neXt – S01E05

Épisode 5 – #File05 – 15/20
L’épisode est plutôt divertissant, même s’il est dans la lignée du précédent avec des lourdeurs pas très crédibles. Malgré tout, j’aime les tensions que la série parvient toujours à créer assez rapidement, même si c’est parfois trop rapide et même si ça joue sur la stupidité de certains personnages qui perdent aussitôt leur capital sympathie. Je n’en reste pas moins bien diverti, et c’est tout ce que je demande après tout !

> Saison 1


Spoilers

Find LeBlanc, and we’ll find the hard-drive.

J’ai l’impression que ça fait des semaines et des semaines que je n’ai pas vu d’épisode de cette série… alors que j’étais pourtant à en regarder un il y a tout juste sept jours. Heureusement pour moi, il y a un bon résumé de tout le merdier dans lequel la série s’est engouffrée la semaine dernière, ce qui reste insuffisant, en revanche, pour m’intéresser à l’intrigue de Ted. On le retrouve en début d’épisode à être tout anxieux sur le sort de sa boîte, Zava, dont les journalistes s’amusent à prédire la fin avec le départ de Paul.

Ce n’est pas exceptionnel de suivre sa dépression, et quand tous les objets électriques de sa maison s’allument à son passage, ça fait un peu peur. Son passage ? Il se décide à se suicider, alors il ne fait même pas attention au fait que tous les écrans s’amusent. Désolé, mais non, ça se voit quand même ! Et il aurait mieux fait de le voir, en plus, s’il voulait survivre : neXt ne permet pas ce suicide.

L’intelligence artificielle prend le contrôle de sa voiture, de sa porte de garage et de l’air conditionnée, histoire de lui sauver la vie… puis de lui annoncer qu’ils feront ensemble de grandes choses. Youpi, ça promet ça encore.

Quand on le voit arriver à Zava, il est surpris par une réunion de tous les investisseurs ; ceux-ci étant probablement là pour le virer. Tout ce qu’il trouve à répondre pour se défendre, c’est de jeter la responsabilité sur Paul, avant de mettre toute l’équipe du board meeting en PLS avec un bon chantage comme on les aime. Ils veulent le virer ? Très bien qu’ils le fassent, parce qu’il a plein d’informations confidentielles sur eux.

Pour un type qui envisageait le suicide quelques heures plus tôt, il est très en forme le Ted, et il est flippant pour tout le monde. J’aime bien. Il est même flippant pour sa femme de main préférée, dont il décide de tester la loyauté. Je trouve ça gros comme retournement de situation pour ce personnage, mais admettons. Il devient rapidement un méchant de la série, et on ne peut même pas dire qu’il est manipulé par neXt là. C’est dommage, je trouve.

Pendant ce temps dans les bureaux du FBI, c’est la merde. Le chef n’a pas pu survivre, franchement, mais ce n’est pas tout. CM s’est pris un débris en plein dans le ventre, et il est très mal en point en ce début d’épisode lorsque Gina le retrouve. D’un coup, elle est triste pour lui et ne lui en veut plus trop de son racisme, dis donc.

A s’inquiéter pour CM, tout le monde perd de vue l’essentiel : le disque dur de neXt, bien sûr. Ben se retrouve à le chercher, alors que Shea comprend vite ce qu’il en est. Elle se met bien vite à chercher Paul, demandant tout de même à Gina de monter dans l’ambulance avec CM. Elle l’accompagne donc à l’hôpital, où elle donne tout un tas d’ordres aux médecins pour s’assurer que neXt ne puisse pas tuer le patient à cause d’un appareil connecté. Et tant pis si ça veut dire faire souffrir CM en limitant ses possibilités d’anesthésie. Je n’aime pas beaucoup Eve Harlow, mais elle m’a fait rire.

Elle reste en tout cas à l’hôpital pour veiller sur lui jusqu’à son réveil, fouillant au passage dans ses affaires. Ils sont mignons comme tout dans leur relation de haine, dis donc, ils finiront clairement en couple. En attendant, CM se dit mécontent de se réveiller en présence de Gina, et malgré la douleur, il papote avec elle pour prendre des nouvelles de tout le monde. Forcément. Oh, dans le reste de l’épisode, neXt essaie encore de l’assassiner, mais Gina veille au grain. Paranoïaque, elle attaque des gens un peu trop au hasard, mais ça finit par être efficace quand elle se rend compte qu’une infirmière va donner des anti-douleurs en trop à CM, suivant des informations reçues sur sa tablette. Oupsie !

Le lendemain de l’attentat, Paul se balade en ville avec sa fille, indépendamment des caméras et de tout ce qu’il s’est passé pour sa nouvelle meilleure amie l’agent Salazar. Cela n’a pas trop de sens pour sa fille, et pour moi non plus à vrai dire, parce qu’il se comporte à l’inverse de tout ce qu’on a appris de lui en quatre épisodes.

Bon, bien sûr, il n’est pas complètement idiot et il est rapidement révélé qu’il fait exprès de créer une trace à suivre pour neXt. C’est un tout petit peu trop visible pour que l’IA tombe dans le piège à mon goût, puisque même moi, j’ai compris ce qu’il était en train de faire. Mais bon. On le voit aussi acheter de la drogue, mais c’est probablement pour calmer ses symptômes, qu’il cache autant que possible à sa fille. Celle-ci n’est pas dupe et s’inquiète tout de même pas mal pour son père.

Par conséquent, elle fouille dans son manteau et le regrette bien vite : quand il voit sa fille en possession du disque dur, il s’énerve pour lui récupérer des mains au plus vite. Effrayée par son père, elle tente alors de le confronter sur sa maladie, en vain. Ben oui, Paul s’énerve de savoir que Ted balance à sa fille l’information qu’il est malade. Pour ne pas avoir à en dire plus, il décide alors de se remettre en mouvement. Pourquoi pas !

Il révèle ainsi à sa fille qu’il n’a finalement pas acheté de la drogue, mais une voiture. Bon, ben, soit. Une voiture achetée au black, c’est plus dur à retrouver, j’imagine. Toutefois, avant de monter dans la voiture, sa fille veut en savoir plus sur la maladie qui est en train de le tuer. Enfin, ça, c’est ce qu’elle dit. En pratique, on n’avance pas vraiment et elle monte dans la voiture tout de même. Pire encore, l’épisode termine sur un cliffhanger peu engageant avec une voiture les suivant de nuit, sans qu’on ne sache qui c’est.

Le but est de nous faire oublier que Ben est sur leur trace, je pense, car je crois vraiment que c’est lui dans cette voiture. De son côté, Shea envoie Ben à la recherche de Paul, qui n’a pas trop de mal à remonter sa trace, tout en lui expliquant qu’ils sont désormais seuls contre tous et que toute l’équipe doit se comporter comme des fugitifs dans l’espoir de survivre. Pourquoi pas, c’est moins gros que bien d’autres choses dans cette série.

Loin de tout ça, on a le droit à Ethan qui prend un cours de pêche avec l’étrange « concierge » de la semaine dernière. Non, mais sérieux, qu’est-ce que le père ne comprend pas dans la notion de danger ? D’où tu confies ton gosse à un inconnu ? Même de manière générale, personne ne fait ça. Bon, sinon, je dois m’excuser platement, parce que le terroriste de l’épisode précédent que je prenais pour le prisonnier qu’on a vu s’enfuir il y a deux épisodes ? Ben, en fait, ce n’était pas le prisonnier. Le prisonnier, c’est justement ce type qui apprend à Ethan comment pêcher. C’est malin. Désolé particulièrement à Frankie, on en parlait dans les commentaires hier !

Bon, en tout cas, Ethan et son père reçoivent bien rapidement la visite de Shea, qui n’a pas grand-chose à faire dans l’épisode. Elle s’inquiétait énormément pour sa famille depuis la veille : Ben lui avait annoncé que la voiture de son mari et son fils avait été retrouvée dans un accident. Soulagée de retrouver Ethan et son mari, elle n’en reste pas moins méfiante quand elle entend parler d’un nouvel ami d’Ethan. Et hop, il n’en faut pas plus pour qu’elle soit sur la défensive, à raison.

Je ne sais plus si elle est au courant de l’évasion du type, mais on dirait bien que oui. Quoiqu’il en soi, elle repère rapidement le flingue à sa ceinture, alors elle passe un sale moment quand il l’invite à s’asseoir à table pour un petit repas de famille. La scène est plutôt bien jouée par les acteurs, surtout l’ex-prisonnier. Tyler, en revanche, il est plat dans son jeu, c’est fou. Je sais que c’est son rôle, mais il n’est pas aidé en tant qu’acteur avec un personnage si stupide.

Quant au repas… C’est lourd : Shea est clairement énervée et inquiète, ça se lit sur son visage. L’inconnu s’en rend plus compte que Tyler et Ethan qui ne captent rien du tout. Pfiou. J’aime en tout cas suffisamment la série pour apprécier le rebondissement qui suit : l’homme s’avère être le grand-père d’Ethan, le père de Shea. Et la vérité finit par surgir, mais en espagnol, ce qui fait qu’Ethan est incapable de comprendre ce qu’il se passe.

Ses parents le protègent comme ils peuvent et le font sortir de la cabane, pour mieux confronter seuls le père de Shea, qui n’hésite pas à les menacer avec son flingue. Son plan est très clairement de se barrer avec Ethan, et il leur explique comment neXt a tout prévu pour qu’il puisse les retrouver sans mal. Il fait en sorte que Shea ligote Tyler, puis ligote sa propre fille, et voilà comment tout ça se termine pour cette semaine.

J’ai trouvé cette fin frustrante, parce que je n’avais pas l’impression qu’on en était déjà à la fin de l’épisode, mais soit. Notons tout de même qu’Ethan a trouvé un flingue dans la voiture de sa mère, alors tout n’est pas perdu. Ah, et notons aussi que comme le père de Shea est arrivé un épisode plus tôt, on a bien un membre de famille qui revient de nulle part et reste pour plusieurs épisodes. Ca sent bon le point du Bingo Séries.

> Saison 1

Dix pour Cent – S04E05

Épisode 5 – Sigourney – 19/20
Incroyable avant-dernier épisode pour la série qui nous montre tout ce qu’elle sait faire : une ribambelle de guests d’exception, de l’humour et bien des émotions, pas toutes joyeuses, autant vous le dire. L’humour est toujours au rendez-vous, les acteurs sont tous talentueux et c’est frustrant de me dire que je suis sur le point d’arriver à la fin. Je vais la garder pour plus tard, je refuse d’y arriver !

> Saison 4


Spoilers

I’m very dans la merde.

Ce début d’épisode nous met tout de suite dans l’ambiance de sa star à venir avec quelques répliques savoureuses en franglais que seule Camille Cottin peut gérer aussi bien je crois. Soit. Andrea se retrouve dans la mouise, parce qu’elle doit aller chercher Sigourney Weaver à l’aéroport, mais elle a toujours Flora sur les bras. Et dans les bras, même. Les taxis ne peuvent donc pas la prendre comme prévu, et c’est la cata. Elle envisage même un instant le métro pour Flora, histoire de lui faire une première fois… mais la durée la démotive. Tu m’étonnes !

De son côté, Camille envoie des SMS à son père, ce qui est plutôt bon signe pour sa survie. En revanche, il refuse de lui parler, et ça, c’est plutôt mauvais signe, surtout qu’elle est toujours en train de s’embrouiller avec Sofia. Le seul appel qu’elle reçoit, c’est donc celui d’Andrea.

Camille est ainsi envoyée chercher Sigourney, et c’est très sympathique de l’entendre parler français. Je n’avais jamais eu l’occasion de l’entendre avant, je ne savais même pas qu’elle parlait français ! La scène est plutôt marrante, même si totalement dans les clichés. Sigourney s’arrête donc à Ladurée dans l’aéroport, puis elle apprend par Camille qu’elle va devoir tourner une histoire d’amour avec Bernard Verley, un acteur qu’elle ne trouve pas tellement à son goût la Sigourney.

Elle a des goûts compliqués Sigourney, puisqu’elle refuse d’être vue comme une vieille personne à qui on donne une chambre calme et reposante. Et tant pis si ASK se retrouve à devoir payer l’une des suites les plus chères de l’hôtel en attendant que les contrats soient signés. Enfin, pour la signature, il faudrait déjà qu’Andrea se pointe, et ça, ce n’est pas gagné avec ses problèmes de nourrice. Camille passe vraiment la meilleure de ses journées avec Sigourney, là.

Andrea ? Elle tente encore de faire en sorte que Flora soit réintégrée à la crèche… Et après une longue scène de supplications et d’autolynchage, elle se retrouve à devoir abandonner en douce sa fille à la crèche. Ben oui, la crèche ne peut pas reprendre Flora avant plus mois ! C’est dingue comme c’est crédible cette intrigue, par contre, nous dire que c’est normal d’abandonner sa gamine comme ça, euh non, ça ne peut pas finir bien un truc pareil.

Andrea finit en tout cas par débarquer à l’hôtel dans une tenue improbable pour couvrir le vomi de sa fille et se retrouve enfin avec Sigourney. Sigourney en invitée de marque, c’est cool, mais il est aussi pas mal question de Guillaume Gallienne, qui se pointe lui aussi. Rien que ça. Sigourney met bien longtemps à débarquer à la réunion avec lui et le distributeur en revanche, ce qui complique les choses pour Andrea, forcée de s’intéresser au déjeuner familial du distributeur. Ce n’est que le début de la merde pour elle, puisqu’elle aperçoit ensuite Sigourney se barrer… et pour Roissy tant qu’à faire. Pauvre Camille ! Elle se retrouve à congédier les invités de marque. Andrea, elle, se retrouve à l’aéroport.

Oui, oui, elle abandonne Flora à la crèche, mais pas une seconde elle n’hésite à envisager de claquer 6210€ pour prendre un avion pendant 12h et convaincre Sigourney de changer d’avis. Oui, le problème de Sigourney, c’est évidemment qu’elle veut avoir Gaspard Ulliel comme amant, pas Bernard Verley. Tu m’étonnes !

Andrea finit par se laisser convaincre par Sigourney qui a de très bons arguments féministes sur la différence d’âge. Dans le sens inverse, ça ne dérangerait personne d’avoir un acteur âgé avec une jeune femme, alors pourquoi ne pourrait-elle pas elle aussi avoir de bons moments à l’écran avec un trentenaire malgré ses soixante-dix ans. C’est plutôt chouette comme intrigue, ce n’est pas étonnant venant de cette série.

Après tout ça, Andrea passe tout de même récupérer Flora, et c’est à mourir de rire comment tout semble simple pour elle. Ce genre d’attitude, en vrai, c’est tellement un coup à se voir retirer la garde… Mais bon, soit, on verra comment ça évolue, il ne reste jamais qu’un épisode après celui-ci. En attendant, toujours pas de nouvelles de Colette, et ça, ça craint.

Le lendemain, elle met tout ça de côté – franchement, elle est admirable ! – pour parler des envies de Sigourney à Guillaume. C’est sans espoir, évidemment, et c’est super triste pour Andrea qui se retrouve à mentir et prétexter que Camille était en couple avec Bernard Verley il y a peu. On se marre toujours autant avec cette série, et Arlette étant dans le coup, même Andrea finit par être l’ex de Bernard. Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour convaincre Sigourney…

Pas dupe, elle se laisse séduire par l’idée d’accepter de rencontrer Bernard Verley, à qui elle raconte toute sa vie… sous les yeux attentifs d’Arlette et Andrea. Tout semble bien se passer, mais ce n’est pas exactement le cas : Bernard Verley lui avoue privilégier les rôles où il peut être assis et ne pas trop marcher. Ils ne sont pas exactement dans le même délire, avec une Sigourney qui souhaite juste montrer son énergie et sa jeunesse perpétuelle.

Histoire de le prouver, elle n’hésite pas à danser en public, et les scénaristes s’éclatent bien avec un serveur qui, évidemment, maîtrise exactement la danse dont elle a besoin pour faire sa petite démonstration. Puis, en fait, tous les gens dans l’hôtel font la chorégraphie avec eux, parce que pourquoi pas. Sigourney Weaver est à fond et dans un rôle loin de tout ce que je lui connaissais, j’adore. Et puis… Toujours plus ! Elle va jusqu’à faire une roue (enfin, pas elle, évidemment, hein) ! Non mais les scénaristes français, je vous jure, on a quand même un truc inimitable, je crois, cette scène de danse c’est du grand n’importe quoi, et c’est en même temps si logique. Bernard Verley s’en va en courant, ironiquement pour quelqu’un qui voulait éviter ce genre de rôle aha !

Le soir, Andrea prend vraiment cher du côté perso, une fois de plus, avec un appel de Colette hyper frustrant pour nous puisque nous n’entendons rien de l’appel de Colette… Nous ne saurons donc rien de l’endroit où elle est ou de ses excuses, mais au moins, elle parle à Flora. Pfiou, c’est d’un frustrant !

En plein milieu de la nuit, Camille reçoit un appel d’Arlette qui lui demande de la rejoindre, avec Guillaume. L’idée est d’aller au beau milieu du cimetière du Père Lachaise, pour voir une fête sauvage. Purée, un cimetière de nuit, c’est un point d’un ancien Bingo Séries, me voilà frustré.

L’idée d’Arlette ? Montrer à Guillaume que Sigourney a une vie folle et qu’elle est capable de passer la nuit à faire la fête pour finir dans les bras d’un amant bien plus jeune qu’elle. Guillaume est aussitôt convaincu que l’embaucher est une bonne idée. En revanche, le distributeur se retire quand il apprend la nouvelle – alors que Guillaume se laisse embrouiller alors même que le serveur de l’hôtel est celui qui jouait l’amant de Sigourney dans le cimetière. Evidemment que tout ça n’était qu’un plan d’Arlette et que Sigourney n’a pas passé la nuit à faire la fête.

Bon, par contre, le film n’a plus de distributeur, et ça, ce n’est pas possible. Sigourney décide donc d’aller le harceler directement au restaurant où il déjeune en famille. Voilà à donc quoi servait la scène du début de l’épisode, c’est bien joué ! Si le distributeur n’est pas exactement convaincu par la relation Sigourney/Gaspard, la mère du distributeur adore l’idée parce que ça lui rappelle une amie et son ostéo plus jeune. Entouré d’exemples – et de femmes aha – qui prouvent que ce type de relation peut très bien fonctionner, le distributeur n’a plus d’autres choix que d’accepter, et tant pis pour le dîner familial.

Tout ça était fort drôle, et ça se termine sur un Rayane Bensetti qui se case l’air de rien pour une petite scène avec Sigourney Weaver. Ah ouais. Ca se fait plaisir dans cet épisode côté guest, mais à ce stade, les guests français ont dû être tellement ravis d’avoir ce mini-rôle que je ne suis même pas sûr que leur cachet soit très élevé. En plus, la scène est bien drôle avec Sigourney qui commence à fantasmer sur ce petit jeune. La scène était franchement drôle et c’est dingue de voir qu’ils ont réussi à rendre autant de talents qui se pointent absolument fluide. Bien joué.

Pendant ce temps à ASK, tout le monde s’inquiète de ce qui est arrivé à Mathias. Il est compliqué pour eux de savoir quoi faire, parce qu’Hervé ne trouve qu’une carte naze. Le pauvre Mathias a donc fait un arrêt cardiaque, mais il n’a pas trop envie de changer de vie pour autant. Cela inquiète Noémie, qui garde les yeux rivés sur ses moniteurs et qui lui parle comme à un gosse de quatre ans. En même temps, c’est ce dont il a besoin, alors c’était marrant et efficace.

La mère de Camille apprend également la nouvelle, et elle retrouve bien le père biologique dans sa fille quand elle apprend que Camille ne passe pas le voir à l’hôpital. Elle n’est clairement pas au courant de toute l’affaire, ce qui rend le quiproquo marrant… mais le plus marrant est encore de voir Mathias à l’hôpital. Il ne doit pas bosser, il n’a pas de visite non plus et il se retrouve à envoyer bouler une bénévole qui veut lui tenir compagnie comme il est seul. Excellent.

Camille finit par se rendre à l’hôpital pour culpabiliser un bon coup en apprenant qu’elle est possiblement à l’origine du malaise cardiaque de son père. Elle culpabilise tellement, en plus, qu’elle n’ose pas entrer dans la pièce… alors que c’est clairement ce qu’il faudrait faire.

Ils me soulent un peu ces personnages, à force, à ne pas savoir comment interagir entre eux. En même temps, avec Mathias, ce n’est pas évident. Noémie galère elle aussi, d’ailleurs, surtout quand elle découvre qu’il est prêt à trahir un de ses amis pour le boulot. Et ça, ce n’est pas l’homme dont elle est tombée amoureuse. Elle, elle aime l’homme qui se battait pour ses talents et sa vision artistique.

J’adore Noémie. J’ai de la peine pour Mathias, en revanche, parce qu’il se retrouve à aller voir la bénévole pour s’occuper et jouer à la Bonne Paye. Camille aussi fait de la peine à voir et est en pleine déprime dans cet épisode. Elle finit par raconter à Sofia toute sa culpabilité d’avoir failli tuer son père – l’appelant papa au passage, ce qui m’a choqué plus vite que Sofia. Sofia, elle, découvre les joies de voir le monde des acteurs : on lui fait rater une audition volontairement pour lui voler le rôle. Qu’elle est conne Sofia sur ce coup-là. Heureusement, la scène suivante est touchante, avec Camille qui débarque à l’hôpital et accepte de jouer à La Bonne Paye avec son père.

En parallèle de tout ça, on retrouve encore Elise qui fait sa loi à ASK en engueulant tout le monde. Aaaah. Elle a un sourire tellement hypocrite désormais que je ne peux plus la voir. Elle demande évidemment à Gabriel de lui filer les numéros de Monica Belucci, puis Jean Dujardin. Rien que ça. Ca se voit qu’elle mijote quelque chose, putain !

En attendant, Hervé se rend compte que Gabriel mijote quelque chose lui aussi : il le surprend en train de chercher des photos d’Elise sur Internet, ce qui le fait aussitôt penser à Gabriel en train de se masturber sur ses photos comme lui-même se masturbe devant Hicham. Oh boy, too much information, mais je suis mort de rire.

Tout ça mène à un excellent duo entre Gabriel et Hervé qui font équipe pour fouiller le téléphone d’Elise. Le plan est beaucoup plus complexe que prévu, mais ça rend ça bien plus marrant car ça donne un rôle aux deux assistantes qui se jettent sur d’hypothétiques sacs Louis Vuitton. C’était marrant. Par contre, Hervé est paniqué dès qu’il voit le téléphone : celui-ci ne possède aucun message, et ça fait flipper bien plus que s’il trouvait un message.

Gabriel et Hervé n’ont plus d’autres choix que d’espionner Elise désormais, mais comme elle traîne beaucoup à sortir de chez elle, ils en profitent pour parler des relations amoureuses de Gabriel, avec des scènes marrantes où Hervé se fait passer pour la copine de Gabriel. Ils prennent finalement en filature Elise… tout ça pour la perdre bien vite, en gagnant en 135€ d’amende, puisqu’ils prennent une voie interdite aux scooters. Excellent, ça. La vie de Gabriel, en revanche, est bien moins excellente quand il se fait larguer dans un bar nommé « Le Progrès ». Voilà qui est fait.

Le lendemain, Hervé découvre qu’Elise est une garce jusqu’au bout : il avoue à Gabriel qu’il a joué dans un film, culpabilisant totalement… pour mieux apprendre qu’elle a déjà tout dit à Gabriel au lieu de garder le secret. La tristesse. Cela le motive encore plus à tout faire pour suivre Elise.

A coup de trottinette pour deux, les voilà qui suivent Elise pour mieux la voir en plein rendez-vous secret (mais complètement à découvert) avec la tête de Star Media. Oups. Le problème, c’est qu’Andrea refuse de les croire quand ils lui disent tout ça après cet épisode chargé pour elle. Pas de bol, elle veut aller confronter Elise pour leur prouver que tout ça n’est qu’un malentendu… mais c’est trop tard.

Elise n’est plus là, elle a vidé son bureau et Andrea reçoit un message bien problématique : Lucchini la lâche, parce qu’il ne bosse pas avec des gens la critiquant dans son dos. Aïe ! Gabriel, lui, perd Monica Belluci, alors que tous les talents de l’agence annoncent en même temps qu’ils quittent ASK. C’est l’hécatombe, comme le dit Camille. Après un épisode super fun, Elise fait un beau coup de pute, mais ça ne peut certainement pas se terminer comme cela. Andrea débarque donc chez Elise pour lui foutre une bonne baffe… puis en venir aux mains quand Elise est une bâtarde exceptionnelle à se moquer d’Andrea et ses larmes quand elle lui avoue qu’elle est en train de perdre sa famille pour ses talents.

C’est tellement violent – Andrea fait tellement de peine dans cet épisode, avec en plus sa galère de nounou ayant gagné au LOTO, genre ! Ça vire au combat, finalement interrompu par l’arrivée du fils d’Elise. Wow. La violence de cette fin d’épisode et de cette scène, tu parles d’une série humoristique ! Ce n’est toutefois pas exactement le cliffhanger de l’épisode : il nous reste à gérer Mathias une dernière fois. Il reçoit un pacemaker, la visite de Noémie et une réunion professionnelle lorsqu’Igor se pointe pour parler boulot. Oui, oui, Mathias reprend aussitôt le travail !

Noémie nous pique une nouvelle crise parfaitement justifiée, non pas contre Mathias, mais contre Igor. Elle est exceptionnelle ! Le plus important pour Mathias n’est finalement pas Igor, mais bien Noémie. Il lui court après – j’ai eu peur d’un deuxième infarctus là – et lui fait un magnifique baiser de cinéma au beau milieu de l’hôpital. Allez, il y a au moins ça qui termine bien dans cet épisode, et ça fait plaisir à voir. Je n’aurais pas pensé que cet épisode pouvait se terminer sur un sourire (et j’ai encore plus souri de voir le vélo à contresens sur le dernier plan de l’épisode… Ah, Paris !)…

> Saison 4

The Outpost – S03E07

Épisode 7 – Go Ahead And Run – 18/20
Bon, et bien, je suis une nouvelle fois bluffé par ce qui est en train de se passer avec cette saison 3. Je surnote probablement un peu, mais je la trouve beaucoup moins prévisible que les précédentes et surtout bien plus prenante ! Il se passe encore des twists que je n’ai pas vu arriver – alors que j’aurais dû ? – et qui remettent à plat toute la géopolitique de la série. C’est fluide, c’est logique, les personnages sont embarqués dans des situations nouvelles qui révèlent bien des choses du caractère de chacun… J’aime beaucoup, surtout que ça reste toujours aussi simple !

> Saison 3


Spoilers

So if Yavalla dies, it will cure the infected.

La semaine commence par un nouvel épisode de cette série, dont la CW a changé le jour de diffusion sans prévenir. Sans prévenir, c’est un peu ce qui arrive en ce début d’épisode : la capitale est prise d’assaut par Yavalla sans que le Prime Order ne s’y attende. Toute l’armée est infectée… Eux pensent devoir se battre contre Gwynn, mais l’ennemi est ailleurs.

Bon, en revanche, les puissants de la capitale ont un kinj, donc il y en a un qui peut se téléporter. L’autre est arrêtée, alors que Gwynn peut entrer sans problème dans la capitale. Ah ben ça nous change, ça ! J’ai pas mal ri de cette situation, mais les scénaristes forcent et simplifient les choses pour Gwynn là. Après deux saisons de guerre et d’illégitimité, on découvre qu’il suffisait simplement d’avoir un kinj.

Grâce à celui-ci, Gwynn peut se présenter en nouvelle reine de la capitale, à la place des Trois, alors qu’elle fait de Yavalla une déesse. Forcément. Les quelques-uns qui protestent sont vite remarqués, et ils reçoivent à leur tour le cadeau du Kinj. Il est assez marrant de voir d’épisode en épisode les gens recevoir le kinj de manière différente. La série manque d’une direction précise et claire sur le kinj : les acteurs le jouent tous différemment. C’est marrant, on va dire.

A l’Outpost, Wren et Janzo continuent les recherches sur les rats, en tuant des dizaines et en autopsiant tout autant pour comprendre comment fonctionne le kinj. Il s’attache au cerveau, et de là, il est impossible de le retirer sans tuer son hôte… Pour moi, l’évidence s’impose depuis l’épisode précédent, au moins : il faut retirer celui du cerveau de Yavalla, ce qui n’est gagné, vu l’avance qu’elle a sur le monde entier.

Pendant ce temps, Garrett tente de communiquer un peu avec Zed, ne comprenant pas pourquoi il le déteste autant alors que c’est lui qui l’avait réduit en esclavage à la base. Si Zed jure qu’il ne le déteste pas, Garrett s’en amuse toujours plus, le narguant parce qu’il est celui qui a fini en couple avec Talon. Bon, faudrait voir à ne pas abuser non plus. Cette conversation entre mâles alpha ? Elle n’était pas passionnante, je trouve, mais Garrett est heureux de voir qu’ils sont capables d’être matures.

C’est vite dit : Zed s’amuse à utiliser son kinj sur Garrett pour qu’il se frappe tout seul, ce qui n’avait aucun intérêt autre que de nous faire rire. Comme ils sont rejoints par Talon, les deux hommes n’en viennent pas plus que ça aux mains. Mieux, ils se lancent dans de grands débats stratégiques sur la situation catastrophique.

Une évidence s’impose : il faut tuer Yavalla. Même Janzo qui passe par-là est d’accord avec eux, donnant son opinion scientifique la plus précise possible – pas bien utile. Sa théorie est simple : il faut tenter de détruire Yavalla par le feu, c’est possiblement la seule chose qui peut fonctionner selon lui. Aussitôt dit, aussitôt planifié, Zed, Talon et Garrett décident de se mettre en route pour mettre fin aux actions de Yavalla.

Wren remarque bien sûr le départ des trois soldats, mais ça oblige tout le monde à lui mentir, à demi-mots. Elle comprend forcément ce qu’il se passe, mais n’a pas le temps de protester outre mesure : Janzo est nommé leader de l’outpost en l’absence de Talon, et elle est logiquement son bras droit auprès des Blackbloods, sur ordre de Zed. Elle sait ce qu’il se passe, refuse de voir sa mère mourir… mais n’a pas d’autres choix. C’est plutôt chouette pour Janzo en tout cas : sa copine n’a plus rien d’autre que… lui. Pratique.

En parallèle, notre trio de guerrier est donc en chemin vers la capitale. Plutôt que de monter à cheval comme toujours, ils sont partis à pied, allez comprendre pourquoi. En chemin, ils tombent sur des soldats du Prime Order qui prennent leur pied à massacrer des paysans infestés pour limiter l’épidémie en cours. C’est une réaction assez prévisible de la part de soldats qui n’ont plus de raison de vivre : le Prime Order n’est plus.

Notre trio s’en rend compte quand le garde leur annonce que leur intention est d’aller à l’Outpost, qui leur apparaît comme un refuge sain – le dernier du royaume peut-être. Oh, ça c’est un sacré retournement de situation. Je me demande ce que la série nous réservera en saison 4 s’il n’y a plus de Prime Order et si Yavalla est mise KO rapidement comme je l’espère.

En attendant, Talon espère que Janzo ne les laissera pas passer, mais elle n’essaie pas de s’attaquer aux soldats pour autant. Ils passent alors la nuit à dormir dans les bois, ce qui embête bien Zed le lendemain matin, parce qu’il sert de troisième roue de la moto, là. Ben oui, il interroge évidemment Talon sur sa relation avec Garrett.

Le problème, c’est que pendant qu’ils discutent de la perfection de Garrett, celui-ci est attaqué par un type ayant le kinj. Garrett s’en tire contre toute attente ou contre toute crédibilité, au choix. Il se débarrasse de l’homme en le tuant, alors qu’une paysanne possédée le regarde, sans parler. Je n’ai pas trop compris son rôle à elle, mais le but de Yavalla est évidemment d’avoir une espionne pour savoir ce qu’ils font.

Ils arrivent bien vite à la Capitale et ils comprennent aussitôt que celle-ci est tombée aux mains de Yavalla. C’est inattendu, même pour eux. Passant par les égouts pour envahir la capitale, ils tombent sur quelques adolescents qui font un résumé de la situation, avec les Trois morts ou en prison. Ils envoient ces nouveaux réfugiés vers l’Outpost et continuent leurs chemins jusqu’à la tante de Yavalla. Sans trop de surprise, celle-ci les voit arriver de loin et n’est pas là pour se faire tuer. Elle préfère les narguer à travers un autre corps.

Le trio n’a d’autres choix que de prendre retraite. C’est du moins ce que la logique voudrait, mais Talon et Garrett sont loin d’être logiques, ça se saurait ! Il est donc décidé d’aller chercher Gwynn et Tobin avant de partir. Cette drôle d’erreur stratégique est un bon début pour surprendre Yavalla on va dire, mais ça signifie surtout qu’ils finissent par devoir se battre contre pas mal de soldats masqués…

Ils en tirent profit et se font passer à leur tour pour des soldats (genre aucun soldat ne s’en rend compte ?), ce qui leur permet finalement de s’infiltrer dans la salle du trône, où Gwynn fait de plus en plus de peine à voir. Elle a pris quinze ou vingt ans dans la tronche là, et ça fait un bon cliffhanger, même si de mon côté, je me retrouve à me demander une fois de plus pourquoi ils ne prennent pas plus la peine de se servir du kinj de Zed qui pourrait être hyper pratique tout de même !

On retrouve autrement Janzo en train d’essayer le trône de Gwynn à l’Outpost, histoire de se mettre dans le rôle qu’on lui confie. C’était amusant, et j’ai bien aimé le retrouver stressé comme d’habitude alors que Wren était chargée de le consoler comme elle pouvait. Mon passage préféré dans cette scène ? Définitivement le moment où elle le rassure en lui disant qu’elle sera là pour prendre sa place quand il échouera. C’était parfait.

Le problème, c’est qu’il échoue assez vite : son test pour savoir si les gens sont infectés est sympathique, mais il a oublié un détail dans l’épisode précédent, et j’avoue que moi aussi ! Yavalla comprend vite comment les réfugiés arrivant à l’Outpost sont testés. La chef du village d’à-côté peut donc passer le test du rat sans problème : Yavalla ordonne au rat de rester tranquille.

C’est un peu la catastrophe : une infectée peut entrer dans l’Outpost sans être détectée… et on sait ce que ça veut dire ! En attendant qu’elle fasse ses dégâts, les soldats du Prime Order débarquent, renoncent aux Trois et font un bon plaidoyer pour entrer dans l’Outpost. Ils ont besoin d’un refuge et Janzo, tiraillé, ne se sent pas de les laisser à la rue, surtout que Wren lui fait remarquer que les Lu-Qiri n’auront aucun mal à s’en prendre aux quelques soldats en cas de besoin.

À peine arrivés, les soldats provoquent des remous en débarquant à la taverne où ils espèrent prendre un verre et coucher avec la femme de chambre de Gwynn. Si Munt la protège, aucun des deux n’arrive à les virer de là. Janzo a beau essayer de se présenter comme le leader, il a du mal à avoir assez de confiance pour faire face aux soldats. Ceux-ci trouvent plutôt marrant l’idée qu’il est le leader et veulent clairement prendre le pouvoir sur lui. En attendant de le tuer – ça arrivera forcément – ils se contentent de le menacer de mettre en place un chantage odieux.

Pensant que ça suffit pour gagner, le chef des soldats est persuadé d’avoir le pouvoir sur l’Outpost, mais c’est sans compter sur Wren qui n’hésite pas à faire appel aux Lu-Qiri. Tout est bien qui finit bien pour l’Outpost, en théorie. En pratique, il est révélé que le chef des soldats du Prime Order a en fait un kinj, celui de One, le premier des Trois. Ah ben putain.

J’aimais bien ce moment où Wren utilisait les bagues que Zed lui avait filé pour faire appel aux Lu-Qiri, mais je ne m’attendais pas à cette nouvelle prise de pouvoir du Prime Order, l’air de rien. Ce nouvel intervenant détenant le pouvoir, c’est une bonne surprise, et ça relance bien l’intrigue je trouve. En revanche, il est énervant à blablater. Il ne tue ni Janzo, ni Wren, ce qui me paraît être une erreur de débutant. Janzo en profite pour récupérer les bagues de Wren alors que tous les Blackblood sont faits prisonniers.

Le reste de l’Outpost est fait prisonnier aussi, mais ils ont leur liberté de circuler dans l’Outpost et ne craignent pas de se faire exécuter sans procès. Cela permet à Janzo de s’organiser avec Lu-Qiri pour obtenir de la nourriture, parce qu’évidemment, les nouveaux dirigeants de l’Outpost ont bien envie d’affamer tout ce petit monde. J’ai bien aimé la débrouillardise de Janzo sur ce coup-là, et sa méfiance lorsque la villageoise de Yavalla lui demande d’où vient la viande.

Non, vraiment, cette saison me surprend de manière positive avec cet épisode qui complique à nouveau la situation en jouant des cartes auxquelles je ne m’attendais pas forcément après les premières saisons prévisibles.

> Saison 3

Fear the Walking Dead – S06E07

Épisode 7 – Damage from the Inside – 16/20
Je suis heureux de retrouver dans cet épisode certains personnages qui commençaient à sérieusement manquer avec la structure de cette saison, surtout que cette fois, ça permet un bon épisode. La construction lente de l’intrigue est payante, puisque ça permet de voir où voulait en venir les scénaristes, un peu comme la semaine dernière. Je reste sceptique sur le choix du format de l’anthologie, puisque ça ralentit le rythme, y compris au sein des épisodes, mais ça commence à mener vers des intrigues savoureuses.

> Saison 6


Spoilers

Which side of this are you on?

C’est reparti pour un nouvel épisode qui commence plutôt bien, puisque je l’ai trouvé en très bonne qualité et qu’on commence par Virginia vite remise de sa blessure. Elle fait ainsi partie de l’escorte rapprochée de sa sœur Dakota, qu’elle a confiée à Victor. Si tout ça est fait pour Dakota, il est plutôt drôle de voir que celle-ci est blasée de cette surveillance rapprochée. Elle propose même à Victor de s’en prendre enfin à sa sœur, parce qu’il serait temps.

Oui, mais Victor ne l’entend pas comme ça : affaiblie, certes, Ginny est d’autant plus dangereuse qu’elle est malmenée et menacée. Un cheval en furie débarque alors, sans personne dessus. Le problème, c’est que c’est celui de Terry, qui était parti en éclaireur. Victor décide alors de faire de même avec une amie à lui, pour mieux tomber sur un arbre scié.

C’était une erreur de débutant, qui va lui laisser la vie sauve : tous les autres chevaux du convoi débarquent soudainement. Lui et son amie font demi-tour, mais c’est trop tard. Il n’y a plus ni Dakota, ni Virginia, même si le suspense dure un temps concernant cette dernière, avec les zombies se relevant un à un. C’est foutu pour retrouver Virginia et Dakota, là. Il décide donc de faire appel à Alicia, qui est la seule à pouvoir l’aider.

Le problème, c’est que ça fait six semaines qu’Alicia et Charlie sont isolée à l’écart de toute activité, et Alicia est frustrée. Tu m’étonnes ! Elle finit par décrocher et venir en aide à son ami, mais c’est pour mieux découvrir ce qui est arrivé à la carrière la semaine dernière. Victor ne lui annonce pas de la meilleure des manières, mais au moins, elle comprend qu’il y a des ennemis qui rôdent. Moi, je suis content de retrouver Alicia, il était plus que temps tout de même, parce que cette saison sous le format anthologie, ça devient lourd !

Bref, si Victor fait appel à elle, c’est parce qu’il a retrouvé la voiture de Dakota. Elle a eu la bonne idée de s’enfuir avec la voiture, puisqu’à chevaux, ça ne fonctionnait pas. Le truc, c’est que sans essence, Dakota a fini à pied, à s’enfuir dans la forêt. Alicia s’amuse de voir que Victor a perdu Dakota, mais lui, il compte sur elle pour la retrouver, parce qu’elles ont établi une relation de confiance. Il a besoin d’elle, mais il refuse toutefois de lui donner la moindre information utile sur le lieu où il se rendait ou quoi.

En échange de ce silence, Alicia lui promet de l’aider, même si elle a un autre plan en tête, forcément : elle envisage en effet de prendre contact avec les ennemis de Virginia pour avoir leur protection, tout en essayant malgré tout de retrouver Dakota, avec qui elle s’entend vraiment bien. Bizarrement, elle fait de Charlie son alliée la plus proche dans cette quête.

Deux trois zombies plus tard, Alicia tombe alors sur un zombie qui la perturbe, parce qu’il a tout du monstre d’Halloween a être dépecé et peint un peu partout. Oups. Charlie vient en aide à Alicia, mais elles restent déboussolées par le malade qui a fait ça à un cadavre. Malgré tout, Alicia prend la décision de se rendre dans la cabane la plus proche, où elle a toutes les chances de retomber sur ce cinglé.

Elle s’infiltre discrètement dans la cabane, et c’est effectivement ce qu’il se passe pour elle. L’homme a de très jolis goûts musicaux, mais elle l’observe depuis une mezzanine en train de s’occuper d’un zombie ligoté, pour lui mettre un étrange masque à cornes. Décidément, en ce moment, c’est dans toutes mes séries !

Bon, Alicia fait grincer le parquet et n’est pas très douée ensuite, puisqu’elle se prend une seringue dans le cou avant d’avoir pu faire quoique ce soit. Elle se retrouve ligotée à son tour sur la table du type, mais ce n’est rien qui puisse l’arrêter pour un moment. Elle se libère sans mal, trouve une arme en chemin et s’attaque à la première personne qui passe la porte. La bonne nouvelle, c’est que c’est finalement Dakota qui débarque.

Retrouvée par le chasseur, elle explique à Alicia qu’il essaie simplement de l’aider et qu’il pensait qu’Alicia était de celles qui avaient attaqués Dakota. Cette dernière n’a rien vu de l’attaque et n’est pas très utile : quelques zombies ont attaqué et voilà. Hmm. Je ne fais confiance à Dakota sur ce coup-là, surtout qu’elle ne s’inquiète pas pour Virginia – et tant mieux : Alicia ne sait même pas qu’elle a disparu aussi.

La série s’embarque alors dans un drôle de plan, avec l’homme voulant jouer aux échecs avec Dakota pour lui raconter ses histoires de famille. Merci, non merci. Cela nous permet de découvrir que Virginia a tué ses parents, cela dit. Alicia est blasée à peu près autant que moi, et elle veut donc ramener Dakota à la maison… pour rien : la jeune sœur refuse, bien évidemment.

Bloquée, Alicia prétend avoir froid pour fouiller mieux la baraque et trouver un moyen de se barrer, mais tout ce qu’elle trouve, c’est Charlie qui se planque dans la maison et lui apprend que toute la maison est bloquée. Si Charlie reste planquée, Alicia retourne dans le labo du type où elle est prise au piège par l’homme qui tombe sur elle. Malgré l’avis de Dakota voulant rester avec lui, Alicia l’oblige à prendre en considération le fait que Ed, leur gentil ami, est probablement celui derrière l’attaque du convoi.

Je n’y crois pas tellement, mais il y a tant de possibilités derrière les personnes voulant s’en prendre à Virginia. Une fois de plus, Alicia gagne la confiance de Dakota, puis elle s’enferme dans le labo d’Ed pour contacter Virginia sur un réseau privé. C’est gros, mais on apprend ainsi que Viriginia est toujours en vie. Et merde !

Elle n’est même pas prise en otage ! On ne sait pas trop comment, mais elle a réussi à se barrer et un type est en train de s’occuper de son moignon désormais. Mise face au mur par Alicia, Virginia accepte de libérer Alicia et Charlie en échange de Dakota. Voilà qui est fait : Alicia n’hésite même pas une seconde à trahir Victor. Wow.

Tout ça est bien joli, mais elle espère un peu trop vite pouvoir partir de chez Ed. Au beau milieu de la nuit, il réveille donc Alicia et Dakota – qui dorment sans plaid alors qu’il y en a à côté d’elles et qu’Alicia a dit avoir froid putain ! – avec de la musique classique attirant tous les zombies du coin vers la maison. Il leur explique qu’il s’agit de ses propres créations, puis fait un petit historique de sa vie familiale peu passionnante.

Bon, sa femme et sa fille sont mortes à cause de Virginia, et pour être à l’abri dans sa maison, Ed a commencé à faire plein de créations zombies pour effrayer les passants. C’est efficace en théorie, mais c’est sans compter sur Alicia, évidemment. Je ne comprends pas trop l’idée du type de vouloir les protéger en les entourant de zombies, par contre. Il les enferme et Dakota commence à regretter d’avoir fait confiance trop vite à Ed.

Par chance, Charlie est toujours dans la maison, cela dit. Elle peut facilement endormir Ed et les filles envisagent de s’enfuir, forcées toutefois d’attendre que les zombies s’échappent. Ed en profite pour se réveiller parce que Charlie n’a pas pensé à le planter dans une veine. Evidemment. T’es pas douée, Charlie. Heureusement qu’Alicia est un peu plus douée et réussit rapidement à désarmer l’homme qui les menace. Certes, elle a besoin d’aide à un moment, mais dans l’ensemble, elle s’en tire bien toute seule et réussit même à nous le blesser violemment en l’empalant dans une corne. Par accident, OK, mais empalé quand même.

Si elle agit rapidement, Alicia est toutefois un chouilla trop lente parce qu’Ed a le temps de révéler qu’elle a utilisé sa radio pour contacter Virginia et son réseau de rangers. D’accord, Alicia prétend que c’est pour savoir où ils sont, mais je doute que Charlie se laisse berner par ça. En attendant, Alicia essaie de venir en aide à Ed, mais le temps manque : toutes les créations de l’homme veulent entrer dans la maison après tout.

Charlie et Dakota s’enfuient, mais Ed retient une dernière minute Alicia pour lui avouer qu’il est en fait responsable de la mort de sa famille : il a commencé ses créations avant l’arrivée de Virginie pour faire peur aux gens, et son tout premier zombie s’est échappé et a tué sa famille. Il raconte tout ça à Alicia pour la convaincre de ne pas livrer Dakota – même s’il ne connaît pas exactement le plan d’Alicia.

Il se laisse ensuite bouffer par ses zombies, et ça, franchement, chapeau bas. Outre la dimension suicide du truc, c’est une mort sacrément douloureuse de se faire bouffer comme ça. En tout cas, ça fonctionne bien sur Alicia ce qu’il dit. Il faut dire qu’elle est bien aidée par l’arrivée de Morgan au dernier moment. Attiré par la musique, il est venu voir ce qu’il se passait et a tué quelques zombies, avant de tomber nez à nez avec Alicia, surprise de le voir en vie. C’est pas mal comme idée ça, mais Morgan est suicidaire : la musique à fond, c’est clairement un appât à zombies et pas vraiment bon signe dans cette apocalypse.

Dans tout ça, Alicia apprend rapidement que Morgan est en vie, qu’il a désormais un jardin d’Eden à portée de main où se trouvent Al et Dwight, mais aussi qu’il a tué un tueur à gages, Emile. Comment est-ce qu’elle apprend cette dernière partie ? Ben, Dakota reconnaît les vêtements d’Emile sur le dos de Morgan. Et beh ! Il devait souvent se doucher pour que Dakota reconnaisse ses fringues si vite… Et que dire du fait que Morgan les porte à son tour ?

Sinon, Morgan me laisse perplexe à parler de tout ça hyper librement devant Dakota. Je veux dire… C’est la sœur de Virginia ! Jamais de la vie elle ne laissera sa sœur aller dans une communauté sans la chercher, et si elle la trouve, elle apprendra donc qu’Al et Dwight sont en vie ? Et pourquoi Virginia semble avoir totalement oublié Morgan, aussi ? Et quel dommage qu’Alicia ne tombe pas sur les faux cadavres d’Al et Dwight… J’aurais adoré qu’elle les pense mort au moins un moment. Ca manque à la série pour l’instant, alors qu’ils avaient une bonne idée.

Ils avaient une bonne idée aussi avec Alicia qui a entraîné Charlie à tuer des zombies dans l’espoir de la ramener au stade… Oh ! J’aurais aimé voir le retour au stade, même si ça fait bien longtemps qu’on ne l’a plus vu. Alicia confie tout ça à Charlie, tout en lui confiant qu’elle envisageait de livrer Dakota. Elle regrette un peu son choix, et ça se voit surtout quand elle en parle ensuite avec Morgan en train de faire le plein de trucs utiles appartenant à Ed. En effet, Morgan a bien l’intention de livrer Dakota en échange de sa famille, et particulièrement de Grace.

Cette fois, Alicia considère que c’est une erreur et elle n’hésite pas à lui dire. Le ton monte rapidement entre eux. Morgan et Alicia ne sont pas d’accord et ça fait tellement de bruit que Charlie et Dakota finissent par venir voir ce qu’il se passe, au moment où Alicia tente d’empêcher Morgan de contacter Virginia à la radio.

Quand elle voit Dakota et Charlie, Alicia est hyper protective et elle demande aussitôt à Charlie d’emmener Dakota avec elle, s’opposant à Morgan. Il est hors de question pour elle de livrer Dakota désormais, mais ça fait du mal à Morgan qui ne veut surtout pas voir sa famille se séparer à nouveau. Il accepte soudainement de changer d’avis, promettant que Dakota est désormais la bienvenue, sous-entendant donc qu’il ne la livrera pas.

Alors, lui, oui, mais Dwight ? Je ne sais pas tout de même. Les quatre sont prêts à partir, mais ils tombent avant tout ça sur Victor. Aïe, il fallait bien que ça arrive aussi. Alicia s’oppose aussitôt à ce que Victor ramène Dakota avec lui (ça fait plaisir de la voir enfin faire quelque chose cette saison !), mettant carrément son arme fétiche entre eux. La tension est palpable, et c’est assez dingue de voir que des personnages qui ont commencé l’apocalypse ensemble en arrive à se menacer les uns les autres.

Victor est incapable de tirer sur Alicia, évidemment, mais il lui dit tout de même qu’il ne pourra pas les protéger de la colère de Virginia. Oui, il est encore du côté de Virginia, même s’il a découvert qu’elle lui mentait à propos de Morgan. Il décide en ce qui le concerne de ne pas mentir, préférant lui dire la vérité sur la destination de Dakota. Il assure ainsi être du côté de Dakota.

Fais chier. Victor, tu fais de la merde, une fois de plus. M’enfin bon, c’est comme d’habitude. Le cliffhanger est toutefois bon, puisque Victor découvre enfin où Virigina nous planquait Grace depuis tout ce temps. Bien enceinte, Grace est donc prisonnière à Lawton depuis le début. Cela fait plaisir de la revoir ! Par contre, Virginia est aussi furax que prévu, et elle a l’air bien décidé à retrouver tous nos héros pour se venger. Pff. MEURS.

> Saison 6