9-1-1 – S09E10 – Handle With Care – 14/20

L’épisode fonctionne un peu mieux dans les intrigues proposées, même si je n’accroche pas tellement à celle qui reviendra dans le prochain épisode. Tout est plutôt routinier dans cet épisode : je ne suis pas sûr que ce soit bien crédible de bout en bout, il y a des énormités qui ne passent pas, mais allez, l’épisode est dans son ensemble sympathique. Et c’est tout ce qu’on demande à la série entre deux grosses frayeurs, non ?

Spoilers

Harry est le nouveau bleu de la caserne.


She’s got nobody, she needs help.

J’enchaîne les épisodes, parce que pourquoi pas ! Le début de cet épisode m’a bien plus convaincu que l’épisode précédent : on y voit Chimney faire d’énormes cauchemars terrifiants où il bosse pour former Harry jusqu’à ce qu’Harry se fasse tuer devant ses yeux. Et après, il faut faire face à Athena. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner à avoir le fils de Bobby comme recrue dans sa caserne ?

J’aime bien cette intrigue. On voit un côté de Chimney que nous ne voyions plus depuis longtemps, mais qui est bien logique : il est terrifié pour Harry. On aurait pu faire la même intrigue avec ses enfants qu’il arrive pourtant à quitter des yeux (on en oublie que Maddie a accouché il y a peu, franchement, tellement on les voit jamais), mais on la fait avec Harry. C’est amusant de voir Chimney imaginer tous les problèmes auxquels Harry pourrait faire face. En revanche, je trouve ça bien moins amusant quand Harry est forcé de rester coincé dans la caserne parce que Chimney ne veut pas le mettre en danger.

Forcément, ça inquiète tous les pompiers qui décident qu’il faut absolument parler à Chimney pour qu’il change d’attitude. Personne n’a envie de s’y coller, cependant : ils envoient donc Hen faire le sale boulot. Honnêtement, il me semble que Maddie aurait pu le faire à ce stade, parce que Chimney est vraiment dans l’abus. Cela fonctionne bien de revoir les deux amis ensemble. Bien sûr, le petit pep talk d’Hen est efficace.

Chimney retourne à la caserne le lendemain et décide de faire confiance à Harry pour faire le job qu’il est supposé faire : il l’emmène donc avec le reste de l’équipe sur le lieu de l’intervention suivante. Cela ressemble fort au cauchemar début d’épisode de Chimney, sauf que cette fois, Harry met des plots de sécurité et a de bonnes idées pour aider l’équipe sur l’intervention. Chimney apprend donc à bosser avec lui, mais s’inquiète encore beaucoup pour le fils de ses amis.

Quand Harry n’est plus dans sa ligne de vision, Chimney est terrifié. Cela mène à une scène où il manque de se faire renverser. Par chance, cependant, Harry est assez vif pour sauver la vie de Chimney. Tout va donc bien dans le meilleur des mondes… Sauf pour Maddie qui se rappelle que son mari fait un métier sacrément dangereux, tout de même.

De son côté, Harry partage un chouette repas familial où il peut raconter sa première intervention et recevoir en cadeau le couteau de Bobby. Mouais. C’est un cadeau un peu naze, mais c’est suivi du cadeau que Bobby aurait fait à Harry s’il était là : il lui aurait offert son propre couteau. OK. L’idée est bonne.

Hen est toujours en fauteuil dans cet épisode. Il faut croire que l’intrigue est là pour durer finalement. C’est inattendu avec cette série qui se débarrasse de tout d’habitude. Cela ne l’empêche pas d’avoir une intrigue intéressante : elle est appelée à la barre, avec ses collègues, pour témoigner dans un procès. Je ne me souviens plus de l’intervention dont il est question, mais admettons : Eddie et elle ont donc sauvé une jeune fille, Abigail, de deux tarés qui la maltraitaient et la gardaient prisonnières.

Eddie se fait démonter pendant le procès parce qu’il est trop colérique, mais il prouve tout le contraire dans l’épisode. Attaché à Abigail, il lui fournit l’aide dont elle a besoin en la ramenant à la caserne et en lui présentant Alice, la nouvelle psy de la série qu’on avait vu dans l’intervention pour Hen il y a deux ou trois épisodes. Cela fonctionne bien de la voir popper à nouveau, mais je me demande forcément pourquoi les scénaristes y tiennent tant.

Malgré la présence d’Alice, Abigail a du mal à faire face à ce qui lui arrive. En cours d’épisode, elle apprend que ses parents maltraitants ne seront pas envoyés en prison. Son premier réflexe est d’aller chez Eddie et on voit très bien qu’elle lui fait trop confiance et a une relation malsaine avec lui. Il essaie de mettre de la distance comme il peut, mais ce n’est pas évident : elle a besoin de réconfort, tout de même. Eddie réussit tout de même à la faire partir de chez lui, mais je sens que ça finira mal cette intrigue.

Il ne faut pas longtemps pour que ça arrive : Abigail vient carrément kidnapper Christopher à l’école en fin d’épisode. Cela sort de nulle part : pourquoi lui voudrait-elle du mal ? J’ai du mal à percevoir la logique de la scène, mais c’est peut-être aussi parce que je n’ai pas accroché au personnage d’Abigail. Cela fait un cliffhanger efficace, cela dit, et ils en avaient besoin avant une pause de près d’un mois dans la diffusion aux États-Unis… et avant l’épisode 9×11. 911, quoi. Le 27 février 2026.

Sinon, la première intervention de l’épisode était sympathique, si on peut dire, avec un jeune garçon qui ne ressent pas la douleur. Cela est pratique : ça lui permet de sacrifier sa main pour arrêter l’incendie qui ravage sa maison. Au passage, il sauve aussi sa mère. C’est mignon, eh, et ça donne aussi du taf à Maddie.

Elle a une grosse journée : elle répond ensuite à l’appel d’un homme qui a perdu son père et s’inquiète énormément pour lui. Athena est envoyée sur les lieux, et il est révélé que l’homme qui cherche son père est complètement stressé. Il le surveille 24h/24 et fait tout pour qu’il reste en bonne santé, inquiet qu’il est de le voir perdre la tête de plus en plus. Je n’aime pas trop cette intrigue où Athena juge trop le fils, je trouve, mais admettons. Elle part à la recherche du père tout de même et le retrouve en train de conduire une tondeuse. C’est improbable que personne d’autre ne signale ce conducteur improbable entre temps, hein.

On perd un peu de temps à voir Athena convaincre le père de rentrer chez son fils. Le fils est sûr que son père perd la tête et se fait arnaquer, en plus, parce qu’Athena a trouvé la preuve d’un virement pour payer un billet d’avion à une certaine Sheryl. Tout ça ressemble fort à une manière de lui voler de l’argent, mais non : le père n’a pas perdu la tête ; il a bien trouvé l’amour en ligne. Allez, c’est amusant, on va dire, et ça permet une jolie conclusion où le père n’est plus seul, ce qui rassure le fils.

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9-1-1 – S09E09 – Fighting Back – 13/20

J’ai eu du mal avec cet épisode, en grande partie à cause du passage du temps, que je trouve un peu abusé, mais aussi parce qu’il enchaîne des intrigues que je trouve peu convaincantes. Les interventions n’ont pas réussi à me donner ma dose d’adrénaline, les évolutions des personnages sont précipitées et pas forcément bien crédibles. Comme d’habitude, je sais, mais la saison avait repris des forces dans les épisodes précédents et j’en attendais trop, je pense.

Spoilers

Les semaines passent vite pour les personnages de 9-1-1 aussi et Hen va de plus en plus mal.


Keep showing up.

Je suis triste de savoir qu’ABC n’a pas diffusé d’épisode de série ce jeudi soir, mais en même temps, qu’est-ce que ça m’arrange : j’aurais voulu voir Grey’s Anatomy ce soir, certes ; à la place, je me dis que je vais rattraper tout mon retard dans 9-1-1 et peut-être même 9-1-1 Nashville avant d’avoir trop d’épisodes de retard. Bref, j’ai pris du retard, mais qui sait ? Peut-être que ça ne représentera pas toute la saison comme à mon habitude.

Cet épisode commence un peu mal, je trouve : Hen explique à ses enfants sa maladie, ce qui me va bien comme scène, mais on enchaîne sur un montage étrange où tous ses amis, collègues et membres de famille s’occupent de sa santé et lui proposent des idées pour limiter ses symptômes. Vous allez me trouver odieux de le dire comme ça, mais franchement, Eddie la fait danser, Christopher la fait jouer Superman et Maddie… Je ne sais même pas comment traduire ce que Maddie lui fait faire, tout simplement.

C’est plutôt chouette de voir tout le casting se réunir autour d’Hen, mais je crois que je préfèrerais une intrigue qui dure plus longtemps. Ce n’est pas le genre de la maison, toutefois : on en arrive à un stade de « deux mois plus tard » (encore ?) où Hen est en fauteuil roulant et complètement déprimée. C’est inattendu. Le passage du temps, en plus, me perturbe un peu pour le spin-off et d’éventuels crossovers.

Qu’importe. Elle atteint un stade de dépression qui est vraiment dérangeant : tous les personnages se rendent bien compte qu’elle perd espoir et refuse à présent de les voir. J’ai eu énormément de peine pour Karen : elle tente de s’occuper de sa femme au mieux, mais Hen refuse carrément de parler, faisant même semblant de dormir désormais. C’est terriblement triste. La solution d’Athena quand elle passe et qu’Hen ne veut pas la voir non plus ? Donner à Hen un autre visage que celui de Karen à détester.

Karen embauche donc un thérapeute particulièrement insupportable. Pourtant, Hen se rend compte que grâce à lui, elle fait quelques progrès. En vrai, cela tombe bien : ça permet à Hen d’être efficace pour sauver la vie de ce thérapeute quand il fait une crise cardiaque. Malheureusement, elle ne peut pas faire autant que ce qu’elle voudrait pour lui : elle est incapable de lui faire un massage cardiaque parfait, par manque de force à cause de sa maladie. Elle parvient tout de même à le maintenir en vie assez longtemps et à contacter le 911. Tout finit bien, donc.

Hen déprime tout de même de ne pas réussir à le sauver par elle-même. Elle peut compter sur sa mère pour lui remonter le moral à sa manière : elle lui ramène son journal intime d’adolescente pour lui montrer qu’elle a déjà fait face aux mêmes sentiments par le passé et qu’elle a réussi à se relever. Pas besoin de trop déprimer, donc. Hen retrouve même une lettre de son soi passé pour son soi futur, et ça lui permet de reprendre de la force. Incroyable, dis donc.

La première intervention de l’épisode est quelque peu inquiétante avec un équivalent de KFC où tous les clients et le personnel sont à terre, en train de suffoquer. Ou de faire un équivalent d’AVC. C’est étrange. Je trouve la manière dont une cliente les découvre particulièrement terrifiant. Je suis surpris de voir les pompiers arriver sur scène en moins de six minutes (on va dire que les US, c’est super, hein) et encore plus de les voir entrer dans le fast-food sans la moindre protection. C’est étrange tout de même : ils n’ont aucune idée de ce qu’ont les gens sur place, en vrai.

Finalement, Chimney comprend qu’il n’y a qu’une personne qui fait vraiment une crise. Tous les autres ont une réaction en chaîne psychologique qui leur font penser qu’ils ont un problème quand ce n’est pas le cas. Pardon, mais… J’ai beau savoir que ça existe, l’explication ne parvient pas à me convaincre.

La deuxième intervention est étrange aussi : je m’attendais vraiment à un accident avec des planches de surf transperçant un pauvre piéton, mais je me retrouve avec une étrange scène où un homme blessé s’effondre devant la voiture d’un conducteur vraiment prudent. J’ai bien aimé l’idée, surtout que ça lance Athena sur une enquête qui aurait pu être sympathique et un peu longue. Malheureusement, ce n’est pas le cas : Athena trouve vite le lieu de l’accident de l’homme et une caméra de surveillance lui révèle qu’il s’est en fait mangé une bonne dose de karma. Il s’est fait tabasser par la femme dont il essayait de voler le sac.

Je sais que la série n’est pas tournée en France, mais je trouve ça impressionnant que la légitime défense fonctionne à ce point aux US : la nana défonce complètement le mec, n’appelle pas les secours, mais s’en tire sans souci parce qu’elle dit à Athena qu’elle passait une mauvaise journée ? Pardon, c’est trop gros, même pour moi. L’homme finit à l’hôpital, tout de même.

Pendant ce temps, Harry continue de s’entraîner pour être un pompier. Eh, on est deux mois plus tard, donc il devient vraiment efficace à force. Ou pas. Nous le voyons donc avoir un accident des plus bêtes quand il tombe de la grande échelle à cause d’un mauvais timing sur la grande échelle. Malgré tout, Harry s’en sort bien, par chance, et peut même continuer d’être une recrue. Athéna espérait que l’accident le fasse changer d’avis. J’ai beau la comprendre – d’un point de vue de maman, ce métier est horrible, surtout qu’elle vient de perdre son mari pompier – je trouve quand même qu’elle est chiante à vouloir le faire changer d’avis. Le pire, c’est que May semble s’y mettre. J’adore May, mais si elle prend ce chemin-là, ça va changer.

Harry veut reprendre son entraînement au plus vite. Quand on tombe de cheval, il faut remonter vite dessus ; c’est pareil pour la grande échelle. Le problème, c’est qu’il n’est pas si sûr de lui quand il doit faire face à l’échelle. Son réflexe est donc de demander plus de temps avant de remonter à l’échelle. Honteux, il se rend chez Buck qui a aussitôt les bons mots pour le consoler.

Mieux que ça : Buck parvient à trouver les mots justes pour Athena, histoire de lui montrer qu’elle a fait peur à son fils par sa réaction apeurée. Et en même temps, peut-on vraiment blâmer Athena d’avoir peur pour son fils ? Athena trouve les mots justes pour réconforter Harry : elle le force à reprendre son entraînement en lui expliquant comment elle fait elle-même pour mettre ses sentiments et sa famille de côté quand elle est en service. C’est suffisamment efficace pour qu’Harry réussisse à terminer l’exercice de la grande échelle.

Voilà donc pourquoi l’épisode se termine (déjà !) par une cérémonie où les nouvelles recrues, dont Harry, deviennent des pompiers. Allons bon. Il est improbable, mais parfaitement prévisible et évident, qu’Harry soit accueilli comme bleu à la caserne 119, pas vrai ? Il faut pourtant s’y faire !

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La fabrique des rêves est de retour à Disneyland

Salut les sériephiles,

Je rentre tout juste de Disneyland Paris (enfin, plus exactement, je suis en plein transit pour aller fêter l’anniversaire de Laura) et il faut absolument que je vous parle, déjà, du « nouveau » spectacle qui commençait aujourd’hui. Bien sûr, j’allais à Disneyland aujourd’hui surtout pour ça (j’adore la chanson du show Million splashes of colour, mais vraiment, c’est une parade pas dingue par rapport à d’autres propositions du parc) et j’avais tellement peur d’être déçu que je croisais fort les doigts pour ne rien regretter.

Si vous êtes fan du parc, vous l’aurez déjà compris : j’étais à Disneyland aujourd’hui pour découvrir dès son premier jour La Fabrique des rêves de Minnie. La deuxième séance était prévue à 14h15, ce qui collait bien avec mon arrivée sur le parc vers 13h15, puisque j’ai eu l’immense bonheur de travailler ce matin (non). Et autant le dire tout de suite : pour le deuxième spectacle de la journée, il y avait énormément de monde. Beaucoup d’attente dans la file, une vraie affluence, signe évident que le retour du spectacle était attendu après plus d’un an de fermeture. Et oui, ce n’est pas exactement un nouveau spectacle, c’est une réécriture et mise à jour d’un ancien spectacle.

Sur le papier, la durée annoncée tourne autour de vingt minutes, mais en réalité, il faut plutôt compter une bonne demi-heure, entre la petite introduction dans la file d’attente, le spectacle en lui-même, et le temps de sortie du Studio D. Et franchement, ça ne pose aucun problème : tout fait partie de l’expérience.

J’adorais la première version de La Fabrique des Rêves. C’est un spectacle qui me manquait vraiment. Autant dire que j’attendais ce retour avec impatience… et aussi avec une certaine appréhension. Cette nouvelle version est à la fois très différente et très similaire.

Différente, parce qu’elle met en avant des personnages bien plus connus : Minnie au centre, accompagnée de Donald, Daisy, Tic et Tac. Elle fait aussi une croix sur certaines chansons iconiques de la première version — Fancy Nancy, notamment, mais bon, qui la connaissait encore ? Sur le papier, ce sont des choix qui pourraient déstabiliser.
Mais dans le fond, l’ADN est intact.

La même fabrique, la même âme.

Le spectacle reprend la même construction générale, les mêmes thématiques fortes : le rêve, l’entraide, l’énergie collective, et cette idée très Disney de ce qu’il faut faire pour continuer à rêver, même quand tout ne se passe pas comme prévu. La chanson phare qu’est The Power of All of Us est toujours là, et elle fonctionne toujours aussi bien. Je suis à nouveau en train de l’écouter en boucle pendant que j’écris ces lignes…

Vrai coup de cœur aussi aujourd’hui donc, comme pour la première version du spectacle. Les bulles (et les bulles de fumée !) sont de retour, avec une nouvelle utilisation efficace. Le spectacle propose aussi de nouvelles manières de faire rêver, notamment grâce aux chorégraphies, très dynamiques, qui partent de tous les côtés et embarquent complètement le public.

Mon moment préféré reste sans hésitation l’ensemble du spectacle (peut-être un peu plus faible quand on essaie de convaincre le dernier de rêver en mettant du fun dans sa vie). Le fait de réentendre The Power of All of Us, de retrouver la Fabrique, d’y découvrir de nouvelles chansons, c’était parfait.

En plus, le Studio D reste l’une de mes scènes préférées de Disneyland Paris. Ce n’est clairement pas la salle la plus confortable pour le public, mais visuellement, elle reste incroyable.

La scène est toujours aussi magnifique : ses rouages, ses éléments mobiles, ses jeux de lumière. Un détail saute aux yeux cette fois-ci : la grande tête de Mickey qui dominait auparavant la scène porte désormais le ruban de Minnie. Un changement simple, mais très symbolique pour ce nouveau spectacle. Le décor évolue, sans perdre ce qui faisait son charme.

J’ai eu la chance d’être extrêmement bien placé, même si j’étais peut-être un peu trop bas pour profiter pleinement des bulles. Mais honnêtement, difficile de se plaindre tant l’ensemble fonctionne. Niveau énergie, ça bouge beaucoup. Ça part de chaque côté, ça vit, ça chante, et surtout, ça embarque complètement. Les messages restent simples et efficaces. Même si je n’ai pas toujours compris tout ce que Donald disait (ce qui est finalement assez logique quand on connaît sa voix) et même si j’ai parfois eu du mal à associer la voix de Minnie à un personnage dont les lèvres ne bougent pas devant moi, l’émotion était bien là. Pendant tout le spectacle, j’étais incapable de ne pas afficher un sourire d’enfant.

Bref, je l’ai dit, j’attendais beaucoup ce retour. J’avais même un peu peur d’être déçu, surtout après le très mauvais souvenir laissé par le passage du Studio D transformé en karaoké raté. Et pourtant : la magie a opéré. Ça valait bien l’attente, histoire d’oublier l’ancien spectacle pour profiter du nouveau.
Ça valait aussi le détour aujourd’hui. Mieux encore : j’ai déjà hâte de revoir le spectacle. Probablement très bientôt. La semaine prochaine, quoi.

Est-ce que la série Heated Rivalry est fidèle au roman ?

Salut les sériephiles,

La diffusion française de la série Heated Rivalry commence aujourd’hui grâce à HBO Max. Si comme moi, vous tombez dedans dès le premier épisode, la question va se poser bien vite : est-ce que cette adaptation respecte le roman Heated Rivalry ? Après lecture du livre, la réponse est étonnamment simple : oui, la série est fidèle. Très fidèle. Parfois même presque trop. M’enfin, ça ne fait pas un article très intéressant si je m’arrête ici.

J’ai lu le roman un mois après avoir terminé la saison 1 de la série. Je ne vais pas spoiler évidemment, mais mon ressenti, c’est que dès les premières pages du roman, une impression claire s’impose : c’est exactement ce que j’attendais et j’avais même l’impression de revoir la série. Bon, OK, le début réserve tout de même une légère surprise, avec un contexte hockey un peu plus développé. Les cinq premières pages prennent le temps d’installer cet univers, contrairement à la série je trouve (c’était d’ailleurs quelque chose que je reprochais à la série). Ensuite, le roman déroule une histoire que la série a repris presque intégralement et point par point : les scènes, les situations, les dialogues… on est souvent à la réplique près.

Heated Rivalry (S01)

#911onFox est de retour (2×01-02) et elle n’a rien perdu de son rythme, sa folie, mon addiction.

Forcément, l’accroche est immédiate si vous avez aimé la série. La lecture (toujours en anglais pour ma part, comme je le disais en faisant le point sur Game Changer il y a deux jours) se fait sans effort, non pas parce qu’il y aurait des révélations permanentes, mais parce que le récit fonctionne très bien. Il n’y a pas tant de suspense, c’est juste qu’on a envie de les voir finir ensemble et obtenir le happy end promis.

Le principal apport du livre par rapport à la série tient aux pensées des personnages. Être dans la tête de Shane et d’Ilya permet de mieux comprendre leurs hésitations, leurs contradictions, leurs peurs. Cela dit, la série s’en sort remarquablement bien sans voix off : les deux acteurs sont excellents, et chez Shane Hollander en particulier, les émotions et les conflits intérieurs se lisent directement sur le visage. Pour Ilya Rozanov, c’est encore plus simple : il dit tout ce qu’il pense, sans aucun filtre.

Le roman est long, mais il se lit facilement. Il partage toutefois avec la série le même petit défaut : le temps passe extrêmement vite. Les années s’enchaînent sans que leur poids soit toujours perceptible. On pourrait s’attendre à ce que le livre développe davantage cet aspect, mais en réalité, la série a déjà exploité quasiment tout ce que le roman proposait, parfois même mieux grâce à des montages montrant le temps qui passe.

L’étiquette enemies-to-lovers continue pour ma part de poser question. L’attirance sexuelle entre Shane et Ilya est immédiate, trop immédiate pour qu’on ressente véritablement l’antagonisme (mais eux aussi, justement). Le livre permet d’en comprendre un peu mieux les mécanismes grâce aux pensées internes, mais on n’a jamais vraiment le temps de les voir comme de vrais ennemis. Ils sont certes rivaux sur la glace, mais la glace n’est jamais trop développée dans le roman. Ce sentiment se voit finalement davantage dans les tomes suivants de la saga, à travers le regard des autres personnages, que dans ce roman précis. Parce que oui, je lis le reste de la saga aussi. Foutu pour foutu…

Faut-il lire Game Changer de Rachel Reid ?

Salut les sériephiles, Je sais que le début du mois de janvier où j’arrivais à tenir le rythme d’un article par jour ou presque est déjà loin, mais que voulez-vous, j’ai encore décidé de me laisser déborder par le travail. Enfin, c’est surtout que quand il empiète sur quelque chose, c’est sur le blog et…

À la lecture de la saga, une évidence s’impose très vite : Ilya Rozanov est le moteur du récit. Drôle par sa franchise désarmante, excessif, charismatique, parfois agaçant, toujours cinglant, je l’aime de plus en plus (et pourtant, j’aime déjà Shane). Plus les scènes s’enchaînent, plus le personnage gagne en épaisseur, et plus il devient clair pourquoi la série est devenue aussi culte. Le couple qu’il forme avec Shane dépasse largement le cadre de ce seul tome et s’impose peu à peu comme le véritable fil rouge de toute la saga — parfois ça me paraît même plus marquant que le couple mis en avant dans le tome 1 (pourtant je préfère la relation Kip/Scott de très loin, aussi fade paraisse-t-elle dans sa simplicité).

La comparaison avec Game Changer est inévitable, et elle est sans appel. Heated Rivalry fonctionne bien mieux pour sa tension sexuelle entre les deux rivaux, qui justifie sûrement bien plus tout le sexe trop omniprésent (ça me lasse bien vite). Là où le premier tome présentait un couple plat et prévisible, celui-ci installe davantage de tension, un vrai suspense émotionnel dans la relation, et ce petit piment qui manquait auparavant. On comprend immédiatement pourquoi c’est ce livre-là qui a été choisi pour une adaptation en série, et pas les autres.

À la lecture du roman, tout s’éclaire : le succès actuel n’a rien d’un hasard. Heated Rivalry avait déjà tout pour devenir un phénomène, et la diffusion française ne va faire que donner un nouveau coup de projecteur à une histoire qui fonctionne aussi parfaitement sur le papier.

Pourquoi Heated Rivalry a tant de succès ?

Salut les sériephiles, Il faut battre le fer tant qu’il est chaud, je suppose, alors parlons peu, parlons Heated Rivalry, la série qui se transforme depuis quelques semaines en phénomène et dont tout le monde parle. Bon, d’accord, j’exagère : mes réseaux sociaux sont submergés par la série, mais c’est mon algorithme qui doit jouer, surtout…

Alors, est-ce que lire le livre après la série a un intérêt ? Oui. Pas pour découvrir une autre histoire, mais pour approfondir : les pensées, les silences, les hésitations, certaines nuances de caractère. Et pour ceux qui n’ont pas encore commencé la série, lire le roman avant peut aussi être une excellente option, d’autant que la diffusion française se fait à raison d’un épisode par semaine. Une façon idéale d’alterner chapitres et épisodes, sans frustration (autre que la frustration sexuelle, peut-être, mais ça, ce sont vos affaires, maintenant, vous savez dans quoi vous vous embarquez je crois).

Allez, bon visionnage, bonne lecture et bon week-end !