The Walking Dead World Beyond – S01E08

Épisode 8 – The Sky is a Graveyard – 15/20
C’est gênant quand la partie en flashback est la plus intéressante d’un épisode qui traîne volontairement en longueur pour creuser davantage ses personnages, avec plus ou moins de succès. J’aime bien la manière dont la série se donne des airs plus complexes avec cet épisode, mais je reste sceptique sur le temps qu’elle prend à le faire sachant qu’on s’approche déjà de la moitié de celle-ci. Cette saison fait dix épisodes, la saison 2 sera la dernière et il ne s’est toujours pas passé grand-chose finalement.

> Saison 1


Spoilers

Is that so hard for you to believe that you might be innocent?

Pardon ? L’épisode reprend quelques instants après le précédent, et Silas est menotté dans le jardin ou parc de l’endroit où nos héros étaient dans l’épisode de la semaine dernière. Iris prend évidemment sa défense, même si elle était fan de Percy, parce qu’elle ne veut pas que Silas soit un meurtrier. Hope est moins d’accord avec elle, surtout que Huck souligne bien que Silas a déjà passé des câbles.

L’épisode nous révèle que ça ne fait pas que quelques instants, finalement : ils ont passé des heures à chercher Percy apparemment. Euh ? Les gars, il faisait nuit depuis un moment déjà à la fin de l’épisode précédent et il fait toujours nuit au début de celui-ci. Bon, on apprend en tout cas plein de choses d’un coup : Silas n’a aucun souvenir de ce qu’il s’est passé, Huck ne lui fait pas confiance, Percy a laissé une trace de sang disparaissant dans la rivière et Elton a envie de défendre son post lui aussi.

Ce n’est pas si évident, car tout l’accuse, surtout quand Huck révèle qu’il a dans son sac des dessins d’Iris. Sans trop de surprise, la série nous balance ensuite dans un flashback sur le passé de Silas, quand il a possiblement tué son père, comme suggéré dans les épisodes précédents. Comme dans l’épisode d’aujourd’hui, Silas s’est réveillé sans trop se souvenir de ce qu’il s’est passé, avec un coup derrière la tête le faisant saigner.

Cela dit, il lui suffit de parler un peu à son père complètement tabassé pour se rendre compte que c’est lui qui a fait ça, en lui explosant un cadre contre la tronche quand son père commençait à le battre. Il faut dire que les relations familiales entre eux n’étaient pas géniales et viraient toujours à la baston. Il était un ado relou, son père était un violent.

Après avoir tabassé son père, Silas est stressé d’entendre quelqu’un frapper à la porte. La série nous maintient dans le suspense pendant trois plombes là-dessus, avec aussi un couloir interminable, alors qu’il s’agit simplement d’une gentille voisine inquiète (mais un peu concon dans son inaction honnêtement, même si c’est délicat comme situation, je sais). Elle est bien gentille à s’inquiéter, mais elle distrait Silas un peu trop longtemps : son père a disparu quand il se retourne à nouveau.

Dans le présent, Iris est perturbée de découvrir que Silas a fouillé ses poubelles pour retrouver les dessins qu’elle a jetés il y a fort longtemps, avant leur départ, mais Elton rationnalise le tout, comme toujours : Silas avait pour job de vider les poubelles après tout. Et s’il tient à ces dessins, alors tant mieux pour lui.

J’aime beaucoup Elton, qui espionne ensuite les « adultes » l’accompagnant et ne sachant pas trop quoi faire à présent – envisageant de partir sans Silas – et prend la décision d’agir en adulte lui-même. Il se rend donc auprès de Silas pour lui parler, et le rassurer : il le connaît suffisamment pour savoir qu’il ne peut être responsable d’un meurtre sans raison, puisqu’à chaque fois qu’il s’est énervé dans la série jusque-là, c’était pour une bonne raison. Certes.

Il n’en reste pas moins un violent non plus, et ça reste complètement cinglé de le menotter en extérieur en pleine apocalypse zombie, non ? Elton avoue alors à Silas que les adultes envisagent de l’abandonner derrière… mais avant ça, il faut que la nuit continue avec Huck creusant la tombe de Tony. Hope, à la recherche d’Elton, vient l’aider, histoire de se rendre utile… et d’être énervée par les sentiments qu’elle ressent à propos de Tony.

C’était une ordure ayant tenté de voler ses affaires après tout… Mais elle est triste tout de même. J’aime bien Hope, j’aime bien sa relation à Huck, mais c’était un peu lourd tout de même. Une fois Tony enterré, Hope retourne auprès d’Iris pour lui annoncer que sur la tombe, il est écrit aussi le nom de Percy.

L’important n’est pas là : l’important, c’est qu’elle veut retrouver son père au plus vite, et que l’histoire de Silas, ça la blase un peu. Par contre, Iris, elle, elle est vexée de savoir que Silas l’a laissée vivre dans le mensonge pendant si longtemps s’il souhaitait la protéger ; et elle préfère donc imaginer qu’il est innocent. Hope doit ensuite mener le même combat auprès d’Elton, qui est prêt à pardonner à Silas quoiqu’il puisse avoir fait.

Elle en profite pour cerner Elton et pour découvrir qu’il considère que vivre avec ce qu’il a fait serait une punition suffisante pour Silas. AH. S’il savait qu’il était en train de parler à la meurtrière de sa mère, le pauvre !

A la balançoire à laquelle Silas est menotté, Felix nous spoile le flashback en questionnant l’adolescent : il révèle que le meurtre de son père a été classé en légitime défense, donc sans suite. C’est intéressant, mais on aurait pu voir le meurtre avant qu’il nous le dise, tout de même, même si on s’en doutait largement. Felix n’est pas intéressant en plus, parce qu’il ne fait rien de plus dans cette scène et abandonne finalement Elias à ses souvenirs.

On repart dans les flashbacks, où Silas se souvient tout de même de la bonne relation qu’il avait avec son père lorsqu’il était enfant. Ce n’est pas simple du tout d’être victime d’un père violent, et ça ne l’est pas non plus de l’être d’une mère battue. Pour le coup, je trouve que la série met très bien tout ça en scène. C’est trop longuet dans le flashback où Silas va tuer son père, mais pour tout le reste, j’aime bien la manière dont tout ça est écrit et surtout dont c’est joué par les deux acteurs interprétant Silas.

Pour en revenir à son père qui a disparu pendant qu’il parlait à la voisine, on s’en doutait énormément, mais il s’est en fait transformé en zombie. Pourquoi ne pas avoir attaqué directement Silas et la voisine en train de papoter ? Mystère ! On peut imaginer qu’il a voulu monter se soigner avant de se transformer, mais bon…

J’ai bien aimé la scène où Silas découvre que son père est un zombie, mais il était par contre dommage que le suspense tombe totalement à l’eau puisqu’on savait déjà que Silas allait s’en sortir. Cela aurait fait une bonne première scène pour la série, par exemple ! J’adore les débuts de cette épidémie, c’est bien plus prenant que les événements qui se déroulent ensuite. Ce n’est jamais qu’un avis, hein, mais Silas qui déprime en entendant son père zombifié par-dessus sa musique à fond, j’ai trouvé que c’était cool.

En revanche, on comprend bien le problème à venir : sa mère devait rentrer du travail ; elle va clairement se faire bouffer par le zombie qu’est devenu son mari. Quand la musique de Silas s’arrête, il remarque donc que le zombie ne fait plus de bruit, et pour cause : sa mère vient de rentrer. Silas arrive pile à temps pour sauver la vie de sa mère et pour éclater le crâne de son père qui voulait toujours le mordiller. Il finit les mains en sang, après avoir tué son père devant sa mère. Charmant.

Dans le présent, c’est sans la moindre surprise qu’un zombie finit par s’approcher de la balançoire. OK, le parc est un peu entouré par un grillage, mais on voit bien qu’il n’est pas solide du tout et c’est évident que le zombie finit par réussir à ramper dans sa direction. Certes, Silas essaie bien de se libérer de ses menottes, donc l’instinct de survie existe encore, mais à aucun moment il ne tente d’appeler à l’aide qui que ce soit ?? Pire encore, il finit par se laisser mourir.

Heureusement pour lui (malheureusement pour nous ?), Hope passe par là et lui sauve la vie, quand bien même elle est persuadée qu’il est coupable du meurtre, voire même du double meurtre car Percy, d’après Felix, n’a pas pu survivre à la rivière. Pff. Tu parles, il reviendra tout en forme en saison 2 quand on l’aura tous oublié, ouais ! En attendant, la nuit (et l’épisode avec !) n’en finit plus. Il faut dire que personne n’arrive à dormir et qu’Elton et Iris en profitent pour papoter d’étoiles, avant qu’Elton n’annonce qu’Iris est plus proche d’un leader que les adultes.

Il veut également établir une démocratie dans laquelle Iris et lui pourraient être un front uni face aux adultes, ce qui serait suffisant pour faire changer Felix d’avis. Iris passe sa nuit à y réfléchir, mais elle a tout de même besoin de confronter Silas au petit matin. Alléluia, il fait jour, on doit s’approcher de la fin de cet épisode.

Silas révèle alors qu’il ne voulait pas jeter les dessins d’Iris, parce qu’ils étaient trop beaux ; et ensuite qu’il s’est libéré durant la nuit. Malgré tout, il est resté à la balançoire, pour pouvoir parler et faire ses adieux à Iris comme il faut. Il s’excuse donc de l’avoir rencontrée, parce qu’il est bel et bien un meurtrier. Pff. Il n’en a aucun souvenir, mais il affirme avoir tué Percy et Tony ; puis il prend la décision de partir, sans dire au revoir aux autres.

Le fait qu’il parte, ça arrange à peu près tout le monde, même Iris doit être soulagée franchement ! La série trouve toutefois le moyen que ça me fasse chier, parce qu’Elton décide d’annoncer à Hope qu’il a pour but de rejoindre Silas. Selon lui, Silas a de meilleures chances de survie avec lui (et des provisions !) à ses côtés. C’est bien beau tout ça, mais Silas a voulu partir pour éviter de mettre les autres en danger, alors ça ne va pas vraiment l’aider…

Hope décide alors d’enfin annoncer la vérité à Elton, puisqu’il s’en va aussi dans l’espoir de retrouver sa mère et sa sœur : sa mère est morte. Elle lui donne le collier, pour s’assurer qu’il sache qu’elle s’apprête à lui annoncer la vérité, et qu’il n’y a pas de doute possible. J’ai beaucoup aimé la révélation progressive et le récit de la mort de la mère, simple et efficace.

Bon, dire tout ça, par contre, ça ne peut que motiver Elton à partir encore plus vite que prévu. La scène est super triste honnêtement, surtout que les deux acteurs arrivent plutôt bien à la jouer, malgré leur jeune âge. Pauvre Elton. Il enfile donc le collier de sa mère et se barre sans qu’on ne sache trop ce qu’il a pu dire à Hope. Son but est toujours de rejoindre Silas, avec deux ou trois sacs plus lourds que lui.

Silas, lui, n’a pas de sac, mais il se débrouille pour tuer un zombie en route, et abandonner son walkman derrière lui. Soit.

Reste alors à évoquer le cliffhanger qui est mindfuck : lorsqu’elle s’est absentée sans vraie raison valable pour 48h, Huck s’est en fait rendue auprès de sa mère, qui lui a remis une montre appartenant à son père. Sa mère (ou belle-mère, tante, que sais-je après tout ?) ? Oh, juste la nana de la CPR qui a fait buter tout le campus universitaire et qui s’inquiète de savoir comment va l’atout, une fille puisque le féminin est utilisé. Su-per.

> Saison 1

The Outpost – S03E06

Épisode 6 – Kill the Rat, Kill the Kinj – 15/20
La série semble se perdre en chemin pour introduire de nouveaux éléments et des dynamiques qui seront importantes plus tard, et c’est fait avec tellement de précipitations que ça n’en est pas super crédible. Pourtant, j’aime le rythme rapide de cette saison normalement… Là, il m’a toutefois manqué quelques personnages et quelques développements pour être vraiment à fond, ce qui fait que l’écriture brouillonne de certaines scènes était trop visible, même pour moi qui surnote toujours.

> Saison 3


Spoilers

You are the traitors. The traitors from the Outpost.

Comment ça, le prochain épisode sera lundi ? La série change de jour de diffusion ? Et je peux donc être à jour avant la prochaine semaine ? Allez, go, j’en profite ! En plus, j’ai tellement aimé l’épisode précédent, pour une fois, pourquoi me priver ?

Ce début d’épisode reprend dans le même village que le précédent, mais cette fois, Garrett, Zed et Talon sont ceux qui y arrivent, trop tard. Ils découvrent que le village est contaminé par Yavalla, un peu à leurs dépends quand la villageoise de l’épisode précédent les accueille et se fait posséder par sa maîtresse qui parle à travers elle.

Le message de la grande prêtresse était peu intéressant, pas plus que de voir les personnages de Zed, Talon et Garrett se disputer sur la marche à suivre, devant les unifiés – c’est-à-dire devant leur ennemi en fait ?? Qui fait ça ? Ils font rapidement demi-tour en tout cas, comprenant que c’est trop tard pour sauver le monde de la menace de ce kinj. Yavalla ? On la laisse cavaler dieu sait où du coup, parce que maintenant, elle répand son truc beaucoup trop rapidement, le plan doit changer.

A l’arrivée du trio à l’Outpost, Janzo est suspicieux de Garrett, alors que Talon décide d’annoncer le confinement de son Outpost et de tous les alliés autour de celui-ci. Ah ben super, merci les scénaristes ! On a une série sans coronavirus, mais en fait, on a une épidémie qui provoque les mêmes conséquences sur le mode de vie, version médiévale. Je ne m’y attendais pas, et c’est un peu lourd d’avoir les termes de quarantaine, épidémie, confinement… Autant j’aime les avoir dans les séries qui traitent directement du coronavirus parce que c’est important, autant là, ça m’a sorti du délire fantasy.

Et en même temps, ils n’y peuvent rien les scénaristes : c’était tourné bien avant la pandémie, ça ! Alors quelle politique pour Talon ? Elle accepte de faire entrer de nouvelles personnes à l’Outpost, mais elle met en place un contrôle à l’entrée pour tenter d’empêcher d’autres kinj de venir. Elle veut empêcher que l’épidémie de Kinj ne continue, et ça semble assez simple de repérer les infectés. Ils sont totalement lobotomisés et totalement désespérés de partager leur message de paix.

Même si elle n’en a pas envie, Talon n’a d’autres choix que de tuer un homme finalement, quand il essaie de s’attaquer à une petite fille pour lui refiler son kinj. Elle le fait devant pas mal de gens, ce qui fait qu’elle est une femme politique qui doit pas mal osciller sur le spectre droite/gauche, hein. L’opinion publique doit la voir comme une girouette, mais c’est un peu ce qu’elle est, même si son meurtre est compréhensible, ici.

Ailleurs, Wren et Janzo ne sont pas dupes et savent très bien que Yavalla continue de les observer à travers les rats. En toute logique, les scientifiques qu’ils sont s’intéressent alors aux rats pour essayer de comprendre comment le kinj fonctionne, et pour tenter de trouver un remède surtout. Ainsi, Wren observe la transmission du virus du kinj chez les rats, et c’est intéressant de les voir appliquer des méthodes pseudo-scientifiques comme ça. J’aime bien ce que ça donne, en tout cas.

Pendant ce temps, Munt est approché par une actrice sublime que l’on ne connaît pas plus que ça et qui se sent plante verte maintenant qu’elle ne peut plus servir Gwynn. Euh ? Je ne m’attendais pas spécialement à revoir sa femme de chambre dans la série, ni à ce qu’elle se fasse embaucher par Munt. C’est étonnant.

Elle finit par être embauchée pour aller chercher des rats dans l’Outpost. Pouquoi pas. Elle se retrouve avec Munt dans des parties reculées de l’Outpost pour capturer des rats, mais ce n’est pas exactement le but de cette intrigue. Au contraire, le but est de nous lancer une nouvelle sous-intrigue déroutante : elle trouve la main coupée d’une femme, menottée à un mur sur lequel un tag est dessiné, avec un casque accroché au mur. Bon, et accessoirement, beaucoup, beaucoup de sang.

Talon connaît le tag pour l’avoir vu sur les murs de son village enfant, avec sa mère changeant de sujets chaque fois qu’il en était question. Elle décide donc de remettre l’enquête à Garrett parce qu’elle a d’autres choses à gérer. Euh ? Je ne suis pas sa logique : c’est une affaire de Blackblood et une affaire de son enfance, mais elle se concentre sur autre chose ?

En plus, Munt n’arrêtant pas de comparer Garret à son père, on a même droit à une petite construction de personnage où les regrets continuent d’être là pour le fils qui aimerait que son père soit encore en vie. Au secours. Garrett se débarrasse vite fait bien fait de Munt, l’envoyant à Janzo avec la main coupée.

Du côté du laboratoire, Wren se fait plaisir à tester les rats pour savoir si sa mère la regarde : pour ça, elle décide d’embrasser Janzo. Elle me fait tellement rire. Les recherches scientifiques sont terribles pour eux, parce qu’ils comprennent que l’épidémie se répand bien vite et sera rapidement une pandémie, affectant plus de gens que la capitale elle-même. C’est problématique, il faut bien le reconnaître.

Même s’ils ne veulent pas l’entendre, Munt leur remet la main pour essayer de deviner à qui elle appartient ou trouver des indices, ce qui force le couple Wren/Janzo à se séparer dans les recherches. Janzo s’intéresse à la main, Wren découvre que les rats infectés par le kinj sont un bon moyen de trouver les infectés : le rat voulant filer le kinj est agressif envers ceux qui ne l’ont pas, mais il ignore ceux qui l’ont. Et c’est pareil sur les humains, parce que hein, c’est plus simple comme ça pour les scénaristes, c’est la science qui le dit. Hum.

Grâce à ce nouveau test plus efficace et rapide que le PCR, Talon peut facilement repérer une autre infectée… qu’elle n’hésite pas à tuer d’un coup de sabre dans le ventre. Apparemment, les infectés ne saignent pas d’ailleurs, parce que la lame ressort plus propre que jamais. C’est triste tout de même : Talon ne voulait tuer personne en début d’épisode, et c’est le deuxième infecté qu’elle tue sans raison désormais.

L’écriture des personnages reste un grand mystère pour moi, avec Zed qui voulait tuer tout le monde, mais qui désormais est convaincu de les voir en paix. Il considère presque qu’être unifié est une bonne chose… donc change totalement d’avis, tout en faisant confiance à Talon. Allez comprendre. Le seul personnage consistant, c’est Munt, qui continue de vouloir prouver ses capacités de chef. Honnêtement, c’est rigolo de le voir insister pour l’être tout en étant si stupide.

Pour en revenir au tag, Garrett est donc celui qui mène l’enquête, là où il serait plus logique de la confier à Zed, qui est un Blackblood. Si c’était dans le village de Talon, a priori, c’est quelque chose lié au Blackblood, non ? Wren reconnaît le tag aussi et aide un peu Garrett, mais ça tourne rapidement en débat sur le fait qu’à ses yeux les chevaux sont aussi effrayants que les Lu-Qiri. Euh ? Je n’ai jamais vu un cheval heureux de tuer, mais bon, si tu veux Wren, je t’aime bien, je vais laisser passer ça.

Garrett en profite pour avoir des infos sur la main coupée, et il apprend que son meurtrier doit avoir de la teinture bleue sur les mains. Il va donc voir les nouveaux arrivants en quarantaine, profitant pour en parler à Talon. Il la félicite sur son travail, même s’il n’aurait pas vu les choses comme cela pour l’Outpost. Un peu comme Zed, il aurait laissé crever les gens en-dehors de l’Outpost, parce que ça aurait fait un problème de moins à régler.

Ils ont pas mal à régler en plus, parce qu’on a maintenant une secte qui débarque à l’Outpost. La femme de chambre de Gwynn devenue serveuse se fait donc enlever par deux hommes masqués, dont un avec le casque à cornes déjà vu plus tôt dans l’épisode. Munt retrouve la broche de sa belle, et il l’emmène aussitôt à Garret, inquiet pour elle.

Il s’inquiète pour rien, finalement, parce que c’est une autre personne qui se fait tuer, au même endroit que la précédente. Et c’est gênant comme tout parce que Talon ne comprend pas pourquoi il n’a pas fait garder l’endroit. Munt souligne que son père l’aurait fait surveiller, et on a droit à une petite crise pas très exceptionnelle de Garrett. Je ne pense pas que l’acteur joue mal, je crois juste que c’était mal écrit.

En tout cas, ça mène à une bonne révélation : les femmes ne sont pas tuées juste pour le principe, le but est juste de nourrir des Lu-Qiri affamé avec ces jeunes femmes. Ah, quel beau temps de paix ! Talon en parle aussitôt à Zed qui comprend qu’il s’agit de Xaba, un Lu-Qiri ayant déjà tué un enfant par le passé et étant désormais sans maître puisque celui-ci est mort : il s’agissait de Yoban, évidemment. Malgré les avertissements de Zed affirmant qu’il s’agit d’une cause perdue d’essayer de sauver Xaba, Talon décide de faire ce qu’il faut pour tenter de réhabiliter Xaba.

Dans quel intérêt ? Mystère ! Bon, au moins, ça leur fait une piste pour les meurtres : Garrett interroge l’homme qui est censé avoir la bague capable d’appeler Zaba, mais il est bourré et a revendu l’argent pour se faire de l’argent. Forcément. L’enquête repart à zéro, laissant Garrett et Munt partir à la recherche de la pauvre femme de chambre de Gwynn prête à être sacrifiée.

Pourquoi cette sous-intrigue de secte ? C’est introduit bizarrement dans la série, et il est difficile de ne pas faire le rapprochement avec la saison 3 de Riverdale que je viens juste de commencer ! Et non, ce n’est pas pour le meilleur, hein.

En tout cas, les deux hommes suivent la piste de la teinture bleue et arrivent à trouver le lieu dans lequel la femme de chambre (je n’arrive pas à saisir son nom, ils marmonnent tous dans cette série, c’est fou… j’entends Juanita, mais on n’est pas dans Desperate Housewives ??) a été torturée, mais il est trop tard : elle n’y est plus. Munt déprime aussitôt, et j’ai de la peine pour lui.

Au moins, on sait où la retrouver le soir-même… L’endroit est supposé être gardé par un homme de Garrett désormais, mais il est rapidement mis KO par cette secte d’hommes honorant l’homme aux grandes cornes.

En parallèle, Talon et Zed remontent la piste de Xaba… Ce qui fait tout plaisir à Zed, qui en profite pour draguer lourdement Talon. Pff. Heureusement que Xaba parvient assez vite à les interrompre et les foutre à terre, parce que ça allait être long. Talon essaie de convaincre Xaba d’obéir à ses ordres, en vain, mais elle réussit au moins à faire en sorte que le monstre ne la tue pas. C’est déjà ça.

Xaba s’enfuit, et Talon décide d’en rester là, promettant à Zed que la prochaine fois, elle donnera à Xaba ce qu’elle n’a jamais connu : de la gentillesse. Ah, les beaux concepts d’amour de Talon, c’est si mignon. Elle revient la nuit pour donner à manger à la bête féroce, et ça fonctionne.

Le Lu-Qiri se rend donc ensuite sur le lieu de culte où il bouffait depuis tout ce temps : Xaba obéit en fait aux ordres de Talon. Elle libère la femme de chambre, qui peut retrouver Munt et lui faire un câlin, et elle s’attaque aux hommes de la secte. C’est tellement gros : Talon lui interdit de le faire, et ça fonctionne. Hop, Talon se récupère un Lu-Qiri qui lui obéit en deux minutes alors qu’il s’agit normalement d’un monstre difficile à contrôler, et elle en profite pour embrasser Garrett. Bon, Zed va devoir se faire une raison, hein.

La fin d’épisode est toutefois un peu plus problématique : on découvre un soldat arriver à la capitale… et passer son kinj à d’autres gardes. C’est la merde là. Autrement, la femme de chambre a perdu ses vêtements à cause de la secte, alors elle décide de s’habiller avec une robe et les bijoux d’Elinor. Enfin, le cliffhanger se concentre du côté des recherches de Janzo et Wren. On oubliait presque ! Ils n’ont pas de bonnes nouvelles pour Talon : passer le kinj affaiblit les hôtes qui perdent un peu d’eux-mêmes à chaque fois, jusqu’à la mort. Gwynn, première infectée, n’a plus que quelques jours à vivre… Nope, je refuse ! Déjà qu’on ne l’a pas vue de l’épisode, je ne veux pas qu’elle meure !

> Saison 3

The Mandalorian – S02E04

Épisode 4 – The Siege – 17/20
Après la transition de la semaine dernière, on avance davantage dans la saison et ça fonctionne mieux ainsi : à force, l’intrigue se construit et est bien plus palpitante lorsque l’on connaît les personnages. En revanche, j’ai trouvé les twists beaucoup plus prévisibles cette semaine, et il y a un Baby Yoda qui commence à me taper sur le système parce que la mignonnerie a bon dos, mais elle ne justifie pas tout. Je n’en dis pas plus dans cet avis, pour les spoilers, c’est dans la critique complète !

> Saison 2


Spoilers

I thought you said this was a forward operating base?

Le résumé de l’épisode de cette semaine repart loin en saison 1 et nous fait remarquer qu’il s’est quand même passé quelques petits trucs durant les huit premiers épisodes : Mando a refroidi quelqu’un dans son vaisseau, il a rencontré Cara Dune qu’il a laissé sur Nevarro avec Greef et il a fait exploser le vaisseau du grand méchant Gideon. C’est déjà ça. Si on nous rappelle tout ça, c’est aussi probablement parce que ça aura son importance dans l’épisode du jour, et ça me fait plaisir s’il est question de retrouver Cara.

En attendant, on se retrouve avec un début d’épisode où Baby Yoda se prend pour Baby Groot avec des fils. C’était plutôt sympathique de voir Mando lui expliquer quoi faire pour réparer le vaisseau, même si c’était prévisible que ce soit un échec d’une part, et que la série joue de son humour avec Baby Yoda d’autre part. Comme les réparations échouent, Mando décide de retourner sur Nevarro histoire que ses amis (dont Cara) puissent l’aider.

Comme dans chaque épisode, on se retrouve alors dans un bar, où cette fois, il est question d’une espèce alien aux grandes dents qui font un trafic de bouffe. La marshal débarque alors pour les empêcher de faire leur petit business dans une bonne scène d’action qui réintroduit Cara dans la série. Allez, tant mieux : un personnage qu’on connaît, qui est badass et qui avait donné du vrai boulot d’écriture aux scénaristes l’an dernier grâce à ses répliques, j’approuve… Même si l’actrice est au cœur de nombreuses polémiques pour ses tweets qui ne brillent pas d’intelligence et d’ouverture d’esprit : transphobe, anti-masques, conspirationniste et pro-Trump y compris dans les accusations de fraude à l’élection, elle n’est pas exactement le genre de personne que l’on a envie de fréquenter dans sa vie de tous les jours, je crois. Je doute qu’elle fasse long feu chez Disney… Restera à voir si son personnage est tué ou juste recasté pour la saison 3 (la saison 2 étant déjà tournée).

La réintroduction de son personnage, que j’aime bien, est sympathique, sans plus, mais comme on enchaîne sur le générique et sur l’arrivée de Mando sur la planète, je trouve que ça passe bien. Comme chaque fois qu’il arrive quelque part, Mando reçoit en guise de bienvenue une réflexion sur l’état de son vaisseau et des figurants pour s’en occuper. Cette fois, il a toutefois l’accueil amical en plus, parce que ses amis Cara et Greef sont heureux de le retrouver – et de retrouver Baby Yoda surtout – mais il a aussi un réparateur avec un sale regard !

Nevarro a changé depuis la dernière fois : le village est bien plus peuplé et… il y a désormais une école, menée par un droïd. Yoda y est déposé, et ça provoque pas mal de bavardages un peu partout. Ironiquement, c’est une des classes les plus réalistes de la télévision. Baby Yoda est aussi censé être mignon à voler les macarons d’un gamin qui n’a rien demandé et a refusé de partager avec lui… mais je n’y vois qu’une petite frappe verte qui est à peine arrivé qu’il entame du harcèlement contre les autres. Petit con de Baby Yoda franchement !

En-dehors de l’école, le Mandalorian retrouve donc son prisonnier cryogénisé de l’an dernier, Mythrol, qui a encore quelques séquelles de sa dernière rencontre avec le Mandalorian mais rembourse sa dette avec la société. Il est donc là quand Cara explique qu’il y a une ancienne base ennemie au sud de Nevarro. Le problème, c’est que cette base de l’Empire a sa petite réputation dans la galaxie, et qu’elle intéresse de nombreux mercenaires qui s’intéressent aux armes lourdes qu’elle contient.

Autrement dit, il faut mener un siège dessus pour la récupérer et faire le ménage une fois pour toute. Aussitôt dit, aussitôt fait : Mythrol, en qui je n’ai aucune confiance, emmène notre trio de personnages vers la base impériale pour qu’ils puissent y rendre une petite visite. Il perd un siècle sur sa peine, au moins, et se retrouve malgré lui forcé de quitter son véhicule. Il est plutôt marrant comme personnage, mais je me méfie de ce type d’humour.

Pour une base impériale censée être vite, elle est bien remplie de stormtroopers. Mandalorian n’a aucun mal à se débarrasser des gardes, et on finit par comprendre que le vrai problème pour Nevarro est que la base contrôle une mer de lave qui pourrait tout faire exploser assez vite. En attendant, l’Empire est ridiculisé une fois de plus par la série. Exactement comme la semaine dernière, Mando n’a aucun mal à maîtriser tous les méchants qui sont là, et ça devient un peu répétitif de voir l’Empire se faire maltraiter comme ça… Ca paraît un peu plus terrifiant dans les films, tout de même.

Là, Mando, Cara et Greef n’ont pas de mal à s’infiltrer dans la base militaire… et découvrir qu’elle est en fait un laboratoire, dans lequel se font quelques tests. Le problème, c’est qu’ils y trouvent aussi un hologramme sur les tests conduits, où il est question de prélèvements, de l’Enfant et de Moff Gideon. Oups. Le Mandalorian découvre ainsi que son ennemi n’est pas aussi mort qu’il le pensait, puisque le message est daté de trois jours plus tôt.

Mando fait aussitôt demi-tour pour aller au plus vite à l’école où se trouve Baby Yoda et où Cara a assuré qu’il serait sain et sauf (lol, autant dire qu’ellea porté la poisse hein). Pendant qu’il se barre, Cara, Greef et Mythrol font leur possible pour s’échapper de la base dans laquelle se trouve d’autres stormtroopers sortis de nulle part.

Les scènes d’action sont efficaces, même s’il y a quelques éléments prévisibles car introduits plus tôt dans l’épisode (le speeder de Mythrol qui se fait dégommer par exemple). Ils volent un vaisseau et s’échappe de la base, Greef joue un peu au jeu vidéo, Cara fait exploser un stromtrooper et Greef se débarrasse de leur dernier assaillant, alors qu’ils réussissent au passage à faire exploser la base derrière eux.

Tout est bien qui finit bien ? Humph. On ne sait toujours pas ce qu’il en est de Baby Yoda, et ils sont pris en charge par d’autres vaisseaux ennemis, tant qu’à faire. Et les vaisseaux ennemis sont bien plus violents et difficiles à abattre que les petits stromtroopers. En plus, quand Greef parvient à en abattre un, tout ce qu’il fait, c’est le faire s’écraser sur leur vaisseau, perdant au passage ses fusils.

Malgré ça, tout est bien qui finit bien cette fois : le Mandalorian revient à bord de son vaisseau flambant neuf (les réparations les plus rapides du monde !) pour exploser les vaisseaux restants. Baby Yoda ce voleur de biscuits est avec lui et peut kiffer ce petit tour de manège… jusqu’à ce qu’il vomisse bleu. C’était rigolo, je reconnais, mais ça n’empêche pas que Baby Yoda est un beau bâtard depuis ce début de saison : il bouffe des bébés grenouilles, il vole les enfants… Faudrait voir à arrêter l’humour qui martyrise les plus faibles, non ?

Le Mandalorian refuse d’atterrir une fois de plus à Nevarro, préférant s’enfuir avant de croiser Gideon, mais c’est gros de ne pas au moins dire un vrai au revoir à ses amis. Eux, il les laisse gérer l’enquête qui suit avec la destruction de la base impériale. On nous fait sympathiser une fois de plus avec le personnage de Cara, mais c’est vrai que ma sympathie reste limitée avec tout ce qu’on sait de l’actrice depuis. C’est con. De là à l’imaginer trahir Mando un jour, en revanche, c’est toujours non.

Il nous reste alors le cliffhanger qui suit une nouvelle fois le point de vue de l’Empire : on apprend que « l’objet » a été placé comme demandé. L’objet ? Sans surprise, il s’agit d’une balise GPS qui permet de repérer le Razor Crest, le vaisseau de Mando. Et elle est placée là par Gideon, oups.

> Saison 2

Grey’s Anatomy – S17E03

Épisode 3 – My Happy Ending – 17/20
Il faut s’armer avant chaque épisode de cette saison, je pense, parce que la pandémie est un sujet difficile à aborder. La série le fait avec ses hauts et ses bas, mais elle parvient grâce à ça à nous balancer une belle gamme d’émotion, de la tristesse à la joie, en passant immanquablement par la fatigue. J’aime ces personnages, et j’ai l’impression que la série a encore beaucoup à nous proposer, contrairement à l’an dernier. Sinon, beaucoup d’anticipation de cet épisode, pour finalement peu, mais tout de même.

> Saison 17


Spoilers

Meredith broke protocols for every patient and we can’t break it for her?

Evidemment que Meredith nous fait un rappel des règles sanitaires en vigueur partout dans le monde. L’épisode commence donc par ça, mais aussi par Richard qui diffuse un message vidéo à tout l’hôpital, histoire de leur indiquer tout un tas de nouvelles plus ou moins positives. Si Owen se débarrasse rapidement de Tom, Amelia est tranquille avec son bébé pour regarder tout ça.

Richard annonce que les résidents ne peuvent plus se rendre auprès des patients avec Covid, histoire de les protéger, mais aussi que tout le personnel de l’hôpital aura la possibilité de passer un test pour savoir s’il est positif ou non. Une nouvelle classe d’internes débarque en avance à l’hôpital… Oh, on dirait un pilot de séries, là. Et la voix-off de Meredith ? On l’a rarement entendu se plier autant en deux dès un début d’épisode ! C’était étrange. Bon, elle a bien besoin de rire en ce moment Meredith, parce qu’elle a le coronavirus. Pfiou. Ca m’a un peu blasé comme diagnostic, elle aurait pu avoir autre chose, ce n’est pas très original comme choix.

M’enfin, avec tout ce à quoi elle a survécu depuis le début de la série, ce n’est pas très étonnant. C’est à Teddy de la traiter, et c’est énervant, parce que Teddy est trop soulante depuis une saison avec ses états d’âme amoureux. Heureusement, c’est un peu moins le cas cette semaine, parce qu’il y a d’autres choses à gérer.

Tout l’hôpital est à cran en attendant, avec Maggie qui ne parvient pas à sauver une patiente… Et comme c’est la septième de la semaine, ça commence à faire beaucoup pour elle. Les scénaristes nous rendent bien la frustration des médecins en tout cas, et ils n’aident pas Maggie qui se retrouve à s’occuper de Meredith elle aussi quand Andrew lui demande de briser le protocole pour Meredith.

Evidemment, Teddy est d’accord avec Mer qui veut aller à l’hôtel comme l’exige le règlement en place, mais ce n’est pas l’avis d’Andrew. S’il savait que pendant ce temps, Meredith passe sa journée à voir Derek. Oh, oui, elle s’effondre à nouveau et retourne à la plage, où l’on nous pond à nouveau la même scène que la semaine dernière, à peu de choses près et avec des secondes en plus. C’était long, on veut les voir ensemble !

Dans la réalité, en plus, ça tourne mal : Andrew pète un câble de voir Meredith s’effondrer, Maggie est frustrée de voir sa sœur avec une tablette, mais elle l’est encore plus de voir l’état de ses poumons, alors que Mer continue de ne pas écouter les conseils médicaux de base, du genre « ne pas travailler », « ne pas utiliser sa tablette »… Elle est insupportable ! En revanche, j’ai aimé voir Andrew envisager tout ce qu’il peut pour sauver Mer et Maggie confronter Teddy pour savoir si elle était vraiment prête à soigner Meredith avec le sérieux nécessaire.

Comme Teddy assure que oui, elle peut continuer à s’en occuper. Dommage, mais en même temps, ça fait du bien de la retrouver ailleurs que sur ses déboires médicaux. Quant à Mer, elle refuse d’entendre parler de ce qui pourrait mal tourner pour elle, même quand Amelia et Maggie insistent pour le faire. Tu m’étonnes. J’ai aimé la scène avec Amelia en vision, à s’occuper de quatre enfants, seule. La pauvre. C’est finalement à Miranda de mettre Meredith face à ses responsabilités : Alex est loin, mais c’est toujours le contact d’urgence de Meredith. Miranda lui demande de désigner quelqu’un d’autre, parce que le genre de décisions liées au Covid, c’est compliqué par téléphone… mais Meredith s’y refuse.

Elle ne veut pas imposer ça à ses sœurs. J’aurais cru qu’elle donnerait ça à Miranda, mais non. Elle le donne finalement à Richard, parce que Cormac lui donne le meilleur conseil : écrire concrètement ce qu’elle veut, puis donner cette liste à quelqu’un qui n’est pas de sa famille – quand tout l’hôpital est de sa famille, c’est compliqué – et qui se battra pour ce qu’elle veut. Il est aussi celui qui la réconforte et lui assure qu’elle peut se battre contre le coronavirus.

Il a beau dire ça, on voit qu’elle souffre Meredith ! Malgré la souffrance, elle donne donc à Richard le privilège de choisir ce qu’il adviendra de sa vie plus tard… même si elle lui annonce aussi qu’elle veut vivre, parce que ses enfants ont besoin d’elle.

Du côté de la plage, ça fonctionne vraiment bien grâce à la musique mythique de la série, malgré la distance énorme entre le couple mythique de la série. Je ne m’attendais pas à un baiser : j’ai vu les photos où ils portaient le masque, il est donc clair qu’ils n’ont pas eu de tests pour tourner à proximité l’un de l’autre… mais le fait qu’ils se hurlent finalement des mots depuis la plage, à des mètres et des mètres de distance, je dois dire que j’ai eu du mal. J’aime l’idée que le sable la retenant représente son inquiétude pour les enfants, mais je trouve dommage de réussir à faire revenir l’acteur pour finalement nous proposer cette scène très répétitive. Ils devaient donner de l’espoir !

Ce n’est pas exactement le mot qui m’est venu à l’esprit en voyant Maggie pleurer de la mort de son 53e patient et de se rendre compte à présent que ses patients sont des statistiques qui n’ont pas le privilège de mourir entourés de leurs proches. Pfiou, cette saison va être compliquée à regarder quand même, mais j’aime beaucoup sa relation avec son mec, et tous les besoins que chaque personnage ont de laisser s’exprimer leurs émotions.

D’ailleurs, Jo sort prendre l’air pour quelques instants après quatre jours sans sortir, et elle tombe sur Lincoln qui débarque à l’hôtel pour aider Hellmouth et Jackson à soigner un thérapeute spécialisé dans le sexe. Il continue de télétravailler depuis son lit d’hôpital, prodiguant des conseils à un patient pour fournir un orgasme.

Forcément, Hellmouth va sur Google et trouve quelques éléments sympathiques sur lui… qui perturbent les garçons mais intéressent Helm au plus haut point. C’était un peu lourd comme humour. Finalement, Lincoln rentre chez lui pour se déshabiller dans le jardin devant Amelia. Alors… Se déshabiller en rentrant, je veux bien, je comprends… mais dans le jardin ??

On sent bien que ça simplifie ces histoires de distance, surtout que les acteurs interprétant Amelia et Lincoln nous ont fait déjà le coup du sexe en respectant le mètre de distance la semaine dernière. Ils remettent ça cette semaine, mais avec une vraie distance entre eux, se masturbant chacun en face de l’autre, dans le jardin ?? C’est la scène la plus étrange vue depuis un moment.

Pour en revenir à Jo, elle n’a une pause que de courte durée. La pauvre ne peut pas compter sur Levi pour faire ses consultations, puisque tous les patients n’ont pas encore de résultats du test PCR. Elle s’occupe alors d’une patiente à qui elle annonce une grossesse, avant que Carina ne lui dise que ce n’est pas ça. J’étais content de revoir Carina, j’aime beaucoup le fait de l’avoir dans deux épisodes chaque semaine avec Station 19, je vote pour que ça puisse continuer encore longtemps.

Finalement, après une IRM, la patiente est bien enceinte, mais juste, le bébé n’est pas dans son utérus. Ah, cette série, toujours des trucs perchés, j’adore ! Miranda vire aussitôt Levi du cas, parce que c’est improbable une grossesse si avancée hors utérus et attachée au foie. Franchement. Il reste à savoir si la patiente veut le bébé, et c’est Carina qui s’en charge, même si Jo et Miranda sont sur l’affaire aussi. Le bébé survit et tout est bien qui finit bien, avec même Miranda qui complimente Jo, et ça, ça fait plaisir.

Bien sûr, Miranda s’interroge aussi sur la nouvelle promotion de Richard, pendant qu’ils font quelques test PCR. Pourquoi pas ? Elle apprend que Richard a un plan pour Tom maintenant qu’il a pris son poste : il le fait chef des internes, le poste que Richard a eu depuis des années. Cela ne fonctionne pas trop, mais il est rigolo d’avoir deux Ortiz désormais, une mère et une fille toutes les deux internes. L’angoisse !

Un autre interne, Chee, galère à écrire les notes qu’il est censé écrire, et ça se passe encore plus mal quand il comprend que toutes les feuilles qu’il remplit depuis des heures sont des feuilles concernant des patients morts. Sans surprise, Tom pousse à la démission pas mal d’internes, mais pas Mama Ortiz qui est géniale, et il est déprimé de voir que Richard marque un point. Il est persuadé que c’était simplement une vengeance de sa part, quand Richard semble plutôt avoir voulu le valoriser. C’est raté.

Le plus drôle est encore qu’Owen débarque ensuite pour annoncer à Tom que son test est positif et qu’il a lui aussi le coronavirus, alors qu’il était en train de parler à Teddy, n’ayant pas son masque. C’est quelque chose, ça quand même.

Les internes ? En fin d’épisode, il n’en reste plus que trois, et Richard leur fait un excellent discours d’entrée à l’hôpital. En plus, trois personnages, on pourra retenir qui ils sont – surtout qu’il y a deux Ortiz, ça va.

Il me reste à évoquer une dernière fois la plage, parce que l’épisode se termine là-dessus. Meredith veut vivre pour ses enfants, mais elle veut aussi profiter de Derek. Celui-ci lui répétant que le sable n’est pas réel, elle se décide à courir vers lui, donnant pas mal d’espoir cette fois, mais on sait bien que c’est un espoir vain. Meredith se rétame donc contre toute attente à quelques mètres de Derek, et je dois bien vous avouer que j’ai éclaté de rire… C’est réussi, j’imagine ?

Voir Meredith trempée crier à Derek qu’elle le déteste, mais qu’il lui manque, ça m’a plu ; avoir Derek qui lui confirme qu’il l’attend peu importe où il est, c’était cheesy… mais ça fonctionne, tout simplement. Beaucoup de bruit pour pas grand-chose, mais j’ai terminé l’épisode sur un sourire, parce que voir ce couple en train de rire et se crier des mots doux, ça fait toujours plaisir. Ils fonctionnent, même en étant si loin l’un de l’autre. Et la porte est ouverte pour une fin plus heureuse un jour (enfin, heureuse, mais dans la mort de Mer… donc à voir). En attendant, je ne m’en lasse pas : et paf, la Meredith !

> Saison 17