ce qu’il pense.

En effet, William leur fait prendre conscience qu’ils sont des robots, qu’ils n’ont aucune idée de son nom et qu’ils ne servent à rien. C’est une belle manière de nous réintroduire au monde dominé par Charlotte : les robots sont partout, ne savent pas qu’ils en sont et sont perturbés de le découvrir – à moins que le couple ne soit justement qu’un couple d’humains manipulés par des mouches robotiques. Ce serait bien plus intéressant comme torture, franchement.

En tout cas, William s’amuse de la situation jusqu’à ce que Clémentine vienne le chercher, par besoin de son expertise pour une nouvelle situation qui la dépasse : une gagnante du jeu qui ne se contente pas d’avoir gagné. Ah. Il y a évidemment de nouvelles règles qui nous dépasse, nous, dans ce monde. Nous ne sommes pas prêts à tout savoir, apparemment.

En attendant, on nous donne des miettes : William intervient sur un lieu de meurtre où tout le monde est figé, à l’exception de la meurtrière. Celle-ci ne respecte apparemment pas les règles d’un jeu dont on ne sait rien et qui n’a pas vraiment de règles, autres que la nécessité de ne pas gâcher les robots. On peut les utiliser comme William le fait – les torturer car le couple l’attend pendant une bonne heure, sans bouger, mais en ayant conscience d’être en train de l’attendre – mais pas les tuer pour le plaisir de les faire taire.

On ne sait pas bien ce que la femme (robot, forcément) pensait gagner en tuant tout le monde, ni le jeu dont il est question, mais une chose est sûre : William la laisse en game-over, demandant à Clémentine de la ramener d’où elle vient.

Le lendemain, dans une rue de la ville, nous retrouvons autrement Charlotte-Dolores. Très clairement, Tessa Thompson s’éclate dans son rôle : elle incarne à présent une sorte de déesse donnant ses ordres à tous les passants de la rue. Il y a un pianiste torturé et obligé de jouer en permanence, malgré ses doigts en sang ; il y a des passants qui se mettent à danser sous ses ordres, il y a un type faisant de la structure sur glace.

Et la torture ne fait que commencer, sans que les humains ne semblent même se rendre compte de ce qu’elle leur fait – la douleur est illisible sur les visages. Les fréquences régulières que l’on entend nous rappelle qu’il s’agit là d’humains manipulés pour faire tout ce que les robots demandent, et on comprend bien que le parc s’est inversé. Westworld est désormais peuplé d’humains à la disposition des robots – mais on ne peut pas les remplacer, d’où le problème de William en début d’épisode avec la robot qui gagnait le jeu.

William débarque justement pour essayer d’arrêter Charlotte, qui ne vient pas souvent en ville (heureusement) mais est vraiment blasée d’avoir les humains à sa disposition. Selon elle, les robots devraient se donner une nouvelle image désormais et se séparer des humains, plutôt que de jouer les dieux comme ça. C’est sombre comme vision de notre futur en tant qu’humanité… mais qu’est-ce que j’ai kiffé voir Charlotte s’affaler sur sa chaise humaine, blasée. Cette actrice est géniale.

Charlotte emmène ensuite William vers la fameuse Tour qui permet de contrôler les hôtes à distance. On y retrouve la femme du début d’épisode, Hope, morte cette fois. Elle a vraiment gagné le jeu décidément : d’après Charlotte, elle est infectée par les humains et c’est ce qui explique sa mort alors qu’elle devait transcender.

Il reste à savoir ce que signifie cette transcendance – même si ça semble être d’abandonner l’humanité. Ce n’est pas si facile à faire, et ça énerve Charlotte de voir que les robots ne le font pas. Elle leur laisse le libre-arbitre, parce qu’elle n’est pas humaine et ne veut forcer personne comme les humains forçaient les robots, mais elle ne comprend pas comment il est possible que les robots persistent tant dans les traits humains.

C’est d’autant plus incompréhensible que Charlotte est face à un problème : il existe des humains qui finissent par ne plus répondre aux fréquences que la Tour leur envoie. Il s’agit d’outliers, un problème que Charlotte pense pouvoir régler en tuant tous les humains qui ne respectent plus ce que la Tour leur envoie comme ordre. C’est là le jeu dont il était question avec Hope : des robots se portent volontaires pour retrouver au plus vite les outliers, et pour les tuer.

Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes robotiques, sauf que les hosts qui s’amusent à tuer des outliers rencontrent eux aussi parfois un problème de taille pour Charlotte. On découvre ainsi qu’Hope a parlé à sa cible, un homme lui ayant demandé si la fleur qu’il avait dans la main était au moins réelle. Je comprends la volonté de cet homme de lui demander si la fleur est réelle, parce que ça ne doit pas être évident de découvrir que toute sa vie est un mensonge.

On a déjà assisté plus tôt dans la saison à un suicide pour cette même raison, d’ailleurs : l’homme qui harcelait Christina était clairement un outlier. Toujours est-il qu’Hope a parlé à l’homme, et ça l’a détraquée : elle s’est mise à tuer tout ce qui bougeait, nous menant à la situation du début d’épisode. Une fois remisée et ramenée à la Tour sans transcender, Hope a fait le choix que trente-sept autres robots avaient fait avant elle : elle s’est suicidée.

C’est intrigant, et on comprend facilement en quoi ça peut énerver Charlotte de voir des robots se tuer au contact des humains. On apprend alors que William a désormais un job qui lui permet de remplacer un humain, mais en étant moins efficace que l’humain en question, ce qui explique également l’énervement de Charlotte. D’ailleurs, le bras de celle-ci semble prendre assez cher dans son stress, parce qu’elle s’arrache la peau. Et alors qu’elle cherche à comprendre si son problème ne pourrait pas venir de William, elle lui confie une mission : retrouver une nouvelle outlier.

Cette fois, il n’y aura pas d’autres hosts sur le coup, mais par contre, des rebelles sont présents en ville, donc William doit se dépêcher. Et effectivement, nous découvrons qu’un groupe de révolutionnaires débarque en ville, expliquant les règles à Leslie Stubbs, loin de se douter qu’il est un robot. Les règles ? Ils doivent retrouver l’outlier avant les robots qui vont la chasser pour la tuer, comme si elle n’était qu’un divertissement – ce que les humains sont de toute manière pour les robots.

J’ai du mal à comprendre, par contre, comment Leslie peut ne pas savoir tout ça : il a bien dû voir Charlotte prendre le pouvoir en attendant Bernard, non ? Qu’importe, le fait d’être un robot lui donne une longueur d’avance sur ses coéquipiers révolutionnaires : il capte les fréquences de la Tour et sent bien qu’ils sont repérés avant que ça ne soit visible. Cela le devient rapidement : le groupe est attaqué par un ensemble de passants, sur ordre de William qui a vu bien vite la présence des intrus en ville.

Cela permet à William d’avoir une longueur d’avance pour retrouver l’Outlier et… lui parler. Il devait pourtant la tuer immédiatement. Il préfère pourtant l’écouter lui dire que le monde n’a aucun sens et lui révéler qu’elle voit la Tour, comme son mari le faisait aussi avant de mourir – et probablement avant de se faire tuer. C’est intéressant comme tout et ça explique pourquoi la femme a décidé de monter sur le toit d’un immeuble.

De là, elle peut apercevoir la Tour et manquer de très peu d’être tuée par William. Celui-ci se fait finalement tirer dessus par un résistant au moment où il allait l’abattre, et ça permet à la résistance de fuir la ville avant qu’il ne soit trop tard. C’est un échec pour William qui prend très mal ce qui lui arrive. Après avoir parlé avec l’Outlier, il a peur d’avoir chopé un virus qui le ferait se tuer et il décide donc… d’aller parler à William. Il me semblait bien que Charlotte s’en était débarrassée il y a peu de temps, mais non, apparemment. Et ce William en permanence relié à une machine manipule le William de cet épisode assez simplement, lui faisant prendre conscience qu’il est temps pour lui de remettre en question la nature de sa réalité.

Autrement, lorsqu’on retrouve Dolores, elle est toujours Christina dans sa tête, et elle est toujours dans cette même pause matinale. Elle dort de la même manière depuis quatre saisons, l’actrice doit en avoir tellement marre, c’est fou. Cela dit, cette saison, elle joue quelque chose de totalement différent : il est rare de la voir sourire autant que lors de ce lendemain de rencard avec Teddy.

Elle se réveille plus tôt que d’habitude, en tout cas, ce qui étonne sa colocataire qui continue d’avoir des cauchemars de ce pique-nique où des mouches l’attaquent. La série nous titille là, mais sans nous donner tous les éléments que l’on voudrait avoir… Et elle continue quand Christina se rend à Olympiad pour commencer un nouveau scénario sur une jeune femme, fille de fermier, qui se réveille chaque jour avec une lucidité plus grande sur son monde. Elle raconte très clairement l’histoire de Dolores – mais sans souvenir de son prénom.

C’est intrigant tout ça, parce qu’autant les règles de ce nouveau monde semblent se préciser au cours de l’épisode, autant je ne comprends pas ce que Dolores ou Teddy peuvent bien faire là. La ville est peuplée d’humains infectés pour se comporter comme des robots, pas de robots : pourquoi Teddy et Dolores seraient-ils là ?

En plus, Teddy semble vouloir ouvrir les yeux de Christina sur le mensonge que représente le monde dans lequel ils vivent. Il l’appelle au boulot pour la convaincre de le rejoindre à un rencard où il essaie de lui expliquer que Peter, l’homme qui s’est suicidé, disait entièrement vrai. Pour cela, il lui montre deux personnes en train de s’ennuyer et lui demande d’imaginer une issue différente.

Aussitôt, les deux femmes se mettent à se parler… jusqu’à ce que Christina/Dolores envisage de les renfermer dans leur solitude. Et ça fonctionne, faisant d’elle une déesse dans ce monde, une déesse qui devrait être capable de voir la Tour, normalement. Ce n’est pas encore le cas. Et même si maintenant elle a ouvert les yeux, Teddy insiste pour que Christina reprenne le cours normal de sa vie, sans faire comprendre aux autres robots qu’elle se sait robot.

C’est curieux comme tout et je me demande toujours le but de Teddy dans cette intrigue. Est-il fermement opposé à Charlotte ? J’imagine que c’est le cas et qu’il est pour le bien des humains. Le problème, c’est que Charlotte est une amie de fac de Christina, et elle entend bien tout surveiller de la vie de son « amie ». Cherche-t-elle à se venger de Dolores, du coup ?

En tout cas, Christina comprend vite qu’elle ne peut pas lui faire entièrement confiance et n’a pas envie de lui parler de Teddy quand le sujet vient dans la conversation. Elle provoque donc une dispute dans un couple à l’arrière-plan, et ça lui permet de prendre la fuite. Charlotte n’aime pas du tout voir Dolores lui échapper comme ça, même si elle maintient les apparences comme elle peut.

Christina, quant à elle, décide de retourner au travail, mais ce n’est toujours pas au bon horaire. Son boss est inévitablement sur son dos, surtout que Christina fait des recherches sur Charlotte Hale, puis sur… Dolores Abernathy. Le boss l’interroge donc sur ce qu’elle est en train de faire, sur les mensonges qu’elle raconte, sur sa capacité à lui mentir.

Il aurait mieux fait de s’abstenir : tout ce qu’il fait, c’est donner une indication trop précise à Christina, qui comprend qu’elle doit se méfier de Charlotte… et qu’elle est capable d’arrêter aussi Emmett, son patron, simplement en le lui demandant. En bonne scénariste, Christina se met donc à diriger ce que fait son boss, l’invitant à rentrer chez lui après lui avoir dit toute la vérité. Il n’en faut pas plus pour que Christina accède à un plan du « jeu », qui n’est autre que le plan de la ville. Elle en profite alors pour découvrir que tout n’est qu’une histoire qu’elle raconte, car tous les gens qu’elle croise au quotidien ne font que suivre un scénario. Oups.

Christina rentre alors chez elle où elle retrouve Teddy, à qui elle confie qu’elle voit la tour. Se comprenant manipulée depuis toujours, elle cherche un responsable, pour mieux apprendre de la part de Teddy que le responsable… C’est elle.

The Walking Dead – S11E16

Épisode 16 – Acts of God – 17/20
Il ne reste plus que huit épisodes avant la fin de la série ! Et on sait désormais ce qui risque de s’y jouer. Après un tiers de saison qui a eu du mal à trouver son rythme et à rester pleinement intéressant dans les enjeux qu’il proposait chaque épisode, la fin promet d’être plus intéressante. En attendant, cet épisode met en place les jalons de ce qui mènera à la conclusion de la série, et c’est plutôt rassurant de voir qu’il le fait avec succès.

Spoilers

Une invasion de sauterelles fait que la série parle d’acte de Dieu, mais ça ne sert vraiment à rien pour l’épisode.

 

Maybe Hilltop isn’t worth saving, but its people are.

L’épisode commence sur une étrange scène avec des zombies et Lance qui est là, bien en vie, parmi les cadavres, le sang et les sauterelles. Beaucoup de sauterelles. On revient ensuite en arrière de dix-neuf heures (et d’un acte de Dieu ? Oula, la série part en vrille) pour voir Maggie accompagner Hershel en-dehors d’Hilltop. Elle ne souhaite pas que son fils y reste, probablement parce que le danger est trop grand.

C’est franchement top de la voir jouer les mères protectrices comme ça, et ça donne vraiment un intérêt à l’ellipse de dix ans. Alors que Maggie s’en va mettre son fils à l’abri, Daryl, Gabriel et Aaron continuent de chercher les armes perdues par le Commonwealth. Ils sont désormais avec des gardes de cette communauté, mais toujours sans uniforme hein, alors que je pensais vraiment qu’ils avaient pris la décision de ne plus les suivre. Ils sont donc en compagnie d’un certain Romano dont on découvre le visage, ce qui signifie qu’il aura une importance.

Alors que notre trio de héros se rend compte que Lance n’arrête pas de checker à la radio pour surveiller ce qu’ils font, on comprend bien vite que les soldats du Commonwealth ont pour but de se retourner contre eux. Cela finit par arriver dans une casse de voiture. Gabriel se fait tirer dessus et la tension monte sacrément, d’un seul coup.

La fusillade attire des zombies, en plus. Gabriel parvient à se débarrasser de quelques-uns d’entre eux, mais la fusillade contre leurs ennemis reste en cours pendant un moment. Bien sûr, c’est sans surprise que même sans arme, Daryl, Gabriel et Aaron parviennent à prendre le dessus sur Romano et ses hommes.

Romano n’a finalement pas beaucoup d’importance dans l’épisode. Il se fait rapidement tuer, par Daryl. C’est Romano qui choisit sa mort, cependant : soit Daryl le tuait, soit il se faisait bouffer par des zombies. Je comprends son choix : il trahit Lance pour une mort plus sereine. L’information qu’il apporte ne change pas grand-chose : il explique à Daryl que Lance veut faire le ménage sur le terrain, et donc s’en prendre à Hilltop. Rien de bien nouveau. Pour ne rien arranger, Lance apprend bien vite qu’il a perdu Romano, puisque Daryl lui dit par radio.

Pour en revenir à Maggie et Hershel, ils font le trajet avec les deux gardes d’Hilltop – dont Elijah, le futur mec de Lydia, toujours pas partie finalement – et prennent le temps de pauses régulières dans les bois. Ils retrouvent finalement Lydia qui les mène à une planque dans les bois, un joli trou de Whisperer.

Maggie y retrouve Annie et Negan. C’est assez inattendu, mais elle compte sur eux pour protéger Hershel. Bien sûr, Negan aurait plutôt envie d’aller se battre pour protéger sa femme et son futur enfant. Maggie lui annonce alors qu’elle commence à lui faire confiance et qu’elle n’oubliera pas qu’il a sauvé la vie d’Hershel : elle a besoin de lui pour le protéger pendant qu’elle tente de sauver Hilltop, même si Negan pense que ça ne vaut pas le coup de sauver Hilltop. Il reste des gens à sauver là-bas, tout de même.

Leur conversation est interrompue… par le bruit de sauterelles, beaucoup de sauterelles, se dirigeant dans leur direction. En parallèle, Lance fait choisir à ses soldats à pile ou face leur sort. Ils ne le savent pas, évidemment, mais il constitue deux groupes grâce à ça. L’un d’entre eux est envoyé à Hilltop, et l’on comprend donc que Maggie ne déconnait pas quand elle reconnaissait qu’Hilltop ne valait peut-être pas la peine d’être sauvée.

Elle fait carrément exploser la baraque. Malheureusement, Hornsby n’est pas mort pour autant, parce qu’il n’était pas dans la maison, évidemment. Leah était à deux doigts de se faire cramer, mais elle a malheureusement survécu, ce qui lui permet de tuer Marco.

Bon, on apprend son prénom au moment où il meurt parce que Lydia le crie, mais je commençais à m’attacher à ce meilleur ami d’Elijah depuis cinq épisodes que j’avais repéré son existence, alors ça m’a un peu énervé, surtout que ça suivait la destruction de la maison d’Hilltop. Disons que ça fait beaucoup d’un coup.

Cela fait aussi beaucoup d’hommes du Commonwealth qui meurent encore dans cet épisode, franchement. Leah n’en a rien à faire : elle veut faire les choses à sa manière. Et sa manière fait fuir Maggie, Elijah et Lydia du périmètre d’Hilltop. Ils n’ont pas trop le choix les pauvres, surtout qu’ils ont bien vu Leah. Maggie sait bien qu’elle la déteste et elle ne veut pas risquer de perdre également Lydia et Elijah, elle leur demande donc de la laisser seule.

Les sauterelles s’en donnent à cœur joie, en plus, ajoutant un bruit désagréable à l’épisode, pendant que Maggie erre seule dans les bois. Enfin, seule, le mot est grand. Il y a aussi quelques zombies, évidemment, Daryl, Aaron et Gabriel. Ces trois derniers ont compris que Leah était de la partie, et ça les inquiètes assez justement.

Maggie repère finalement Leah en premier, et elle n’hésite pas à lui tirer dessus. La balle atteint son adversaire dans la jambe, mais cet avantage de Maggie n’est pas suffisant : Leah prend le dessus sur elle en l’assommant. Maggie ne se réveille que le lendemain matin, dans une maison abandonnée où Leah la tient en joug. Cela donne lieu à une excellente scène où Maggie indique à Leah qu’elle comprend bien son désir de revanche et son envie de la tuer, mais qu’y parvenir ne l’aidera pas pour autant à s’en remettre.

Le truc, c’est que Leah a vraiment envie de se venger, et elle souhaite tuer tous les gens que Maggie aime. Cela fait du monde, tout de même. J’aime tout de même que ça permette à Maggie de prendre conscience qu’elle est un nouvean Negan, au fond. Après, j’aime bien le personnage de Leah aussi, alors quand les deux femmes en viennent aux mains (et au couteau), je n’ai pas pu m’empêcher d’être inquiet.

Je me doutais pourtant de ce qui allait arriver : attiré par un coup de feu, Daryl débarque et n’hésite pas à tuer Leah d’une balle dans la tête, au moment où elle allait réussir à tuer Maggie. Mieux encore, Daryl parvient à tirer une balle en plein dans la tronche de Lance. Et il ne rate pas son coup : il est trop loin pour tuer Lance, mais celui-ci saigne de la joue. Et beh !

On sent bien qu’on s’approche de la fin de l’épisode à ce moment-là, et tout est encore trop serein : Maggie survit, elle retrouve Gabriel et Aaron, puis Hershel, Annie, Elijah, Lydia et Negan. Tout semble aller pour le mieux. Enfin, au moins, ils sont en vie, quoi.

Pendant ce temps, au Commonwealth, Eugène est le plus heureux des hommes, puisqu’il est définitivement en couple avec Max. Ils ont couché ensemble, et je ne comprends toujours pas pourquoi la série s’intéresse tant au personnage d’Eugène. S’il y en a bien un qui peut mourir sans que ça ne change ma vie, c’est lui. Max se rend ensuite au boulot où elle est tellement dans la lune que Pamela se rend bien compte que quelque chose ne va pas.

Pamela semble toutefois faire pleinement confiance à Max et ne pas se douter que celle-ci reste un peu plus longtemps au boulot pour lui voler des documents. Je ne le sentais vraiment pas ce moment de l’épisode, cela dit, et j’ai bien fait : Max est finalement surprise par Sebastian. Celui-ci est toutefois bourré et ne semble pas comprendre qu’il surprend un espionnage bien problématique.

Malgré lui, il fait monter la tension de Max bien fort quand il essaie de lui récupérer le dossier des mains… mais finalement, tout est bien qui finit bien. J’étais à deux doigts de m’attendre à une agression de la part de Sebastian tellement il est présenté comme un fils à maman bien riche et détestable, se sentant au-dessus de tous les droits.

Max ramène finalement le dossier volé avec tous les gens disparus à Connie, Kelly, Eugène, mais aussi Magna. Cela fait plaisir de la retrouver. Je me demande encore où est Yumiko, mais bon. Magna est suffisamment pote avec Ezekiel pour le ramener aussi, et cette petite conspiration entend bien renverser tout le Commonwealth.

Le lendemain, Max remet le dossier à sa place dans le bureau de sa boss, mais Pamela est énervée tout de même : l’article a bien était publié. Tout n’est pas rose pour le Commonwealth donc… mais nos héros restent en plus fâcheuse posture qu’ils ne le pensaient. En effet, en fin d’épisode, le Commonwealth a pris possession de ce qu’il reste d’Hilltop, d’Alexandria… mais aussi d’Oceanside. Les gens d’Oceanside sont ainsi tous à la merci de Lance, qui tire leur sort à pile ou face apparemment. Charmant.

Bon, les sauterelles, en revanche, aucun intérêt alors qu’on les annonçait beaucoup plus problématique que ça. Allez, rendez-vous en octobre (probablement) pour la suite de cette saison et la fin de la série !

The Walking Dead – S11E15

Épisode 15 – Trust – 15/20
Pour un avant-dernier épisode avant une longue pause, j’ai trouvé qu’une bonne partie de l’épisode manquait d’enjeux. Le casting est tellement large qu’il est difficile de faire le tour des personnages et d’apporter une conclusion à tous, j’imagine, mais il aurait peut-être fallu éviter de perdre du temps dans des intrigues inutiles lors des épisodes précédents (je n’ai pas oublié l’épisode 11, non) pour avoir le temps nécessaire de tout résoudre – et pour accentuer les tensions de manière plus efficace dès cet épisode.

Spoilers

Lance souhaite comprendre ce qui est arrivé à Tobby tandis qu’au Commonwealth, de plus en plus de questions sont posées.

We saved you a bullet.

La série n’y va pas de main morte avec Tobby, vraiment. Il prend plus cher que bien des méchants, même dans cet épisode : on voit son cadavre à moitié bouffé par des zombies, et ça n’est pas appétissant, vraiment. Par contre, la série est un peu ridicule : de nouveaux gardes du Commonwealth viennent sur place pour découvrir ce qu’il s’est passé.

Parmi eux, il y a Daryl, et Daryl… il ne met pas d’armure, contrairement à tous les autres. Ce n’est pas la première fois que ça arrive dans la série, et je trouve que ça ajoute vraiment du ridicule à tout ça – surtout qu’Hornsby fait plein de réflexions sur le sujet à Daryl. Le ridicule vient aussi de Gabriel et Aaron après. Ils sont donc restés sur place et ils ont appelé le Commonwealth. On savait qu’ils avaient l’intention d’y revenir, mais ils auraient au moins pu faire semblant d’être blessés et de revenir en sale état chez eux.

Non, non : ils ont appelé Lance et ont attendu qu’il arrive. Et ils sont resté sur le toit aussi, allez savoir pourquoi, alors qu’Hornsby aurait pu facilement les pousser eux aussi. Finalement, tout est bien qui finit bien, parce qu’il préfère faire confiance à Aaron et Gabriel, sur les conseils de Daryl. Par contre, il compte bien rendre visite à Hilltop, officiellement pour les prévenir du danger, mais surtout pour savoir ce qu’ils savent.

Au passage, il en profite pour vérifier que Gabriel et Aaron sont vraiment capables de s’en tirer aussi facilement que ce que Daryl lui a expliqué. Il leur demande de tuer un groupe de zombies par eux-mêmes, pour économiser les munitions. Et ça fonctionne.

Le groupe arrive donc à Hilltop, et Lance demande à entrer dans l’enceinte pour vérifier que ce que lui dit Maggie est vrai et qu’elle ne cherche pas réellement à lui nuire. Bien sûr, Maggie refuse, mais quand c’est Daryl qui lui demande et qu’on en revient à cette confrontation entre eux qui avait été teasée il y a un moment, elle accepte. Evidemment.

Bon, après Lance est persuadé que Maggie lui ment et fait tout pour le prouver. C’est franchement insupportable de le voir jouer le mec sûr de lui et persuadé qu’il arrivera à prouver que Maggie ment alors même qu’on sait qu’elle est plus forte que lui et qu’il ne s’en sortira pas. Il essaie donc de réparer la voiture de Maggie, qui soi-disant ne fonctionne pas, pour prouver qu’elle a toujours fonctionné et que les traces de pneu coïncident avec celles retrouvées sur le lieu du massacre. Devinez quoi ? Maggie est plus maligne que lui.

C’est dingue de se dire que la série a tenu toute une saison sans elle, franchement, parce qu’elle est vraiment centrale depuis son retour – et parce qu’il n’y a pas photo, elle est géniale. Par contre, Lance finit par trouver exactement ce qu’il souhaitait : Hershel. Il lui met la casquette qu’il a trouvée sur les lieux du meurtre de Tobby, juste pour voir, et elle lui va à la perfection.

La tension escalade rapidement entre Hilltop et le Commonwealth quand Lance se met à s’en prendre à Hershel, et ça force Daryl à prendre parti pour le groupe de Maggie. Il ne repart donc pas avec les soldats du Commonwealth quand ils se retirent. Ceux-ci se rendent dans les bois autour de Hilltop, parce qu’ils ont trouvé une tente – celle de Leah.

Le comité d’accueil qu’elle réserve aux soldats du Commonwealth est constitué, évidemment de quelques balles de flingue, et ça ne donne pas envie. Pourtant, elle finit par écouter Lance quand il se présente et qu’il veut lui offrir un travail. BEN VOYONS.

Au Commonwealth, nous découvrons que Mercer et Princess sont désormais un couple officiel. Ils ont couché ensemble et j’aime bien le fait que la saison finale prenne le temps de régler le sort de ces personnages dont on ne connaît pas grand-chose. Cela se fait par contre au détriment d’autres personnages présents depuis plus longtemps (au hasard, Judith ?) et j’imagine bien que si l’on se coltine une scène au lit pour ces deux personnages, c’est aussi pour qu’on s’attache à eux avant une éventuelle déconvenue.

L’épisode nous ramène aussi Eugène, et je m’en serais passé. Il est toujours au Commonwealth, et il est toujours pote avec Rosita. Celle-ci veut raconter ce qu’il s’est passé dans l’épisode précédent au plus grand nombre, et elle décide de passer par Kelly et Connie pour cela. C’est une bonne idée : Connie a toujours sa liste de personnes disparues. Elle y retrouve April, mais Rosita s’inquiète de voir qu’il y a bien plus de noms sur la liste que le nombre de personnes envoyées par Sebastian dans la maison pour récupérer du cash.

Pour enquêter, Eugène décide d’utiliser ses contacts. Il se fait donc passer pour un livreur de légumes (putain, mais il paraît toujours être un boulet dans toutes les situations, c’est infernal) afin de parler avec Max. Il lui demande de voler des informations confidentielles pour lui, et le pire, c’est qu’il semble l’envisager. Elle se rend donc voir son frère pour le confronter et en savoir plus.

J’avais déjà oublié que Mercer était son frère. J’ai trouvé la scène franchement ridicule, parce qu’il fait son entraînement de sport et est plus trempé que s’il était sous une douche. Franchement, il dégouline de partout en étant face à sa sœur hyper bien sapée, c’était cliché et ridicule comme mise en scène. Et le dialogue l’était aussi, malheureusement, avec Max qui finit par lui reprocher de mettre des vies humaines en danger en n’intervenant pas.

Bizarrement, ça semble remuer Mercer assez pour qu’il se confie le soir à Princess, lui expliquant qu’il a tué deux de ses hommes avant de se couvrir. Mercer et Princess peuvent donc passer une bonne soirée, encore, alors que Max décide de rendre de nouveau visite à Eugène. Elle se confie à lui, regrettant de ne peut-être pas être faite pour « ça ». Elle aimerait un retour à la normale, mais celui-ci n’est plus possible. Elle est donc prête à passer à l’action, et ça se concrétise avec un baiser entre eux avant qu’elle ne lui demande quoi voler.

Vraiment, nous sommes sur les derniers épisodes, et ça se sent de plus en plus. La série fait le tour de ses personnages dans cet épisode. C’est ainsi déconnecté de toute intrigue que l’on retrouve un moment où Ezekiel est parfaitement en vie. Son opération est réussie, et ça lui permet de passer à l’école avant le début de journée. Carol y dépose les enfants, notamment Judith. Yep, elle a donc des cours.

Ben purée, je n’aimerais pas être le prof de Judith, vu tout ce qu’elle sait faire qui ne sont pas des maths ou de la lecture. Ce n’est pas le but de la série de nous le montrer de toute manière. L’idée est de s’occuper du couple Carol/Ezekiel, pour les rapprocher de nouveau. Ezekiel essaie ainsi de convaincre Carol d’accepter un rencard avec elle, mais elle est occupée à autre chose.

Du coup, Ezekiel se rend voir son chirurgien pour lui demander de traiter l’appendicite d’une amie, en-dehors du système. Le médecin est moyennement convaincu, parce que si la procédure médicale est facile, ce que demande Ezekiel est au mieux compliqué, voire dangereux. Le chirurgien, Tomi, n’est vraiment pas convaincu par la demande d’Ezekiel, d’autant plus qu’il a perdu une patiente le matin même et qu’il a l’air d’avoir tendance à boire.

Perso, je me demande surtout le vrai but d’Ezekiel sur cette intrigue… et quand on l’a découvert, j’ai soupiré fort. Ainsi, vexé d’avoir été placé premier de la file d’attente, il s’est organisé pour mettre sur pied une clinique clandestine afin de sauver les patients laissés de côté. Bien que Tomi et lui se fassent prendre la main dans le sac par un garde du Commonwealth, ils peuvent compter sur Carol pour les libérer – et pour découvrir cette clinique elle aussi. C’est énervant : la série semble vouloir faire passer des messages sociaux plus que jamais auparavant, avec tout un tas d’intrigues qui montre la difficulté d’en arriver à une société vraiment égalitaire.

Au passage, tout ça permet encore de rapprocher Carol et Ezekiel. Leur petit rencard improvisé est toutefois interrompu quand l’opération de Theresa, la femme qu’Ezekiel voulait voir soignée, se déroule mal. Voilà donc Carol qui s’improvise aide médicale en plus du reste, et la série qui se prend pour une série médicale. Tout est bien qui finit bien, en tout cas.

The Walking Dead – S11E14

Épisode 14 – The Rotten Core – 17/20
C’est peut-être parce que je sais que la série touche à sa fin dans une dizaine d’épisodes, mais je trouve que cet épisode cherche vraiment à résoudre ce qui était resté jusque-là sans conclusion, quitte à ce que ce soit parfois schématique ou juste effleuré. Il s’agit d’une excellente idée : cela rend l’épisode vraiment intéressant. L’action est diffuse, le rythme plutôt lent, mais les personnages évoluent et la situation prend une tournure différente, pour mener à une vraie fin tout bientôt.

Spoilers

Daryl et Rosita ont une journée de travail inhabituelle, Maggie se retrouve nez à nez avec Negan.

He’s on the hands of the man who killed his father.

L’épisode reprend sur la situation tendue du précédent : les cadavres des gens balancés depuis le toit par Tobby sont désormais en train de devenir des zombies, alors que Tobby est tenu au courant du décès de deux de ses hommes à l’une des entrées du bâtiment. Le groupe de Maggie continue en effet sa progression à l’intérieur.

Ils tombent assez rapidement sur la nouvelle alliée de Negan, qui braque Maggie… avant d’être elle-même braquée par Lydia et Elijah. Negan réussit à apaiser les tensions et assez vite le groupe décide de la procédure à suivre pour évacuer le bâtiment. Annie, la copine de Negan, refuse de quitter les lieux sans avoir fait le tour des étages pour trouver des survivants.

C’est donc ce qu’il se passe : Annie et Maggie partent en duo explorer les lieux, laissant Negan et Lydia rattraper le temps perdu. Il y a toujours un peu de tension entre eux comme Negan est parti sans lui dire au revoir, mais ils n’ont pas le temps d’en parler des heures : Negan aperçoit la fenêtre un nouveau gros problème. On découvre ainsi qu’un garde du Commonwealth a trouvé Hershel, le fils de Maggie, caché dans une voiture.

C’est un peu gros qu’il puisse avoir eu le temps de monter dans la voiture sans que personne ne le grille, car nous avons vu le chargement de la voiture dans l’épisode précédent, mais admettons ce twist de scénario qui va permettre ensuite de bonnes scènes. Le gamin étant pris en otage, Negan n’hésite pas à tuer le garde qui le ramène dans le bâtiment, devant Hershel. Cela complique les choses de savoir que le gamin de Maggie est dans le bâtiment, par contre, surtout qu’elle ne sait pas encore qu’il est là.

Negan décide de la prévenir assez vite par radio, ce qui donne une scène intéressante où Annie explique davantage la rédemption de Negan à Maggie. Il assume parfaitement son passé, sait la merde qu’il a fait, reconnaît ses erreurs et les raconte désormais à sa nouvelle petite amie. Oui, il est en couple avec Annie, désormais, et pas que ça : Annie est enceinte d’environ trois mois.

Allons bon. En parallèle, Hershel demande à Negan s’il est un mauvais homme, parce que sa mère lui a dit de se méfier de lui. Il n’est pas trop lent à la détente et comprend bien vite qu’il est face au meurtrier de son père. Il n’en faut pas plus pour qu’il décide de le braquer avec son arme à feu… mais finalement, Negan parvient à le convaincre de ne pas tirer car ça mettrait tout le monde en danger de mort.

Le danger est pourtant là : Tobby et ses hommes s’approchent de la planque où sont Negan et les autres. Heureusement, Gabriel et Aaron font diversion juste à temps et attirent Tobby et deux gardes sur le toit. On se doute bien qu’il s’agit d’un piège, mais Tobby ne sait pas encore qu’Aaron a désormais des alliés dans ce bâtiment. Il tombe donc dans le piège les yeux fermés, et tant pis pour lui…

Par contre, la scène est terrible : il est rare de voir un méchant douiller autant que Tobby au moment de mourir. Aaron lui tire deux trois fois dessus – sur l’armure cela dit – et il tombe du même toit que ses précédentes victimes. Il s’écrase bien violemment au sol… mais ne meurt pas. On va dire que l’armure a dû le protéger.

C’est pas de bol pour lui : il aurait mieux valu mourir… Parce que là, il se retrouve bouffé par les zombies qu’il avait lui-même tué. Et ça prend un temps fou de le dévorer apparemment. Bon appétit, hein. Tobby éliminé, les autres gardes du Commonwealth ne résiste pas bien longtemps face à la communauté renforcée par la présence de Maggie. Cette dernière peut donc finalement retrouver Hershel, s’inquiétant de ce que Negan a pu lui dire. Pourtant, Negan lui a juste promis qu’ils pourraient régler les différents qu’ils ont, mais dans quelques années.

Reste un problème : si le groupe d’Annie n’a pas volé les armes… qui donc l’a fait ? Eh bien, Leah – l’ex de Daryl en gros – dont on nous tease ainsi le retour. Deux semaines plus tôt, cette femme sans cœur a égorgé une soldat du Commonwealth qui lui demandait juste un peu de pitié.

Au Commonwealth, Daryl et Carol se croisent, mais n’ont pas vraiment le temps de parler. Daryl est en effet occupé et convoqué quasiment immédiatement à l’intérieur du commissariat pour travailler. Cela dit, lui et Rosita sont en duo, mais ils sont les seuls à ne pas mettre leur uniforme avant la réunion du matin. Ils sont affectés au secteur D, allez savoir ce que ça signifie, mais sont finalement détournés en cours de route par deux autres gardes qui leur disent de sortir de l’enceinte du Commonwealth avec eux.

Je ne fais absolument pas confiance à ces gardes, surtout que ça suit une scène où Daryl se foutait de la tronche du fils de Pamela, Sebastian. C’est en effet lui qui a demandé à ce qu’ils soient sur le terrain pour les mener vers une horde de zombies qui se trouve pile là où il a besoin d’aller pour récupérer de l’argent. Sa mère lui ayant coupé les vivres, ce débile a besoin de cash, et le cash est au milieu des zombies.

Daryl et Rosita sont les seuls qui peuvent l’aider : les gardes ne peuvent pas utiliser d’armes à feu car les munitions sont comptées au Commonwealth. Il faut donc se recouvrir, comme d’habitude, d’entrailles humaines pour aller chercher du cash dans la maison infestée de zombies. Bien sûr, Rosita et Daryl refusent par principe… mais changent rapidement d’avis quand Sebastian leur assure qu’il fera en sorte que les enfants aient une vie meilleure et plus simple si les parents qu’ils sont acceptent de l’aider.

C’est trop gros comme chantage, mais ils ne sont pas les seuls à y céder. Une fois à l’intérieur de la maison, Rosita et Daryl tuent des zombies encore très frais… et découvrent que le taré a déjà envoyé un groupe de 12 habitants du Commonwealth à la recherche de son cash. L’argent n’est plus là, mais il reste une survivante, April. Celle-ci est coincée dans la pièce où était censée être le cash, et elle est terrifiée de ne pouvoir rejoindre ses deux enfants.

Pour accéder à la pièce dans laquelle elle est enfermée, Daryl doit d’abord remettre le courant du générateur, car la porte est fermée par une serrure électronique. C’est problématique, mais il y parvient assez vite, ayant juste un zombie de plus à tuer, parce que c’est plus fun comme ça. La porte ouverte, je suis surpris de voir qu’ils ne font pas plus attention à ce qu’elle ne se referme pas.

Ils ont d’autres préoccupations après : Daryl souhaite d’abord récupérer le cash qui est finalement bien là, mais dans un coffre-fort qui ne s’ouvre pas, et l’alarme de la maison se déclenche à cause de cette intrusion. Rosita se bat un instant avec l’alarme avant qu’elle ne se stoppe, mais c’est trop tard : tous les zombies sont attirés dans la maison et ils n’ont pas de quoi tous les détruire.

Par chance, Daryl devait manger avec Carol ce midi-là. Inquiète de ne pas le voir, elle s’est rendue auprès de Mercer pour les retrouver, et hop, problème réglé. Voilà donc le duo qui sauve de justesse la vie d’April, Daryl et Rosita. Il faut encore sortir de la maison malgré la horde de zombies présents… et ça ne se passe pas exactement comme prévu. Ainsi, April se fait tuer quand elle reste accrochée à un zombie, par accident.

Elle n’a vraiment pas de bol, elle, et ça fait de la peine de la voir mourir ainsi. Rosita le vit super mal. L’avantage, c’est que Daryl et Rosita ont survécu et ont pu raconter toute la vérité à Mercer au moins. Au retour, celui-ci décide de tuer les deux gardes qui aidaient Sebastian dans son trafic, puisqu’ils expliquaient qu’ils avaient dû envoyer trente ou quarante personnes avant ça – toutes mortes.

Malgré tout, Mercer, Rosita et Daryl paient Sebastian, parce qu’il est le fils de la gouverneure. Ils n’ont pas vraiment le choix de faire autrement, politiquement parlant. Carol est toutefois peu d’accord avec les méthodes du Commonwealth désormais. Elle en parle le soir avec Hornsby, découvrant qu’il était au courant des manigances de Sebastian. Si elle savait déjà ce qu’il a organisé avec Tobby !