Grey’s Anatomy – S21E08 – Drop It Like It’s Hot – 15/20

Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas énervé après une série et ça me rend triste que ce soit celle-ci qui me déçoive au point que je sois énervé. Franchement, quel dommage cet épisode. Je n’aime pas du tout les décisions scénaristiques prises pour justifier les départs des acteurs qui ont demandé à partir. Je sais bien que c’est une série dramatique, mais parfois, il y a des dramas qui ne sont pas nécessaires. Et puis, sérieusement, pourquoi on dirait à la fois un début et une fin de saison ?

Spoilers

Six semaines plus tard, Mika revient au travail.


It’s not working, you’re letting him die.

Ah non. Non, non, non et re-non. Je suis dégoûté par ce début d’épisode. Au départ, j’ai pensé que ce n’était qu’un rêve de Mika, mais non. Nous nous retrouvons six mois plus tard – six semaines après l’horrible fin d’épisode précédente. C’est un choix super étonnant pour un épisode qui précède la pause. En vrai, ça ressemble surtout à un début de saison et comme le début de saison ressemblait à la fin de saison précédente, je trouve que cet épisode aurait été le bienvenu pour la reprise du mois de mars.

Non parce que bon, un épisode de reprise avant une pause de plusieurs mois, c’est perturbant. En plus, il a neigé cette semaine et cet épisode nous propose de nous plonger dans une ambiance radicalement différente : nous voilà donc en plein été – en pleine canicule, même. Il fallait bien que ça arrive dans la série un jour ou l’autre : la canicule est si forte qu’elle casse tous les systèmes de clim des hôpitaux de la ville. Rapidement, le Grey Sloane est le seul hôpital qui reste encore ouvert… et reçoit plus d’ambulances encore que lors des épisodes avec catastrophes.

Mika

Après six semaines de post-op et de deuil, Mika revient donc au travail. Après une pause de six semaines, je suis surpris qu’elle reprenne ses études et son taf comme si de rien n’était. Elle demande à Bailey de pouvoir reprendre sa routine, ce que je comprends, mais revenir à l’hôpital où ça lui est arrivé… c’est chaud. Bon, pas autant que la météo apparemment.

Mika reprend donc le travail, mais elle a toujours ses amis pour s’occuper d’elle. Ils prennent bien soin d’elle, mais elle n’est pas évidente à gérer. Elle a changé de personnalité, un peu, et en six semaines, elle n’est toujours pas en couple avec Jules apparemment. C’est bien dommage. Jules continue de tout faire pour elle – y compris se rendre à la morgue avec elle et l’écouter perdre les pédales en parlant de Chloé. C’est terrible. Le deuil, quoi.

Quand elle se retrouve à voir son patient faire un arrêt cardiaque, elle débloque donc totalement, et face à Bailey tant qu’à faire. Cela donne une scène plutôt intéressante de voir Mika péter un câble sur Bailey parce qu’elle est médecin, mais incapable de sauver le patient. Heureusement, Bailey y parvient, mais il est rapidement évident que Mika n’est pas du tout prête à reprendre le boulot.

Je trouve ça très triste qu’ils la cassent complètement. Elle va clairement démissionner. Étonnamment, ça mène à une bonne scène avec Simone. Cela faisait longtemps que je n’avais pas apprécié Simone, mais ses mots sur le deuil sont assez justes. Et puis, pas évident pour elle d’évoquer le deuil quand elle a été en deuil toute sa vie – sa mère étant morte en couche.

On enchaine sur une scène où Mika a besoin de se sentir en vie et relâcher la pression. Elle le fait en couchant avec Jules. La scène est plutôt sympathique – l’insistance sur la cicatrice notamment – mais c’est frustrant. La semaine dernière, on nous a fait le coup classique du gay qui a son happy ending et de la lesbienne en pleine souffrance et entre la vie et la mort. Cette semaine, on rétablit un peu l’équilibre, mais on sait très bien que ça va mener au départ de Mika à ce stade. Comment pourrait-elle bosser encore dans cet hôpital ?

Elle veut tout de même le faire et retrouve Bailey pour s’excuser et finit par entendre son argument du temps nécessaire à prendre avant de revenir. Pourtant, Mika prend conscience qu’elle ne peut plus être là, dans cet hôpital : elle ne veut pas revenir. Comment reprendre le contrôle de sa vie et de son quotidien, comment aller de l’avant, si elle pense à Chloé partout où elle passe ? Elle en parle à Bailey qui comprend bien sûr le point de vue de Mika assez vite. Elle lui propose de prendre du temps.

Mika n’a pas envie de temps, cependant. Elle veut juste quitter cet hôpital de malheur. Elle a la réaction humaine que je reproche à tout le casting de ne pas avoir, mais cette fois-ci, ça me frustre et me fait hurler plus que d’habitude : elle récupère les affaires de son casier et se barre après un baiser d’adieu avec Jules. Bordel, pourquoi ? Pourquoi nous proposer volontairement une intrigue où elles sont en couple si c’est pour les séparer si vite ? Si c’est pour avoir Jules qui reproche à Bailey de laisser Mika partir comme si elle n’était rien pour elle alors que l’on sait très bien que ce n’est pas le cas ? Vraiment, c’est frustrant.

En plus, on perd au passage Mika qui était l’une des meilleures internes de cette promotion – si ce n’est la meilleure tout court d’ailleurs. Deux saisons et demi, ce n’est pas assez pour un personnage comme ça. Et… Où est Helm, en plus ? Sa relation avec Mika est 100% éclipsée cette saison, c’est trop étrange.

Owen & Teddy

On voit tous les personnages que j’aime se barrer cette saison, mais ceux qui me tapent sur le système sont encore là. Ainsi, Owen croise une certaine Nora e, début d’épisode. Quel plaisir de voir Floriana Lima, mais quelle déception ce rôle ! Elle est une amie d’Owen, une ancienne patiente aussi – même si Owen lui dit que c’est Teddy qui lui a sauvé la vie. Elle est beaucoup trop à fond sur Owen pour me plaire, cette Nora. Grosso modo, on comprend bien qu’elle est là pour être son love interest… Bordel de merde, qui a envie de voir Owen s’enticher d’encore une femme pour la détruire méticuleusement et la laisser tomber une fois que son personnage aura atteint un point de non retour ? Déjà que le point de départ du perso de Floriana n’est pas dingue…

Autrement, Sophia Bush est de retour en tant que médecin. J’adore l’actrice, mais son rôle est quand même vraiment pas dingue non plus. Ouais, je me répète, mais que voulez-vous, les scénaristes n’arrivent pas à me convaincre pour l’instant. Elle débarque à l’hôpital pour aider face à la canicule, en théorie. En pratique, une fois au bloc, elle en profite pour tenter de se faire recruter. Elle veut évidemment faire la paix avec Owen pour qu’il accepte que Teddy l’embauche. Soit.

Tout se passe bien, jusqu’à ce qu’Owen les aperçoive partager un moment amical dans l’ascenseur. Le fameux ascenseur, je sais. M’enfin, elle a son bras sur son épaule, c’est bon, pète un coup, mec, d’où t’es jaloux alors qu’à côté, tu fais de la merde H24 ? Ah. Je vous annonçais la couleur en intro : cet épisode m’a énervé.

En parallèle et pour ne rien arranger, Teddy est débordée : l’hôpital est débordé, elle doit prendre plein de décisions à la fois. Pas une fois on ne la voit prendre une décision médicale et, pire, elle laisse Ben tout gérer pour elle à l’écran, avant d’aller s’occuper hors écran de tout l’administratif. Pourquoi Ben ? Je veux bien qu’ils soient amis, mais… Il est quoi ? Interne, non ? Puis… Ben, sérieusement.

Malgré un désaccord explicite et clair de Teddy, Ben prend la décision de laisser les urgences ouvertes. C’est complètement con. Teddy ne l’engueule pas assez à mon goût quand elle s’en rend compte. Elle est celle qui a le pouvoir, qu’elle s’en serve. Une petite sanction ne ferait pas de mal. C’est là qu’elle retombe sur Sophia Bush, qu’elle se plaint de ne pas se faire écouter des mecs en général (ah, là ça pourrait me plaire si la série creusait vraiment cette direction… mais bon, il y a eu Bailey comme cheffe et ça n’a pas posé problème ; et à vrai dire, ça n’a jamais été un problème pour Teddy hors Owen ?). Et c’est là qu’Owen les surprend dans l’ascenseur et nous refait sa crise de jalousie, mais en mode « tout va bien ». C’est si insupportable.

Amelia

Amelia est désormais pote avec Winston apparemment, ou alors c’est juste pour avoir son aide sur le cas de la semaine. C’est un peu déroutant de les retrouver après six semaines, dans un épisode sans Beltran. Cela commence à se sentir que plein d’acteurs ne sont pas payés pour tous les épisodes : là, ils manquent. Je préférais quand c’était le cas pour les besoins de l’histoire, pas juste pour besoins financiers bloquant la créativité des scénaristes apparemment.

Parce que Beltran n’étant pas là, il n’y a pas de love interest pour Amelia ou Winston. Celui-ci continue de coucher avec un peu tout l’hôpital apparemment – il a une infirmière à ses pieds, mais aussi la mère d’une patiente qu’il a décidé de ghoster avant. Gênant. La mère accepte tout de même que ce type s’occupe de sa fille. Le plus ironique dans tout ça ? Amelia est témoin en quelques minutes des différentes femmes de la vie de Winston, alors même qu’il est supposé être en train de fréquenter Beltran !

Le cas mène à Amelia qui fait la promesse à la mère de sauver sa fille avec l’aide de Winston. Le problème ? Elle le fait en promettant de refroidir le corps de la gamine… mais ils n’ont plus de glace, sérieux ! On voit le truc se mettre en place, c’est terrible. En plus, Amelia est clairement dans une course contre la montre qu’on nous présente comme hyper stressante alors que… C’est comme d’habitude ? Et pourquoi Amelia fait-elle la promesse de sauver la gamine ? D’accord, c’est la seule chirurgienne à accepter l’opération, mais c’est juste un vendredi comme un autre pour elle, non ?

Je trouve ça un peu abusé de faire en sorte de nous montrer qu’Amelia stresse énormément avant cette procédure. Cela ne lui arrive plus depuis longtemps ; elle ne fait même pas la pose Superman pour s’en tirer et ça la fait évoquer une fois de plus son père et Derek dont elle n’a plus parlé depuis des lustres, juste pour souligner que eh, il y a des Shepard morts – et ça tombe bien l’épisode veut nous le rappeler pour une raison précise, avec un autre qui est dans la merde.

Tout se passe bien pour Amelia, l’opération fonctionne jusqu’à ce que ça ne fonctionne plus. Le cœur de la patiente ne repart pas et personne ne comprend pourquoi. C’est terrible pour Amelia qui voulait tout faire pour la sauver. Elle a tout fait comme il fallait, et pourtant. Tu parles d’un cliffhanger !

Kwan

Cela fait plus de six semaines que Kwan a embrassé son ex fiancée, mais ce n’est qu’aujourd’hui qu’elle redébarque dans sa vie. Elle vient le voir parce qu’elle est sur le point de se fiancer à nouveau – avec un certain Dave. Mais enfin… Qui fait ça ? Elle ne vient pas se vanter, hein, elle est juste clairement amoureuse.

Et Kwan aussi. Après un épisode de stress sur le cas d’Amelia, il recontacte son ex pour mieux l’embrasser. Ben voyons, et la marmotte… Vraiment pas convaincu par cette intrigue ; surtout que c’est vraiment jeté l’air de rien dans le reste de l’épisode en deux scènes. Y a rien à en dire, on ne voit pas les enjeux de ce Dave sorti de nulle part, de cette relation qui sort de nulle part après six semaines. Je suis frustré. Bref.

Le braquage

Jo se prend six semaines de grossesse de plus dans la tronche, mais n’a toujours pas de ventre du tout et n’en a parlé à personne – une grossesse pour des jumeaux dans un hosto où elle fait ses écho et où elle bosse côté mater… Et personne ne le sait. Elle continue de se prendre la tête avec Link pour toutes les raisons du monde aussi ; et la raison du jour, c’est l’absence de clim dans leur appartement. C’est une canicule qui fait vraiment des dégâts. Nos médecins ont besoin de glace et glaçons un peu tout le temps. Il n’y a plus de clim, c’est la galère.

On les voit donc faire la course pour avoir les derniers glaçons afin de les donner aux patients. Ben est celui qui récupère les derniers et envoie Jo aller en acheter à la superette du coin – elle est enceinte, elle aura des accès prioritaires, je suppose.

Jo espère pouvoir se reposer sur Lucas pour ça, mais finalement, ce n’est pas le cas. Ils y vont ensemble, semblent beaucoup plus potes qu’avant, sauf qu’on n’en saura pas plus : la superette est braquée par un type qui porte juste un bandana sur le visage. Autant mettre un masque Covid à ce stade, ça reviendra au même niveau anonymat… Et puis, allez, encore un Shepard dans une superette braquée, ça faisait longtemps que ce n’était plus évoqué, on a presque eu le temps d’oublier ! En plus, il porte une montre sur laquelle la série insiste bien avant de nous rappeler que, eh dis donc, dans la lignée on a eu un mort comme ça.

Vraiment, je suis énervé par cette intrigue. En plus, face à tant de stress et un Lucas débile qui lui raconte son passé familial, Jo se met soudainement à saigner. Ce n’est absolument pas surprenant à ce stade. Elle peut perdre l’un des jumeaux et appeler l’autre Lucas quand il se sera sacrifié pour elle, non ?

On y arrive d’ailleurs : le type retire son bandana parce qu’il fait chaud et perd patience avec la caissière. Cette dernière est terrifiée pendant les trois quarts de l’épisode, mais à la fin, elle se décide soudainement à avoir un accès de courage. À quoi bon ? Dans ce cas-là, tu te laisses braquer et basta. En plus, sérieux, elle s’excite au moment où le braqueur baisse la garde et a pitié de Jo, c’est si con. Elle s’attaque à lui et Lucas est encore plus débile : il se mêle du combat.

C’est mal barré cette affaire, hein ? Le flingue est toujours dans les mains du braqueur, ils se battent, ça dure, on voit le flingue les pointer tour à tour dans la mêlée et pan, un coup est tiré. Cliffhanger de merde. On va donc nous tuer Lucas, de manière plutôt prévisible puisque l’acteur veut quitter la série. J’aimerais, à la rigueur, qu’on nous fasse la surprise, plutôt, de le laisser en vie : il pourrait très bien partir pour quelques mois en prison, non ?

Ce serait une fin un peu plus originale pour son perso, ça laisserait la possibilité d’un retour et… Je ne sais pas, je suis énervé par son départ de toute manière. Le coup de la superette braqué, c’est vraiment de l’abus. Et en plus, le prochain épisode est au mois de mars maintenant !

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Exceptional X-Men

Salut les sériephiles,

J’avais prévu de publier cet article hier, mais la neige a détourné mon attention et ma productivité. Bref, le voici : on ne parle pas de série télé mais de comics, et pas n’importe lesquels ! Exceptional X-Men, une nouvelle série lancée en septembre 2024, est celle qui a attiré mon attention pour cet article.

Mais qui lit les X-Men ?

Et bien… Moi. Les X-Men, c’est une longue histoire d’amour pour moi. Enfant, je dévorais Days of Future Past ou La Saga du Phénix – bon, OK, j’avais 10 ans et je lisais des VF plus ou moins bien traduites sur Internet, mais vous voyez l’idée ? Avant les comics, je regardais X-Men Evolution et les films, je ne suis pas tombé dedans par pur hasard, hein.

Puis j’ai un peu mis les comics de côté une fois au lycée, avant de replonger… en master, à la fac, parce que pourquoi pas ? Pour ma défense, il y avait un super arc où les jeunes X-Men débarquent dans le présent auprès des adultes – et puis, aussi, j’avais fini les comics Buffy entre temps. Ça provoquait des situations intéressantes l’arrivée des jeunes – Bobby qui fait son coming out, par exemple, c’était incroyable au sens propre même si j’en veux encore à Jean de lui avoir forcé la main comme ça (voir ci-contre).

Comme souvent, j’ai fini néanmoins par me perdre dans la multitude de titres qui sortaient en parallèle et tous les crossovers qu’il fallait bien raccorder. Je me suis fait une pause, j’ai perdu le fil et je me suis perdu définitivement. Mais bon, arrêter de lire définitivement les comics avec moi, ça sonnait bien… jusqu’à 2024, donc, où j’ai décidé de m’y remettre avec cette nouvelle série.

Des nouveaux X-Men ?

Exceptional X-Men, c’est écrit par Eve L. Ewing et dessiné par Carmen Carnero. On y retrouve Kitty Pryde, qui revient à Chicago en voulant tourner la page de son passé mutant. Sauf qu’évidemment, les choses ne vont pas se passer comme prévu, on ne renie pas son identité comme ça. Bref, elle va se retrouver rapidement (enfin en cinq numéros j’imagine, donc cinq mois quand même, hein) à la tête d’une toute nouvelle équipe de jeunes mutants. Parmi eux, on découvre des personnages inédits comme Bronze, Axo ou Melee, chacun apportant leurs pouvoirs et leurs particularités. Et ça, j’adore. Bon, il y a aussi assez vite Emma Frost, dont la présence est, comme toujours, sujette à débat (et pour ma part, j’ai du mal avec elle).

Le premier numéro m’a vraiment plu. Il pose les bases de l’équipe, introduit les nouveaux personnages, et surtout, donne l’impression de regarder le pilote d’une série télé. Comme je regarde un peu moins de séries en ce moment, je trouve ça sympa de retrouver ce feeling dans un autre format.

Cela dit, le deuxième numéro m’a un peu laissé sur ma faim. Les introductions des nouveaux personnages y sont poussées un peu trop loin, et on sent que ça ralentit l’intrigue. Les nouveaux mutants sont attachants, et j’aime toujours autant cette dynamique d’équipe où chacun doit s’adapter et combiner ses capacités avec celles des autres… mais là, on est plutôt sur des présentations un peu trop rapide. C’est inévitable : il n’y a qu’un numéro par mois, alors si on veut que ça raconte quelque chose à un moment, faut y aller, quoi.

Heureusement, le numéro 3, sorti avant-hier, relance parfaitement la série. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai eu l’impression de lire un comic des X-Men comme à leurs débuts : une équipe en formation, des enjeux clairs, et surtout un cliffhanger qui frappe fort. Je ne vais pas spoiler, mais un de mes personnages préférés fait son grand retour, et son lien avec Kitty me promet beaucoup pour la suite. Je me demande encore qui servira de vrais méchants pour la série – la haine générale des mutants est un bon moteur, mais ça ne fait pas de gros dangers, non plus.

Et ce n’est pas tout !

Pour l’instant, Exceptional X-Men réussit son pari : elle mélange habilement la nostalgie des classiques des X-Men avec une modernité bienvenue. Découvrir ces nouveaux mutants tout en retrouvant des figures emblématiques, c’est exactement ce dont j’avais besoin pour replonger dans cet univers. À noter que je lis aussi Uncanny X-Men version 2024 en parallèle, parce qu’il y a presque tous mes favoris dedans – Gambit, Malicia, Diablo… et Wolverine, erk. Cette couverture à droite, regardez-moi comment elle est magnifique !!

Bon, ça, je vous en parlerai dans un autre article en revanche. Chaque chose en son temps.

En attendant, si vous cherchez une série de comics qui capture l’essence des X-Men tout en apportant un souffle neuf, Exceptional X-Men est un excellent choix.

Il neige (sans déc ?) !

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, pas de série à décortiquer ni de film mémorable à partager ou de bon plan sorties. Non, juste quelques pensées sur ce genre de journée où l’on se laisse doucement happer par la magie – ou la paresse – de la météo hivernale. Bref, il neige, comme vous avez déjà dû le voir 150 fois aujourd’hui sur les réseaux, mais ça faisait longtemps que je n’avais pas proposé un article 100% blabla ici.

La neige a décidé de jouer les trouble-fêtes sur toute la région parisienne où j’habite. C’était hyper hypnotisant dès le milieu de matinée et c’était un vrai plaisir de les voir enfin retomber ces flocons. Qu’importe si j’avais RDV 15 minutes dehors à 10h, qu’importe si j’ai ressorti un masque Covid ce matin pour me protéger du froid (parce que désolé, il n’y a pas mieux qu’un masque Covid quand il fait froid et qu’on a trente minutes de marche en vrai).

C’est rare d’apprécier autant le RER.

Alors, forcément, j’étais bien équipé pour parer le froid quand on m’a annoncé que je pouvais quitter le taf à 15h au lieu de 19h30 aujourd’hui. On peut difficilement faire plus cool. Cela me libérait d’un coup quatre heures pour les corrections de copies ou les rattrapages de séries. Pourtant, que dalle, une fois dans le train à regarder les rails enneigées défiler sous mes yeux, j’ai plutôt eu la brillante idée de prendre un détour en rentrant chez moi, histoire de passer par des quais et le parc de ma ville. Sans regret.

Certes, ce n’est pas hyper productif, mais il fallait bien profiter que ce soit si peu cher de se faire plaisir. Il neige, les flocons tombent, recouvrent (à peine) le sol : faut en profiter. Demain, tout ça sera une pataugeoire désagréable et pleine de plaques de verglas, mais au moment de rentrer, c’était juste kiffant.

Mood : dire au revoir à Halloween et se dire que Mariah Carey a raison. It’s tiiiime.

Inévitablement, une fois rentré, mission numéro un : faire un chocolat chaud. Parce que oui, s’il y a bien une chose que l’hiver m’apprend chaque année, c’est qu’on n’affronte pas ce genre de météo glaciale sans un peu de réconfort liquide. La neige, c’est encore plus sympa derrière une fenêtre. Moi, je gère ça avec un plaid, une tasse dans les mains, mon portable dans l’autre.

Le problème, c’est que ce combo chocolat chaud + plaid a un effet secondaire : la flemme. Une énorme flemme. Pas de séries, pas de livres, pas même l’envie de scroller sur mon téléphone finalement. Juste une grosse envie de profiter de ce moment pour… rien faire. Et honnêtement, ça fait du bien, alors voilà, j’en parle ici et tant pis pour l’article que j’avais prévu et rédigé pour aujourd’hui. Il sera encore temps de le poster demain (on parlera X-Men, parce que pourquoi pas ?).

C’était juste beau. Hypnotisant. Profitez des instants de la vie, tout ça, tout ça.

Cela dit, je vous rassure, ma journée n’est pas terminée. Il y a un truc qui pourrait bien me motiver à bouger un peu d’ici trente minutes : la raclette de ce soir. Ben oui. Faut bien la préparer, parce que franchement, y a-t-il une meilleure façon de finir une journée comme ça ? Entre le fromage fondu, les patates (qui seront des frites parce que je n’ai pas fait les courses, Y A QUOI ?), et la simple idée de manger comme si la neige allait me bloquer chez moi pour trois jours, c’est clairement la soirée parfaite. Je sais, je sais, dans trois jours, il fera 18 degrés (le réchauffement climatique n’existe pas, hein) et même demain matin, il faudra probablement que j’affronte les transports en commun et les plaques de verglas, mais laissez-moi dans mon déni.

Les séries n’ont aucune chance face à une raclette : la soirée qui se profile va me redonner le sourire bien plus que les derniers dramas de 9-1-1 n’ont su le faire. Et puis, j’habite à trois minutes à pied d’un ciné, alors regardez-moi bien aller digérer tout ça devant un film plutôt qu’une série. Bref, une fois de plus, ce soir, le froid, la neige, et la flemme ont gagné sur les séries. Et bizarrement, je ne m’en plains pas. De toute manière, mon rewatch Buffy/Angel a bien avancé puisque ça y est, la saison 5 est enterrée (sans jeu de mots) et le détour à Pyléa terminé.

Et vous, ce soir, vous binge-watchez tout sous un plaid, ou vous cédez aussi à l’appel de la flemme et du fromage fondu ?

La saga Dragons revient en 2025

Salut les sériephiles,

Je n’ai absolument pas le temps pour les séries en ce moment, alors je me tourne logiquement vers le cinéma en ce mercredi pour vous proposer un article. Tout. va. bien.

Recyclez aujourd’hui, économisez demain ?

Je vais être honnête : quand l’annonce d’un remake live-action de Dragons est tombée, j’ai levé les yeux au ciel (et je n’y ai pas vu passer le moindre dragon). Vraiment, ça m’a laissé le sentiment habituel de « À quoi bon ? », l’énervement de voir Hollywood s’empêtrer dans une absence incroyable d’idées originales. Pour le coup, le film d’animation original était ORIGINAL. C’est un chef-d’œuvre, ses suites et la série télévisée ont brillamment enrichi l’univers avec toujours autant de qualité, alors pourquoi remuer le passé ?

Cette tendance des studios à recycler des œuvres qui n’en ont pas besoin est agaçante. Dragons fait partie de ces franchises intemporelles, déjà parfaites dans leur format initial. Pourquoi courir le risque de ternir cette image avec une version qui ne pourra pas rivaliser avec l’original ? Bref, mon premier réflexe a donc été – et est toujours, en fait – de râler contre l’industrie et ses reboots sans fin. Recyclez aujourd’hui, faites de la thune demain. Après tout, ça marche pour Disney, je comprends que Dreamworks tente le coup…

Des bonnes nouvelles tout de même

Pourtant… je suis faible. Certains détails ont attiré mon attention. D’abord, Dean DeBlois, déjà aux commandes de la trilogie animée, est de retour pour diriger cette adaptation. C’est souvent bon signe quand un réalisateur emblématique reste impliqué : cela promet a minima une certaine fidélité à l’œuvre originale. Ensuite, j’ai appris que Gerard Butler reprenait son rôle de Stoïk la Brute. C’est déjà ça, non ? La nostalgie peut commencer à faire son petit effet. Ce genre de décision, c’est au moins celles qu’on a envie de lire, je trouve.

Et puis, bien sûr, il y a eu ce moment. Un premier aperçu, un leak sur Twitter (une fuite calculée ? Mystère !), a fait basculer mon scepticisme. Un peu. Je ne suis pas 100% vendu au concept, mais quand j’ai vu l’œil de Krokmou s’ouvrir en version live-action, mon cœur a fondu. Il n’est pas totalement réaliste – forcément, c’est un dragon, ça se saurait si ça pouvait être réaliste (mais à nouveau : pourquoi faire un live-action bordel ?) – mais il est à… croquer. Le jeu de mot est facile, je sais. En une seule scène, j’ai ressenti toute la tendresse que ce personnage inspire depuis le premier film et j’ai maintenant un peu plus envie d’y croire.

Ca n’a toujours aucun intérêt, je sais, le trailer semble confirmer qu’on va juste avoir droit au même film en live-action, sans le moindre changement ; mais au moins, ça ne me paraît pas raté. Faut dire que y a rien de pire qu’un live-action qui change l’histoire et se plante dans les grandes lignes (coucou Mulan, t’es un bon film, mais t’es pas Mulan de Disney, sérieux).

Du côté du casting, Mason Thames et Nico Parker incarneront Harold et Astrid, et ils ont l’air chouette. Ils ne me paraissent pas être des copies parfaites de la version animée, mais de toute manière, je ne les connaissais pas avant cette bande-annonce (enfin, j’ai vu Black Phone mais je n’ai pas reconnu l’acteur parce que je ne suis pas physionomiste), alors on verra bien. Dans tous les cas, le trailer m’a rassuré sur les intentions du film : rester fidèle à l’esprit de la saga tout en lui offrant un souffle nouveau.

C’est très tôt, une décennie après, pour donner un souffle nouveau, mais bon, il y a du fric à se faire pour eux, je suppose. La sortie du film est prévue pour le 11 juin 2025, et je sais déjà que je serai en salle dès le premier jour, voire même en avant-première si j’en ai l’occasion. En attendant, je reste curieux de voir comment cet univers prendra vie dans un format différent. Les paysages spectaculaires, les dragons majestueux, l’émotion des relations humaines et animales : tout cela promet d’être immersif et magnifique AUSSI en live-action.

C’est fou comme quelques minutes de trailer peuvent changer une perspective.