Les Bracelets rouges – S02E03-04

Épisode 3 – 17/20
Même constat que le semaine dernière : la série est toujours aussi bien écrite, mais elle semble avoir du mal à être aussi parfaite qu’en saison 1. Elle ne vise plus tout à fait aussi juste, principalement parce qu’elle est trop ado par moment… Ou alors, c’est mes quelques souvenirs de la version espagnole qui ruinent tout, je ne sais pas. Enfin qui ruinent tout… ça reste une série que j’adore, vous l’aurez compris.

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C’est normal qu’il bouge ?

Ce fut sportif d’être à l’heure devant l’épisode ce soir, mais quel plaisir de me poser pile pour le début. Je sais que ce ne sera pas le cas la semaine prochaine, alors j’en profite. Pour le début de cet épisode, Thomas continue sa rééducation, et ça se passe toujours bien. Il est crevé, mais ça n’est jamais assez bien ou rapide pour lui. Pourtant, c’est au point où sa date de sortie risque d’arriver plus vite que prévu. Mehdi commence son épisode avec une vidéo de son pote qu’il a un peu de mal à voir. Comme c’est le jour pour lui de retirer son plâtre, il n’en parle pas à son infirmière, ce qui est complétement con.

Pendant ce temps, Louise et Clément continuent de passer beaucoup trop de temps ensemble. C’est comme cela qu’ils se rendent compte ensemble que Côme bouge. Clément appelle aussitôt la mère du petit. La pauvre Nathalie est en pleine heure de conduite avec un élève en galère qu’elle laisse sur le bord de la route. Le gag est un peu gros, mais il est surtout bien trop horrible, parce que Clément lui dit que Côme se réveille alors qu’il n’en sait rien du tout.

Il prévient l’ensemble des bracelets rouges avant que Louise ne lui fasse prendre conscience que c’était une très mauvaise idée. Il faut dire aussi que Côme arrête subitement de bouger, et c’est assez horrible de savoir ça en parallèle de Nathalie qui coure toute souriante dans l’hôpital. Tout ça pour pas grand-chose donc, puisque Côme n’est pas réveillé du tout.

Nathalie a une sacrée endurance tout de même, parce que malgré tout ça, elle finit par remercier Clément d’avoir fait exactement ce qu’il fallait. On n’a pas tout à fait la même définition de « exactement ce qu’il faut » quand même. L’enfer est pavé de bonnes intentions, mais c’est sacrément bien joué de la part de l’actrice, comme d’habitude. La déception se lit dans ses yeux. Les bracelets font tout ce qu’il faut pour lui remonter le moral, et ça marche en public, mais elle finit bien évidemment par craquer quand son copain passe la voir, tout heureux de savoir Côme réveillé… alors que non.

Bon, toutefois, Côme bouge effectivement une nouvelle fois… Quand Clément pense à lui faire réécouter The Kinks. Eh ouais, il a bon goût Côme, parce qu’il reconnaît la chanson qu’écoutait sa mère quand il était (encore) plus petit. Du coup, pendant l’IRM, Nathalie veut absolument faire entendre la chanson à Côme, ce qui permet de lancer une intrigue sympa pour Clément et Mehdi.

La bonne nouvelle, c’est que ça fonctionne à nouveau pour lui faire bouger les lèvres. La mauvaise, c’est que la chute est encore plus dure pour Nathalie, parce que non Côme ne se réveille pas. Bon, je le savais déjà parce que ça reprend l’intrigue de la série espagnole dans les grandes lignes, mais c’est toujours aussi horrible comme intrigue. Et triste.

Le cours d’improvisation continue aussi pour l’ensemble des adolescents, et le prof est le moins psychologue du monde en mettant en couple d’improvisation Thomas et Jessica. Il est évident que Roxane se montre assez vite jalouse, mais le prof l’ignore totalement et pousse même Thomas et Jessica à risquer un baiser. C’est du grand n’importe quoi comme situation, même si c’était assez drôle d’enchaîner sur Roxane qui marque son territoire dès que Thomas se rassoit.

En plus, j’aime beaucoup cette Jessica pour le peu qu’on en voit. Il fallait ensuite enchaîner, évidemment, sur un comique bien lourd avec Mehdi refusant d’être en couple d’impro avec un garçon. Zéro surprise dans l’écriture. C’est en tout cas pendant ce cours que Mehdi se rend compte à nouveau que sa vue le trouble. Roxane le voit… et se laisse convaincre qu’il va bien. Mehdi flippe pourtant pas mal… Il finira par en parler à son médecin après quelques conseils de Clément, mais sans tout lui dire. Il faut que l’idée fasse son bout de chemin.

Sinon, on est sur une série adolescente de plus en plus lourde cette saison, avec Thomas qui s’inquiète pour sa sexualité maintenant qu’il a une jambe en moins, et Roxane qui veut tellement marquer son territoire qu’elle essaye de coucher avec Thomas. Ce n’est pas gagné gagné pour autant, parce qu’elle ne se trouve toujours pas belle. Du coup, elle finit par rejeter Thomas pour plutôt demander des conseils à son médecin. C’était une scène touchante, assez réussie.

Cela laisse Thomas ramer encore plus avec Roxane pour la suite de l’épisode, parce qu’il faut regagner sa confiance. C’était plutôt mignon, mais bien trop adolescent pour moi – j’avais pas souvenir que c’était à ce point.

Bon, autrement, Louise reçoit la visite de sa mère, Alexandra, et de son frère assez insupportable, Raphaël. Ce dernier veut juste aller voir ses potes et s’éclater, sans trop s’occuper de sa sœur. Pourtant, celle-ci ne reçoit pas de très bonnes nouvelles, parce que son infection s’avère plus grave que d’habitude, ou en tout cas que les médicaments sont moins efficaces.

Lui, il passe sa journée à renverser Mehdi dans un couloir, puis à parler avec lui et Clément. Ce n’était pas dingue, mais ça mène à un Raphaël qui se prend une baffe magistrale et méritée de la part de sa mère quand il dit qu’il a hâte que sa sœur meure pour que sa vie commence enfin. Bon, je sens qu’on les reverra ces deux-là, mais ça fait une drôle de fin d’intrigue pour eux tous.

Sinon, La mère de Clément se pointe à nouveau à l’hôpital sans prévenir, et ce n’est toujours pas une bonne idée pour elle. Elle découvre ainsi qu’il est parti passer un examen dont elle n’était pas au courant. Bonjour l’inquiétude. Elle passe une journée terrible, parce qu’elle apprend ensuite qu’il est probablement à l’IRM. C’est vrai, puisqu’il y est pour Côme, mais ça, elle ne sait pas. Par conséquent, elle se stresse et angoisse au point de s’évanouir.

Le médecin s’inquiète donc pour elle plus que pour Clément, surtout qu’une mère aussi stressée, ce n’est pas bon pour Clément. Ce n’est pas bon non plus pour Thomas, puisqu’il la croise alors qu’il est avec Roxane et qu’elle le félicite de son départ prochain. Roxane le prend super mal et finit par baffer Thomas, et c’était magistral… mot que Mehdi reprend pour parler de son pipi debout. Oups. Ah oui, Mehdi n’a plus de plâtre à la jambe !

Quant à Clément, il retrouve finalement sa mère, tout ça pour lui dire « ok cool » quand il apprend que sa mère l’a « attendue tranquillement ». Roxane ? Elle finit très mal l’épisode, parce que la peur de l’abandon de Thomas est plus fort que sa santé. Elle refuse ainsi de manger et supporte de difficiles maux de ventre.

L’épisode se termine sur une bien mauvaise nouvelle qu’on a vu arriver à des kilomètres : Côme doit se faire opérer, parce qu’il a un caillot de sang dans le cerveau, et c’est ce qui fait bouger ses lèvres. Pas la chanson. Tristesse.


Épisode 4 – 18/20
On prend pas les mêmes, mais on recommence quand même. Cette saison assure plutôt bien du côté des nouveaux arrivants et parvient une fois de plus à me rappeler ce que j’adorais dans la série d’origine. Si je reste moins emballé qu’en saison 1, je trouve tout de même que je retrouve les bons gros moments émotion que j’en attendais dans cet épisode.

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Ben j’sais pas, on est malade, l’amour on s’en tape un peu ?

Il faut donc que Côme subisse une craniectomie en début d’épisode, et ça ne traîne pas. Nathalie est bonne pour passer un épisode d’angoisse à attendre la fin de l’opération de son fils, dont on voit quelques extraits uniquement.

Ce jour-là, Thomas fête aussi son anniversaire… en théorie. Pourtant, il ne le fête pas tant que ça, parce qu’il n’a pas grand-chose à célébrer, entre le cancer et sa probable rupture avec Roxane. En revanche, cet idiot, il ne coupe pas la sonnerie de son portable. On a connu plus malin. Il ne veut pas fêter son anniversaire, congédie son père et reçoit la visite d’Aurore. C’est toujours une bonne chose quand Aurore est là… surtout qu’elle apprend pour Côme et veut attendre la fin de l’opération aussi.

Attendre la fin de l’opération de Côme ? Pas si simple pour les bracelets : Thomas doit supporter l’absence de Roxane ; Mehdi celle encore plus insupportable de Sarah. Merci le flashback bien triste. Pourtant, les Bracelets rouges sont plein de vie et ça fait du bien quand même à Nathalie pendant l’opération interminable de Côme.

Par chance pour elle, elle a aussi retrouvé l’amour, mais avec un grand stressé aux blagues plus si drôles. En plus, il demande plein d’explications et n’arrive pas à se montrer à la hauteur de l’attente, mais là, pour sa défense, c’est compliqué comme situation. Enfin, en vrai, j’admire la patience de Nathalie, parce que j’aurais lâché un gros « mais ta gueule » à force.

Elle a une petite bouffée d’air avec l’arrivée d’Aurore, mais pas grand-chose à faire malgré tout : Aurore est gentille et lui ramène les mêmes PAINS AU CHOCOLAT que Romain, ce qui est bien cool… sauf que le fils de Nathalie est en train de se faire opérer, avec le risque de mourir, alors euh comment dire ? Elle lui trouve aussi un job de plus, puisqu’elle veut offrir à Thomas des séances de conduite avec elle. Le cadeau est sympa parce que Nathalie a des voitures automatiques et qu’après les 20h de conduite avec moniteur, Thomas pourrait faire 1000 km avec l’adulte de son choix. Pas de bol pour Aurore, il pense à son père plutôt qu’à elle. Ingrat !

En parallèle, Romain se promène dans l’hôpital et retombe sur l’infirmière pote de Nathalie. Celle-ci est assez intrusive, un brin flippante et regrette que Romain ne soit plus la bouffée d’oxygène qu’il était pour elle. C’est abusé, mais ça fait stresser Romain qui achète un café ou une soupe (à 2€) à Nathalie… qui préfère le congédier. Voilà qui est fait.

L’opération de Côme s’est bien passée et se déroule sans laisser de séquelle… mais cela le laisse surtout dans le même état que la veille, avant que ses lèvres ne bougent. Oui, plus dure sera la chute.

De son côté, Louise essaye d’enregistrer une vidéo pour son association, mais je ne suis toujours pas passionné à vrai dire. Pour nous passionner, les scénaristes forcent une romance entre Louise et Clément, l’air de rien. Ch’est mignon, Clément lui fait des compliments l’air de rien et la remotive pour son asso, et ouais, faut bien le dire, c’est mignon.

Pourtant, Louise, elle est reloue. Elle prend donc très mal de voir que Clément s’occupe plutôt de Thomas et Roxane que d’elle. Elle fait l’erreur d’en parler à Mehdi qui lui raconte toute la saison 1, et elle finit encore plus le cœur brisé. Bon, en même temps, elle trouve une nouvelle arme pour faire chier Clément comme ça, et elle découvre aussi les bracelets rouges.

C’était tout chou de les voir se chamailler en permanence, alors qu’elle était de plus en plus faible et se promenait désormais en fauteuil roulant. Plus ils s’énervaient entre eux, plus il est devenu évident, en tout cas, que ça allait mal finir. Cela ne manque pas, et elle fait un malaise au moment où l’anniversaire surprise de Thomas allait se dérouler, organisé par Aurore et les infirmiers, notamment pour faire plaisir aux plus petits de l’hôpital… Et Thomas est fort pour faire comme si tout allait bien alors que ce n’est pas l’éclate pour lui dans cet épisode.

En effet, Thomas se rend auprès de Roxane pour tenter quelques explications/excuses, mais il apprend d’une part qu’elle ne veut pas le voir et d’autre part, qu’elle ne va pas bien. Ouep, elle a eu des maux de ventre toute la nuit et vit tellement mal le départ de Thomas qu’elle est sur le point de faire une rechute.

Les médecins s’inquiètent pour elle, énormément, forcément. Pas évident pourtant de trouver quoique ce soit qui cloche chez elle… à part la romance. Elle est réconfortée par Clément qui lui fait un câlin mais a surtout besoin d’elle pour finir le film de l’association de Louise. Ben oui, il a passé sa journée à la filmer pour qu’elle envoie avant 16h sa vidéo, ça serait mieux de le faire quoi.

Quand elle se réveille de son malaise, elle est à 20% de ses capacités respiratoires et ne peut plus bouger de son lit. Elle doit même éviter de parler et ça sent pas bon du tout. Par chance, Clément s’est défoncé pour finir la vidéo, et celle-ci est plutôt sympathique franchement. Roxane est douée en montage, l’air de rien.

Bon, sinon, Mehdi ne se fait toujours pas opérer, mais il a droit à de la rééducation avec Agathe, la nouvelle kiné que je suis sûr d’avoir vu quelque part déjà. C’est déjà ça ? Ouais, sauf que Mehdi étant Mehdi, il finit par refuser de faire ses exercices, qu’il trouve trop compliqués. C’était du grand Mehdi, donc c’était bien drôle à voir, surtout quand elle a tenté le coup de l’autorité avec le silence pendant trente minutes. Ah, si ça marchait toujours ça se saurait.

C’est plutôt drôle de le voir s’obstiner et s’entêter, c’est du Mehdi. La vie n’est pas tendre avec lui cela dit, puisqu’il apprend ensuite que son papi va devoir vendre son garage, et aussi qu’il s’est pété le bras. Il finit par se réconcilier avec Agathe en fin d’épisode, parce qu’elle trouve les bons mots pour gagner sa confiance, notamment lorsqu’elle lui explique qu’à son réveil, Côme ne pourra pas parler sans rééducation.

Oui, mais le réveil de Côme, ce n’est pas pour tout de suite, malheureusement. Les Bracelets rouges se retrouvent en salle de réveil pour encore et toujours le soutenir, mais ça ne change pas grand-chose malheureusement. Enfin, si, ça change tout pour Roxane et Thomas qui parviennent à se réconcilier de cette énième crise qu’ils ont traversé. C’est un peu répétitif tout ça.

La fin d’épisode nous apprend que l’infection de Louise n’est pas guérie. Les antibiotiques sont désormais inefficaces et il ne lui reste plus que quelques jours à vivre. C’était obligé, on le savait dès le départ et paf, ils ont réussi à nous attacher à elle pour mieux la tuer. Une fois de plus, ils ont réussi leurs coups, surtout que les sentiments entre Clément et Louise sont évidents… et qu’ils vont manquer de temps pour en profiter. Pff.

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Station 19 – S02E09

Épisode 9 – I Fought the Law – 14/20
Je suis encore là, oui, malgré toutes mes critiques. Il faut dire que je commence à comprendre pourquoi je reste, ou plutôt pour qui je reste. Il y a trois personnages que j’aime assez pour avoir encore envie de revenir, alors j’en profite tant que ça dure. L’épisode était autrement sympa sans plus, comme le reste de cette saison.

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Spoilers

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You lost your firegasm.

J’ai procrastiné 40 minutes avant de lancer cet épisode et je le regrette déjà. Il faut bien m’y mettre tout de même, et cet épisode commence par Andy qui squatte la chambre de Maya en laissant derrière elle un Ryan à moitié à poil. Normal. C’est fou tout ça. Les acteurs s’éclatent à vendre la scène la plus sexy possible ensuite dans la cuisine.

Ryan aimerait bien savoir ce qu’ils ont concrètement comme relation, mais ça soule Andy plus qu’autre chose. Elle ne veut pas de règle dans leur relation, parce qu’elle trouve ça bien plus chouette d’avoir une relation torride sans prise de tête.

De son côté, Ripley aussi est chaud bouillant avec Hughes, mais ça ne dure pas longtemps parce qu’il préfère un SMS de sa sœur à sa meuf. Hein ? Elle est contente quand même parce qu’elle apprend qu’il a parlé d’elle à sa sœur. Euh ? hein ? Non mais cette série, je vous jure. En plus, ça enchaîne sur un énorme quiproquo avec Vic qui pense qu’elle peut parler de son couple à ses amis parce qu’il lui dit que oui… sans capter que ses amis sont des pompiers, je pense.

Sinon, Pruitt est toujours capitaine par interim dans l’affaire, donc j’imagine que son état de santé est en amélioration. C’est aussi le cas pour Jack qui reprend le boulot après son arrêt. C’est bien cette pause de quelques mois, ça permet de prendre des raccourcis un peu partout.

Ainsi donc, Travis se remet de sa rupture plus rapidement, mais pas encore totalement, parce que ça, les scénaristes veulent le développer. Cela reporte en plus la grande annonce de Vic à Travis. Elle décide donc d’en parler à Jack, puisque lui est au courant après tout.

Elle lui en parle pour avoir son avis sur l’évolution de sa relation, mais ça ne marche pas plus que ça, parce que c’est Jack quoi. En plus, Jack a ses propres problèmes, notamment avec Miller à qui il ne parle toujours pas, parce qu’il lui en veut de l’intervention d’il y a un ou deux épisodes. Bref, les scénaristes zappent les trucs qui les soulent au sein des plusieurs mois de pause et se concentrent sur ce qu’ils veulent voir rester.

C’est gros, mais ça passe bien un peu de drama amical au milieu de tout ça. C’est vite résolu toutefois

En parallèle, Ryan retrouve son père dans sa voiture de flic. C’est du grand n’importe quoi, mais il prend toujours la décision de ne pas l’arrêter, tout en acceptant la clé qu’il lui donne et qui restera un mystère jusqu’en fin d’épisode.

Sinon, Maya, Andy et Miller s’occupent d’une pauvre femme amnésique retrouvée ensanglantée sur un banc, et ils l’emmènent à l’hôpital où elle ne veut plus être. On insiste tellement sur cette Jane Doe et sur la photo de son fils Jason qu’on sait qu’on la reverra vite.

Cela ne manque pas : elle quitte vite le Grey-Sloan Hôpital pour se rendre devant un autre hôpital où elle tombe sur Andy, Maya et Miller à nouveau, parce que leur nouvelle intervention les mène ici. Ils s’interrogent sur sa présence ici et finissent par découvrir qu’elle est en fait une fugitive.

Cela nous ramène rapidement Ryan dans l’affaire. Après la visite de son père, il n’a pas l’air d’avoir envie de briser les règles quand c’est Andy qui lui demande. Ouep, Andy s’est prise d’amitié pour Margaret, la fugitive, qui dit vouloir revoir son fils et avoir fui juste pour cela. C’est gros, comme souvent avec cette série.

Andy finit par convaincre Ryan qui se laisse faire… La scène entre Margaret et son fils est plutôt touchante, mais c’est gros d’avoir Andy, Maya et Miller qui font exprès de tromper les flics. Enfin bon, c’était un cas intéressant quand même et ça permettait à Maya d’éviter son rendez-vous avec Ripley. En plus, Ryan est heureux de pouvoir confirmer à Andy que les règles, ça va deux secondes. Ils sont insupportables ces deux-là, et ils n’assument pas leurs vraies envies. Ainsi donc, ils disent avoir l’autorisation de voir d’autres personnes quand il est clair qu’ils ne le veulent pas. Enfin bon.

Pendant ce temps, c’est aussi la dernière journée de travail de Pruitt. Il doit donc gérer Ben et Travis qui veulent lui organiser une fête de départ. Cela permet le retour de Sullivan, et il semble totalement blasé de reprendre son job. Le truc qui lui redonne le sourire ? Croiser Andy. Non, c’est pas possible ce couple-là.

En plus, il se fait remonter les bretelles par Pruitt, et j’ai trouvé ça totalement abusé comme scène. Le vieux me soule tellement. Il envoie Sullivan à la recherche d’Oscar, un homme qui venait régulièrement à la caserne mais n’y vient plus depuis un moment. Pour cette recherche passionnante, il emmène Ben et Jack. Tu parles d’une intervention.

Finalement, ils tombent sur un homme qui a effectivement un problème de santé à soigner rapidement. Mouais. Pas passionnant, franchement. Ils lui sauvent la vie rapidement grâce à l’intervention de Ben et voilà pour ce cas médical.

Pruitt confronte ensuite Ben sur ses envies de démissionner, que j’avoue avoir complétement oublié entre les épisodes. C’est chiant comme tout et comme il a aidé Oscar à survivre, Pruitt lui conseille de postuler dans les équipes médicales de secours, l’élite des pompiers. Oh, génial, il ne manquait plus que ça !

Vic finit par trouver le temps de parler à Travis, mais elle est interrompue par Ripley qui débarque et grille tout seul leur couple devant Travis qui n’a aucun mal à deviner leur relation. C’était marrant sans plus. En tout cas, j’aime toujours autant ces trois personnages. J’ai l’impression que plus on avance dans la série, plus je reviens pour eux.

Travis se confie un peu sur sa rupture et son deuil toujours pas terminé de son premier mari, puis Vic parle de sa relation amoureuse sans trop en dire non plus. C’est tant mieux parce que la scène finale voit Ripley lui dire qu’il la sait assez intelligente pour n’avoir parlé à personne de la caserne de leur relation. C’était tellement évident que ça finirait comme ça.

La scène finale ? Toute la caserne se réunit autour du fameux poteau que Pruitt leur interdit d’utiliser alors qu’il est évident qu’il est là pour une raison. C’était plutôt bien écrit car ça permettait à chaque personnage de faire le point et d’avancer un peu. Ainsi, Maya annonce aux autres qu’elle reste à la caserne 19 plutôt que de passer à la caserne 23. En effet, Sullivan a fait ce qu’il fallait pour la garder, parce qu’ils sont une famille et gnagnagna.

Ripley a l’air de trouver ça touchant. Quant à Sullivan, il finit par raconter sa journée à Andy comme s’ils étaient un vrai petit couple. C’est n’importe quoi franchement. Bon, ce n’est pas autant n’importe quoi que Pruitt qui est tout heureux de se servir du poteau ou que Ryan qui découvre que la clé que lui a donné son père dans cet épisode ouvre un garage dans lequel se trouve une boîte pleine d’argent soi-disant non sale. Mouais, ça reste une grosse somme de liquide. Alors Ryan acceptera-t-il une fois de plus de contourner les règles ou a-t-il des limites ?

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Grey’s Anatomy – S15E17

Épisode 17 – And Dream of Sheep – 16/20
C’est amusant parce que je suis majoritairement déçu par la tournure des intrigues de l’épisode, mais je ne peux m’empêcher de remarquer que c’était quand même un bon épisode. Allez comprendre, c’est comme ça, je suis du genre à me laisser emporter quand c’est bien écrit – et bien joué, d’ailleurs.

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Spoilers

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Are you too sick to see that ?

Aaaah ! Nous sommes à ce stade de l’année où j’ai l’impression à nouveau que les séries approchent de leur fin de saison juste parce qu’on passe le cap de l’épisode 16. C’est terrible comment ça revient vite, et encore plus vite chaque année j’ai l’impression. Enfin bref, épisode 17, c’est parti et ça reprend par un Andrew complétement crevé d’avoir bossé à fond sur le projet de son père, avec Bailey. Qu’est-ce que Bailey vient faire là ?

Elle vient la jouer la petite chef et surveiller les recherches, parce qu’elle a entendu les rumeurs sur sa possible folie. Il n’arrange pas son cas le vieux en plus, parce qu’il perd un de ses sujets-tests et s’en prend à Carina qui le trouve trop impatient. C’est triste, surtout qu’il est clairement bipolaire à redevenir tout doux dès qu’elle a le dos tourné.

Alex s’inquiète alors pour son hôpital, écoutant de nouveau les disputes entre Andrew et Carina. C’est beaucoup, je trouve, ça fait très bonne/mauvaise conscience qui s’engueule, je n’apprécie pas tellement toutes ces scènes. Il va pourtant y avoir de quoi faire dans cet épisode. Bon, en tout cas, Andrew et Meredith filent toujours le parfait amour.

Bailey ? Elle parle ensuite à la mère de Karev, qui lui confie qu’elle a envie de rentrer mais ne se sent pas de le faire seule. Bailey n’a donc pas d’autres choix que de le rapporter à Karev qui prend mal cette ingérence. Pourtant, d’ici la fin d’épisode, il est forcé de reconnaître qu’elle a raison. Il lui rend donc son job de chef pour deux jours, histoire de ramener sa mère dans l’Ohio, comme si de rien n’était.

Pendant ce temps, Jackson se souvient soudainement que l’hôpital est un hôpital où il est censé apprendre des choses à ses étudiants. Il serait temps. Il est malgré tout interrompu par Maggie qui vient parler de sa vie perso à son mec ; parce qu’elle stresse de passer à la télé.

Le cas médical tordu de l’épisode revient d’ailleurs à Jackson qui emploie tous les internes pour aider un… homme poisson ? C’est du grand n’importe quoi. Il utilise de la peau de poisson pour soigner son patient. En tout cas, j’ai aimé que l’épisode prenne le temps de voir Meredith s’intéresser à ce cas médical, parce que j’adore les scènes où Meredith et Jackson sont potes. En revanche, ça finit par tout l’hôpital sur le toit pour manger du poisson grillé. Youpi. Bon, OK, cela finit aussi par Maggie excitée par l’intelligence de son mec, et c’était rigolo à voir dans l’ensemble.

En parallèle, Owen et Teddy se retrouvent à travailler ensemble. Il est particulièrement insupportable avec Teddy, arrivant en retard et s’inquiétant pour elle parce que la patiente dont elle s’occupe est enceinte. C’est original une Teddy enceinte qui s’occupe d’une patiente enceinte. Elle le fait avec Carina, qui se plante un peu beaucoup en diagnostiquant un bébé en pleine forme quand Teddy envisage de retirer l’utérus de sa patiente – et donc de tuer le bébé au passage.

Owen est de plus en plus énervant, je trouve. Il passe son épisode à tourner autour de Teddy, alors qu’il est clair que ça la soule. Il est clair aussi qu’elle est claquée en même temps. Elle ne se réveille donc pas quand l’état de la patiente devient bien plus instable.

Owen s’en charge et réveille Teddy, qui comprend qu’elle est obligée de faire accoucher sa patiente, qui va donc perdre son bébé. C’est sans compter sur le père Deluca qui lui promet monts et merveilles. Oui, il va directement voir la patiente pour lui assurer qu’il peut sauver son bébé. C’est n’importe quoi.

La patiente y croit, Teddy aussi voit un véritable espoir, mais Alex est forcé de mettre un terme à tout ça, puisqu’il n’existe aucune autorisation pour ce protocole. En bref, Andrew se rend donc compte que son père est bien malade comme le disait Carina (il le joue superbement bien d’ailleurs) ; et Carina prend bien cher dans cet épisode.

Teddy, Owen et Carina sont donc obligés de faire naître ce pauvre bébé qui n’a que quelques heures à vivre, et c’est un traumatisme pour ses parents autant que Teddy qui finit en larmes dans les bras d’Owen. C’est le moment opportun que choisit Koracick pour revenir. Ce n’est même pas une surprise après 15 ans de Grey’s, cela dit.

Plus surprenant était la réaction de Meredith en fin d’épisode en apprenant le départ du père d’Andrew – qui a complétement pété un câble au passage sur Alex, Andrew et Carina. Sa réaction ? Elle est vexée qu’Andrew soit de mauvaise humeur et elle accepte de le laisser seul quand il est évident qu’il avait juste besoin d’une épaule sur laquelle pleurer. On a connu Meredith plus perspicace que ça franchement. Je suis un peu déçu par la tournure des événements.

De son côté, Amelia se retrouve à un salon sur les méthodes alternatives pour soulager la douleur avec… Lincoln. Je l’avais vu venir à des kilomètres que les scénaristes allaient tenter le coup de cette relation. C’est gros, très gros, et bien sûr, ils n’arrêtent pas de se croiser tout au long de ce salon avec des sessions tests de ces méthodes alternatives.

Je ne sais pas si ça fonctionne, mais c’est ultra efficace sur Amelia qui ne tient pas debout ensuite et qui raconte toute sa vie à Lincoln. Elle s’inquiète encore pour Betty et Lincoln remarque qu’Amelia se comporte comme une mère avec elle. Cela fait tellement plaisir à Amelia, qui trouve Lincoln beaucoup trop beau et envisage de l’embrasser. Elle a encore un peu de filtre heureusement et s’y refuse.

Elle va donc se coucher toute seule et ne le retrouve que le lendemain. Ils continuent donc de flirter jusqu’à ce que Lincoln fasse sa propre conférence… et casse totalement leur romance à dire qu’il est responsable de la création d’un drogué et qu’il ne le regrette pas. Ouep, il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Amelia quitte la pièce.

Bien sûr, c’est sans surprise que Lincoln la retrouve ensuite pour justifier son point de vue et lui dire qu’il a bien compris le mal qu’il avait fait, mais qu’il avait justement appris de ses erreurs et bla et bla et bla. Sans surprise, mais avec une bonne masse de déception de ma part, Amelia décide donc de coucher avec lui. Le seul point positif, c’est qu’elle lui dit que ce n’est pas pour une relation sérieuse. Cela dit, on sait comment ça commence dans cette série, jamais comment ça se termine.

Autrement, Jo a reçu ses résultats de tests ADN, et c’est l’occasion de refaire un coup de pub, avant de nous apprendre qu’elle n’a pas de marqueur génétique susceptible de lui donner la moindre maladie. En revanche, elle a une cousine, Martha Tomlinson et Parker lui propose aussitôt de la retrouver. C’est l’occasion de retrouver un de ses parents, en plus.

Elle passe le reste de l’épisode à hésiter à faire les recherches pour la retrouver, tentant de demander l’avis de Maggie occupée par son show télévisé. Par contre, Jackson peut lui dire que ce n’est pas toujours une bonne idée.

En fin d’épisode, elle voit Alex prendre le temps de ramener sa mère chez elle et décide finalement de rechercher à son tour ses parents. Elle en parle à Parker qui a déjà fait toutes les recherches nécessaires, bien évidemment. La mère de Jo ? Elle vit à Pittsburgh et s’appelle Vicki. Bien. C’est possiblement la seule intrigue de l’épisode dont la tournure ne me déçoit pas trop. J’ai hâte de voir tout ça – mais j’oublie pas que ça fait quelques saisons déjà que Jo est censée vouloir un bébé avec Alex, c’est quand ils veulent !

> Saison 15

Charmed (2018) – S01E14

Épisode 14 – Touched by a Demon – 20/20
Quand ce reboot se met à réécrire un de mes épisodes préférés en le rendant encore meilleur, et en enchaînant les excellents gags en plus, je ne peux qu’être fan. Ce n’est pas tout : la série prend le temps de développer son intrigue encore et de proposer tout un tas d’excellents moments, tout en retardant le fil rouge, l’air de rien. C’est tellement bien fichu, difficile de ne pas être accro après ça, surtout que ça va à toute vitesse.

> Saison 1


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I always wanted the sex to be explosive, just not… literally.

Jada n’est ni morte, ni enlevée. En revanche, elle accuse Niko d’être responsable de l’attaque qu’elle subit. L’attaque ? Ca n’a pas de sens et on ne saura pas comment elles y ont échappé, mais elles y ont échappé avec juste une blessure superficielle pour Jada. Mel la soigne, en acceptant de voir que sa nouvelle meuf est persuadée que la responsable est son ex.

Mel lui confie enfin la vérité sur Niko, en tout cas. Il serait temps, même si Jada se moque quelque peu de la réaction extrême de Mel quand elle aurait pu utiliser d’autres sorts de protection pour empêcher les démons de s’en prendre à Niko. Et oui, les Fondateurs se sont bien gardés de le dire, mais apparemment, il y avait d’autres solutions pour Mel, qui ne le vit pas super bien. Tu m’étonnes.

Pendant ce temps, Parker et Maggie veulent faire l’amour comme des bêtes sauvages, mais en sont empêchés par l’entrejambe subitement brillant de Maggie. Oui, oui, vous avez bien lu, son entrejambe se met à briller et rejeter violemment Parker. Voilà qui est fait.

De son côté, Macy cuisine pour oublier que Galvin est parti dieu sait où pour résoudre son problème magique. Maggie la retrouve et en profite pour se confier sur ce qui vient de lui arriver et qui n’était pas vraiment l’acmé espérée. C’est l’occasion d’apprendre que Macy a fait léviter le lit pendant l’orgasme, en tout cas.

C’est chelou comme tout l’enchaînement dans ce début d’épisode, mais Macy découvre au passage, quand elle se brûle sans sentir la douleur, que son côté démoniaque se réveille. Harry la soigne, mais il lui conseille de faire appel aux Fondateurs, ce qui énerve Mel plus qu’autre chose. Macy est frustrée par les disputes qui s’en suivent. Elle se barre donc avec un énorme gâteau au chocolat pour mieux regarder une série qui semble une drôle de parodie des séries des années 90, entre Buffy et Friends, avec un synopsis à la Supernatural. C’était bien drôle.

Elle est interrompue dans son épisode d’Heaven’s Vice par Harry qui veut la convaincre de faire appel à Charity pour en savoir plus sur son cas. Malgré tout, c’est le soir, et Macy veut juste regarder ses épisodes. Oh, comme je te comprends. Elle essaye bien de convaincre Harry de regarder la série, mais ce n’est pas super efficace.

Ce qui est super efficace en revanche ? Ce qui nous sera présenté comme « les huiles essentielles de Marisol » qui tombent sur le Wifi. Aussitôt, on nous enchaîne avec des bruits de modem venu d’un autre temps – mais qui garde sa box wifi dans son grenier ??? – et des éclairs qui sortent du modem. Et là, n’importe quel fan de la série originale aura compris ce qu’il se passe : un portail s’ouvre et laisse s’échapper de la série télé les personnages principaux d’Heaven’s Vice, Gideon et Levi, deux anges déchus. Magnifique. Bien sûr, le portail laisse aussi s’échapper un vampire, sinon ce ne serait pas drôle.

Harry se fait donc attaquer par ce vampire pendant la lecture de son journal. C’est fou comme tout, et ça va toujours aussi vite.

Ainsi, les deux frères partent à la recherche du vampire et l’arrêtent dans le jardin, où ils ne parviennent pas à le tuer. C’est Macy qui finit par tuer le vampire, ce qui impressionne les deux frères, surtout qu’elle n’est qu’une fille. Ah, les années 90 (hum, plutôt 80 ? Je sais pas, on avait Buffy dans les années 90. Avec ce genre de répliques, certes). Macy, en tout cas, est clairement en crush sur Gideon (il a tellement une tête qui me dit quelque chose, il n’y a que moi qui trouve qu’il ressemble à un démon de la série originale ? J’ai été sur imdb, mais je ne l’ai jamais vu avant). Du coup, Macy les garderait bien avec elle les deux anges macho, mais Harry n’est pas de cet avis…

Pourtant, ils n’ont pas le choix de jouer les prolongations, surtout quand un démon Galimonori sort à son tour du portail. On s’éclate dans cet épisode dis donc ! Il ne faut pas longtemps pour en venir au bout avec l’aide de Macy (et d’Harry qui peut effacer les souvenirs d’une pauvre victime, normal), et les anges sont surpris par la force de cet oracle. Il n’empêche qu’au passage, ils apprennent qu’ils ne sont que le produit d’une série télévisée, parce que Macy se sert de cette information pour distraire le démon et le tuer.

C’est brillant. Sans trop de surprise, les frères doivent donc être renvoyés dans leur monde, mais ils n’en ont pas trop envie, parce que ce n’est pas agréable de découvrir que toute sa vie est scénarisée. Dès lors, il est prévisible de voir que Macy se fait alors envoyer par Gideon dans le monde de la série télévisé. Bien évidemment, Harry, qui est présent à ce moment-là, y est envoyé aussi, sinon ce ne serait pas drôle.

De son côté, Maggie tente de parler à Parker de ce qui leur est arrivé, histoire d’avoir droit à sa petite coucherie. Oui, mais quand elle lui saute dessus, il n’a plus du tout envie. Quand elle rentre chez elle, un brin frustrée et ne sachant pas quoi faire d’autre, elle a alors la chance de découvrir Macy et Harry dans l’ordinateur de celle-ci, coincés dans la série télé. C’est de loin le meilleur gag qu’ils pouvaient trouver – ce passage dans une série télé, c’est méta comme j’aime et je crois que ça participe au fait que j’étais à fond dans l’épisode.

Les scénaristes se font grave plaisir à coincer Macy et Harry dans l’épisode. On se marre bien, parce qu’évidemment, il y a tout plein de méta de possible. Et un temps limité pour les sauver de là : ils atterrissent bien sûr dans l’épisode final, à quinze minutes de la fin. Heureusement que Macy connaît la série par cœur pour informer Harry de tout ça.

Et en le faisant, elle informe donc Maggie également, puisqu’elle les regarde à l’écran. Celle-ci découvre donc qu’il faut utiliser des huiles essentielles que ce boulet d’Harry a embarqué avec lui (la tronche de Macy, hilarant). Bien, voilà de quoi être alarmé quand même. Et surtout, voilà de quoi rappeler Mel, qui est elle aussi bien occupée dans cet épisode.

En effet, en parallèle, l’enquête concernant l’attaque de Jada continue et ramène Niko au cœur de la série. Je ne suis pas sûr que tout ça soit très cohérent, mais c’est à elle qu’elles font appel pour mener l’enquête sur les agresseurs de Jada. Il s’agit de chasseurs de sorcières qui ont une dent contre Jada parce qu’elle a fait du chantage magique et financier à leur père. Soit.

Ce qu’il faut retenir, c’est surtout que Jada se moque de la relation entre Niko et Mel, ce qui est plutôt bien vu et en accord avec le personnage. Je crois vraiment que toute cette intrigue est une énorme diversion pour faire avancer cette storyline, avec Mel qui se persuade comme elle peut qu’elle n’est plus amoureuse de Niko, alors qu’il est évident qu’il y a encore quelque chose entre elles.

Ainsi, Mel découvre surtout que Niko est sur le point de se marier quand elle essaye de monter dans sa voiture. What the fuck ? Niko sort donc avec une certaine Greta. Soit. Elle était fiancée avec quand elle a rencontré Mel, et elle l’avait larguée pour elle, donc ce n’est pas si surprenant tout ça. Finalement, elles embarquent donc toutes les trois, avec Jada, dans une voiture pour aller arrêter les chasseurs de sorcières, sans que Niko ne soit au courant de ce qu’il se trame réellement.

Pour la scène d’action, elle disparaît donc totalement et n’a même pas le droit à une scène de conclusion dans cet épisode. La scène d’action ? Retenons que Mel se découvre donc encore un autre pouvoir, que les Fondateurs auraient pu lui expliquer il y a bien longtemps. Elle est capable de faire avancer le temps pour les objets. C’est un pouvoir sympa – concrètement c’est ce qui permettait à Piper de faire exploser les choses, parce qu’elle accélérait les molécules au lieu de les ralentir, mais ça sent directement le truc introduit pour bien servir plus tard.

Cela ne manquera pas, hein. Cela dit, pendant ce temps, les anges sont perdus en ville, avec des répliques de drague toutes ridicules et dignes des années 90. C’est plutôt marrant et ils sont bien sûr retrouvés par Mel, appelée en renfort par Maggie. En effet, cette dernière regarde toujours l’épisode avec Macy et Harry dedans. Ceux-ci se sont débrouillés pour se retrouver dans la scène suivante, au sein de l’antre d’un démon. Cette fois, ça ressemble plutôt aux enfers du Charmed original, avec une possible référence à Grey’s Anatomy aussi (la phrase fétiche de Derek) et toujours plus de méta concernant les coupures pubs. Et Macy qui remarque que les plans du méchant sont débiles, alors que moi je trouve les plans de cet épisode débile : suffit de faire pause pour ne plus être pressé par le temps les gars.

Quoiqu’il en soit, Mel ne devait pas être trop loin de chez elle, car en moins d’un quart d’heure, elle revient avec les deux anges, puis concocte de nouvelles huiles essentielles, qui ont besoin d’au moins deux semaines de repos. Par chance, Jada lui a appris un nouveau tour qui permet d’accélérer le temps dis-donc. Maggie profite de cet intermède pour parler un peu avec Levi et Gideon qui lui donnent de bons conseils romantiques, contre toute attente. Les scénaristes s’en sortent bien de cette intrigue et des interactions entre leurs séries et les années 90.

Comme Macy ne comprend pas le plan débile des frères dans l’épisode final de sa série, elle décide de faire les choses à sa manière. Le Diable ne peut être tué qu’avec la force du Diable ? Très bien. Elle utilise ses pouvoirs et ceux d’Harry pour arracher une des cornes du Diable et le tuer. C’était sympa comme tout, et ça le détruit comme si de rien n’était, alors que Maggie et Mel renversent quelques gouttes de la potion/huiles essentielles sur leur routeur – toujours dans le grenier.

Quelques éclairs plus tard, Macy et Harry sont de retour en 2019 et Levi comme Gideon acceptent de repartir dans le passé télévisuel – mais pas sans une bonne remise en perspective sur leur sexisme. Voilà qui conduit à la fin d’épisode, où les trois sœurs sont donc à regarder l’épisode final d’Heaven’s Vice. C’est un brin moins prenant que Billy se souvenant de Phoebe dans la série originale, mais ça passe bien avec une scène finale amusante (et j’ai oublié de parler du gag sur l’annulation de leur série, aussi).

Harry ? Il regarde lui aussi la série bien sûr. Il est surpris par Mel qui n’a pas la moindre idée de ce qu’elle interrompt, mais qui a plutôt envie de parler de Charity avec Harry. Ce dernier continue de la protéger quand il est de plus en plus évident que les Fondateurs ne sont pas si bénéfiques que ça : entre le Tartare et Niko, ça fait beaucoup.

La conclusion de l’épisode doit aussi régler le problème Maggie/Parker, et elle le fait bien, avec une jolie scène sur le consentement, encore, et sur les sentiments de l’un et l’autre. De ce Charmed, on apprendra donc que les garçons aussi ont des sentiments. Et qu’on peut faire l’amour sous des draps à la télé pour éviter de trop en montrer. Bon, le problème, c’est qu’au moment de l’orgasme, c’est un autre pouvoir qui se déclenche. Et je ne crois pas que ce soit celui de Parker, contrairement à Maggie qui trouve d’abord ça drôle d’être téléportée. Oui, mais non : ils se retrouvent sous la maison, et assez clairement dans ce qui ressemble à l’Enfer.

Pour ne rien arranger, ils sont dans une sorte de crypte avec des symboles brillants sur le mur (décidément, trop de choses brillent quand ils se dénudent ces deux-là, c’est pire que Twilight). On retrouve ces mêmes symboles sur le front d’une femme qui se réveille dans une autre crypte/grotte/que sais-je, assurant qu’il est temps. Ah. Il y a aussi un oiseau avec elle, j’imagine que ça aura son importance ?

Et après un épisode pareil, j’ai envie de réécrire mon article « Quel Charmed préfères-tu ? », parce que c’est encore mieux que l’épisode de la série originale avec Billy et les personnages qui sortent du film tout ça. Déjà que j’avais adoré cet épisode à mourir de rire, mais alors là, cette version de Charmed déchire, parce qu’elle n’oublie pas son fil rouge malgré tout ça. Brillant ! Oui, autant que l’entrejambe de Maggie. Pardon.

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