This is us – S04E16

Épisode 16 – New York, New York, New York – 15/20
Si l’épisode est efficace et frappe un nouveau coup dans nos tripes en étant particulièrement chargé en nostalgie, je trouve qu’il n’a pas réussi à m’embarquer autant que d’habitude pendant une bonne partie des trois premiers actes. Je crois que ce qui m’a dérangé est finalement la simplicité des liens entre les flashbacks et le présent : on le voit venir de loin et ça gâche une partie du suspense de l’épisode. Mais bon, je n’avais qu’à poser mon cerveau plutôt que de tout analyser aussi.

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Spoilers

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You’re gonna spend the rest of your life worrying about my mom?

C’est absolument dingue comme j’ai vite fait de prendre du retard dans mes séries quand je ne fais pas bien attention. Il est donc temps pour moi de me mettre devant cet épisode de mercredi dernier pour éviter de récupérer un retard qui ne serait franchement pas le bienvenu. Cet épisode est en plus étrange, avec un début qui n’a apparemment rien à voir avec le reste, mais bon, j’ai confiance en ces scénaristes pour nous faire le lien. Cette petite fille ne peut être que Rebecca…

Dans le passé, on retrouve Jack en train de s’occuper de ses pré-adolescents, mais les acteurs grandissent et paraissent déjà adolescents pour certains. Qu’importe, ce n’est pas le sujet de ce flashback qui nous montre en fait toute la petite famille se préparer à aller passer un week-end à New-York. Les scénaristes nous font grâce de la majorité du trajet en voiture, alors que ça a dû être quelque chose.

On se concentre plutôt sur le trajet en métro pour tout le monde, avec des enfants difficiles à gérer, et particulièrement quand il est question de Kevin et Randall se chamaillant encore et toujours. Sinon, vous savez quoi ? Le parfait Jack n’est pas si parfait ! Il ne sait pas prendre le métro sans se tromper et il ne fait absolument pas confiance à Rebecca quand elle lui dit qu’ils sont en train de rater leur arrêt de métro. C’est un grand classique ce coup des lignes qui ne font pas toujours les mêmes trajets, hein. Ils se retrouvent donc perdus dans le Queens et ça force Rebecca à prendre en charge la petite famille, n’en déplaise à Jack.

On explore un peu plus son côté macho cette semaine, parce qu’il est en fait jaloux de son beau-père qui emmenait Rebecca à New-York quand elle était enfant. C’est donc pour ça qu’elle est si forte à se repérer dans la ville, mais ça gêne beaucoup Jack de ne pas être à la hauteur. Une rapide discussion plus tard, tout re-rentre dans l’ordre, évidemment.

On retrouve la famille dans le restaurant d’un hôtel de luxe où Kevin est bien à l’aise, ce qui est une bonne blague comme on connaît son futur. Chacun a donc son petit truc à faire dans New-York, et on suit la famille passer du temps de qualité ensemble pour avoir une journée parfaite – même si Rebecca n’obtient pas exactement ce qu’elle veut, à savoir aller voir des peintures dans un musée. Autant Jack est chiant en début d’épisode, autant il se rattrape bien, surtout avec un tour en calèche.

Plus tard, mais toujours dans le passé, un mois après la tempête de neige, Rebecca retourne à New-York pour la première fois depuis ce road-trip familial pour assister à une première représentation théâtrale de Kevin. C’est très chouette, et particulièrement quand on découvre Kirby, le professeur de théâtre… qui n’est autre qu’un acteur que j’adore depuis Brothers & Sisters. Par contre, ce coup de vieux de le voir avec des cheveux blancs, je ne vais pas m’en remettre !

Après, c’est très étrange comme relation, le coup de Kirby/Kevin. Kevin en profite en fait pour placer sa mère en tant qu’ancienne chanteuse de talent. Le coup monté est vraiment clair : Kevin espère qu’elle se laissera séduire par Kirby, et ça ne plaît pas du tout à Randall. Ouais, c’est quand même une drôle de soirée où les deux fils sont au restaurant avec leur mère, Sophie et Beth, alors que Kate est en pleine dépression chez elle – même si elle jure que ce n’est pas le cas.

Bon, ils sont donc aussi avec Kirby, mais une fois que Rebecca s’éclipse, il en fait autant – c’est tellement clair qu’il est intéressé par Rebecca ! Cela ne plaît donc pas à Randall qui ne se gêne pas pour le dire à son frère, malgré la présence de Beth et de Sophie. Une bonne discussion familiale, quoi.

Vingt minutes après tout ça, en tout cas, Rebecca retombe sur Kirby alors qu’elle cherche un taxi. Il lui vient en aide et ça permet au deux d’avoir une petite conversation sur les difficultés que ça représente d’annoncer à leurs enfants qu’ils veulent se remettre à voir d’autres gens. Ben oui, il est divorcé, elle est veuve, c’est une conversation logique. Et c’est une conversation sympathique de drague qu’on observe, les deux se rendant vers un musée où Rebecca veut retourner depuis qu’elle est petite.

Pas de bol pour elle, un peu avant d’y arriver, Kirby trouve que les tours en calèche sont un truc ringard pour les touristes. Cela sert de douche froide à Rebecca qui décide de retourner voir ses enfants, finalement.

Enfin, dans le présent, Randall a donné rendez-vous à son frère et sa sœur pour un code rouge, ce qui les flippe un peu. Tu m’étonnes, rien que le titre, c’est terrifiant. L’appel sur Skype est intéressant et se fait avant que tout le monde ne se retrouve à New-York pour la première du film de Kevin.

Randall a donc fait des recherches sur le net et il a trouvé un essai clinique qui pourrait correspondre aux symptômes de leur mère. Il sait que ça va être sacré travail pour les convaincre : il est question de l’envoyer à St Louis pour neuf mois, parce que les essais cliniques pris très tôt dans la vie d’un patient améliorent considérablement la qualité de vie du patient.

Randall demande donc le soutien de ses frères et sœurs, mais ce n’est pas si simple à obtenir. Kate se laisse convaincre facilement, mais ce n’est pas le cas de Kevin… qui finit tout de même par céder face à la pression de son frère. Je sens que ça n’était pas une bonne idée, ça, surtout que tout le monde se retrouve ensuite à New-York pour l’une des premières de Kevin.

Ce dernier a vraiment envie de faire plaisir à sa mère, lui payant un billet d’avion en première classe, un hôtel de luxe et acceptant d’être sur le tapis rouge avec elle, rien que ça. Elle passe donc une journée merveilleuse et Kevin s’assure que ça reste le cas en empêchant Randall de parler d’essais cliniques au milieu de cette journée. Du coup, Randall accepte de ne pas en parler pour mieux le faire en plein milieu de la soirée.

Après la diffusion du film, il se retrouve en effet seul avec sa mère oubliant le nom de son hôtel, et ça le motive à lui en parler. Bien sûr, ça énerve carrément Kevin et même si Rebecca essaie de prendre la défense de Randall, la situation s’envenime assez rapidement entre les deux frères. Randall reproche donc à Kevin de ne plus se sentir après avoir amené sa mère une seule fois à un RDV médical là où il s’est occupé d’elle pendant 20 ans, ce qui mène Kevin à se défendre en parlant finance – son salaire payant les soins pour leur mère. Magique.

Comme toujours avec cette série, la dispute paraît on ne peut plus crédible et permet à Rebecca de s’éclipser pour retourner enfin dans le musée où on l’a vue dès le début de l’épisode, en tant qu’enfant. L’idée est claire : nous dire qu’elle a passé sa vie a essayé de revenir voir une peinture devant laquelle elle avait admiré une jeune femme observant une peinture sans s’arrêter…

C’est donc ce qu’elle fait, tout en expliquant à ses fils qu’elle n’a nullement l’intention de se rendre à cet essai clinique que Randall lui a trouvé. En effet, elle préfère vivre pleinement sa vie et le peu qu’il lui reste, car il y a plein de choses qu’elle n’a pas eu le temps de faire. C’est beau comme conclusion, même si c’est aussi un peu con de ne pas vouloir se soigner pour avoir le temps de faire tout ça. Randall termine l’épisode dégoûté de voir que sa mère prend cette décision, et il essaie encore de changer l’avis de Kevin.

L’épisode se termine sur une des pires scènes de la série, du coup : on y voit Randall seul à New-York se raccrocher à un fantasme qu’il a clairement depuis des années, et dans lequel il empêche Jack de retourner dans la maison en flammes. C’est triste, mais c’est très This is us comme ambiance, finalement.

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The Magicians – S05E10

Épisode 10 – Purgatory – 19/20
Quel exemple d’écriture ! Cette série est géniale, avec des répliques parfaites et des intrigues qui s’emboîtent toujours à merveille en avançant à toute vitesse comme si de rien n’était. Un coup, je suis bluffé, l’autre, je suis mort de rire, l’autre, j’ai limite envie de pleurer. Non, vraiment, c’est tout simplement une série géniale, et puis c’est tout.

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Spoilers

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Do I need to tell you how much I don’t give a fuck?

Regarder une allocution du président à la télévision ou un épisode inédit de ma série préférée sur le point de s’achever ? Que c’est difficile de me décider face à dilemme, franchement… Autant vous dire que je me suis jeté sur mon ordinateur afin de voir comment allait se goupiller l’épisode de la semaine. On commence par Josh mis à genou par Seb qui… le sacrifie, tout simplement. Pardon ?

Josh est en fait envoyer dans un autre royaume par un zombie qui n’arrive toutefois pas à le tuer grâce au collier de Josh. C’est étonnant tout ça, mais c’était sympa de voir Josh devoir se débrouiller tout seul et aussitôt penser à réclamer l’aide de Margo, dont il a toujours l’œil. Finalement, il vient en aide à une petite fille qu’il trouve en chemin et en qui je n’ai vraiment pas confiance. Avec elle, il se débrouille pour prendre un ascenseur qui l’emmène directement vers l’Underworld.

Et franchement, l’hôtel qui représente l’Underworld dans cet épisode fait carrément penser à Shining, alors ça ne m’a pas inspiré du tout confiance. Pourtant, j’aurais dû tout de suite sentir que c’était une excellente chose : Josh se retrouve dans le monde des morts, certes, mais il ne faut pas oublier que Penny, le vrai Penny, y est toujours pour guider les âmes. Qu’est-ce que j’étais heureux de retrouver ce Penny !

Il se débarrasse rapidement de la jeune amie de Josh avant de lui expliquer qu’il ne peut pas l’aider du tout. En effet, Hades a disparu et il n’a plus aucun moyen d’ouvrir une connexion vers le monde des vivants. Intéressant. Josh est ainsi coincé dans le monde des morts tant qu’Hades ne réapparaît pas, mais il faut surtout noter qu’au bout de 24 heures, il sera définitivement mort. Heureusement pour lui, Penny se souvient d’une vieille connaissance qui peut l’aider.

Non seulement, ça apporte de l’humour, mais en plus, Josh a rapidement une solution à son problème. Il peut ainsi trouver la localisation d’Hadès et l’envoyer à Margo, qui souffre de voir ce qu’il se passe dans un autre monde, au point de jurer sur le clitoris de Voldemort. Le clitoris de Voldemort ? Sérieusement, Margo ?

Pendant ce temps, Penny 23 et Plum sont toujours coincés dans une salle où ils n’ont ni fenêtre, ni bouton, ni possibilité d’utiliser correctement la magie. Il est rapidement révélé qu’ils sont là à cause d’un homme qui a l’habitude de voyager dans le temps et qui n’aime pas voir Plum faire comme lui. Il refuse catégoriquement qu’elle le fasse, au point de lui proposer de la guérir de son don.

Sans trop de surprise, Plum n’est pas trop d’accord, mais il s’agit bien d’une offre : il faut le consentement de Plum pour que la machine qu’il a mise au point fonctionne. Après, à défaut d’avoir son consentement, il peut la forcer à le donner : ce charmant Eliphas, c’est son petit nom, décide de laisser enfermer Plum et Penny 23 pour l’éternité.

Ce qui est brillant dans cette décision, c’est qu’ils sont bloqués pour de bon : ils n’ont plus besoin d’aller aux toilettes, de dormir ou de manger… et se retrouvent donc dans une torture très efficace dont on ne voit pas grand-chose. C’est tellement efficace que Plum prend la décision de perdre son pouvoir en une seule scène, malgré l’avis contraire de Penny 23.

Il faut que ça aille vite, parce que cette série adore aller vite : Penny 23 découvre alors qu’Eliphas a pour intention de collecter le pouvoir de Plum, pas du tout de l’anéantir comme promis. Il est un junkie, tout simplement. Grâce à cette information, Penny 23 trouve un moyen de marchander son retour sur Terre. Plum ne perd donc pas totalement son pouvoir, Eliphas a une petite dose et nos magiciens retournent chez eux. Youpi.

En parallèle, Alice a récupéré ses doigts, mais ce sont désormais des doigts-fantômes, présents grâce à la magie. Les scénaristes s’en tirent bien pour que l’actrice ne subisse pas des effets spéciaux insupportables. Admettons. Par contre, elle ne peut plus jeter de sorts à deux mains, ce qui est très problématique mais force Kady à la remercier une fois de plus pour son sacrifice.

Elles sont interrompues par Fen, totalement fan de leur amitié qui déborde de bons sentiments au point d’en pleurer. La scène passe clairement le Bechdel Test, ça peut servir pour le Bingo Séries 36, mais ma foi, je ne suis pas trop d’accord avec Fen : cette amitié me laisse de marbre. Heureusement, elles se retrouvent vite toutes les trois dans une nouvelle intrigue qui est bien plus prenante et réussie… grâce à Margo, encore et toujours.

En effet, Josh utilise l’œil qu’elle lui a donné pour lui diffuser des images de son voyage, sauf que ça pose un gros problème : l’œil est dans un autre monde, et c’est apparemment totalement insupportable pour Margo qui s’évanouit après avoir saigné du nez.

C’est un faux problème pour nos magiciennes cela dit : Alice a rapidement une idée pour aider Margo à supporter la douleur. Un détour à Brakebills plus tard, Margo se retrouve avec un projecteur dans l’œil, ce qui permet aux filles de découvrir que Josh est avec Penny. Kady n’en revient pas de le revoir, pas plus que Fen n’en revient de savoir que Josh est mort. Heureusement, Josh compte sur l’œil de Margo pour lui dire de chercher Hadès… qui est sur Terre.

C’est Alice et Kady qui s’y collent, et c’est vraiment sympathique. On découvre ainsi qu’Hades est en plein deuil de la « Lady Underground » d’il y a une ou deux saisons. Je ne sais plus, ça craint, il faut que je revois toute la série, franchement. Bref, son deuil est puissant : il est dans une dépression à peu près aussi intense que celle d’Alice il y a dix épisodes.

Il en sort toutefois quand il comprend ce qu’il se passe et la raison de leur présence : quelqu’un a ouvert une porte entre le monde des morts et le monde réel, normalement séparés par le monde des Takers, les fameux zombies de Fillory. Tout cela est clairement fait pour que Seb puisse ramener du monde des morts son copain, mais d’après Hades, s’il y arrive, ce sont probablement tous les morts qui pourront se relever et ce n’est pas une bonne chose. Voilà donc l’apocalypse qu’on nous promet, donc.

Et ainsi, Hades accepte d’aider les filles : Josh et sa nouvelle amie adolescente remontent à la surface sans même qu’on nous offre un au revoir à Penny. Sur la terre ferme, en revanche, il découvre que les Takers sont tous à Fillory, oui, mais morts. Pas bon signe, ça.

À Fillory, Julia et Eliot sont toujours enfermés dans une cage, avec aussi Charlton qui parle à Eliot et l’incite à réconforter Julia. C’est loin d’être une merveilleuse idée parce que Julia est sur les hormones de la grossesse. Sérieusement, c’est ça, cette scène, pas vrai ? Je sais que plein de gens voient Julia comme une pleurnicheuse, mais pas moi.

La scène est géniale : Julia est désespérée comme elle ne l’a jamais été dans des situations bien pires et elle passe ses nerfs sur Penny jusqu’à ce qu’elle entende soudainement Charlton, sans raison. Après Margo, c’est donc Julia qui apprend son existence.

Julia réfléchit toujours aussi vite : plutôt que d’être flippée d’avoir possiblement les capacités magiques de son bébé, elle envisage aussitôt de s’en servir pour sortir de sa cellule. C’était bien drôle… et ça mène à un excellent flashback, vraiment. En effet, pour trouver une solution aux problèmes de nos héros, et surtout parce qu’il faut bien savoir comment se servir de la grossesse de Julia, Charlton décide de retourner dans les souvenirs d’Eliot.

C’est finalement Margo qui apporte la solution : il suffit de faire le contraire de ce que Fogg dit, à savoir faire flipper Julia assez pour que les pouvoirs se déclenchent. Pour y arriver, Eliot utilise alors une potion qu’il concocte afin de lui faire croire qu’elle perd les eaux et la paniquer. C’est plutôt rigolo et efficace : Julia découvre qu’elle a bien les pouvoirs de Traveler de Penny 23. Le seul problème, c’est encore que tout ça se passait dans sa tête.

La potion a créé une sorte d’hallucination. Qu’à cela ne tienne, Julia sait désormais ce qu’elle peut accomplir et elle n’hésite pas à le faire. Hop, la voilà libérée de sa cage. Elle retourne bien vite à l’appartement où se trouvent justement le reste de nos héros. Pendant qu’ils papotent de la situation un chouilla catastrophique de Fillory, Plum et Penny 23 les retrouvent alors… L’occasion pour ce dernier de découvrir qu’il va être papa, yay !

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Les Bracelets rouges (S03)

Synopsis : Le récit de la vie d’enfants et adolescents hospitalisés, avec juste le bon ton pour ne pas tomber dans le mélodramatique, mais pour proposer une histoire de vie touchante. Tellement touchante d’ailleurs qu’on a fini sur Roxane larguant Thomas pour se concentrer sur sa guérison, Clément amoureux de Louise, mais pas très heureux en amitié, et Mehdi sortant de son opération.

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Pour commencer, même si je regarde en différé ces épisodes, vous savez bien que je refuse de prendre du retard sur cette série qui est un vrai coup de cœur de 2018. Franchement, la série parvient toujours à viser juste dans les émotions et dans les sujets qu’elle aborde, ce qui est loin d’être évident pourtant. En bref, je pense que la série n’a pas besoin de beaucoup plus d’introduction que cela.

Si vous la regardez – ce qui est probable comme on est sur une page de saison 3 – vous savez déjà à quel point elle est parfaite. Si vous ne la regardez pas encore, vous passez à côté de quelque chose et je ne peux que vous conseiller de foncer sur les replays des deux premières saisons ! C’est malheureusement vite vu car il y a peu d’épisodes par saison…

Cependant, je ne boude jamais mon plaisir de la (re)voir et je trouve vraiment que la version française de cette série est la meilleure des trois versions que j’ai pu voir. Du coup, j’ai fait des folies dès le premier soir de la diffusion de cette saison, écourtant ma nuit, et puis tant pis.

Note moyenne de la saison : 18,5/20

S03E01 – 19/20
Le retour de la série est une véritable réussite, avec des retrouvailles organisées entre les personnages et les téléspectateurs de manière minutieuse. Il y a eu du changement en notre absence, mais l’évolution de tout ce petit monde est plutôt fluide. Il reste à voir si la série ne va pas se perdre à la longue, mais pour l’instant, c’est sacrément bien géré ! On est tellement loin des intrigues que j’attendais, et en même temps tellement dedans !
S03E02 – 20/20
Qu’est-ce que c’est fou ! Je ne sais pas comment les scénaristes font pour toujours viser si juste. Les nouveaux personnages se mêlent aux anciens, les relations entre les adolescents sont le cœur de la série mais n’éclipsent pas tout à fait les intrigues des adultes et l’ensemble fonctionne à merveille. La série est un petit concentré de bonne humeur et de nostalgie, de hauts et de bas, de maladie et de guérison. Bref, un concentré de vie et des scènes tellement fortes dans cet épisode…
S03E03 – 17/20
La saison continue à explorer les pistes entamées la semaine dernière, et en développe même certaines autres que je ne m’attendais pas à voir. L’épisode est donc vraiment bon, même si j’en espérais sûrement un peu plus dans les émotions et même si certains personnages manquaient à l’appel. Après, ne nous mettre qu’un épisode par semaine et finir sur un cliffhanger pareil, chapeau bas à TF1 qui comprend enfin comment fonctionne une série !
S03E04 – 19/20
Même s’il y a un paquet de scènes qu’on voit venir dans cet épisode, notamment sur sa fin, je trouve que la fluidité de la série permet tout à fait de ressentir toute la palette des émotions que les personnages vivent. C’est parfaitement brillant et la construction de l’épisode donne encore plus envie d’y revenir pour découvrir la fin de cette saison. En attendant de la voir, on reste un peu sur sa faim cette semaine avec un paquet de drama à venir, encore.
S03E05 – 17/20
L’épisode de cette semaine est un peu plus lent que les précédents, mais il fonctionne vraiment bien dans sa manière de croiser les différentes intrigues et les bouts de vie de nos bracelets rouges, dont les rangs s’agrandissent un peu plus. Malgré tout, les scénaristes, et donc les personnages, ne perdent jamais de vue les deux saisons précédentes et les émotions sont au rendez-vous aussi grâce à de petits détails et rappels de ce qu’il s’est passé plus tôt dans la série.
S03E06 – 17/20
Même si j’ai trouvé cet épisode beaucoup plus classique et prévisible que bien des fois dans la construction de ses intrigues, je suis bien forcé de reconnaître qu’il était efficace dans son écriture. Tout est fluide, les sentiments et émotions sont là, et j’ai adoré. Comme d’habitude vous me direz, mais bon, ils ne changent pas une équipe qui gagne, pas de raison que ça change, donc.
S03E07 – 18/20
J’ai eu quelques déceptions au cours de l’épisode, mais c’est principalement parce que je n’ai pas envie que ça se passe mal pour les personnages et que bon, la série n’a pas assez de personnages pour se permettre que tout aille bien dans le meilleur des mondes. L’épisode prépare quelque peu la fin de saison et je suis curieux de voir ce que ça donnera, parce que la conclusion là, ça donne très envie d’être lundi prochain déjà.
S03E08 – 20/20
Fin de saison réussie pour les Bracelets, même si l’épisode paraissait presque trop simple et trop routinier pour être une fin de saison pendant une bonne partie du temps. Le problème aussi, c’est qu’il y a tellement de personnages et d’intrigues que ça devient compliqué de tous les gérer. Pourtant les conclusions trouvées sont habiles et mènent à ce qui peut servir de bonne fin de saison autant que bonne fin de série… En tout cas, il est évident qu’une page se tourne, même en cas de saison 4.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Les Bracelets rouges – S03E01-02

Épisode 1 – 19/20
Le retour de la série est une véritable réussite, avec des retrouvailles organisées entre les personnages et les téléspectateurs de manière minutieuse. Il y a eu du changement en notre absence, mais l’évolution de tout ce petit monde est plutôt fluide. Il reste à voir si la série ne va pas se perdre à la longue, mais pour l’instant, c’est sacrément bien géré ! On est tellement loin des intrigues que j’attendais, et en même temps tellement dedans !

> Saison 3


Spoilers

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Mais là, c’est bon maintenant, elle respire avec les poumons d’un mort.

Comme je le supposais déjà dans mon article résumant la fin de saison 2, cet épisode commence par l’introduction d’un nouveau personnage : Iris. On la suit au téléphone, d’abord avec un ami(e), puis avec sa mère, le tout alors qu’elle est au volant. On sait dès le départ que ça va mener à l’accident et ils n’arrivent pas à nous le faire tout à fait oublier… mais l’accident est surprenant quand même, ce qui est une belle réussite. Sans surprise, elle est embarquée à l’hôpital aussitôt et ça nous fait un lien entre réalité et hôpital.

Contre toute attente, ce lien est redoublé puisque la saison s’ouvre également sur le réveil de Côme… chez lui ! On nous avait abandonné sur son réveil allongé à l’hôpital… Mais c’était il y a cinq mois et quatre jours. C’est absolument dingue, mais tellement génial : pas de rééducation trop lourde à subir en tant que téléspectateurs ! C’est plutôt une bonne chose, surtout qu’on a l’impression de déjà connaître Côme. J’espère qu’il ne sera pas trop chiant comme gamin, Nathalie mérite une belle intrigue.

Bien sûr, Côme a toujours son bracelet rouge et retourne toujours à l’hôpital… Finalement, le seul changement pour lui, c’est qu’il est réveillé, debout et tellement gigantesque ! L’acteur est immense, c’est perturbant après la saison 1, mais c’est logique, il y a de la croissance. D’ailleurs, c’est sûrement pour ça qu’il y a un écart de quelques mois entre les saisons. Quant à la rééducation, elle est lente et ses souvenirs reviennent progressivement : il est amnésique.

Il a un problème avec la récupération de ses souvenirs, bloquée. Les médecins sont tout autant bloqués, à l’aider à reconstruire son passé et à avouer à Nathalie qu’il est possible que les souvenirs ne reviennent jamais. C’est difficile à voir, parce que Côme ne reconnaît même pas sa grand-mère et a un carnet de souvenirs qui ne lui disent rien. Et il n’y a rien de pire qu’un souvenir dont on ne se souvient pas, non ? On en a tous des comme ça datant de l’enfance.

Par chance pour Nathalie, elle peut toujours compter sur l’aide de Romain pour s’occuper de Côme qui, en revanche, pose beaucoup de questions sur son passé, et notamment sur son père, grand absent du tableau familial. C’est difficile, on le sent bien : il faut que la mère réapprenne à connaître son fils, finalement. Et il faut que Côme apprenne à connaître les bracelets rouges, ce qui se fait dans une jolie scène avec Clément, qui sert de baby-sitter en attendant Romain – de baby-sitter et de professeur aussi, puisqu’il le fait écrire.

C’est fou, on dirait deux frères, soulés par Romain l’un et l’autre. Il faut dire qu’il parle toujours autant Romain, au point de nous endormir Côme quand ils sont en voiture ensemble. C’est particulier, parce que Côme se met alors à rêver d’Iris, ce qui n’a pas trop de sens.

La série ne tarde pas à nous réintroduire le personnage de Mehdi et il a un sourire toujours communicatif à traverser l’hôpital en fauteuil. Il n’a toutefois plus besoin de fauteuil, loin de là. Il n’est plus à l’hôpital en tant que patient, mais en tant que stagiaire. C’est chouette de nous ramener le personnage comme ça, surtout que Mehdi est vraiment génial comme personnage. Le mettre en duo avec Lucien, en plus, c’est sûr que ce sera source de comique.

C’est en tout cas une évolution sympathique pour le personnage, qui ne reste en plus pas qu’au service pédiatrie pour s’occuper aussi de patients plus âgés, là encore source de comique. Il permet aussi d’avoir un lien avec l’équipe médicale, et ainsi d’obtenir des nouvelles de Roxane qui tarde vraiment à apparaître dans cet épisode, mais dont le médecin de l’an dernier nous parle avec le sourire.

À arpenter les couloirs de l’hôpital, Mehdi fait le lien entre tous les personnages : c’est encore lui qui permet aux scénaristes de réintroduire Louise, présente à l’hôpital pour un check-up. On ne la voit pas beaucoup, Louise, mais elle a toujours son franc-parler et c’est marrant. Quant à Mehdi, il emmène finalement son vieux patient au cours d’improvisation des jeunes et étonne les médecins par le succès qu’il a sur l’humeur du patient.

Loin de la légèreté de l’intrigue de Mehdi, on retrouve aussi Clément en pleine rééducation – une rééducation fulgurante, mais rendue douloureuse par l’absence de Thomas. Parti à l’étranger, Thomas ne donne plus aucune nouvelle à ses amis de l’hôpital. La vie est compliquée pour Clément, en plus. Il a récupéré des cheveux, il marche sans béquille pour la rééducation, mais… ses parents se séparent. Cela fait deux mois qu’ils ne sont plus ensemble et qu’ils ne lui en parlent pas, seulement voilà : à l’approche de sa sortie de l’hôpital, il faut bien considérer l’évidence… Où vivra-t-il ?

Si devant ses parents, Clément ne montre rien, il déprime ensuite, évidemment. La série gère vraiment bien les thèmes qu’elle choisit d’aborder et ce dernier thème est vraiment important, parce que malheureusement, on sait bien que le nombre de divorces suite à la blessure, la maladie ou la mort d’un enfant augmente considérablement.

Pour décompresser, Clément peut compter sur les cours de théâtre et d’improvisation toujours. J’ai trouvé ça mieux amené que l’an dernier et la scène était plus marrante, tout en étant dans la psychologie aussi. Le professeur insiste bien sur la différence entre les attentes et la réalité, et ce n’est pas plus mal.

D’ailleurs, finalement, c’est loin de l’hôpital que Roxane poursuit sa vie avec un « projet intéressant » : elle veut percer dans la photographie et passe pour cela un entretien avec un jury tout bien bienveillant, certes, mais bien dérangeant. Ils insistent lourdement sur son passé, pour apprendre à la connaître mieux, mais elle botte en touche, bien évidemment. Elle fait de la peine, Roxane. Elle arrive toute confiante en elle, ce qui est bien… sauf qu’on voit bien tout de suite où la scène se dirigera. C’est Roxane, quoi.

Sans surprise, au téléphone, elle ment et dit que son oral s’est très bien passé. Sa douleur est comme toujours palpable, avec des sautes d’humeur perpétuelles… et une nostalgie évidente de son séjour à l’hôpital avec les bracelets rouges. S’embourbant dans ses mensonges, Roxane se retrouve à boire du champagne avec sa mère et sa sœur, cette dernière clairement inquiète de voir sa sœur refuser de manger une pomme.

Autrement, Jessica est beaucoup plus attachante que l’an dernier. C’est une bonne surprise de la retrouver dans cette saison et de la voir devenue proche de Clément. En même temps, avec la sortie de Clément deux semaines après cet épisode, on comprend bien qu’il faut nous donner des personnages à suivre. En plus, Jessica est touchante à ne pas réussir à imaginer sa sortie.

La pauvre se retrouve aussi avec une nouvelle camarade de chambre à la famille hyper envahissante. La scène réussit assez bien à faire le grand écart entre l’humour et la tristesse, avec une nouvelle entourée d’amour, mais sacrément seule tout de même dans son lit d’hôpital. Jessica la bombarde de questions et retrouve assez vite son côté insupportable, tout en étant touchée par le cancer du sein de sa nouvelle amie – parce qu’on ne va pas se leurrer, elles sont vouées à devenir amies.

Sur la fin de l’épisode, on a aussi droit à une chouette scène entre Mehdi, Louise et Clément. Le premier est toujours aussi délire et prend des nouvelles de Louise, dont le check-up s’explique par sa décision de partir en voyage aux États-Unis pour plusieurs mois, avec son association. Reste à s’assurer que sa santé lui permette vraiment de faire un tel voyage… Rapidement, Louise et Clément se retrouvent seuls sur les marches de l’hôpital, et c’est chouette parce qu’ils sont toujours proches, même si elle n’est plus amoureuse de lui. Boh, qu’est-ce qu’il s’est passé ? C’est bien dommage, ça, ils étaient mignons comme tout. En plus, j’ai de la peine pour Clément qui se sent seul toute la soirée – sans nouvelle de Thomas. La fin est atroce d’ailleurs : Thomas est de retour en ville, dans la voiture de son père, et c’est Mehdi qui s’en rend compte en le voyant en rentrant de l’hôpital. Par contre, Thomas est un bon connard sur ce coup-là, fermant la vitre de sa voiture à la tête de son ami. Dur.

Et sinon, pour ceux qui suivent, j’habitais en Nouvelle Aquitaine l’an dernier, et vraiment, la région me manque à chaque plan extérieur de l’hôpital ou de Roxane dans Bordeaux. Voilà, c’est dit.


Épisode 2 – 20/20
Qu’est-ce que c’est fou ! Je ne sais pas comment les scénaristes font pour toujours viser si juste. Les nouveaux personnages se mêlent aux anciens, les relations entre les adolescents sont le cœur de la série mais n’éclipsent pas tout à fait les intrigues des adultes et l’ensemble fonctionne à merveille. La série est un petit concentré de bonne humeur et de nostalgie, de hauts et de bas, de maladie et de guérison. Bref, un concentré de vie et des scènes tellement fortes dans cet épisode…

> Saison 3


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J’suis apte où je dois passer le restant de mes jours à Arcachon ?

Il serait tellement plus raisonnable d’aller me coucher plutôt que de regarder ce deuxième épisode. Devinez ce que j’ai fait, du coup ? J’ai regardé ce que devenait Thomas. Je m’attendais à le revoir plus longuement dans cet épisode et ça ne rate pas : on le voit donc un peu déprimé au petit matin et forcé par son père de se rendre au lycée… où il ne met pas longtemps à décider de sécher. C’est merveilleux… On le voit alors prendre le bus et rester debout malgré sa jambe en moins, ce qui est probablement le plus merveilleux dans cette affaire.

Pourtant, Thomas est loin d’être de bonne humeur. Il déprime et passe autant que possible la journée seul, évitant son père. Il finit par être légèrement harcelé par une certaine Laura, une camarade de la classe dans laquelle il ne se rend pas. Elle veut juste l’inviter à une soirée et le draguer gentiment, mais elle se prend sa prothèse de jambe en pleine tronche. Après tout ça, Thomas est bien forcé de rentrer chez lui et c’est pour tomber sur… Aurore.

On l’a entendu plus tôt : son père a appelé Aurore parce qu’il est débordé par son fils, c’est très clair. Et il n’est toujours pas à l’aise avec sa maladie, d’ailleurs.

De son côté, Mehdi déprime d’avoir aperçu Thomas sans que celui-ci ne le calcule, comme il dit, au point d’en arriver en retard au travail. Comme moi demain matin, j’imagine, à ce rythme-là. En retard, il ne peut passer voir Clément dès son arrivée à l’hôpital et celui-ci capte vite que son ami lui cache quelque chose quand il le croise enfin dans l’ascenseur… sans réussir à lui faire cracher le morceau.

Après, quand Mehdi a une idée en tête, il ne l’a pas ailleurs, et il se débrouille donc pour obtenir l’adresse de Thomas auprès de l’hôpital, où Thomas continue de se rendre de temps à autres pour sa prothèse, sans croiser les bracelets pour autant. C’est fou ça. Il doit toutefois finir sa journée à l’hôpital, ce qui permet de revoir les infirmières de la saison 2, qui sont devenues ses collègues. J’adore l’idée et les retrouvailles avec ces personnages secondaires.

Une fois que Mehdi sait faire les lits, il apprend à Côme à faire de même, tout en lui racontant les saisons précédentes… Les scénaristes continuent de jouer avec le personnage de Côme et ses rêves un peu surréalistes : ainsi, celui-ci essaie de se renseigner sur Iris auprès de sa mère. Il se perd ensuite dans l’hôpital : Côme est incapable de s’orienter, Mehdi le laisse tout seul le temps de poser quelques draps dans la réserve et, bien évidemment, Côme se retrouve embarqué par un infirmier qui s’occupe… d’Iris. Ben tiens. Et Iris est dans le coma, mais ça, je l’aurais parié.

Mehdi culpabilise d’avoir perdu Côme, mais c’est de courte durée, celui-ci repartant finalement de l’hôpital avec sa mère supportant la lourdeur de Romain. C’est beau, ce courage et cette patience de Nathalie !

Bien sûr, on retrouve aussi Jessica et sa nouvelle colocataire dans cet épisode, cette dernière étant toujours entourée par sa mère et sa grand-mère très indiscrète. Il est question de l’opération du jour pour la nouvelle – dont on ne sait toujours pas le nom – qui consiste à lui retirer des ovocytes pour s’assurer qu’elle pourra avoir un jour des enfants malgré la chimiothérapie. Jessica entend parler de tout ça et finit par dire à la nouvelle qu’elle n’est pas obligée de le faire.

Dès lors, le doute s’installe et elle finit par refuser, sur la table d’opération, d’être opérée. C’est gros et pour une fois, je ne sais pas si la série n’idéalise pas les choses avec une chirurgienne hyper compréhensive qui lui apporte tout son soutien. Euh, y a du temps de perdu, quand même. En pleine déprime, la nouvelle est consolée par Clément qui lui montre un endroit où elle peut être tranquille comme elle le souhaite pour réfléchir : une réserve de l’hôpital.

Elle lui propose finalement de rester avec elle, une nouvelle amitié se liant entre eux grâce à ça… Le truc, c’est toutefois que ça se fonde sur un mensonge, parce qu’elle lui dit avoir un cancer du poumon, mais bon. Elle prend tout de même le temps de lui raconter son problème du jour, avant d’être appelée par ses parents… à l’interphone de l’hôpital ! Au moins ça permet de savoir qu’elle s’appelle Nour. Et qu’elle commence à perdre ses cheveux, la pauvre.

Clément est tout heureux de lui donner des conseils et de lui offrir sa bonne humeur… mais son bonheur est de courte durée. En effet, lors de son dernier rendez-vous avant la sortie de l’hôpital, Clément découvre qu’il a de nouveau des lésions et la nécessité de reprendre la chimiothérapie. Quelle angoisse.

Ailleurs dans l’hôpital, Roxane vient passer un entretien hebdomadaire avec son médecin de l’an dernier, pour assurer un suivi psychologique de la patiente. Cette fois, Roxane confie vraiment ses problèmes, et c’est beau quand on voit tous les mensonges qu’elle déblatérait l’an dernier face à elle. Après, c’est moins beau an niveau du contenu : elle ne supporte pas les inquiétudes de sa mère et de sa sœur, elle a peur de ne pas réussir à s’intégrer.

Son rendez-vous avec Sorin terminé, elle se rend auprès de Clément pour lui parler un peu… et découvre vite que son ami est bien plus mal qu’elle. Ils sont alors rejoints par Mehdi et la scène se passe de mots, littéralement. Elle est extrêmement touchante, franchement. Et ça motive encore plus Mehdi à faire en sorte que Thomas revienne à l’hôpital parce que Clément a besoin de tous ses amis, même lui qui ne leur parle plus.

Le coup est dur pour Roxane qui découvre que son ex n’est jamais parti aux États-Unis et que Mehdi veut l’emmener chez lui. Elle refuse catégoriquement, pour son bien, mais on sent que c’est douloureux. Et du coup, elle finit par rentrer chez elle pour découvrir que sa sœur a organisé une soirée… où elle pète un câble et avoue enfin ne pas avoir été prise dans son école de photo. Evidemment.

En parallèle, Louise passe aussi un entretien à l’hôpital ce jour-là : elle découvre ainsi qu’elle est apte de partir aux États-Unis, mais sa joie est de courte durée parce que sa mère n’a pas du tout envie qu’elle s’y rende. Tu m’étonnes ! Je la comprends, même si c’est hyper égoïste de sa part de brider le rêve de sa fille. Pas évident tout ça. En tout cas, Louise s’isole et ne part pas à la recherche des bracelets rouges, préférant rester seule, ce qui permet à sa mère de la retrouver pour lui dire qu’elle est d’accord pour le voyage.

Cela dit, Louise n’a plus tellement envie de partir quand elle croise Clément et apprend le retour de son cancer. Il la remotive et lui rappelle qu’ils savent tous les deux que remettre au lendemain est un luxe que personne ne devrait se permettre. Voilà qui est clair. Finalement, Louise repart donc de l’hôpital, laissant Clément seul.

Seul ? Non, il a une nouvelle amie en la personne de Nour qui revient le voir pour lui dire qu’elle est prête à se raser les cheveux, ce qu’ils font finalement ensemble.

Pour soutenir Clément, les bracelets rouges sont toujours là en tout cas. Mehdi déplace des montagnes et n’hésite pas à se rendre chez Thomas pour lui annoncer la rechute de Clément, avec des métastases au foie. Il tombe au plus mauvais moment possible, puisque c’est le jour où Aurore est là et apprend que Thomas ne va plus au lycée. Ce dernier claque la porte au nez de Mehdi, refusant de retourner à l’hôpital, mais il refuse aussi de parler à son père ou Aurore de ce qui ne va pas, les laissant dans l’inquiétude.

Le retour à la vie hors de l’hôpital, c’est compliqué, et la série gère très bien la chose. Il est incroyable de voir le personnage d’Aurore encore et toujours là pour le fils de son ex, quand même. Cependant, ça ne suffit pas : Thomas refuse de leur parler, préférant voler la voiture de son père pour se rendre à l’hôpital. Malheureusement, il n’a toujours pas le courage d’y entrer et il se rend ensuite à la plage… pour se suicider.

Alors oui, mais non, sérieusement, quoi ! C’est un développement parfaitement atroce, même si l’isolement progressif du personnage avait bien été travaillé l’an dernier. Au moins, avec un peu de chance, il finira à l’hôpital ? Sinon, pour l’anecdote, il faut que je vous dise que je suis super heureux de retrouver la musique de la série. La musique, et les émotions pures.

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> Saison 3