Westworld – S03E01

Épisode 1 – Parce Domine – 18/20
Si c’est toujours aussi bon de retrouver cette série et ses acteurs, cet épisode qui fait la durée d’un film (1h10, franchement !) est franchement particulier car il renouvelle totalement l’ambiance et nos habitudes : il n’a plus rien à voir avec la saison 2 ou presque. Je m’en doutais un peu vu le point de départ promis pour cette nouvelle saison, mais ça perturbe malgré tout. En tout cas, le verdict est positif : la série est au top de sa forme, le changement de genre lui réussit très bien. Reste à tout comprendre maintenant !

> Saison 3


Spoilers

01

The real Gods are coming. And they’re very angry.

Deux bonnes minutes de résumé, et c’est tout. Il n’en faut apparemment pas plus pour résumer les deux saisons hyper complexes de la série. Comme quoi. La saison reprend ensuite dans la maison d’un multimilliardaire chinois, ressemblant beaucoup à celle d’Invisible Man, actuellement au cinéma. Enfin, actuellement nos cinémas sont fermés. Bref. Elle ressemble aussi à celle de Delos, tout simplement.

Il est informé par un hologramme hyper réaliste de la situation dans le parc Delos : le bain de sang est catastrophique pour son chiffre d’affaire et il n’aime pas bien cette idée. Il se montre donc particulièrement odieux avec ceux qui l’entoure, notamment sa femme, Eunice. Ce n’est pas terrible comme idée ça, et il va vite le regretter, parce qu’il vit dans une maison hyper connectée qui ne tarde pas à se retourner contre lui – et avoir une alliée, ça aurait été pas mal.

Sa maison se retourne contre lui ? Evidemment, une maison connectée, ce n’était pas une bonne idée quand on était un habitué de Westworld, clairement. Ainsi, Dolores elle-même vient rendre visite à ce riche homme qui n’était qu’un sombre salopard. S’il pense aussitôt être prêt à mourir, Dolores révèle vite que son plan est toute autre. Des lunettes et un implant électronique sont bien plus intéressants à ses yeux : après avoir augmenté la chaleur de la maison, elle lui fait voir des souvenirs du passé bien dérangeants.

Ainsi, cet homme, qui s’appelle Jerry, battait sa première femme sans le moindre remord – première femme qui était le portrait craché – et il se retrouve embarqué dans un flashback vivant : partout où il va dans la maison, il revoit son ex. Pas étonnant que la deuxième fasse la tronche à son mari, du coup. La scène d’introduction est vraiment géniale et replonge tout de suite dans la série, même si elle n’a plus rien à voir avec l’ambiance western des premières saisons. Nous sommes désormais un monde futuriste où les ultra-riches ont tout pouvoir… mais pas face à Dolores.

En une nuit, Dolores a vidé les comptes de Jerry, mais elle veut à présent récupérer de sa part des documents secrets qu’il a conservé de son passage dans une compagnie nommée Incite. Il les lui donne bien volontiers, comprenant que ça peut sauver sa vie. Malheureusement pour lui, il est encore trop humain et veut les récupérer aussitôt après. Il s’attaque donc à Dolores… sans se douter qu’il a affaire à l’hologramme de sa maison. Et oui, sa maison peut faire apparaître des hologrammes, évidemment que Dolores s’en sert.

Jerry réussit donc à s’exploser la tronche en tombant dans sa piscine, piscine que Dolores avait utilisée juste avant. Et tout ce que ça fait, cette mort, c’est que ça libère l’actuelle femme de Jerry de son emprise. Intéressant.

Ailleurs, on retrouve Charlotte qui se rend à Delos : elle a pris tout pouvoir sur la compagnie dont elle est désormais PDG depuis trois mois. Charlotte aurait tellement adoré ça, mais non, c’est un robot désormais, et ce robot utilise son pouvoir pour faire taire les membres du conseil de la compagnie qui ne sont pas d’accord avec elle. Wow, elle a un pouvoir de dingue, cette Charlotte : elle est capable de prendre toutes les décisions qu’elle veut pour la compagnie, avec l’accord aussi d’une intelligence artificielle.

Les humains ne sont pas fan de cette soif de pouvoir de la PDG par intérim, mais ils n’ont pas vraiment de moyens de recours pour lui retirer son pouvoir. Charlotte ordonne donc un changement radical pour les 48h à venir, même si le fait que les robots soient capables de tuer fait peur à ses collaborateurs. On tombe alors dans le discours pro-armes à feu habituel, avec Charlotte rappelant que ce sont les hommes qui tuent, pas les robots : le responsable du bain de sang de Delos ? C’est Bernard, bien sûr !

En parallèle, on retrouve donc Bernard dans une étrange campagne futuriste – avec des robots et des tours au loin. Les bêtes meurent, la production de viande est encore plus impressionnante dans le futur que dans nos abattoirs et Bernard bosse pour un abattoir futuriste, sous le nom d’Armand. Arnold, Bernard, Armand. Il est chiant, à force.

Il est confirmé que nous sommes bien trois mois plus tard aussi dans cette intrigue quand Armand fait un auto-diagnostique de sa situation, avec… Bernard. Oui, il s’auto-répond du coup. En tout cas, cet auto-diagnostique ne le met pas au courant du danger qu’il court : des employés l’ont reconnu comme étant Bernard et s’en prenne assez violemment à Armand, espérant le neutraliser pour gagner l’argent qui est mis sur sa tête.

Pas de bol pour eux : Armand ne sait pas se défendre, mais il peut libérer le robot meurtrier en lui. Et il n’hésite pas à le faire pour tuer les deux employés qui voulaient le balancer. Après ça, il n’a plus d’autres choix que de se mettre en fuite, ce qu’il fait aussitôt : il passe par un port de pêcheurs à qui il demande de partir vers… Westworld. Voilà qui promet.

C’est ensuite à Londres que l’on retrouve Dolores dans une voiture futuriste qui se conduit toute seule et l’emmène dans un centre-ville bien différent. Le look de la série est tellement différent désormais, ce côté futuriste est génial et me plaît bien. L’actrice doit kiffer aussi, parce que ça la change de ces costumes traditionnels d’avoir des robes de soirées magnifiques.

À Londres, Dolores se fait appeler Lara et est la petite-amie d’un autre riche, probablement un client de Delos. De toute manière, il est évident qu’ils connaissent Delos, puisqu’il en est rapidement question quand un ami du mec de Dolores en parle. Et ce mec, je l’ai adoré instantanément, parce qu’il ressemble énormément à Victor de Dollhouse (Enver Gjokaj quand il était encore jeune, donc) et se pense dans une simulation.

Outre le côté futuriste, on est désormais dans une série qui n’hésite pas à nous mettre dans une ambiance digne d’une série d’espionnage : Dolores espionne son mec avec des micros bien placés et feint de ne pas vouloir l’accompagner aux États-Unis, quand il est évident que c’est exactement ce qu’elle attend pour retrouver un autre homme de sa liste.

En effet, de l’autre côté du monde et un générique bien modifié plus tard, on retrouve un autre homme, à Los Angeles. Il s’appelle Caleb et est très intéressant à suivre aussi. L’idée des scénaristes est claire : on est dans un monde futuriste dont on ne connaît pas encore assez de choses, alors il est temps de le découvrir, en même temps que Dolores.

Cette saison commence donc par un panel de clients de Westworld qui ont survécu à la saison 2 et dont on va découvrir beaucoup de choses désormais. Ce deuxième client est donc un homme tout sympathique, qui bosse sur un chantier avec son robot et s’occupe de sa mère qui dit ne pas le reconnaître à l’hôpital. C’est triste, non ? Il n’est pas parfait du tout cet homme, il a aussi ses vices, notamment une addiction à du porno étrange qui le mène à rencontrer un couple tout aussi étrange lui vendant une technologie capable de perturber tous les écouteurs dans le périmètre.

Et dans ce futur, tout le monde a un écouteur sans fil, apparemment. Ce nouveau porno n’est pas que ça : en fait, l’idée est de mener le braquage parfait. C’est dingue. Et ensuite, il reprend ses activités comme si de rien n’était, cherchant un nouveau boulot – avec un entretien où il est question de son passé de soldat. Comme ce n’est pas bien efficace, il accepte ensuite une autre rencontre avec ses « collègues » via porno où il se retrouve dans un drôle de club.

Drôle ? Oh, il y a des robots nus, des hommes nus et de la drogue, l’un expliquant possiblement l’autre. Il y a donc aussi un homme nu drogué à neutraliser alors qu’il pète un câble lorsqu’il essayait une nouvelle technologie. C’est tellement bizarre tout ça, franchement !

Un troisième jour se lève alors pour Caleb qui a la fâcheuse tendance à se faire refuser de tous les boulots qu’il vise et à parler à un certain Francis – a priori un ancien soldat avec lui. Ce n’est pas clair tout ça, mais on voit en tout cas que la technologie a pris le pouvoir dans ce monde, avec des intelligences artificielles servant de Pôle Emploi sans se présenter comme des IA. Non, le futur ne vend pas du rêve, les amis.

Le lendemain (j’imagine ?), Dolores, toujours sous l’identité de Lara, arrive à Londres où son copain lui présente Rehoboam, une intelligence artificielle surpuissante qui est clairement la raison pour laquelle Dolores s’intéresse à cet homme finalement. Ce n’est peut-être pas un client de Delos, finalement. En tout cas, l’homme la plante en plein milieu de leur conversation pour se rendre à un rendez-vous avec une mystérieuse inconnue. Il en faut plus que ça pour que Dolores se décourage et se laisse semer : elle vole une moto grâce à la technologie avec laquelle elle fonctionne et se rend dans un hôtel juste à côté de celui de son mec pour suivre à distance sa réunion. C’est pratique comment la technologie vient tout justifier dans cet épisode : elle a des lunettes capables de zoomer et de lui faire entendre ce qu’il se passe sur une terrasse bien éloignée.

Comme d’habitude, on ne comprend pas tout à l’épisode, mais juste assez pour voir que son copain est dans la merde et aux mains de cette femme qu’il rencontre et qui travaille pour un homme puissant, de toute évidence. Tellement puissant d’ailleurs, qu’il lui reproche d’essayer de les trahir ou d’être berné par quelqu’un voulant prendre le contrôle de Rehoboam. Perturbé, l’homme s’en va et Dolores le retrouve le soir même pour essayer d’en savoir plus.

Elle y va trop fort et est complétement grillée à mon goût quand elle parle avec ce Liam pour essayer de savoir pour qui son père travaillait sur Rehoboam. Liam est clairement flippé et a peur de mourir s’il en dit trop, mais son garde du corps débarque au moment où il allait craquer pour s’en prendre à Dolores. Des recherches approfondies ont permis de découvrir qu’elle n’était pas qui elle prétendait être : Lara Espen est une adolescente morte il y a une dizaine d’années. C’est con.

Liam est forcé de se confronter à la vérité et de reconnaître qu’il ne connaît pas sa petite-amie finalement. Il laisse son homme de main l’embarquer quand celui-ci lui apprend l’existence d’un SMS crypté sur le portable de Lara, avec une localisation étrange. C’est alambiqué et la série n’a plus grand-chose à voir avec ce qu’elle était.

Dolores est embarquée en hélicoptère futuriste puis en voiture vers un lieu où l’on essaie de la tuer en lui injectant un produit qui ne peut pas tuer un robot. C’est bête pour ces hommes qui pensaient avoir le contrôle de la situation. Ils n’imaginaient pas avoir affaire à un robot capable de maîtriser d’autres voitures pour lui venir en aide et la libérer, dans une scène magistrale où l’on suit Dolores à la fois dans ce qu’il se passe devant la voiture et derrière, grâce à une caméra de recul. C’est magique.

Elle finit par rattraper l’homme de main en chef qui avait à réussi à fuir et obtient de sa part le nom de celui qui contrôle Rehoboam : il s’appelle Serac et est déjà à sa recherche… Ce qui ne pose pas de problème à Dolores. Même blessée, elle a encore un coup d’avance sur ses ennemis : elle a déjà créé un robot à l’effigie du garde du corps, et c’est celui-ci qui tue le vrai garde du corps pour prendre sa place.

Malgré tout, ça mène de nouveau à une fusillade avec notre héroïne capable de prendre le dessus sur tous les humains sans vrai gros problème. La scène est franchement bien foutue, avec une moto qui nous tue un figurant en arrière-plan de manière jouissive.

Ailleurs, Caleb reproche à Francis sa mort : il est mort au front et c’est étrange pour Caleb de continuer à lui parler. Francis était donc une intelligence artificielle qui lui permettait de faire son deuil, mais qui était aussi ce qui, finalement, l’empêchait d’avancer dans sa vie. Oh la. Evidemment que le futur est capable de nous ramener les morts grâce à une application et une intelligence artificielle. Bon, là, il est question d’un traitement, mais bon… Le pauvre, a beaucoup à faire encore, clairement : il enchaîne son traitement avec la découverte de Dolores blessée sous un pont. Comme il voit une magnifique femme blessée tombée à terre, il lui vient aussitôt en aide. Tu m’étonnes.

La série nous fait alors le plaisir de relancer l’un de ses thèmes musicaux fétiches, qui manquaient vraiment. Enfin, ils me manquaient. Pourtant, je tiens à souligner la musique géniale de cet épisode – un peu rétro, mais malgré tout futuriste, justement. Parfaite, donc, comme la série, comme toujours. Sinon, le générique de fin est évidemment interrompu par une scène post-générique. Je n’en attendais pas moins.

On retrouve donc enfin Maeve après plus d’une heure d’attente. Toujours plus cette série, c’est fou. Elle se réveille dans une bâtisse étrange où des gens sont tués et/ou battus à mort. Elle n’a clairement aucun souvenir de ce qui lui est arrivé, et nous non plus. Par contre, je le sentais venir, mais elle se retrouve en plein débarquement nazi. WHAT THE FUCK ? Hâte d’en savoir plus sur ce nouveau parc…

Et William ? Pas de nouvelle pour l’instant, mais bon, il y a beaucoup à digérer quand même.

> Saison 3

The Walking Dead – S10E12

Épisode 12 – Walk With Us – 17/20
C’est dommage, l’épisode commence super bien… puis il retombe dans les travers de la saison 4, qui est restée un traumatisme où je n’ai jamais accroché aux mêmes épisodes que les autres fans. Bref, ça m’a un peu fait peur cette boucle six ans après, mais la vérité, c’est que l’épisode lui-même est une boucle : le début est excellent, la fin est excellente. Entre les deux, eh bien, il fallait bien combler quelques minutes de ces quarante-quatre minutes, j’imagine. Et puis, franchement, même les moments bouche-trou de l’épisode ne sont pas si mauvais et font avancer les choses cette semaine.

> Saison 10


Spoilers

1012

It is not a victory if I do not have everything I want.

Difficile de ne pas voir cet épisode dès ce soir sachant qu’il est disponible, surtout qu’on reprend, contrairement à ce que j’imaginais, exactement là où on en était, à savoir une scène de bataille enflammée contre les zombies digne de Game of Thrones. Franchement, je crois que jamais la série ne s’était donnée autant de mal sur une bataille. Concrètement, ça rappelle la prison il y a six ans, mais avec des flammes en plus.

Le tournage a dû être éprouvant, mais ça valait le coup : ça part dans tous les sens, on a de jolies explosions, on a Carol et Daryl qui déchirent à buter un peu tout le monde, Lydia qui refuse de suivre Alpha, Judith qui nous tue un Chuchoteur contre toute attente et Eugene qui… Putain, Eugène fait encore de la merde à vouloir à tout prix sauver sa radio des flammes.

Oui, parce que les flammes gagnent rapidement les lieux de vie de nos héros. C’en est fini de la Colline. Si chacun lutte pour sa survie, il faut voir à ne pas oublier que la vie paisible est en train de partir en fumée derrière eux. J’aime beaucoup cette longue scène d’introduction ! Il était difficile de décrocher de son écran, même s’il est dur aussi de comprendre comment nos héros ont pu passer la barrière de flammes face à laquelle ils étaient la semaine dernière. Mais bon.

Juste avant de nouvelles explosions et le générique, on notera aussi le retour de Magna, mais pas très en forme. Elle est aperçue par sa copine au milieu des zombies. Après le générique, le jour s’est levé pour de bon et les Chuchoteurs peuvent savourer leur victoire… en théorie. En pratique, c’est différent parce qu’Alpha n’est pas ravie de ce qu’il s’est passé : elle n’a toujours pas récupéré Lydia et Negan continue d’achever les victimes en leur explosant le crâne. C’est un problème pour elle, parce qu’elle veut récupérer un maximum de zombies pour sa horde.

Negan essaie bien de satisfaire Alpha, mais ce n’est pas si simple de lutter contre son envie de buter du zombie. Il en tue donc un, en rapporte quelques autres à Aaron (qui s’occupe d’un blessé ayant perdu une jmabe), lui jurant qu’il n’est pas tout à fait le traître qu’on pense… puis va kidnapper Lydia, étant donc le traître qu’il était soupçonné d’être. Superbe. Il l’abandonne dans une cabane, puis veut se faire bien voir d’Alpha.

Alors que Lydia essaie de s’échapper, Negan et Alpha papotent tranquillement de l’allégeance du premier et de l’ordre hiérarchique de la meute d’Alpha. À ce stade, on approche cependant de la fin de l’épisode et je dois avouer que… pfiou, j’ai décroché ! Franchement, j’adorais Alpha et j’adorais la rédemption de Negan, mais les deux ensemble, ça ne prend pas du tout sur moi. Eh, ça fait quatre épisodes que je vous le dis, ça ne doit plus vous surprendre à force !

En tout cas, Negan nous refait un petit discours comme quoi il est mort pour ce monde et tout, et il essaie de faire comprendre à Alpha qu’elle se plante royalement. C’est lourd-dingue. Lourd, parce que c’est du déjà vu dans la série (avec le Gouverneur, voire avec Negan lui-même). Dingue, parce qu’il balance tout ça à Alpha, ce qui est une sacrée prise de risques. Elle est tellement dingue Alpha, elle est capable de le tuer n’importe quoi, franchement.

Finalement, elle préfère l’embrasser et lui dire qu’elle veut tuer sa femme précisément parce qu’elle l’aime encore. Le suspense n’est pas mauvais du tout : on suit Lydia qui tente de s’enfuir de la cabane où elle est alors que Negan essaie de convaincre Alpha de ne pas aller la tuer. On sent bien que la cabane vers laquelle se dirige finalement Alpha n’est pas la bonne, mais je dois reconnaître que je ne m’attendais pas tout à fait à la fin de cet épisode : Negan égorge Alpha ! Oui, la série se débarrasse de sa meilleure méchante à quelques épisodes de la fin de saison… et je ne m’y attendais pas du tout.

Le reste de l’épisode nous replonge en pleine saison 4 : nos héros se retrouvent séparés après la chute de la Colline. Ils ont un point de rendez-vous auquel se rendre, mais ils le font séparément, parce qu’ils n’ont pas eu d’autres choix que de se répartir en petits groupes pendant la pagaille de l’évacuation. Pas le temps de faire leur deuil : il faut encore fuir l’ennemi qui les suit.

Plusieurs groupes se forment et les scénaristes se sont amusés à les constituer. Le premier groupe que l’on suit, c’est Gamma (dont j’ai oublié le vrai nom), l’ex d’Enid (dont j’ai de nouveau oublié le nom – Alden ?) et la sœur de Connie (dont je crois que je n’ai jamais su le nom). Vraiment, c’est de nouveau la saison 4 pour se consacrer autant à des personnages secondaires. Ce trio a bien évidemment en charge le bébé de Frances, le fameux bébé abandonné par les Chuchoteurs et sauvé par Connie.

C’est intéressant d’avoir ce trio du coup, parce que Gamma et l’ex d’Enid se disputent bien sûr pour le bébé, et Gamma s’avère finalement une véritable pro avec. C’est aussi une véritable experte en zombies et chuchoteurs : elle est ainsi capable de sentir qu’ils sont en train de se faire encercler. Elle se débrouille pour mettre à l’abri son neveu et ses deux nouveaux amis, puis éloigne la horde de zombies autant que possible.

Gamma est heureuse de s’en sortir des zombies et de profiter du soleil, et elle tombe ainsi dans un cliché de séries et films que l’on connaît bien trop pour ne pas le voir venir immédiatement : elle est poignardée par Beta au moment où elle s’y attend le moins. Elle parvient bien à lui arracher un bout de son masque, mais il faut finalement se faire à la terrible vérité : elle marchera bien avec les Chuchoteurs à nouveau. Le plus intéressant dans cette scène, parce que je n’accrochais pas encore assez à Gamma pour être satisfait de tout ça, c’est qu’un autre Chuchoteur semble reconnaître Beta. Reste à savoir qui il est exactement.

Quant à Gamma, elle revient en zombie pour mieux être tuée une deuxième par l’ex d’Enid qui préfère lui donner la paix que de régler le cas de Beta en premier. Ca aurait été bien plus logique, pourtant !

Un peu plus loin dans la forêt, on retrouve Eugene et les bouts de sa radio, Carol et sa dépression, Magna et sa copine. C’est une bonne chose, Magna est encore en vie ! Je pensais vraiment que des deux, ce serait elle qui y passerait. Finalement, il est clair que personne n’y passe : Connie était encore en vie après l’explosion, elle a juste été séparée de sa pote par les zombies. C’est bon, c’est réglé, elle est en vie pour un autre épisode.

Par contre, tout ça nous énerve la petite amie de Magna (son nom est Miko, il faut que je le retienne !) qui n’hésite pas à cogner sur Carol pour soulager ses nerfs. C’est top ça ! Finalement, les deux copines ont une petite conversation sur leur relation, alors que Carol, de son côté se laisse plus ou moins draguer par un zombie qu’elle finit par tuer devant Eugène, qui ne fait rien pour l’aider. Bordel, je préférais encore le trio précédent, hein, parce qu’Eugène qui demande la permission pour rejoindre sa future petite amie, merci, non merci !

Sinon, désolé d’en faire la réflexion, mais j’ai trouvé Magna absolument magnifique dans cet épisode, alors qu’elle était censée être plus crasseuse que jamais. Les cheveux plats, c’est ça qui doit faire toute la différence. On n’est pas là pour parler du look des acteurs qui prennent toujours cher, mais pour une fois que c’est pour dire que c’est beau, hein, profitons-en !

Continuons de parler beauté avec le groupe suivant qui est beaucoup plus grand et a à sa tête Rosita. Bon, d’accord, elle est accompagnée de Daryl, mais ça marchait moins pour ma transition. Et avec eux, il y a aussi Jerry et Nabila (Elle s’appelle Nabila, j’ai tellement ri) et tout plein d’autres. Ils se rendent au point de rendez-vous fixé au préalable dans l’espoir de retrouver les enfants du couple, avec tous les autres enfants d’ailleurs.

Malheureusement, tout ce qu’ils y trouvent, ce sont des zombies. Les enfants ? Ils n’ont pas été emmenés par Ezekiel, mais par un autre vieil homme – Earl – qui leur demande de lui faire confiance… pour mieux leur mentir. Comme il leur propose de se taire tel un Chuchoteur, je me méfiais un peu de lui, mais il est rapidement révélé qu’il s’est fait mordre par un zombie. Il envisage donc le suicide, même s’il a toujours sa femme et son fils.

Bien sûr, parmi les enfants, il y a Judith, et Judith refuse de laisser faire ça. Son cadavre de la veille s’est vite estompé de son esprit et elle a une petite conversation Earl. Elle décide finalement de le laisser seul, même si le suicide semble être sa seule option. C’est étrange : elle aurait pu facilement lui couper le bras, non ? Il n’aurait peut-être pas survécu, mais ça aurait été une fin plus joyeuse que son suicide où il se perce volontairement le crâne.

Bizarrement, il se plante un pieu dans le front, mais parvient encore à se rater : il meurt, oui, mais quand Judith vient vérifier ce qu’il en est, il a le front pas si ravagé et le pieu à côté de lui. Là où une simple observation suffit à comprendre qu’Earl est devenu zombie, même s’il ne bouge pas encore, Judith se rapproche tout doucement et se laisse prendre le bras par le nouveau zombie.

Oh, tout ça n’est qu’un faux suspense car l’on sait déjà que Daryl arrive pour la sauver, en compagnie de Jerry et Ezekiel – qui était assommé à la Colline, tout simplement. C’est gros, mais ça fonctionne plutôt bien. J’aurais juste préféré passer plus de temps avec Judith, surtout qu’elle s’en sort toute seule évidemment. Pas besoin d’un sauveur, Judith !

En fait, plus personne n’a besoin du moindre sauveur maintenant que l’on sait qu’Alpha est morte. Le dernier twist de l’épisode est très bon : si Negan nous embrasse Alpha quand il l’égorge, il n’hésite pas ensuite à la décapiter de manière à pouvoir ramener sa tête zombifiée à… Carol. Il est alors révélé que la trahison de Negan était planifiée depuis le début, puisque Carol semblait au courant de cette mission.

Certes, Negan a toujours essayé de protéger la vie de son ancien groupe, mais je trouve ça quelque peu abusé. Il y a longtemps qu’il aurait pu agir pour la tuer, et ça bien avant qu’elle ne détruise la Colline. Mais bon, admettons, ça fait un bon twist final et la série ne perd pas tout intérêt sans sa méchante : il nous reste à comprendre qui est Beta et il nous reste toujours à retrouver Michonne, un jour ou l’autre.

> Saison 10

Grey’s Anatomy – S16E17

Épisode 17 – Life on Mars ? – 15/20
Bon, l’égoïsme d’une grande partie des personnages me tape vraiment sur le système ce soir et ça m’a déconnecté d’une bonne partie de l’épisode. Franchement, certains n’apprennent rien de leurs erreurs passées et c’est frustrant, là où d’autres semblent enfin évoluer… mais on sait que ce n’est que jusqu’à la prochaine crise imposée par les scénaristes. Bref, je suis vraiment incertain face à certaines intrigues quand d’autres me plaisent, et je suis de plus en plus perdu sur ce que j’en pense vraiment.

> Saison 16


Spoilers

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You called it, Jo: all loves suck eventually.

Oh, Jo déteste les couples désormais ! Et elle vit en colocation avec Link qui est déprimé en amour lui aussi. J’ai adoré ce début d’épisode qui permet de faire le lien entre le départ d’Alex et le reste des intrigues à l’hôpital, le tout en voyant les personnages prendre le tram. C’est la première fois en seize saisons, il me semble ! Dingue.

Cela ne leur réussit pas par contre : ils se rendent au travail pour mieux retrouver deux usagers du tram qu’ils avaient remarqué comme ils se mangeaient le visage. Ils étaient tellement occupés à s’embrasser sur les quais, en fait, que lui a finit par tomber et se faire renverser par un tram. C’est con quand même ça comme accident.

De son côté, Amélia découvre le départ d’Alex avant de reprendre le travail, en parlant avec Meredith. J’ai adoré voir les deux sœurs comme ça, parce qu’aucune n’a vraiment envie de parler de sa vie à l’autre, mais qu’elles s’aiment quand même assez pour passer leur temps ensemble, se faire des remarques un peu odieuses (du genre Amelia remarquant que Meredith aussi se barre sans date de retour parfois). Bref, j’ai bien ri et ça change de l’ambiance à pleurer de la semaine dernière, c’est déjà ça.

On suit ensuite la journée de Meredith, qui continue de traiter ses patients avec l’aide de Levi. Tant mieux, c’est un duo que j’aime beaucoup, l’air de rien, surtout que ça fonctionne bien. Par contre, ça nous ramène encore un cas social et politique pour Meredith, et ça, ça m’a moins plu. Elle se retrouve ainsi avec une patiente qui n’a pas assez d’argent pour payer son insuline. La pauvre patiente meure à défaut d’avoir eu assez d’argent, et ça énerve sacrément Meredith pour changer. À ce rythme-là, elle va se lancer en politique d’ici la fin de la saison.

Du côté d’Amélia, par contre, c’était chouette, parce qu’elle se retrouve à bosser avec Link et Jo sur le cas des adolescents qui s’embrassaient sur les quais. Jo m’a vendu du rêve tout l’épisode à être clairement dépité par leur comportement et à chercher à passer ses nerfs sans y parvenir. Elle n’arrive pas non plus à détester Alex, parce qu’elle est trop énervée et blessée pour ça. Comme je l’espérais, ce largage de Jo par Alex est finalement une bonne chose pour le personnage. Elle a déjà le recul nécessaire pour se rendre compte du bien qu’il lui a fait sur le long terme malgré le mal sur le court (moyen ?) terme.

Pendant ce temps, Teddy parle mariage avec Owen, et ça nous ramène encore et toujours la situation pourrie avec Tom qui est évidemment dans leur ascenseur. Et bien sûr, on a aussi Maggie dans l’ascenseur, histoire que l’intrigue déjà chiante de base soit encore pire parce que non, je n’arrive toujours pas à apprécier Maggie, qui pète un câble quand Teddy lui dit qu’elle a couché avec Tommy, juste parce qu’elle ne sait pas garder un secret. Mais putain, mais pourquoi tu lui demandes alors ?

On en arrive en tout cas à Teddy qui avoue à Owen que le bébé d’Amelia est possiblement le sien et Owen qui a la mauvaise réaction selon elle, à savoir la réaction logique. Non mais sérieux, va falloir arrêter là. Teddy comme Amelia atteignent des sommets d’égoïsme, ça devient franchement relou. Evidemment qu’Owen ne peut pas lui répondre au tac-o-tac à la question de ce que deviendra leur relation s’il a un bébé avec Amelia. Franchement !

Voilà, je m’énerve à nouveau devant la série. Cela faisait quelques épisodes que ça n’était plus arrivé, mais ça continuait de couver, croyez-moi. Alex a fait diversion, quoi. Bizarrement, c’est finalement Maggie que je trouve la plus agréable dans cet épisode, à remettre Teddy à sa place quand elle commence à critiquer Amelia de cacher sa grossesse à Owen quand elle a fait exactement la même chose. J’ai quand même du mal avec la manière de gérer les bébés dans cette série, finalement. Quant à Teddy et Tom qui finissent l’épisode en s’embrassant, putain, sérieusement ?

C’est d’autant plus relou que Teddy est ensuite confronté à Owen lui faisant une magnifique déclaration d’amour. C’est compliqué tout ça pour Teddy, j’entends, mais prends des décisions dans ta vie, bordel. C’est d’ailleurs ce que fait Lincoln en fin d’épisode, sur les conseils de Jo, puisqu’il prend conscience qu’Amelia lui a laissé le choix et qu’il a possiblement fait le mauvais choix. Il débarque donc chez elle, sous la pluie, pour lui dire qu’il est amoureux d’elle et qu’il est prêt à s’occuper du bébé même s’il n’est pas de lui.

Le timing est excellent : Amelia l’embrasse, totalement rassurée, lui expliquant ensuite qu’elle a eu les résultats du test de paternité et que le bébé est bien de lui. OUF. J’espère que ça va nous permettre de tourner cette page d’ici la fin de la saison, parce que je n’en peux plus de toute la partie Amelia/Owen/Teddy/Tom. Heureusement, Lincoln/Amelia, ça marche bien sur moi, et ça doit être le dernier couple que j’aime bien dans la série, maintenant que Mer et Andrew s’ignorent et que mon couple favori est dans une mauvaise passe.

Voir aussi : Station 19 – S03E08

En effet, en-dehors de l’hôpital, Vic retrouve Jackson pour s’excuser de s’être installée chez lui sans le prévenir. Les fans qui ne suivent pas Station 19 vont vraiment rien comprendre à la vie de Vic, là, sans compter qu’on enchaîne ensuite sur son annonce de décision débile de vivre désormais avec Dean et Prue et qu’on termine sur un « je vais voir Rigo ». Au moins, c’est clair : les scénaristes veulent qu’on regarde les deux séries.

Le cas de Rigo est aussi abordé par Tom ensuite alors qu’il fait passer des entretiens à de nouveaux investisseurs. C’est n’importe quoi : il cède ainsi tout un étage à un millionnaire qu’il présente ensuite à Meredith, choquée de voir que ses patients des urgences n’ont pas de chambres. Elle se débarrasse rapidement du cas médical auprès de Jackson, sous prétexte que le riche est là car c’est un ami de Catherine… Ce n’est pas si dingue comme intrigue et j’ai décroché en cours de route, surtout que ça se centrait beaucoup sur Tommy qui m’énerve en ce moment. Sorry not sorry.

J’ai largement préféré le duo Jackson/Vic qui en revient à s’engueuler parce que Jackson s’avère jaloux de Dean. Il a clairement autre chose à gérer ce pauvre Dean, il est loin de fantasmer sur Vic à mon avis, mais je peux comprendre Jackson, comme ça sort de nulle part cette décision de Vic. Comme d’habitude avec ces séries, les deux personnages sont dans leur égoïsme et oublient que la communication est la clé de tout pour finalement en parler après coup. Pas doués les cocos !

En fin d’épisode, Vic comprend que Jackson veut rompre avec elle et il fait ça avec de mauvaises raisons : il refuse de rester avec une femme qui prend des décisions impulsives comme si elle était encore adolescente. Oui, effectivement ça caractérise bien Vic, mais je comprends aussi sa réaction à elle qui est de refuser d’être simplement amie avec Jackson pour apprendre à mieux le connaître avant de développer leur relation amoureuse. Aaah. Bon, je suis sûr qu’ils se remettront ensemble, mais pour le moment, ça me rend triste que ça se finisse comme ça.

Histoire d’être encore plus inintéressant, Richard se voit ré-offrir son ancien bureau par Bailey qui ne s’attendait certainement pas à le voir péter un câble. Elle lui fait une jolie surprise et il préfère la saccager. Oui, oui, il saccage son ancien bureau en balançant une chaise à terre. Sérieusement ? Enfin, on notera qu’Andrew n’a plus le droit de travailler dans cet épisode. Il est forcé de voir un psy, mais ça ne suffit pas pour que Bailey lui donne le feu vert de reprendre le travail. Les scénaristes traitent vraiment ça à l’arrache par contre, même si j’ai adoré la scène finale où il parle d’Alex à Jo pour mieux se prendre un verre dans la tronche afin de lui faire prendre conscience qu’il a besoin d’aide. C’est tellement génial.

Ils s’en servent juste pour que Bailey apprenne que Richard a laissé tomber son service par quelqu’un d’autre que Richard. Ce dernier laisse donc tomber la chirurgie de manière définitive et c’est pour cela qu’il ne veut plus de son ancien bureau : il veut changer de vie. Eh bah. Il quitte l’hôpital… il était temps, ma foi. Je sais, ça va faire bizarre, surtout sans Alex – qui bizarrement ne me manque pas du tout dans cet épisode – mais bon, ça fait seize ans que j’attends qu’il lui arrive quelque chose, moi !

Bizarrement, ça mène à une excellente scène entre Bailey et Mer pour justement évoquer l’absence d’Alex. La réaction de Meredith est limite plus triste que celle de Jo et ça n’a rien arrangé d’entendre Bailey parler de Callie (une des grandes absentes de la semaine dernière). Finalement, Mer apprend le départ de Richard, et ça ne dit rien qui vaille pour la suite.

> Saison 16

Station 19 – S03E08

Épisode 8 – Born to Run – 15/20
Je n’arrive toujours pas à déterminer précisément ce qu’il me manque dans cette série, mais il est sûr qu’il me manque quelque chose pour être vraiment à fond et la considérer comme une grande série. L’épisode était bien cette semaine, mais il y a encore trop de choses qui ne vont pas à mon goût. Il faut pourtant que je m’y habitue, puisqu’elle est déjà renouvelée pour une saison 4. Damn, ça passe vite les années.
> Saison 3

Spoilers

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Just being alive isn’t the same as living.

JJ s’est barrée, c’est honteux et affreux comme je suis triste. L’épisode reprend exactement où le précédent nous avait lâché, sur cette porte qui se claque. Dean se retrouve à devoir gérer seul le bébé, le pauvre, et appeler JJ ne sert à rien puisqu’elle a changé de numéro.

Par conséquent, il appelle Pruitt, apparemment le seul ami qu’il a et qui sait gérer un bébé. L’angoisse. Bon, ça fait un grand-père comme un autre après tout… Mais c’est une solution temporaire puisque Pruitt est voué à mourir, en théorie. Bon, le grand-père s’occupe sans mal du bébé puis prend la température de ce qu’il se passe. Dean est dans le déni (le Deani… aha, pardon, c’était naze) du départ de JJ, évidemment, ce qui finit par mener à une scène plus problématique où il critique la décision de Pruitt de ne pas chercher à se soigner.

Une fois énervé de devoir faire à nouveau face à des critiques sur ses décisions, Pruitt prend soudainement conscience que Dean n’a pas encore pris sa décision concernant la garde ou non du petit bébé avec lequel il se retrouve sans y avoir été préparé. Le discours de Dean se tient : il imagine un monde où des parents meilleurs que lui s’occuperaient de sa fille… mais ne seraient pas ses parents biologiques. Pruitt essaie d’être aussi bons conseils que possible, ce qui n’est pas évident.

Tout ça nous mène à découvrir le passé de Dean, et c’est compliqué pour lui. En 2009, il était sacrément mal entouré, avec un pote préférant pisser dans l’eau depuis chez son pote, et un autre qui aime se droguer chez lui-même quand Dean lui demande de ne pas le faire. OK. C’est presque sans surprise qu’il fait ce qui ressemble fort à un arrêt cardiaque et tombe dans l’eau, du coup. Toujours plus. Les séries, quoi.

C’est en tout cas ce qui va décider Dean à devenir pompier, puisqu’il se met à jouer les héros avec son pote et rencontre ainsi comme ça Pruitt qui vient le sauver. C’est lui qui lui donne une carte pour qu’il devienne pompier quand il s’aperçoit que Dean refuse d’arrêter le massage cardiaque tant que son pote ne se remet pas à respirer par lui-même.

De son côté, Ben attend des nouvelles de Vasquez à l’hôpital, avec Eva. Il est finalement rejoint par Sullivan qui a jeté ses médicaments, mais n’est probablement pas si sobre que ça. Il inquiète toujours Ben en tout cas, puisqu’il interroge du coup Bailey sur le sujet sans lui révéler de qui il parle. Bien sûr, s’il fait ça, c’est parce qu’il sait que Vasquez va mieux.

Bien sûr, Sullivan profite d’être à l’hôpital pour prendre rendez-vous avec Amelia afin d’obtenir un deuxième avis médical. Il la connaît de réputation et il a espoir d’une approche médicale différente car il est en train de tomber accro aux médicaments. Elle le sent bien et lui apporte de l’aide comme elle sait forcément le faire en tant qu’ex-accro. C’est déjà ça.

Malheureusement pour lui, il refuse de reconnaître qu’il est addict et ne souhaite pas se rendre à une réunion anonyme à l’hôpital. Malheureusement pour lui, il tombe sur Amelia qui refuse de le laisser tomber sans lui faire un bon « wake up call ». Et pour se réveiller de ses illusions, il le fait : Amelia ne le lâche pas et lui fait prendre conscience des multiples problèmes qu’il a. Par contre, voir Sullivan avec Amelia, ça a tout de suite fait comprendre à Miranda que Sullivan était celui qui se droguait et dont Ben lui parlait à demi-mot. Personnellement, moi, ça m’a fait remarquer à quel point Amelia était minuscule.

Pendant ce temps à la caserne, une nouvelle urgence fait bouger nos pompiers qui ont ensuite besoin d’une douche à poil, ce qui contente clairement Travis et le nouveau, alors qu’Andy et Jack passent la nuit dans les bras l’un de l’autre. La nuit, c’est ambitieux, en tout cas : l’alarme n’arrête pas de sonner et nous épuise les pompiers, au point que Vic soit heureuse d’être forcée de rester répondre aux appels affirmant que les extraterrestres sont présents sur Terre. Merveilleux.

Elle ne devrait pas être si heureuse, parce qu’elle reçoit la visite de Jackson et ça mène à une deuxième dispute de couple, plus importante cette fois. Il a découvert qu’elle avait laissé tellement de sacs chez lui, en les cachant, et il vient la confronter sur le sujet pour mieux découvrir qu’elle vit désormais dans son appartement. La réaction de Vic était plutôt marrante et j’ai eu du mal à comprendre Jackson, parce que les réponses de Vic tiennent la route.

Bon, après, ça simplifie sa vie puisque les autres pompiers sont appelés sur un sacré accident de la route, avec plein de motards renversés par un jeune qui a bu trop de vodka. Franchement, j’aimerais bien dire des choses positives sur le sujet, mais c’était une partie de l’intrigue parfaitement inintéressante. Je n’arrive pas à m’attacher aux cas de la semaine comme je le fais dans d’autres séries médicales. C’est étonnant.

Après, j’ai trouvé l’idée originale, avec des blessés qui apparaissent magiquement dans les bois, et j’accroche vraiment bien à l’arrivée du nouveau futur copain de Travis. En plus, il permet d’aider Maya à faire ses preuves : comme il a besoin de faire les siennes, Maya le pousse à sortir de sa catatonie. Et ça fonctionne bien… jusqu’à ce qu’il découvre qu’il fait tout ça pour sauver un patient condamné à mort. Maya est vraiment une connasse de fou cette saison, quand même, mais ça fonctionne à merveille cette fois.

Un autre truc qui fonctionne bien, c’est l’arrivée de Ben sur les lieux, parce qu’il a évidemment de quoi opérer à nouveau. C’est la deuxième fois en deux épisodes, et en plus, il y a fort à parier qu’il sera encore félicité pour son boulot – évidemment, Bailey lui a confirmé qu’il avait sauvé la vie de Vasquez dans l’épisode précédent, sinon ce ne serait pas drôle.

Après, honnêtement, les pompiers enchaînent les pertes dans cet épisode, alors ça fait presque plaisir de voir Ben emmener son patient à l’hôpital parce qu’il est donneur d’organes et de voir Travis réussir à sauver au moins des neuf motards victimes du camion. C’est déjà ça. De toute manière, les pompiers sont finalement capables de prendre du recul avec leur dure journée : ils se rendent dans le bar à côté de l’hôpital à huit heures du matin pour boire un coup, et le bar les sert, hein.

C’est plutôt pas mal du tout comme scène, car ça permet de voir comment les pompiers font face à la mort. Et ça donne aussi droit à Eva qui envoie bouler Jack en lui reprochant d’avoir envoyer Rigo se faire opérer, ce qui est on ne peut plus débile comme réaction, mais donne envie à Jack de coucher avec Andy. Merveilleux, tout ça.

En fin d’épisode, Vic rend visite à Dean et découvre que JJ s’est barrée… et réconforte Dean comme elle peut. Elle entend surtout qu’il est en galère avec le bébé et qu’elle pourrait l’aider : elle lui propose, contre toute attente et contre toute logique, de venir vivre avec eux et s’occuper de Prue – c’est le nom de la petite, forcément, pour rendre hommage à Pruitt – quand Ben ne peut le faire. C’est n’importe quoi, non ? Je veux dire… il y a encore deux ou trois épisodes, elle avait une réaction allergique aux bébés. Et puis, je préfère ne pas imaginer la réaction de Jackson là pour le coup !

Autant la voir dans : Grey’s Anatomy – S16E17

En parlant de réactions excessives, on notera que Maya se retrouve à pleurer au lit avec Carina car elle a l’impression d’être le camion ayant détruit la famille de motards depuis qu’elle est capitaine et Andy repousse Jack pour finalement aller coucher à nouveau avec son boss – Sullivan, pas Maya, hein.

> Saison 3