Home for Christmas – S03E06 – Heartbreak – 17/20

Le titre et le début de saison nous spoile un peu trop ce qu’il se passe dans cet épisode, mais je reste dans le déni de la révélation de cet épisode. Pour le reste, c’est un épisode qui m’a surpris par les réactions qu’il a réussi à me faire avoir, parce que vraiment, j’ai eu peur d’un développement et je me pose plein de questions sur les personnages, notamment les personnages secondaires.

Spoilers

Le spectacle de l’école approche à grands pas, il est temps de finir les costumes.

Tiens, Johanne se souvient qu’elle a une meilleure amie. Elle la voit et décore un arbre avec elle, lui racontant au passage les derniers événements de sa vie. Elle a ghosté le beau menuisier et sa copine a du mal à saisir pourquoi. En fait, c’est que Johanne a peur de souffrir : revoir Jonas lui a rappelé la douleur qu’une relation amoureuse pouvait faire et elle ne veut plus souffrir. Ce n’est pas comme ça que la vie fonctionne. J’ai en revanche beaucoup aimé la scène où elles analysent les SMS de Bo comme elles peuvent. C’est fou tout ce qu’un texte peut vouloir dire – ou non – selon le ton qu’on y met.

La collègue super chiante de Johanne demande à savoir qui lui a offert une plante avec des petits trous alors qu’elle a la phobie des trous. Oui, elle ouvre son cadeau à l’avance et elle reproche maintenant à Johanne

Johanne propose d’annuler le Secret Santa, mais c’est trop tard pour ça quand certains ont déjà offert des cadeaux. Qu’est-ce qu’ils sont chiants et caricaturaux les collègues de Johanne. Ils me font bien rire, quand même.

Pour le repas, Johanne retrouve Vera qu’elle n’a pas eu le temps de bien consoler après leur conversation concernant Erik. Elle a le temps de s’excuser de lui avoir révélé sa phrase de drague bateau, mais s’éclipse bien vite quand Erik arrive pour leur laisser gérer ce qui leur arrive.

Johanne rentre ensuite chez elle, pas du tout angoissée de devoir faire face à nouveau à Bo. Non contente de l’avoir ghostée dans l’épisode précédent, elle tente de l’éviter aussi quand il est dans sa cuisine, en train de bosser pour elle. Elle se justifie bien mal, expliquant qu’elle était occupée avec les costumes. Pardon, mais dis juste la vérité au pire ?

Ils enchaînent sur un small talk super nul à propos du bar, puis Johanne va se coucher. Pas du tout gênant comme situation. En plus, il bosse toute la nuit pour elle. Au petit matin, il part pile au moment où elle se lève, pour aller chercher un colis afin de finir la cuisine. C’est si frustrant.

La série ne perd pas de temps et nous emmène directement au spectacle des enfants. Ah ? On se retrouve déjà au début de la saison, je ne m’y attendais pas ! Johanne apporte les costumes 30 minutes avant le spectacle. C’est abusé de sa part pour le coup. Je n’aime pas Marianne, mais elle organise tout un spectacle et franchement, avoir les costumes 30 minutes avant, ça ne laisse pas vraiment de marge.

Johanne essaie donc d’être sympa avec Marianne, qui n’est clairement pas habituée à ça. Tout se déroule quand même correctement entre elles, même si Marianne révèle à Johanne qu’elle a un costume de rat avec de fausses dents qui l’attendent. Elle est tout simplement immonde quand elle l’enfile, c’est hilarant. La série est forte, pour ça. Johanne n’a pas le temps de se morfondre cela dit : elle croise Adrian qui est malade et vomit ses tripes.

Il devait être le père Noël et personne n’a de remplaçant pour lui. Marianne est complètement dépassée par la situation, alors Johanne promet de régler le problème, mais je vois mal comment. Elle observe les parents qui s’installent dans la salle et demande à Morten de la rejoindre. Elle lui explique qu’il a assisté aux répétitions et qu’il va pouvoir remplacer Adrian.

Johanne est ravie de voir arriver Bo dans la salle, avec un bouquet. Son frère le remarque et accepte donc de faire le père Noël, histoire de pouvoir se renseigner sur Bo. C’est plutôt mignon : Johanne est sûre qu’il est là pour elle, malgré les horreurs qu’elle lui fait. J’ai de la peine d’avance : je me souviens du début de la saison et ça ne peut pas être pour elle qu’il est là, si ?

On ne le sait pas tout de suite : il faut d’abord supporter l’horrible spectacle de Noël des gamins qui font de la flûte à bec. Mais enfin ! Qui fait ça ? Johanne passe le spectacle à admirer Bo depuis les coulisses et quand elle monte sur scène, elle le regarde une nouvelle fois pour mieux découvrir que la barmaid est là elle aussi. Oh. Elle s’installe à côté de Bo, en lui faisant une bise sur la joue. Le monde de Johanne s’effondre et elle est incapable de dire son texte.

Ce serait pourtant le moment idéal pour penser à autre chose et s’oublier dans un personnage. Mais bon… Marianne s’avanouit et Morten décide donc d’improviser en frappant sa sœur sur le crane pour débloquer la situation. Après ce fiasco, Bo vient tout de même voir Johanne pour la féliciter. Il a toujours son bouquet à la main. Il doit aussi lui avouer que sa cuisine est perdue quelque part en Suède : le colis qu’il attendait n’est pas arriver.

La barmaid les rejoint, félicite Johanne et lui souhaite un joyeux Noël. D’accord, mais qui es-tu par rapport à Bo ? Ils n’ont pas exactement les gestes d’un couple, c’est étrange. Et puis, qu’est-ce qu’ils foutent au spectacle de l’école, ensemble ? Je suis peut-être beaucoup dans le déni – et plus encore que Johanne.

Elle, elle passe finalement une bonne soirée avec l’ex de sa meilleure amie qui lui confie qu’il pensait ne pas aller au réveillon de son ex-femme, mais qu’il hésite à présent. Ensemble, ils se rendent dans un bar où ils devraient porter des pulls de Noël. Comme ils n’en ont pas, ils gardent les costumes du spectacle. Le bar ressemble plus à une boîte, ils boivent et… oh non, ça ne va quand même pas mal tourner à ce point ?

Johanne finit par lui dire qu’elle n’a pas baisé depuis un an, l’ex de sa meilleure amie lui dit que ça fait trois ans et malgré ça, ils continuent de boire. Oh non. Non, non, non. J’espère que la série ne va pas les faire coucher ensemble, mais ça en prend le chemin, surtout quand ils commencent à se faire des compliments. C’est Johanne qui se jettent sur lui et l’embrassent. NON.

Par chance, Trym est dans un costume de boule de Noël parfaitement immonde qui ne passe pas la porte des toilettes. Cela aurait pu si mal finir. Le délai permet à Johanne de reprendre assez ses esprits pour lui dire non, s’excuser et rentrer chez elle. Complètement bourrée, Johanne s’arrête en chemin devant le bar où Bo et sa copine supposée passent clairement un bon moment et rient. Johanne reste devant la porte du bar à pleurer… Aaaah. Je veux savoir la suite. Quelle idée de m’être imposé un épisode par jour, je vous jure ? En plus, je ne publie même plus mes articles…

Home for Christmas – S03E05 – The new guy – or the ex ? – 15/20

Mais enfin, mais Johanne, mais que fais-tu ? Entre elle dont je ne comprends pas les agissements par moments et les scénaristes qui révèlent, même si c’était prévisible, un des pièges de la saison, cette saison a trouvé rapidement comment me mettre sur les nerfs. Comment ça la petite romance de Noël bien tranquille n’est pas si tranquille ? Bon, après, on n’est pas non plus sur un rebondissement inattendu, mais c’est juste que je trouve que l’écriture ne justifie pas trop le comportement de son héroïne sur ce coup-ci.

Spoilers

Johanne commence à tomber amoureuse de Bo. Ce n’était pas du tout prévisible !

La mère de Johanne est partie en Espagne bien vite. Le 12, Johanne l’appelle donc en visio pour s’excuser et clairement pour espérer la faire revenir au plus vite. Dans son magnifique pyjama de Noël et entourée de cadeaux, elle met vraiment dans l’ambiance et prouve que le ridicule ne tue pas. Même habillée comme ça, elle ose aller voir Bo, qui continue les travaux.

Johanne lui propose alors un petit jus de Noël dans le salon. Il préfère boire son café, sans faire de mélange, mais ça leur permet d’avoir un peu de temps ensemble. Elle, dans son pyjama, lui avec son petit pull de bucheron là. Allez, c’est bon, mettez-vous en couple ça ira plus vite. Elle l’invite même à Noël, parce que c’est triste qu’il reste dans un bar seul pour Noël.

La conversation les mène finalement à aller chercher un sapin dans la nature, ensemble. Oui, il lui propose ça et ça paraît normal de faire ça sur leur temps libre, sous la neige. Toujours sans écharpe. Bo refuse de couper le sapin : il propose à Johanne de le faire elle-même. Si elle n’est pas convaincue sur le moment, c’est clairement très satisfaisant à faire ensuite, et ça se sent.

Il faut encore ramener le sapin chez elle, mais en attendant, ils s’arrêtent écouter le silence devant un chalet et un petit feu de camp. C’est un cadre on ne peut plus romantique à nouveau. Je ne sais pas si c’est vraiment dans la tête de Bo, mais ça semble l’être de plus en plus dans celle de Johanne. En tout cas, ils prennent vraiment le temps de se connaître : il lui parle de sa sœur et de la dispute qu’il a entendu, puis lui explique qu’il vient ici pour faire face à ses peines de cœur. N’est-il pas mignon ?

Loin de cette romance de Noël, Johanne retourne au travail pour mieux découvrir que Vera et Erik couchent ensemble sur la photocopieuse du travail. Ben super. Dire que je pensais du bien d’Erik, je me serais fait avoir bien plus vite que Johanne sur ce coup-là. Les deux mentent si mal ensuite : ils sortent de la salle où Johanne les a coincés un temps, et c’est hilarant de les voir trouver une excuse bidon face à l’inspecteur.

Ce dernier vient voir Johanne pour lui reprocher d’être allée voir la fille de son patient, puisque oui, c’est une connasse qui n’hésite pas à appeler l’hôpital pour signaler ce que Johanne a fait. Pour le coup, je trouve que Johanne n’a vraiment pas été dans l’abus sur ce coup-là. Elle n’avait que son adresse, pas son numéro de téléphone, et ça ne me paraît pas déconnant de contacter la famille d’un patient en fin de vie. Mais bon. Elle s’excuse, donne sa version des faits et on peut passer à autre chose.

Il reste à voir Vera s’effondrer quand elle vient tenter de se justifier auprès de Johanne pour mieux découvrir qu’elle est tombée comme une mouche dans le piège nul d’Erik : il lui a dit, comme à Johanne, qu’il ne pouvait pas travailler avec elle car il risquait de tomber amoureux. Tss. C’est trop triste !

Marianne appelle encore Johanne pour lui reprocher la disparition de Maria, et ça termine par Johanne qui assure qu’elle reprendra les engagements de sa sœur et la remplacera. C’est hilarant : elle semble oublier à quoi selle s’engage, entre Marianne et le Hot Daddy là. Une fois à la réunion de l’école, Johanne continue de trouver amusant que les paroles des chants traditionnels soient changées, et Marianne l’engueule de rire du travail des enfants avant de lui annoncer qu’elle sera celle qui joue le rat de Noël, puisqu’elle reprend les engagements de Maria.

Après le chant, il est temps pour Johanne de commencer les répétitions dans le rôle du rat. Marianne n’y va pas de main morte avec elle : elle la déteste et lui fait bien sentir, devant tout le monde. Bien sûr, elle prend très mal aussi de voir son ex-mari, Adrian, si fan de Johanne. Au moins tout ça fait rire son frère, c’est déjà ça de pris.

L’épisode précédent ne proposait qu’une journée, mais celui-ci avance plus vite, parce que le mois de décembre n’est pas extensible non plus. Johanne se rend dans un bar où elle n’a jamais mis les pieds : c’est le bar préféré de Bo. Elle découvre que la serveuse la connaît déjà au cours d’un small talk étonnant. Cela semble lui donner un peu de courage pour envoyer un SMS à Bo dans lequel elle lui demande où il est et lui indique être dans son bar.

Comme il est occupé pour encore deux heures, Bo lui propose de la retrouver plus tard, ce qu’elle accepte. En attendant, elle se motive à s’occuper des costumes pour les petits de l’école. Contre toute attente, Johanne tombe alors sur Jonas. Oh ! On commençait juste à oublier qu’il nous manquait. Il lui propose un café rapide, évidemment, pour rattraper le temps perdu. Il l’aide même à faire les costumes du spectacle. Improbable. Aaah. C’est si frustrant.

Tout en faisant ça, il parle avec son ex et lui avoue qu’il a bien compris, avec le temps, qu’ils n’avaient pas les mêmes envies et que tout ne pouvait pas être sujet à compromis. C’est un peu tard. C’est important que la série prenne le temps de tourner cette page, je suppose, pour qu’on soit sûr que Johanne ne regrette pas son choix ensuite. Lui, il a déjà retrouvé quelqu’un et en parle à Johanne, histoire de lui dire que c’est dur aussi de faire rentrer quelqu’un dans sa vie.

Vient alors le moment étrange de se dire au revoir. Ils se font un câlin, ça sent quand même la tristesse, mais voilà, il finit par s’en aller. Et c’est si frustrant. Elle reçoit ensuite un SMS de Bo qui lui demande où elle est. Elle se rend au bar… mais finit par lui poser un lapin. Pardon ?? Ca ne va pas bien dans sa tête, franchement ! Je suis frustré.

Home for Christmas – S03E04 – Is It Love in the Air – 16/20

J’ai de plus en plus de mal avec Johanne, mais je dois dire que cet épisode réussit tout de même à donner envie qu’elle se case à nouveau. C’est l’ambiance de Noël qui doit faire ça, c’est peut-être aussi la simplicité de la série à nous mettre dans cette ambiance et à nous faire croire que les jours de congés magiques existent, mais vraiment, c’est doudou, c’est Noël, j’adore.

Spoilers

Après sa dispute avec elle, Johanne cherche Maria… et commence à passer du temps avec Bo, même si ce n’était pas prévu.

La série reprend le 11 décembre avec Johanne remerciant son bel entrepreneur quand il arrive pour s’installer le matin. Il n’en pas grand-chose à faire d’elle, se contentant de décharger son matériel comme si de rien n’était. La journée commence tout de même bien pour elle. Elle se rend chez sa sœur, espérant la voir, mais c’est un fail : elle n’est pas rentrée chez elle après s’être engueulée avec Johanne. Finalement, tout ce qu’elle réussit à faire, c’est inquiéter davantage son beau-frère.

Le minimum aurait été de l’appeler AVANT de se rendre chez elle, je suppose. Ce n’est pas le choix de Johanne, c’est dommage. Bon, la sœur finit par lui dire, par SMS, qu’elle est dans un chalet et va bien. Ben super, c’est rassurant, je suppose.

Johanne se rend quand même au travail où elle retrouve avec grand plaisir (non) Erik. En vrai, je ne sais pas ce qu’elle ne lui trouve pas : il est clairement à fond sur elle, il est beau, il est intelligent. C’est dommage qu’il la harcèle comme ça, finalement, ça gâche tout son potentiel. Elle a d’autres choses à gérer à l’hôpital, vous me direz, à commencer par une rébellion de ses employés : ils prennent en effet Johanne à parti pendant la réunion du matin pour lui indiquer qu’ils ne veulent pas faire un Secret Santa.

La scène tire un peu en longueur, mais a le mérite de nous montrer que Johanne peut s’énerver. Il faut dire qu’ils sont sacrément chiants en face d’elle à sortir des arguments improbables pour justifier de ne pas vouloir participer. Johanne finit par dire que ceux qui ne le veulent pas n’ont pas obligation de participer et le problème est réglé. Dommage de le faire en criant quand c’était l’évidence même : c’est aussi ce qu’on fait au travail, en vrai, ne participent que les volontaires. Et je ne le suis pas à cause de ceux qui le sont, mais ça c’est une autre histoire.

Ayaz, le mari de Maria, débarque alors au milieu de la pause déj de Johanne. Sa nouvelle meilleure amie à qui Johanne racontait sa soirée angoissante de la veille pense aussitôt que l’est le hot dad et ça m’a fait trop rire. En fait, Ayaz est juste déprimé parce qu’il a peur que sa femme ne revienne pas pour Noël. Il y a de quoi déprimer et avoir peur, surtout qu’elle lui écrit juste avoir besoin d’espace. Ayaz est dépassé par la situation, mais finalement, l’aide dont il a besoin, c’est pour gérer ses enfants : il demande à Johanne de s’occuper des enfants qui finissent l’école à 14h30.

OK. Alors attendez. Est-ce que les journées de boulot de Johanne finissent à 14h30 ? Cela expliquerait toute la longueur de ses soirées, finalement. Elle se débarrasse de son beau-frère avant de tomber sur Bente qui la rassure sur le fait que ses subalternes la détestent. Bente est rapidement dépassée par Johanne, cela dit, elle la voit péter un câble quand elle reçoit un message de Marianne.

Cela ne fait pas dix jours qu’elle a son nouveau taf que Bente lui propose déjà de la couvrir en disant à tout le monde qu’elle a de l’administratif à faire. MOUAIS. Je n’ai pas assez confiance : elle quitte l’hôpital bien trop vite, ça va lui retomber dessus, surtout qu’elle est supposée être surveillée.

En plus, en chemin, elle s’arrête quand même voir le même patient que depuis le début de la saison. Elle s’inquiète beaucoup pour lui et prend tellement de temps que je ne le sens pas pour sa survie, lui. Elle prend le numéro de ses proches au cas où quelque chose se produirait pour lui.

Au moins, l’avantage, c’est que ça permet à Johanne d’aller récupérer les enfants au plus vite. Elle ne fait toujours pas les costumes voulus par Marianne et, bien sûr, elle la croise avec son ex-mari à l’école. Pas du tout gênant comme situation. Johanne s’en débarrasse au plus vite et ramène les enfants chez elle.

Là, ils rencontrent Bo. Elle a le culot d’aller le voir pour lui demander de prêter sa voiture. Meuf. Il fait déjà les travaux chez toi en un temps record et tu viens essayer de le culpabiliser avec ta situation familiale compliquée qui fait que tu as besoin d’une voiture ? Il refuse bien évidemment puisqu’il n’est pas assuré pour ça et se retrouve à se faire engueuler par Johanne. Je l’aime bien, mais elle mériterait vraiment un recadrage, encore. Bien sûr, elle finit par dire qu’ils n’ont qu’à annuler Noël, en le criant… et elle ose feindre la surprise quand son neveu l’entend et s’inquiète !

Rah. Bo refuse quand même de prêter sa voiture, mais il accepte de servir de chauffeur à Johanne. C’est une solution logique et plutôt marrante. Il pense rester dans la voiture pendant que Johanne emmène ses neveux au marché de Noël. Évidemment, personne ne le laisse faire ce qu’il veut : il finit par déguster une pomme d’amour (je crois) avec Johanne, ce qui est l’occasion de parler un peu. Et voilà, ils commencent à vraiment apprendre à se connaître, lui parle un peu plus de lui (parce que bon, elle, elle parle tout le temps, mais un couple, c’est à deux). C’est un peu tôt pour parler de couple, oui, je sais. Seulement, Bo lui sauve la situation aussi quand les enfants ne veulent pas aller voir le père Noël et s’asseoir sur les genoux d’un inconnu : il leur parle Pokémon et arène Pokemon GO. Il en faut peu pour les passionner. Bo a une petite vibe Jonas en plus.

Il suit Johanne et ses neveux toute la journée et il les emmène encore le soir à la patinoire. Johanne ne surveille pas du tout les gamins et ça se termine clairement en date avec Bo alors que la nuit tombe. Il lui apprend à patiner seule, enfin : là où elle a passé des années à s’agripper aux bras des gens l’emmenant là-bas, elle apprend vite à faire quelques pirouettes seule. Ils se marrent bien avec BO, et vu le contexte de la série, on ne peut qu’imaginer qu’ils tombent sous le charme l’un de l’autre. C’est la magie de Noël.

Comme il leur reste encore deux heures à devoir occuper les petits, Bo lui propose d’aller voir Love Actually. C’est le film préféré de Johanne, ça tombe bien : il y a une séance en plein air au beau milieu de la ville. Lol. Du plein air sous la neige ? Ils sont fous ces norvégiens. Je finirais malade si vite !

Il est finalement temps de ramener les enfants et de présenter Bo à Ayaz. Franchement, il s’intègre facilement à la famille là, le Bo. Quant à Ayaz, je veux bien croire qu’il soit dur à vivre, mais je l’aime bien moi. Il n’est pas un super papa et ce n’est pas parce qu’il fait la cuisine que je l’apprécie, c’est juste parce qu’il semble capable de faire face quand même, tout en essayant de déculpabiliser Johanne, persuadée que c’est la dispute avec sa sœur qui a provoqué son éloignement.

Johanne passe voir la fille de son patient pour la prévenir que le père vit ses derniers instants. La fille reproche à Johanne de la déranger, cependant : elle n’a pas vu son père depuis 15 ans, dit qu’elle ne le connaît plus et que c’est lui qui a coupé les ponts. Cela change de l’image du gentil papy qu’on a depuis le début.

Johanne retourne dans la voiture de Bo qui la ramène chez elle après avoir été son chauffeur pour la journée. Il continue d’être absolument parfait avec elle : il la rassure, mais avec honnêteté. Oui, elle est insupportable quand elle tient aux gens, mais c’est parce qu’elle tient à eux justement. Et si son Noël est en train de tourner vinaigre cette année, rien ne l’empêche de mettre au point de nouvelles traditions pour améliorer les choses. N’est-il pas parfait ce monsieur ?

What if – S03E08 – What if… What if ? – 18/20

Ils se sont donnés du mal pour trouver le titre de leur épisode final, dis donc ! Si j’aime bien ce qui est proposé pour la fin de la série, je reste, comme avec le reste de la saison, plutôt déçu : c’est un ensemble assez convenu et prévisible, qui n’est pas à la hauteur des enjeux de la saison 2 et de son excellente fin. Pourtant, on sent bien qu’ils proposent quelque chose censé être plus impactant… mais non, mon implication n’est pas la même. Bref, c’est un excellent épisode (enfin), mais ce n’est pas suffisant malgré tout par rapport à mes attentes.

Spoilers

Et si on se terminait cette série une fois pour toutes ?

So… This is…
Everything.

Comment devient-on Gardien du multivers ? Eh bien, il faut être un disciple de l’Eminence et accepter le sacrifice de beaucoup, beaucoup de soi – à commencer par son prénom, apparemment. La première scène de l’épisode nous montre donc notre Gardien accepter de ne devenir personne et se contenter de tout observer, sans intervenir. Il prête serment auprès de l’Eminence qui fait de lui, avec plaisir et certitude, le Gardien. Dommage qu’on sache déjà qu’il va partir en vrille après.

Bien qu’il soit Gardien, on sent dès sa première journée qu’il partira en vrille : il commence par émettre un jugement sur les univers qu’il doit observer en les jugeant jolis, avant d’être rappelé à l’ordre. Il doit simplement observer… mais se demande aussitôt l’intérêt d’une telle mission. Bref, il remet trop les choses en question pour être excellent dans son job où il faut observer sans agir.

Ce n’est que des centaines de siècles plus tard que son Eminence s’en rend compte apparemment. Comme quoi, on peut tout savoir sur tous les univers et rester un abruti fini. L’Eminence reproche au Gardien ses multiples interventions et sa trahison, blablabla, et on en arrive à une scène où il apparaît logique que pour faire taire ce Gardien rebelle qui continue de tout remettre en question, le plus simple est encore de tuer sa pire création – création venue de son intervention, en tout cas. C’est ainsi que Peggy est menacée de mort par l’Eminence, afin que le Gardien se souvienne qu’il n’est supposé être personne et donc ne pas s’attacher.

Le problème, c’est que Peggy a toute une équipe avec elle. Ainsi, Ultron débarque du ciel au moment opportun pour sauver Peggy, mais aussi pour libérer le Gardien, tout surpris par cette alliance entre les deux ennemis. Le vaisseau de Peggy, menée par ses coéquipières, parvient ainsi à intégrer la 5e dimension.

L’Eminence regrettait que le Gardien mette en danger cette dernière par ses interventions, la voilà servie à présent. Elle se retrouve à devoir se battre contre Ultron qui se sacrifie pour que Peggy puisse être sauvée. C’est censé être sa programmation : il veut la paix, rien de plus. Bon, son sacrifice est plutôt vain, parce qu’il ne retient pas l’Eminence assez longtemps pour que le reste de l’équipe puisse faire grand-chose.

Certes, elles s’enfuient de la cinquième dimension avec le Gardien, mais il est impossible d’échapper à l’Eminence et aux autres Gardiens. Ils voient tout, ils savent tout, ce qu’il s’est passé, ce qu’il se passera, ce qui aurait pu se passer aussi. Bref. Ce sont des ennemis redoutables qu’il paraît impossible de vaincre. Impossible n’est pas Peggy, toutefois, et ce n’est pas trop le crédo de son équipe non plus. Elles décident d’aller demander de l’aide à Strange, en s’infiltrant comme elles peuvent dans les interstices du multivers pour gagner du temps.

On ne sème pas si simplement pour autant les Observateurs de l’Univers qui les retrouvent et veulent se venger. Franchement, à ce stade, la série est partie tellement en vrille qu’il faut qu’elle se trouve une conclusion et vite. Le concept du Gardien était bien et était déjà censé être celui qui régit tout l’univers. On se retrouve désormais avec une équipe de Gardiens au pluriel et l’Eminence. Je comprends l’intérêt de la conclure – pas de la conclure avec une saison si médiocre.

Bon, et donc, comment ça se termine ? Eh bien, le Gardien, le nôtre, continue de vouloir protéger Peggy quoiqu’il en coûte. Quand ils font tous face à l’Eminence, c’est sans hésiter que le Gardien propose, pour les sauver, de les transformer à leur tour en Observateur. Ouep. De simples mortels peuvent devenir des êtres supérieurs, il suffit d’accepter de renoncer à sa vie, son jugement et jurer de protéger le multivers.

Elles le font sous la menace, mais ça fonctionne quand même : le Gardien partage les secrets et les rites anciens de la 5e dimension. Cela énerve d’autant plus l’Eminence, inévitablement, mais celle-ci n’est pas au bout de ses peines. Le Gardien a décidé de l’énerver encore plus, n’hésitant pas à lui rappeler aussi qu’il a un nom : Uatu.

C’est ainsi que Uatu mène l’équipe de super-héroïnes devenues des Gardiennes dans une bataille épique. Tout se déroule par chance sur une planète désertique. Le combat est vraiment sympa, avec de la bonne musique (les petites notes d’X-Men quand Tornade se bat !), des gags réussis (Kahori qui se la joue Gardien dans le ciel) et des armes bien trop chouettes (le bouclier coupé en deux de Carter, j’adore).

Bon, en revanche, le combat en arrive aussi à détruire une planète et me paraît un peu vain : chacun des Gardiens veut voir les autres renoncer, mais ils sont supposés avoir une force à peu près égale. Pourtant, l’équipe de nos héros prend le dessus, forçant l’Eminence à renoncer à ses propres promesses. Elle refuse de le faire, forçant Peggy et son équipe à la tuer. Comme c’est au-dessus des forces de Uatu de voir son ancien supérieur mourir, il les arrête toutefois une seconde avant qu’il ne soit trop tard.

C’est un mauvais plan : loin d’être reconnaissant, l’Eminence décide de révéler le dernier tour dans sa manche. Elle fusionne avec d’autres Gardiens et promet la fin de nos super-héroïnes. Ah pour une équipe qui ne doit pas intervenir, elle a la possibilité de réécrire tous les univers, tout de même. En effet, la dernière menace consiste, et c’est plutôt sympa, à supprimer de l’existence les héroïnes et toutes les versions d’elles qui ont pu exister.

Cela fait de jolis effets et de jolies images, mais ça ne plaît pas à Peggy. Elle se relève malgré la force du coup qu’elle est en train de subir et part à l’attaque de l’Eminence une fois pour toute. Son attaque permet de l’enfermer dans l’univers de Strange. Celui-ci y a tous les pouvoirs, ce qui fait que l’Eminence n’en a plus aucun.

Le Gardien ne tente pas pour autant de tuer l’Eminence. Il raisonne et dialogue avec, histoire de lui faire comprendre que le sacrifice de Peggy n’était pas vain et qu’il peut encore voir les choses différemment, apprendre finalement à se comporter comme le Gardien faisait, avec amour pour la Création. Mouais. C’est une conclusion sympa, qui fait aussi de Peggy la plus grande déesse du Multivers, capable peut-être d’observer le Gardien. Quant à Uatu, à la question de Tornade sur l’existence ou non d’une vie après la mort et au-delà de tout ce qu’ils ont déjà vu ensemble, il se contente de réciter le générique de la série et conclure sur la question qui nous taraude tous : et si ?

En bref

Ce fut une saison poussive et pénible – celle de trop, finalement. Elle a tenté de revenir à ses propres origines en reniant toute l’évolution de la saison 2 sans trop de raison, pour retomber inévitablement, parce qu’il y en avait besoin, sur les deux derniers épisodes dans tout ce que la saison 2 avait apporté. Pourquoi le retarder autant ? Pourquoi proposer des épisodes si déconnectés de la fin ? Ils savaient faire mieux puisqu’ils l’ont fait en saison 2 en proposant des épisodes qui permettaient de rattacher les différentes intrigues entre elles et de faire des liens sympathiques.

Cette saison ne m’a pas plu. La conclusion est sympa, mais elle paraît étrangement moins épique que celle de la saison 2. Non, vraiment, en ce qui me concerne, c’est un rendez-vous manqué. Rendez-vous manqué qui explique peut-être aussi pourquoi j’ai mis tant de temps à publier les articles. Mais bon.