Agatha All-Along – S01E09 – Maiden Mother Crone – 18/20

Le titre de l’épisode est on ne peut plus clair et montre les révélations apportées par cet épisode de fin. C’est tout simplement un excellent moyen d’apporter les réponses manquantes, même si, forcément, ça me questionne sur les choix scénaristiques. Il me semble qu’il aurait été possible d’avoir une narration plus claire et facile, tout en étant aussi jouissive. Cet épisode, en plus, se divise en deux grandes parties qui ne parviennent pas à apporter toutes les réponses et me laissent sur ma faim. Je veux une suite.

Spoilers

La vie d’Agatha est pleine de surprises éclairant les huit premiers épisodes d’une nouvelle lueur.


Oh, you walk this road alone, do you?

Comme trop souvent, je suis partagé. Bien sûr que j’enchaine sur ce dernier épisode, bien sûr que j’ai envie de faire durer le plaisir, bien sûr que je n’ai pas envie que ce soit la fin de la série. Et pourtant, une fois de plus, il faut me faire une raison.

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On sentait bien qu’il fallait que la série nous dévoile le dernier secret d’Agatha, celui qui était mal amené au début de la série : elle a été maman d’un petit garçon. L’épisode commence ainsi par une Agatha qui souffre lors de son accouchement, au beau milieu des bois. Soit. Qui est le père ? Mystère. Ce qui est sûr, c’est qu’au moment d’accoucher, Agatha aperçoit Rio et comprend ce qu’il en est.

Elle est déjà en relation avec Rio à ce moment-là et la voir ne l’enchante pas du tout. Elle comprend que Rio est là pour son bébé. La haine ressentie entre Agatha et Rio, qui semblait pleine d’amour depuis quelques épisodes, s’explique donc ainsi : Rio lui a pris son enfant, évidemment qu’Agatha la déteste. Pourtant, comme indiqué dans l’épisode précédent, Rio a bien laissé du temps à Agatha avec son bébé : il vit donc… mais son temps est compté, plus encore que le nôtre.

Agatha accouche donc, est ravie que ça se fasse sans sortilège, mais ensuite, elle doit le protéger et le faire vivre le plus longtemps possible. C’est pour cela qu’elle se retrouve à tuer les Sept de Salem : elle veut protéger son enfant. Elle gagne la confiance de sorcières qui la font pénétrer dans un cercle de protection, et bim, elle absorbe les pouvoirs de tout le monde. Dommage pour elles : faire confiance à une femme parce qu’elle avait un bébé était vraiment une mauvaise idée.

La Route

En tout cas, Agatha peut ainsi élever son fils pour qu’il l’aide dans ses méfaits : elle comprend que sa bouille d’ange est un vrai moyen pour elle d’obtenir ce qu’elle veut et de survivre plus longtemps. Elle se sert de lui pour commettre ses meurtres pendant des années. Bien sûr, il arrive un moment où Nicholas la questionne tout de même sur ce qu’ils font, ne comprenant pas pourquoi ils ne survivent pas AVEC les sorcières plutôt qu’en les tuant.

Agatha le fait taire, inévitablement, ce qui fait que son fils se met ensuite à chantonner. C’est ainsi que Nicholas et Agatha se retrouvent à inventer ensemble la mélodie de la Route – dont les paroles ne sont pas encore celles qu’on connaît et qu’on nous sort à chaque épisode ou presque. C’est un épisode d’origine qui clarifie vachement la série en tout cas. Le fils et la mère passent de très jolis moments ensemble.

Elle n’a pas tué son fils : elle a gagné plus de temps avec lui et a développé au mieux ses pouvoirs pour le protéger, tout en sachant très bien qu’elle a passé un marché avec la Mort et qu’elle ne pourrait pas le protéger éternellement. Peu à peu, le temps passe, la magie enchante les vies de la mère et du fils et les paroles de la chanson deviennent ce qu’elles sont depuis le départ pour nous. C’est vraiment une excellente chanson, quasiment la moitié du succès de la série reposait dessus tout de même (les paroles sont les titres des épisodes). Ces scénaristes sont forts.

En revanche, Agatha n’aime pas voir Nicholas développer des remords à tuer. Sa maladie se développe, il tousse de plus en plus, refuse de sacrifier de nouvelles sorcières – ou d’aider sa mère à le faire en tout cas – et c’est terrible. Ils finissent par s’endormir ensemble en chantant la chanson… et dans la nuit, Rio vient chercher Nicholas. Oh. Pauvre Agatha. Rio est pourtant pleine d’amour : elle demande même à Nicholas d’embrasser sa mère avant de dormir. Cela ne change pas le fait qu’au réveil, Agatha découvre que son fils est mort.

L’actrice aurait pu gérer la scène et je ne comprends pas trop le choix qui est fait d’un plan large qui casse un peu l’émotion ici, mais bordel, c’est une histoire hyper efficace. Elle n’a rien de foncièrement original, évidemment, mais elle fonctionne et c’est tout ce qu’on en attend après tout. La simplicité est trop souvent oubliée – et elle l’a été dans la série aussi d’ailleurs, parce qu’il aurait été tellement plus simple de commencer la série par-là. Il n’y a pas toujours besoin d’une grande révélation finale pour qu’une histoire soit bien.

Et alors qu’elle enterre son fils en chantonnant, elle est interrompue par une jeune femme, une sorcière, qui a entendu parler de la Route des Sorcières pouvant la récompenser de tout ce qu’elle veut. Agatha saisit aussitôt l’occasion pour réunir un couvent avec elle, leur apprendre la chanson et les mener sur la Route. En théorie. En pratique, elle les insulte et les traite de sorcières minables quand la porte de la Route ne s’ouvre pas pour elles.

Quelle sorcière redoutable : Agatha pousse toutes les sorcières à s’attaquer à elles et elle récupère les pouvoirs de chacune d’entre elles. C’est terrible et terrifiant : on la voit recommencer le même manège, toujours au son de la chanson. C’est si entraînant ! Les siècles passent, puis les décennies ; les looks d’Agatha sont tous plus géniaux les uns que les autres, je chante en chœur avec toutes les sorcières assassinées, et d’un coup d’un seul, nous revoilà au début de la série. Oh bordel. C’est bien mené.

J’ai vraiment envie de revoir la série maintenant, pour voir à quel point les indices étaient là depuis le départ. Agatha, que tout le monde prenait pour une experte de la Route depuis le départ, était donc tout autant néophyte que nous ?

Billy

On peut en revenir à présent au cliffhanger de l’épisode précédent. Ce que Billy voit quand il se retourne ? Agatha, bien sûr. Elle revient sous la forme d’un fantôme on ne peut plus cliché qui se fait peu à peu à sa nouvelle vie – enfin, mort – et a toutes les réponses que Billy souhaite. Enfin, d’ailleurs, je crois qu’il ne souhaite pas vraiment les entendre : Agatha lui confirme que c’est lui qui a rendu réelle la Route. Par conséquent, c’est lui qui est responsable de la mort de Jen et Sharon (qui ?), mais aussi de Lilia (même si c’était son choix, lui rappelle Agatha) ou Alice (ah non, ça c’est Agatha). Agatha s’amuse bien, quand Billy, lui, culpabilise inévitablement de savoir que son esprit a tué des innocentes.

Bien sûr, Agatha lui annonce aussi qu’il a sauvé une vie dans tout ça : celle de Jen. Elle n’est pas morte du tout. Elle a récupéré sa magie et se réveille à proximité de Westview, sortant de terre et s’envolant. Et ça, c’est beau : Agatha avait prévu de tuer tout le monde le premier soir après tout. Ensuite, elle explique à Billy qu’il ferait mieux de s’habituer à tout ça, parce que c’est le prix que paie les sorcières.

Il n’approuve pas du tout cette idée et ce tribut. Ainsi, il décide contre toute attente de retourner chez Agatha pour faire face à nouveau à la Route. J’aime bien le fait qu’Agatha le hante, mais pas trop les effets spéciaux qui lui donnent son aspect fantomatique. Billy fait comme si elle n’existait toujours pas, mais prépare alors un rituel sur les planches menant à la Route. Il trace un pentagramme, installe quelques bougies et utilise finalement son carnet. Avec l’aide du talisman qui appartenait depuis toujours à Agatha – le médaillon avec les cheveux de Nicholas – il se met alors à réciter un sortilège pour bannir Agatha définitivement.

Elle n’en est pas ravie, évidemment, et vit cela comme une vraie trahison. Elle tente bien sûr de faire tout ce qu’elle peut pour empêcher Billy d’aller au bout. Cela lui permet de révéler, après un long temps, qu’elle n’ose pas affronter son fils et que c’est pour ça qu’elle ne souhaite pas aller dans l’au-delà. Oh. C’est plutôt mignon comme tournure des événements. J’ai du mal, cependant, à avoir plein d’empathie pour elle.

De manière surprenante, Agatha parvient alors à récupérer le médaillon des mains de Billy, qui est touché par ce qu’il vient d’apprendre. Il reconnaît enfin qu’il ferait une bonne équipe avec Agatha – un bon duo – même si l’un comme l’autre préfère tuer les couvents qu’ils ont. Billy transforme finalement les planches de la Route en un mémorial pour les trois sorcières mortes à cause d’eux, puis ils sortent ensemble du sous-sol pour retrouver Tommy. C’est un peu simple comme conclusion, mais eh, qu’est-ce que ça fonctionne bien !

Tommy ? Il est ressuscité, en théorie, dans le corps d’un ado sans famille, victime de harcèlement et noyé par d’autres ados. Il a bien besoin d’un frère. Et moi, j’ai bien besoin d’une suite à cette série ! Le générique de fin est vraiment cool, mais eh, je reste sur ma faim. Où est la scène post-générique ?

EN BREF

J’attendais cette série depuis son annonce et elle était clairement à la hauteur de mes attentes. Cela faisait un moment que je n’avais pas autant accroché à la structure d’une série, surtout chez Marvel, précisément parce que les séries n’ont plus des structures de séries. Ici, c’est tout le contraire, exactement comme avec WandaVision. Oh, elle a les défauts habituels des mini-séries, notamment des personnages qu’on n’arrive pas à connaître assez en si peu de temps pour s’y attacher totalement et une narration alambiquée parce qu’on est en 2024, mais ce sont peut-être ses seuls défauts.

Quel plaisir c’était de revenir chaque semaine découvrir un nouvel épisode de cette Route des Sorcières, quel plaisir c’était et c’est encore d’avoir cette chanson en tête et de voir tout ce qu’elle renfermait, quel plaisir enfin de se dire que tout ça fait partie du MCU mais en est pourtant à des kilomètres. Bien sûr, il est question de Wanda, bien sûr, c’est le MCU, mais tout de même, c’est la plus indépendante des séries du MCU pour l’instant… et ça fait du bien, je trouve.

Vous l’aurez compris, j’ai vraiment beaucoup aimé. Cela ne surpasse pas WandaVision, mais ce sera probablement l’un de mes plus grands coups de cœur de 2024. C’est déjà ça. Et maintenant, j’ai hâte de voir quelle suite sera faite à ce projet – il y a des pistes ouvertes avec Jen, Rio et bien sûr Tommy.

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Agatha All-Along – S01E08 – Follow Me My Friend To Glory at the End – 20/20

Je n’allais pas mettre une si bonne note, mais l’épisode révèle à quel point la série est bien construite depuis le départ et ça suffit à me convaincre d’aller viser le 20. C’est ça que je veux comme série, bordel : des personnages cools, des moments étonnants ou on ne comprend pas trop ce qu’il se passe et, soudainement, tout qui se met en place et qui donne envie de recommencer depuis le début pour mieux comprendre ce qu’on a raté. L’épisode final a encore quelques réponses à apporter, mais cette fois, on touche du doigt la résolution et c’est sacrément satisfaisant.

Spoilers

Nos personnages continuent leur chemin sur la Route, atteignant sa fin.


Oh, what fresh horrors await us?

Joyeux Halloween ! Pour célébrer ça, Disney + nous sort non pas un, mais bien deux épisodes de la série, histoire de conclure cette saison 1. J’imagine que, malheureusement, on devra se contenter d’une mini-série. C’est bien dommage, parce que la structure de cette série et son concept font qu’on auriat pu l’étendre davantage. Malheureusement, la mode est aux mini-séries ou aux mini-saisons tous les deux à quatre ans. On va se contenter de ce qu’on a je suppose.

Et aujourd’hui, on a un double épisode final, à regarder depuis mon canapé alors que je devais théoriquement le voir dans un bus. Je suis malade et au bout de ma vie, mais bon, le bouton pause existe pour ça aussi, je suppose.

Alice & Lilia

Cet avant-dernier épisode commence de manière surprenante pas un plan sur Alice, inconsciente. Morte, même, en théorie. Pourtant, une main la touche – celle de Rio – et elle finit par se relever pour parler avec elle. Rio, qu’on vient de nous présenter comme la Mort, indique ainsi à Alice le chemin à suivre pour aller dans l’au-delà. Bien sûr, la sorcière n’est pas ravie d’être morte : elle pensait vraiment mériter plus de temps de vie que ça, la pauvre. Elle vient juste de briser la malédiction familiale, mais doit déjà partir ? C’est dur, c’est vrai. Et la consolation d’avoir protégé quelqu’un avant de mourir est maigre, tout de même.

La semaine dernière, Lilia se sacrifiait au dernier moment pour permettre aux autres de fuir les Sept de Salem. On reprend donc au même endroit, avec Jen qui est désespérée de perdre sa nouvelle amie et Billy qui reste un peu plus longtemps que prévu avec elle pour voir s’ils peuvent faire quelque chose. Cela laisse une longueur d’avance à Agatha, qui se retrouve nez à nez avec Rio.

Le deal

Cette dernière a enfin compris qui est l’Ado et explique à Agatha qu’elle a bien vu les liens entre eux. Elle est là pour venir collecter quelques morts supplémentaires, parce qu’après tout, c’est son rôle. La conversation entre les deux sorcières est pleine de non-dits et de sous-entendu ssur un passé qu’on ne connaît pas encore, cependant. On découvre toutefois qu’Agatha n’a pas dit toute la vérité sur la mort de son fils et que Rio lui a accordé de sacrés bénéfices.

Agatha ne le vit pas comme ça. Malgré tout, elle accepte de passer un nouveau deal avec Rio : elle assure qu’elle peut emmener Billy au bout de la Route, mais en échange, elle veut que Rio la laisse tranquille. Mourir un jour, c’est une chose, mais elle ne veut pas être pourchassée non-stop par la mort. Pire encore : elle ne veut pas voir Rio au moment de mourir. C’est un peu violent comme marché pour son ex, mais elle l’accepte. Il faut dire que Rio veut vraiment récupérer Billy : il aurait dû mourir il y a un moment déjà. Et c’est tout pour les deux ex. Quand je pense que l’actrice assurait qu’il s’agissait de la série la plus gay ! Il n’y a rien de rien.

Pendant qu’Agatha passe un marché pour faire en sorte que Billy accepte de mourir au bout de la Route, Billy papote avec Jen pour tenter de comprendre le passé de la sorcière. Il en déduit qu’elle a bien un cœur si elle est tombée amoureuse de la mort, alors même qu’elle vient d’accepter de le sacrifier. Bon. Ils finissent par retomber sur Agatha, ça pourrait le faire changer d’avis comme elle est vraiment insupportable, y compris avec lui.

La fin de la Route

Ensemble, ils continuent donc la route et arrivent sur la ligne d’arrivée. De manière inattendue, il n’y en a pas vraiment : la Route forme un cercle et les voilà de retour au point de départ. Le problème, c’est que le point de départ, ce sont les chaussures abandonnées, chaussures abandonnées par respect pour la route. Alors qu’Agatha veut finir la route coûte que coûte et est prête à recommencer tous les jugements une deuxième fois, Billy s’énerve et remet ses chaussures.

C’était le bon move : ça permet en effet de commencer le dernier Jugement de la Route. Billy se retrouve ainsi dans un sac mortuaire dans ce qui ressemble fort une morgue. Il est vite rejoint par Jen et Agatha, cette dernière affirmant qu’il s’agit de son sous-sol et non d’une morgue. Bien. Ils récupèrent chacun les objets personnels qu’ils avaient – mais Billy se débarrasse de son carnet inutile – puis se retrouve face à un huis-clos angoissant dans lequel ils ne savent pas quoi faire.

Jen finit par comprendre toutefois que c’est Agatha qui l’a privée de ses pouvoirs un bon siècle plus tôt. Agatha elle-même le découvre au détour d’une conversation et le révèle. Jen lance aussitôt un rituel pour récupérer ses pouvoirs en se libérant de l’emprise d’Agatha. C’est un peu longuet comme rituel, car très répétitif, mais ça fonctionne à terme : elle récupère sa magie et ses pouvoirs. Et hop, elle disparaît.

Il ne reste plus que Billy et Agatha, donc, et un décompte de la part de la Route qui se fait de plus en plus oppressant (les lumières s’éteignent). Agatha sait comment en finir : il suffirait que Billy lui donne sa magie pour qu’elle obtienne ce qu’elle veut et qu’il meure, finissant dans les bras de Rio. Ce n’est toutefois pas ce que Billy veut, alors il s’y oppose.

C’est con. Agatha a promis de le livrer et je n’ai aucune confiance en elle, même si elle tente de gagner la confiance de Billy : elle lui promet qu’ensemble, ils vont retrouver Tommy. Elle le fait s’asseoir et le lance dans une petite session de méditation pour cela : la série fait bien les choses en récupérant la bande-son du dernier épisode de WandaVision. L’intensité est prenante : Agatha finit par retrouver Tommy en Billy et elle pousse Billy à lui trouver une place dans le monde.

Oui, elle pousse Billy a trouvé un hôte pour son frère, c’est-à-dire qu’elle veut que, comme lui, il ressuscite dans le corps décédé d’un hôte qui n’a rien demandé. Et le pire, c’est que Billy finit par en trouver un. C’est violent, Billy finissant par se demander si cela signifie qu’il est en train de tuer un jeune homme pour que son frère survive. Au moment où il pose la question, il obtient ce qu’il veut : il a retrouvé Tommy, la Route est finie pour lui. Je ne m’attendais pas à ce que la Route touche à sa fin si vite.

Agatha

Agatha reste seule avec ses regrets et la dure réalité que, parfois, les petits garçons meurent. Ce sont justement les regrets qui vont lui permettre d’arriver au bout de la Route à son tour : elle comprend qu’elle peut faire pousser une plante avec ses larmes, une jolie manière de la pousser à faire le deuil de son fils. La plante pousse in extremis, de manière magique et rapide, heureusement pour elle. Cela n’empêche pas le sous-sol de s’effondrer sur Agatha, qui sort comme elle peut de ce souterrain. Elle finit dans un jardin où Rio l’attend. Pour être plus exact, Rio l’attend sur le toit de la maison, parce que c’est vachement plus classe et que ça nous met bien plus dans l’ambiance d’Halloween de l’entendre pousser son rire machiavélique depuis un toit d’où sa silhouette se découpe uniquement sur des nuages verdâtres orageux. Eh, Halloween, ça ne s’invente pas.

Les habitants de Westview sont loin d’être ravis d’être plongés à nouveau dans Halloween, en revanche. Alors que Rio est ravie par la tournure des événements, Agatha est paniquée : elle n’a pas pu fournir Billy, ce qui signifie c’est que c’est elle qui doit mourir désormais et être remise à la mort. C’est l’ordre naturel des choses.

Rio ne veut pas se simplifier le travail pour autant : elle a plutôt envie de faire en sorte qu’Agatha souffre et soit torturée par sa mort. Cela mène à une excellente scène où Agatha est coupée par des milliers de bouts de verre. Même si elle a fini la Route, elle n’a pas obtenu ce qu’elle voulait : plus de pouvoir. Elle ne peut faire face à Rio.

Celle-ci prend un malin plaisir à s’attaquer à Agatha sans utiliser directement ses pouvoirs sur elle : elle ne veut pas lui donner sa magie. Si Agatha souffre et semble perdue, c’est sans compter sur Billy. Il est devenu véritablement ami avec elle sur la Route, même si je ne suis pas sûr du tout que ce soit le bon choix pour lui. Il débarque ainsi au dernier moment pour empêcher la Mort d’emporter Agatha.

Dans un élan de confiance plus qu’inattendu, il décide aussi de donner son pouvoir à Agatha, en lui demandant de ne pas tout absorber. C’est franchement risqué après ce qu’elle a fait à Alice, mais il fait le bon choix : Agatha récupère sa magie et le laisse vivre. La bataille contre Rio peut reprendre, bien qu’Agatha et Billy sachent que c’est perdu d’avance : on ne peut pas battre la mort. L’un d’entre eux doit mourir.

Le choix

Là, les scénaristes jouent avec nos émotions et nos nerfs : Agatha indique à Billy que c’est à elle de mourir. Je n’ai pas réussi à y croire : c’est tellement l’essence même de ce perso de vouloir survivre que je ne la voyais pas se sacrifier si peu de temps après avoir retrouvé sa magie. Il est donc frustrant de voir que Billy indique ensuite à Rio de l’emmener, parce que c’est exactement ce vers quoi Agatha le poussait. Elle le manipule jusqu’au bout, lui fait croire qu’elle tient à lui après avoir récupéré sa magie et bim, elle accepte son sacrifice.

Il n’y a que Billy pour être surpris par sa réaction : bien sûr qu’Agatha se contente de la mort de Billy. Pourtant, il utilise sa télépathie pour la retenir un instant, lui demandant si c’est comme ça que son fils est mort. La question touche assez Agatha pour qu’elle se remette en question apparemment et qu’elle choisisse d’embrasser Rio. Pardon ? Son changement de décision et perspective est bien trop rapide pour que j’accroche, surtout si peu de temps après le précédent. Ce n’est même plus une girouette à ce stade…

Je ne trouve pas ça extrêmement bien écrit et je suis dégoûté, en plus, qu’Agatha meure. Je sais bien qu’il s’agit de la méchante, mais je l’aime trop pour que le MCU se passe définitivement d’elle. Et pourtant, Agatha se transforme en cadavre, puis en squelette. Rio l’emmène bien avec elle, laissant dans le jardin d’Agatha de jolies fleurs qui poussent.

Billy est ainsi libre de partir, la mort lui indiquant de poursuivre sa route – sans majuscule. Billy sort ainsi de la maison pour faire face à tout un quartier étonné et cherchant à comprendre ce qu’il se passe encore. Pas évident tout ça. Je me rends compte que je n’ai fait aucun commentaire sur le look de super-héros de Billy, mais sachez que j’aime bien ce que ça donne. Au départ, j’ai eu envie de rire car c’était trop loufoque, mais ça fonctionne bien très vite.

WTF ?

Après tout ça, Billy rentre chez lui – William rentre chez lui. Ses parents sont morts d’inquiétude, évidemment, et il se retrouve à devoir leur expliquer pourquoi il saigne et qui il est. Ce n’est pas gagné cette affaire. La série préfère alors couper pour nous indiquer qu’il a pris une douche et qu’il revient ensuite dans sa chambre. Celle-ci est sacrément décorée, avec des posters top – dont une affiche de la mère d’Alice – et des figurines du magicien d’Oz. En fait, Billy se rend compte peu à peu que tous les éléments dans sa chambre sont précisément tout ce qu’il a vu tout au long de la Route.

La révélation fonctionne bien, mais serait encore mieux si on avait vu plus souvent et plus en détail la chambre de William avant. Comment ça, il a des souliers en décoration dedans, sérieusement ?

Ce qui est génial et incroyable en revanche, c’est qu’il y avait plein de détails tout au long de la série pour le comprendre. Je me suis laissé complètement endormir, je n’ai rien vu venir et j’ai envie de revoir la série pour comprendre comment autant de répliques d’Agatha sont passées inaperçues. C’est un peu comme les répliques de Lilia dans l’épisode précédent, en encore plus fou. Lilia paraissait folle tout le temps et je ne me posais pas trop la question. Agatha, en revanche… J’avais l’impression de suivre sa folie alors que pas du tout : ainsi donc, la Route serait une projection de l’esprit de Billy depuis le départ ?

La série effectue un retournement de situation qui fonctionne à mort pour moi. Je ne suis vraiment plus aussi attentif qu’avant, c’est dingue.

PS : j’ai retenté de regarder cet épisode sur Disney+ et vraiment, je ne comprends pas le placement des publicités. Foutez-les au début des épisodes, on n’est pas à la télévision, merde. On s’y croirait pourtant tellement c’est foutu n’importe comment dans les épisodes. On est à ça de la régie publicitaire de M6 imposées à toutes les chaines du groupe qui coupait les génériques là. Oh, et j’ajoute pour toutes les régies publicitaires qui passent par ici que nous imposer leur présence est plus irritant qu’autre chose. Je veux bien que ça fonctionnait comme ça avant la pub, mais maintenant qu’on sait que c’est possible de faire sans, tout ce qu’ils y gagnent, c’est une image dégradée de leur marque, non ? Et bordel, que Disney + arrête de diffuser les pubs pour ses programmes en VF quand le compte est programmé pour la VO, c’est tellement ridicule !

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Est-ce que ça vaut le coup d’aller à Disneyland Paris pour Halloween ?

Salut les sériephiles !

Aujourd’hui, premier petit détour pour le blog dans l’univers de Mickey, mais version Halloween ! Alors oui, c’est un peu hors-sujet par rapport aux séries, mais fallait que je vous en parle, surtout depuis que j’ai craqué pour un pass annuel en avril. Autant vous dire que depuis, Disneyland Paris, je connais par cœur et j’y suis en moyenne une fois par semaine. Jamais dans l’excès.

Les attractions pour Halloween

On ne va pas se mentir, Disney, ça se vit d’abord dans les attractions, et certaines sont plus emblématiques que d’autres quand on parle d’Halloween. Ma première étape, forcément, c’est la Tour de la Terreur, dans les Studios. C’est tout simplement l’attraction qui vous plonge direct dans l’ambiance, avec ce côté angoissant et cette chute qui vous colle des frissons. En théorie. En pratique, j’adore la sensation et je suis mort de rire à chaque fois.

Ensuite, passage obligé par le Manoir Hanté : on ne pourrait pas faire plus Halloween, même si l’attraction reste plus soft que vraiment terrifiante. Et si vous venez avec des petits qui n’aiment pas trop les sensations fortes, il y a aussi le manège Blanche Neige, avec sa forêt lugubre et sa sorcière bien flippante, idéal pour des frissons un peu plus doux.

L’ambiance d’Halloween

Voilà. C’est un peu maigre ? Pas grave, Halloween à Disney, c’est aussi la déco ! Et là, chapeau. La partie Frontierland, dans le parc principal toujours, est habillée façon Dia de los Muertos, avec des décorations directement inspirées du film Coco : des guirlandes, des crânes colorés et une ambiance qui nous transporte direct au Mexique. C’est à la fois festif et poétique, et franchement, ça change des citrouilles classiques (même si j’avoue que le petit retour de Jack Skellington juste à côté du Manoir est sympa aussi).

L’entrée du parc, Main Street, reste de son côté plus « Halloween traditionnel » : des citrouilles à tous les coins, des lanternes et des sons un peu angoissants. Clairement, l’atmosphère est au rendez-vous dès l’entrée dans le parc.

Un petit creux ? Un autre point fort, ce sont les menus de saison. Par contre, préparez vos porte-monnaies, parce qu’ils ne se gênent pas pour gonfler un peu les prix (Halloween, c’est rentable apparemment). Mon coup de cœur ? Le menu du Lucky Nugget (sans surprise, c’est déjà habituellement mon restaurant préféré), avec un sundae aux Doritos, si si ! C’est sucré-salé, c’est étrange mais, croyez-le ou non, c’est super efficace. Le menu est à 28 euros pour des portions pas forcément complètement rassasiante pour faire face à une journée sur le parc, mais ils osent des saveurs différentes, et ça, j’adore. En général, les desserts saisonniers sont une vraie réussite cette année, pensés pour coller à l’ambiance Halloween, et ça fait plaisir de voir autant de créativité dans les saveurs.

Les personnages

Si les rencontres personnages ne sont pas mon truc, Halloween est une période où il est quand même sympa de croiser quelques visages « plus sombres » que d’habitude dans le parc. Ce mois-ci, les méchants sont à l’honneur (même si je n’ai pas eu la chance de voir Mère Gothel, pourtant mise en avant dans la promo). Petite mention spéciale pour Jafar, qui reste fidèle à lui-même : il envoie balader les gens, reste « méchant », et ça change de l’océan de gentillesse habituelle des cast members. Un vrai spectacle à lui seul !

Il y a aussi les personnages classiques déguisés, ce qui ajoute une touche fun. Et j’avoue, même moi je me prête un peu au jeu : mon meilleur badge Ursula est de sortie pour l’occasion (et oui, j’ai aussi Jafar et l’Evil Queen, je plaide coupable).

Quant aux parades… bon, alors je dois avouer que c’est pas trop mon truc non plus (mais qu’est-ce qu’il fout avec un pass Disney celui-là ?). La spéciale Halloween est tout de même sympa, si on fait attention à un détail essentiel : ne surtout pas se mettre du côté droit face au château, parce qu’on ne voit rien ! Les personnages repartent sans faire le tour complet de la place, donc à moins de vouloir voir leur dos, optez pour la gauche.

Et le soir, il y a l’Electrical Sky Parade aux couleurs d’Halloween, avec des drones illuminant le ciel… Sauf que, manque de bol, le jour où j’y étais, il y avait trop de vent en altitude et les drones sont restés au sol. Pas sûr que je puisse y retourner si tard d’ici la fin de la saison, donc si vous avez la chance de la voir, dites-moi ce que vous en pensez !

La plus grosse frayeur…

… C’est de repartir sans rien dans mon portefeuille. Pour le merchandising spécial Halloween, difficile de résister en effet. Entre deux attractions, je me suis laissé tenter par un thé édition limitée que j’ai déjà mentionné dans mon article sur le premier épisode d’Agatha All Along, et j’ai aussi craqué pour une tasse. Mais franchement, vu les prix affichés, c’est dur de se faire plaisir sans se ruiner, et je dois admettre que ça me freine. Pourtant, avec un budget illimité, j’aurais bien ramené plus de goodies à la maison…

OK, j’exagère un peu cela dit. La vraie grosse frayeur sur le parc en ce moment, particulièrement là que ce sont les vacances scolaires, ce sont… Les gens. L’enfer, c’est les autres.

Niveau fréquentation, le parc est littéralement bondé en ce moment. Les files d’attente explosent, et les prix d’entrée, eux aussi, grimpent. À parfois 300 euros la journée PAR PERSONNE, c’est à se demander qui peut encore se permettre d’y aller spontanément. Autant vous dire que je bénis mon pass annuel, sans lequel je passerais mon tour pour cette période, hein. Qui sait, je vais peut-être créer des besoins de Pass annuels chez vous. On se verra dans le parc comme ça !

Bref, Halloween à Disney, c’est une ambiance unique, même si certains points (coucou les prix et les portions réduites) mériteraient un petit ajustement. La déco, les attractions, la bouffe, tout est pensé pour vous immerger dans une ambiance effrayante mais bon enfant. Si vous êtes dans le coin avant le 3 novembre, foncez, ça vaut le coup ! Après, ce sera Noël.

Olivia Rodrigo débarque sur Netflix avec son Guts Tour

Salut les sériephiles !

Il va falloir que je songe à renommer le blog parce que je ne parle vraiment pas de séries ces derniers jours… Ce n’est pas de ma faute si l’actualité ne s’y prête pas. L’actualité ? Regardez ce qui débarque sur Netflix aujourd’hui :

Par où commencer ? Si vous suivez le blog depuis un moment, vous savez déjà que je suis fan d’Olivia Rodrigo depuis presque cinq ans maintenant, avec un coup de cœur dès le tout premier épisode d’High School Musical The Musical The Series (I think I kinda you know?). Bref, j’ai eu l’occasion d’en parler plein de fois ici, et si vous n’étiez pas au courant mais que vous êtes en train de lire cet article… eh bien, sûrement que ça vous intéressera de savoir que vous avez un peu de lecture sur le sujet :

Cette introduction étant posée, j’avoue que je ne suis pas allé à son premier concert français parce que la date tombait trop mal dans mon emploi du temps et que j’avais peur de la horde d’ados dans le public. Quand j’ai su qu’elle revenait pour le Guts Tour en revanche, croyez-moi bien que j’ai tout fait pour avoir ma place, et tant pis si l’un des deux concerts tombait le jour des 30 ans d’un ami d’enfance. Oups.

On connaît tous ce moment d’attente où l’on scrute les billets en ligne, à espérer un petit miracle, n’est-ce pas ? Et bien, nous ne sommes pas dans un conte de fées, ça a été une catastrophe : je n’ai jamais reçu le mail qui permettait de s’inscrire pour avoir sa place. Le système du tirage au sort, c’est le pire du monde.

Il faut de la patience, mais il est possible d’avoir de bonnes places quand même.

Cela dit, après un tirage au sort pas très chanceux, j’ai finalement réussi à me dégoter une place pour le concert d’Olivia Rodrigo à Paris. Comment ? J’ai tenté ma chance juste avant Noël, quelques mois après l’échec du tirage au sort : j’errais sur Ticketmaster, pire site au monde, comme je le fais parfois à la recherche de spectacles ou concerts à voir pendant les vacances quand je me suis dit « et si ? ». Et si quelqu’un revendait sa place ?

Je ne sais pas si c’était le cas, parce que ce n’était pas écrit revente, mais ce qui est sûr, c’est qu’il y avait quatre places disponibles pour le second concert parisien. Et croyez-moi bien que je n’ai pas hésité bien longtemps à prendre ma place. La seule hésitation fut sur la place. J’ai finalement opté pour une place avec une bonne visibilité – c’était un peu plus cher, mais bon, qu’est-ce que 140 euros quand on est fan ?

Qui dit concert à Paris, dit cliché français.

C’est beaucoup trop, mais bon, après vous arrivez dans la salle, vous regardez la personne à côté de vous et vous voyez sur son billet qu’elle a payé 250 euros… C’est moche et méchant, mais ça m’a déculpabilisé. Et puis, d’habitude, on met 140 euros à deux, là, j’étais tout seul, mais c’est le même prix, non ? On fait les accords qu’on peut avec sa conscience ! Et là, BAM, première partie sympa, énormes bougies au nom de la tournée qui crame pendant quinze minutes, puis… Le concert commence, et dès le premier accord, on sait qu’on va en avoir pour notre argent.

J’ai rarement ressenti une telle intensité en ouverture. Pour vous donner une idée, le final du concert de Mika dans la même salle à Bercy (c’était déjà fou) n’avait même pas la moitié de la puissance du premier morceau d’Olivia Rodrigo. C’était une vraie tornade, un raz-de-marée de décibels et juste ma chanson préférée pour débuter le concert. Bad idea right à fond dans les oreilles, dans les vibrations des gradins, la folie. Oui, les gradins, les fosses, ce n’est pas pour moi. Déjà que j’ai dû faire face à la horde d’ados hurlant que je craignais…

J’ai rarement de si chouettes photos en concert, vraiment, je ne regrette pas ma place.

Oui, parce que si vous n’êtes pas au courant, sachez que le concept de surdité temporaire, ça existe, j’en suis convaincu. Je peux vous dire qu’après ce concert, c’est un phénomène que j’ai appris à connaître de près. Ça envoie tellement que mes protections auditives ont failli exploser (enfin, façon de parler ; mais oui, j’avais évidemment des boules Quies parce qu’on est presque vieux ici, on a dix ans de plus qu’Olivia Rodrigo au jour près et on a raté sa vie quand on la compare à sa deuxième tournée mondiale dès 21 ans). Depuis, je porte des boules Quies à peu près partout, juste au cas où (encore cette semaine, j’ai fini par les mettre dans une salle de ciné où le son était mal ajusté, hein).

Ajoutez à ça la perte de voix, parce que, comme tout le monde dans la salle, j’ai hurlé les paroles à m’en décoller les cordes vocales. Un vrai exutoire. Et oui, tout le monde connaissait par coeur les paroles de toutes les chansons. C’est d’ailleurs le plus dingue en concert : l’énergie des fans. Ils connaissent chaque parole, chaque note, et chantent tout, tout le temps, à pleins poumons. Même pendant la première partie, on sentait déjà cette ferveur dans les gradins. C’est simple : ça vibre littéralement sous les pieds, ça me fait sentir coupable quand je ne connais pas tout à fait les paroles d’une chanson et ça envoie des étoiles dans les yeux. Littéralement. Après tout, Olivia Rodrigo se baladait à cheval sur une lune au milieu d’étoiles brillantes pour une partie du concert. Tout bonnement incroyable.

Si proche, si loin, si parfaite.

Alors, bien sûr, avec une ambiance pareille, j’étais ultra-curieux de voir ce qu’allait donner la captation Netflix, annoncée en grande pompe il y a deux ou trois semaines par Olivia Rodrigo. Ce n’est pas le concert de Paris qui est enregistré (malheureusement), mais celui de Los Angeles, dans la Californie natale de la chanteuse. Impossible de capter un quart de l’intensité d’un tel concert (ce n’est pas tous les jours qu’un concert devient mon fond d’écran pour six mois). La version Netflix promettait de revivre l’énergie brute de ce show, alors autant vous dire que je me suis jeté dessus dès huit heures ce matin.

Bref, c’est un concert que je ne suis pas prêt d’oublier, mais que je suis content de pouvoir retrouver quand je veux sur Netflix.

Je ne le regrette pas. Ce n’est pas pareil, pas pareil du tout même, mais c’est tout de même génial. Après la déception lointaine du documentaire sur sa « jeunesse » (elle est si vieille, n’est-ce pas ?) et son début de carrière sur Disney + il y a deux ou trois ans, ça fait du bien d’avoir du contenu numérique Olivia Rodrigo vraiment réussi. J’aurais aimé un peu plus de coulisses bien sûr (sympa le générique de fin), mais ce n’est pas le but, après tout. Non, le but, c’est d’avoir le concert tel qu’il s’est déroulé – y compris avec les petites improvisations permettant de savoir qu’elle a mangé des escargots en France et les invités qu’il est possible d’avoir quand on est aux USA mais pas à Paris – et d’en profiter à fond.

Je ne peux que vous inviter à vous rendre sur Netflix et en profiter à fond, donc. Et le conseil vaut pour les fans autant que pour les non-initiés, histoire que vous découvriez à quel point cette artiste est géniale. Oh, et n’oubliez pas d’activer les sous-titres en anglais pour avoir un petit karaoké maison. Bonus : mettez les sous-titres en violet pour être encore plus dans l’ambiance !

Bon concert à tous, savourez bien.