3% (S04)

Synopsis : La saison finale promet quelques rebondissements, en recommençant avec André en commandant de l’Autre Rive et la Coquille en position de force maintenant que Marcella y est prisonnière.

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Pour commencer, je suis un peu triste de me dire que ce week-end va marquer pour moi la fin de la série, mais cette saison a été diffusée il y a quelques semaines déjà. Comme je l’avais dit à l’époque, il fallait qu’on trouve un moment pour la voir avec Laura, puisqu’on avait regardé les trois premières saisons ensemble. Pas de raison de changer une équipe qui gagne… Le rhum et la bouffe sont donc aussi de la partie, avec des bonbons et une bonne grosse raclette pour entamer la saison des raclettes avant une nouvelle vague de chaleur.

Normal, non ? Sinon, concernant la série, j’ai hâte de découvrir ce que va donner la dernière saison. Je pense qu’il est temps d’arriver à une conclusion pour cette série, mais je ne sais pas trop ce qu’ils vont pouvoir écrire pour que ce soit vraiment satisfaisant. On le saura bien assez vite, j’imagine ! Avant de commencer la saison 4, si ce n’est pas encore fait, je vous laisse vous remettre en tête les épisodes précédents grâce à un article de cet été.

Voir aussi : Il s’était passé quoi dans 3% déjà ?

Pour le reste, c’est ci-dessous, comme d’hab, même si c’est la première fois pour cette série que je vais prendre la peine de faire un article par épisode, oups ! Tout paraîtra assez vite sur le blog, mais la mise en page et la publication, c’est chronophage.

Note moyenne : 17,5/20

S04E01 – Lua – 16/20
Heureusement que c’est la dernière saison, parce que même si l’intrigue ne tourne pas en rond, on sent qu’il y a quelques répétitions et retours d’intrigues qui vont être lourdes. Pour autant, je suis bien content de retrouver tout le monde (hum, et mon verre de rhum pour accompagner le visionnage, ouuups), ainsi que cet univers qui me manquait un peu.
S04E02 – Choque – 16/20
On repart sur les habitudes de la série, mais c’est exactement pour ça que j’étais là. Par contre, il y a en cours de route des twists parfaitement inattendus qui nous montre qu’il est temps de provoquer les changements voulus par nos héros, parce que les méchants sont vraiment méchants et perturbent un équilibre longuement établis dans la mythologie de la série. En fait, il y avait du mieux, mais c’est la longueur de l’épisode qui m’a un peu moins botté en définitive.
S04E03 – Fogo – 17/20
Les choses commencent à s’accélérer, avec action et avancées plus concrètes dans la saison. En même temps, on s’approche déjà dangereusement de la mi-saison, puisque cette saison finale est très courte. Les rebondissements sont bien amenés et quelques constructions de personnages ont des virages vraiment sympathiques pour la suite.
S04E04 – Submarino – 18/20
Ah ben on arrive beaucoup plus tôt que prévu à des choses que j’attendais pour beaucoup plus tard, mais c’est franchement pour le mieux, avec une saison qui est très prenante. Comme ils n’ont que peu d’épisodes, c’est normal d’aller vite après tout, mais tout de même, ce qu’il se passe dans cet épisode pourrait déjà (limite) faire partie de la toute fin de série. Curieux de savoir ce que les trois derniers épisodes vont nous révéler !
S04E05 – Quadro – 17/20
C’est un épisode un peu plus calme, mais en même temps, il nous fait bien prendre conscience qu’on approche de la fin de la série. S’il sert de transition, l’épisode prend tout de même le temps de développer des personnages qui sont là depuis le début, et c’est bien écrit. C’est sympathique comme tout, j’aime bien.
S04E06 – Botões – 20/20
Je me suis fait balader par cet épisode, parce que les scénaristes vont loin, beaucoup trop loin, et vite, beaucoup trop vite. Les scénaristes ont beaucoup plus de cran que ce que j’imaginais et cet épisode le prouve. Curieux de voir la fin qu’ils proposeront après tout ça !
S04E07 – Sol – 17/20
Il y a de bonnes révélations finales, mais pas forcément la digestion de ce qu’il s’est passé avant, ni une conclusion parfaitement satisfaisante. On a à peu près tout ce qui a fait le succès – ou en tout cas la qualité – de la série à un moment ou un autre, mais je ne suis pas entièrement convaincu par ce volet final. Dommage que ce soit terminé, la série va réussir à me manquer.

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Riverdale – S02E12

Épisode 12 – The Wicked and the Divine – 16/20
C’est tellement n’importe quoi que c’en est jouissif, surtout quand j’accélère le rythme de l’épisode comme je l’ai fait et que la série enchaîne les cliffhangers de fifou. Au moins, ça me donne envie de continuer pour découvrir jusqu’où ils oseront aller, et je me marre bien. C’est l’essentiel, et un peu tout ce que je demande dans cette série !

> Saison 2


Spoilers

Elisabeth, did you lock the front door ?

C’est un épisode en plein rush que je me décide à regarder. Pour le bien du podcast, je veux voir au moins un épisode avant le prochain épisode, et tant pis si c’est en speedwatch, surtout qu’on va parler de speedwach. C’est donc à toute vitesse que j’ai regardé ça, avec un épisode qui commence pourtant super mal et mérite un milliard de critiques rien que parce qu’on voit Archie jouer les larbins pour Hiram.

C’est super drôle parce que ça se termine sur Veronica en robe de mariée. Pardon, en robe de baptême. MDR. La robe est magnifique, mais c’est clairement un mariage. Puis, qui se fait baptiser à cet âge-là ? Veronica, pour le bien de la série, allez. Bon, on passe du baptême à une simple confirmation, ça passe déjà un peu mieux, même si c’est tard à cet âge-là. J’imagine que je n’étais pas si attentif en début d’épisode finalement ! Bref, la soirée n’est pas si simple à organiser… Ben oui ! En parallèle, Hermione a découvert qu’Archie avait embêté Nick et elle n’en est pas très contente. Une autre personne pas très contente est le FBI, avec un agent qui se met à harceler Archie jusque chez lui pour avoir des informations juteuses sur les Lodge. Veronica n’a plus le choix que d’accepter tout ce que lui demande sa mère.

Josie se retrouve donc à devoir chanter à la cérémonie, ce qui ne plaît pas à Veronica, mais ce n’est qu’une première désillusion pour Veronica. Le but est évidemment de faire une alliance avec la maire, encore et toujours. Autre désillusion pour Veronica ? Les prêtres !

Le prêtre auprès de qui elle se confesse ne lui apporte aucun réconfort après le déballage de tous ses péchés, alors elle est triste… En plus, pour ne rien arranger, elle se retrouve à une soirée entre femmes parfaitement déprimantes, alors qu’en parallèle, Archie fait le larbin pour son père à elle dans une partie de poker bien naze. Ce qui est bien, c’est qu’il finit par y récurer les chiottes et entendre au passage que les hommes de main d’Hiram ne sont pas convaincus par la manière dont il gère les affaires, à bosser avec l’amant de sa femme.

Cela dit, Archie ne lui dit rien : il a ses infos, à lui de voir s’il prévient le FBI ou Hiram. En attendant, Veronica supplie son père de tout faire pour éviter qu’Archie ne soit mêlé aux affaires de famille. C’est foutu, pourtant, parce qu’Archie n’hésite pas à s’impliquer et prévenir Hiram de ce qu’il a entendu. Notre parrain de la mafia peut donc faire tout ce qu’il peut pour se protéger : il fait tuer son ennemi d’une petite balle dans la tête !

Tout ça nous mène au mariage de Josie et Veronica sur Bittersweet Symphony. La chanson était jolie, mais franchement, on aurait dit un mariage tout ça… En tout cas, au moment de la confirmation, Veronica est prise de doute telle une Gossip Girl pour son mariage, mais elle voit Archie et renonce à Satan, avec des effets de lumière parfaitement dingues et géniaux à voir et horribles et drôles et bordel que cette scène vaut le coup !

On enchaîne sur une soirée mondaine, comme si de rien n’était. Pourquoi pas ! Eh, ça permet de faire avancer d’autres intrigues, avec une réunion entre Jug et Betty… Pendant ce temps, Jug continue d’être insupportable à jouer les serpents. Il est interrogé, avec son père sur les vandalismes ayant lieu à Riverdale. Le harcèlement ne fait que commencer pour lui, parce que le shérif Keller n’est pas le seul à ne pas aimer son article qui attise les passions. En effet, le principal décide de virer Betty et Jug du journal du lycée, parce que leur article fait trop de bruit.

Bien joué, mec, tu pouvais pas lire l’article avant de les laisser le publier ? La liberté d’expression dans les lycées américains, je n’y crois pas spécialement. Betty en profite pour se renseigner sur la vie sentimentale de son ex et lui mentir sur ses activités à elle, omettant bien de dire qu’elle a embrassé Archie, hein.

La journée se termine pour Jug par un avis d’expulsion. Ouep, merci les Lodge et la maire de décider de les virer. Si ça pouvait les virer de la série, franchement ! Ce n’est pas le cas, Jug préfère s’énerver dans le bar des Serpents, puis aller confronter la maire. C’est connu que les maires accueillent les lycées pour entendre leurs plaintes. Il paraît que la maire aime bien Jug cela dit. D’où ? Comment ? Who cares ?

Jug comprend que les Lodge la manipule et il en parle aussi à Betty. Ouais, ils ne sont plus en couple, mais leur duo est toujours le même, quoi qu’il arrive. Il a un joli plan très vite sur pied le Jug, mais il n’est toujours pas au bout de son épisode et des petites musiques dramatiques terrifiantes : l’avocate qu’il a mutilé, Penny, est de retour ! Elle n’aime pas trop le fait de s’être fait arracher les tatouages et, maintenant que les Serpents ont besoin d’elle, elle demande que Jug soit viré des Serpents et son tatouage arraché.

La situation est tellement dramatique que les Serpents vont voter, que le père de Jug l’engueule comme on voit ça rarement dans cette série et que Jug en… arrache son bonnet et le jette au sol ! Tellement dramatique tout ça ! De toute manière, il peut toujours compter sur Betty pour mener l’enquête et retrouver la personne responsable de la décapitation de la statue.

Et ça alors ! C’est justement la personne dans les Serpents qui voulait justement le voir être détrôné. Cela fonctionne plus ou moins : Betty se mêle des affaires des Serpents, une fois de plus, et elle sauve le tatouage de son mec. Le responsable de la décapitation est puni, et Jug est mis sur la touche pour le moment. C’est parfait, ça. En plus, ça permet à Betty de se rapprocher à nouveau de Jug, et de coucher avec, toujours sans lui parler de son baiser avec Archie. Bien joué…

Oh putain, j’aurais dû m’en douter et le voir venir, mais voilà donc Betty qui se retrouve à faire des plans cam avec sa perruque. Comme si une perruque pouvait suffire, sérieusement ! Cela inquiète Alice, mais pas du tout Chic, qui se met à recevoir des mecs chez lui. Pfiou. Il promet que ce n’est pas un client, mais bon…

Dans tout ça, on retrouve aussi le père de Betty qui n’est toujours pas ravi d’accueillir chez lui le bâtard de sa femme. On peut comprendre, vu comment il se déplace en peignoir dans la barraque en invitant des mecs. C’est un peu trop chez lui, d’un coup, on va dire. D’ailleurs, en fin d’épisode, Chic reçoit la visite de son mac (hum, pardon) et celui-ci n’est pas très heureux de le découvrir dans sa petite vie de banlieusard. Moi, j’ai trouvé ça très cool, parce que quand Betty rentre chez elle, elle découvre un type mort et sa mère en train de tranquillement éponger le sang au sol. Une soirée américaine parfaitement banale, quoi !

Sinon, du côté des autres cliffhangers de l’épisode, Archie décide de faire confiance à Veronica et refuse finalement d’obtenir les informations compromettantes qu’elle connaît sur les affaires de ses parents. Forcément. C’est plus simple comme ça : il ne risque pas de la faire tomber auprès du FBI comme ça… Bon, par contre, c’est gênant comme tout parce qu’il lui dit que son père est un monstre et parce qu’il comprend bien qu’elle sait des choses.

Oui, elle en sait, mais il faut dire que pour sa confirmation, elle reçoit comme cadeau une tête de statue. Super. Qu’est-ce que vous voulez qu’elle foute de ça, pire presse-papier du monde ! Et sinon, Archie décide de protéger Hiram auprès du FBI, alors même qu’il vient d’apprendre que c’est un meurtrier et que quelqu’un est mort à cause de l’avertissement qu’il a donné à Hiram. Crédible.

Compteur d’Archie à poil : la déception est totale dans cet épisode.

> Saison 2

The 100 – S07E13

Épisode 13 – Blood Giant – 18/20
Ah bon d’accord, je ne m’attendais pas à un épisode aussi riche en rebondissements et situations complètement éclatées après deux semaines de pause. J’avais oublié que la saison touchait à sa fin, et la série avec. Une fois de plus, une chose est sûre : ça ne plaira pas à la majorité des fans, comme toujours avec cette série. Mais là, vraiment, cette saison semble piétinée en quelques instants, et une bonne partie de la série aussi. C’est fou. J’ai aimé quand même, parce que les performances sont magistrales !

> Saison 7


Spoilers

So much for together

Oh la, heureusement qu’il y avait un résumé de l’épisode précédent, parce que je dois bien avouer que si j’avais hâte de découvrir cet épisode, j’ai la mémoire courte également. C’est bien la peine d’avoir été à fond pendant six ans et de tout zapper de la saison en cours en deux semaines. Mais quelles deux semaines, aussi.

Bref, on reprend sur le cliffhanger du précédent épisode. Clarke et Raven n’arrivent pas seules finalement, et c’est tant mieux. Des guerriers invisibles accompagnent tout ce petit monde, et c’est exactement ce que j’en attendais : ils n’hésitent pas à nous buter toute la garde rapprochée de Sheidheda, qui ne fait pas long feu n’en déplaise au Commander. C’était assez jouissif de voir Bill débarquer comme ça à Sanctum. Il vient de se gagner un milliard de points de sympathie, et il en avait tellement peu avant qu’il était temps !

Il est l’heure pour tout le monde de découvrir que Gaia n’est pas là et de libérer Murphy, mais pas Indra. Ouep, elle était du côté de Sheidheda après tout. Heureusement, Indra avait la bonne idée de ne pas être armée. Elle est donc laissée sauve, contrairement à toute la garde rapprochée de Sheidheda qui meurt bien vite, à coups de laser.

Cet imbécile de Sheidheda pense pouvoir s’en prendre à Bill, mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Il est bien protégé par bien des soldats qui n’hésitent pas à poignarder notre Sheidheda tout puissant. Ce fut rapide, ça, comme destitution. C’était bien la peine de nous prendre la tête toute la saison avec… Aussi inutile qu’espéré ! Par contre, toujours pas de vraie explication claire sur la chronologie improbable, mais je n’en attends plus, je crois !

C’est tout le contraire pour Murphy, qui essaie de comprendre un peu mieux ce qui arrive à Bellamy, et c’est clair qu’il y a de quoi se demander ce qui lui est arrivé. Il a clairement changé de camp, et Murphy le devine vite. En tout cas, ça me fait plaisir de retrouver tout ce monde-là sur la même planète ! Plus que quelques prisonniers, et hop…

Clarke découvre donc que sa fille est dans le réacteur, et ça lui donne encore plus envie de se débarrasser de Bill bien rapidement. Pour cela, Clarke se retrouve à devoir partir seule, même si ça n’a aucun sens stratégique de la part de Bill. Je peux comprendre qu’il ne souhaite pas marcher, mais de là à laisser Clarke seule ? On va dire qu’il ne veut pas qu’elle s’arme avec des alliés, allez. Il la débarrasse donc de l’aide de Raven et Murphy, qui voulaient pourtant aider (ou juste rentrer chez eux, allez savoir !).

Clarke part seule… Par contre, on m’explique pourquoi Raven semble si sûre d’elle d’un coup ? Si habituée aux soldats invisibles ? Je veux bien qu’elle aime les tenues… mais tout de même, c’est bizarre, elle n’a pas eu le temps de vraiment s’habituer aux hommes invisibles. Qu’à cela ne tienne, j’étais heureux de la retrouver avec Murphy, surtout quand il s’agissait de critiquer Bellamy et sa tenue dégueulasse.

Raven cherche malgré tout à comprendre ce qui est arrivé à Bellamy, toujours aussi sûr de lui malgré la prise d’otage en cours pour Octavia et Echo, dont nous n’avons pas de nouvelles. Génial. Bellamy a de quoi être sûr, en même temps, puisqu’il gagne rapidement la confiance de Bill qui se met à le consacrer en bras droit. Tout ça n’a aucun sens… et pourtant, c’est ce qu’il se passe. Admettons. Je vais me concentrer sur le positif, c’est-à-dire Murphy.

Pendant ce temps, c’est Gabriel qui est chargé de s’occuper de sauver Sheidheda, et il le fait en essayant de savoir si Russel a souffert de sa mort. La scène était plutôt marrante et intéressante à la fois, parce qu’il y a un passif avec Russel et parce que Sheidheda est ligoté avec… Indra. Aha. Quel beau duo de prisonniers !

Il était alors temps pour tout ce petit monde d’être à nouveau sous l’influence du fameux soleil rouge. Je l’avais oublié, lui, tiens. J’avais aussi oublié Joséphine, mais je suis si heureux de la retrouver ! Elle apparaît à Gabriel qui hallucine en la voyant, comme toujours, et ça fait une bonne intrigue, je trouve.

Loin de tout ça, enfin, pas si loin d’ailleurs, Madi s’ennuie dans son réacteur avec Emori et quelques autres fans de Murphy qui sont encore plus fans que moi. Ils sont ainsi persuadés qu’il va les sauver alors que… euh, il a d’autres chats à fouetter Murphy !

L’alerte au soleil rouge de Sanctum qui finit inévitablement par arriver retentit et change tout pour eux, cependant. Les gardes s’énervent en effet et tentent de pénétrer dans le réacteur, où personne n’a trop envie de voir les toxines du soleil s’infiltrer dès que la porte sera ouverte. Pour ne rien arranger, Nikki se libère de ses liens et fait pression sur tout ce petit monde pour se barrer au plus vite.

Emori finit par avoir une idée brillante et n’écoute pas le bluff de Nikki. Elle décide alors de contourner les boucliers de Sanctum et de couper le courant. C’est plutôt cool comme idée, sauf que ce n’est pas prendre en compte toute la situation, qu’elle ne connaît pas. Nikki est rapidement neutralisée par le futur copain de Madi. A l’extérieur, alors que l’alarme retentit et que les boucliers de Sanctum, protégeant des insectes, sont désactivés, Raven veut aussitôt réactiver les boucliers avant l’arrivée des insectes tueurs. Ma foi, voilà un épisode qui part dans l’action et tire profit de la mythologie complexe de la série. Tant mieux !!

D’ailleurs, Gabriel, lui, continue d’être hanté par Joséphine, ce qui était plutôt drôle. Il cherche bien sûr des antitoxines, mais il est intéressant de le voir être aidé par Jackson, qui récupère la seule dose d’antitoxine tellement Gabriel aime voir Joséphine. Allez, je le comprends… mais ça ne doit pas être évident pour Jackson de se retrouver à faire confiance à Gabriel parlant tout seul. Il n’a pas vraiment le choix de lui faire confiance après, parce qu’il espère bien qu’il lui dise la vérité concernant la survie de Miller.

Dans tout ça, les scénaristes profitent de cette intrigue pour que Joséphine donne de bonnes idées à Gabriel. Elle lui permet d’avoir son propre complexe de supériorité puissance 1000, en lui expliquant comment faire pour être le sauveur de l’humanité. Il a les moyens de recréer ce qu’il faut de la Flamme pour passer le test sauvant l’humanité. Ben voyons, il n’a pas la lumière à tous les étages, lui !

A l’extérieur du réacteur, les insectes s’attaquent aux hommes qui voulaient entrer dans le réacteur, et ça calme forcément les méchants qui se retrouvent à l’état de cadavres, je crois bien. Bizarrement, quand Bellamy, Bill, Murphy et Raven débarquent, par contre, il n’y a plus vraiment de menace d’insectes. Rapidement, Clarke parvient à retrouver Bellamy et le reste des héros, avec en plus des doses d’antitoxines, parce qu’il n’y en a plus au palais, mais il y en avait dans sa maison (un joli lieu totalement oublié, finalement !). Tout le monde peut donc être immunisé bien rapidement, et c’est dommage que la série se précipite comme ça… Le premier épisode soleil rouge était bien meilleur, là, ça ne laisse qu’un avant-goût.

En parlant de se précipiter, les portes du réacteur sont rapidement ouvertes par un coup de laser et j’ai eu bien peur qu’Emori nous tue Murphy qui se pointe dans le réacteur sans le moindre avertissement. Sérieusement, qui fait ça ? Evidemment qu’elle est armée ! Emori est finalement heureuse de retrouver Murphy, mais aussi Raven, qui est elle moins ravie d’être là où elle a tant de mauvais souvenirs. Il est aussi temps pour Madi de rencontrer Bill et pour Clarke de faire face à ce que je pensais être un bluff – on note que les retrouvailles Madi/Clarke sont hyper rapides et bâclées. Pas de bluff de la part de Clarke : elle a apparemment eu le temps de faire son aller-retour chez elle, avec non seulement l’antitoxine nécessaire, mais aussi la Flamme. Ben mince. Elle donne donc la Flamme à Bill, mais c’est une idée horrible.

Madi en a conscience et l’avertit discrètement, parce qu’elle a des souvenirs de la Flamme, ce qui inquiète Clarke qui lui demande de se taire. Emori est aussi ravie de retrouver Bellamy, mais la pause découvre bien vite, à ses dépens, son changement d’attitude. La pauvre. Ces retrouvailles peu appréciables font que tout ce petit monde laisse Raven seule à remettre en marche les boucliers, ce qui est la pire des idées, puisque rapidement, elle se trouve confrontée à Nikki. Allez, c’est chouette, parce que ça permet à Raven de confesser et reconnaître son crime, pour de vrai. Nikki peut enfin faire son deuil, Raven avancer en tant que personnage de manière plus cohérente que lors des épisodes précédents, et la vengeance de Nikki aurait eu plus de poids il y a quelques épisodes. Depuis, Raven est très heureuse, alors bon…

C’était rigolo de voir Nikki sortir de la salle du réacteur et nous inquiéter aussitôt Clarke, Murphy et Emori, retrouvant finalement Raven en un seul morceau. Enfin, physiquement, elle est en un seul morceau. Dans son petit cœur, c’est autre chose… La scène était touchante, et ça fait plaisir de retrouver les personnages au cœur de l’épisode, pour une fois.

Dans le palais, pas d’antitoxines ! Et les toxines du soleil rouge frappent toutefois de plus en plus forts, avec des hallucinations pour nos prisonniers. À côté de Sheidheda, ce n’est pas glorieux… Mais bon. Forcément, comme il est attaché juste à côté d’Indra, les deux se retrouvent à devoir faire équipe pour tenter de s’évader.

C’est super efficace, avec même Sheidheda qui sauve de justesse la vie d’Indra, décapitant un soldat invisible derrière elle. Normal. J’ai adoré cette scène, même si je m’attendais vraiment à devoir dire adieu à Indra cette fois. Apparemment, les scénaristes ne sont pas prêts à se débarrasser de quelqu’un cette saison, parce que même Diyoza qui est morte est totalement oubliée par le monde entier. En même temps, elle n’était pas très investie à Sanctum la pauvre.

Indra survit donc et est rejoint par Gabriel (Joséphine sur le trône !) et Jackson. Ils sont totalement blasés par la situation et pas bien inquiets de voir la salle du trône toujours aussi remplie de cadavres. Ah je vous le dis, les prix de l’immobilier vont chuter à Sanctum.

Indra décide alors de ne pas tuer Sheidheda, n’ayant rien appris de ses erreurs passées. Elle veut le laisser souffrir, d’accord… mais on a connu mieux, tout de même. Bill débarque alors pour mieux découvrir une Indra énervée de ne pas savoir où est Gaia. La pauvre… Tout le monde s’en fout ! Tout le monde s’en fout aussi de Sheidheda, apparemment, ou des toxines rouges encore en Indra, ou des disciples qu’Indra vient de tuer.

Même Bill s’en contrefout, préférant se concentrer sur la Flamme que Gabriel promet de réparer grâce à une machine capable de restaurer les souvenirs de Becca Franco. Grâce à ça, la dernière guerre pourra commencer. Ou pas. Gabriel pète un câble soudainement en entendant Joséphine lui dire de se proposer en tant que Sang Noir pouvant récupérer la Flamme et il décide… de détruire la Flamme. Ben, sympathique ces hallucinations et ces rebondissements constants !

Bellamy comprend alors qu’il est celui qui doit aider Gabriel à se calmer, mais c’est trop tard de toute manière : la Flamme n’est plus, une fois de plus, et Bill perd tout pouvoir. Par exemple, Clarke n’hésite pas à tuer le remplaçant prévu d’Anders, le meilleur pote de Bellamy, lorsque celui-ci tente de s’en prendre à Gabriel. Oups. That escalated quickly. Clarke reprend le contrôle de la situation bien rapidement et c’est très jouissif de la voir pointer Bill avec un flingue sorti d’on ne sait trop où. Elle a eu le temps d’en récupérer un à plein de moments de l’épisode, après tout.

Clarke décide alors de faire du chantage : pour laisser Bill en vie, elle a besoin de savoir où est la planète où se trouve ses amis, à laquelle Raven n’arrive pas à accéder. Clarke se débarrasse aussi de Bellamy au passage, parce qu’il a fait son choix et mérite de rester sur Sanctum selon elle. C’est bien dommage… J’imagine que ça lui fera encore un épisode de pause la semaine prochaine.

Tout le monde se barre un à un vers la planète où se trouvent Hope, Echo, Octavia, Miller et d’autres, mais à force, on oublie. Bill aussi est forcé de changer de planète… mais avant que Clarke ne traverse le portail, elle entend Sheidheda, encore en vie apparemment, proposer un ultime marché à Bellamy. Il souhaite qu’on lui sauve la vie, et en échange, il pourra récupérer des informations bien précieuses… un livre… le carnet de dessins de Madi.

Comprenant que Madi est en danger, Clarke fait aussitôt demi-tour et j’ai deviné vers quoi on se dirigeait sans trop y croire. Quelle tension. C’est allé bien trop vite. Les émotions sont fortes, mais j’ai eu du mal à accrocher à cet ultime rebondissement. Heureusement que les acteurs sont si géniaux, parce que les scénaristes nous font le pied de nez ultime à sept ans de ship. En effet, Bellamy a tellement perdu pied qu’il décide de donner le carnet de dessins aux hommes de Bill… sauf que ce carnet de dessin met en danger Madi.

Il le fait parce qu’il est persuadé que, malgré ses menaces répétées, Clarke n’osera jamais lui tirer dessus. Ben, c’est pourtant ce qu’elle fait après une ultime confrontation riche en émotions et des chantages, et des tentatives de ramener Bellamy à la raison, là où c’est impossible. Impossible, vraiment. Clarke lui tire donc dessus et tue Bellamy. Ouep. Vous avez bien lu ça, vous qui avez arrêté de regarder la série pour plutôt lire mes critiques. Sept ans de ship, et c’est Clarke qui tue Bellamy de sang-froid, pour un carnet de croquis.

En plus, le pont vers l’autre planète se refermant, Clarke prend la décision de ne pas récupérer le carnet de dessin. « Elle l’a tué pour rien en plus cette bitch ??! » est la réflexion que je me suis faite en entendant les sanglots de Clarke abandonnant le carnet de dessins derrière elle, avec d’autres hommes de Bill qui ont entendu son échange avec Bell. Tout ça pour ça. Bon. Il n’y a plus qu’à devenir croyant et espérer une résurrection miracle de Bellamy sur ce coup-là, parce que je n’arrive pas à croire le destin qu’ils offrent à ce personnage. Une trahison, zéro rédemption et un arc qui se conclue de la pire des manières ? Soit ils se vengent de l’acteur qui a demandé à être moins présent pour gérer sa dépression, soit les derniers épisodes vont partir en cacahuète.

Et quand je pense que plus haut, je disais qu’ils n’osaient pas tuer qui que ce soit.

> Saison 7

Raised by wolves : déception & abandon

Synopsis : Père et Mère sont envoyés sur une nouvelle planète afin de la coloniser en faisant naître des enfants ex-vitro. Ben oui, ce sont des robots.

Pour commencer, nous sommes en disette de séries, il est donc bien normal de commencer une nouvelle série même si je ne suis pas encore à jour ailleurs. HBO Max a eu la bonne idée de diffuser d’un coup trois épisodes, comme si je n’avais que ça à faire en ce moment… Malgré tout, j’ai eu envie de la tester parce que son synopsis m’intrigue, qu’il y a un gros nom à la production et que c’est de la science-fiction.

Le fait que ce soit de la science-fiction, c’est suffisant, en fait, je ne sais pas pourquoi je prétends qu’il y a plusieurs raisons, tout le monde sait que je mens, moi le premier. Et sinon, cette série ? C’est quelque peu cheap dès la bande-annonce, mais je suis tout de même déçu violemment par le pilot. La critique commence bien avec plein d’espoir… mais plus j’avançais dans l’épisode, plus je comprenais que non. Et finalement, je me suis décidé à considérer ce premier épisode comme un film n’appelant pas de suite. Une vraie perte de temps.

S01E01 – Raised by Wolves – 06/20
C’est rare que ça m’arrive, mais j’ai failli ne même pas finir ce premier épisode. Là, j’ai fini pour le principe, parce qu’il y avait quelques petits aspects pour m’intéresser ou me faire croire que ça pouvait s’améliorer. C’est mal joué, les images ne sont pas si belles, le scénario n’a pas trop de sens et on nous fait miroiter une histoire complexe qui est pourtant simple et déjà vue, revue et usée jusqu’à la moelle. Même les effets spéciaux ne sauvent pas l’ensemble, loin de là. La suite se fera sans moi, tant pis. Une soirée de perdue devant ce qui sera pour moi un simple téléfilm médiocre ! Chronique d’une déception dans la critique…

Spoilers

Don’t let mother catch you praying.

C’est original comme titre d’épisode ça, dis donc. Et la série commence de manière bien surprenante par des plans dans l’espace, puis l’atterrissage d’un vaisseau sur une planète déserte qui avait le mauvais goût de me rappeler The Mandalorian (qui revient en octobre !), en beaucoup plus cheap. C’était donc mal barré dès les premières secondes, mais ça empire avec l’introduction de Père et Mère, tout de latex vêtu. Déjà que je disais que HBO Max, ça faisait nom et logo de marque de préservatifs…

Tout ça est un étonnant point de départ pour la série avec l’atterrissage frôlant le crash de Père et Mère, les Adam et Eve des temps modernes, si je résume. Ils sont rapidement mis en danger, mais un peu trop rapidement pour qu’on s’attache à eux, surtout avec le ton détaché qu’ils prennent pour nous faire comprendre qu’ils sont des robots. Au moins, les lentilles les font être jolis, on va dire, surtout Père.

Ils s’installent rapidement dans un coin de désert où Père peut nous inséminer la Mère, parce qu’ils sont là pour peupler la planète après tout. OK, à ce stade, où on fait un bond dans neuf mois dans le futur mais qu’ils sont toujours des préservatifs géants, j’avoue que l’envie d’arrêter m’a effleuré. J’ai envie d’une nouvelle série, pas trop envie de me lancer dans autre chose ce soir, ils ont de la chance, on va dire.

Neuf mois plus tard, l’accouchement peut donc avoir lieu, mais l’accouchement n’en est pas un, puisque les bébés sont formés ex-vitro dans des cubes de plastique qui ont tout à envier au Tesseract si vous voulez vraiment mon avis. Cinq bébés naissent ainsi, alors qu’un sixième ne respire pas. Mère veut le prendre dans ses bras, Père suivre son programme qui consiste à le tuer et à donner à manger aux autres bébés. Charmant.

C’est intrigant de commencer une série de ce genre par son origine qui est généralement le point de mystère gardé secrètement pendant plusieurs épisodes. Peut-être que l’origine de Père et Mère sera évoquée plus tard, cela dit. En tout cas, cette scène est intéressante – enfin – avec un bébé qui ressuscite contre le sein de sa mère et qui est appelé Campion, comme le créateur de ses parents. Soit.

Le temps continue de passer dans notre désert avec des enfants qui grandissent et Père et Mère qui vieillissent. Campion devient alors la voix off de la série, et je sens qu’il va me souler rapidement.

En attendant, il nous promet des problèmes à venir, problèmes que ses parents ne peuvent deviner même s’ils sont des androids… Et avant que les problèmes n’arrivent, Père et Mère trouvent une tête gigantesque d’animal qui m’a envoyé à la fois des vibes de dinosaure, du Roi Lion et d’Osselait. C’est un concept, un peu comme le fait que les différents enfants de Père et Mère soient tous d’origines ethniques différentes.

Ils ne vont pas faire dans la subtilité, je sens. Du point de vue de l’intrigue, Tally, la petite asiatique, échappe à la surveillance de ses parents et se balade en chantant, se dirigeant droit vers un cratère, parce que pourquoi pas ? Et pour rajouter au ridicule de tout ça, la petite laisse une poupée derrière elle pour que sa Mère puisse se prendre pour une louve et hurler (???), alors que la musique oppressante continue de nous accabler. Ouais, la musique est très désagréable, non ? On se croirait dans Tenet, limite. Et OK, c’était le titre le côté loup, mais… c’est mauvais ? Genre, juste mauvais.

Une fois Tally morte, c’est ensuite à Devon, un caucasien, de tomber malade et de faire comprendre à Campion que le monde s’en fiche de le savoir bien ou non, heureux ou non. Heureux, il ne doit pas l’être beaucoup, avec la mort de tous ses frères ou sœurs. Au bout de quinze minutes, nous en sommes donc à quatre enfants morts, avec seulement la survie de Campion et sa sœur Spiria. Soit. Cette dernière tombe malade à son tour, et elle commence à donner une véritable crise de foi (sans e) à Campion.

En effet, sa mère nous apprend que son origine est une guerre entre croyants et athées. Si les croyants ont gagné la guerre, les athées ont finalement été plus malins qu’eux et ont envoyé des robots s’occuper de créer la vie sur une nouvelle planète, ce que les croyants jugeaient impossibles. Difficile de ne pas se dire que c’est impossible à la mort de Spiria, pour le coup. Campion se retrouve donc le seul survivant, et il est bien déprimé. Quant à l’étrange guerre qui s’est déroulée avec les croyants… on verra plus tard, mais a-t-on vraiment besoin d’en savoir plus ?

Pas sûr. On assiste à l’enterrement de la dernière fille de la portée (oups, pardon) et Mère y fait une petite surcharge d’émotions. Parce que oui, l’intérêt de ces robots, c’est qu’ils ont l’air capable de découvrir des émotions avec le temps. C’est particulièrement visible chez Mère, triste, mais aussi capable de colère quand il est question de s’assurer que son fils ne soit surtout pas croyant pour la civilisation qu’il doit créer sur cette planète.

En même temps, c’est mal barré cette affaire : je ne sais pas comment les robots comptent lui faire faire des enfants – enfin, j’ai bien une théorie sur Mère capable d’enfanter les rejetons de son fils, mais bon – mais c’est mal barré tout seul.

Il est alors révélé que la série nous a caché une mythologie plus complexe : le cratère récurrent dans cet épisode semble pouvoir mener Père vers quelque chose capable de contacter le vaisseau des Mithraic dans l’espace (à moins que ce ne soit son propre vaisseau crashé ?). Les Mithraic ? Les croyants qui ont gagné la guerre mais pas empêché nos préservatifs géants de débarquer sur cette planète des années avant eux.

Campion essaie bien d’empêcher son père de partir, puis de lui montrer qu’il n’a pas trop envie de suivre les enseignements de sa Mère, mais cela n’a aucun effet sur le Père qui s’inquiète juste que Mère apprenne trop tôt ce qu’il s’apprête à faire. Soit, encore. Finalement, la mission de Père échoue car il est trop lourd pour la corde qu’il souhaite utiliser, et parce qu’il ne veut pas envoyer son fils accomplir sa tâce. Et c’est bien logique pour lui : il fait partie d’une espèce en danger. Ah, pauvres humains.

La série s’embarque alors dans une mythologie encore plus complexe, avec Mère capable de changer d’apparence pour ressembler à ses enfants ou pour voler et observer une ville humaine futuriste être détruite. OK ? Le grand problème, pour l’instant, c’est vraiment les looks en latex qui n’ont aucune classe et qui ont du mal à rendre attachants les personnages. En plus, Campion, qui était le seul en qui je pouvais à peu près accrocher, finit par révéler bien trop tôt à sa Mère la vérité sur sa journée.

Son Père se retrouve à devoir justifier ses actions à la Mère : même si les Mithraics sont les ennemis des robots, il veut les contacter pour que Campion soit retrouvé et soit avec des humains. Il a enfin compris que son fils ne pourrait repeupler la planète à lui tout seul. Malheureusement, Mère ne le voit pas comme ça et refuse que son fils puisse être retrouvé par d’autres humains. Là voilà donc qui se remet à criser (désolé, mais je trouve ça mal joué en plus) et à tuer le Père (dans une scène digne de Marion Cotillard, pardon). C’est con qu’il se fasse avoir comme ça, surtout que j’aimais bien son analyse assez logique qui était que plus son fils souffrait, plus il se tournait vers la foi et les prières.

Le problème de ce meurtre de Mère, c’est qu’il est insuffisant : Campion est triste pour son père, croit les mensonges de sa mère sur une mort naturelle du robot… mais il refuse d’abandonner le plan de son père qui était d’utiliser le vaisseau pour contacter l’espace. Très rapidement, le voilà donc dans le vaisseau de ses parents à appeler à l’aide de parfaits inconnus. Pas une bonne idée, ça. Il échoue misérablement en plus, réactivant le moteur du vaisseau qui part s’exploser plus bas dans le cratère.

Pendant ce temps, Mme Latex refait une surchage avec du liquide blanc coulant sur son visage… Sans commentaire. Campion la retrouve et la musique m’a vraiment fait croire qu’elle était morte, mais non, elle est toujours bien en vie le lendemain pour accueillir un groupe d’hommes.

Oui, finalement, l’appel de Campion a été utile et fait débarquer sur la planète plusieurs hommes et un robot, venu inspecter les lieux pour comprendre d’où venait le message. Ils ne sont pas déçus en trouvant le campement de nos héros et on arrive aux premiers moments vraiment intéressants. Malheureusement, c’est trop tard pour moi, je doute vraiment qu’ils arrivent assez pour me motiver à regarder la série. Je termine l’épisode par principe, quoi.

Bref, Mère rencontre les hommes, s’inquiète que Campion leur dise sa vraie nature, mais prétend être une humaine… tout en refusant de faire croire qu’elle est religieuse. C’est con, quand elle s’adresse à un prêtre. Oui, évidemment, les Mithrac sont clairement là en mission d’évangélisation, rien d’autre. Ils cherchent autrement à s’installer sur la planète, se rapprochant de l’équateur et considérant qu’il n’y a pas vraiment de lois sur la planète pour le moment.

Bizarrement, tout ça fait que Lamia, Mère, me paraît presque convaincante dans son jeu d’actrice alors que tout le début n’était franchement pas fameux. Très rapidement, nos missionnaires décident de s’installer pour la nuit, pour le plus grand plaisir de Campion qui n’attendait que ça et qui les voit déjà en héros. Tout est présenté de manière tellement lourde, en mode « évidemment que c’est comme ça, faites pas chier ». Genre, d’où le gamin est heureux ? On ne sait pas trop.

Bien sûr, les missionnaires comprennent très vite que Lamia est un robot, et ils décident de s’en débarrasser… en utilisant Jinn, leur robot. Des religieux utilisant des robots à l’accent anglais, il ne manquait plus que ça. S’ils veulent tuer Lamia, c’est en épargnant Campion, évidemment, parce que cet humain pourrait être un prophète. Le seul problème, c’est qu’ils en parlent à Campion, qui est toujours incapable de garder un secret.

Ce gamin est tellement mal écrit, c’est fou. Qu’il se laisse convaincre par la suite par le missionnaire qui veut lui présenter des animaux et l’emmener dans son arc, je comprends. Qu’il balance aussi vite le secret de sa mère juste parce que quelqu’un lui demande si elle est un robot, ça n’a pas de sens. La Mère écoute toute la conversation et finit par débarquer, mais c’est déjà trop tard.

Jinn a en effet prévu de l’attaquer par surprise, persuadé de pouvoir la tuer facilement. Malheureusement pour lui, ce n’est pas le cas. La scène d’action est sympa, mais toujours pas exceptionnel, jusqu’à ce que la Mère révèle des pouvoirs insoupçonnés jusque-là pour tuer les humains. Telle Meduse, elle est capable d’utiliser ses yeux pour tuer ses ennemis. D’un regard, oui. Ah. C’était badass, mais toujours pas dingue.

Elle s’arrange ensuite pour usurper l’identité d’un missionnaire et s’infiltrer dans l’arche de ses ennemis, qui sont techniquement nos alliés. Cela tombe bien qu’elle soit métamorphe, tout de même. Une fois dans l’arche, ça devient assez cool à regarder. Telle une sirène, elle est soudainement capable d’hurler et faire exploser des gens, juste comme ça, en envoyant des ondes. Quand aux balles, elles lui arrachent la peau sur les plans larges, mais jamais sur les gros plans. Evidemment.

Que c’est raté comme série. Elle se débrouille alors pour faire en sorte que l’arche aille s’écraser au sol, mais elle profite d’un dernier quart d’heure pour aller rencontrer les enfants de l’arche. Ces derniers s’amusent dans une salle à… choper des flocons de neige ? Cela n’a aucun sens. Vraiment aucun sens.

Mère réussit en tout cas à détruire le vaisseau, sous les yeux de Campion, médusé, et du missionnaire qu’elle n’a pas tué sur Terre. C’est con. Contre toute attente, Mère décide finalement de sauver quelques enfants du crash, enfants qui se retrouvent à avoir froid sous la neige de la planète alors que ça allait bien dans le vaisseau ???

Ridley Scott, mais t’as chié dans la colle quelque chose de sévère là. La déception est totale. Ma seule joie dans cette affaire, c’est que ce premier épisode se suffit à lui-même. OK, Campion a peur de sa mère désormais et a de nouveaux frères et sœurs croyants, OK il y a toujours un missionnaire sur la planète et OK on a deux autres arches dans l’espace… mais bon. Vu la puissance de feu de la Mère, je ne vois pas trop l’intérêt de nous faire croire qu’elle pourra être battue plus tard.

J’aimais bien Campion à la base, mais c’est un gamin et comme tous les gamins de série, il est insupportable. Sa petite conclusion comme quoi il n’a jamais été en sécurité avec sa Mère et comme quoi elle a toujours été dangereuse… putain, mais c’est écrit avec les pieds ? Je suis vraiment déçu, parce que je m’attendais à une bonne épopée de SF. Là, on a des clichés à la pelle, un jeu d’acteur qui laisse à désirer, de la musique oppressante et omniprésente… J’ai vraiment perdu une heure – et même plus parce que j’ai eu un bug d’ordinateur en cours de route.

Je ne suis que déception. Je veux bien être en disette de séries, mais faudrait voir à pas abuser quand même !

Quand on me fait perdre ma soirée…