The Rookie – S04E07

Épisode 7 – Fire Fight – 14/20
Ce n’est toujours pas ça pour cette saison qui ne parvient plus du tout à me surprendre. Au contraire même, j’ai l’impression d’avoir deux coups d’avance sur l’intrigue parfois, c’est frustrant comme tout. Peut-être que je suis retombé dans mon ras-le-bol des séries procédurales à force d’en voir ? Ou peut-être, juste peut-être, que la série n’est plus aussi en forme maintenant qu’elle foire l’évolution d’un paquet de personnages – et en laisse de côté d’autres, soit dans leur évolution… soit carrément parce qu’ils sont absents de l’épisode sans raison.

Spoilers

Fred était-il vraiment le serial killer ? Personne ne peut y croire, hein.


That’s because you’re perfect. The rest of us are just humans.

Bailey est la seule blessée suite à l’énorme explosion de l’épisode précédent, et elle n’est pas encore prête à accepter la mort de Fred. Cette mort est très claire : il n’est pas le coupable qu’Angela recherchait. Je continue de soupçonner l’autre type de l’épisode précédent, moi. Franchement, depuis quand les serial killers se tuent de la même manière que les victimes qu’ils prennent plaisir à tuer, hein ?

Bon. Si Fred ne survit pas, Bailey survit bien sûr. John en profite pour prendre un jour de congé, persuadé que l’enquête sur le serial killer est terminé et que Nyla prend son relai pour aider Angela à boucler la paperasse sur cette affaire. Je remercie fortement Bailey d’avoir voulu absolument un canapé à son retour chez elle malgré sa blessure, franchement. Malheureusement, elle n’a pas bougé quoique ce soit sur le canapé et même quand Lucy a promis qu’elle ferait le ménage, ça n’a pas été le cas.

La pauvre Bailey a été détournée dans son deuil et son étape de réarrangement de toute la maison en même temps. Ce n’est pas de sa faute : en passant des coups de fil pour annoncer la mort de Fred, elle découvre qu’il a finalement un alibi pour l’un des crimes dont on l’accusait, puisqu’il était à l’hôpital. Il n’en faut pas plus pour que John annule son jour de congé, parce que ça se fait si vite, c’est bien connu.

Il redébarque donc au boulot avec la théorie que Fred a été accusé en vain et invite au passage le voisin que je soupçonne depuis le début. D’accord, je croyais que c’était un collègue de Fred et Bailey, mais il a la tête parfaite pour le serial-killer. Et puis, sérieusement, on le voit deux épisodes de suite et on nous dit maintenant qu’il est fan de Bailey au point de lui acheter des chocolats ? Bien sûr qu’il est coupable. Je ne comprends pas comment Angela ou Nyla peuvent passer à côté de ça.

Elles passent pourtant à côté de ça, se concentrant sur d’autres choses comme les victimes ayant survécu ou des travaux effectués chez Fred la veille de l’explosion. Bon, au moins, en vérifiant les travaux en question, John se rend compte qu’il a une piste sérieuse : Marcus, le voisin. C’était évident : il a une marque dans le dos correspondant justement à ce que la victime avait vu.

Le problème, c’est que John n’est ABSOLUMENT pas discret quand il se rend compte de ça ET qu’il se laisse renverser par une voiture en restant au milieu de la rue pour téléphoner (à Angela ?). Bref, il est bon pour être la prochaine victime du tueur en série. Celui-ci va clairement se faire griller (sans mauvais jeu de mot) par contre, parce que là, ça réduit vachement le rang des suspects. Marcus a donc évidemment tout un plan pour s’enfuir après un dernier coup où la victime serait Nolan. Forcément.

Si toute l’intrigue est prévisible, elle reste agréable à regarder. Ce ne doit pas être agréable pour John, par contre : après la voiture, il se prend du spray sur la gueule à deux reprises, se fait éclater la jambe et est forcé de s’enfuir pour sauver sa vie alors que le meurtrier se fait plaisir à le chercher un peu partout dans un immense entrepôt. La chasse est un truc qui excite ce serial killer, donc. Pas très original comme idée, mais efficace pour créer des scènes avec un chouilla de suspense. Bon. Il y a quand même eu un moment où je n’ai pas bien compris pourquoi John se jetait sur un flingue en passant du MAUVAIS côté pour le récupérer.

L’idée était d’ajouter un moment stressant où il manquait de se faire tuer et d’ajouter du temps à cette course poursuite, avec des plans sympas sur le bâtiment où cette course poursuite avait lieu. Marcus est un très bon acteur pour nous vendre cette intrigue heureusement. La course poursuite finit ainsi par s’inverser : John trouve des ciseaux et nous plante Marcus dans le ventre. À ce stade, ça devient plus comique qu’autre chose de voir Marcus tenter de s’enfuir en boîtant, John tout aussi boîtant le poursuivant.

Le suspense continue un bon moment tout de même, surtout quand Marcus se trouve une autre arme. Malgré tout, le sort s’acharne sur Marcus : Nolan est trop malin et a été sous-estimé, clairement, ce qui lui permet de s’enfuir et de trouver à la fois la voiture et le téléphone de Marcus. Avec le téléphone, il appelle le 911 pour se signaler. Avec la voiture, il éclate la tronche du serial-killer exactement de la même manière que ce qu’il faisait avec ses victimes.

C’était efficace ce petit plan avec le flic qui s’effondre à côté de l’homme qu’il vient d’arrêter, et le côté héroïque de John est sauf avec cette intrigue. Il se réveille à l’hôpital où Angela et Nyla le félicitent sans se rendre compte à quel point elles sont passées à côté de Marcus, ou en tout cas sans l’évoquer. Bailey les rejoint, les flics disparaissent littéralement de l’écran et tout est bien qui finit bien pour ces deux-là.

Pendant ce temps, Lucy et Tim en sont encore à parler de leur pari de la chasse au trésor. C’est très enfantin comme manière de gérer les choses, mais ça leur correspond bien… contrairement au Sergent Grey qu’ils embarquent dans cette histoire. Là, c’était juste abusé. Il a perdu toute autorité depuis la saison 1, c’est dingue : il était censé être leur boss un peu flippant et le voilà à gérer les gamineries de ses flics.

Bon, c’était marrant de les voir chercher une manière de se départager quand Grey les dit ex-aequo, même si la manière finalement trouvée est un peu ridicule. J’ai bien aimé l’idée du pari qui continue de toute manière, et je me suis douté que ça tournerait en faveur de Tim quand on a su ce qui les départagerait : des arrestations au hasard. Lucy doit trouver une incitation à la prostitution, ce qui est plutôt simple par rapport à Tim devant gérer des attaques sur le matériel permettant d’arrêter des incendies. La théorie est là. La pratique nous rappelle qu’on a un serial-killer pyromane, tout de même.

En attendant que ce pari soit gagné, on a droit à tout un épisode plutôt comique où Tim et Lucy remontent toute une chaîne de femmes au foyer désespérées en train de commettre toutes sortes de crimes. Chacune en balance une autre avec chaque fois un crime plus grave.

Avec Tim sous couverture en tant que tueur à gage, Lucy passe à ça de réussir le pari, bien sûr, mais on sent bien que les scénaristes ont surtout envie de leur donner une intrigue très fun (et une scène où Lucy touche le torse nu de son collègue, tant qu’à faire). C’était marrant comme tout et il y avait bien besoin d’un peu de fun dans cet épisode. En revanche, la conclusion est décevante : Tim demande à Lucy de considérer qu’ils sont ex-aequo sur le pari et d’arrêter ce jeu stupide, parce que le boulot de la police ne doit pas être un jeu.

Euh. C’est que ça aurait dû être la réplique de Grey au début de l’épisode, à la rigueur. Je ne sais pas trop ce que voulaient faire les scénaristes, mais ça tombe à plat et ça gâche un peu l’intrigue. J’aurais aimé une situation où ils trouvent les deux crimes en même temps, tant qu’à faire. Et aussi un épisode où Lucy n’est pas surprise que Tim connaisse le code pénal par cœur – et où elle le connaitrait aussi par cœur, parce que bordel, c’est Lucy, merde.

De son côté, Wesley continue de faire de la merde dans cet épisode. Il bosse toujours pour un criminel, et ça commence à se voir que tous ses clients sont liés au même criminel. Grey le remarque et reprend son rôle de bon papa flippant pour ses gosses, cherchant à protéger Angela en faisant comprendre à Wesley qu’il a très bien deviné dans quoi il était tombé.

Sans preuve, difficile de faire quoique ce soit. Plutôt que de prévenir Angela, Grey se contente donc d’un mot pseudo menaçant à Wesley, avant de le laisser s’en tirer comme ça. Sans trop de surprise, Wesley tombe de plus en plus bas : pour sauver son client de la semaine, il doit ainsi trouver de quoi rendre caduque le témoignage d’un homme ayant vu un meurtre. Pour cela, il n’hésite pas à fouiller sa maison et dénoncer une arme à feu illégale chez lui.

Elijah ne comprend pas tout de suite que c’est pour cela que Wesley a fait ça et là, sérieusement, je suis du côté de Wesley quand il demande à voix haute à Elijah s’il est vraiment assez stupide pour ne pas avoir compris son plan. Malheureusement pour Wesley, la réponse est oui, ce qui fait qu’il se fait tabasser pour rien, parce qu’Elijah se croyait trahi par son avocat. C’est ridicule, mais ça sert de wake-up call à Wesley qui, en rentrant chez lui, balance à Angela qu’il a merdé et a besoin d’aide.

J’espère sincèrement qu’il va lui dire toute la vérité cette fois, mais aussi qu’il va arrêter les disputes avec Angela. C’était sympathique comme sous-intrigue les querelles de couple sur l’organisation à reconstruire avec un bébé à la maison – surtout que ça nous montre une Angela bien moins bordélique qu’avant – mais ce n’était pas non plus mes scènes préférées. Après, Angela et Lucy me sauvent la série en ce moment, alors je suis pour les voir dans toutes les scènes, hein.

Sinon, est-ce qu’on doit lancer un avis de recherche pour Aaron ?

Walker – S02E03 (express)

Épisode 3 – Barn Burner – 13/20
Après la réussite de l’épisode précédent, il était compliqué de faire aussi bien… Et ils n’ont même pas essayé, je crois. Difficile de savoir quel était le but exact de cet épisode côté intrigue. Je crois qu’il n’y avait pas d’intrigue, en fait, le but était juste de développer les personnages. Et c’est parfois fait avec les pieds, malheureusement.

Spoilers

Une foire au chili permet à tous les personnages d’aborder les dramas d’Autin.

Ce n’était pas glorieux cette semaine, mais c’est peut-être aussi parce que j’ai rattrapé cet épisode bien tardivement durant la nuit. On a les insomnies qu’on peut, écoutez. Je me suis rendu compte au milieu d’épisode à peu près que nous n’aurions aucune intrigue cette semaine, mais simplement de l’approfondissement de personnages. Et autant c’est ce que je réclame habituellement, autant là, ça paraissait quelque peu brouillon dans l’exécution. C’est dommage.

Du côté de la seule intrigue de l’épisode, donc, nous reprenons enfin sur l’affaire de la surveillance de la résidence Walker. Malheureusement, c’est super décevant. J’ai beaucoup aimé le début d’épisode qui aurait pu permettre une intrigue sympathique avec un épisode spécial se concentrant uniquement sur les caméras de surveillance… mais la rapidité d’enchaînement des différentes scènes a vite permis de comprendre que ce ne serait pas le cas. Finalement, il ne s’agissait donc que d’une surveillance menée par Serano. Je ne vois pas bien l’intérêt de la chose, ni l’utilité que ça aura eu dans la série, mais je crois que les scénaristes non plus.

Ils se débarrassent donc du problème en nous montrant que les types derrière les caméras sont de vrais méchants, des vrais de vrai : ils prennent contact avec quelqu’un d’autre qui pourrait être intéressé par cette surveillance (le suspense était au point mort) et s’entretuent. L’autre personne ? Il s’agit évidemment du nouveau voisin, ce qui n’était pas du tout une surprise. La subtilité n’est pas de ce show : c’est un véritable connard à chacune de ses scènes, alors évidemment qu’il est prêt à devenir le méchant de la saison même si ça n’a aucun sens de voir le mari d’une DA s’empêtrer là-dedans.

Pour ne rien arranger, en fin d’épisode, il apprend donc que Cordell est peut-être véritablement responsable de l’incendie de la grange il y a des années : Cordell confie à sa mère qu’il se souvient avoir amené une lanterne dans la grange. La réaction de la mère est sans équivoque : il y a plus derrière cette histoire et elle sera clairement l’une des coupables, hein, mais pour le moment, elle laisse son fils se ronger de culpabilité en lui rappelant que ce n’était qu’un accident. Mouais. Tout ça est donc observé par le mari Davidson, ça va partir en vrille à un moment ou un autre.

Ce moment arrivera peut-être vite avec un cliffhanger qui nous envoie du rêve : Walker remet un cadre en place (mais pourquoi les cadres sont-ils toujours de travers dans les séries ?) et se rend compte qu’il est filmé. On va enfin avancer sur ce front-là, il était là. Je sais, ça ne fait que trois épisodes, mais ça paraît beaucoup plus long, quoi.

Bref, rongé de culpabilité avant ça, Cordell laisse gagner la nouvelle voisine au concours de chili de la ville. Franchement, faire du gros point d’intérêt de cet épisode ce concours de chili, c’était n’importe quoi. J’ai bien ri de Liam qui se retrouve avec une gamelle sur les vêtements ou de l’intrigue qui se termine par Cordell faisant gagner la voisine à l’aveugle (genre il ne va pas reconnaître la cuisine de sa mère, c’est quoi cette impartialité ?). Pour se justifier comme ils pouvaient, les scénaristes nous montrent aussi que c’est l’occasion de régler l’intrigue du cheval blessé de Stella et son nouveau boyfriend : la voisine se décide à payer un service d’aide pour chevaux blessés.

Ce concours de chili était aussi l’occasion de nous développer la culpabilité de la mère Walker, mais en creux. Elle le fait grâce au personnage de Micki dans lequel elle se reconnaît soi-disant. C’est vrai qu’elle a trompé son mari, elle aussi, tiens. Bon, Micki n’a pas vraiment trompé Trey, mais elle refuse de lui raconter son passé. C’est presque pire à ce stade, c’est de l’infidélité sentimentale très marquée… et elle est à deux doigts de finir alcoolique quand on voit comment elle se réfugie dans la bière pour ne pas répondre aux questions de Trey.

Celui-ci m’a particulièrement énervé par son inaction cette semaine. C’est bien beau de prendre contact avec Walker pour tenter de comprendre Micki, mais à un moment donné, c’est à elle qu’il faut s’adresser. Le problème, c’est que quand il le fait, il tombe à côté de la plaque parce qu’il se laisse balader par sa fiancée. C’est bien aussi de la laisser botter en touche de temps en temps, mais merde, il voit bien qu’elle contourne le sujet à lui dire qu’elle l’aime et à coucher avec lui, non ? On en reste là pour cette semaine, et c’était pas franchement un bon développement pour ce couple.

Et non, je ne préfère même pas évoquer leur histoire de chili à eux aussi, hein. Dans quel monde autre que celui de Cordell est-ce une bonne idée de faire se retrouver Trey et Micki après trois mois dans un lieu public comme ça alors qu’ils ont des choses à se dire, des reproches du côté de Micki, des questions difficiles du côté de Trey. Et Micki qui accroche le tableau de son église de mariage dans son salon là, ça va être sympathique quand Trey va apprendre de quoi il s’agit, probablement de la bouche de quelqu’un d’autre (Cordell est parfait dans le genre gaffeur pour ça).

Bref. Ce n’était pas glorieux comme épisode. J’aime qu’on développe les personnages, attention, mais on s’ennuie un peu tout de même face à l’absence d’intrigue policière dans une série procédurale. 


The Rookie – S04E06

Épisode 6 – Poetic Justice – 13/20
C’est divertissant, d’accord, et la fin d’épisode est réussie, je le reconnais… mais concrètement, cet épisode est un copier-coller d’intrigues de saisons d’autres séries diffusées il y a quelques mois à peine. C’est gênant comme tout cette impression de répétition, et la seule partie vraiment originale ne m’a pas plu non plus parce qu’elle était trop mal introduite pour être vraiment plaisante. Je deviens compliqué avec le temps, j’ai l’impression de surestimer ce que la série est capable de faire.

Spoilers

Une chasse au trésor en ville met les flics sur les dents tandis que le serial-killer traqué par Angela et John court toujours.


Call me a nerd, I dare you.

Eh, je prends tellement de temps pour voir mes épisodes en ce moment que les sous-titres de celui-ci sont carrément dispos en français. L’essentiel est de rester à peu près à jour, et surtout d’en profiter pour… ben, profiter de l’épisode et de la série, en fait.

Bon, le problème, c’est que la première intrigue de cet épisode devient intrigue centrale… et qu’elle nous indique juste que les scénaristes ont regardé 9-1-1 la saison précédente. Nous sommes clairement sur la même intrigue avec cette chasse au trésor qui rend les gens un peu fous, au point de se faire arrêter parce qu’ils ont trop creusé dans les parcs et détruit une canalisation. Si près du but, le pauvre ! Il allait réussir à avoir une anecdote marrante et sans problème à raconter, et paf, le voilà arrêté.

Nolan ne lâche pas l’intrigue de la carte au trésor sous forme de poète pour autant, parce qu’il passe son épisode à s’y intéresser. Il faut dire qu’il se retrouver à bosser avec Lucy, et que Lucy est capable de déchiffrer une partie du poème. Elle fait bien, car ça les mène au bon endroit pour assister à un meurtre, rien que ça. Oui, les gens sont dingues quand il s’agit de trouver ce trésor, parce que ça semble très légitime : c’est un poème écrit par un voleur très connu, qui n’a jamais rendu son argent pour autant.

Décidément, cette saison, on tourne en boucle avec les voleurs qui ne se font pas attraper à temps et qui gardent leur butin. C’est en tout cas super comme idée, car ça lance des scènes cool où les policiers jouent les enquêteurs comme ils peuvent. Lucy et Thorsen ont de sacrées capacités d’analyse littéraire, Nyla se surprend elle-même et Nolan est vexé de voir que Grey ne lui confie pas l’affaire – préférant la laisser à Lucy et Nyla, forcément.

Après, le Sergent Grey est confronté à un problème que l’on ne connaît que trop bien : un policier qui ne souhaite pas démissionner malgré son âge avancé et les problèmes que cela pose. Ce Jerry est très sympathique dans les scènes où on le voit, mais… c’est le genre d’intrigue qui est intéressante, mais qui a généralement plus d’impact quand elle concerne un personnage que l’on connaît déjà.

Et sans dire qu’il fallait forcément l’avoir là depuis le début de la série, l’avoir au moins dans le fond ou en guests dans quelques épisodes précédents de cette saison aurait été une bonne idée pour préparer le terrain. À la place de ça, on se retrouve avec des scènes longuettes où Tim est chargé de lui faire comprendre qu’il est temps de partir à la retraite sans y arriver. C’était marrant de voir Tim ne pas être si courageux que ce qu’il pensait, mais trop long de le voir passer sa journée avec ce flic.

Heureusement, la journée est plus mouvementée lorsque Lucy et Nolan se retrouvent avec une femme tuée à la hache dans sa quête du trésor. En effet, ça pousse Tim et Jerry à mener leur propre enquête, avec un pari en cours pour Tim et Lucy : le but est de retrouver le trésor le plus rapidement possible. Lucy le fait en tentant de résoudre les énigmes du poème (mais d’où quelqu’un a pris le temps de recopier tout le poème sur un tableau, sérieux ?).

Bon, du côté de Tim et Jerry, on se retrouve avec une intrigue où ils prennent contact avec le type qui a écrit le poème et est en phase-terminale. Evidemment qu’il est en phase terminale. Ils déduisent tout de même que le fait qu’il soit gaucher a pu être un problème pour l’enquête de l’époque, mais ils se heurtent assez vite à une impasse. Ils pourraient continuer à travailler la nuit, hein, mais la fille de Jerry, un super canon évidemment, débarque pour les inviter à dîner.

Elle est jolie, elle se retrouve donc mathématiquement à flirter avec Tim, surtout après le repas quand son père s’endort sur son fauteuil avant même le départ de son invité. C’est ridicule comme cliché, mais eh, on s’amuse bien à voir les deux autres flirter comme des adolescents. En parallèle, Lucy et Nyla avancent beaucoup plus vite dans la résolution des énigmes. Le seul problème, c’est que ça les mène trop tard à l’observatoire où elles et Nolan tombent sur un type qui se fait exploser avec de la dynamite. C’est certes un accident, mais on le voit arriver à mille kilomètres.

Tout ça mène Grey à s’inquiéter sérieusement de la tournure que prend cette chasse au trésor. Il fait tout ce qu’il peut pour limiter autant que possible les incidents et les enquêteurs du dimanche, mais eh, ces derniers sont excellents : ils utilisent un drone pour avoir l’indice en même temps que Nyla et Lucy : il est question d’une famille Ancho.

Quand elles rejoignent Nolan au commissariat, elles arrivent assez vite à décrypter l’indice suivant : elles se rendent dans l’ancien métro de la ville, toujours avec Nolan. Celui-ci peut donc porter assistance à l’homme du début d’épisode, qui ne quitte plus sa pelle… et se fait tirer dessus par un autre qui n’apprécie pas de voir qu’on risque de lui piquer le trésor qu’il pense être le seul à mériter.

Tout ce qu’il mérite finalement, c’est du temps en prison. Quant au trésor, il est trouvé par Tim et Jerry (à une lettre près, sérieux) juste avant les filles, parce qu’eux n’ont pas eu à gérer de criminels. Bordel, mais Lucy est tellement mauvaise perdante ! C’était un peu hallucinant cette excuse et cette manière de se dire ex-aequo alors que, clairement, non. Bon, en tout cas, Jerry est bien heureux de résoudre cette affaire, parce que, maintenant, il peut partir à la retraite. Voilà, deux cas réglés en un épisode, tout va bien.

On finit même sur une scène toute cheesy pour le départ de Jerry. Cela aurait pu mener à quelques larmes si on avait eu affaire à un officier qu’on connaissait avant le début de cet épisode, mais ce n’est pas le cas. OK, il était tout gentil avec tout le monde dans ces quarante minutes, mais bon, on a compris qu’il était là juste pour nous pondre un nouveau love interest pour Tim. Merci, non merci.

En parallèle, Angela continue son enquête sur le serial killer que tout le monde avait oublié dans l’épisode précédent. Elle A quelques informations de plus cette fois, et elle ne profite pour tout communiquer à Nolan… mais pas aux pompiers. Bailey et son supérieur passent en effet dans le coin juste pour avoir des informations supplémentaires sur le serial-killer, histoire de savoir s’ils pourraient trouver des indices eux-mêmes.

Assez vite, on comprend que tout ça va nous mener à un coupable parfait en la personne de Fred, le supérieur hiérarchique de Bailey. Pour être parfaitement honnête, je pensais qu’il s’agirait plutôt d’un de ses autres collègues dont je scrutais le poignet en vain pour trouver sa montre. Elle ne risquait pas d’être là la montre-trophée du serial killer : elle était en fait dans le bureau de Fred. Celui-ci se garde en effet des trophées de ses victimes, ce qui est très con et qui l’est encore plus quand la montre est tout simplement dans son bureau.

Cela dit, ce n’est pas exactement comme ça qu’il se fait choper. Il organise en fait un barbecue chez lui, et c’est dans son garage que John trouve de quoi le rendre suspect à ses yeux : de l’acétone, un produit utilisé par le serial-killer. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il paraisse suspect, même si c’est quelque chose de très courant comme produit (Nolan lui-même l’utilisait en fait)… mais bon, il était aussi dans le même état qu’un précédent incendie au moment de l’incendie, alors c’est louche.

Bailey ne croit pas du tout à la culpabilité de son boss, ce qui fait qu’elle décide de mener sa propre enquête pour le disculper. Si la partie chasse au trésor faisait penser à 9-1-1, celle-ci faisait penser à Lone Star (la série me manque !) alors vraiment, on a compris une fois de plus que les scénaristes d’ABC regardaient la Fox…

En tout cas, Bailey n’est vraiment pas maligne dans sa quête, parce qu’elle laisse des empreintes partout, fait tomber des tickets de caisse (bordel, dire qu’on a eu besoin dans un précédent bingo) et se retrouve coincée dans la maison du tueur alors que celui-ci y rentre. On pourrait croire que lorsqu’elle appellerait John, son premier réflexe serait de lui dire qu’elle est coincée dans la maison d’un TUEUR… mais non, tout ce qu’elle se contente de dire, c’est que Fred est rentré chez lui alors qu’elle fouillait sa maison.

John parvient à sortir Bailey de cette situation périlleuse, Bailey parvient à monter dans la voiture de flic de son mec sans en avoir la clé et tout est bien qui finit bien… Sauf que la maison de Fred explose quand Nolan, Bailey et Angela s’y rendent pour l’arrêter et fouiller la maison afin d’y trouver les trophées déjà pris en photo par Bailey. C’est un cliffhanger plutôt efficace après un épisode qui était divertissant sans rien révolutionner.

Curieux de voir la suite, et ça tombe bien, l’épisode sera diffusé demain – j’ai eu peur un instant que ce soit déjà la pause de mi-saison, j’ai vérifié. J’imagine que la mi-saison concernera plutôt l’intrigue des élections où Nolan tente de s’opposer à Smitty. Pour cet épisode, Nolan est sur tous les fronts, même celui de la campagne : il recrute Aaron comme directeur de campagne.

Nyla laisse faire son bleu (?) qui a le temps de faire des affiches super à Nolan (euh… bof ?) et Grey, lui, laisse le bleu se faire draguer par une nana qui ne sort qu’avec des flics et qu’il connaît déjà. C’est parfaitement normal qu’un sergent donne des conseils sentimentaux à un bleu, pas vrai ? Je ne sais pas trop ce qu’il se passe cette saison, franchement.

NCIS Hawai’i S01E07 (express)

Épisode 7 – Rescuers – 14/20
La série a très clairement trouvé son rythme de croisière et n’en dévie plus tellement, prenant même le temps de développer davantage ses personnages. Cela tombe bien, c’est un peu ce qu’on lui demande tout de même ! Finalement, le divertissement est là – pas besoin d’en attendre plus.

Spoilers

Le fiancé militaire d’une sauveteuse très médiatisée est retrouvé mort.

Décidément, toutes les femmes de militaire de cette île ont une forte popularité sur les réseaux sociaux ! J’ai toutefois préféré l’intrigue de cette semaine, bien plus cohérente, à celle de la semaine dernière avec une influenceuse travaillant pour la CIA. Faut pas déconner, niveau crédibilité, c’était plus logique dans cet épisode. L’actrice avait également davantage de scènes à jouer, et elle était sacrément sportive, ce qui est un plus pour sa carrière et la crédibilité de l’épisode. La scène sous l’eau était très sympathique à voir et nous prouvait également que Kai avait de quoi faire côté capacités sportives, lui aussi. Côté pectoraux aussi : la série continue de capitaliser sur les torses de ses acteurs, hein.

Si les scènes de sport et d’action de l’épisode sont sympathiques, elles n’en restent pas moins prévisibles, surtout à la fin. Franchement, la sportive qui se met en maillot de bain avant même l’arrivée du méchant… Il était grillé à des kilomètres qu’il allait se pointer et tenter de la tuer, non ? Ce n’était pas bien subtil cette affaire de criminel tout juste sorti de prison qui se lance dans une mission quasi-suicidaire pour se venger. Et ce n’était pas super cohérent qu’elle ne le balance pas tout de suite si elle avait peur de lui. Bref, ça permettait des rebondissements bien sentis, je ne vais pas m’en plaindre.

Du côté des personnages, on continue donc de développer Kai au-delà de ses abdos, mais je n’ai pas du tout accroché à ses scènes cette semaine. L’ensemble sonnait très faux dans l’écriture. Qu’il se confie à Jesse, c’est une chose que l’on a un peu de mal à comprendre par rapport aux épisodes précédents, mais à la rigueur pourquoi pas… Qu’il amène Jesse au restaurant de son père, c’est tiré par les cheveux. Que Jesse mette les pieds dans le plat sur les examens du père de Kai alors qu’il sait que le père n’en avait pas parlé à son fils, vraiment, je ne comprends pas. C’était chouette de les voir à peu près réconciliés… J’aurais préféré que ça ne se fasse pas au prix de la cohérence.

J’ai eu beaucoup de mal à accrocher au reste de l’intrigue de Jesse et, en fait, j’ai du mal avec ce personnage, tout simplement. En effet, je trouve que nous n’avons pas encore eu de scènes pour que l’on s’habitue à lui et qu’on s’accroche à son personnage. Le moment où il parle de sa famille à Kai en mode « tu sais tout ça de moi » était risible, parce que justement, non : on connaît toute la vie de Kai, on ne connaît pas ta vie à toi. Bon. On va lui laisser le temps, hein, mais son passé avec le collègue des garde-côtes, ce n’était pas fou. Et le garde-côte non plus, je ne l’ai pas aimé.

Ai-je aimé quelque chose dans l’épisode ? Mais oui, quand même, je vous rassure : on nous développe à nouveau le personnage de Lucy, et ça, c’est toujours positif. En plus, la série a gardé sa cohérence avec une peur de l’eau qui se développe pour le personnage. J’avais peur que ce soit vite oublié par les scénaristes : heureusement, ils semblent vraiment communiquer en salle des scénaristes. Je pensais vraiment qu’elle allait finir à l’eau en fin d’épisode, mais non, elle s’est contentée de montrer qu’elle était badass dans une scène de combat absolument incroyable. Pour une nana qui ne se remettait pas d’avoir failli mourir il y a quelques épisodes (une scène un brin ridicule, du coup), elle se débrouille carrément bien dans les combats physiques.

Tous les acteurs mettent de l’énergie dans les cascades et les scènes de combat, c’est chouette. Côté vie perso, Lucy voit évoluer sa relation avec Whistler également et… J’ai eu tellement de mal avec le personnage de Lucy ! Pour moi, il est évident depuis le début que Whistler ne s’assume pas à 100% dans son couple parce qu’elle n’est pas à l’aise avec sa sexualité et les qu’en dira-t-on ? Du même coup, il était évident que Lucy devait avoir compris la même chose… mais non ? À quel moment a-t-elle pu penser que Whistler avait honte d’elle ? Je ne la voyais pas si auto-centrée Lucy.

Bref, c’était plutôt chouette de voir leur relation de couple évoluer dans le bon sens cette semaine, mais maintenant, je me demande à qui Whistler parler lors de son coup de fil. Ca sent tellement le fiancé ou le mari dont elle n’a jamais parlé parce qu’elle sépare vie privée et vie pro… mais ça, c’est mon côté fan de Grey’s Anatomy qui parle. Pas sûr que dans cette franchise, ce soit dans la tête des scénaristes. Nous verrons bien par la suite.

Une chose est sûre, maintenant que la série a son rythme de croisière et que j’ai mes petites habitudes à la regarder, je pense bien la continuer.