Raised by wolves : déception & abandon

Synopsis : Père et Mère sont envoyés sur une nouvelle planète afin de la coloniser en faisant naître des enfants ex-vitro. Ben oui, ce sont des robots.

Pour commencer, nous sommes en disette de séries, il est donc bien normal de commencer une nouvelle série même si je ne suis pas encore à jour ailleurs. HBO Max a eu la bonne idée de diffuser d’un coup trois épisodes, comme si je n’avais que ça à faire en ce moment… Malgré tout, j’ai eu envie de la tester parce que son synopsis m’intrigue, qu’il y a un gros nom à la production et que c’est de la science-fiction.

Le fait que ce soit de la science-fiction, c’est suffisant, en fait, je ne sais pas pourquoi je prétends qu’il y a plusieurs raisons, tout le monde sait que je mens, moi le premier. Et sinon, cette série ? C’est quelque peu cheap dès la bande-annonce, mais je suis tout de même déçu violemment par le pilot. La critique commence bien avec plein d’espoir… mais plus j’avançais dans l’épisode, plus je comprenais que non. Et finalement, je me suis décidé à considérer ce premier épisode comme un film n’appelant pas de suite. Une vraie perte de temps.

S01E01 – Raised by Wolves – 06/20
C’est rare que ça m’arrive, mais j’ai failli ne même pas finir ce premier épisode. Là, j’ai fini pour le principe, parce qu’il y avait quelques petits aspects pour m’intéresser ou me faire croire que ça pouvait s’améliorer. C’est mal joué, les images ne sont pas si belles, le scénario n’a pas trop de sens et on nous fait miroiter une histoire complexe qui est pourtant simple et déjà vue, revue et usée jusqu’à la moelle. Même les effets spéciaux ne sauvent pas l’ensemble, loin de là. La suite se fera sans moi, tant pis. Une soirée de perdue devant ce qui sera pour moi un simple téléfilm médiocre ! Chronique d’une déception dans la critique…

Spoilers

Don’t let mother catch you praying.

C’est original comme titre d’épisode ça, dis donc. Et la série commence de manière bien surprenante par des plans dans l’espace, puis l’atterrissage d’un vaisseau sur une planète déserte qui avait le mauvais goût de me rappeler The Mandalorian (qui revient en octobre !), en beaucoup plus cheap. C’était donc mal barré dès les premières secondes, mais ça empire avec l’introduction de Père et Mère, tout de latex vêtu. Déjà que je disais que HBO Max, ça faisait nom et logo de marque de préservatifs…

Tout ça est un étonnant point de départ pour la série avec l’atterrissage frôlant le crash de Père et Mère, les Adam et Eve des temps modernes, si je résume. Ils sont rapidement mis en danger, mais un peu trop rapidement pour qu’on s’attache à eux, surtout avec le ton détaché qu’ils prennent pour nous faire comprendre qu’ils sont des robots. Au moins, les lentilles les font être jolis, on va dire, surtout Père.

Ils s’installent rapidement dans un coin de désert où Père peut nous inséminer la Mère, parce qu’ils sont là pour peupler la planète après tout. OK, à ce stade, où on fait un bond dans neuf mois dans le futur mais qu’ils sont toujours des préservatifs géants, j’avoue que l’envie d’arrêter m’a effleuré. J’ai envie d’une nouvelle série, pas trop envie de me lancer dans autre chose ce soir, ils ont de la chance, on va dire.

Neuf mois plus tard, l’accouchement peut donc avoir lieu, mais l’accouchement n’en est pas un, puisque les bébés sont formés ex-vitro dans des cubes de plastique qui ont tout à envier au Tesseract si vous voulez vraiment mon avis. Cinq bébés naissent ainsi, alors qu’un sixième ne respire pas. Mère veut le prendre dans ses bras, Père suivre son programme qui consiste à le tuer et à donner à manger aux autres bébés. Charmant.

C’est intrigant de commencer une série de ce genre par son origine qui est généralement le point de mystère gardé secrètement pendant plusieurs épisodes. Peut-être que l’origine de Père et Mère sera évoquée plus tard, cela dit. En tout cas, cette scène est intéressante – enfin – avec un bébé qui ressuscite contre le sein de sa mère et qui est appelé Campion, comme le créateur de ses parents. Soit.

Le temps continue de passer dans notre désert avec des enfants qui grandissent et Père et Mère qui vieillissent. Campion devient alors la voix off de la série, et je sens qu’il va me souler rapidement.

En attendant, il nous promet des problèmes à venir, problèmes que ses parents ne peuvent deviner même s’ils sont des androids… Et avant que les problèmes n’arrivent, Père et Mère trouvent une tête gigantesque d’animal qui m’a envoyé à la fois des vibes de dinosaure, du Roi Lion et d’Osselait. C’est un concept, un peu comme le fait que les différents enfants de Père et Mère soient tous d’origines ethniques différentes.

Ils ne vont pas faire dans la subtilité, je sens. Du point de vue de l’intrigue, Tally, la petite asiatique, échappe à la surveillance de ses parents et se balade en chantant, se dirigeant droit vers un cratère, parce que pourquoi pas ? Et pour rajouter au ridicule de tout ça, la petite laisse une poupée derrière elle pour que sa Mère puisse se prendre pour une louve et hurler (???), alors que la musique oppressante continue de nous accabler. Ouais, la musique est très désagréable, non ? On se croirait dans Tenet, limite. Et OK, c’était le titre le côté loup, mais… c’est mauvais ? Genre, juste mauvais.

Une fois Tally morte, c’est ensuite à Devon, un caucasien, de tomber malade et de faire comprendre à Campion que le monde s’en fiche de le savoir bien ou non, heureux ou non. Heureux, il ne doit pas l’être beaucoup, avec la mort de tous ses frères ou sœurs. Au bout de quinze minutes, nous en sommes donc à quatre enfants morts, avec seulement la survie de Campion et sa sœur Spiria. Soit. Cette dernière tombe malade à son tour, et elle commence à donner une véritable crise de foi (sans e) à Campion.

En effet, sa mère nous apprend que son origine est une guerre entre croyants et athées. Si les croyants ont gagné la guerre, les athées ont finalement été plus malins qu’eux et ont envoyé des robots s’occuper de créer la vie sur une nouvelle planète, ce que les croyants jugeaient impossibles. Difficile de ne pas se dire que c’est impossible à la mort de Spiria, pour le coup. Campion se retrouve donc le seul survivant, et il est bien déprimé. Quant à l’étrange guerre qui s’est déroulée avec les croyants… on verra plus tard, mais a-t-on vraiment besoin d’en savoir plus ?

Pas sûr. On assiste à l’enterrement de la dernière fille de la portée (oups, pardon) et Mère y fait une petite surcharge d’émotions. Parce que oui, l’intérêt de ces robots, c’est qu’ils ont l’air capable de découvrir des émotions avec le temps. C’est particulièrement visible chez Mère, triste, mais aussi capable de colère quand il est question de s’assurer que son fils ne soit surtout pas croyant pour la civilisation qu’il doit créer sur cette planète.

En même temps, c’est mal barré cette affaire : je ne sais pas comment les robots comptent lui faire faire des enfants – enfin, j’ai bien une théorie sur Mère capable d’enfanter les rejetons de son fils, mais bon – mais c’est mal barré tout seul.

Il est alors révélé que la série nous a caché une mythologie plus complexe : le cratère récurrent dans cet épisode semble pouvoir mener Père vers quelque chose capable de contacter le vaisseau des Mithraic dans l’espace (à moins que ce ne soit son propre vaisseau crashé ?). Les Mithraic ? Les croyants qui ont gagné la guerre mais pas empêché nos préservatifs géants de débarquer sur cette planète des années avant eux.

Campion essaie bien d’empêcher son père de partir, puis de lui montrer qu’il n’a pas trop envie de suivre les enseignements de sa Mère, mais cela n’a aucun effet sur le Père qui s’inquiète juste que Mère apprenne trop tôt ce qu’il s’apprête à faire. Soit, encore. Finalement, la mission de Père échoue car il est trop lourd pour la corde qu’il souhaite utiliser, et parce qu’il ne veut pas envoyer son fils accomplir sa tâce. Et c’est bien logique pour lui : il fait partie d’une espèce en danger. Ah, pauvres humains.

La série s’embarque alors dans une mythologie encore plus complexe, avec Mère capable de changer d’apparence pour ressembler à ses enfants ou pour voler et observer une ville humaine futuriste être détruite. OK ? Le grand problème, pour l’instant, c’est vraiment les looks en latex qui n’ont aucune classe et qui ont du mal à rendre attachants les personnages. En plus, Campion, qui était le seul en qui je pouvais à peu près accrocher, finit par révéler bien trop tôt à sa Mère la vérité sur sa journée.

Son Père se retrouve à devoir justifier ses actions à la Mère : même si les Mithraics sont les ennemis des robots, il veut les contacter pour que Campion soit retrouvé et soit avec des humains. Il a enfin compris que son fils ne pourrait repeupler la planète à lui tout seul. Malheureusement, Mère ne le voit pas comme ça et refuse que son fils puisse être retrouvé par d’autres humains. Là voilà donc qui se remet à criser (désolé, mais je trouve ça mal joué en plus) et à tuer le Père (dans une scène digne de Marion Cotillard, pardon). C’est con qu’il se fasse avoir comme ça, surtout que j’aimais bien son analyse assez logique qui était que plus son fils souffrait, plus il se tournait vers la foi et les prières.

Le problème de ce meurtre de Mère, c’est qu’il est insuffisant : Campion est triste pour son père, croit les mensonges de sa mère sur une mort naturelle du robot… mais il refuse d’abandonner le plan de son père qui était d’utiliser le vaisseau pour contacter l’espace. Très rapidement, le voilà donc dans le vaisseau de ses parents à appeler à l’aide de parfaits inconnus. Pas une bonne idée, ça. Il échoue misérablement en plus, réactivant le moteur du vaisseau qui part s’exploser plus bas dans le cratère.

Pendant ce temps, Mme Latex refait une surchage avec du liquide blanc coulant sur son visage… Sans commentaire. Campion la retrouve et la musique m’a vraiment fait croire qu’elle était morte, mais non, elle est toujours bien en vie le lendemain pour accueillir un groupe d’hommes.

Oui, finalement, l’appel de Campion a été utile et fait débarquer sur la planète plusieurs hommes et un robot, venu inspecter les lieux pour comprendre d’où venait le message. Ils ne sont pas déçus en trouvant le campement de nos héros et on arrive aux premiers moments vraiment intéressants. Malheureusement, c’est trop tard pour moi, je doute vraiment qu’ils arrivent assez pour me motiver à regarder la série. Je termine l’épisode par principe, quoi.

Bref, Mère rencontre les hommes, s’inquiète que Campion leur dise sa vraie nature, mais prétend être une humaine… tout en refusant de faire croire qu’elle est religieuse. C’est con, quand elle s’adresse à un prêtre. Oui, évidemment, les Mithrac sont clairement là en mission d’évangélisation, rien d’autre. Ils cherchent autrement à s’installer sur la planète, se rapprochant de l’équateur et considérant qu’il n’y a pas vraiment de lois sur la planète pour le moment.

Bizarrement, tout ça fait que Lamia, Mère, me paraît presque convaincante dans son jeu d’actrice alors que tout le début n’était franchement pas fameux. Très rapidement, nos missionnaires décident de s’installer pour la nuit, pour le plus grand plaisir de Campion qui n’attendait que ça et qui les voit déjà en héros. Tout est présenté de manière tellement lourde, en mode « évidemment que c’est comme ça, faites pas chier ». Genre, d’où le gamin est heureux ? On ne sait pas trop.

Bien sûr, les missionnaires comprennent très vite que Lamia est un robot, et ils décident de s’en débarrasser… en utilisant Jinn, leur robot. Des religieux utilisant des robots à l’accent anglais, il ne manquait plus que ça. S’ils veulent tuer Lamia, c’est en épargnant Campion, évidemment, parce que cet humain pourrait être un prophète. Le seul problème, c’est qu’ils en parlent à Campion, qui est toujours incapable de garder un secret.

Ce gamin est tellement mal écrit, c’est fou. Qu’il se laisse convaincre par la suite par le missionnaire qui veut lui présenter des animaux et l’emmener dans son arc, je comprends. Qu’il balance aussi vite le secret de sa mère juste parce que quelqu’un lui demande si elle est un robot, ça n’a pas de sens. La Mère écoute toute la conversation et finit par débarquer, mais c’est déjà trop tard.

Jinn a en effet prévu de l’attaquer par surprise, persuadé de pouvoir la tuer facilement. Malheureusement pour lui, ce n’est pas le cas. La scène d’action est sympa, mais toujours pas exceptionnel, jusqu’à ce que la Mère révèle des pouvoirs insoupçonnés jusque-là pour tuer les humains. Telle Meduse, elle est capable d’utiliser ses yeux pour tuer ses ennemis. D’un regard, oui. Ah. C’était badass, mais toujours pas dingue.

Elle s’arrange ensuite pour usurper l’identité d’un missionnaire et s’infiltrer dans l’arche de ses ennemis, qui sont techniquement nos alliés. Cela tombe bien qu’elle soit métamorphe, tout de même. Une fois dans l’arche, ça devient assez cool à regarder. Telle une sirène, elle est soudainement capable d’hurler et faire exploser des gens, juste comme ça, en envoyant des ondes. Quand aux balles, elles lui arrachent la peau sur les plans larges, mais jamais sur les gros plans. Evidemment.

Que c’est raté comme série. Elle se débrouille alors pour faire en sorte que l’arche aille s’écraser au sol, mais elle profite d’un dernier quart d’heure pour aller rencontrer les enfants de l’arche. Ces derniers s’amusent dans une salle à… choper des flocons de neige ? Cela n’a aucun sens. Vraiment aucun sens.

Mère réussit en tout cas à détruire le vaisseau, sous les yeux de Campion, médusé, et du missionnaire qu’elle n’a pas tué sur Terre. C’est con. Contre toute attente, Mère décide finalement de sauver quelques enfants du crash, enfants qui se retrouvent à avoir froid sous la neige de la planète alors que ça allait bien dans le vaisseau ???

Ridley Scott, mais t’as chié dans la colle quelque chose de sévère là. La déception est totale. Ma seule joie dans cette affaire, c’est que ce premier épisode se suffit à lui-même. OK, Campion a peur de sa mère désormais et a de nouveaux frères et sœurs croyants, OK il y a toujours un missionnaire sur la planète et OK on a deux autres arches dans l’espace… mais bon. Vu la puissance de feu de la Mère, je ne vois pas trop l’intérêt de nous faire croire qu’elle pourra être battue plus tard.

J’aimais bien Campion à la base, mais c’est un gamin et comme tous les gamins de série, il est insupportable. Sa petite conclusion comme quoi il n’a jamais été en sécurité avec sa Mère et comme quoi elle a toujours été dangereuse… putain, mais c’est écrit avec les pieds ? Je suis vraiment déçu, parce que je m’attendais à une bonne épopée de SF. Là, on a des clichés à la pelle, un jeu d’acteur qui laisse à désirer, de la musique oppressante et omniprésente… J’ai vraiment perdu une heure – et même plus parce que j’ai eu un bug d’ordinateur en cours de route.

Je ne suis que déception. Je veux bien être en disette de séries, mais faudrait voir à pas abuser quand même !

Quand on me fait perdre ma soirée…

Strike : Lethal White – S04E02

Épisode 2 – 18/20
Un an de lecture par-ci par-là en deux épisodes d’une heure. Si j’avais su… J’aurais fait la même chose, puisque je savais. Je me délecte de cette saison qui est construite différemment du roman mais raconte l’histoire avec beaucoup de justesse, rendant justice aux personnages avant tout. Et ça tombe bien, je suis là pour eux. Tout de même, c’est plus simple de suivre tout ça quand tout s’enchaîne. Dommage donc que les quatre épisodes ne soient pas diffusés à la suite – même si ça aurait été indigeste, je sais.

> Saison 4


Spoilers

They piss themselves when they die.

L’adaptation est assez réussie pour me donner envie d’enchaîner les épisodes, ce qui n’était pas toujours le cas des chapitres du roman. La première scène me laisse pourtant sceptique : des chiens dont on n’a jamais entendu parler dans la série sont lâchées après nos héros qui se réfugient aussi vite que possible vers la grange à proximité. Oui, Strike court… alors que dans l’épisode précédent, il avait mal à son moignon. Robin court aussi, alors qu’elle venait de faire une sacrée chute. Bon, avec beaucoup d’ingéniosité et une excellente conduite de Robin, nos deux héros parviennent à échapper aux chiens. Ce n’était pas gagné.

Nos héros s’enfuient, mais ne dérogent pas pour autant à leur déontologie : Strike passe ainsi un coup de fil anonyme – puisque leurs actions sont illégales – à la police pour signaler la présence des restes humains trouvés. Soit. Je pense que j’ai juste dû oublier un passage du roman lu il y a près de deux ans.. mais j’ai tellement l’habitude que ça ne respecte pas l’ordre des chapitres de toute manière, je vire parano.

Robin se réveille au son de son portable, mais ce n’est pas exactement une panne de réveil pour autant : Izzy l’appelle pour lui dire de ne pas venir travailler au ministère puisque la police est là. Matthew l’insupportable en profite pour lui demander les conséquences de sa planque si elle venait à être arrêtée par les services de sécurité. Pff.

Cela dit, il marque des points : elle a placé des micros dans certains bureaux, notamment celui de Geraint Winn, et ça craint pour elle tout ça. Maintenant que le corps a été retrouvé et que la police va enquêter sur Chiswell, il y a de grandes chances que les bureaux du gouvernement soient trouvés et les micros illégaux trouvés.

Robin n’a plus d’autres choix que de se rendre à nouveau au ministère pour récupérer les micros, de manière aussi discrète que possible. Ainsi, c’est sans surprise qu’elle réussit à se faire griller par Aamir alors qu’elle regarde son téléphone abandonné sur le bureau. Et je retire ce que j’ai dit dans la critique précédente : les lentilles noires changent vraiment le visage de l’actrice sur certains plans. Je ne lui avais jamais trouvé de ressemblance à Virginie Efira avant cette scène, mais quand elle prend Aamir de haut pour se sortir du pétrin, la ressemblance était flagrante.

Elle enchaîne ensuite par une journée classique au bureau, malgré la surprise d’Izzy de la voir débarquer, ce qui lui permet d’entendre Chiswell être menacé au téléphone. De son côté, Strike suit sa propre piste pour tenter de retrouver Bill, mais tout ce qu’il trouve, c’est du sang. Bon, autant dire que nos trois détectives sont dans une impasse là. Trois ? Ouep, Strike a embauché quelqu’un j’ai dit. Robin raconte aussitôt la menace autour d’un repas, aussi charmante soit-elle (il est question en fait d’un message : « elles pissent en mourant »), et les détectives sont perplexes face au bourbier dans lequel ils sont embourbés, l’air de rien. Et ce n’est que le début de saison, hein.

Le lendemain, Robin et Strike mènent une enquête sur Jimmy Knight, ce qui permet à Robin de continuer à apprendre comment interroger les témoins, mais aussi de participer vraiment à l’interrogatoire. Ici, on interroge une coiffeuse qui a grandi avec les Knight et raconte sa propre version des histoires de famille terrifiantes. Les Knight et les Chiswell se fréquentent depuis toujours et sont dans les hautes sphères de la société, et Robin se met à envisager une nouvelle piste dans laquelle Jimmy aide les Chiswell à couvrir un meurtre. Pas de bol, Strike n’est pas convaincu.

En effet, ça ne correspond pas à la crainte de de Geraint Winn par Jasper (Chiswell). Nos détectives retournent donc sur les lieux du cliffhanger précédent pour mener l’enquête, et ça les conduit finalement dans l’immense demeure des Chiswell. Un tableau qui s’y trouve nous permet de découvrir un peu mieux la signification du titre du roman/de la saison : lethal white fait référence à un cheval blanc malade et peu efficace pour concourir.

Sur place, Robin et Strike interrogent Jasper sur tout un tas de choses, notamment Freddie dont le nom n’arrête pas de revenir encore et toujours dans l’enquête. Louche. Pas autant que la demande de Robin de se rendre aux toilettes les plus proches dans la barraque… C’est tellement le code universel pour « je vais fouiller la maison », sérieusement. Et ça ne manque pas, elle fouille le bureau Jasper et finit par y trouver des photos du fameux Freddie.

Ce n’est pas vraiment quelqu’un de fréquentable à en croire les photos d’une fête où il écrit « pute » au rouge à lèvre dans le dos d’une fille clairement bourrée et inconsciente ou sa fausse médaille de l’armée. Angoisse.

De retour à Londres, Robin ne peut malheureusement pas continuer l’enquête et est forcée d’en parler à Strike : c’est son anniversaire de mariage, et elle passe le week-end avec Matthew. Quelle angoisse, ce Matthew avec ses photos et sa certitude que le mariage était le meilleur jour de sa vie… et qu’est-ce que j’ai trouvé la prestation de l’actrice parfaitement incroyable ! Quelle actrice, à chaque fois, je suis impressionné ! Et qu’est-ce que j’ai ri de la photo que prend Matthew en arrivant à l’hôtel (hum, la fin de cette phrase est possiblement un spoiler, je ne sais pas trop, j’ai lu le livre sorry), parce que j’ai détecté à l’arrière-plan un petit quelque chose qui reviendra probablement ensuite, à moins que ce ne soit qu’un clin d’œil aux lecteurs.

Pendant que Robin feint de vivre le bonheur d’un anniversaire de mariage qu’elle vit comme une prison, Strike poursuit son enquête et cherche à en apprendre plus sur Jimmy, qu’il entend parler dans une fête se situant dans un hangar chelou. Euh… Est-ce que j’ai vraiment lu ça à un moment dans ma vie ? Mamamia, autant j’ai des passages vraiment en tête, autant dès que ça ne concerne plus les personnages directement, c’est autre chose.

Strike finit en tout cas par retrouver Billy à l’étage et il l’interroge sur la fillette, Suki, qu’il pense être enterrée sur la demeure des Chiswell et déterrée par Robin. Cela dit, Billy ne confirme rien parce que ce n’est pas bien facile d’interroger un personnage qui a clairement des problèmes psychologiques – ou une maladie ?

Jimmy débarque alors en plein interrogatoire et y met un terme en assurant que Strike a été envoyé par Chiswell. Il a beau démentir, c’est trop tard : Billy s’enfuit en courant, et Strike ne peut le suivre. Même Jimmy n’ose pas. Il s’en prend en revanche à Strike dans un escalier en le faisant tomber. Je sais que j’ai lu ce roman sur deux ans, mais une chute dans les escaliers, vraiment ? Pourquoi tout ça ne me dit rien ?

Pour se remettre de toutes ses émotions, Strike se rend ensuite chez Lorelei qui s’occupe de lui et peut jouer les infirmières pour lui pendant quelques jours. Ben oui, vas-y, on ne te dira rien Cormoran, profite d’une femme que tu n’aimes pas en pensant à Robin. De toute manière, Robin, de son côté, n’est pas beaucoup mieux à bosser pendant que Matthew dort et à le laisser coucher avec elle en lui disant qu’elle l’aime sans y croire, à penser à Strike. Quelle horreur cette scène, et ce plan de caméra qui nous montre bien que Robin n’est pas du tout à ce qu’elle fait. Je tiens une autre panne sexuelle pour le Bingo Séries, parce que OK, elle se laisse faire, mais franchement…

Elle retourne finalement à Londres pour apprendre que Cormoran est blessé, puisque Lorelei fait un sac avec ses affaires dans le bureau. Lorelei emmène donc Robin chez elle pour qu’elle puisse travailler avec Cormoran. On y découvre ainsi Robin ayant des enregistrements audio intéressant et Cormoran retrouvant la « pute » de Freddie sur les réseaux sociaux grâce à une enquête dingue. Elle s’appelle Rhiannon et tout ça mène à un regard qui en dit long, avec Cormoran ayant envie d’embrasser Robin.

Elle s’en rend compte et se barre… ce qui est bien plus explicite dans la série que sur le papier. Je ne peux pas m’empêcher de comparer, pardon.

Robin reprend ensuite le rôle de Venetia au ministère, sympathisant avec Izzy pour lui faire lâcher le morceau de quelques informations qu’elle n’a pourtant pas envie de partager pour protéger sa famille. Elles sont surprises par Chiswell énervé, envoyant paître Izzy et regrettant la mort de Freddie. Sympathique. Il dépose aussi sur son bureau des pilules, que Robin découvre être celles de Kinvara juste après. Ah ben voilà qui n’est pas du tout subtile franchement.

Robin le découvre quand Kinvara vient elle aussi au bureau pour un gala. Ouep, toute la famille doit se rendre à un gala de charité pour une association aidant les handicapés, ce qui permet de mieux les cerner : Izzy la discrète qui ne dit jamais rien quand son père s’énerve, Kinvara la femme-trophée parfaite dans son rôle, Raphaël le fils dragueur et un peu trop honnête pour son bien, à toujours dire ce qu’il pense à voix haute, en particulier à sa belle-mère qu’il déteste.

Pour le coup, l’écriture de JK Rowling (pardon, Robert Galbraith) vaut bien plus le coup que ce que propose la série où beaucoup de détails sont présentés avec beaucoup trop d’insistance pour qu’on ne soit pas suspicieux de certaines choses. Les médicaments, franchement ! Bref, on enchaîne au gala de charité, où Jimmy Knight a prévu de se rendre lui aussi.

Strike n’a plus d’autres choix, en l’apprenant, que de s’échapper de chez Lorelei pour l’empêcher de mener une action politique qui nuirait à son client, Chiswell. Ah, c’est là que j’ai repris ma lecture fin juillet ! Cette fois, c’est bon, j’ai vraiment en tête ce qu’il va se passer pour la suite. Afin d’empêcher une bannière accusant Chiswell de meurtre d’être dépliée, Cormoran n’a plus d’autres choix que de se précipiter et s’attaquer à Jimmy.

Certes, ça fait du remous, mais ça sauve Chiswell de pire que ce qu’il a à simplement devoir extraire Strike de cette situation difficile en descendant de sa limousine. Strike peut en effet passer pour son invité, vu le thème du gala.

Le gala peut avoir lieu, avec Venetia venant à bout de sa mission sous couverture. Elle devait trouver quelque chose pour empêcher Geraint de nuire à Chiswell et c’est rapidement fait quand elle découvre qu’il vole l’argent de sa propre action caritative… Franchement, c’est abusé comme intrigue, parce que ça occupe la moitié du roman/de la saison pour se terminer rapidement avec un chantage de Robin menaçant une femme de tout révéler et de faire du mal à la réputation de Della, la femme de Geraint, à l’origine de l’action caritative pour venir en aide aux handicapés, puisqu’elle est aveugle.

Ben oui. Venetia le vit assez mal tout ça, mais au moins, l’avantage, c’est qu’elle peut laisser tomber sa couverture. C’est un avantage pour elle de récupérer ses yeux bleus, mais je suis un peu triste tout de même parce que je l’adore avec ses yeux noirs, ça lui donnait un nouveau charme très chouette. De toute manière, elle est canon, et puis c’est tout. Chiswell les remercie de ce travail bien fait, elle et Strike, puis leur donne rendez-vous le lendemain matin.

La soirée est loin d’être terminée cela dit ! Même si Strike veut y mettre fin, il tombe en s’en allant sur Charlotte, son ex. En la découvrant, je me suis souvenu qu’on l’avait déjà vu dans la série, mais vraiment j’avais oublié jusque-là. Je suis convaincu par son casting, beaucoup moins par la manière ridicule de mettre en scène sa grossesse. L’ex de Strike a un rôle important dans les romans, mais là, c’est limité à bien peu malheureusement. Disons que ça permet à Robin d’être jalouse et à Lorelei de se prendre un énorme vent quand elle dit ensuite à Strike qu’elle l’aime, alors que lui a encore en tête son entrevue quasi-désastreuse avec Charlotte. Il y a pire que Strike, il y a Izzy. Dans le roman, j’avais l’impression qu’elles étaient vraiment amies. Dans la série, on a l’impression qu’Izzy est un boulet pour Charlotte qui s’en débarrasse super vite. J’avais mal lu le personnage d’Izzy je crois, c’est vrai qu’il y a plein de moments où elle est un peu boulet… mais la série se concentre uniquement sur ça, j’ai l’impression.

De son côté, Robin aperçoit donc Strike et Charlotte parler et force est de constater qu’elle est jalouse de cette discussion, la pauvre. Elle rentre ensuite chez elle et retrouve un Matthew qui a fort envie de lui faire l’amour cette fois. Pas de bol pour lui, ce n’est pas réciproque, et ce n’est pas en étant plus agressive que Robin dira oui. Franchement, Matthew me crispe tellement. Déjà dans le roman, ce n’est pas fameux avec les pensées de Robin, mais de le voir à l’écran, ça me crispe, c’est tout, c’est littéralement visible qu’elle ne veut pas se marier, partir en lune de miel, en week-end, l’embrasser ou coucher avec lui. Pire couple de la galaxie, bordel, parlez-vous, divorcez, vite.

Bref. La nuit passe pour Robin et Strike sans sexe. Ce dernier vexe Lorelei qui ne peut plus dormir et s’isole, lui permettant de se remettre à travailler lorsqu’il a un appel de Billy. Il le retrouve sur Leicester Square, blessé au couteau. On comprend donc qu’il passe une partie de la nuit à l’hôpital avec lui, ce qui fait qu’il est en retard au rendez-vous du lendemain matin chez Chiswell.

Il prévient Robin et lui conseille d’aller seule au rendez-vous, puisque Chiswell est très à cran sur la ponctualité. C’est donc ce qu’elle fait, trouvant une porte étonnamment ouverte. Grâce à ça, elle peut pénétrer dans la maison et la série étire un peu trop en longueur tout ça, avec toute une traversée du rez-de-chaussée qui m’a paru plus interminable que les descriptions du roman. Comme on est en fin d’épisode, tout le monde aura déjà largement compris à ce stade ce qu’il en est : elle retrouve le corps de Jasper Chiswell, mort par étouffement sous un sac en plastique. Bon. A la semaine prochaine, du coup !

> Saison 4

Strike : Lethal White – S04E01

Épisode 1 – 18/20
Même si c’est long et beaucoup trop complexe pour ce que ça pourrait être, force est de constater que l’adaptation se débrouille très bien pour rendre plus intéressante une intrigue qui n’a pas réussi à m’accrocher sur le papier. Le casting est plein de très bonnes surprises avec des acteurs que j’aime beaucoup – même s’ils ne sont pas du tout ce que j’imaginais pour ces personnages – et ça passe finalement mieux à l’écran, la série est magnifique et fait de bons choix.

> Saison 4


Spoilers

Do we know who we’re working for?

Allez, première scène et je suis déçu par certains choix de mise en scène et par l’absence de résumé des saisons précédentes – même si je connais l’histoire, oui. C’est malin, alors que j’ai mis tant de temps à trouver l’épisode ! Bon, du point de vue de l’histoire, ça marche très bien en revanche de voir Strike être dépité par le mariage de son assistante et de la voir être choquée de comprendre que Matthew a supprimé ses messages. Quant à certains plans, on s’amuse à nous mettre le duo de héros de la série face à face en tenue de mariage, hein.

On enchaîne sur le mal-être de Robin en plein mariage et sur Strike, le seul être au monde capable de s’endormir en plein repas de mariage, honnêtement. C’est particulier comme début de roman, mais j’aime le choix des scénaristes qui est de suivre une chronologie linéaire plutôt que de nous faire du suspense sur l’intrigue qui nous intéresse.

Robin ose se barrer au barrer au beau milieu de sa première danse de mariage et c’est bien plus choquant à l’écran que dans le roman. C’est aussi bien plus mièvre, d’ailleurs. En tout cas, Robin accepte de travailler à nouveau pour Strike et…

On se retrouve un an plus tard. C’est toujours aussi frustrant, même en connaissant l’histoire ! Les affaires tournent bien pour nos détectives qui ont même une nouvelle assistante incompétente (joli cliché bien interprété), même si les enquêtes sont principalement des histoires de tromperies. Eh, après le mariage de Robin, on peut s’attendre à ce que ce soit son quotidien après tout, non ? Bon, non peut-être pas.

En tout cas, elle est toujours avec Matthew, alors que Strike, lui, est vu en train d’embrasser une femme. Lorelei, c’est son nom et je le sais puisque j’ai lu le roman, n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais, et j’en arrive à me demander si elle était là en saison 3. L’actrice a l’air cool au moins, j’ai hâte de voir ce qu’ils vont en faire.

En attendant, il est temps de commencer l’intrigue de la saison, et ça rend bien mieux à l’écran de voir ce fou qui débarque dans le bureau de Cormoran par effraction, peint un cheval blanc et menace de se suicider en bégayant qu’il voit des cadavres dans sa tête. Yep. Robin est effrayée parce que le traumatisme est là, la série se la joue film d’horreur avec les souvenirs de ce client atypique (drôle d’idée de la part des scénaristes, là aussi, hâte de voir comment ils mettront tout ça en scène) qui s’appelle Billy et qui est interrogé par Strike comme si de rien n’était.

Il est interrompu dans ses souvenirs lointains de meurtre par la secrétaire inefficace de Strike qui pose sa démission aussitôt Billy parti. Ce dernier s’en va en effet, sans laisser de trace (ou presque) ou de nom. De trace ? Un coup de crayon à papier plus tard, Strike peut commencer à mener l’enquête.

Avec Robin, il inspecte donc un bâtiment avec les mêmes dessins de chevaux blancs, tout en cherchant à comprendre qui est Billy. Tout cela le mène dans un bar d’une association politique, le CORE. Pfiou, ça passe tellement mieux en série, tout est plus… rapide, dirons-nous. Vous vous épargnez des dizaines de pages de description, sachez-le ! Et même si j’adore la plume de JK Rowling, ça fait du bien.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! HUNTER !!! Pardon. Ne suivant jamais rien des castings, j’ai hurlé lorsque Strike arrive à CORE puisque j’adore Nick Blood, l’acteur interprétant Jimmy Knight. Quel plaisir de le voir dans ce rôle qui va lui aller très bien, en plus. Purée, c’est là que je me suis arrêté dans ma lecture la première fois tellement c’était long dans le roman, et on en est qu’à seize minutes. Malgré la rapidité et la fluidité de l’adaptation, force est de constater qu’à nouveau, je décroche sur les détails du CORE, parce que l’intrigue ne m’intéresse pas.

Je suis surtout là pour les personnages, après tout. On avance cependant uniquement dans l’intrigue policière parce que nous personnages sont coincés (et pour un moment) dans leur vie, rendant le roman étouffant par des pensées constamment déprimantes des deux héros. Rien de tout ça à l’écran, on enchaîne donc avec Strike qui rencontre un ministre, Jasper Chiswell. Il le recrute autour d’un bon repas parce qu’il veut être protégé, mais rapidement, il est question de Jimmy Knight, à nouveau. Et ça énerve Strike de voir que le ministre sait qu’il cherche le frère, Billy Knight.

Chiswell est alors forcé de reconnaître qu’un photographe a pris Robin et lui en photo devant le repaire de Billy plus tôt. Face à tant d’honnêteté, et surtout la promesse d’un bon salaire en vrai, Strike accepte donc de bosser pour Chiswell. La série tombe alors dans le bavardage, parce qu’il y a un milliard de personnages à évoquer pour la suite de la saison. Malgré mes espoirs, les évocations de chacun se font sans photo ou visage, donc… c’est tout aussi illisible que le roman pour le moment. C’est un peu plus facile à l’écran, on va dire, parce que je connais certains personnages, forcément.

De son côté, Robin refuse une planque pour… aller en thérapie. Ben oui. Elle est encore en choc post-traumatique de son agression de la saison précédente, et les scénaristes profitent de sa séance de psy pour quelques flashbacks de la terrible lune de miel de Matthew et Robin. Comme si on ne détestait pas déjà assez Matthew… J’en veux à JK Rowling qui nous rend Robin détestable à rester comme ça à s’accrocher à un mari qui n’est pas fait pour elle… Et à ne rien dire à Strike de ses crises d’angoisse.

Elle commence donc elle aussi l’enquête de son côté, se renseignant notamment sur Chiswell et sa famille, notamment son fils Raphaël, qui devrait être en prison si son père n’avait pas fait en sorte de réduire sa sentence. C’est utile d’avoir un père ministre. Dans tout ça, Billy est toujours disparu, par contre.

Plus ou moins. Jimmy est capable de retrouver son frère fou et paraît clairement être en train de le torturer. Strike se rend ensuite chez Chiswell et tombe sur sa femme. J’avoue, je suis déçu, parce que dans ma tête, je ne pouvais m’empêcher d’avoir Charisma Carpenter en tête chaque fois qu’il était question de cette femme clairement à percevoir comme une femme trophée – et je dis ça à cause de son rôle dans Veronica Mars, pas de l’actrice.

Le lendemain, Robin entame une mission sous couverture, dans le rôle de Venetia Hall. On nous disait que des lentilles et une perruque lui permettaient de changer d’identité, mais ce n’est pas bien flagrant à l’écran. Par contre, les lieux de tournage sont magnifiques, inévitablement, puisqu’elle se retrouve à bosser pour le gouvernement – en plein pendant les JO dans le roman, mais pas là, les producteurs optant pour quelque chose de moins précis.

Sur place, elle rencontre Izzy, là encore loin de ce que j’en imaginais. Ben mince, franchement, il n’y aura donc personne pour être ce que j’imaginais cette saison ? En même temps, comment imaginer que Paula de Suits allait être castée là-dedans ? Je suis très content de la retrouver et elle s’approprie bien le rôle, surtout qu’elle est tout de même importante à nous faire une première mention de Charlie (aka Charlotte), l’ex de Strike.

Bref, Izzy est au courant de la mission sous couverture de Robin et l’aide à approcher Geraint Winn, l’homme qui menacerait Chiswell et qu’elle décide d’approcher dans son bureau, qu’il partage avec Aamir. Si Aamir est méfiant de cette femme aux yeux noirs, Venetia plaît beaucoup à Geraint, qui a une femme aveugle. La série nous le présente bien plus en gros porc que mon souvenir du roman, et on comprend bien la crisse d’angoisse de Robin quand il s’approche d’elle dans son dos. C’est très bien écrit tout ça, mais c’est aussi bien dramatique, je trouve.

La série en fait peut-être un tout petit peu trop, mais c’est qu’il faut trouver des points d’intérêt dans cette très longue intrigue et cet épisode qui pourrait être inintéressant sans ça. Au moins, cette scène lui permet une petite crise d’asthme en rencontrant Raphaël, plutôt bien casté (mais un peu plus vieux que ce que j’imaginais vu le personnage) et Kinvara, la femme de Chiswell.

Il faut s’accrocher, mais c’est bien plus simple comme ça que dans le roman où il y a des pages et des pages qui séparent les apparitions des noms des personnages. En tout cas, Robin se fait draguer par Raphaël qui pense bien sûr qu’elle est Venitia, une filleule de son père tout de même – soi-disant parce qu’il a une mère italienne d’après Izzy.

On enchaîne ensuite sur une petite fête organisée par Robin et Matthew, ce qui est l’occasion pour nous d’être bien angoissé par le personnage de Matthew, insupportable. Il est insupportable avec Robin, bien sûr, puisqu’il choisit ce qu’elle porte et invite plein de collègues du boulot qu’elle déteste tout en lui reprochant – au moins dans son attitude – d’avoir invité Strike à la fête chez eux. Tss.

C’est aussi l’occasion pour nous de rencontrer Sarah, qui de mémoire n’était pas là dans les saisons précédentes, alors que dans les romans si. Peut-être qu’elle l’était tout de même parce qu’elle est comme je pensais qu’elle serait. Ah enfin quelqu’un qui ressemble à ce que j’imaginais !

Strike, lui vient avec Lorelei, ce qui ne fait peut-être pas si plaisir que ça à Robin. Un nouveau flashback nous révèle alors que pendant sa lune de miel, Robin a eu une prise de conscience bien logique et a voulu quitter Matthew. Avant ça, elle a tenté d’appeler Strike et découvert qu’il était désormais en couple avec Lorelei, au téléphone. Malgré tout, elle a voulu quitter Matthew… mais ça n’a pas fonctionné, parce qu’il a eu la bonne idée d’avoir une infection au poignet.

De son côté, Strike aussi considérait que Robin faisait une énorme erreur, et il voulait l’appeler pendant sa lune de miel. Malheureusement, il a donc découvert l’endroit où elle était et il a dû laisser tomber ce plan. Dès lors, il s’est considéré célibataire en allant dans un bar où il a rencontré Lorelei… AH.

De retour dans le présent, Robin et Strike, plein de regrets des décisions passées (et ça rend peut-être légèrement mieux à l’écran, ça aussi) se rendent dans un petit roadtrip, toujours en quête du meurtre raconté par Billy en début d’épisode. Ben oui, malgré tout, il faudrait voir à ne pas oublier qu’ils ne savent pas si le meurtre a eu lieu ou non.

Ils découvrent dans leur roadtrip vers la résidence de campagne des Chiswell un terrain de golf à l’effigie du fameux cheval blanc, puis une écurie. Petit à petit, ils sont persuadés de s’approcher de la vérité et décident alors d’aller creuser pour trouver, peut-être un cadavre. Euh. Ca me fait percuter deux choses : premièrement, l’épisode avance très vite, j’en ai oublié de parler que Strike a embauché quelqu’un d’autre pour les aider dans cette intrigue tentaculaire. Deuxièmement, je pense bien que le roman est complètement défiguré par cette adaptation.

La personne embauchée par Strike a un rôle tout de même un peu plus conséquent dans le roman, et j’ai l’impression que certains passages sont dans le désordre. Ou alors, c’est ma mémoire qui est embrouillée, mais tout de même… Robin déterre ainsi pour cette fin d’épisode des os qui nous font un très bon cliffhanger, mais qui débarquent trop tôt. Ce n’est pas dérangeant en soi, mais je me demande ce que la série va raconter dans les trois épisodes suivants là, du coup.

> Saison 4

Strike : Lethal White (S04)

Synopsis : Qu’il le dise maintenant ou qu’il se taise à jamais est grosso modo le cliffhanger du roman, mais pas de la saison « Career of Evil » qui se terminait sur le mariage de Robin et Matthew. C’est parti pour une nouvelle intrigue un peu plus politique.

Saison 1 | Saison 2Saison 3 | Saison 400.png

Pour commencer, j’ai très hâte de voir ce que ce roman va donner une fois adapté à la télévision, parce que vraiment, ce fut souvent une plaie à lire, mais je pense que ça peut rendre très bien à l’écran tant il est… un pavé, tout simplement. Avoir des visages à mettre sur certains personnages ne fera pas de mal, tellement la galerie de personnages est énorme. Puis, au moins, je vais tout voir plus rapidement (j’espère), contrairement à ma lecture du roman qui fut interminable.

Voir aussi : Lethal White : le retour de Strike sur la BBC

Les épisodes étant toujours aussi long sur la BBC, je ne vais pas plus m’attarder ici et me lancer dans le visionnage, ça vaut mieux si je veux me coucher à heure raisonnable. Il y a quatre épisodes dans cette saison 4 (que certains continuent d’appeler « saison 1 », mais IMDB « saison 3 », j’abandonne le combat avec cette série, franchement, la numérotation n’a aucun sens), deux par semaine, donc eh, j’ai deux heures à savourer là !

Note moyenne de la saison : 18/20

S04E01 – 18/20
Même si c’est long et beaucoup trop complexe pour ce que ça pourrait être, force est de constater que l’adaptation se débrouille très bien pour rendre plus intéressante une intrigue qui n’a pas réussi à m’accrocher sur le papier. Le casting est plein de très bonnes surprises avec des acteurs que j’aime beaucoup – même s’ils ne sont pas du tout ce que j’imaginais pour ces personnages – et ça passe finalement mieux à l’écran, la série est magnifique et fait de bons choix.
S04E02 – 18/20
Un an de lecture par-ci par-là en deux épisodes d’une heure. Si j’avais su… J’aurais fait la même chose, puisque je savais. Je me délecte de cette saison qui est construite différemment du roman mais raconte l’histoire avec beaucoup de justesse, rendant justice aux personnages avant tout. Et ça tombe bien, je suis là pour eux. Tout de même, c’est plus simple de suivre tout ça quand tout s’enchaîne. Dommage donc que les quatre épisodes ne soient pas diffusés à la suite – même si ça aurait été indigeste, je sais.
S04E03 – 19/20
Cette adaptation continue d’être vraiment très plaisante. Certes, on voit certains raccourcis pris par rapport au pavé qu’est le roman, mais le scénario ajoute aussi des scènes qui fonctionnent bien et le casting est merveilleusement bien choisi. Je pense que cet épisode contenait les scènes que j’attendais le plus, et c’est une vraie réussite, alors que dire de mal ?
S04E04 – 17/20
Ce dernier épisode mâche tellement le travail de détective qu’il est un peu trop prévisible à mon goût. Les raccourcis et libertés pris par l’adaptation ne fonctionnent pas tous de manière égale, ce qui est dommage, mais n’empêche pas l’ensemble de rester bien solide et agréable à regarder. Et puis, difficile de trop reprocher à une adaptation d’un roman que j’ai déjà lu d’être prévisible, après tout…

Saison 1 | Saison 2Saison 3 | Saison 4