This is us – S03E16

Épisode 16 – Don’t Take My Sunshine Away – 16/20
Après les excellents épisodes précédents, celui-ci semble faire retomber la qualité avant une fin de saison qui devrait être sacrément passionnante. C’est un peu dommage, mais en même temps, il faut bien, on ne peut pas toujours être au top de la qualité, ça ne fonctionnerait pas. En plus, cet épisode est loin d’être mauvais et propose des développements intéressants… juste ce qu’il faut pour avoir envie d’être déjà la semaine prochaine, en fait !

> Saison 3


Spoilers

16.jpg

Grow the hell up, Beth.

Cet épisode reprend deux jours plus tard avec les départs de Beth et Randall qui viennent quand même dire au revoir à leur nouveau neveu, pour le plus grand plaisir de Kate et Toby. Ces deux-là sont déjà des parents bien aimants, et les acteurs jouent toujours aussi bien cette semaine. Au moins, ça remet tout de suite dans l’ambiance.

Toby a tout de même du mal à gérer la santé bien faible de son fils. Il est difficile en effet de voir les médecins faire tous les prélèvements nécessaires. Kate s’enferme dans la chanson, Toby frôle trop la dépression en permanence. Faut dire qu’il n’est pas aidé le pauvre : en salle d’attente, il tombe sur un autre papa qui galère à garder sa joie de vivre mais le fait en pensant à des parents qui ne peuvent pas ramener leur bébé chez eux. Mouais.

La conclusion ? Les mères sont plus fortes que les pères à aimer les bébés dès le premier jour. Charmant. Toby se rattrape malgré tout, s’excusant auprès de Kate de ne pas réussir à être le père parfait et de ne pas réussir à la soutenir non plus. Kate a les mots parfaits derrière pour le rassurer en tant que père et l’abandonner seul avec bébé Jack. En fin d’épisode, Toby prend pour la première fois son bébé dans les bras.

En parallèle, Randall et Beth ont des journées hyper chargées et ne se voient plus, parce qu’ils passent leur temps à se croiser pour gérer leur famille en parallèle de leurs activités professionnelles. Malgré tout, Randall parvient à être à l’heure à la première représentation du spectacle des élèves de Beth. Elle, elle fait donc l’effort en échange de se rendre à un dîner politique pour lui.

Le problème, c’est que Beth s’engage trop vite avant de se retrouver coincé par un pot entre collègues qui s’avère plus important pour elle. Mouais, je ne vois pas bien pourquoi Randall est si chiant avec elle : dire qu’il a une femme coincée au travail, ça justifie son absence au dîner et ça fait tout aussi bonne impression, faut arrêter quoi.

Elle lui dit donc que ce qu’il veut est clair avant de raccrocher, et… elle lui pose un lapin bien mérité. Bien sûr, Randall ne le vit pas comme ça et est absolument odieux avec elle dans un message vocal. Pour sa défense, Beth ne gère pas non plus à ne pas le tenir au courant de ce qu’il se passe… oui, sauf qu’il s’avère qu’elle a de bonnes excuses. Loin d’être restée au travail, elle est en fait coincée dans un embouteillage sans son téléphone qui n’a plus de batterie.

Le problème, c’est qu’elle le recharge à son arrivée au dîner, et ça fait flipper Randall. Bien. Si ça peut lui apprendre à être moins con dans le futur – et dire que j’adorais ce personnage ! Je suis vraiment frustré par cette saison, c’est terrible. Il passe sa soirée à stresser et Beth lui fait comprendre subtilement qu’elle sait qu’il a déconné.

Elle n’est pas tendre dans ses mots quand elle a enfin l’occasion de lui dire ce qu’elle pense, après un dîner interminable qu’il a fait durer plus que nécessaire. Qu’est-ce que j’aime Beth ! Ils finissent bien mal l’épisode, puisqu’elle lui demande de dormir à Philadelphie et qu’il n’en a pas envie. Le cliffhanger est clair : la semaine prochaine, on les verra s’engueuler. Une fois de plus. Mais où est passé le couple parfait des débuts ? Où est passé le Randall des débuts ?

Pendant ce temps, Kevin et Zoe entament une thérapie de couple, mais ce n’est pas si évident à gérer. Zoe n’assume pas de supporter tous les mensonges de Kevin, même s’il est maintenant révélé qu’il a bu de la vodka durant tout l’épisode précédent. Les avancées qu’ils font ? Elles ressemblent fort à une manière de reculer, parce que Zoe se rend compte qu’elle n’a jamais dit à Kevin qu’elle ne voulait pas d’enfant.

Il est donc temps de le faire et Kevin prend la nouvelle plutôt bien, même si ce n’est pas si simple. Zoe est décidée, et c’est à Kevin de décider désormais s’il en veut ou non, quitte à la perdre. Après une énième réunion d’alcooliques anonymes dans un nouveau quartier, il découvre qu’il est dans la rue de Sophie et… il tombe sur elle, évidemment.

Je suis bien content de la retrouver, moi, parce que j’adorais son personnage et que je trouve dommage la manière dont tout a fini avec elle. Pauvre actrice ! Il est donc révélé que son personnage est désormais fiancé et qu’elle va drôlement bien dans sa nouvelle vie. Elle ne hait plus Kevin et elle est de sacrés bons conseils.

Zoe lui demande de choisir entre une vie sans elle ou une vie sans enfant ? Ce n’est pas grave : Kevin a toujours eu tout ce qu’il voulait dans la vie, et ça ne va pas changer pour si peu. C’est une bonne analyse du personnage, un peu renforcé par un nouveau flashback, et ça lui permet de prendre sa décision. Il décide de passer sa vie avec Zoe, et il remercie Sophie avec des tickets de concert.

Dans le passé, il est temps pour les pré-ado d’ailleurs à leur première grosse soirée, le tout chaperonné par Jack. Chacun a sa propre intrigue pour l’occasion : Kevin veut son premier baiser avec Sophie, Kate a besoin de sa mère pour préparer sa tenue, Randall a un test important en sciences. Les parents ? Ils sont chaperons évidemment.

Ils ont donc la chance d’assister au premier bal de leurs enfants, ce qui se passe plus ou moins bien : Randall parle science à la pauvre amie de Kate qui a bien voulu l’inviter, Kevin merde auprès de Sophie… mais se rattrape en étant mignon et en obtenant d’elle ce qu’il veut, à savoir qu’elle fasse une bêtise, puis un baiser. Jack révèle aussi à Rebecca qu’il n’a jamais eu l’occasion d’être à un bal lorsqu’il était plus jeune et elle fait tout pour que ce premier bal se passe bien.

Ils finissent donc par danser un slow au milieu des enfants, en imaginant leur rencontre au bal de promo et ce qu’il se serait passé, puis le futur de leurs enfants. Mouais, ce n’était pas l’intrigue la plus passionnante ou touchante de la série pour le coup.

> Saison 3

Charmed (2018) – S01E15

Épisode 15 – Switches & Stones – 18/20
L’épisode n’était pas avare en révélations et une fois de plus, je l’ai surtout aimé non pour ça mais pour son intrigue de la semaine qui était une réécriture mythologique vraiment bien menée. Comme bien souvent, les scénaristes tordent le cou aux clichés pour proposer des histoires originales avec des mythes bien connus, et c’est ce qui fonctionne si bien dans cette série. Cela offre une deuxième jeunesse à un tas d’histoires, et à Charmed.

> Saison 1


15 pourquoi.jpg

Oh good you’re alive ‘cause I’m gonna kill you.

Ainsi donc le résumé de l’épisode m’apprend que la nana se réveillant en cliffhanger de l’épisode précédent n’est autre que la Gardienne des flammes sacrées, que vénéraient les Sœurs d’Arcana. Comme je n’avais pas suivi attentivement cette intrigue, je me suis fait avoir, c’est malin.

Comme prévu, Macy a rendez-vous avec les Fondatrices pour parler de son cas et de ses origines. Cela lui permet de découvrir l’identité d’une nouvelle fondatrice, Priyanka Bari, qui veut lui venir en aide car elle est experte en liaison entre démons et sorciers. Voilà qui promet. Elle est toutefois rappelée d’urgence à la maison par Maggie alors que Charity l’est par Harry.

Ouep, ça y est Maggie et Parker se sont rhabillés et ont ramené Harry dans le temple qui se trouve bien sous la maison. Charity et Harry en sont tout bluffés, parce que ce temple n’était pas là auparavant : pour eux, il s’agit donc forcément d’un Vortex Viribus. Bien, accrochons nous parce que la série nous introduit un nouveau concept probablement important avec ce temple sortant de nulle part et qui est censé amplifier le pouvoir des sorcières.

Le seul moyen d’y accéder est de s’y téléporter, et lorsque que Macy et Maggie touchent les murs pleins de runes, celles-ci s’illuminent. Cela dit, on leur demande de ne toucher à rien.

Mel et Jada ? Elles sont dans une forêt avec des ruines néolithiques en… Irlande. Le but est de retrouver une pierre pour la Gardienne de la flamme sacrée… Fiona Callahan, la sœur de Charity. Ce n’est pas rien du tout ça, parce que Charity a peur que Mel finisse comme Fiona, alors que celle-ci n’est pas morte. Je ne m’attendais pas à tant de révélations d’un coup.

Fiona est donc immortelle et Harry en deuil pour rien, alors que les filles sont un peu en galère pour récupérer la pierre dont elles ont besoin pour faire revenir à la vie Fiona. Cela permettait une rapide scène d’action en mode Filet du diable d’Harry Potter, et c’était assez marrant à voir, tout en étant efficace.

De retour aux États-Unis, Mel découvre ce qu’elle a manqué et Jada lui fait promettre une nouvelle fois de ne pas la trahir en racontant tout ce qu’elle sait à ses sœurs. Ce n’est pas gagné, tout ça.

Autrement, à la fac, Maggie et Parker sont de nouveau à filer le parfait amour, et ce dernier décide de prendre la défense de Jada quand Maggie s’en plaint. Lucy est de retour aussi dans la série, et elle assure à Maggie et Parker qu’elle est pour leur couple. Mouais. Maggie rencontre ensuite Daphne, une autre étudiante qui veut devenir Kappa, comme elle. Oui, c’est reparti pour l’intrigue des Kappa… malheureusement. Ce n’est pas ce qui me botte le plus dans la série et je suis assez d’accord avec Mel quand elle trouve ça bien trop superficiel de voir sa sœur reprendre les Kappa.

Ce qui est intéressant dans cette dispute qui se produit au retour de Mel ? Maggie utilise son pouvoir pour connaître un peu mieux ses pensées. Cela permet d’apprendre qu’elle la juge immature, et ça ne fait pas plaisir à Maggie, forcément. Le problème, c’est qu’avec la rune qu’elle a touché dans le temple sous la maison, Maggie a amplifié son pouvoir sans le savoir.

Ainsi donc, le lendemain matin, au réveil, elle découvre qu’elle a échangé son corps avec Mel. Outch. C’est assez marrant à voir et suivre, même s’il est parfois difficile de se faire à ce changement de corps. Du côté des actrices, j’ai trouvé que Sarah Jeffery (Maggie) parvenait bien à imiter les mimiques de Mel, alors que ce ne paraissait pas si simple pour l’actrice incarnant Mel. Heureusement, le maquillage les aide bien à échanger leur personnalité…

Bien sûr, pour reprendre leur corps, elles ont besoin du pouvoir de Maggie, mais celui-ci est resté dans son corps, au contrôle de Mel. C’est marrant à voir, surtout quand Maggie essaye à son tour d’utiliser le pouvoir de Mel et que celle-ci la trouve ridicule car pas assez discrète. La poêle qui se moque du chaudron quoi. Sans trop de surprise, elles sont obligées de vivre une journée dans la peau de l’autre, ce qui leur permet de se mettre littéralement à la place de l’autre, le gros sujet de leur dispute de la veille.

Pour Mel dans le corps de Maggie, cela signifie qu’elle doit passer un rite d’initiation pour les Kappa. Ce n’était pas passionnant, même s’il y avait un certain humour à la voir utiliser le pouvoir de Maggie pour s’en sortir, ou à la voir être draguée par Parker et le remettre à sa place bien rapidement. J’aurais aussi aimé qu’on la voit prendre les shots dont il est question, mais non, à la place, on en arrive directement à la révélation que le démon de la semaine est une fois de plus à une fête des Kappa.

Pour Maggie dans le corps de Mel, passer la journée à la place de sa sœur signifie normalement aller au travail à sa place. Bien sûr, elle se fait passer pour malade et se rend plutôt chez Jada qui l’a invitée. Son but ? Savoir si elle peut faire confiance ou non à Jada… quitte à se retrouver à l’embrasser. Elle découvre surtout que Fiona est encore en vie, et elle est la première à la rencontrer comme ça.

Fiona est plein de bons conseils, à lui dire d’éviter de laisser les Fondatrices la séparer de sa sœur surtout. Plus le temps passe, plus j’ai envie de faire confiance aux sœurs d’Arcanas franchement. Cela dit, ça me rend suspicieux d’avoir envie de leur faire confiance, c’est toujours pareil. On n’en saur apas beaucoup plus, parce qu’il faut régler le reste de l’intrigue.

En effet, de son côté, Macy commence à faire de drôles de cauchemars, comme l’anticipait la fondatrice. Le problème, c’est que c’est un cauchemar qui fait une victime, un étudiant qui se transforme en statue. Elle met ses sœurs sur le coup malgré leur changement de corps, mais elle compte surtout pour les Fondatrices pour l’aider. Oui, mais Priyanka affirme alors qu’elle n’est pas sûre qu’il faille guérir Macy. De mieux en mieux.

Harry est en tout cas heureux d’apprendre que deux nouvelles statues sont apparues sur le campus dont Macy ne peut être responsable, et il trouve ça brillant de la savoir innocente. Il faut quand même résoudre ce cas de la semaine, et c’est sans trop de surprise qu’avec la science, Macy arrive à la conclusion que leur ennemi est Méduse. Un peu de mythologie dans une série comme ça n’a jamais fait de mal.

On change un peu la mythologie tout de suite puisqu’il est révélé que Méduse était une sorcière, comme ses sœurs, devenue démone en punition d’un viol. Macy vit assez mal que Charity veuille la détruire parce qu’elle est du côté du mal… normal : Macy s’identifie facilement à Méduse après avoir découvert ces informations.

Quand elle rejoint ses sœurs et Parker avec Harry et Charity pour vaincre Méduse, elle leur révèle donc tout ce qu’elle sait. Bien qu’effrayées par cette situation, les filles continuent leur enquête et en arrivent à la conclusion que Daphné, terrifiée par le rite des Kappa, a fait appel à Méduse et que cette dernière s’en prend à tous les systèmes des fraternités/sororités pour les punir.

Elles se lancent à la recherche de Daphné, ce qui permet à Maggie de révéler à Mel qu’elle a croisé Fiona mais ne dira rien non plus, comme c’est son choix à elle. C’est important la notion de choix dans cet épisode : Daphné a fait appel à Méduse parce qu’une photo d’elle a été diffusée par un type contre son gré. Cela pourrait être lourd, mais ça ne l’est pas, parce que l’écriture est fluide.

Mieux encore, j’ai adoré le twist de l’épisode qui consiste à voir Macy comprendre que Meduse ne change pas en statue ceux qui la regardent, mais ceux qui ont peur d’elle au contraire. C’est un truc qui me gênait pendant une partie de l’épisode, mais que je n’avais pas analysé assez : finalement, la logique est simple. Macy comprend que Méduse veut être vue, parce que sa punition est que personne ne puisse la regarder.

Macy prend donc la décision de ne pas décapiter Méduse mais de lui dire qu’elle la voit, et ça fonctionne : toutes les statues redeviennent de simples humains (bon, sauf ceux qui ne l’étaient pas de base, comme Harry, Charity et Parker hein). C’est une réécriture simple du mythe, mais ça modernise une punition bien cruelle et complétement incompréhensible d’un point de vue moderne. Mieux encore : Macy comprend que son côté démon peut peut-être l’aider à faire le bien et qu’elle ne veut pas suivre la dichotomie bien/mal des Fondatrices.

Charity reconnaît son point de vue, mais ça ne suffit probablement pas : Priyanka débarque aussi au Manoir pour parler à Macy et lui révéler qu’elle a un don bien pratique nommé « La Vue du Mal ». Grâce à ça, elle peut voir à travers les yeux des démons et du mal. Et ça tombe bien parce qu’elle peut aussi voir le passé. Macy n’est pas trop convaincue ni ravie, mais Priyanka ne lui laisse que peu de choix : elle la force à voir qui a tué sa mère… Et il s’avère que c’est Charity.

Aha. Voilà un twist auquel je ne m’attendais plus dans mes théories, parce que j’avais fini par avoir confiance en elle. Il s’avère finalement que c’est une meurtrière, et plutôt deux fois qu’une parce qu’elle s’en prend aussi à Priyanka. C’est embêtant tout ça !

Si ce cliffhanger m’a un peu laissé sur les fesses, je n’oublie pas non plus que Mel et Maggie récupèrent chacune leur corps sans trop de difficulté en fin d’épisode, après avoir l’une et l’autre compris un peu mieux le point de vue de sa sœur. Et après avoir embarqué Parker et Jada avec le corps de la mauvaise sœur, c’est évident.

> Saison 1

Supergirl – S04E15

Épisode 15 – O Brother, Where Art Thou ? – 16/20
Une fois de plus, la série renouvelle complétement son intrigue et reporte des révélations pour proposer un épisode qui tient bien debout. Les révélations fonctionnent à peu près, malgré des choses qui peinent à être convaincante, et l’action est prenante. Bref, rien de nouveau sous le soleil (rouge) ; ça part dans tous les sens et ne prend pas le temps d’exploiter de bonnes situations. On verra à quoi ça mène la semaine prochaine !

> Saison 4


15.jpg

So, it’s all ego, then?

N’est pas aussi sex que Michael Rosenbaum qui veut ! La série nous introduit pour la première fois le personnage de Lex Luthor, et je ne suis que moyennement convaincu par l’acteur. En plus, c’est fait de manière dingue avec un Lex totalement perché, qui a pris Lena en otage et a fait en sorte de créer un soleil rouge.

Tout ça se déroule quatre ans plus tôt, une info à ne pas rater, mais c’est dingue parce qu’il n’en a jamais été question auparavant, il me semble. Ce n’est pas un petit attentat qu’il provoque, et je sais que Lex était déjà introduit comme méchant, mais là, il aurait le potentiel d’être un grand méchant de saison… et tout ça pour une petite scène d’intro. Je ne sais pas, ça ne m’a pas convaincu.

Dans le présent, Lena récupère son frère qui est sur son lit de mort. La série nous révèle surtout que Lex travaille avec Lena sur le sérum depuis un moment : en fait, le sérum est surtout un moyen de sauver Lex. C’est ridicule d’envisager de le sauver en lui donnant des pouvoirs. N’apprend-elle donc rien de ses erreurs ?

Pendant ce temps, à Cat’co, quelqu’un qu’on ne voit pas à la bonne idée d’activer la montre de James – qui porte donc les mêmes vêtements que dans l’épisode précédent puisqu’il s’est fait tirer dessus, merci pour le Bingo ! – afin d’appeler Supergirl à la rescousse. C’est bizarre comme tout, mais ça permet à James d’être vite amené à l’hôpital au moins.

Lena est prévenue, donc elle abandonne son frère et on voit très bien vers où l’épisode se dirige quand on apprend que la colonne vertébrale de James est touchée. Bien sûr qu’il va être question du sérum pour le sauver ! Par contre, faut qu’on m’explique à quel moment Alex se dit que c’est logique de conseiller à Lena de l’utiliser. Je veux bien que ce soit vers où les scénaristes se dirigent, mais ça n’a pas trop de sens qu’Alex soit subitement pro-utilisation du sérum, alors même qu’il pourrait tuer James. Je ne sais pas, je l’aurais plus vu mener l’enquête, surtout que je soupçonne totalement la Colonelle d’être derrière cette fusillade, mais bon.

J’onn est forcément convaincu que ce coup de feu vient de Manchester et passe donc l’épisode à le chercher. Mais c’est pas possible franchement, il est insupportable ! Il le retrouve rapidement et embarque Supergirl avec lui, parce qu’ils n’ont vraiment que ça à faire. Cela éveille les soupçons d’Alex qui ne comprend pas pourquoi sa sœur se barre… et nous amène à une scène passionnante où Supergirl est comme figée dans les airs alors que Manchester le menace. Passionnant.

Pendant ce temps, à l’hôpital, Nia et Brainiac culpabilisent d’avoir été incapables de voir arriver ce coup de feu. C’était une scène sympa uniquement parce que ceux-là je les aime, mais ça mène à une l’évidence que cette série fait du grand n’importe quoi quand le médecin vient les informer, eux et Alex, de l’état de James. Il n’a vraiment pas d’amis sérieusement.

Par contre, il a une sœur qui débarque de nulle part, littéralement. Elle s’appelle Kelly et attire immédiatement mes soupçons, surtout qu’elle est juste là pour être une empêcheuse de tourner en rond pour Alex. C’est con. Cette Kelly dont on n’a à peu près jamais entendu parler non plus (décidément, c’est l’épisode) déclare tout de même que les amis de James ont les mêmes droits que la famille et semble avoir conscience des liens qui unissent James avec tout le monde. C’est beau comment elle en connaît toute la vie sans avoir jamais mis les pieds en ville avant.

En parallèle, Lena cherche un moyen scientifique de sauver James avec l’aide de son frère, qui s’étouffe de plus en plus à chaque seconde. Il est excellent de voir surtout la haine des services de sécurité qui n’hésitent pas à le laisser mourir à petit feu, au grand choc de Lena. Si elle était son otage quatre ans plus tôt, elle devrait toujours lui en vouloir du nombre incalculable de vies qu’il a pris dans son attentat, non ?

Même Eve remarque que Lena baisse bien trop sa garde en laissant un accès complet à Lex. Ouep, il peut faire ce qu’il veut avec les recherches et continue de jouer aux mourants face au FBI. C’est ce qui lui permet de ne plus être menotté après un malaise… Lena se laisse tellement manipuler comme une bleue par ce Lex affaibli. On connaît assez le personnage pour savoir qu’il va lui faire à l’envers, et ça fait moins de trente minutes qu’il est dans la série.

Du coup, forcément, toutes les scènes où Lex nous rappelle que Lena est super intelligente en théorie sonnent quelque peu fausses. Il réussit en tout cas à convaincre Lena de quitter la barraque pour retourner auprès d’un James qui a besoin de se faire opérer. Ridicule.

James part se faire opérer et ça ne plaît pas tellement à Alex qui était contre, parce qu’elle est pour le sérum. Ben oui, bien sûr, c’est totalement à l’encontre du personnage qui est plutôt du genre à faire confiance à ce qui est sûr qu’à ce qui est expérimental, mais bon, c’est pas grave. Cela lui permet de se prendre la tête avec Kelly, puis avec Kara. Ben oui, Alex ne comprend pas pourquoi Kara n’est pas à l’hôpital.

Son excuse ? Elle dit être à Cat’Co pour travailler, mais Alex sait que c’est faux puisqu’elle a appelé là-bas. Pas facile d’être Supergirl tous les jours. Alex est clairement sur la piste, mais bon, elle est détournée par Kelly avec qui je n’ai pas réussi à savoir si elle flirtait ou non. En tout cas, ça ferait un couple de plus qui n’a pas de sens dans cette série.

Finalement, Kara débarque à l’hôpital avec J’onn et se réconcilie vite fait avec Alex. C’était vraiment vite fait, et ça enchaîne avec l’arrivée de Lena à l’hôpital.

De son côté, Brainy découvre ce que c’est d’être humain et d’avoir des sentiments. Risquer de perdre ses amis chaque semaine lui fait voir sa vie bien différemment de quand il était une simple intelligence artificielle. J’aurais aimé que ce soit bien plus développé que ça, mais l’épisode manquait de temps franchement. Du coup, on l’interrompt avec un baiser de Nia, et hop on n’en parle plus.

On n’en parle plus, parce que Manchester organise à son tour un petit attentat pour couper le courant de l’ensemble de la ville depuis un barrage. C’est con, parce que le courant, James en a besoin pour survivre pendant son opération. Sans ça, les médecins ne peuvent rien faire.

Les médecins, non, mais Lena, oui. Elle utilise son sérum sur lui, évidemment. Pour cela, il a d’abord fallu qu’Alex réussisse à convaincre Kelly mais apparemment ce n’était pas bien compliqué. Bien sûr, avant d’utiliser le sérum, Lena a réduit le pouvoir d’Harun-El, donc James ne devrait pas tout de suite utiliser des super-capacités, mais ça reste suspicieux. Si ça peut lui donner un semblant d’intérêt pour la suite, ce serait bien… Non parce que même sauvé les scénaristes le rendent chiant en le laissant finalement au téléphone avec sa mère. Ils ne savent vraiment pas quoi en faire ou quoi ?

J’onn ? Il détruit Manchester. Littéralement. Ouep, le méchant a réussi à énerver J’onn en lui montrant quelques images du passé. La torture était rapide, mais apparemment efficace : J’onn comprend qu’il n’est pas un homme de paix et remet en cause toute son existence parce que Manchester a réussi à le transformer en méchant tueur. Mouais. Pas convaincu par tout ça… Et puis, Manchester mort, c’est dommage. Au moins, J’onn peut récupérer la bague de Brainy, mais bon, le personnage aurait pu être encore plus exploité je pense.

La conclusion de l’épisode est plutôt sympa, si on oublie ce qui arrive à J’onn. En effet, Lena comprend qu’elle s’est faite manipuler par son frère et vient le confronter pour savoir s’il a bien coupé le courant de l’hôpital. Sans trop de surprise, Lex avoue donc que c’est lui qui a fait en sorte que James soit blessé, et je suis un peu déçu, car je voyais vraiment la Colonelle comme responsable. Cela dit l’un n’empêche pas l’autre… Côté trahison, on est plutôt bon, parce que l’agent chargé de surveiller Lex s’avère en fait être Otis – dont j’avais oublié l’existence. Il bossait pour Lex depuis le départ, de même que… Eve. C’est perché.

Eve devient donc Miss Tessmacher, aux ordres de Lex, et assure l’avoir toujours été… y compris quand elle se faisait prendre sur la photocopieuse par Mon-El ? Bonjour la cohérence. Au moins, ça réussit à être surprenant comme ça. Une fois de plus, Lena finit otage de son frère qui s’échappe en la laissant sous la surveillance d’Eve. L’évasion est rondement menée, avec de jolis effets spéciaux, explosions et envolée musicale. Et c’est presque tout : l’épisode se termine avec l’arrivée de Supergirl sur les lieux, histoire qu’elle se confronte à Lex.

> Saison 4

The Walking Dead – S09E14

Épisode 14 – Scars – 18/20
Cet épisode prouve que cette saison est capable de s’en sortir et a trouvé un nouveau souffle, parce que même sans l’intrigue qui fonctionne le mieux cette année, il a su me convaincre et maintenir mon intérêt, à une heure où j’aurais plutôt dû avoir envie de roupiller. En plus, ça donnait quelques réponses et ça proposait une histoire digne d’une demi-saison au moins, en 45 minutes, donc c’était chouette.

> Saison 9


14.jpg

I told you children are capable of everything.

C’était l’heure d’aller me coucher, mais j’ai finalement décidé de lancer cet épisode. Comme quoi, je n’apprends pas toujours de mes souvenirs. On reprend par Michonne partant à la recherche du cadavre de Rick après sa pseudo-mort de mi-saison. C’est triste comme tout. Elle retrouve son flingue alors qu’elle est enceinte et qu’elle cherche désespérément la trace de son Rickychou.

Je veux bien qu’elle soit badass et que Daryl soit toujours les environs pour la protéger tout en cherchant lui aussi le cadavre de Rick, mais c’est vraiment gros de nous faire croire qu’elle prend le risque d’être toute seule dans la nature avec son gros ventre. C’est bien trop risqué quoi.

Bon, on sait qu’elle s’en tire au moins, c’est déjà ça. Quelque temps plus tard, elle voit arriver à Alexandria Rosita, un habitant de sa ville et des errants blessés qu’ils ont trouvé en chemin. Parmi eux, il y a Jocelyn, qui connaît Michonne. Hein ? C’est quoi ça encore ? En plus, elle est jouée par Tara de Tru Blood, c’était totalement inattendu – cool de la revoir, cela dit. Jocelyn est blessée, mais elle est motivée à repartir bien vite à la recherche des autres de son groupe.

Michonne et ses amis s’y rendent pour retrouver un groupe d’enfants, mais avec cette série, on sait qu’il faut se méfier des beaux moments de paix… surtout qu’on n’a jamais vu cette Jocelyn et son groupe d’enfants auparavant. Et qu’auparavant, c’est dans le futur. Bref, je la soupçonne d’être une sorte de cheval de Troie la meilleure amie de Michonne qu’on ne connaît pas plus que ça.

Cela fait a priori quinze ans qu’elles ne se sont pas vues, mais la connaître d’avant l’apocalypse suffit apparemment pour que Michonne baisse sa garde. Dès que c’est fait et qu’elle est sur pied, Jocelyn s’avère être une cinglée qui vole des médicaments, de la bouffe et tous les enfants d’Alexandria. Oui, oui, elle kidnappe une ribambelle de gosses pour partir dans un monde envahi de zombies. Les fous ne sont pas tous renfermés, comme on dit.

Cette pauvre Michonne est dépitée de cette trahison, surtout que bon, Jocelyn s’est barrée avec Judith. Elle part donc à la recherche de sa fille, et ça se fait avec l’aide de Daryl qui la réconforte comme il peut alors qu’elle culpabilise beaucoup trop. Les deux finissent par retrouver un enfant, puis par se faire kidnapper à leurs tours par un groupe d’enfants et d’ados. Ceux-ci sont contrôlés par Jocelyn qui est bien partie en vrille.

J’aime beaucoup cette intrigue qui aurait pu tenir une bonne saison complète, parce que l’idée d’enfants élevés par une psychopathe, c’est efficace. Bref, c’est un très bon épisode qui finit par nous montrer Michonne et Daryl en très mauvaise posture. La fameuse croix dans le dos de Michonne ? C’est à Jocelyn qu’elle la doit : elle voulait créer des enfants plus forts qu’elle à leur âge, et elle leur apprenait donc à devenir des enfants-soldats en marquant au fer rouge leurs prisonniers.

Oui, y compris Michonne enceinte jusqu’au coup. Comme il s’agit de Michonne et Daryl, ceux-ci parviennent évidemment à s’échapper bien rapidement de ce piège, en mettant KO quelques ados. Il est alors temps d’un combat efficace contre Jocelyn et ses gamins. C’est Michonne qui se charge tout, un enfant allant jusqu’à la blesser au ventre malgré sa grossesse.

On tombe alors sur une des meilleures scènes depuis un moment : Michonne vient à bout de Jocelyn, qu’elle tue assez simplement, avant de devoir s’en prendre… aux enfants qu’elle a éduqué. Eh ouais, Jocelyn a élevé une petite armée d’enfants tueurs, alors il est évident que leur premier réflexe est d’aller tuer les enfants d’Alexandria plutôt que de vivre une vie plus cool.

Pour sauver Judith, Michonne est donc forcée de tuer des enfants. C’est pas tout à fait Médée tout ça, mais ça nous montre une Michonne poussée à agir par instinct maternel en tuant des gosses. Sacrée évolution de personnages, faut bien le reconnaître… mais bon, je ne trouve pas qu’elle a un comportement si différent que ça depuis le saut dans le temps. Bon, ça nous explique un peu mieux sa paranoïa : elle a été forcée de tuer sa meilleure amie d’avant l’apocalypse parce que celle-ci était cinglée. Cela ne doit pas aider à faire confiance, c’est sûr.

Après tout ça ? Il fallait encore retrouver Judith, avec l’angoisse de savoir qu’elle a peut-être été lobotomisée.

Dans le présent, Daryl, Connie, Henry et Lydia arrivent à Alexandria. Cela ne laisse que peu de marge d’action à Michonne, qui décide de les accepter dans sa ville malgré tout. C’est risqué comme tout, surtout qu’elle apprend vite l’existence des Chuchoteurs, mais elle a confiance en Daryl et ne veut pas laisser Henry mourir.

En tout cas, Michonne regrette rapidement sa décision d’avoir laisser des gens aller à la Foire du Royaume maintenant que les Chuchoteurs sont dans le coin. Elle décide d’avoir une petite conversation avec Lydia, probablement pour la sonder et prendre une vraie décision sur elle. Bien sûr, elle voit bien que Lydia est attachée à Henry, qui aura une cicatrice à vie pour elle, mais elle n’a pas envie tout de même de la voir s’éterniser. À la place, elle conseille à Lydia, à demi-mot et de manière peu discrète, de se casser. Sympathique.

On retrouve également Judith dans cet épisode, et elle a une petite conversation avec son tonton Daryl, qu’elle semble vraiment adorer. Elle est sacrément maligne pour son âge et Daryl conseille donc à Michonne de lui dire toute la vérité, juste avant de quitter Alexandria. Ouep, le groupe de Connie, Lydia, Henry et Daryl repart déjà, dès la nuit tombée, pour éviter que les Chuchoteurs ne trouvent trop vite le campement.

En rentrant chez elle, Michonne a quelques problèmes de communication avec Judith, encore, et finit par se rendre compte que celle-ci fugue durant la nuit. C’est beau parce que ça permet une très bonne scène de confrontation avec Negan, histoire de comprendre ce qu’il en est de la relation père-fille entre Negan et Judith. Elle ne devrait même pas exister cette relation, mais elle fonctionne drôlement bien.

Cela fait comprendre à Michonne que Judith est comme elle, et qu’elle est probablement partie à la recherche de Daryl, pour l’aider. Il n’en faut pas plus pour que Michonne flippe totalement et fasse de même, persuadée que le pire a pu arriver à sa fille. Faut dire, elle tombe directement sur une petite horde de zombies – de vrais zombies – qui lui font envisager le pire, tout en se remémorant le pire, quand Jocelyn avait enlevé Judith.

Le parallèle fonctionne drôlement bien, et finalement Judith est bien en vie, et toujours badass en plus. Tellement badass, même, qu’elle manque de se faire croquer par un zombie, mais bon. La mère et la fille peuvent alors parler un moment de leur relation. C’est l’occasion pour Michonne de comprendre que Judith se souvenait depuis toujours de Jocelyn mais qu’elle n’a jamais rien dit parce qu’elle savait que ça faisait de la peine à sa mère. En revanche, si Michonne considère que ça justifie largement de ne plus faire confiance à personne en dehors d’Alexandria, Judith trouve que ça donne l’impression qu’elles n’aiment plus leurs amis.

C’était sacrément bien écrit comme scènes, simpliste, mais bien écrit, et les scénaristes ont prouvé une fois de plus qu’ils pouvaient faire beaucoup avec peu. Je continue de penser que cet épisode aurait pu occuper une demi-saison, facilement, mais allez, j’ai vraiment aimé et pour une fois que ça ne traîne pas en longueur, c’est cool.

La fin d’épisode relance le tout avec Michonne et Judith qui décident de prendre en stop Daryl, Henry, Lydia et Connie dans leur jolie voiture (m’enfin, tant qu’à faire, j’aurais gardé de quoi m’abriter de la pluie !) alors que deux Chuchoteurs tombent sur Alexandria et ont bien envie d’aller prévenir Alpha de son existence. Oups.

> Saison 9