Danai Gurira (#81)

Salut les sériephiles,

Un nouveau dimanche approche de sa fin ce soir, et la fin approche d’autant plus vite que la journée a duré une heure de moins. Ah oui, si avec le confinement vous avez perdu la notion du temps comme certains semblent bizarrement s’en plaindre, n’oubliez pas qu’on est fin mars et qu’on a changé d’heure, hein. Mais bon… Peu importe le manque de temps, vous pouvez compter sur moi pour continuer à vous poster des articles, de toute manière. Et comme chaque dimanche, nous revoilà avec une nouvelle performance de la semaine, qui remonte à il y a sept jours me concernant, puisque je vais parler de…

The Walking Dead : la saison 9 sera-t-elle la dernière pour Michonne ?

La performance de la semaine :
Danai Gurira

La série concernée : The Walking Dead
L’épisode : S10E13 – What We Become – 18/20


Pourquoi ? Cela ne va surprendre absolument personne : Danai Gurira a quitté la série dans l’épisode de dimanche dernier, le faisant toutefois avec une intrigue qui ne lui dit pas tout à fait adieu, mais simplement au revoir. Si l’actrice reste floue sur la possibilité d’un retour, il est à peu près évident qu’elle craquera face à un chèque d’un montant suffisant pour revenir, notamment dans la trilogie de films prévus.

Quoiqu’il en soit, son dernier épisode était une franche réussite qui disait au revoir à son personnage d’une belle manière. En effet, l’intrigue revenait sur sa première scène : au lieu d’aider Andrea, Michonne décidait alors de lui tourner le dos. Cet épisode « Et si ? » comme tant d’autres séries ont déjà fait était plutôt réussi grâce à une justification par la prise de drogue. Droguée contre son gré, Michonne a alors vécu ce qui lui serait arrivé si elle avait fait un choix différent.

twd michonne | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir
Quand t’es une connasse, le karma n’est pas tendre avec toi, telle est la leçon de cet épisode.

C’était une idée sympathique, parce que ça permettait à Danai Gurira de montrer une dernière fois l’étendue de son jeu et de son talent. En effet, l’actrice voyait son personnage passer par un peu toutes les émotions, de la joie à la tristesse, tout en étant dans l’enfer de la captivité imposée par Virgil, un personnage créé uniquement pour aider la sortie d’un personnage culte. Avec une réécriture toute en flashbacks, les scénaristes saluaient également le travail de pas mal de collègues de Dani Gurira, et les revoir à l’écran ensemble – ou quasiment ensemble – était très chouette aussi.

Bref, c’était un épisode qui saluait sa performance d’actrice après une petite dizaine de saisons – elle n’était pas là depuis le départ tout de même – et qui permettait de voir à quel point le personnage avait évolué. Ce n’est pas si évident pourtant, vu la lenteur de la série, par moment. Danai Gurira était excellente dans le rôle de Michonne et elle l’a prouvée une dernière fois avec cette sortie quasi-poétique où on la voit venir à nouveau en aide à de nouveaux personnages. La suite non au prochain épisode, mais probablement au prochain film.

https://media.melty.fr/article-4113685-raw/media.gif
Faut quand même être bonne actrice pour avoir la lèvre qui tremble comme ça devant une paire de bottes, non ? C’est le petit détail qui tue tout et qui permet de comprendre qu’elle voit Rick, quoi.

Danai Gurira breaking the fourth wall during the Black Panther ...Vue aussi dans : Ce n’est un secret pour personne, l’actrice a aussi rejoint le casting du Marvel Cinematic Universe entre deux tournages de la franchise de zombies. Elle interprète avec brio le bras droit de Black Panther, s’enfermant toutefois à nouveau dans un personnage de femmes guerrières. Après, ça lui va tellement bien que je comprends son choix, franchement.

Avant les personnages d’Okoye et de Michonne, toutefois, Danai Gurira n’était pas très connue et n’a pas eu une carrière prolifique. Il faut croire qu’elle a privilégié la qualité à la quantité. Son seul autre gros rôle est celui de Jill dans Treme, mais n’ayant pas personnellement vu la série, je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, désolé.


twd michonne | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir
Touchée en plein cœur, cette franchise.

L’info en + : Avec l’épidémie de coronavirus en cours, AMC a dû prendre la difficile décision d’écourter la saison 10 actuelle de The Walking Dead. Elle ne comprendra ainsi que 15 épisodes pour le moment, finissant donc dans une semaine. Le seizième et dernier épisode était encore en post-production lors du début du confinement et ne pourra donc pas être monté avant la fin de celui-ci. C’est bien dommage, mais bon, une fois de plus, mieux vaut que tout le monde reste chez soi. Nos petits divertissements, on s’en remettra.

 

Si le seizième épisode sera bien diffusé, on ne sait pas encore quand, ni sous quelle condition. Comme AMC a également décidé de nous décaler sa nouvelle série dérivée, World Beyond, il y a fort à parier qu’une soirée spéciale sera consacrée à la franchise avec la diffusion de deux épisodes d’un coup. Quant à Fear the Walking Dead, aucune vraie information n’a fait les gros titres récemment. A priori, toutefois, la série sera décalée aussi, d’autant que le tournage ne devait pas être tout à fait terminé…

C’en est presqu’ironique qu’une épidémie mette tant mal cette franchise qui a pour but une pandémie. Heureusement, dans notre monde, personne ne finit en zombies. Prenons donc notre mal en patience, c’est mieux pour tout le monde !


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Grey’s Anatomy – S16E19

Épisode 19 – Love of My Life – 16/20
Euh… OK ? Si la fin d’épisode relance toute la série dans une nouvelle dynamique avec d’excellentes scènes, je suis désolé de devoir vous avouer que je trouve que les intrigues de cet épisode n’ont aucun sens et piétinent une bonne partie des intrigues que l’on suit depuis une dizaine d’années. Le passé revient hanter les personnages de cet épisode afin d’approfondir leur personnalité, sauf que tout semble sortir de nulle part. C’était… étrange.

> Saison 16


Spoilers

1619.jpg

Do you think there’s a couple who ever had such an expensive fight?

Arf, ça va être compliqué d’être sériephile cette saison parce que ça y est, c’est officiel, nous sommes à l’antépénultième épisode de la saison qui s’arrêtera donc sans vraie fin sur son épisode 21. Une partie de moi a espoir qu’en post-prod on ajoute une petite scène pour bien conclure la saison – on peut toujours remonter l’épisode différemment ou ajouter une voix off de Mer ? – sur un cliffhanger qui accrochera. Pas moyen d’en être sûr, en tout cas, mais tant pis, il faudra faire avec et puis c’est tout.

En attendant, j’ai eu un gros bug devant le début de cet épisode qui nous amène à Los Angeles. Changement de côte ? Ouep, le tout se fait pour nous montrer un Richard qui semble perdre la boule et nous appelle Maggie, Meredith. Oh la, ça n’a pas de sens.

Est-ce que ça donnait franchement l’impression d’avoir raté une saison ? Oui ! Et ce n’était pas gagné comme départ d’épisode, mais ça n’a fait que s’empirer avec la chaîne suivante nous montrant Richard en train d’écrire (quoi ? un livre ? Mon dieu, au secours) et d’être interrompu par Catherine. Loin d’être aussi énervée que d’habitude, elle vient pour… s’excuser ? Hein ?

Bon, tout de même, elle attend aussi des excuses en retour, mais ça ne paraît tellement pas être Catherine, franchement. Elle est à peine énervée d’apprendre qu’elle avait raison de sentir menacée par l’amie de Richard. Pourtant, rapidement, les deux en arrivent à se rire et à comparer leur couple à celui de Cléopâtre. Oui, oui, leur couple. Non mais sérieux, qu’est-ce que c’est que ça ? Ce couple m’insupporte, c’est fou.

On retrouve également le nouveau pédochirurgien qui débarque avec deux adolescents et tombe sur Teddy, qui est là pour une raison ou une autre. Quel étrange début d’épisode ! On apprend assez vite qu’il s’agit d’une convention médicale, mais bon, on est loin des personnages que j’adore pour cet épisode. Et on nous vend ensuite le duo Teddy/Maggie comme un duo de grandes amies. Je sais bien que dans ce genre de contexte où tu ne connais pas grand-monde, tu sympathises d’autant plus vite avec des connaissances et je sais bien qu’on les a vu beaucoup ensemble ces derniers épisodes, mais tout de même… Tout de même !

Les voilà meilleures amies à parler de l’horreur d’être maman pour Teddy et des fantasmes sexuels de Maggie sur ses anciens étudiants – résidents. Ce fantasme ne le reste pas longtemps : elle couche avec le docteur de la côte Ouest qui a évidemment un crush sur elle depuis des années. Ben. Voyons. Personne ne reste des années avec un crush pour une personne qui fuit de l’autre côté du pays, non ? Je veux dire, même Bretagne/Alsace, c’est difficilement tenable !

Bref, c’est pas grave, on nous vend ce couple comme hyper romantique, avec de jolies scènes au lit puis au bord d’une piscine déserte malgré un hôtel plein. Au passage, les personnages apprennent à se connaître un peu mieux, et à parler de leurs mères décédées et à tomber amoureux en une nuit. Euh ? Ils ont tous pris de la drogue dans cet hôtel ? On les retrouve en tout cas au petit matin à refaire l’amour alors qu’il prévoit d’aller à une conférence tenue par Richard pour présenter son putain de stylo pour trouver le cancer dont on n’a plus entendu parler depuis des saisons.

Cet épisode y revient avec insistance, en tout cas : au réveil, Richard a une nouvelle idée de génie, selon lui, grâce à Catherine. Il trouve ainsi comment écrire sa présentation pour la conférence, par rapport aux cellules cancéreuses, bien évidemment. La série en profite alors pour nous révéler – et désolé, vraiment, j’ai éclaté de rire – que Catherine n’a jamais été là. Richard a donc probablement Alzheimer – tremblements, perte de mémoire, hallucination. C’est bien. Sauf que ça sort d’absolument nulle part, comme tout le reste de l’épisode. Franchement, sur une série comme ça, ils auraient pu prendre bien plus de temps pour l’amorcer.

Certes, il s’est énervé une fois ou deux récemment, mais jamais il n’a eu la moindre hallucination ou perte de mémoire avant. Et puis, ça tombe mal cette révélation, parce qu’au même moment, Maggie se voit demander de rejoindre son nouveau mec à Boston. Ben voyons.

Pour en revenir à Teddy et au pote de Cristina dont il faut vraiment que je retienne le prénom, Cormac, on a droit à des scènes où ils se parlent, mais ce n’est pas exceptionnel. Le but de l’épisode est de continuer à nous accrocher au personnage de Cormac, clairement là pour remplacer Karev, l’air de rien. Contrairement à nos héros habituels, Cormac a l’habitude de ce genre de conventions médicales.

Il y a rencontré son ex-femme, très jolie, et leur relation est très belle aussi… pour le peu qu’on en voit. Ouep, les scénaristes préfèrent aller vite sur son historique apparemment, enchaînant le flirt avec une scène à l’hôpital où la pauvre femme se retrouve à devoir se faire retirer l’utérus – eh, j’espère que j’ai bien entendu. Ce n’est qu’un détail dans leur histoire, ou du moins, c’est ce qu’ils espèrent. Elle a peur pour sa survie, surtout qu’ils ont désormais deux enfants…

Mais pas autant que quelques années plus tard, avec des enfants encore plus vieux et adolescents cette fois. Une fois qu’ils quittent la chambre et la laissent avec leur père, la femme fait ses dernières demandes à Cormac. Ouep, elle est là pour un nouvel essai clinique mais n’a pas espoir de s’en sortir. Elle a bien réfléchi à son testament apparemment.

Très franchement, la scène est probablement super touchante, mais en fait, ça va tellement vite et ça sort tellement de nulle part comme intrigue que je n’arrive pas à bien comprendre qui a pu se dire que ça allait être une bonne idée de nous sortir un tel épisode. Limite, on dirait qu’ils se préparaient déjà au confinement et accéléraient la saison pour conclure un max d’intrigues. Bref, ce n’est pas glorieux.

Du coup, on se retrouve avec Cormac faisant ses adieux à sa femme, puis vidant sa chambre d’hôpital désertée avec ses deux fils. Les deux scènes sont hyper touchantes et pleine d’émotions… mais je n’ai pas réussi à me plonger dedans. Je suis un cœur de pierre, peut-être, mais ça n’avait aucun sens dans l’épisode où les flashbacks ont été introduits par l’arrivée d’un personnage interrompant Teddy et Cormac.

Tout est calculé, évidemment : l’homme est le médecin dont la technique révolutionnaire est celle qui a tué la femme de Cormac. Je veux bien, OK, mais ça nous sort là une intrigue du chapeau et on est censé être investis dedans, mais… non. Oh, il fait de la peine à être énervé Cormac, mais bon.

Du côté de Teddy, on enchaîne aussi avec le passé la rattrapant. C’est toujours à la convention médicale qu’elle retrouve Claire, une ancienne collègue avec qui elle a découvert la tragique nouvelle du 11 septembre. Depuis, Claire s’est mariée avec une certaine Clara et a perdu le contact avec Teddy. Elle découvre ainsi que Teddy avait rejoint l’armée pour venger la mort d’Allison.

Ouais, encore un nouveau personnage sorti du passé pour nous changer toute la psychologie d’un personnage qu’on connaît déjà. Après, la mort de la femme de Cormac, voilà donc celle d’Allison pendant le 11 septembre. Allison est donc l’ex de Claire, mais aussi l’ancienne colocataire de Teddy – la fameuse meilleure amie dont on a entendu parler de temps à autre, mais jamais en tant qu’ex.

Ouep, Allison n’était pas que sa colocataire, cependant, c’était aussi sa petite-amie. Oui, non, alors non, en fait. Tout cela n’a aucun sens. Teddy est donc bisexuelle et a nommé sa fille comme son ex, qu’elle voyait dans le dos de Claire, même si Claire était au courant et même si ça fait plus de dix ans que rien n’a jamais été dit sur cette bisexualité possible de Teddy. Il y a pourtant eu pas mal d’occasions… et ça laisse songeur de son rapprochement avec Maggie.

En tout cas, là aussi, l’épisode nous demande d’être hyper investi dans une intrigue qui sort de nulle part. Oh, on est limite plus triste pour Claire qui se fait tromper que pour Teddy, cependant, même si Teddy a perdu Allison dans les tours jumelles. Et ce n’est pas rien, en plus, parce qu’Allison a appelé Teddy pendant l’effondrement des tours. Tout de même, ce n’est pas rien.

Ce n’est que le lendemain matin que Teddy décide d’aller s’excuser auprès de Claire, afin de lui expliquer que si, Allison était amoureuse d’elle aussi. Euh… OK. Mais pas plus « Euh… Ok » que la fin de l’épisode et le discours de Richard.

C’est devant tous les conférenciers qu’il se ridiculise, mais aussi devant les caméras le diffusant à tous ses collègues – Jackson, Catherine, Bailey et Meredith, surtout. Pardon. Cohérent. Il faut rester cohérent pour la fin de cette critique, mais eh, pas évident devant cet épisode qui manquait de cohérence, non ? En toute fin d’épisode, Richard nous fait donc une conférence sur son stylo, mais il n’aligne pas les idées de manière logique. C’est pire que tout : il montre des dessins ratés, des brouillons, des cœurs avec le prénom de Catherine… et balance des phrases qui n’ont plus ni queue ni tête. Tout commençait bien pourtant.

Maggie est finalement obligée de l’interrompre et de le sortir de scène avec l’aide de Cormac, mais pas avant qu’il ne dise ne pas reconnaître Maggie… Voilà, voilà. Maggie n’ira pas à Boston, vu le regard qu’elle jette à son nouveau mec, et restera s’occuper de son père biologique qui déraille complètement dans cet épisode. Reste à voir si ce sera Alzheimer ou autre chose, maintenant. En tout cas, c’était une fin sacrément triste.

> Saison 16

Station 19 – S03E10

Épisode 10 – Something About What Happens When We Talk – 18/20
Si l’épisode est une fois de plus beaucoup trop bavard, je trouve que la manière dont c’est amené le justifie largement et réussit plutôt bien dans la forme comme dans le fond à nous donner envie de s’accrocher pour tout suivre. C’est brouillon à bien des égards, ça manque d’approfondissement faute de temps – un comble pour une série ! – mais ça débloque plusieurs intrigues de la bonne manière. C’est déjà ça !
> Saison 3

Spoilers

310.jpg

So, yes, I am holding you hostage today at emotional gunpoint.

Ah ben oui, j’avais oublié, mais Vasquez est mort. C’est le point de départ de cet épisode qui nous propose de se concentrer sur les émotions des pompiers, tout en ignorant un peu trop le fait que le reste des équipes de la caserne déteste Jack qu’ils considèrent comme responsable de la mort du pompier. Bref, vous l’aurez compris, la série en fait plus sur la mort de Vasquez que sur la mort de Ryan.

Si on met de côté cette frustration, l’épisode est plutôt cool, parce qu’il nous ramène une psy nommée Diane Lewis, et j’adore l’actrice qui déchire toujours dans ses rôles – on a pu la voir avant ça dans 9-1-1 et Unreal si ma mémoire ne me trompe pas. Cette psy n’est pas n’importe qui, en plus, puisque c’est un ancien pompier.

Si nos héros sont bien évidemment réticents à lui parler, elle ne leur laisse pas vraiment le choix, pas plus que Maya ou Sullivan. Par contre, ça n’a pas trop de sens de faire ça à la FIN d’une garde de 24h. Sérieusement, c’est abusé, non ? Bon, en tout cas, l’épisode a toutes les excuses du monde pour être bavard cette semaine… et il ne se gêne pas pour le faire.

On commence donc par un entretien entre Jack et la psy, et je dois avouer que ça ne m’a pas passionné. En plus, la structure de l’épisode m’a laissé perplexe, avec de nouvelles interventions que l’on découvre après coup. Jack raconte donc à la psy ce qu’il considère être son pire appel : un sapin de Noël en flammes. Ce qu’il considère le plus triste dans cet appel d’urgence ? La vieille femme à qui il appartenait était sans famille, seule au monde, et elle perd son bien le plus précieux. Mouais.

Pas aussi mouais que la réplique sur les mouchoirs qui permettent de cacher les larmes, cela dit…

On enchaîne ensuite avec Andy, qui a clairement, vraiment, énormément besoin d’une psychothérapie avec tout ce qu’il lui arrive… Mais non. Elle préfère parler de son passé, de son lycée, de ses cours de danse, de son titre de championne de salsa et surtout, surtout, de Sullivan. C’est au moins l’occasion d’avoir une psy qui lui fait remarquer que c’est quand même étrange qu’elle se sente amoureuse du chef de la caserne dont son père était chef pendant des années. Bien dit, ma foi.

Malheureusement, pour une fois qu’on creuse un sujet intéressant – parce qu’il est marrant – les scénaristes préfèrent changer de sujet subitement pour en revenir à Vasquez. Un flashback plus tard, on trouve Vasquez plus sympathique qu’on ne l’a jamais vu dans les épisodes de cette saison, puisqu’on le voit se moquer d’Andy qui a peur d’un raton-laveur en pleine intervention.

On change encore d’intrigue juste après, parce que les scénaristes n’ont pas le temps de se concentrer vraiment sur tout le monde pendant assez longtemps. C’est bien dommage, mais en même temps, on est passé à Travis, et c’était encore mieux. Au moins, l’épisode était sur la bonne voie, un peu mieux à chaque pompier.

Bref, en ce qui concerne Travis, on parle évidemment du nouveau, toujours dans le placard, et on découvre à quel point Travis est énervé par sa présence dans la caserne. Jusque-là, ça paraissait être un jeu pour lui, mais non, finalement, il est vraiment super énervé. Pas le temps de se concentrer sur cet énervement, cependant, même en mot-codé pas si codé que ça : la psy préfère creuser encore plus et parler de son incapacité à se sentir comme un héros. Il refuse de reconnaître à quel point il est courageux, quoi.

Pour l’aider, la psy lui rappelle qu’être pompier, ça demande du courage, puis lui explique qu’elle a été violée. C’est une manière comme une autre de reconnaître son propre courage, on va dire. Une psy qui avoue qu’elle a été violée à son patient ? C’est n’importe quoi cet épisode, mais son caractère et son franc-parler donne vraiment toute ma sympathie à cette Diane. Quant à Travis, il l’avait déjà, mais wow, qu’est-ce que j’aime ce personnage ! Et qu’est-ce que j’aime les scénaristes reconnaissant enfin qu’un pompier ouvertement gay dans une caserne, ça poserait plus de problème que ça dans la réalité, même en 2020.

C’était une ligne dangereuse à tenir, mais ils ont réussi à bien s’en sortir, je trouve. Malheureusement, on rechange d’histoire alors que Travis commençait à s’ouvrir : il est ensuite question de Ben, et l’épisode fait d’un coup demi-tour, parce que c’est bien moins intéressant comme personnage. Je veux dire, Travis VS Ben, niveau intérêt, c’est vite vu, surtout quand il commence à se mettre en avant avec son double job. Pourtant, avec son flashback, la série réussit à me raccrocher : il est question de la fois où Ben a été le plus en colère dans sa vie.

Étonnamment, il ne parle pas du tout de son intrigue dans Grey’s, qui allait assez loin pourtant, mais d’un flic raciste qui l’a contrôlé comme un vrai criminel pour un phare cassé. La scène était sacrément flippante, et c’est toujours dans les séries de Shonda Rhimes que l’on voit ce genre de choses, jamais ailleurs. Pourtant, malheureusement, ça arrive, et on le sait tous. Plutôt que d’adresser vraiment le problème, les scénaristes… changent de pompier ensuite.

Vous vous souvenez quand j’ai écrit plus haut qu’ils n’avaient pas le temps pour tout le monde ? C’est tellement le cas qu’on enchaîne sur le duo Vic/Dean. C’est une excellente chose : Dean refuse d’avoir un entretien seul à seul avec Diane, il veut le faire devant Vic. Cela lui permet de lui apprendre que ses parents ont décidé de couper ses vivres ou encore qu’il considère qu’elle a fait une énorme connerie à se couper de Jackson.

J’ai adoré toutes les scènes de ce duo et la fluidité avec laquelle on passe d’une information à l’autre dans la scène. Cette pauvre Diane prend cher avec cette équipe de pompiers qui ont tous besoin d’une thérapie d’au moins cinq ans, franchement… Pourtant, les scénaristes se servent d’elle pour nous affirmer que Dean est amoureux de Vic. Et ça m’énerve, vraiment, parce que j’en ai marre de ces séries (ou films) incapables de croire en l’amitié filles/garçons. Bref. Au moins, ça fait une piste pour la prochaine saison, mais je ne sais pas. Autant j’adore les deux personnages et leur dynamique, autant en couple, j’ai peur de ce que ça pourrait donner.

L’avantage, c’est que la psy conseille à Dean d’attendre avant de révéler ses intentions, pour éviter que ça ne détruise toute sa relation avec Vic. Je ne sais pas quand même, il ne faudra pas que l’attente soit trop longue… mais bon, pour peu que la série revienne l’an prochain avec une intrigue sur le confinement et l’épidémie, il y aura moyen de les voir passer encore plus de temps ensemble, non ?

Pour finir l’épisode, on en revient à Jack qui a besoin de conseils – et j’ai complètement décroché tellement ça me passe au-dessus, oups, pardon – puis à Maya, enfin. Elle avoue carrément à la psy qu’elle est jalouse de Rigo, parce que l’idée de la mort la calme durant la nuit. Ben oui, son père – c’est fou comme ils ont tous des problèmes avec leurs pères – lui a appris à toujours regarder la ligne d’arrivée des courses et de ne se concentrer que sur celle-ci.

La psy est excellente, en tout cas, parce qu’elle réussit bien à cerner les problèmes de Maya et tente de la débloquer. Quant à l’équipe, elle a l’air de considérer que tout le monde va bien et qu’elle leur a fait du bien. Ce n’est peut-être pas faux : on enchaîne sur Travis et le nouveau qui vont donner de la nourriture à Eva qui la refuse, sur Ben qui fait du basket avec ses fils, sur Vic qui s’occupe de Pru avec Dean malheureusement amoureux d’elle… Et du côté de ce que j’ai adoré, on enchaîne aussi sur Jack s’occupant de la grand-mère de son flashback de Noël. C’était une scène sympathique.

Plus sympathique encore ? La scène entre Maya et Carina avec Maya qui décide enfin de prendre des jours de congés pour partir en vacances avec. Allez, je vais finir par être content de sa décision d’avoir largué Jack, finalement. Par contre, c’est l’un des seuls couples que j’aime vraiment pour l’instant dans la série : voir Andy et Sullivan danser m’a laissé de marbre et le baiser du nouveau à Travis n’est pas exactement ce que j’ai envie de voir non plus, parce qu’il y a trop de problèmes à venir avec ce couple pour que ce soit bien fonctionnel, franchement…

> Saison 3

Kill or be Killed, vol.4

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, je m’apprête à relancer une petite tradition du blog qui me manquait ces derniers temps : le samedi bande-dessinée. Eh oui, souvenez-vous, à une époque, je vous parlais chaque samedi de comics sur le blog. Je suis loin d’avoir épuisé tous les sujets possibles, mais j’ai aussi pris quelques distances avec les comics en ce moment – pour mieux y revenir un jour ou l’autre, je le sais bien. En attendant, ça ne m’empêche pas de parler de ce que je lis comme bande-dessinée…

Kill or be killed 04Et si j’ai pris mes distances avec les comics, ça ne m’a pas empêché de profiter de ces quelques jours de confinement pour lire malgré tout un comic, en version française cette fois. Il s’agissait évidemment du dernier tome de Kill or be killed, offert par Gaëlle qui avait déjà eu la merveilleuse idée de m’offrir le premier tome et de me rendre fan de cette courte saga en quatre bande-dessinée. D’ailleurs, les plus attentifs savent que j’ai déjà évoqué les premiers tomes sur le blog, puisque j’ai lu le volume 1 en mars… 2018 :

Tome 1 | Tome 2 | Tome 3 | Tome 4

Sans spoiler, je ne peux pas faire le résumé de ce tome qui nous raconte la fin des aventures de Dylan, cet étudiant forcé par un démon de tuer une fois par mois, mais je peux au moins vous dire que l’histoire a une vraie conclusion, ce qui est toujours appréciable dans le monde des comics. Ce n’est pas forcément la fin à laquelle je m’attendais et il y a un petit côté décevant face aux choix effectués dans les deux derniers « chapitres » (les deux dernières « issues » de 20 pages donc) qui me donnaient un peu trop l’impression d’avoir le scénariste en train de se moquer de moi et d’hésiter sur la meilleure fin à fournir à toute cette histoire.

Amazon.fr - Kill or Be Killed Volume 4 - Brubaker, Ed, Phillips ...Malgré tout, tout ça termine de manière satisfaisante et on a quelques réponses à nos questions… Juste assez en tout cas pour que l’ensemble ne soit pas trop frustrant.  J’avais évoqué la possibilité d’une fin ouverte à la lecture du tome 3, et les scénaristes s’amusent beaucoup à rester sur le fil du rasoir entre folie et vérité. C’est donc une lecture que je recommande sans hésiter, à un public averti toutefois. Ce dernier tome était à nouveau moins sexuel (comme le second), moins problématique du côté du vocabulaire et moins sanglant que les premiers (encore que), c’est sûr, mais puisqu’il s’agit d’une conclusion, je ne suis pas sûr d’avoir besoin de refaire le point sur la question.

Si j’en viens aux spoilers (légers) avec ce tome, je peux toutefois vous dire que je me suis retrouvé très surpris au début. Je pense que la série s’est fait annuler et que ça a pris de court les scénaristes qui ont ainsi pris le choix d’un saut temporel. Ce n’est peut-être pas la vraie explication de ce qu’il s’est passé en coulisses, mais en tout cas, j’ai trouvé ça très surprenant de retrouver Dylan après plusieurs mois, et en hôpital psychiatrique… même si bon, je m’attendais à ce que la question de la folie soit vraiment abordée.

Kill or Be Killed Volume 4 : Ed Brubaker : 9781534306516
J’adore cette couverture !

Inévitablement, Dylan se retrouve alors à devoir expliquer ce qui lui est arrivé avant qu’on ne puisse passer à la conclusion de l’histoire. Ce décalage de temporalité est assez habituel pour la série puisque le narrateur a toujours eu plusieurs coups d’avance sur nous, mais là, ça introduisait un double décalage qui m’a un peu décontenancé. En même temps, j’avais bien dit qu’il aurait moins de billes dans son histoire si les scénaristes ne trouvaient pas une pirouette…

Pour autant, comme d’habitude, ces quelques mois de décalage font que je me suis vite remis dans l’histoire avec Dylan résumant ce qu’il s’est passé et j’ai vraiment savouré les différents aspects de l’intrigue, même lorsque celle-ci faisait un détour par un personnage secondaire – plus que ce qui se faisait auparavant.

 

Concrètement, je trouve un peu dommage que la fin arrive si tôt : il y aurait encore eu de quoi faire quelques tomes en approfondissant davantage sur la mythologie derrière cette histoire – l’identité du démon ou les détails de la malédiction familiale, avec même pourquoi pas un ou deux flashbacks ou un jeu plus important sur la folie de Dylan (qui dans ce tome – spoiler – finit par tuer pour le plaisir de tuer). En revanche, la fin est jouissive, et particulièrement sur les dernières planches. Je n’ai pas tellement aimé le dernier chapitre après l’incroyable avant-dernier, mais la fin proposée, même si elle est inévitablement ouverte, est aussi inattendue qu’évidente. C’est pour moi le signe d’une bonne fin…

En revanche, je m’attendais à avoir envie de me replonger au début de l’histoire avec la fin, et ça n’a pas été le cas. Je sais que j’y reviendrai un jour ou l’autre, surtout que j’associe cette bande-dessinée aux coupures d’électricité et à la lecture à la bougie – ça m’arrivera bien à nouveau dans ma vie, normalement. En attendant, je la recommande, foncez lire ces quatre tomes si ce n’est pas encore fait !

Kill or be Killed T. 4 - Par Ed Brubaker & Sean Phillips ...
Cette première page, en plein confinement où justement on a tout le temps de penser à autre chose, c’est juste magique, non ?