Tales of the Walking Dead – S01E01

Épisode 1 – Evie/Joe – 16/20
Je n’attendais rien de la série, à part possiblement de l’ennui ou un échec, le tout saupoudré de l’univers habituel de la franchise. Finalement, s’il n’y a aucun doute sur le fait que ça fasse partie de la franchise, l’épisode a ses bons moments. Les personnages sont plutôt attachants pour des personnages que l’on ne connaîtra que trois quarts d’heure, l’histoire proposée finit par être intéressante à défaut de l’être dès le départ et la conclusion m’a fait sourire. En fait, l’épisode est plus réussi qu’un certain nombre de la série-mère, parce qu’il fait rire et parce qu’on s’attache aux personnages, tout en sachant qu’ils peuvent mourir à n’importe quel moment puisque c’est une anthologie. Tout n’est pas parfait, ce n’est pas forcément ce que j’aurais fait de ce premier épisode, mais ça fonctionne.

Spoilers

Un an après les premiers zombies, Joe sort de son bunker pour faire un long voyage.

Are you afraid ?

L’épisode commence par un type tranquillement en train de revoir un match de foot qu’il connaît par cœur. Ma foi, si l’apocalypse avait frappé depuis 402 jours le monde et que j’avais un abri anti-nucléaire comme le sien ET que je vivais seul avec un chien… possiblement que moi aussi je regarderai en boucle les mêmes épisodes de séries. C’est important d’avoir des DVD pour ça d’ailleurs !

Le truc, c’est que le chien vieillit tout de même, donc au milieu de la routine qui consiste à sortir le chien pour qu’il aille faire pipi dans le jardin tous les jours, il y a quelques petits problèmes qui finissent par lui arriver. Le chien fait de plus en plus pipi partout parce qu’il vieillit, et ça force notre monsieur à sortir le chien en pleine nuit.

Ce n’est pas un bon calcul pour lui : le chien se fait finalement bouffer par un zombie, malgré toutes les précautions de son maître. D’un coup, la routine paraît bien fade : le personnage est clairement en deuil et est dégoûté de ne plus pouvoir s’occuper de son chien. Il n’a même plus de Sudoku pour s’occuper en plus. Bref, il déprime.

Moi aussi, un peu. Autant l’idée d’une anthologie fonctionne bien, autant j’aurais aimé qu’on commence par un épisode qui reprend vraiment au commencement de l’apocalypse. Là, c’est un peu frustrant de voir que le monde est déjà parti en vrille quand tout ce que tout le monde demande, c’est d’en revenir au début de cet univers. Tant pis.

L’homme a donc un bunker et tout ce qu’il faut pour survivre, mais il se sent seul. Il est persuadé d’être le dernier humain en vie dans sa région – c’est une erreur grossière – et il décide alors de partir de chez lui en moto. C’est bien, c’est discret, ça ne va pas du tout attirer les zombies ça. S’il décide de partir, c’est surtout parce qu’il sait qu’il n’est pas le seul dans un bunker. Ainsi, il a imprimé ses conversations avec une nana qui avait acheté elle aussi un bunker.

Il souhaite la retrouver après avoir refusé de la rencontrer une bonne année plus tôt, mais bon, admettons. Partir en moto ? Pire idée du monde. Il tombe vite dans des pièges et se retrouve ainsi prisonnier d’une femme qui a vécu seule un peu trop longtemps elle aussi. Je suis super content de retrouver Olivia Munn sur mon écran, mais je ne m’attendais certainement pas à la voir ici et dans ce rôle-là.

Son rôle ? Elle fait de Joe son prisonnier (oui, il s’appelle Joe), elle est dans un délire d’énergie mal écrit, elle mange bio depuis avant l’apocalypse et elle le recrute le lendemain pour qu’il soit son chauffeur. Elle connaît toutes les routes du coin, mais elle n’a pas de véhicule. Lui, il a sa moto. Le roadtrip est plutôt longuet à suivre, et encore, on nous épargne une bonne partie de celui-ci. On a toutefois droit à la pause pipi de Joe, menotté, et au fait qu’il a des écouteurs qui fonctionnent encore. Il chante donc plutôt que d’écouter sa co-pilote qui continue de le braquer avec son flingue tout du long. Ou pas. Franchement, il a à peu près une centaine de moyens de s’échapper, mais il ne le fait pas.

C’est donc bien fait pour lui quand Evie (c’est son nom d’après le titre de l’épisode) se met à fouiller dans ses affaires pour apprendre à le connaître et savoir si elle peut lui faire confiance. C’est à peu près évident que ce duo est fait pour rester ensemble un bon moment, mais bon. En plus, ça me fait rire, cette histoire de confiance : elle n’a pas confiance en lui, par contre, faire du feu dans une forêt probablement pleine de zombies et dormir à côté d’un type qui pourrait la défendre, mais est menotté ?

Pas un problème. Ils passent une autre journée à parcourir l’Ohio le lendemain et durant la nuit, ils sont assez logiquement attaqués par un groupe de zombies bien dégueulasse. J’ai bien aimé le zombie à travers duquel on voyait, c’était rigolo – mais ça indique une grosse souffrance pour lui tout de même : il n’a pas de cœur. On découvre aussi qu’Evie a fait de la Capoeira et qu’elle s’en sert pour survivre.

Survivre ensemble à une attaque de zombies, ça rassure apparemment. Et ça rapproche : les deux personnages se font désormais confiance et passent du temps ensemble, sans menotte. J’ai bien envie de les apprécier, mais bon, je ne sais pas si ça sert à grand-chose : de toute manière, à la fin de l’épisode, c’est fini pour eux. Je soupçonne quand même les scénaristes d’introduire des personnages qui finiront dans une autre série à un moment ou un autre, mais bon, en attendant, c’est censé être un épisode et puis c’est tout.

On apprend malgré tout à connaître Evie, histoire de s’attacher à elle. Je suis partagé : ça ne me sert à rien de savoir qu’elle ne boit pas d’alcool, fume de la drogue et qu’elle était mariée, mais je vois l’idée de nous faire nous attacher juste assez pour qu’on s’inquiète pour elle lors d’une autre attaque. En vérité, il n’y a pas vraiment besoin de tout ça : j’adore Olivia Munn.

Bon, Joe a plus de mal avec elle et ses lubies sur la magie et le monde merveilleux. Le pauvre Joe se fait tout de même voler sa moto à cause d’elle le lendemain, et il n’est même pas capable de la récupérer en tirant sur son voleur… parce qu’évidemment le flingue n’était pas chargé. Au-delà de ce que pense Joe d’Evie, à savoir qu’elle est naïve, j’aime bien ce personnage pour l’humour qu’elle apporte à l’épisode. Franchement, elle est marrante à s’attacher immédiatement au mouton qu’on lui donne à la place de la moto, même si elle est aussi dingue que possible à faire une petite prière à la mort de chaque zombie.

Par contre, pour Joe, c’en est trop, et ça mène à une dispute entre eux. Il était censé être à moins de douze heures de sa copine de bunker, et il se retrouve à devoir faire une très longue marche. Heureusement, avant le vol de la moto, Evie a pu lui dire où était probablement « Ushldbscrd », la nana qu’il recherchait.

Contre toute attente, Joe parvient finalement à retrouver la maison et, mieux encore, Sandra, la nana, est toujours dans le bunker. Elle l’autorise évidemment à rentrer dans le bunker et prend aussitôt soin de lui, car il est blessé. Si c’est pas mignon tout ça. J’ai du mal à faire confiance à Sandra tout de même, même si elle est très mignonne avec Joe en apparence.

Evie a un peu moins de chance de son côté. Elle cherche à retrouver son mari – ex-mari ? La situation n’était pas claire entre eux avant l’apocalypse – Steven. Malheureusement pour elle, il n’est plus dans sa maison alors elle ne peut qu’espérer qu’il survive à tout ça.

De manière assez prévisible, Sandra nous drogue donc Joe. C’est pourtant bien elle : elle connaît tous les détails de la vie de Joe, mais elle ne lui fait pas confiance. Elle est complètement parano après un an à vivre seule et la situation romantique entre eux tourne vite à la torture. Franchement, si elle a si peur qu’il soit là pour lui voler son bunker, pourquoi lui avoir ouvert la porte ? Elle n’est pas très maligne.

J’aime bien le petit côté thriller que ça prend, surtout que Joe est drogué. Sandra ? Il est révélé qu’elle est une psychopathe collectionnant les montres des mecs qui débarquent dans son bunker pour lui voler. C’est un peu gros qu’elle prenne le dessus à chaque fois sans tomber sur des groupes comme ceux de la série-mère, mais admettons, on va faire comme si ça fonctionnait comme idée.

Elle tente bien de tuer Joe comme les autres, mais elle se rate à cause… de l’amulette de protection donnée par Evie à Joe. C’est un peu une sorte de talisman, ça compte pour le Bingo Séries, non ? Bon, peu importe vous me direz : ce qui est intéressant ici, c’est que Joe survit et est de nouveau fait prisonnier au moment où Sandra remarque qu’Evie arrive chez elle.

Pas de bol pour Sandra, Evie est habituée à la drogue qu’elle tente de lui donner, et ça ne fonctionne donc pas sur elle. Au contraire, Evie remarque aussitôt que la drogue est là, et elle n’hésite pas à prendre le dessus Sandra. Cela lui permet de retrouver Joe, de le libérer et… de le regarder tuer Sandra. C’est tellement abusé ! Ils auraient vraiment pu communiquer tous les trois et tout ça n’avait pas à mal se terminer entre eux.

En plus, Evie et Joe font ensuite un choix étrange : ils quittent le bunker, toujours avec leur nouvel animal préféré, en y laissant Sandra zombie derrière eux. Cela aurait été plus simple de se débarrasser du zombie et de se garder le bunker à eux deux franchement. Bon après, ils viennent juste de s’engueuler et ne sont peut-être pas si potes que ça, mais bon, la fin de l’épisode nous montre qu’ils sont coincés ensemble de toute manière, et qu’ils le vivent plutôt bien.

Tales of the Walking Dead (S01)

Synopsis : Une anthologie pour raconter tout plein d’histoires de survivants de l’apocalypse zombies de The Walking Dead.

Pour commencer : Je sais bien que je n’ai pas tenu ce que j’avais dit, qui était de terminer de voir mes saisons de retard dans les deux autres spin-offs de la série principale avant d’en commencer un nouveau, mais ce n’est pas grave, j’ai quand même envie de tenir ce que j’avais dit, qui était que je regarderai cette série quand elle sortirait.

Elle était censée commencer aujourd’hui, alors il n’y a pas de raison que je ne regarde pas cet épisode, surtout qu’il fait 47 minutes, c’est bien pour le comptabiliser dans mon échec du #WESéries en cours. Autrement, je n’ai rien à dire pour ma défense : oui, j’entame un nouveau spin-off de la série, oui je sais que les épisodes vont être trop long, oui, je déteste le format de l’anthologie et oui, je sais parfaitement que personne n’a envie d’un énième spin-off.

Mais eh, pourquoi ne pas se faire quelques zombies après tout ? Cela ne peut pas faire de mal et, qui sait ?, peut-être que la surprise sera bonne ? Trêve de suspense, voilà mon avis sans spoiler sur les épisodes :

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – Evie/Joe – 16/20
Je n’attendais rien de la série, à part possiblement de l’ennui ou un échec, le tout saupoudré de l’univers habituel de la franchise. Finalement, s’il n’y a aucun doute sur le fait que ça fasse partie de la franchise, l’épisode a ses bons moments. Les personnages sont plutôt attachants pour des personnages que l’on ne connaîtra que trois quarts d’heure, l’histoire proposée finit par être intéressante à défaut de l’être dès le départ et la conclusion m’a fait sourire. En fait, l’épisode est plus réussi qu’un certain nombre de la série-mère, parce qu’il fait rire et parce qu’on s’attache aux personnages, tout en sachant qu’ils peuvent mourir à n’importe quel moment puisque c’est une anthologie. Tout n’est pas parfait, ce n’est pas forcément ce que j’aurais fait de ce premier épisode, mais ça fonctionne.
S01E02 – Blair/Gina – 20/20
Cet épisode va diviser et sera soit adoré, soit détesté. Moi, il est tout à fait mon genre de bon gros délire, donc je l’ai adoré, vous l’aurez compris. Les scénaristes sont en roue libre et tentent des choses qu’ils n’auraient jamais pu faire dans aucune des séries de la franchise, pour un rendu qui aura réussi à me faire rire – sans être pour autant entièrement de la comédie. C’est particulier, d’accord, mais c’était l’éclate cet épisode !
S01E03 – Dee – 14/20
Ce n’est pas un mauvais épisode en soi, surtout que j’aime beaucoup l’ambiance qu’il instaure au début et l’idée mise en place pour la survie (une idée à laquelle j’avais déjà pensé et qui était un peu exploitée dans un autre spin-off à un moment), mais je le trouve tout de même pas mal décevant. En effet, il apporte des réponses peu satisfaisantes et une origin story qui paraît bien peu nécessaire à un personnage que j’adorais détester avant, et que je vais continuer de détester de toute manière. Bref, ça n’est pas exactement ce que j’en attendais. Pris indépendamment de mes attentes et de ce que l’on sait déjà des personnages, il fonctionne bien cependant, alors je vais continuer de dire du bien de ce spin-off pour l’instant.
S01E04 – Amy/Dr Everett – 14/20
J’ai eu du mal à prendre l’épisode au sérieux, parce que la première scène m’a provoqué un fou rire plus qu’autre chose. On va dire que c’est une réaction de malaise ? Le reste du débat science/sociologie avec le point commun de la nature est un peu plus intéressant et pourrait offrir des pistes de réflexion plus vaste dans une série qui ne soit pas une anthologie. Je crois comprendre le but de l’épisode pour les scénaristes, j’aime bien l’idée, mais ça ne prend pas tout à fait sur moi – peut-être aussi parce que les deux personnages ne sont pas très appréciables.
S01E05 – Davon – 14/20
J’aurais envie de mettre une meilleure note à un épisode qui a su me captiver, mais la vérité est que si je suis vraiment objectif, il devrait peut-être en avoir une moins bonne. J’ai accroché au mystère, mais sa résolution est plutôt décevante et il y a quelques entorses aux habitudes de la franchise pour y arriver, ce qui divisera à coup sûr les personnes regardant l’épisode. J’aime bien l’idée de base en tout cas et c’est une histoire plutôt intéressante, déjà vue plein de fois dans d’autres contextes, mais, en ce qui me concerne, jamais avec des zombies. Ca passe très bien pour un dimanche matin.
S01E06 – La Doña – 16/20
Je suis partagé : j’ai beaucoup aimé l’introduction de l’épisode et une bonne partie des idées qui sont mises en place par celui-ci, mais je trouve que l’histoire proposée aurait peut-être mérité plus de temps que trois quarts d’heure. Tout est précipité du début à la fin, et ça manque de clarté – au sens premier du terme comme au sens littéral – pour qu’on comprenne tout ce à quoi on assiste. Cet épisode est de plus placé en fin de saison, et je comprends un peu pourquoi avec sa fin, mais sans que ça ne soit forcément révélateur de ce que peut être une fin de saison.

Walker – S02E20 (express)

Épisode 20 – Something’s Missing – 16/20
Rien de bien surprenant dans les « révélations » de l’épisode, car il était facile de tout deviner depuis plusieurs épisodes, mais j’ai bien aimé la manière dont tout se dénouait dans l’épisode. Tout ? Bien sûr que non, évidemment, la série a quelques pistes ouvertes pour la saison suivante. Je n’en attendais pas moins, je suis content de ne pas avoir eu plus : l’attente de deux mois (ça a du bon d’être en retard) sera parfaitement gérable. Une bonne fin de saison, donc, avec juste ce qu’il fallait où il fallait.

Spoilers

Qui s’en fout du fait que Stella soit diplômée quand il va être temps d’enfin tout révéler de ce qu’il se passe et s’est passé entre les Davidson et Walker ?

Oh purée, que quelqu’un mette une paire de baffes à chaque personnage de la famille Walker, et particulièrement à Stella ? Ils sont insupportables là. Stella s’apprête donc à avoir son diplôme de fin de lycée, et c’est le petit événement pour tout le monde, qui rumine malgré tout encore la défaite contre les Davidson. C’est insupportable.

Contrairement à ce que j’imaginais, la série prend encore le temps de s’intéresser à Miles pour ce dernier épisode. Liam s’inquiète ainsi de savoir s’ils ont trouvé la taupe qui avait révélé la localisation de la maison soi-disant sécurisée de Miles. En vain. Cependant, ça ne peut pas être un hasard si la question est posée si vite dans l’épisode final de la saison. Par contre, faut vraiment m’expliquer pourquoi il ne retient pas Cordell plus longtemps que ça quand il lui dit qu’il a peut-être un autre moyen de faire tomber les Davidson.

Avant d’en arriver là, la série s’inquiète de résoudre l’affaire de Cassie – et donc celle de Miles. On tombe ainsi dans la paranoïa de l’existence d’une taupe qui pourrait être Tray… à James qui lui propose un poste de ranger ? Je trouve ça un peu extrême comme grand écart, mais admettons. Bizarrement, Tray ne refuse pas immédiatement ce poste.

Sa mère est plus radicale et concrètement complètement contre cette idée, mais bon, Tray se retrouve à vivre juste en face de Cassie, donc bon. Et elle est la pire voisine du monde à mettre la musique à fond ? Dans cet épisode, elle est toutefois très en retrait de l’intrigue principale et mène donc sa propre enquête lors d’un rencard. La piste est ouverte pour la suite de la saison, on verra bien où ça nous mènera.

En parallèle, on en revient encore et toujours à l’intrigue de la famille Davidson, mais si je suis honnête, c’est peut-être ce qui m’a le plus intéressé dans cet épisode. Geri en est toujours à douter de Gale et de ce qu’elle savait, Cordell pense que se servir d’elle pourrait être un bon moyen d’obtenir la vérité sur ce que les Davidson savaient. Pff. Il oublie vite Twyla, tout de même.

Pas si vite, toutefois : Geri s’en sert comme un excellent argument pour vendre une dispute de couple à Gale. Elle l’appelle en faisant semblant d’être en panne et d’avoir besoin de quelqu’un pour la ramener chez elle. La dispute était sympa et elle permet à Geri d’arriver chez les Davidson avec l’intention de les trahir, mais en appelant Gale « maman ».

Cela ne fonctionne pas dès le départ, mais ça finit par faire son effet quand Geri suit les conseils de Cordell et emmène sa mère biologique dans la fameuse grange qui a pris feu. Et sans surprise, ça mène à ce qu’on savait déjà depuis un long moment sans en avoir jamais eu la confirmation : Gale est bien responsable du meurtre de Marv. Poussé par Abby à dire la vérité sur le bébé pas si mort que ça, Marv a balancé ce qu’il en était à Gale, mais pas comme il le fallait.

Gale a donc attrapé la fameuse lanterne et a frappé Marv avec, déclenchant le feu. Comme elle ne connaissait pas l’existence de Frank, elle n’a jamais pu retrouver sa fille pour autant. Par contre, accuser Cordell de l’incendie, ça, ce n’était pas un souci.

De manière amusante, la révélation choque tellement Geri qu’elle fait tomber une lanterne à son tour dans la toute nouvelle grange. Tout ça prend feu à nouveau. Heureusement, Cordell est dans les parages, s’inquiétant pour Geri : il arrive à temps pour sauver la vie de Gale – Geri n’ayant aucun mal à se sauver toute seule.

C’est une belle conclusion pour la saison : Gale survit et peut confesser ses innombrables crimes comme ça. Par contre, Abby remarque bien qu’elle oublie de s’excuser pour de vrai. Elle finit par le faire, mais pas sans se justifier une nouvelle fois. Elle est parfaitement pathétique et les scénaristes font vraiment en sorte qu’on sympathise avec elle malgré ce qu’elle a fait.

Cela laisse aussi Stella et Colton comme deux boulets, mais eh, ils restent en couple. Colton peut donc aller auprès de ses parents, Denise se sentant elle aussi bien débile de s’être plantée dans les grandes lignes pendant à peu près toute sa vie. Elle en profite aussi pour enfin reconnaître que c’est elle qui a coupé la selle. Maintenant que sa mère dit la vérité et qu’elle change totalement de perspective, elle doit se sentir bien conne d’avoir fait tout ça.

Finalement, les Walker sont donc des gens irréprochables qui ont toujours tout bien fait comme il faut, contrairement aux Davidson, ces grands méchants. Rien de bien neuf sous le soleil, ça ne pouvait se dérouler autrement. Dans le même genre, Geri met de côté une fois de plus son couple avec Cordell, le poussant à plutôt aller s’occuper de Stella Blue, parce que quand même, c’est le jour de son diplôme. Qui s’en fout ?

Je sais bien que c’est important pour elle, mais après tout ce qu’il s’est passé franchement, c’est abusé d’en revenir là, surtout qu’on ne l’a pas vue en cours de la saison, ou presque. Sans surprise, la saison peut donc se terminer au milieu des cartons, une fois de plus : les Walker récupèrent le ranch. Plutôt que de déballer les cartons, Cordell préfère passer du temps à jouer à un jeu de société avec sa fille. Logique.

C’était un peu essentiel d’avoir cette scène entre eux, j’imagine, mais par contre, ça me fait me poser quelques questions sur l’avenir de Stella dans la série. On dirait vraiment qu’ils ont l’intention de l’emmener ailleurs pour la suite de la série… contrairement à Liam. Lui, il décide de rester définitivement au ranch pour le reprendre. C’est n’importe quoi, sérieux. Il pourrait faire mieux de sa vie.

Bon, cependant, ce qu’il fait de sa vie, c’est de faire une course avec Cordell et Walker ? C’est censé être un moment sympa de l’épisode, j’imagine, mais c’est surtout l’occasion d’un cliffhanger un peu plus inattendu : Cordell triche en partant en avance pour cette course (je croyais qu’il ne trichait jamais, faudrait savoir ?) et… il se fait enlever par une camionnette. MOUAHAHA.

Pourquoi Stella a immédiatement des trémolos dans la voix quand elle ne le voit pas ? Mystère.

EN BREF – La saison 2 n’est pas forcément meilleure que la première, mais en tout cas, elle était très différente. Les scénaristes ont dû composer à l’arrache avec le départ de Micki, et pourtant, ça ne s’est pas trop senti : je trouve au contraire qu’ils ont réussi à proposer une intrigue à peu près cohérente pour son départ – même si j’ai passé trois épisodes à me demander quand elle partirait vraiment. J’espère que l’actrice reviendra un jour dans la série.

Son remplacement par Cassie était plutôt réussi et fluide, même si le nombre d’épisodes réduits avec elle dans la saison font que certaines choses ont dû se dérouler un brin trop vite. Pour le reste, la saison a été plus qu’empoisonnée par la rivalité entre les Davidson et les Walker. En fait, c’est tellement devenu constitutif de l’ADN de la série que je me demande comment elle a pu tenir une saison sans ça.

Je me demande aussi si on les reverra autant l’an prochain. Avec l’enlèvement de Cordell, il y a fort à parier que Stella restera au ranch plus longtemps que prévu ; que Tray sera le nouveau partenaire de Cassie pour retrouver Cordell (décidément, faut pas être partenaire avec Cassie) et que la vie suivra son cours comme si rien ne s’était passé dès le genre deuxième épisode de la saison 3. On verra bien dans deux mois !


Walker – S02E19 (express)

Épisode 19 – A Matter of Miles – 15/20
La fin de saison se met en place et ce n’est pas toujours fait avec subtilité, mais il faut reconnaître que les scénaristes s’en sortent plutôt bien puisqu’ils ont forcément dû réécrire une partie de la saison après ce qu’il s’est passé en coulisses (le départ dans le casting). J’imagine que ça aurait pu être bien pire, et j’ai quand même un peu hâte que certaines intrigues prennent fin pour lancer une nouvelle saison dans un mois et demi.

Spoilers

Miles est de retour avec plein de choses à révéler (ou pas), Stella et Colton organisent un repas familial.

Miles redébarque donc dans la vie de Cassie, et il est franchement frustant de le voir avec si peu de réponse. Je pensais que tout l’épisode serait un flashback géant, mais ce n’est finalement pas le cas : il explique simplement qu’il s’est fait passer pour mort ; Cordell et James ont simplement riposté à l’attaque de la caravane et se sont cachés dans les buissons pendant des heures et voilà où nous en sommes.

Par contre, ça manque vraiment d’explication pour savoir d’où sort exactement Miles à ce moment, mais bon, ce n’est pas grave, on va faire avec. Le problème ? Fenton était donc au courant que Miles était en vie, mais ça ne l’a pas empêché de coucher avec Rita, la copine de Miles. C’est assez drôle de les voir se retrouver et découvrir que leur couple est mis en péril par un connard qui les a doublés sans le moindre scrupule. Oui, j’ai dit que c’était drôle, parce que je m’en fiche de ces personnages.

Par contre, Fenton, lui, il ne s’en fout pas et il prend mal d’être attaqué par James en public : il a plein de questions à lui poser pour savoir ce qu’il se passe. Fenton s’obstine à ne rien dire, cependant, et ça dure bien longtemps pour peu de choses à se mettre sous la dent. Finalement, le type a bien un truc à se mettre sous la dent : du poison, tant qu’à faire.

En parallèle de tout ça, parce qu’on allait quand même passer l’épisode à mener l’enquête, on retrouve Stella et Colton au lendemain de ce qu’il s’est passé dans l’épisode précédent. Colton n’est pas hospitalisé, tout va bien. Du coup, Stella aime bien l’idée de se pointer chez son mec sans prévenir pour lui faire la cuisine. Une bonne femme au foyer à venir dis donc. C’est tellement abusé. Tout aussi abusé est l’idée que Liam soumet à sa nièce : il propose d’organiser un dîner entre les deux familles pour qu’elles puissent se réconcilier.

Et la marmotte, elle met le chocolat, dans le papier alu. De son côté, Geri œuvre elle aussi auprès des Davidson pour que ça se passe, sans savoir que Liam a probablement une autre idée dans la tête. Pendant ce temps, August a désormais envie d’apprendre à jouer de la guitare, et sa grand-mère est tellement fan de lui qu’elle le motive à fond pour ça. Elle lui fait plein de compliments, pourquoi ?, et il finit par rencontrer sa future prof de guitare et petite-amie, Kit. Pardon, mais c’est vraiment évident qu’il bave devant elle, quoi.

Je ne sais pas trop à quoi servait la scène, à part nous montrer qu’August était prêt à s’imposer de plus en plus dans sa vie – et dans sa famille. Evidemment, le gros dîner de famille se déroule au ranch des Davidson, ex-Walker, plutôt que dans un lieu neutre, alors tout part en vrille assez vite, forçant August à être celui qui s’impose comme le plus adulte parmi tous les adultes présents.

Si le repas ne parvient pas à réconcilier les familles, il ne parvient pas non plus à faire admettre la vérité à Denise concernant la selle – quoiqu’une partie de moi pense encore que ça peut être l’œuvre du père Walker au point où on en est. J’attends une bonne révélation de fin de saison, franchement. En attendant d’y être, ça déstabilise tout de même la grand-mère Davidson. Cette idiote de Gale révèle donc à Geri qu’elle a toujours su qu’elles se retrouveraient – sous-entendant qu’elle savait très bien que son bébé était en vie. Inutile d’en vouloir tant que ça à Abby, donc.

Cordell n’écoute pourtant pas Geraldine quand elle essaie de lui faire part de tout ça : il a d’autres chats à fouetter. Une fois Fenton mort, les Walker pensent en effet que Miles sera une cible facile. Il est supposé être dans une barraque de protection renforcée avec Cassie, mais non, tout le monde a peur. Et ils ont raison : ils sont effectivement traqués par des hommes qui ont clairement l’intention de tuer quand ils arrivent.

Avant ça, il a le temps d’expliquer à Cassie (et Tray qui est là pour la médiation entre eux ????) pourquoi il a dû se faire passer pour mort, à cause d’un groupe puissant sur lequel il enquêtait et qui menaçait son enfant. C’est un peu simple et ça n’explique pas pourquoi tout se faisait sans que ce soit une enquête officielle, mais bon, la corruption est partout, vous savez bien.

Tous nos héros s’en sortent vie, Miles remet en question sa vie de couple et ses erreurs passées, indiquant à Cassie de gérer sa vie mieux que la sienne et… C’est à peu près tout. Il est prêt à retourner se planquer à l’abri des méchants, pendant que Cordell et Cassie finiront (peut-être) son boulot.

L’épisode final devrait de toute manière se concentrer plutôt sur l’intrigue familiale, comme le reste de la saison. En effet, Geri doute désormais de Gale et s’en confie à Cordell. Ils rappellent donc le type qui avait fait la révélation qu’elle était la fille de Marv pour en savoir plus, mais celui-ci certifie que personne d’autre que lui ou Marv n’ont jamais su ce qu’elle était devenue. Le doute finit bizarrement par être une certitude dans l’esprit de Geri, qui imagine aussitôt que Gale savait quand même et est capable d’avoir tué Marv.