Secret Invasion – S01E02 – Promises – 17/20

Les intrigues se superposent, les mensonges, les manipulations, les identités secrètes se croisent ; la série tient réellement ses promesses… pas comme ses personnages, donc. Je suis plutôt satisfait de ce que propose la série : elle a vite mis en place son univers et ses enjeux, et ça fonctionne de manière plutôt fluide pour le moment. J’attends juste de voir la suite dans l’espoir de voir encore plus d’action, mais ça, c’est peut-être en demander un peu trop.

Spoilers

La communauté internationale s’agite de plus en plus après l’attentat.


The host gets to set the terms of the visitation.

Incroyable ! La série se motive à nous faire un résumé de Captain Marvel maintenant que nous n’en avons plus besoin parce que nous avons tous dû réviser avec le premier épisode. Le résumé est tout de même efficace pour nous réintroduire l’histoire de Soren et Talos, et c’est d’autant plus utile que l’épisode commence en 1997, donc deux ans après ce film.

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

1997

Soren décide d’y présenter Gravik à Fury alors qu’il est encore un enfant à ses yeux, un enfant qui vient de perdre ses parents à cause des Kree. Contre toute attente, Fury décide de faire confiance à Soren et de parler à Gravik, parce que si Soren voit quelque chose en lui, ce n’est probablement pour rien. La scène avance vite pour passer à un discours de Talos, sous forme humaine, à l’ensemble des Skrulls. Il y présente Fury comme un grand héros qui leur permet à tous d’être là, mais le problème, c’est que c’est un héros qui fait une promesse qu’il aura ensuite du mal à tenir. En effet, il promet aux Skrulls que Carol et lui feront tout pour leur trouver une nouvelle planète tant qu’en échange, ils les aideront à protéger la Terre sous forme humaine.

Cela pose un problème, car on sait bien que dans le présent de la série – où l’on est en 2025 – ce n’est toujours pas fait. Cela fournit un motif plutôt légitime à la colère de Gravik et ça ne nous arrange pas trop de nous mettre de son côté quand on sait qu’il est responsable de la mort de Maria Hill. J’espérais tellement qu’elle resterait plus longtemps en vie !

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

Les conséquences de l’attentat

De nos jours, c’est donc la merde et l’épisode reprend directement avec ce qui suit l’attentat, à savoir la panique. L’américain au bonnet jaune est vite arrêté par la police – et il a beau clamer qu’il est américain, il va surtout être accusé de terrorisme désormais. Nick Fury aussi est arrêté, mais par Talos heureusement.

Après le générique (je me fais à la musique, mais pas à son horrible look d’IA), nous sommes toujours en Russie. On y découvre des soldats russes dans un train Moscou-Varsovie, à la recherche de Nick Fury. Un américain noir dans un train russe, ce n’est pas bien discret, mais on peut compter sur Talos pour dissimuler sa présence autant qu’il le peut, usant de sa capacité à se transformer en nana sexy pour détourner l’attention.

En revanche, après le passage des soldats, on se retrouve coincés nous aussi dans ce train assez long, avec une scène toute aussi longue entre Talos et Nick. Je vois bien que le but est d’apprendre à les connaître, mais bon, l’anecdote sur le passé de Fury n’apporte pas énormément – nous sommes déjà familier du personnage et on l’aime bien. Plus il parle, moins je le reconnais, en plus : il est par essence un personnage mystérieux dans le MCU, et je préfère qu’il le reste ! Malheureusement, cette scène s’évertue à nous faire nous attacher à lui en ajoutant des couches d’informations personnelles.

Bon, ce n’est pas tout ce que fait cette scène : Nick profite de ce moment pour en apprendre plus sur la situation géopolitique des Skrulls lors de l’invasion des Kree. Plus particulièrement, il aimerait comprendre ce qu’il ne sait pas déjà. C’est ainsi que Talos finit par expliquer à Nick Fury qu’il y a en fait un million de Skrulls sur Terre – tous ceux qui ne sont pas réduits en esclavage, en gros.

Nick est bien légitime aussi quand il s’énerve, mais j’ai du mal à comprendre comment leur arrivée a pu passer si inaperçu, même s’il manquait 50% de la population mondiale. D’ailleurs, il manquait aussi 50% des Skrulls restants normalement… donc il doit encore y avoir 50% dans l’espace ? Le timing n’est pas bien clair !

Ce qui est clair, en revanche, c’est que quand Fury est revenu après avoir disparu cinq ans, il s’est barré bien vite dans l’espace et maintenant, il s’énerve de la trahison de Talos. Pourtant, cette trahison est plutôt logique quand on s’intéresse un peu à son point de vue : il n’avait pas d’autres choix pour sauver son peuple et cela faisait près de trente ans qu’il bossait en vain pour Fury. Evidemment qu’à un moment tu prends des décisions radicales. Je vois pourquoi Fury râle un bon coup, et je sais bien qu’il a raison quand il rappelle que les humains sont incapables de vivre en harmonie sur Terre (difficile de le contredire en ce moment), mais il n’empêche qu’un peuple entier étant en galère… Talos ne semblait pas avoir d’autres choix.

Bizarrement, c’est sans transition que l’on passe d’une scène où Fury est en Russie à une où il est en Angleterre à Londres à parler à Elisabeth Hill, la mère de Maria. La scène est bien foutue, mais sans cette transition, on doute forcément de l’identité de Fury… alors que non, il semble en savoir trop pour que ce ne soit pas lui. Quitte à faire une série, il aurait été sympa de nous expliquer comment il a quitté le pays !

Bon, bref, la scène est plutôt bien écrite pour redonner à Fury la volonté de se battre : il est forcé d’expliquer lui-même à Elisabeth que sa fille est morte à cause de lui, parce que quelqu’un voulait lui faire du mal à lui et que s’en prendre à Maria était une option facile. Par contre, merde, elle est agent du S.H.I.E.L.D, ressuscitez-la d’une manière ou d’une autre ! Et puis, peut-être, montrez-nous davantage d’émotion de la part de Fury ? Il semble déjà l’oublier…

Cela ne semble pas être au programme tout de suite, malheureusement. Comme la mort de Coulson avait motivé les Avengers au départ, celle de Maria permet à Fury d’être motivé à se venger. Et ça tombe bien, parce que la vengeance va inévitablement être un thème de la série : on découvre ainsi que les médias suivent de près la montée en épingle du conflit entre américains et russes. C’est un peu schématique, mais efficace…

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

Colonel Rhodes

En parallèle de tout le reste, nous suivons également la trajectoire du colonel Rhodes dans cet épisode. Sans trop de surprise, il se retrouve bombardé de travail quand il doit justifier justement cet emballement médiatique et les événements récents en Russie auprès de la communauté internationale. Un job que personne ne lui enviera, je pense.

Le pauvre est mis en difficulté quand il doit commenter les photographies fournies par la Russie et prouvant la présence de Fury et Hill durant l’attentat. Il s’en tire par quelques pirouettes sur de possibles fakes et des explications fumeuses sur les stratégies qu’ils doivent appliquer, puis il est contacté directement par Fury lui-même. La scène est un peu ridicule, avec des gardes qui le cherchent partout sans le trouver alors même que le commentaire qu’il fait sur le costume de Rhodes ne permet pas de savoir s’il l’avait vu ou non.

En plus, ils font tout ça pour que Fury finisse par donner de lui-même un rendez-vous à Rhodes, rendez-vous au cours duquel personne ne semble vouloir vraiment arrêter ou questionner Fury sur ses agissements récents. Il y a pourtant nombre de questions qui se posent. Finalement, c’est l’inverse qui se produit. Ainsi, Rhodes révèle à Fury qu’il savait depuis quinze ans l’existence des Skrulls et la possible menace qu’ils représentaient, mais en laquelle il ne croyait pas. Le problème, c’est que ce que Fury explique de son côté n’est pas bien crédible non plus, avec une menace qui serait déjà bien plus installée que ce que tous craignaient.

Rhodes a la réaction logique : appelons les Avengers. Il reste un problème : Fury est contre, parce qu’il sait bien que ce n’est pas la solution au problème. Effectivement, difficile de ne pas être d’accord avec lui, parce que les Avengers risqueraient aussi de voir leur identité être volée par des Skrulls pour être des terroristes. Finalement, nous ne sommes pas loin de la menace que posent les intelligences artificielles avec les images faussées.

Rhodes n’aime pas trop le discours de Fury, sans la moindre surprise : Fury est persuadé d’être le seul à pouvoir se battre contre les Skrulls et contre cette invasion secrète. Un égo pareil, c’est trop. Rhodes précise donc à Fury qu’il est viré et qu’il n’a pas d’autres choix que de monter dans la voiture, puis dans l’avion, que le gouvernement américain lui propose. Ce serait mal connaître Fury que de penser qu’il se laisserait faire, toutefois : il n’a aucun mal à se débarrasser du seul garde chargé de l’escorter et à menacer Rhodes d’être toujours présent, quoiqu’il fasse.

Une fois que c’est fait, Fury peut se rendre dans une maison où l’attend… son épouse ? Et c’est une Skrull. On ne sait pas s’il sait que c’est une Skrull et on ne sait pas trop qui elle est. C’est un étrange cliffhanger après celui de la semaine dernière, en plus !

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

Gravik

Pendant ce temps, en Russie, G’iah continue de passer son temps avec Gravik – essayant de comprendre comment il avait pu anticiper la présence de Fury au moment de l’attentat. Pas de chance pour elle, sa seule réponse est qu’il avait l’espoir. Il ne manquait plus que ça, le voilà avec un discours digne d’un fanatique religieux.

Ou comme un politique… C’est plutôt comme cela qu’il est présenté dans cet épisode, à emmener G’iah à une réunion probablement secrète avec des politiques hauts placés. Ces derniers lui reprochent d’avoir agi sans l’approbation du conseil et d’avoir tué des dizaines d’innocents, mais Gravik leur rappelle à tous qu’il n’en a rien à foutre : Fury n’a pas tenu sa promesse, alors il est temps pour les Skrulls de reprendre ce qui leur appartient de droit selon lui, à savoir la Terre.

C’est frustrant de vouloir donner raison à Gravik sur une géopolitique si peu réussie de la part de Fury. Il n’a pas géré, c’est tout. Comment en vouloir à Gravik de vouloir une planète pour son peuple ? Juste, ce serait mieux s’il ne s’agissait pas de notre planète, quoi. Trouver une planète vide et vivable dans l’univers, en revanche, c’est un peu compliqué ; d’où les attentats qu’il organise, d’où le coupable idéal qu’était Martin Wallace pour l’attentat en Russie.

À présent, Gravik demande à tout le conseil d’avoir foi en lui, promettant même qu’il a déjà une idée pour lutter contre les Avengers s’ils devaient revenir sur Terre. J’aimerais bien savoir ce qu’il a pu prévoir, mais je doute qu’on puisse voir ça un jour. En attendant, il souhaite se faire élire Général des Skrulls et obtenir les plein pouvoirs – passant pour ça par la complicité d’une autre membre du conseil. Celle-ci explique qu’ils ne sont plus en paix et qu’il faut une nouvelle chaîne de commandement, avec un Général que personne ne remettrait en question.

Le parallèle avec la première scène et la promesse est évident : tous les membres de cette réunion doivent se lever avec un visage de Skrull, pas un visage humain, pour voter pour Gravik. Tous ne le font pas, mais avec un peu d’usage de force, Gravik obtient une large majorité. En fait il n’y en a qu’une pour s’opposer à lui.

On lui propose de s’en aller en paix – et je m’attendais vraiment à ce qu’elle se fasse dégomemr bien rapidement. Ce n’est pourtant pas le cas : Shirley a le temps de prévenir Talos de ce qu’il se passe et du nouveau poste de Général de Gravik. Elle est clairement terrifiée de ce qui est en train de se passer. Moi, j’étais plus terrifié pour elle. Pourtant, elle survit assez longtemps pour pouvoir organiser un rendez-vous entre Talos et Gravik.

La réunion étant terminée, Gravik retourne à sa base avec G’iah, mais celle-ci continue de jouer un double rôle qui n’est pas bien clair si vous voulez mon avis. En effet, on la voit continuer d’espionner ce qu’il se passe dans la base de Gravik, histoire de mieux comprendre les manipulations qui ont lieu. Elle découvre ainsi un laboratoire s’intéressant à divers ADN, puis cherche des informations sur les sujets de ce laboratoire – qui analyse en fait un peu toutes les espèces (y compris Groot, pas touche !). Par contre, G’iah ferait mieux d’apprendre à rester discrète.

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

Boucherie

Une autre intrigue s’intéresse de nouveau à Sonya qui, en Russie (j’imagine ?) se rend dans une boucherie où un homme est torturé. L’homme en question est Martin Wallace, plutôt difficile à reconnaître sans son bonnet jaune ! Je me demande tout de même qui est cette Sonya exactement, parce qu’elle est introduite ici comme un personnage d’une importance capitale sans qu’on ne sache trop d’où elle sorte.

C’est sans la moindre hésitation qu’elle coupe un doigt à l’homme qu’elle torture, pour confirmer qu’il n’est pas humain, mais bien Skrulls. Ma foi, c’est radical et rapide. Sonya paraît sacrément méchante d’un coup et Olivia Colman semble s’éclater dans ce rôle. Elle est aussi terriblement efficace quand il s’agit de torture : elle découvre rapidement la vraie identité de l’homme à qui elle parle, puis cherche à en savoir plus sur la localisation de Gravik.

Ce n’est pas si facile pour elle, mais elle finit par trouver un autre angle d’attaque où elle rencontre davantage de succès : elle souhaite savoir ce que Gravik fait précisément. On nous explique donc ce qu’on a vu dans le laboratoire : Gravik cherche à utiliser une machine pour rendre les Skrulls plus forts. Le Skrull refuse un temps de donner le nom du couple marié qui aide Gravik à parvenir à son but, mais il s’agit finalement des Dalton, quand une partie de moi ne pouvait qu’espérer entendre parler de Fitzsimmons (ouais, bon, je sais, ils n’avaient pas spécialement de raison d’être du côté des Skrulls, mais allez savoir).

Sans la moindre surprise, en-dehors de cette pièce, on découvre que Gravik et ses hommes (enfin, ses Skrulls) débarquent eux-aussi à la boucherie pour récupérer ce pauvre alien torturé. Ils ne font pas dans la dentelle pour cela, n’hésitant pas une seconde à faire de la boucherie une vraie boucherie. Sonya se retrouve tout de même avec suffisamment de temps pour s’enfuir par une trappe de secours, comme elle l’avait prévue.

Le Skrull terroriste jure à Gravik qu’il n’a rien dit de compromettant, qu’il n’a fait que mentir à leurs ennemis et Gravik semble le croire. J’avoue que la question se pose : les Dalton existent-ils réellement ?

Nous ne le saurons pas tout de suite. Ce qui est sûr, c’est que le QG secret de Gravik en ville est pris d’assaut quand il essaie d’y retourner, ce qui n’inspire pas trop confiance. Pourtant, le Skrull torturé n’y est pour rien : c’est clairement G’iah qui a passé un coup de fil pour donner la localisation de Gravik… Je trouve ça dingue de voir que Gravik a toute confiance en elle et qu’elle ne réagisse pas non plus quand le Skrull torturé finit par être exécuté sur ordre de Gravik. C’est frustrant tout ça.

Par contre, toutes ces trahisons qui se superposent et qui font douter de tout continuent d’être terriblement efficaces, je trouve. La série a trouvé un ton plein de mystère et est une vraie série d’espionnage. C’est ce que j’en attendais, même si j’aurais aimé une dimension plus super-héroïque également. Cela viendra peut-être avec le temps et avec les épisodes suivants.

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The Crowded Room – S01E02 – Sanctuary – 17/20

J’aime beaucoup l’ambiance qu’instaure la série et tous les jeux qui se mettent en place pour savoir ce qui peut être réel ou non. Sans ça, ce serait une histoire pas extraordinaire portée par un casting exceptionnel. Avec cet implicite dont on ne sait pourtant encore rien hors de la promotion de la série, je trouve qu’elle parvient à être meilleure qu’elle ne l’est. Et c’est tant mieux.

Spoilers

Rya continue de creuser pour en savoir plus sur Danny – et sur Ariana particulièrement.


They’re cool, I’m good.

J’ai déjà du retard qui s’accumule l’air de rien dans cette mini-série, je me suis donc dit qu’il était bien logique de regarder un épisode sur ma pause déj ce midi, et tant qu’à faire, je publie la critique dans la foulée pour m’éviter de la reléguer à plus tard – plus tard étant apparemment jamais pour quelques autres critiques que j’ai en stock.

Rya | Une nouvelle famille | Anabelle | Ariana

Rya

Dès la première scène, on replonge dans l’esthétique très réussie de la série : Rya se rend à l’endroit où son patient s’est réfugié pour mieux le comprendre, et sa voiture jaune dénote totalement dans le paysage. Bon, en écrivant ça, je me dis aussi qu’il faudrait peut-être que je revois les points du Bingo Séries parce que ça fait 20 jours que je n’y ai plus pensé du tout. Une catastrophe, donc.

Si Rya se donne tout ce mal pour entrer chez Danny, c’est peut-être aussi pour tenter de retrouver Ariana et Yitzhak parce que plus personne n’a de nouvelles d’eux. Quand elle entend du bruit à l’étage alors que personne ne lui répond, elle semble avoir espoir de trouver une piste. Pourtant, il est rapidement évident qu’il n’y a personne dans la maison. Cela n’empêche pas Rya de tout fouiller et de découvrir des notes écrites à la main à différents endroits, du sang sur un mur à l’étage et une vitre brisée au rez-de-chaussée. Bref, il y a du mystère et les mouvements de caméra s’amusent bien à jouer de la luminosité pour un effet esthétique qui fonctionne très bien.

J’ai même sursauté quand un oiseau finit par surprendre Rya, j’avoue. J’ai trouvé intéressant la mise en scène, parce que c’était vraiment inattendu – dans un film d’horreur, en revanche, ça aurait été hyper convenu : l’oiseau surgit de la cheminée juste après qu’elle y trouve un carnet de dessin de Danny.

Rya | Une nouvelle famille | Anabelle | Ariana

Une nouvelle famille

Nous reprenons ensuite la thérapie avec Danny, qui est après tout ce pourquoi nous sommes là. Je trouve dommage que la promo intensive de la série révèle déjà l’histoire des multiples personnalités, parce que la série semble vouloir nous garder ça à quelques indices dans le magnifique générique. Vraiment, je suis fan de ce qu’ils ont proposé, que ce soit l’esthétique peinture, les transitions d’une image à l’autre ou simplement les indices concernant des moments précis de la série – on commence à en déchiffrer certains maintenant qu’on a vu le premier épisode. Bref. C’est un succès ce générique et je ne dirais jamais assez à quel point j’aime les génériques.

Danny reprend ensuite ses explications à Rya et nous renvoie dans un flashback que je n’imaginais pas du tout : le beau-père et la mère de Danny viennent donc rendre visite à leur fils dans cette maison voisine. Pour moi, ils n’étaient pas du tout au courant qu’il y vivait ! Et pourtant, le beau-père s’énerve contre Danny et lui demande de rentrer avec eux.

De manière surprenante, le beau-père demande aussi à son nouveau colocataire, Yitzhak de rester en-dehors de cette histoire. Mouais. Il le voit arriver, ce qui me fait forcément poser des questions, mais en même temps, nous sommes du point de vue de Danny et le reste de la scène peut tout à fait être viable si Yitzhak est simplement une autre personnalité de Danny. On n’a pas fini de se prendre la tête avec cette série, je pense. En tout cas, Yitzhak menace le beau-père quand il parle mal à la mère de Danny et les parents finissent par abandonner Danny à son sort. Danny confirme tout de même à sa mère qu’il va bien et qu’il est en sécurité avec eux… Aaah.

Yitzhak paraît ensuite étonnamment sympathique avec Danny, lui demandant de respecter simplement les règles de la maison et le laissant faire autrement ce qu’il veut dans la maison. Danny peut ainsi parler un peu avec Ariana dans la cuisine. Cela permet de mieux la découvrir : elle a été sauvée par Yitzhak parce qu’elle en avait autant besoin que Danny et elle est une bonne cuisinière, préparant un sandwich à Danny.

La pauvre Rya doit bien se faire chier à écouter tout ça, mais elle prend consciencieusement un tas de notes et demande à Danny de continuer à raconter tout ce qu’il sait sur Ariana. Le flashback reprend donc pour nous montrer une Ariana qui revient énervée chez eux. Elle met la musique à fond pour pouvoir pleurer sans que personne ne l’entende, mais c’est un échec : Danny l’entend très bien. En plus, c’est sa routine : elle rentre bourrée le soir, fond en larme, tape dans les murs et hop, le lendemain matin, tout va bien.

C’est une routine étrange, et ça dure pendant trois ans d’après Danny. Il compare sa relation à Ariana avec celle de sa mère et son beau-père, ce qui semble indiquer tout de même un intérêt romantique pour elle. Bon. Tout ça nous laisse avec plein de questions et, heureusement pour nous, Rya est là pour les poser : qui payait donc les courses dans cette maison ? Qui payait le loyer ?

Danny a beau répondre que Johnny avait vendu plein de drogue, ça ne peut pas être satisfait pour justifier le paiement de trois ans de loyer ! Les questions de Rya sont clairement des questions destinées à comprendre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas, cherchant à comprendre exactement ce qu’il se passe dans sa tête. Et ce n’est pas gagné cette affaire ! Danny est toujours sur la défensive, il cache des choses qu’on ne voit qu’en aperçu dans des flashbacks et affirme qu’il avait une famille avec Ariana et Yitzhak.

Rya | Une nouvelle famille | Anabelle | Ariana

Anabelle

Pourtant, quand il reprend son récit, c’est pour expliquer qu’en faisant des courses, il est retombé sur sa copine de lycée – de retour de l’université pour l’été. Aïe, le temps passe trop vite et je sens que ça ne va pas être clair comme chronologie cette affaire. Le flirt entre eux reprend, contre toute attente, et Anabelle prend même le temps de s’excuser pour ce qu’elle a fait. Danny et elle se fixent alors un rencard – et c’est plus qu’inattendu à ce stade de la série.

En sortant du magasin, Danny tombe aussi sur Johnny. Oh bordel. En très peu de temps, Johnny parvient à convaincre Danny de les inviter lui et Mike pour une soirée drogue entre eux. Quelle belle idée, qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Les garçons demandent à rencontre Yitzhak et Ariana, mais ils ne sont pas là. En théorie. En pratique, Ariana débarque quand on parle d’elle et elle fait bien comprendre qui elle est… mais ça ne fait que me confirmer que tout ce petit monde n’existe probablement pas.

En plus, c’est ensuite Anabelle qui débarque de nulle part : Danny l’aurait invité à une fête. Elle vient donc avec plein de monde. Il n’a tout de même pas pu inventer l’existence de tant de monde ? Je continue de penser qu’Anabelle existe pour de vrai et qu’elle vit dangereusement avec Danny. Peut-être que je me trompe, mais ce moment où elle arrive et ne parle qu’à lui alors qu’ils sont supposés être quatre ? Et puis, elle est très clairement déstabilisée ? Il y a de quoi, si elle voit Danny parler seul.

Malgré tout, la soirée se passe bien pour Danny et Anabelle, qui finit même dans la chambre du premier à danser. Ils sont alors interrompus par Eden qui sort de nulle part pour les interrompre, mais Anabelle la dégage bien rapidement, parce qu’elle a d’autres intentions. Si elle veut coucher avec Danny, c’est autre chose qui finit par se passer : certes, elle embrasse Danny, mais Ariana finit par arriver dans la pièce et ne pas la quitter. C’est magistralement écrit, parce qu’il est clair qu’Anabelle répond à Ariana, mais en même temps, la conversation se déroule de telle manière qu’Ariana finit par prendre la place de Danny. « Is this ok ? » peut fonctionner comme réplique pour une vraie Ariana qui s’immisce dans le baiser autant que comme une réplique de Danny qui prend son consentement, hein.

Et puis, la scène est loin d’être aussi sexy qu’elle le devrait, parce qu’OK Ariana et Anabelle vont clairement coucher ensemble, mais ça laisse un Danny déprimé sur la touche. Pourtant, le lendemain, il ne dit rien. Non, le lendemain matin, Anabelle câline de nouveau Danny et lui murmure que la nuit précédente était plutôt fun. Je pense vraiment qu’elle n’a pas conscience d’avoir couché avec Ariana, la pauvre.

Rya | Une nouvelle famille | Anabelle | Ariana

Ariana

Danny semble un peu paumé avec elle, mais il accepte finalement de l’embrasser, avant de passer la journée avec Ariana. Celle-ci s’excuse de ce qu’il s’est passé la veille, accuse la drogue et s’assure que Danny ne lui en veut pas, avant de passer du temps dans un fast-food, puis au cinéma. C’est là que la journée parfaite prend fin quand un type clairement drogué essaie de parler avec Ariana. Existerait-elle alors ? Rya affirme en tout cas qu’elle est parfaitement instable et c’est dur de ne pas être d’accord avec elle ! L’épisode continue en tout cas de se centrer sur elle, et Danny raconte ensuite une soirée dans un bar/boîte où il n’était pourtant pas.

Danny y a ses habitudes et se fait draguer par une nana à qui elle affirme que c’est sa première fois. On note qu’Ariana se fait appeler Ari, aussi, ce qui donne donc « Harry » si jamais il devait s’agir d’une double personnalité… Mais bon, on apprend aussi qu’Ari a eu un flirt avec un certain Jérôme la cherchant partout. J’en ai de la chance d’avoir pu flirter avec Ari dis-donc ! En attendant, Ariana danse avec la femme qui était en trin de draguer, dans une scène de danse lascive à tout va pour tous les gens de ce club. C’était étrange et long comme scène, mais ça permet finalement à un mec de se faire jeter par Ariana.

Un mec ? Ce n’est pas un random, c’est le fameux Jérôme, et promis, ce n’est pas moi. Je n’ai pas pu m’empêcher de voir cette scène en me posant plein de questions sur sa réalité et sur ce qu’il en était. Jérôme ne permet pas concrètement de savoir si Ariana existe bien, parce qu’il pourrait tout aussi bien être gay après tout. En tout cas, Ari parvient à se réconcilier avec lui en expliquant qu’elle a eu peur de l’intensité de leur relation et ça finit, après une petite danse sexy en boîte, dans les toilettes du bar où les deux personnages couchent ensemble. On note que Jérôme est placé derrière Ariana, qui semble moins ravie que lui de ce qu’il se passe. Humph. Mais du coup, c’est Danny ou pas ?

Dur à dire ! Ce qui est sûr, c’est que ça termine super mal ensuite car Ari accepte finalement que Grace, la nana, l’embrasse, devant un Jérôme qui n’a pas envie de la partager. Ari et Jérôme se font donc virer du bar, et c’est une rupture inévitable qui se déroule entre eux. Etonnant, tout ça. Ariana se fait ensuite draguer dans la rue et s’énerve énormément contre des types qui ont vite peur d’elle.

Elle parvient finalement à rentrer chez elle, pour pleurer une nouvelle fois. Cette fois, cependant, elle décide d’aller demander de l’aide à Danny plutôt que de rester seule dans sa chambre.

On en revient alors au présent pour nous introduire le cliffhanger du jour : Rya pousse Danny à lui en dire plus et à prendre conscience qu’Ari n’est pas si saine d’esprit que ça, et même qu’elle était toxique pour lui. Pourtant, Danny continue de prendre sa défense et de refuser qu’on accuse Ari de quoique ce soit. En poussant encore pour savoir ce que Danny ne lui dit pas, Rya parvient alors à nous libérer un autre flashback étonnant : on y voit Ari se rendre dans une sorte de grange où il semble y avoir quelques cadavres…

Rya | Une nouvelle famille | Anabelle | Ariana

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The Walking Dead: Dead City – S01E02 – Who’s There? – 13/20

OK, l’épisode n’est pas beaucoup plus réussi que le précédent, mais je trouve que sur la fin, il parvient à justifier son existence en dévoilant une nouvelle facette de la relation entre ses héros. Pour le reste, nous en restons à du convenu pour la franchise, avec un affrontement entre deux camps et des intrigues secondaires qui ne se dévoilent pas encore.

Spoilers

Maggie et Negan se retrouvent entre deux feux et choisissent un camp.


I was only a monster when I absolutely needed to be.

Qui est là ? Ben moi apparemment, mais je ne sais pas bien pourquoi. C’est la facilité. On est lundi, quoi de plus normal que de lancer un épisode de la franchise, non ? Le premier épisode ne m’a pas fasciné, mais il avait ses moments et de bons acteurs. Puis, il ne faut apparemment pas sous-estimer la force de l’habitude sur moi !

New-York | Burazi | Le marshal | Hilltop

New-York

L’épisode commence par une petite horde de zombies qui souhaite entrer dans le local où Maggie et Negan sont enfermés avec une vieille dame. Il y a clairement un problème de rythme dès cette première scène, avec Maggie qui assure tout sereinement que la femme a pris son sac avec toutes les affaires dont ils ont besoin… Ben, pourquoi vous restez plantés là à attendre que les zombies entrent alors ?

Negan et Maggie pourchassent donc la femme, mais en prenant tout leur temps. Vraiment. Negan tente même de négocier et l’acteur semble n’en avoir rien à foutre ? C’était super étrange comme moment de les voir laisser la femme monter à une échelle et les devancer comme si de rien n’était, juste parce qu’ils la laissaient le faire. Putain, mais pourchassez-les vraiment ?

La course poursuite est étonnante, en plus, parce qu’on sent que la femme les invite à la suivre – ce dont on a confirmation par la suite. Il faut d’abord monter la fameuse échelle du conduit d’ascenseur, avec le petit suspense des zombies au sol sous eux, en plus. C’est bien sympathique tout ça, mais ça ne nous dit pas qui est la femme et, en plus, on ne voit vraiment pas grand-chose tant il fait noir dans ce conduit.

On finit par récupérer de la lumière quand la femme qu’ils pourchassent atteint une fenêtre de l’immeuble et utilise à son tour une tyrolienne, sans la moindre sécurité autre que ses bras hein, pour rejoindre l’immeuble d’en face. C’est donc le mode de transport le plus commun à New-York désormais, mais ça ne donne pas trop envie quand on voit à quel point il est facile de tuer les gens en coupant le fil ou à quel point la musique ajoute du drama et du suspense chaque fois qu’on voit une tyrolienne.

La femme leur renvoie tout de même de quoi traverser eux aussi et au moins, la situation amuse Negan, c’est déjà ça. Maggie est plus frileuse quand il s’agit d’utiliser la tyrolienne, mais ils n’ont pas franchement le choix, surtout qu’un tas de zombies les rattrape. J’aimerais comprendre comment exactement : sont-ils montés à l’échelle ? Ce n’est pas trop possible en théorie, mais dans la dernière saison de la série-mère, on a eu droit à quelques exceptions…

Bon, toujours est-il que Maggie finit par accepter d’utiliser la tyrolienne et de rejoindre Negan de l’autre côté de l’immeuble, mais elle oublie de prendre de l’élan. C’est une bonne idée de la part des scénaristes de nous montrer directement une autre limite de ce mode de transport qui est plus que dangereux, surtout que bien sûr, Maggie est au-dessus d’une autre horde de zombies… Bon, ce n’est pas comme si elle pouvait survivre à une telle chute.

Elle survit toutefois, sans accepter l’aide de Negan, et ça leur permet de rejoindre la vieille dame qui ne parle pas un mot d’anglais apparemment, mais souhaite quand même communiquer avec eux comme elle peut – pour échanger des biens et leur déconseiller de suivre de mauvaises idées. Comme elle s’appelle Esther et répète plein de fois « yallah », j’imagine qu’elle parle hébreu. Si on sait qu’elle parle Esther, ce n’est pas parce qu’elle se présente à notre duo de héros, mais parce qu’elle les emmène tout droit dans un piège : ils rencontrent ainsi des alliés d’Esther qui sont plus sains d’esprit qu’elle apparemment.

Ils sont armés jusqu’aux dents et refusent de faire confiance à Maggie quand elle leur sert ce qui est évidemment un mensonge. Pour une fois, elle aurait pu tenter à peu près de dire la vérité ! En tout cas, Maggie et Negan découvrent tout un campement de survivants dans un immeuble. Ils n’y restent pas vraiment, évidemment, parce qu’ils sont plus rapidement emmenés dans une des salles de bain de l’immeuble où ils sont faits prisonniers.

Finalement, heureusement que Negan est là : c’est lui qui apporte le plus d’intérêt à la série pour le moment. Son attitude désinvolte et le fait qu’il s’amuse face à tout ce qu’il se passe le rend plus intéressant que Maggie pour le moment. Il a aussi plein d’informations sur le Croate, histoire de nous le vendre comme un grand méchant plus méchant que lui. Alors. Bon. Je veux bien que ce soit un méchant, mais s’il a été homme de main de Negan, c’est que Negan a été pire que lui, désolé. Et il se trouve clairement des excuses quand il affirme avoir été un monstre uniquement quand il avait besoin de l’être alors que bon, on l’a vu être un monstre bien des fois sans vraie raison valable.

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Burazi

Bon, le petit récit sur le monstre qu’a été le Croate a beau être fait par l’excellent conteur qu’est Jeffrey Dean Morgan, ça ne m’a pas captivé outre mesure. On a compris : c’est un méchant, il a tué (et/ou violé ?) une enfant alors que Negan avait donné l’ordre du contraire et Negan s’en est séparé en lui tirant dessus. Ouep.

Negan a évidemment raté son coup quand il a eu l’occasion de lui tirer dessus, se contentant de défigurer ce grand-méchant qui, c’est évident, aura désormais une dent contre lui. Vraiment, Maggie a bien fait de s’allier avec Negan… Bon, allez, elle a bien fait pour de vrai : il a eu la bonne idée de récupérer un os de pigeon et de le tailler, ce qui leur permet finalement de gagner la confiance de leurs geôliers.

Eh oui, ces idiots libèrent Negan et Maggie parce qu’une étrange menace les retrouve : les Burazi. Aucune idée de ce qu’il se passe, en vrai, mais effectivement un commando de motards débarque et s’amuse à vouloir tuer tout le monde. Je ne sais pas, il me semble que dans cette situation, des prisonniers comme Maggie et Negan ne devraient pas tellement intéresser les potes d’Esther

On retrouve Negan tel qu’il l’a toujours été : il emmène son nouvel otage au reste des Burazi pour se montrer comme le monstre qu’il sait être. Son « toc, toc, qui est là ? » est plutôt amusant, que ce soit quand il éclate sa tronche contre des vitres ou quand il annonce de la pluie. En plus, on voit très bien ce qui est sur le point de se passer : la mort d’Esther a réveillé en lui le monstre ; et il assure avoir besoin de l’être à nouveau.

Il égorge alors son otage et faire pleuvoir le sang, puis les tripes sur ses potes. Il fait ça devant une Maggie qui ne dit rien mais observe – et l’actrice joue suffisamment bien pour qu’on la voit osciller entre fascination et terreur de retrouver le Negan des débuts. Moi, je trouve que c’est une bonne chose, parce qu’il faut au moins ça pour que la série puisse se démarquer.

Negan balance ensuite le corps par-dessus le balcon, et personne ne semble prendre la peine d’essayer de tirer sur Negan pendant toute cette scène. Franchement, je suis partagé. Il est terrifiant, d’accord, la scène est excellente, OK, mais je peine à croire que tous les ennemis restent sagement à le regarder comme ça.

Et en même temps, c’est exactement ce qu’il s’était passé quand Negan a tué Glenn… Le fait que Negan soit encore capable d’autant de charisme, le fait que Maggie le laisse faire pour être protégé par lui, ça signifie peut-être que la série a trouvé ce qu’elle voulait raconter. On verra bien mais en tout cas, ça m’a fait plaisir de découvrir cette scène avec l’ancien Negan enfin de retour !

Après tout ça, Maggie et Negan peuvent donc retourner auprès des nouveaux alliés qu’ils se sont faits. Ceux-ci les remercient après une longue veillée et cette fois, on peut enfin avoir une vraie conversation entre eux et Maggie. Cette dernière décide en effet d’expliquer la vérité : le Croate, le psychopathe, Van Gogh… Il a kidnappé son fils et elle veut le retrouver. Sa nouvelle amie, avec une arme méga classe je tiens à le dire, est alors radicale et lui annonce que ça peut se faire, si elle souhaite mourir.

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Le marshal

Pendant ce temps, le marshal se réveille toujours en vie dans le pressing. Il est entouré de zombies, évidemment, et reste donc sur place un moment, cherchant un moyen de s’en sortir. Pas évident. Il finit par trouver, hors écran, et nous le suivons donc ensuite, en milieu d’épisode, en train de fouiller un immeuble dont il avait l’adresse. Soit.

Il décide alors de défoncer une porte, et je pense bien que j’ai raté une information importante quelque part dans cette affaire. J’ai aussi complètement décroché de cette scène très silencieuse (sympa la musique), à défaut d’y voir grand-chose. Encore une série qui est faite pour être vue dans le noir, apparemment, parce qu’il est plus intéressant de le faire découvrir des cadavres dans l’obscurité alors même qu’il fait jour et qu’il y a une putain de fenêtre en fait.

Bon, on apprend tout de même que le marshal est religieux et j’ai eu l’impression qu’il venait découvrir le cadavre de son père… Il se fait ensuite, une fois de plus, bloquer son chemin par des zombies mais parvient à s’enfuir par la fenêtre, tout ça pour mieux tomber dans un piège bien foutu.

Il reste ainsi coincé toute la journée dans son piège, attirant des zombies qui ne sont pas assez grands pour le mordre. Le piège est évidemment l’œuvre de Burazi, les hommes de main du Croate. C’est le Croate lui-même qui vient libérer le marshal de son piège et lui assure qu’il est en sécurité, mais j’ai comme un doute que les Daft Punk soient là pour être vraiment sympathiques avec lui… On verra bien.

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Hilltop

Après le générique, on retrouve aussi Ginny et c’était plus qu’inattendue. Enfin, je me doutais bien qu’elle aurait d’autre temps d’écran dans la série, mais pas forcément qu’on la verrait s’intégrer à ce nouveau Hilltop qui semble tout de même beaucoup plus grand qu’avant. Nina la conduit donc à l’école d’Hilltop, parce que oui, il y a une salle de classe.

Nina semble avoir adopté Ginny dans cet épisode, l’accueillant ensuite chez elle – enfin non, chez Maggie, c’est la chambre d’Hershel en fait – et essayant de lui faire comprendre qu’elle considérera un jour Hilltop comme sa famille.

Vous savez ce qu’il manquait à la série pour être encore moins passionnante ? Des flashbacks. Problème réglé dans l’épisode avec une scène nous présentant les liens entre Maggie et son fils – on passe donc de Ginny dans le présent à Hershel dans un passé récent. Ce dernier semble commencer avant l’heure sa crise d’ado, refusant d’aller en cours pour s’entraîner à se battre contre des zombies. C’est clair que ça semble aussi barbant que l’EPS cette affaire. En attendant, c’est ce flashback qui est barbant, avec un ado qui n’aime pas ses dessins et refuse de communiquer avec sa mère. Et puis, je ne sais pas à quoi servent Ginny et Hershel dans la série pour l’instant.

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Riverdale – S07E05 – Tales in a Jugular Vein – 13/20

C’est… un épisode d’Halloween peut-être ? Avec une St Valentin à un moment ? Non, bon, je ne sais pas commenter critiquer ça de manière objective et sans spoiler, mais disons que même si les scénaristes semblent avoir un plan et un fil rouge pour la saison, ça avance tellement lentement qu’on comprend bien qu’ils continuent de se donner carte libre pour tester tout ce qu’ils n’ont jamais trop eu l’occasion de faire avant. Le pire, c’est que comme les acteurs paraissent s’éclater, je n’ai pas envie de descendre sous la moyenne. Après, il y a un problème de rythme et les meilleures idées sont en début d’épisode, avant que ça ne fasse qu’empirer par la suite.

Spoilers

Jug doit écrire quatre histoires en une nuit.

All these stories have been done to death.

Rien de tel qu’un dimanche soir pour se rendre compte qu’on est à la bourre dans absolument toutes ses séries. Après deux semaines sans rien voir et une à ne faire que commencer de nouvelles saisons, j’avais le choix entre me lancer enfin dans la si critiquée The Idol pour me faire mon avis ou faire semblant de me remettre à Riverdale. Histoire que cette dernière ne me soit pas spoilée alors que son épisode final se rapproche de semaine en semaine, je me suis dit que le choix le plus logique était d’enfin m’y remettre. En plus, bon, je suis un peu fatigué et rien ne vaut un Riverdale quand c’est comme ça.

L’idée de base | Keep your head in the game | Une nuit chez les Blossom | La vanité tue | My better half | En conclusion

L’idée de base

Cet épisode commence par un meeting un peu glauque du maire Blossom et du principal du lycée, parce que c’est bien connu, les principaux de lycée ont un pouvoir de dingue sur une ville apparemment. Le but de la réunion est rapidement révélée : il va falloir bannir les comics books de la ville, parce que c’est à cause d’eux que les meurtres comme ceux des parents d’Ethel finissent par se produire en ville apparemment. OK boomer avant l’heure, eux.

Nous retrouvons ensuite Jug qui se rend chez son éditeur et lui assure qu’il est capable de boucler une édition de quatre histoires de sept pages sans aucun souci avant le lendemain matin. Pourtant, ce n’est pas si simple de trouver une bonne idée parmi les cartons à idées que l’éditeur lui donne. Heureusement, il a l’idée de tordre le coup aux attentes en se concentrant à présent sur des histoires d’horreur qui mettraient en scène des adolescents. Alors comment dire… C’était peut-être original à l’époque à laquelle il est en train de vivre, mais bon, pour nous, c’est du réchauffé.

C’est donc un problème : l’épisode promet d’être hyper long et déjà vu avec son idée de base et ça se confirme rapidement quand Jug raconte la première histoire à Veronica.

L’idée de base | Keep your head in the game | Une nuit chez les Blossom | La vanité tue | My better half | En conclusion

Keep your head in the game

La première histoire concerne un gardien de clés – un key-keeper – du lycée qui nous raconte avec sa voix pseudo-horrifique une histoire qui fait peur et qui commence par un cours de gym (parce que qu’est-ce qui fait plus peur qu’un cours de gym ? J’ai plein d’idées, moi !). La série s’amuse avec son concept, se donnant des allures de comics par moment, mais bon, l’histoire en elle-même est pourrie.

On se retrouve avec un cours de basket qui se passe mal pour un certain Dilton, incapable de tirer un panier correct. On lui demande pourtant d’être capable d’envoyer un ballon dans le panier et ça ne semble pas dur, mais la pression ne lui réussit pas. La pression ? Tous ses coéquipiers se retrouvent à devoir faire du sport en attendant. En plein cours de sport ! Rendez-vous compte… Julian, qui en fait partie, est donc très énervé !

Il décide de s’en prendre à lui dès la fin du cours et l’enferme dans un casier de vestiaire, malgré les protestations d’Archie. Le lendemain matin, Dilton est devenu un autre adolescent : sa claustrophobie l’a fait virer psychopathe, avec le refrain « garde ta tête dans le jeu » en boucle dans sa tête. Le voilà donc qui récupère une hache pour mieux décapiter l’ensemble de l’équipe de basket du lycée. Ouais, ouais, la série s’amuse à proposer à Dilton de marquer des paniers avec les têtes de Julian et Archie. Ca m’a fait sourire.

Je sais bien que c’est fait exprès, mais l’ensemble avait vraiment des allures de films sans budget – le moment où Dilton récupère la hache ? C’était sacrément naze !

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Une nuit chez les Blossom

La deuxième histoire nous met en scène un Archie qui a bien la tête sur les épaules, je vous rassure. Il se rend au manoir Blossom où il tombe sur une Nana flippante, en plein orage, alors qu’il a crevé. Malgré tout, il demande à rester passer la nuit au manoir, par peur de ne pouvoir s’en sortir dans la tempête et parce que la ligne téléphonique est coupée. C’est vrai que le monde était encore plus horrible avant, on était vite coupé des autres (le rêve !).

Nana accueille donc Archie chez elle et lui sert du thé. En échange de son hospitalité, elle demande à Archie de s’enfermer à clé pour la nuit dans sa chambre afin qu’il ne croise pas sa petite fille qui est évidemment une perverse qui a absolument besoin de toucher les autres. Oh, Archie est au paradis quand il regarde le portrait de Cheryl, ça se voit, mais bon… il promet tout de même à Nana de bien s’enfermer. On le croit, évidemment.

Dès qu’il en a l’occasion, il laisse donc la porte entrouverte et prend soin de dormir en caleçon, histoire d’être sûr d’attirer Cheryl à lui. Cela fonctionne à merveille et la série nous redonne l’occasion de voir un peu d’action entre Cheryl et Archie. Enfin de voir… C’est là tout l’essentiel de cette histoire et de cette scène : tout se passe dans le noir, avec un jeu d’ombre sympathique.

C’est moins sympathique le lendemain matin quand Archie se réveille, tout heureux d’avoir « dormi » chez Nana. Il aurait mieux fait d’allumer la lumière cependant : pendant son petit-déjeuner, il apprend de Nana qu’en fait Cheryl a la lèpre et est super contagieuse. Il découvre donc qu’il est bon pour mourir. Pire encore, Nana avait tout planifié depuis le départ et avait provoqué l’accident qui l’a emmené chez elles. Evidemment. Allez, les acteurs semblent s’amuser, c’est déjà un bon début…

Mais franchement, difficile de ne pas être d’accord avec Veronica quand on en revient au présent : c’est grotesque. Marrant, certes, mais pas si flippant cette affaire. Cela permet en tout cas à Veronica de raconter à Jug les derniers potins sur les vrais Cheryl et Archie, mais aussi de tenter de draguer un peu Jug.

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La vanité tue

La troisième histoire se concentre sur Betty, qui se trouve apparemment très fade quand elle se rend au lycée. Personne ne la remarque, parce que sa queue de cheval est on ne peut plus classique. Elle est pourtant habillée en rose, on ne voit qu’elle, je trouve. Mais bon, faisons comme si. Betty se rend chez le coiffeur et demande à sa coiffeuse quelque chose qui lui permettra de se faire remarquer.

Oh, elle reçoit la promesse d’une coiffure parisienne qui fera que tout le monde la remarque. Ah ben ça c’est sûr : pour l’entretenir, on lui dit de ne plus jamais laver ses cheveux autrement qu’avec une bombe bien plus particulière.

La coiffure ? Elle est absolument immonde et nécessite tellement de laque que j’ai failli m’étouffer rien qu’en regardant Betty. Le problème, c’est que si on la remarque, c’est aussi pour se moquer d’elle. Après, c’est surtout Cheryl et Veronica qui se moquent. Les garçons, eux, sont juste très fans de ce qu’ils voient, insistant pour lui rendre des services et lui filer des rencards.

Bref, tout se passe bien pour Betty, qui s’asperge de laque en permanence… Mais bon, on nous promet une histoire d’horreur malgré tout. L’horreur met juste du temps à arriver, et on se tape un rencard Archie/Betty en attendant. Ils vont chez Pop’s et se mettent à danser de manière la plus ridicule possible. Fort heureusement, le rencard tourne court : Betty fait un malaise et meurt sur place, sous le nez d’Archie.

Reste à savoir pourquoi, n’est-ce pas ? On s’en fout pas mal et la sériep part alors dans l’une des scènes les plus comiques de la série : une autopsie qui commence par la coupe de cheveux, à l’intérieur de laquelle le médecin légiste découvre plein d’araignées. Oui, oui, c’est ça qui fait peur : Betty s’est fait bouffer le cerveau par des araignées.

La morale ? Il ne faut pas vouloir la beauté à tout prix apparemment. Cette histoire ne plaît pas trop à Veronica, qui demande une dernière histoire dont elle serait la vedette. Ben oui, tant qu’à faire. Oui, oui, les scénaristes nous font clairement un aperçu de leur salle des scénaristes et ce n’est pas grandiose.

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My better half

La dernière histoire de l’épisode n’est toujours pas grandiose non plus, ça va de soi. On se retrouve ainsi avec un Archie qui aurait des rencards avec Veronica un jour sur deux, des rencards avec Betty un jour sur deux ; et seulement le dimanche pour lui, pour dormir et arrêter de tourner au café afin de ne pas s’effondrer.

C’est un joli triangle amoureux, ma foi. Non. En fait, toute l’intrigue est super gênante, avec les filles qui sont en plus au courant, mais OK avec la situation ; se laissant endormir par le même mensonge, et les garçons tous jaloux de ce qu’Archie parvient à faire, parce que c’est bien connu, ça donne envie d’avoir deux copines à la fois.

On ne peut pas faire plus cliché que ça, non ? Allez, c’est le sexisme de ces années-là, c’est un grand classique, on va dire qu’on ne va pas leur en vouloir… mais nous imposer ça, c’est de la merde. C’est de la merde aussi pour Veronica et Betty, qui sont sûres chacune d’être la favorite d’Archie.

Bien sûr, elles finissent par comprendre qu’Archie les manipule complètement, à cause d’une St Valentin qui tombe un dimanche et qui leur permet de se rendre compte qu’il bave sur l’une et sur l’autre, et pas seulement en les embrassant, hein. Elles s’en rendent compte devant Cheryl qui s’amuse de la situation, ce qui pousse Betty et Veronica à aller confronter directement Archie. Lui, il a déjà tout prévu : il parle de son père mort pour justifier qu’il passera la St Valentin avec sa mère. Et les deux adolescentes réagissent à ça comme elles le feraient devant un truc mignon ? Tss. Ce n’est même plus du sexisme à ce stade, c’est juste horriblement écrit…

Finalement, Betty et Veroncia décident de passer la St Valentin ensemble à Pop’s, pour mieux découvrir qu’Archie avait en fait un rencard avec Cheryl. On le sentait venir à des kilomètres ce retournement de situation, et ça mène à une situation où les filles veulent se venger de lui, inévitablement. Et on peut toujours compter sur Betty pour avoir des bonnes idées de vengeance.

Le lendemain, Archie se voit donc proposer par Betty et Veronica un rencard auquel il ne s’attendait pas : les deux filles s’offrent à lui en même temps. C’est exactement tout ce dont il rêvait, soi-disant. Bon allez, c’est un ado débordant d’hormones et il accepte évidemment ce rencard, espérant ainsi passer la meilleure nuit de sa vie avec les deux filles. Au moins, les actrices semblent s’amuser de cette intrigue.

Betty et Veronica donnent alors un café bien particulier à Archie : c’est du poison. Il s’effondre après quelques effets d’Astérix buvant de la potion magique… et se réveille finalement complètement attaché à une table de l’atelier du lycée. Les filles ont trouvé une solution idéale pour le partager : elles décident de le couper en deux, tout simplement.

Je m’attendais à ce qu’il soit coupé en deux de manière verticale, mais non : Veronica garde le haut, Betty le bas. Mouais. Tout ça va se passer de commentaire de ma part – j’aurais tellement à dire !

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En conclusion

Au moins, Veronica finit par expliquer à Jug qu’elle n’est pas ravie de l’histoire, surtout que ça démonise les adolescentes à chaque fois. Alors… On n’a pas eu droit aux mêmes histoires, apparemment. Après, tant mieux : cette histoire permet au moins de séparer le couple Veronica/Jug une fois pour toutes si on en croit la narration de Jug. Cet épisode aura au moins servi à quelque chose comme ça.

C’est bien le seul intérêt, parce qu’il n’a pas réussi à faire vraiment peur ou à être vraiment drôle. J’aime bien l’idée de départ, mais elle ne fonctionne tout simplement pas. Et bien sûr, le journal de Riverdale finit par oublier le meurtre des parents d’Ethel pour plutôt se concentrer sur la mort nécessaire et à planifier des comics books. Soit.

Jug ? Son travail est adoré par son éditeur qui finit par lui offrir… son nom imprimé dans le comic-book. Voilà donc Jughead Jugular Bone crédité pour son travail. Et il en est ravi ! Mais bon, to be continued. Ah. On tente de nous revendre le fil rouge là ? Mais bordel, vivement qu’il avance alors !

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Compteur d’Archie à poil : +2, même si les scènes sont l’une après l’autre et que j’ai l’impression qu’on rate une occasion à un moment.

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