Lucifer – S03E17-19

Épisode 17 – Let Pinhead Sing! – 15/20
On ne reprend toujours pas le fil rouge de la saison avec cet épisode qui, heureusement, propose quand même de bons moments. Il y a eu les scènes où je m’endormais et les scènes où je retrouvais ce que j’aimais dans la série. Bref, c’est un procédural, et je ne sais pas pourquoi je continue d’en attendre trop.

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Spoilers

17

Go… to… hell.

Je n’en finis plus de finir cette saison, franchement. Enfin bon, il faut bien s’y mettre. Cet épisode commence par un peu de danse et une star à la Rihanna, nommée Axara, en plein concert. Par chance, elle utilise une doublure, ce qui lui évite de mourir. Le problème, c’est que c’est bien une tentative de meurtre envers elle, et c’est donc l’enquête de la semaine.

Ce n’est pas excellent comme intrigue, même si ça a ses côtés funs : elle a affaire un tueur qui la poursuit pendant tout l’épisode alors que Chloe et Lucifer font ce qu’ils peuvent pour la sauver, et franchement, c’est une intrigue de la semaine qui n’apporte pas beaucoup de piquant. Pire encore, ça laisse Lucifer jouer les baby-sitters avec une starlette insupportable. Bon, c’est là que se situent les scènes marrantes de l’épisode, mais voilà, hein.

Avant d’être baby-sitter, Lucifer revoit Linda pour gérer ce qu’il s’est passé dans l’épisode précédent, mais ça vire vite à la double thérapie rapidement : Lucifer entend ce qu’il veut et Linda réfléchit à sa propre position avec Maze, qui refuse toujours de lui parler, boudant comme une gamine de 9 ans, à croire que Trixie a une influence sur elle – alors que Trixie est plus cool que ça. Lucifer ? Il décide de se détacher de Chloe par tous les moyens, en étant en permanence gentil avec tout le monde autour de lui ; parce qu’il a compris qu’elle pouvait bien mourir n’importe quand.

De retour en thérapie, Linda est incapable d’écouter Charlotte, mais ça permet à celle-ci d’être un peu moins égocentrique et d’essayer de l’aider, ce qui n’est pas gagné. Cela dit, elle les prend toutes les deux en sessions dans son bureau pour les forcer à parler. Cela ne suffit pas à convaincre Maze de pardonner Linda, et c’est même tout l’inverse : cela laisse les deux femmes encore plus en froid qu’avant, parce qu’elles se sont balancées leurs quatre vérités qui font mal au passage. C’était au moins une chouette partie de l’épisode.

Une autre chouette partie de l’épisode est de voir Lucifer se confier à Axara sur ses sentiments pour Chloe et sa peur de voir son père se venger en la lui retirant. Franchement, après deux saisons et demi, c’est un peu tard pour que Lucifer se découvre cette peur, mais bon ; il faut faire avec, c’est le sujet de l’épisode. Et ça permet à Axara de suffisamment endormir Lucifer pour s’enfuir, en plus.

Pourquoi s’enfuir ? Pour se prendre pour Gloria Gaynor au beau milieu du Lux bien sûr. C’était drôlement chouette de voir le duo qu’elle forme alors à l’improviste avec Lucifer, et ça mène à la résolution de l’épisode où Cece, une des danseuses évidemment coupable révèle qu’elle est amoureuse d’Axara depuis toujours.

Lucifer se pend alors à jouer les héros et se retrouve avec un couteau dans l’épaule. Et voilà donc Chloe qui se retrouve dans la position de Lucifer, et à flipper pour lui.

Enfin, Ella est toujours aussi top à tenter de remonter le moral de Pierce, mais elle n’est pas aidée par le reste du commissariat qui doit juste en avoir marre de l’entendre jouer de la guitare en permanence. Ella envoie ensuite Dan parler à Pierce pour réussir à lui faire un ami à qui se confier, et Dan se retrouve face à la crise métaphysique de Caïn entre deux bières. Et bon, il faut dire ce qui est, c’est une autre partie de l’épisode qui m’a donné envie de m’endormir.

C’était encore pire une fois qu’Amenadiel s’est pointé aussi au bar et que Pierce a continué à être insupportable dans sa dépression. Par chance pour lui, il retrouve espoir en voyant Chloe s’inquiéter pour Lucifer. Et hop, il n’en faut pas plus pour qu’il décide d’aller au concert d’Axara avec Chloe, laissant derrière eux un Lucifer mort de jalousie. C’est un peu tiré par les cheveux quand même, mais pas autant que la crise de Maze qui continue encore en fin d’épisode : elle détruit la hache que Linda a tenté de lui offrir. Pff, elle commence à me pomper l’air Maze, alors que c’est censé être mon personnage préféré.

L’épisode se termine sur Lucifer se confrontant à sa jalousie et venant dire à Linda qu’il a fait une terrible erreur. Il serait temps de t’en rendre compte.


Épisode 18 –  The Last Heartbreak – 17/20
Ben voilà, quand ils veulent, ils sont capables de pondre un bon épisode. Bien que le fil rouge n’avance pas d’un iota, cet épisode prend le temps d’explorer plusieurs dynamiques relationnelles pour les personnages et les décisions prises font avancer les choses. C’est le minimum pour ce genre de série ; sans ça, on s’ennuie beaucoup trop vite. Et c’est en fait ce qu’il manque aux trois quart de cette saison.

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18

There’s more chemistry here than in my lab.

Dès le début de l’épisode, j’ai poussé un gros soupir. Il commence en effet en 1958 sur une enquête que Pierce a mené. Heureusement, ça ne s’y attarde pas sur l’ensemble de l’épisode, mais simplement pour quelques flashbacks. Les flashbacks nous montrent donc Pierce mener l’enquête sur un tueur en série s’en prenant à des couples adultères.

Pierce se met alors à flirter avec la serveuse d’un bar dans lequel il travaille régulièrement sur ses affaires ; mais il interrompt leur relation dès qu’elle devient sérieuse, lui expliquant qu’il est muté ailleurs.

Dans le présent et au commissariat, Chloe revient voir Pierce après le concert, et ça rend Lucifer de plus en plus jaloux. Ella s’en rend compte, mais il nie tout. Malheureusement pour Lucifer, l’enquête de la semaine ramène donc Pierce sur le terrain avec eux, car Chloe et Lucifer sont chargés d’enquêter sur un copycat d’un tueur des années 50.

Lucifer tente de le garder aussi éloigné que possible, mais ce n’est pas possible. Avant même le premier quart d’heure d’épisode, on se retrouve alors avec deux couples morts et c’est avant la vingtième que le cas est réglé, par Pierce en plus. Celui-ci se rend alors dans le même bar que celui des flashbacks, où il tombe sur la petite-fille de la serveuse de l’époque lui apprenant que son ex-partenaire s’est marié avec ; et que ses deux grands-parents sont morts.

Morts, oui, mais elle a toujours les dossiers de l’enquête de l’époque, et ça arrange bien Pierce quand leur premier suspect s’avère être le mauvais suspect. La nouvelle piste est plutôt cool parce qu’elle force Pierce/Chloe et Lucifer à prétendre participer à une émission de radio exposant les couples adultères. Lucifer est donc le mari que Chloe serait à tromper avec Pierce, et l’émission de radio pousse Chloe à reconnaître ses sentiments pour Pierce.

Bon, il y a quand même un gros bug puisqu’elle ne donne pas à l’antenne l’adresse de Pierce alors que c’était le but du piège, mais les scénaristes font comme si de rien n’était. J’ai dû mal à croire que personne n’ait vu ça. Tout ça mène donc à un piège tendu pour le tueur. Lucifer et Dan se retrouvent donc en planque, permettant à Lucifer de demander conseil à l’ex de Chloe pour l’oublier.

Pourtant, à l’intérieur de la maison, Chloe est plutôt en train de foutre un énorme râteau à Pierce en lui expliquant qu’elle veut quelqu’un dont elle puisse percer la bulle. Et ce n’est pas Pierce. Tout ça est plutôt pas mal comme épisode, et ça mène à une arrestation de tueur faisant aussi avancer Lucifer.

En parallèle, Maze est toujours dans sa phase la plus chiante depuis le début de la série : elle ramène des inconnus chez elle et dans le lit de Trixie, ce qui énerve bien sûr Dan tentant de la raisonner. Et c’est encore pire quand Maze se met à fournir des brownies plein de drogue à Trixie pour l’école ; ou encore pire aussi quand Maze critique Trixie, n’ayant aucune idée que celle-ci est dans son dos. Triste.

Maze prend donc la décision de déménager avec tous ses couteaux, sans même m’offrir un point du Bingo Séries.

La fin de l’épisode voit Lucifer venant expliquer à Chloe qu’il comprend bien qu’elle peut avoir d’autres relations dans sa vie, et elle ne lui dit toujours pas qu’elle tient à lui. Elle se retrouve donc toute seule et appelle Pierce pour lui proposer un rencard. Décide-toi, purée. Pierce accepte et explique à Madi, la petite-fille de sa serveuse, que Chloe est la clé de tout ce qu’il a toujours désiré.

Pendant ce temps, Amenadiel commande un café et… tombe sur Charlotte qu’il prend évidemment pour sa mère. Non, personne n’a pris la peine d’expliquer à Amenadiel que Charlotte, la vraie, était revenue à la vie quand sa mère s’était retrouvée coincée dans sa dimension parallèle. C’est merveilleux. Si c’était ça le plan depuis le début pour Charlotte, on aurait pu gagner quelques épisodes quand même, surtout qu’elle a rencontré absolument tout le reste du casting – ni Linda, ni Maze n’ont pris la peine de parler à Amenadiel en plusieurs mois, sérieux ?

Heureusement, Amenadiel est plus sympa que ça et il vient immédiatement prévenir Linda, qui est une bien piètre menteuse. Elle est de bons conseils cela dit : elle propose à Amenadiel de rester aussi loin que possible d’elle, même s’il aurait envie d’en parler avec elle, évidemment. Plutôt que de suivre les excellents conseils de son ex, Amenadiel prend alors la décision de tout révéler à Charlotte quand elle se rend compte qu’il la suit.


Épisode 19 – Orange is the New Maze – 19/20
Cet épisode fait enfin avancer toutes les intrigues, et je ne l’attendais plus. On retrouve les personnages que j’aime au premier plan, les dynamiques sont maîtrisées et l’ensemble est drôlement solide. Bon, l’épisode perd un point en ayant beaucoup de mal à relier ses deux intrigues, mais autrement, on approchait de la perfection.

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19

I was in Hell. And that’s insane.

La promesse d’un nouvel épisode centré sur Maze est ce qui m’a fait rester pour cet épisode supplémentaire, et ça a intérêt à être cool. Bon, ça l’est dès le départ, avec Maze demandant à Lucifer de retourner en Enfer. Il refuse, inquiet de ce que ça pourrait faire à Chloe, et Maze pète un câble dans la maison de Chloe, mais bon.

Ils sont interrompus par Chloe qui essaye de retenir Maze comme elle peut, c’est-à-dire bien mal, puis par… Pierce. Oh. Les rencards avec Chloe vont encore plus loin que prévu, et surtout plus vite. Et cet épisode aussi, avec un cas de la semaine qui mène rapidement Chloe sur la piste de… Maze. Oui, elle a été filmée en train de retirer son couteau de la victime, et elle fait clairement tout ce qu’elle peut pour énerver Lucifer là.

Ce dernier est pourtant plus intéressé par ce qui est en train de se passer entre Chloe et Pierce, et c’est apparemment pas grand-chose, ce qui suffit pourtant à le rendre clairement jaloux. Même s’ils ont une piste toute trouvée avec Maze, ils essayent d’en trouver une autre. Enfin, surtout Chloe. Elle n’a pas du tout envie de se retrouver à arrêter son ex-coloc, mais bon, elle n’a pas trop le choix quand Maze se pointe au beau milieu du commissariat pour se déclarer coupable.

Pourtant, même avec l’arme du crime, Chloe refuse de la croire coupable ; et elle a raison parce qu’elle ne connaît pas du tout les détails du crime. C’est même pire que ça encore : quelqu’un essaye de la faire passer pour coupable de ce crime, perfectionnant le moindre petit détail. Cela n’inquiète pas trop Maze qui manipule Ella pour s’évader beaucoup trop facilement, en récupérant au passage l’adresse de celui qui essaye de la faire tomber et qui est la seule raison pour laquelle elle a accepté de se laisser enfermer.

C’est plutôt chouette de voir Maze s’en tirer une fois de plus et remonter la piste par elle-même, alors que Chloe et Lucifer interrogent tous les hommes qu’elle a arrêté au cours des derniers mois et qui sont… heureux d’avoir rencontré Maze. Ce n’est pas le cas de la nana qui a essayé de l’accuser de meurtre parce qu’elle la tient pour responsable de la mort de son fils. L’enquête se conclue donc rapidement, avec Chloe tentant tout ce qu’elle peut pour récupérer Maze et l’empêcher de se venger de la femme.

Elles sont amies après tout, non ? Oui, mais non, parce que Maze sait que Chloe est la raison pour laquelle elle ne peut pas retourner en Enfer, et elle lui dit. Triste. Triste, mais pas autant que Lucifer voyant ensuite Chloe repartir avec Pierce, qui a passé l’épisode à être jaloux de la relation entre Lucifer et Chloe. Il parvient même à convaincre Chloe de retirer son collier avec la balle du premier épisode, c’est dire.

Sinon, Charlotte se rend auprès de Linda pour lui parler de ce que lui a dit Amenadiel, et pour avoir des informations supplémentaires. Linda fait ce qu’elle peut pour l’éloigner de la vérité, mais ce n’est pas gagné quand Charlotte a de bien meilleurs arguments. Forcément, Linda convoque ensuite Amenadiel pour le blâmer de qu’il a fait, alors que lui la blâme de vouloir garder le contrôle de tout, même quand elle ferait mieux d’arrêter de prendre les décisions pour tout le monde.

De toute manière, leur conversation ne sert pas à grand-chose : de son côté, Charlotte confronte Lucifer qui… lui raconte absolument tout. Il est plus préoccupé par le cas de Maze et n’y va pas avec le dos de la cuillère. Charlotte est alors complétement paumée. Elle revoit Amenadiel pour obtenir des informations, et elle est complétement flippée de se mettre à croire à toute cette histoire. Persuadée de devenir folle, elle est rassurée de découvrir les ailes de Lucifer. Au moins, elle est saine d’esprit. Euh oui, mais elle a quand même été en Enfer au passage.

La fin d’épisode est alors excellente et voit Lucifer convoquer Maze pour lui expliquer qu’il ne veut pas la renvoyer en Enfer pas uniquement parce qu’il craint les conséquence de son père, mais également parce qu’il ne veut pas la perdre aussi. Cela mène à l’une des meilleures scènes de la saison où Maze comprend que personne ne la choisit, mais qu’elle est un 2e prix pour tout le monde. Oh la pauvre. Elle déteste les humains et les émotions, et il est difficile de ne pas compatir pour elle – et même d’être d’accord avec elle. D’un coup, le personnage qui devenait de plus en plus insupportable ces quatre derniers épisodes récupère toute sa profondeur.

Malheureusement, tout ça est gâchée quand Pierce est celui qui la retient de partir ; lui promettant qu’ils peuvent tous les deux avoir ce qu’ils veulent s’ils bossent ensemble. Cela ne promet rien de bon pour Chloe…

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Another Period – S03E06-11

Épisode 6 – Shady Acres – 16/20
Si les métaphores fonctionnent toujours autant, je trouve que cette saison 3 a pris un virage beaucoup trop sombre et noir dans son humour. J’aime pourtant bien l’humour noir quand il est bien amené, mais là, je suis trop attaché aux personnages pour trouver ça aussi drôle que ça souhaite l’être. Heureusement que le casting reste impeccable.

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Spoilers

06

What’s the point of being rich if bad things can still happen to you?

J’ai eu la mauvaise idée de passer un concours début mars et de prendre deux semaines de retard dans mes visionnages de séries, et à partir de là, tout est parti en vrille dans mon planning. Une série que j’adore comme Another Period n’a pas fait le poids face à d’autres plus susceptibles d’être spoilées et je me suis dit que je la verrai plus tard. Me voici donc cinq moins plus tard avec six épisodes de retard, rien ne va plus. Il était donc temps de m’y remettre.

Cet épisode commence donc par un accident de voiture pour les sœurs Bellacourt provoqué non pas par les portables mais par les kaléidoscopes. Les scénaristes ne sont pas des plus subtiles avec cette métaphore, mais comme d’habitude, c’est plutôt fait avec habileté.

Cela permet en plus à Beatrice de découvrir qu’elle est mortelle et à Lilian de péter un câble en apprenant que le cimetière qui l’attend n’est pas celui qu’elle voudrait. Cela ne l’empêche pas d’envisager d’autres possibilités et de se chercher un cercueil, alors que sa sœur est en plein trip métaphysique.

Si Beatrice est donc en dépression pour l’épisode, Lilian fait tout ce qu’elle peut pour être enterrée dans le meilleur cimetière de la ville, complet pour quelques générations. Elle demande donc à Hamish d’échanger les pierres tombales avant une visite nocturne du cimetière. Le problème ? La tombe est celle de leur tante, Beatrice. Évidemment, Beatrice pense donc qu’elle est morte quand elle voit la tombe, et Lilian se plante une fois de plus dans son plan, se retrouvant virée du cimetière et de Shady Acres.

L’intrigue n’était pas excellente, mais Beatrice sauvait le tout en étant hilarante. En parallèle, Blanche a donc voulu échanger sa fille avec le fils d’un Bellacourt… et ce n’était pas la meilleure idée, car bébé « Kermit » se retrouve adopté pour la journée par Victor et Albert. Et autant dire tout de suite que le couple n’est pas très au point sur l’éducation des enfants. Ainsi donc, ils ne la surveillent pas du tout, chacun étant plongé dans son kaléidoscope, au point de ne pas le voir plonger dans un puit.

C’est d’une tristesse pour Blanche. Son bébé finit donc dans un puit, alors que le couple décide de remplacer Kermit par un autre. Elle se retrouve ainsi avec le mauvais bébé et les excréments du couple, quelle chance. Elle est déprimée pour la nuit et est rapidement conduite par Peepers à… l’asile.

Pendant ce temps, Frederick découvre que ses servants ont tous un travail alors que lui-même et censé commencer à travailler pour sa campagne présidentielle. Et contre toute attente (ou pas), son discours complétement vide de sens plaît énormément aux travailleurs qui l’acclament pour qu’il devienne président. Même Garfield est sous le charme et lui donne toutes ses économies de vie.

Il aurait mieux fait de s’abstenir, parce que Frederik a alors l’espoir que cela l’empêchera de mourir quand Beatrice lui explique que tout le monde meurt un jour, même lui. Ils décident ainsi de faire un vœu avec l’unique pièce de Garfield… retrouvant au passage le bébé de Blanche.


Épisode 7 – Sex Nickelodeon – 17/20
Une pluie de guest-stars permet à cet épisode d’être plutôt hilarant, même si les scénaristes ne savent plus quoi faire d’une bonne partie du casting, qui finit par carrément être absent ou muet à l’écran. La bonne nouvelle, c’est que la série prend le temps d’avancer dans son évolution globale et dans les storylines de chacun, mais je trouve malgré tout que cette saison a plus de mal qu’avant à me faire rire. Ben zut alors.

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07

Nobody told you to get kidnapped!

On repart sur une bien vieille intrigue avec cet épisode qui nous montre le meurtre d’Edison et le vol de son film pornographique tourné avec Beatrice. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que la presse se précipite chez les Bellacourt et que Lilian espère son heure de gloire. Cela ne prend pas du tout, car la presse n’en a qu’après Beatrice pour l’insulter, ce qui fait de cette journée le pire cauchemar des deux sœurs.

Rapidement, l’épisode en profite pour partir en vrille avec Dodo reprochant à Beatrice d’être beaucoup trop jolie et d’avoir demandé à être kidnappée. Voilà donc Beatrice qui se coupe les cheveux pour être moins jolie ; ce que Dodo lui reproche immédiatement.

Pendant ce temps, de nouveaux voisins s’installent et ils sont… italiens. C’est parti pour un épisode de racisme intense où Victor et Albert deviennent policiers pour se venger de leur présence qu’ils n’aiment pas beaucoup.

Ils ignorent donc tous les crimes de la rue pour aller espionner les italiens, les faire chier, vouloir les arrêter… puis manger avec eux parce que, quand même, ils font bien à manger, surtout les pâtes.

Lilian contacte la presse pour être de nouveau au centre de l’attention, et cela la mène à promettre une chirurgie publique au manoir Bellacourt, s’arrangeant avec le docteur de la famille pour mettre en scène une fausse chirurgie. Les journalistes ne sont pas dupes bien longtemps et font donc de Lilian une menteuse.

Beatrice continue de recevoir toute l’attention de la presse, malgré sa coupe de cheveux faite à l’arrache. Par chance pour elle, Peepers arrange la chose avec de l’huile d’olive italienne et cela finit par donner l’idée à Beatrice de vendre un produit pour les cheveux. La conférence de presse se passe à merveille, Dodo approuvant particulièrement la chose alors que Lilian décide quant à elle de porter un pantalon pour faire parler d’elle. Oui, mais non, la presse a quand même ses limites, et une femme en pantalon, c’en est trop. Tout ce qu’elle gagne, c’est d’être la première arrestation de Victor et Albert.


Épisode 8 – Lucky Chang’s – 16/20
Cette saison 3 a du mal à décoller, ou alors c’est moi qui n’apprécie plus autant l’humour de la série. Les répliques sont toujours excellentes, heureusement, mais les situations perchées ne fonctionne plus aussi bien qu’avant. Lilian continue cependant d’être un personnage que j’adore et ça sauve pas mal de choses pour l’intérêt global de la série.

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08

May you have four daughters and live far away from a river!

Lilian est libérée, mais elle n’est toujours pas une sœur contrairement à sa sœur. Elle décide donc de se suicider avec son chien, mais par chance, aucun train ne passe sur les rails où elle voulait se tuer. En revanche, elle obtient un signe du « destin » et décide de se rendre au casino chinois, pour dépenser son argent.

Elle y rencontre Chang et Eng, des siamois. C’est bête parce qu’elle était plutôt attirée par Chang la draguant, mais à sa tête, le côté siamois ne lui plaît pas plus que ça. Il faut dire qu’Eng a tout pour la repousser à vouloir être podologue et à lui dire qu’ils ont vu le film de Beatrice.

Ils la font jouer, et ce n’est pas une bonne idée puisqu’elle se fait dépouiller, mais elle finit par coucher avec Chang. Si je marque ainsi le point nudité du nouveau Bingo Séries, je m’en veux un peu de ne pas avoir vu cet épisode avant, car il y a là une trompette magistrale.

Il n’empêche que dès qu’elle en a l’occasion, Lilian retrouve la table de jeu où elle continue de se faire dépouiller avec beaucoup trop de plaisirs, larguant au passage les siamois qui se retrouvent en plus à s’engueuler.

Tout ça mène Lilian à être complétement dénudée (ou pas) et sans argent, se plaignant alors à des officiers de police qui ont bien du mal à la croire. Il faut dire que le casino chinois a vu le coup venir et s’est transformé en restaurant italien. Il n’en faut pas plus pour que Lilian finisse à l’asile, où j’espère qu’elle retrouvera Blanche.

Chez les Bellacourt, Frederick reçoit tout plein de cadeaux en échange de faveurs politiques et cela permet à Dodo d’apprendre que les pièces de monnaie vont être changées. C’est l’occasion pour Beatrice de capitaliser encore plus sur sa popularité et l’on suit tous les préparatifs complétement perchés pour la rendre jolie, à base de rayons X, de guêpes lui dévorant le visage et de drogue.

Cela la rend « magnifique » selon les standards de l’époque, et donc absolument horribles. Accro à ces nouvelles méthodes pour être jolie, Beatrice décide donc de pousser sa chance encore plus loin et d’y passer la nuit, se transformant en une sorte d’horreur de la nature qui a bien de la chance d’être encore en vie après tout ça. Forcément, elle n’est pas choisie pour finir sur les pièces et Dodo décide de laisser tomber sa fille dont elle ne tirera jamais rien. Certes.

Enfin, Frederick profite d’un moment tout seul pour regarder le film pornographique de sa sœur… et ça mène à une scène plutôt comique où sa femme est sur le point de le surprendre et où il lui demande juste une seconde une quinzaine de fois. Bien qu’un peu longue, cette scène est beaucoup plus dans l’humour habituelle de la série, et ça passait bien, de même que toutes les scènes où Frederick accepte des cadeaux en échange de décisions politiques vraiment douteuses.


Épisode 9 – Little Orphan Garfield – 18/20
Je retrouve déjà un peu plus la série hilarante pour laquelle j’avais craqué en saison 1, avec des personnages qui sont délirants et des situations qui n’hésitent pas à aller jusqu’à la parodie. Cet épisode est donc bien plus intéressant que les précédents, d’autant qu’il propose des intrigues qui ne se limiteront pas à ce seul épisode.

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09

The short bitch is with me.

C’est la fin de la journée en famille qui a lieu tous les cinq ans pour tous les serviteurs… sauf Garfield qui ne connaît pas ses parents. Et cela lui inspire toute une chanson. Un épisode musical ? Vraiment ? Je n’en avais pas entendu parler, la surprise est totale, et j’en suis plutôt content, même si cette première chanson sur la solitude de Garfield traîne en longueur et aurait gagné en humour s’il avait été interrompu.

Peut-être que ça aurait été trop prévisible, cela dit. Et peut-être que je me suis emballé trop vite avec l’épisode musical, parce que ce n’en est pas un, ce n’est jamais qu’une intro. Garfield veut donc absolument retrouver ses parents et c’est sa quête de l’épisode. Il retourne à son orphelinat où l’épisode musical reprend. C’est un peu bizarre de n’avoir qu’une partie de l’épisode en musique ; mais les chansons gèrent plutôt bien.

En revanche, la relation entre Garfield et la dame gérant l’orphelinat est aussi tordue que toutes les relations de Garfield, qui rentre en larmes et sans infos chez les Bellacourt. Il s’en confie à Peepers qui, par chance, sait très bien qui sont les parents de Garfield, alors que Garfield lui-même le considère comme un père, des sentiments non réciproques, ça va sans dire.

Voilà donc Garfield qui vient rencontrer ses parents et est juste terrifiant avec eux. En même temps, ils le méritent plutôt bien, parce qu’ils l’ont mis à l’orphelinat pour une raison aussi simple qu’atroce : il ne l’aimait pas, parce qu’il n’y avait rien à aimer chez lui. Du coup, Garfield a un frère, une sœur et deux parents en vie, mais personne ne veut de lui.

Peepers ? Il passe le reste de l’épisode à tuer la gérante de l’orphelinat, pensant qu’elle forçait Garfield à coucher avec elle, alors que ce n’était pas le cas. Cela apporte un bon humour et une conclusion à l’épisode, avec Garfield retournant chez les Bellacourt comme si de rien n’était.

À l’asile, Lilian est terrifiée de devoir vivre en communauté avec tout plein de gens pauvres qui n’hésitent pas à la harceler, mais les choses s’améliorent sensiblement pour elle quand elle est sauvée par… Blanche. Tous les autres l’appellent Mama Blanche.

Et Mama Blanche gère grave dans l’asile, où elle domine donc tout le monde et énonce rapidement les règles à suivre à une Lilian qui, pour une fois, s’écrase. Elle fait donc tout ce que lui demande Blanche, espérant gagner de l’argent au passage. Très vite, ça vire à la parodie de la saison 4 d’Orange is the new black, ce qui n’est pas une si bonne idée comme la saison 4 est loin d’être la meilleure. Lilian propose donc de lancer un réseau sous-terrain de trafic de drogue avec les médicaments de tout le monde et le tout sous le nez des gardes. Ce n’est pas très appétissant tout ça, mais ça fonctionne bien.

Quant à Blanche et Lilian, eh bien, on dirait qu’elles vont jusqu’à coucher ensemble.

Enfin, Beatrice et Frederik s’amusent à jouer au bowling humain avec les serviteurs et font le point sur leurs vies, pour constater qu’ils ont tous les deux rencontrer quelqu’un au bal masqué (ohé ohé). Ils rentrent donc en compétition pour retrouver au plus vite leur bien-aimé. C’est excellent car ça permet enfin à Hortense de revenir dans le game : Beatrice se confie à elle et elle fait vite la connexion.

Hortense devient donc méchante pour le bien d’être méchante, et c’est plutôt drôle de la voir manipuler son frère et sa sœur pour qu’ils se retrouvent en étant persuadé de rencontrer la personne qui arriverait à les faire s’oublier. Ah lala.


Épisode 10 – Commodore Returns – 19/20
Digne d’une fin de saison, cet épisode prend le temps d’avancer toutes ses intrigues à la fois, et ça refonctionne comme en début de saison/début de série. C’est donc très cool à suivre et bourré de bonnes blagues ou comiques de situation, avec des rebondissements que l’on ne voit pas tous arriver, mais qui sont tous plutôt efficaces.

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10

The world’s our vagina, Blanche.

Rien qu’au résumé de l’épisode, on comprend bien vite que la série reprend plusieurs intrigues en fil rouge, et c’est tant mieux. L’ex-mari de Dodo revient donc pour mourir dans sa maison, et elle accepte de le laisser faire.

Plutôt que de mourir, le commodore est là pour profiter de la vie et de la richesse de son ex-femme. C’était sans compter sur Peepers qui veille au grain pour survendre Dodo et faire en sorte que le Commodore ne meure vraiment. Ce dernier avoue alors ne pas vraiment connaître Dodo, et il est tombé sur la bonne personne : Peepers est complétement amoureux d’elle, et il sait tout ce qu’il y a à savoir d’elle pour avoir couché avec elle.

Il l’avoue même au commodore, persuadé qu’il s’agit d’humour. Quant au commodore, il se sert des informations de Peepers pour se rapprocher de nouveau de Dodo et lui prouver qu’il la connaît drôlement bien. Cela suffit à reconquérir Dodo qui se laisse draguer et est toute flattée des nouvelles attentions de base que lui porte son ex-mari.

Le Commodore compte donc continuer à se servir de Peepers pour reconquérir complétement Dodo. Loin d’être idiot, Peepers fait donc ce qu’il faut pour griller le Commodor, mais ça ne suffit pas. Même s’il avoue mentir en suivant les instructions de Peepers, Dodo découvre surtout qu’il est capable d’être sincère et l’invite à monter dans sa chambre ; laissant Peepers seul au monde dans le jardin à se remémorer sa relation avec et à entendre ses maîtres coucher ensemble. Oui, mais pendant l’amour, Dodo fait la gaffe d’appeler son mari… Peepers. Oups.

À l’asile, Blanche et Lilian continuent de faire équipe, et c’est beaucoup trop cool à voir. Malheureusement, tout ceci n’est qu’un plan de Blanche qui a compris comment s’échapper de l’asile : il lui suffit de balancer Lilian – qui se retrouve lobotomisée et incapable de se souvenir ce qu’il s’est passé.

Oui, Lilian finit l’épisode amnésique. Elle est donc ramenée « chez elle » par un policier, qui en profite au contraire pour la ramener chez lui et lui expliquer qu’ils couchent ensemble tous les jours parce qu’elle est sa femme. Oh, on ne refait totalement Lilian en lui enlevant ses souvenirs, mais elle est assez paumée pour le croire et accepter de se faire appeler Garbagella (concrètement, Ordurella – pas si moche après tout). Elle en arrive même à croire qu’elle n’aime pas les bijoux et à faire le ménage, ce qui est plutôt marrant.

On en arrive aussi dans cet épisode au rendez-vous entre Frederik et Beatrice persuadés de rencontrer leurs amants… Et quand ils se retrouvent tous les deux au point de rendez-vous, ils ne comprennent toujours pas ce qu’il en est, au grand désespoir d’Hortense. Ils sont toujours aussi drôles à voir, mais personne ne me fera rire autant qu’Hortense expliquant la vérité à sa sœur.


Épisode 11 – President Bellacourt – 17/20
C’est un peu frustrant de voir que les meilleures situations de la saison se retrouvent emprisonnées dans cet épisode de seulement vingt minutes, qui paraît donc précipité à tout démêler au plus vite pour la fin de saison… ou la fin de série, le sort de la série étant toujours incertain. Dommage, parce qu’il reste du potentiel pour la suite, mais que cinq mois sans nouvelle, ce n’est que rarement bon signe.

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11

– I thought you were dead ?
– No, I’m still holding on.

Dans tout ça, Frederik est toujours vice-président des États-Unis, et lors d’une cérémonie officielle où il devait simplement saluer le public sans dire un mot, il fait le pire qu’il pouvait faire : il fout le feu au drapeau américain, hésite à pisser dessus puis éteint le feu avec du purin de cheval. C’est magnifique et bien trop drôle.

De son côté, Beatrice a décidé de lui raconter la vérité sur la nuit du bal, mais quand Frederik s’avère heureux de la catastrophe qu’il est, elle ne sait plus quoi lui dire. Elle s’enfuit donc et demande conseil à Hortense pour savoir quoi faire de sa vie maintenant qu’elle n’a personne qui l’aime. Et malgré tout, elle continue de rappeler constamment à Hortense qu’elle ne l’aime pas, alors que celle-ci croyait enfin s’être fait une amie. Je suis horriblement méchant si je ris, pas vrai ?

Maintenant qu’elle n’a plus Frederik, elle décide de faire ce que tous les riches blancs font quand ils n’ont plus rien à faire : aller à Harvard.

Il n’empêche qu’en parallèle, Frederik est sur le point de devenir président, parce que sa femme comprend que la moitié du pays l’aime. Cela mène à l’une des meilleures scènes de la saison où les serviteurs des Bellacourt se mettent à discuter politique, puis art contemporain.

Comme personne n’est d’accord, c’est bien drôle, mais ce n’est que le début des fou rires : le plus drôle est encore de voir Blanche essayer de convaincre Beatrice de retenir Frederik de devenir président. La scène est longue, mais elle reste drôle tout du long, surtout parce que Blanche sait trop bien gérer les grimaces.

Deux semaines chez le flic ne permettent pas à Garbagella de se souvenir de son passé avec son mari, forcément. Il fait tout ce qu’il faut pour l’aider à se souvenir de qui il veut qu’elle soit, menant à un montage musical plutôt réussit.

De retour chez les Bellacourt, Blanche découvre que son Murray est toujours en vie, même si personne ne nous explique vraiment comment il a survécu dans l’affaire. Elle est donc bien heureuse d’être de retour, et de n’être pas morte durant la nuit.

Durant une soirée jeu avec tous les collègues, Garbagella semble pourtant se faire à sa nouvelle vie, et ça inquiète tous les collègues de son « mari », inquiets de la réaction de la famille Bellacourt quand ils découvriront la vie.

Tout cela mène à la conférence de presse de Frederik où celui-ci comprend, grâce à la bague miraculeusement récupérée sur son bureau, que Beatrice était sa bien-aimée du bal. Plutôt que de devenir président, il décide de tout plaquer et d’aimer sa sœur. Forcément. Comme c’est une fin de saison, il faut toutefois régler le problème Garbagella et c’est facile à faire quand son mari oublie une fois de plus son arme de service avant la cérémonie.

Garbagella se rend donc auprès de lui pour la lui rendre, et elle reconnaît Beatrice, et elle retrouve tous ses souvenirs. Le happy end général est alors rendu possible quand Lilian se retrouve avec une arme chargée en direction de Beatrice, qui décide de lui donner toute sa popularité dont elle ne veut plus car c’est trop de travail.

Le mari de Garbagella profite d’un instant de distraction pour tenter de la désarmer, mais cela pousse Lilian à tirer une balle qui atterrit… directement dans le président, qui meurt sur le coup. Lilian est arrêtée, mais au moins, elle est célèbre – et on la retrouve vite dans son salon. Frederik et Beatrice ont exposé leur amour au grand jour, Frederik est président, Blanche a son bébé, Dodo sait qu’elle aime Peepers et oui, on a un happy end général. Au moins, pas de déception si la série finit par ne pas être renouvelée.

12

EN BREF – L’attente de cette saison a été interminable et la période de diffusion peu propice m’a encore plus fait rallonger cette attente en m’imposant de moi-même une pause de mi-saison de cinq mois. Malgré celle-ci, le sort de la série est toujours incertain : pas officiellement annulée, elle n’est pas pour autant renouvelée. Le mystère est entier.

Une chose est sûre, cette saison 3 aura eu du mal à rester passionnante tout du long. Si les personnages et répliques sont bons, à tendance excellents, les épisodes ne prenaient pas toujours, parce que le casting n’était pas bien géré (trop d’épisodes se font sans certains personnages) et parcer que les choses étaient parfois poussées trop loin, ou pas assez.

J’ai eu plus de mal avec cette saison que les autres, mais n’allons pas dire ce que je n’ai pas dit : elle reste une excellente comédie et j’espère un renouvellement pour une meilleure fin générale, le happy end proposé pour la saison 3 n’étant pas spécialement travaillé, mais plutôt précipité.

> Saison 3

Suits – S08E04

Épisode 4 – Revenue Per Square Foot – 16/20
Cette saison montre un premier signe de faiblesse en essayant de singer son passé sans parvenir à le refaire aussi bien, mais ça se fait heureusement en parallèle d’une seconde intrigue plus audacieuse et réussie. Grosso modo, on sent que cette saison repart sur de nouvelles bases, et ils arrivent plutôt bien à les mettre en place, même si ça leur prend du temps.

> Saison 8


Spoilers

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You weren’t there. You don’t know the shit I’ve been through.

Bon, j’ai de nouveau 48h de retard pour cet épisode, mais je trouve que ça va, parce que c’est le dernier épisode que j’ai à voir pour me mettre à jour dans mes hebdos et il reste encore toute la soirée et dimanche. On a connu pire.

Pour changer, l’épisode commence sur Louis et Sheila, et évidemment Sheila n’a pas envie de le voir aller travailler. Les voilà donc à essayer d’avoir un enfant et ils auraient mieux fait de s’abstenir, parce que cela met Louis en retard et… il finit par se faire agresser dans la rue. C’est inattendu pour Suits de s’aventurer sur ce genre de terrain – mais après l’épisode sur Jessica en fin de saison précédente, ce ne devrait pas m’étonner.

Louis se fait donc voler son portefeuille et son téléphone par un type qui le menace d’un flingue et l’abandonne là, lui et sa montre de luxe bien visible, après quelques coups de pieds. Je pense qu’on n’est pas tout à fait dans la réalité là. Plutôt que de se rendre au commissariat, ou plus logiquement encore chez lui, Louis se rend… au travail. Il évite une réunion avec Zane à qui il pose un lapin et se fait griller par Gretchen, qui accepte de le laisser dans sa culpabilité de victime plutôt que de vraiment l’aider. Euh. C’est étonnant comme comportement venant de Gretchen, quand même.

L’affaire que Louis a évité ? Zane la refile à Samantha, même si celle-ci n’a pas spécialement envie de se mettre qui que ce soit à dos. Ce n’est pas surprenant de voir Zane être énervé après Louis, mais ce dernier ne comprend pas immédiatement pourquoi Zane le punit. Moui. La série n’a jamais été dans la subtilité, mais voilà alors Louis qui retourne auprès de Gretchen pour avoir des conseils pour ne pas continuer à paraître faible et avoir sa dignité volée une deuxième fois.

Que ce soit des sentiments ressentis après une agression, je veux bien, mais la série pourrait faire un meilleur job avec une psychologue comme Gretchen – ou tout simplement avec le psychologue de Louis. Quoiqu’il en soit, Louis récupère son « pouvoir » en faisant chier Samantha et en l’obligeant à gère bosser avec lui. Heureusement, il gère tout très bien, au point que Samantha le laisse aller seul au tribunal.

Plutôt que de rentrer avec la victoire qui lui est due, Louis se retrouve alors confronté à du stress post-traumatique au beau milieu de son attaque pour faire craquer le témoin à la barre. Il perd donc son affaire. Forcément, Samantha n’est pas très heureuse de ce qu’il s’est passée, et elle a la mauvaise idée de confronter Louis qui lui demande plusieurs fois de partir avant de péter un câble.

Bizarrement, elle a la drôle d’idée d’aller voir Harvey pour s’en plaindre et dire que Louis a besoin d’un ami. Drôle d’idée, oui, mais définitivement la meilleure idée. Pour une fois, j’ai même aimé la relation entre Harvey et Louis, ce dernier prenant finalement la peine de révéler la vérité à Harvey… qui lui propose d’avertir Robert de ce qu’il s’est passé. Donc Louis qui ne voulait pas paraître faible suite à l’agression accepte de ne pas paraître assez fort pour la révéler elle-même ?

Humph. Tout ceci mène Zane à s’excuser et expliquer à Louis qu’il a lui-même été de l’autre côté du flingue : il a attaqué un homme quand il était adolescent, et il le regrette encore. Allez, les scénaristes s’en trient plutôt bien avec cette conclusion à une intrigue qui était quand même assez violente, surtout lorsqu’ils révèlent que tout ça avait pour but d’intégrer encore un peu plus Samantha au casting : elle se retrouve à donner des cours de self-défense en pleine rue à Louis. C’est un chouilla tordu comme idée, mais ça fonctionne plutôt mal – et ça continue de me faire apprécier Louis pour le quatrième épisode de suite, ils tiennent quelque chose là !

Sans trop de surprise, Alex confronte Harvey sur la promesse que Zane a fait à Samantha, et il menace de changer de poste. Sur une idée de Donna, Harvey passe alors son épisode à bosser avec Alex sur un cas à la limite de la fraude, sans l’être. Tout cela sent bon la dynamique Mike/Harvey, sauf que ça se fait sans Mike et je n’aime pas trop ça.

Je n’ai jamais beaucoup aimé Alex, et ça ne s’arrangera pas si les scénaristes essayent de nous le transformer en Mike 2.0 parce que l’alchimie avec Harvey n’est pas du tout la même. Et en plus, c’était encore un cas totalement tiré par les cheveux où on ne suit pas vraiment tout. Allez, cela dit, ça apporte un peu de nouveauté quand Mike Alex se retrouve coincé entre devoir satisfaire Harvey ou satisfaire Jessica Zane. Ah, oui, pas si nouveau. Forcément, Donna sait donc comment le conseiller pour qu’il gère la situation, et même s’il n’a pas trop envie de l’écouter, il est forcé de constater qu’elle est de bons conseils.

Il réussit donc à s’en tirer à merveille auprès d’Harvey et Zane en utilisant une troisième option. Les deux partenaires sont impressionnés, et ça finit par une scène où Harvey et Alex parlent Star Trek et autres séries. Mais… Pourquoi ? Ce genre de scènes, c’était réservé à Mike/Harvey et on n’en avait plus tellement depuis quelques saisons. C’est sympa d’y revenir, mais ça ne me vend pas du rêve d’avoir un recyclage d’une des meilleures relations de la série…

Sinon, aujourd’hui, Donna est d’humeur généreuse : elle veut faire du pro-bono, et elle contacte Harvey pour ça. Cela ne la mène nulle part et elle finit par faire équipe avec Katrina, ce qui est une bonne manière de leur donner à toutes les deux quelque chose à faire. Malheureusement, on ne voit pas spécialement Katrina, mais juste Donna se faire remonter les bretelles par Zane qu’on veut désormais nous montrer comme un gros chieur cette semaine.

Bon, il marque un point : le pro bono de Donna va à l’encontre d’un client qu’il veut avoir, et il donne en plus du boulot à Donna pour la punir de… Louis lui mettant un lapin la veille. Merveilleux. Comme c’est Donna, elle manipule très bien tout le monde au cours de l’épisode : d’abord Harvey, puis Zane, puis Alex. Grâce à elle, toute leur intrigue avance et elle sauve l’ambiance de la boîte, mais elle oublie de s’occuper de Louis quand même, et ça n’a pas trop de sens. Il était toutefois sympa de la voir commencer à développer une relation avec Zane. Elle n’a vraiment aucune limite hiérarchique, c’est fou.

> Saison 8

Reverie – S01E10

Épisode 10 – Point of Origin – 15/20
À trop vouloir en faire d’un coup et en empruntant des dizaines de raccourcis, l’épisode final ne parvient pas à délivrer toutes ses promesses. Au contraire, je trouve qu’il en ressort plus brouillon que le reste de la série et qu’il n’a pas réussi une seule fois à me faire sentir ses enjeux. Ce n’était pourtant pas faute de l’attendre et de miser dessus, mais c’est peut-être ça le problème, finalement.

> Saison 1

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I 98% did not expect that to work.

Sans surprise, l’épisode reprend exactement où le précédent s’était arrêté, et la conversation Mara/Ray n’est pas des plus calmes. Elle parvient tout de même à convaincre Ray de répondre à ses questions et l’emmène dans l’appartement désert de sa sœur, Jamie.

Finalement, Ray a juste eu une vie de merde, le genre avec des dettes, un boulot perdu et une femme qui veut le quitter. Le flingue lui a alors donné du pouvoir, du contrôle et lui a permis de concrétiser son vœu de les tuer, parce qu’après tout, ils seraient tous beaucoup mieux une fois morts. Moui, alors franchement, je ne sais pas ce que j’attendais de cette intrigue, mais je trouve que toute la tension dramatique ne prend pas spécialement sur moi là.

Oh, Mara est en larmes, évidemment, et Ray la déculpabilise totalement : non elle ne l’a pas poussé à se suicider, elle lui a donné le courage de faire ce qu’il voulait faire et qu’il veut encore faire. Et voilà les réponses qu’elle voulait, donc elle peut se réveiller.

En parallèle, Lexi arrive chez elle et ses parents lui confisquent son portable, une bien belle idée, tout en lui vouant un véritable culte, exposant tous les articles parlant d’elle (et elle fait quand même des couvertures de magazine, l’air de rien, alors qu’elle n’a que 25 ans, je ). Ils ont toujours une photo de Dylan, ça va sans dire, mais on sent bien un malaise général.

Lexi demande donc à ses parents pourquoi ils oublient si vite Dylan, avec juste une photo de lui dans le salon et jamais une seule référence à son petit frère. Sans surprise toujours, ses parents sont surtout mal à l’aise vis-à-vis de l’IA qui parle comme leur fils et dans l’ensemble, j’ai du mal à comprendre pourquoi Lexi rentre chez elle si le malaise est aussi total de tous les côtés.

Franchement, ça ne pouvait que mal se passer ; et pour une fin de saison, ce n’est pas assez fort, je trouve. On découvre tout de même que Lexi se sent coupable de la mort de Dylan parce qu’elle ne l’a pas laissé entrer dans sa cabane, en gros.

Elle se fait alors kidnapper par Oliver en sortant les poubelles (sympa le retour à la maison) et cela lance l’épisode, enfin, il était temps. Evidemment, Mara est réveillée à ce moment-là et on peut donc mieux suivre tout ce qu’il se passe dans l’intrigue Alexis, parce que l’intrigue Mara est désormais terminée (ce fut rapide).

Oliver emmène donc Lexi dans une reverie de plus où il la garde prisonnière, pour le fun. J’ai du mal à voir son intérêt là-dedans. En tout cas, Paul retrouve vite Alexis sur les serveurs (grâce à l’aide de Casey, l’assistante qui revient pour cet épisode) et cela permet à Mara d’intégrer la reverie d’Oliver. Loin de retrouver Alexis, elle tombe sur un lycée désert avec des gens lui fonçant dessus, en flammes, et disparaissant aussitôt.

Pendant ce temps, à Onira Tech, Paul découvre que le plan d’Oliver est de provoquer une surchauffe des serveurs, ce qu’il peut faire grâce à la clé USB d’Alexis qu’il aurait pu tout aussi bien récupérer en la kidnappant, du coup. C’est un peu gros qu’une telle clé soit si peu gardée et surveillée. Et pour sauver les serveurs, le grand plan de Paul est… d’ouvrir les fenêtres du sous-sol (humph ?) et d’utiliser quelques ventilos. Moui, j’ai comme un doute ; d’autant plus qu’Oliver a réussi à revenir à Onira Tech et s’y incruster comme si de rien n’était pour continuer son plan machiavélique : brûler Onira Tech.

Au milieu de tout ça, il ne faut pas oublier que Mara parvient à récupérer Alexis dans le lycée désert où elle était bien enfermée. Elle parvient à la libérer grâce à une clé improvisée – le genre de truc qui aurait mieux fonctionné si on l’avait vu avant plutôt que si ça sortait de nulle part.

Elles explorent ensuite une reverie bien étrange, se concentrant d’abord sur les peurs et déréalisations de Paul, avant de passer à celles d’Alexis : ses parents lui reprochant la mort de Dylan, puis une ville de personnes toutes dans leurs reveries au lieu de se parler. Ce n’est pas si mauvais comme peur, mais ça semble un peu trop précipité.

Il faut dire que l’épisode a encore beaucoup à faire, alors on passe vite à Alexis surmontant ses peurs grâce à Mara. Ensuite ? Eh bien, Charlie a retrouvé le corps inconscient d’Alexis, donc il est là pour son réveil et pour comprendre le plan d’Oliver qui a pris de l’avance.

De l’avance, oui, mais pas assez pour empêcher Mara d’insister lourdement auprès de Charlie pour aller voir Oliver et le dissuader d’allumer la flemme qui détruirait les serveurs, donc tout le programme et Dylan. Moui, la destruction d’Onira Tech fait peur à tout le monde, mais notre grand-méchant est facile à cerner. C’est un pyromane, et Mara a l’habitude de gérer ce genre de personne, cela fait dix épisodes qu’on la voit faire. Malheureusement, quand c’est vraiment nécessaire d’être efficace, elle ne l’est pas.

Charlie a beau tirer sur Oliver, celui-ci parvient à allumer son feu et s’enfermer dans une reverie. Par chance, les pompiers sont déjà sur place comme tout le monde avait compris le bien mauvais plan d’Oliver et donc l’épisode peut tranquillement se diriger vers sa conclusion.

Trois semaines plus tard, Alexis, Charlie et Monica sont en visio-conférence avec six personnes qu’on peut imaginer être les investisseurs inquiets d’avoir vu Onira Tech mettre trois semaines à se relever de l’attaque d’Oliver. Ce dernier est encore en vie et toujours dans le programme (histoire d’assurer une bonne histoire pour la saison 2), il y avait moins de 1000 personnes dans le programme au moment de l’attaque et aucune n’a subi d’effets secondaires. Il est donc temps pour Mara de tester une nouvelle version du programme et pour tout le monde de récupérer sa vie quotidienne, surtout que Mara n’a plus de risques de déréalisation.

Comme il faut bien conclure cette intrigue tout de même, elle demande à Paul non pas de tester la machine pour la tester, mais pour recontacter Ray à qui elle offre une photo de sa femme et sa fille. C’est ce qui le maintenait bloqué dans son coma, et dans son enfer perso : il ne se souvenait pas de leur apparence. Mara lui offre l’occasion de tourner la page, et aussitôt Ray part en arrêt cardiaque.

De son côté, Alexis s’occupe de réparer Dylan, endommagé dans l’incendie, et lui explique donc comment il est mort. C’est un bête accident du frère voulant attirer l’attention de sa sœur et mourant de manière totalement stupide. Aujourd’hui, Alexis a soudainement pris conscience qu’elle restait coincée dans le passé avec cette IA, et elle décide donc de faire devenir adulte Dylan. OK, c’est dommage, je trouvais sympa l’idée de la voix enfantine, je m’y étais fait. Au moins, on perd comme ça un personnage dans ce final qui n’aurait pas réussi à me faire flipper pour la survie de qui que ce soit, programme Reverie inclus. Et puis, même si j’aime beaucoup Alexis et Mara, tous les autres personnages étaient complétement négligés pour cette dernière semaine, c’est dommage.

On termine d’ailleurs la saison sur Paul et Mara flirtant une fois de plus et étant interrompu par Charlie leur proposant de venir assister au discours d’Alexis qui s’apprête à relancer le programme. Et alors que tout va bien, qu’on a un happy end satisfaisant et que je me disais que les scénaristes avaient peut-être choisi l’option d’une fin de série ouverte en cas d’annulation, Paul tire soudain la tronche. Il annonce alors à Mara que le programme la considère connectée à Reverie quand il est assez clair qu’elle ne l’est pas.

Pourtant, une version d’elle continue de se balader dans le lycée cramé d’Oliver et de faire des croix à la craie sur les portes. Moui. Ce n’est pas le plus fou des cliffhangers non plus, ça devrait aller en cas d’annulation.

11

EN BREF – Série avec énormément de potentiel qui est malheureusement restreinte par son network, Reverie a rapidement su me convaincre et s’imposer comme un de mes rendez-vous préférés de la semaine, parce que ses histoires sont sympas et que la SF arrive toujours à m’amadouer. Bien que prévisible et complétement sous la forme d’une série procédurale, j’ai trouvé que l’ensemble était plus souvent bon que bof, me permettant d’accrocher à cette série, également aidée par sa diffusion estivale, il faut bien le dire.

Malheureusement, les scénaristes se laissent un peu trop débordés par les deux fils rouges mis en place qui ne parviennent pas à atteindre une conclusion satisfaisante. Il aurait peut-être mieux valu n’en garder qu’un seul pour la fin de saison, car les deux histoires menées en parallèle n’ont pas réussi à m’accrocher autant dans le dernier épisode que dans tous les autres épisodes de la saison.

Malgré tout, j’espère une saison 2 car c’est le genre de série que j’adore, avec un point de départ plutôt original et de bons moments. Les personnages ont de quoi murir, la série a de quoi s’envoler si elle dure une ou deux saisons de plus. En cas d’annulation, sa fin un peu ratée me permettra de ne pas être trop frustré et d’avoir un vrai sentiment de conclusion… mais quand même, j’aimerai bien voir la confrontation entre Mara et Mara-reverie, juste pour savoir de quoi il en retourne exactement.

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> Saison 1