Another Period – S03E02

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique avec spoilers du 2e épisode de la saison 3 d’Another Period.

02Épisode 2 – Séance – 15/20
That’s not a ghost, that’s our mother

Oh zut, je crois que j’en attendais trop de cet épisode qui s’est finalement avéré être assez classique dans sa construction. De manière assez évidente, nous avons en plus là un épisode qui aurait pu être diffusé pour Halloween, alors c’est étrange fin janvier.

En effet, le manoir des Bellacourt semble étrangement hanté : Peepers entend de drôles de bruits, Blanche se fait voler son lait (avant d’avoir problème avec le lait de sa poitrine) et Lilian s’aperçoit que le tableau de Mayor Cutie bouge tout seul.

Comme toute la famille a peur, il est décidé d’embaucher un expert en la matière, qui est évidemment un arnaqueur grillé à 1000 km. Oui, mais bon, avec les Bellacourt, il est assez certain de pouvoir s’en tirer. Ainsi, Frederick passe l’épisode à virer cinglé et s’imaginer que Dodo est le fantôme venu les hanter, parce que sa mère est super pâle et est effectivement terrifiante. C’est n’importe quoi, mais c’est de loin le personnage et la sous-intrigue qui m’auront le plus fait rire cette semaine. Et c’est un problème parce que je n’aimais pas trop Frederick avant, mais cette saison, il est à mourir de rire.

Lilian est probablement la plus idiote de tous cette semaine : elle donne toutes les informations à l’arnaqueur avant d’être surpris de découvrir qu’il sache tant de choses sur Mayor Cutie. Elle est persuadée que l’esprit de son chien est venue la hanter parce qu’elle l’a tué. Ma foi, ça aurait pu, mais avec une telle série, on sait bien ce qu’il en est : il est finalement révélé que le fantôme n’est pas Mayor Cutie.

Et non, c’était leur père, qui s’est mis à vivre dans les murs de la baraque, à défaut d’avoir un autre toit. Cela fonctionne bien et donne un bon prétexte d’intrigue à l’épisode, mais je reste frustré que cet épisode sur les fantômes se fasse sans Hortense par exemple. Il y aurait eu un bon potentiel par rapport à ça. En fait, l’ensemble de l’épisode s’avère assez décevant dans le suivi des intrigues, puisqu’il n’y est pas question non plus du bébé de Blanche. Et c’est un peu tôt pour un épisode comblant la saison, je trouve.

Du côté des serviteurs, on retrouve deux grands absents de la semaine dernière, mais ils ne font pas grand-chose d’intéressant. J’ai en revanche beaucoup aimé le personnage de Mr Peepers cette semaine, avec sa famille au sang de fantôme. N’importe quoi, mais drôle. En plus, ça ramenait le personnage de Garfield un peu plus sur le devant de la scène, et Garfield me fait rire, donc c’est positif.

Enfin, celle qui m’aura aussi bien fait rire cette semaine, c’est Beatrice. Le rôle de la blonde écervelée lui va à ravir, surtout quand cela permet de jouer sur les attentes en la rendant plus intelligente que prévu. Ainsi, quand son ex-mari décide de devenir magicien et de s’en servir comme assistante, elle se révèle bien meilleure magicienne que lui. C’était tout bête, mais ça m’a bien fait rire.

Côté écriture, c’était toujours très maîtrisé, avec chacune des sous-intrigues et chacun des running gags de l’épisode se rencontrant lors des deux scènes finales (l’arrestation de l’arnaqueur, la révélation de l’identité du fantôme). Chaque élément de la narration est parfaitement maîtrisé pour amener à ces révélations, et j’ai bien ri en voyant Frederick tirer sur sa mère, mais blessant finalement son père. Si l’épisode était bien écrit, il n’empêche que par rapport à la saison, c’était décevant. En plus, je m’attendais à rire beaucoup plus que ça.

Ce 15 est un peu sadique car j’aurais mis 17 à d’autres comédies pondant ce genre d’épisodes, mais j’en attends plus de cette série – et j’ai toujours noté par rapport à mes attentes vis-à-vis de la série.

Black Lightning – S01E02

Spoilers

Retrouvez ci-dessous ma critique du 2e épisode de la première saison de Black Lightning.

02.jpgÉpisode 2 – LaWanda : The Book of Hope – 14/20
Your world is falling apart, Lala.

Après un premier episode qui m’a laissé plus mitigé qu’autre chose face à un super-héros s’amusant à défoncer tout ce qui bouge, je suis de retour pour un deuxième volet sur lequel je suis légèrement spoilé suite à un quiproquo malencontreux. Autant dire que ça n’aide pas des masses à se motiver.

L’épisode commence par une intro super longue résumant la semaine dernière et ce n’est pas miraculeux. C’était trop long et le passage du rap à la musique de super-héros ne se faisait pas sans mal. Bref, du côté de la construction technique de l’épisode, je ne suis pas convaincu. Du côté de l’écriture, on découvre que Jeff souffre d’avoir utilisé ses pouvoirs.

Par chance, ça s’arrête dès que son ex-femme débarque pour s’occuper de lui. Les deux s’embrassent, mais la relation est compliquée, alors non, Jeff va dormir sur le canapé et regarder la télé qui nous remet dans le contexte. Hop, on passe à une conférence dans le gymnase du lycée le lendemain où quelques parents d’élèves sont super furieux contre le proviseur, allons savoir pourquoi. C’est que principalement les parents sont énervés de voir Black Lightning de retour pour sauver la vie de ses filles, mais pas des autres.

Autrement dit, la couverture de Jeff est déjà plus grillée que tous les méchants et figurants de la semaine dernière, mais il se sent coupable de ne pas aider Lawanda, une ancienne amie dont la fille est retenue contre son gré… On sait direct qu’il va reprendre du service en tant que super-héros, mais pour ne rien arranger, il apprend que les kidnappeurs de sa fille se sont enfuis. Ses filles sont donc encore en danger.

La voiture de flics devant chez eux ne sert clairement à rien, en plus, puisqu’il laisse passer un enfant avec une énorme boîte pleine de de conneries… Et un pistolet à eau remplis de ketchup pour tirer sur Jennifer. Oups. Jeff va donc voir Lala pour le menacer de nouveau, et ça ne fonctionne pas.

Jeff rend ensuite visite à Gabi qui veut le motiver à reprendre du service quand Jeff passe son temps à dire qu’il ne fait qu’arrêter Lala et qu’après, il s’arrête. Ouais, on sait tous où ça va de toute façon. Cela dit, Lala n’hésite pas à tuer le kidnappeur de la semaine dernière, qui était pourtant de sa famille.

On découvre que Jennifer a un copain qui veut clairement être plus que juste son ami, et elle accepte. La scène n’était pas super bien écrite si vous voulez mon avis, surtout que ça sortait de nulle part après une conversation téléphonique.

C’était toutefois nécessaire de lui fournir un copain pour la recadrer (humph) quand elle se met à boire à l’école et partir en vrille.

De son côté, Anissa s’avère être en train de faire l’amour avec sa copine. Elle me semblait encore dans le placard à refuser d’inclure vraiment sa copine dans sa vie, mais ses parents s’avèrent pourtant être au courant. Étrange. Elle parle tout de même de l’apparition de ses pouvoirs à sa copine (non, je n’ai pas retenu son nom, mais même les parents d’Anissa ne le savent pas, alors ce n’eest pas ma faute hein. Bien sûr, elle ne l’entend pas de cette oreille et lui explique que son robinet était probablement sur le point de se casser. Oui, ben oui, bien sûr.

Lawanda, elle, continue de faire n’importe quoi et de risquer sa vie sur les réseaux sociaux en accusant les 100 d’avoir kidnappé sa fille, mais les flics ne peuvent rien y faire, y compris le meilleur ami de Jeff, shériff (ou équivalent, je ne sais pas bien). C’est le bon samaritain de Jeff qui est donc chargé de calmer Lawanda et de la convaincre qu’il fera le nécessaire pour récupérer sa fille.

Il pense y arriver, mais Lawanda finit par péter un câble contre Lala et se faire tuer vite fait. Cela provoque une nouvelle crise de foi en Jeff qui avoue à Lynn qu’il culpabilise de ne pas l’avoir sauvée et qu’il ne sauve pas autant de vies qu’il aimerait. Du coup, et sans surprise, il change d’avis et décide de redevenir Black Lightning. Cela tombe bien, Gabi est sur une piste.

Quant au point de vue de Lynn sur le sujet ? Elle est totalement contre car elle voit le pouvoir de son ex-mari comme une addiction. Elle tente bien de se faire un allié de Gabi, mais ça ne fonctionne pas. Quant à Black Lightning, il reprend du service, s’amuse à éclater tout le monde – une scène rallongée volontairement par les scénaristes en lui faisant prendre les escaliers – et s’acharne un peu sur Lala. Ce dernier se fait toutefois protéger par les flics et par le meilleur ami de Jeff, qui semble le reconnaître en tant que Black Lightning, mais nous n’en saurons pas plus.

La série se construit ensuite quelques pistes la suite : Anissa a un mal de crâne et réussit à arrêter un braqueur grâce à sa nouvelle super-force (et c’est apparemment elle qui lui donnait mal à la tête). Le grand méchant de la prison semble par la suite avoir tout pouvoir sur la police. Le grand méchant de la série ? Oh, un raciste qui aime faire de Lala son esclave personnel avec accessoire SM… avant de le tuer en fin d’épisode pour ne pas qu’il le balance. J’étais au courant de cette mort (le fameux spoil accidentel), mais ça ne m’empêche pas d’être fortement déçu : contre toute attente, Lala était un personnage que je commençais à apprécier pour la profondeur que les scénaristes donnaient à ces actions de méchants. Tout ça pour ça.

Bon, je continue à trouver que la série est trop schématique, ressemblant par moment à une parodie plus qu’à une série sérieuse. Mon avis ne change donc pas : il y a de très bonnes choses et la fin de cet épisode le prouve, avec les morts de Lawanda et Lala qui semblent la diriger vers quelque chose de plus sombre, mais il y a également de trop nombreux moments où elle paraît mal écrite. Quant aux scènes d’actions avec Black Lightning, pour l’instant, j’ai plus l’impression de voir des épisodes du Flic de Shangaï qu’autre chose. Les chorégraphies sont hyper schématiques (et ça vient d’un fan de Buffy) et je n’aime pas trop les effets spéciaux du coup de jus à chaque fois qu’il frappe un ennemi.

J’ai envie d’en savoir plus sur Anissa, j’ai envie de voir vers quoi se dirige la série, mais ce n’est pas un coup de cœur. Bref, j’attends encore de voir la suite pour me faire une vraie idée, j’ai l’impression que la série n’est pas encore lancée.

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The Mayor – S01E10-13

Oh, ABC a enfin décidé de diffuser la fin de saison de The Mayor… quitte à expédier les quatre derniers épisodes d’une traite. Qu’à cela ne tienne, j’ai pris le temps dans ma soirée pour terminer cette série que j’aimais beaucoup, mais qui a été annulée faute d’audience. Dommage. La série ne se conclue pas spécialement, mais sa fin n’est pas totalement ouverte non plus. Les personnages continueront à vivre leur vie, et nous n’en saurons pas plus ; c’est tout. Quoiqu’il en soit, voici donc mes critiques sur les quatre derniers épisodes.

Spoilers

Capture d'écran 2018-01-30 22.07.49Épisode 10 – Mama Rose Best – 15/20
What?  ***, shut up, your mother don’t even trust you.

Le sujet de l’épisode est “la proposition 24”, une proposition politique de Courtney pour aider les seniors de la ville. Le problème, c’est qu’Ed ne l’entend pas de cette oreille : il utilise du temps d’écran télévisé pour prévenir les gens de ne surtout pas faire confiance à Courtney. C’est directement la panique au bureau du maire, et ça se fait comme toujours avec la dose de jeux de mots bien sentis.

Tout cela amène Dina à participer à l’émission politique « Grey Area ». En soi, ce n’est pas trop dérangeant, mais comme elle refuse que Val la prépare à cette interview et que c’est le début de l’épisode, on sait tout de suite que ça va partir en vrille. C’est bien le cas, puisque Dina avoue ne pas avoir voté pour Courtney. À la télévision.

Elle empire donc la situation et le lendemain, Courtney tente de voir ce que pense la ville de lui : facile, elle n’a pas confiance en lui. Val propose donc de revoir la campagne pour la proposition 24, mais une fois de plus, personne ne l’écoute. C’est un peu trop gros de voir Val aussi transparente après dix épisodes et, par ailleurs, Courtney écoute TK pour finalement adapter les idées de Val à sa sauce.

Il se retrouve ainsi à accuser sa mère d’être une alcoolique à la télé. Ben voui, évidemment. La situation entre la mère et son fils est donc au cœur de l’épisode bien plus que la proposition 24. Val se débrouille de manière hilarante pour les réconcilier, en commençant par les faire parler puis en utilisant des exercices de camps scouts – ou des techniques de psy de base.

Cela fonctionne, mais pas autant qu’une vidéo de Courtney offrant des cadeaux à sa mère et étant super sympa avec. Bon, les gens pensent que Courtney est marié avec Dina suite à cette vidéo, mais qu’importe, ce qui compte après tout, c’est que la proposition 24 passe… même si c’est pour aider des vieux racistes, d’après le gag final bien construit.

Capture d'écran 2018-01-30 22.52.48.pngÉpisode 11 – The Lockdown – 16/20
I’m doing this so when people come to work they feel like they’re part of something special

Oh, la série reprend avec un épisode qui ose nous parler de faire partie de quelque chose de spécial en présence de Lea Michele. Non mais non, faut pas faire ça aux fans de Glee, c’est moche de se moquer d’eux (de nous) avec une stupidité pareille. Bon tout ça n’est qu’une introduction pas très intéressante par rapport à la suite.

En effet, une alerte à la bombe force ensuite tout le monde à rester dans la mairie : un colis suspect se trouve juste devant la porte. Un épisode en huis-clos ? C’est parfait. C’est le genre de chose qui fonctionne généralement plutôt bien.

La série en profite pour introduire Glenn, un employé de la mairie, qui squatte le groupe à plusieurs reprises, en running gag constant de l’épisode. Le groupe se décide à faire un pictionnary histoire de passer le temps, et c’était une bonne idée avec plusieurs références pop-culture plutôt drôles. Comme il faut bien de la tension dans l’épisode, ça se termine par une crise de Courtney qui ne supporte pas de perdre.

Val fait donc prendre conscience à Jermaine et TK qu’ils sont trop gentils et toujours d’accord avec Courtney, pas habitué à perdre. C’est génial car ça permet au trio de se retrouver face à Courtney pour lui dire ses quatre vérités. Et l’honnêteté, ça peut faire mal, clairement. Courtney les pousse à dire la vérité, et quand il s’agit de TK et Val c’est marrant. Quand c’est Jermaine qui s’y met, par contre, c’est l’angoisse la plus totale : il déclare en effet que Courtney n’est pas si talentueux que ça.

Tout cela se conclue par une battle de rap entre les deux grands amis, et ça marche beaucoup mieux que je ne l’aurais imaginé. Les rimes s’enchaînent à merveille et en grand amateur de jeux de mots, j’ai adoré. Malheureusement, tout ça est arrêté par les flics annonçant que l’alerte à bombe n’a mené à rien.

Dina s’isole du groupe et se retrouve dans le bureau d’Ed Gunt, pour manger du popcorn. Il a en effet une micro-onde dans son bureau. Le duo fonctionne plutôt bien et je comprends l’idée de l’alerte bombe comme une excuse pour les rapprocher, et ça fonctionne. Ils se retrouvent à faire de la salsa ensemble, prouvant qu’Ed a un peu d’humanité en lui.

Dina en profite pour faire du chantage à Ed et c’est très drôle. Malgré toute leur haine l’un de l’autre, ils se retrouvent quand même dans l’ascenseur à danser le lendemain et c’était bien drôle à voir. Quant au reste de la conclusion de l’épisode, elle ne révolutionne pas la série et propose un retour à la normale, comme dans toutes les comédies.

Capture d'écran 2018-01-30 23.07.02.pngÉpisode 12 – The Pitch – 14/20
I’m the Mayor, bitch!

Bon, le grand problème de l’épisode vient d’un match de baseball qui tourne mal pour Courtney devant envoyer la première balle. Il n’a jamais été un grand sportif et là, il se ridiculise totalement. C’était drôle, mais j’ai préféré que TK se retrouve coincé dans une conversation avec une petite fille lui répétant en permanence « pourquoi », c’était excellent.

TK se retrouve à vouloir jouer les grands frères grâce à une application, Courtney tourne en boucle sur sa honte de ne pas savoir lancer une balle et Val a toutefois une bonne nouvelle pour oublier la honte de Courtney : Big D’s Pizza Express veut s’installer en ville. Le problème, c’est que le PDG de cette compagnie est un grand joueur de baseball.

Comme il se moque de Courtney, celui-ci se vexe et réagit de bien mauvaise manière, ce qui ne plaît pas au PDG. Il n’en faut pas plus pour que ce dernier s’enfuie. Pour le convaincre que Courtney n’est pas si facile que ça à vexer, Val et lui organisent un match de basket où des enfants jouent contre le maire. Il est censé se laisser perdre, mais il finit par ne supporter la moquerie et devient une vraie machine de guerre dans le match, faisant perdre des enfants – notamment Tyson.

La sous-intrigue de TK était bien sympa et ça faisait longtemps que la série n’en avait proposé qui fonctionne comme ça. Il se retrouve à élever Tyson, un petit garçon dont il est juste la nounou catastrophique en fait. Malheureusement, l’intrigue principale fonctionnait moins – ou alors c’est juste que la série n’est pas faite pour le bingewatching, ou alors ils avaient compris que le bateau coulait – alors heureusement que celle-ci fonctionnait.

Quant au message de l’épisode, il est sympathique avec Courtney se plaignant des difficultés d’être un homme à Val (lol) et surtout avec TK découvrant ce que c’est d’être un parent. La conclusion voit Courtney obtenir le deal avec la chaîne de pizza, Dina s’amuser avec Clement – un enfant de remplacement de TK – et TK aider Tyson à se venger de Courtney. Sympathique.

Capture d'écran 2018-01-30 23.30.23.pngÉpisode 13 – Death of a Councilman – 17/20
I am not like your mother, I am your mother.

Le titre spoile un peu trop le premier gag de l’épisode qu’on aurait tous vu venir de toute manière. Alors que Courtney tente de transformer une tour radio en arbre radio, un des conseillers de la ville s’endort et décède. Cela mène à un enterrement dont personne n’a rien à faire dans l’équipe, un peu comme le monde n’a rien faire de l’annulation de la série, malheureusement.

En effet, Val voit surtout le problème à long terme : un siège est disponible dans le conseil, et il faut quelqu’un qui soutienne Courtney d’élu à sa place. Le problème ? La femme du défunt veut prendre sa place, et elle est contre Courtney.

Comme il faut un ami au conseil, Val et Courtney font tout ce qu’il faut pour convaincre TK de présenter à l’élection. Le truc, c’est qu’on a vu arriver Dina à des kilomètres. Suite à une réunion des locataires de son immeuble, elle a prouvé être capable d’être une excellente femme politique. Sans surprise, elle se présente à son tour à l’élection, mettant Courtney dans une position assez inconfortable : choisir entre sa mère ou son meilleur ami.

Enfin, elle ne lui laisse pas spécialement le choix, d’ailleurs. Il n’en faut pas plus pour que Courtney tente de décourager TK, ce qui ne fonctionne pas du tout, et pour que Jermaine décide d’aider Dina à l’emporter – alors que Val soutient TK, forcément. Complétement perdu, Courtney décide de soutenir la femme du défunt, mais il le fait avec tellement de motivation que celle-ci décide de se retirer de la course car elle ne se sent pas de prendre un tel poste.

Pendant le débat, Courtney a pour obligation de soutenir officiellement Dina ou TK. Du coup, il s’enfuit en courant devant les appareils photos et le micro de la ville. Après une journée de plus à hésiter, Courtney décide de ne pas soutenir sa mère mais TK. C’est loin d’être un problème pour Dina qui a déjà prévu le coup et déclare devant caméra ne pas vouloir du soutien du maire, car cela ne lui est pas nécessaire. Cela enterre la campagne de TK et Dina finit par obtenir le poste.

Malheureusement, nous ne verrons jamais les tensions que cela aurait amenées dans la série, puisque celle-ci est annulée. Val ne semble même pas déprimer d’avoir perdu la campagne et le gag final tombe un peu à plat. J’ai beaucoup aimé l’idée d’enfin donner un rôle à Dina par rapport à la ville, c’était nécessaire. En revanche, ce n’était pas du tout un dernier épisode, ni une fin de saison, ni une fin de série. Dommage, mais ne même temps, nous n’avons pas non plus un cliffhanger insoutenable, alors j’imagine qu’il faut se contenter de cette demi-satisfaction.

Capture d'écran 2018-01-30 23.31.24.png

EN BREF – L’ensemble de cette saison était pleine de promesses, avec des épisodes véritablement réussi (le neuvième) quand d’autres étaient tout juste bons à passer le temps en divertissant (le douzième notamment) sans faire plus d’effort que ça. Le casting était aussi excellent que prévu et les scénaristes ont su trouver la dynamique juste dans leurs gags et l’ensemble des relations entre les personnages. Il est vraiment dommage que cela ne se soit pas traduit par de meilleures audiences, car finalement, la série aurait pu aller beaucoup plus loin.

Comme d’autres avant elle (salut Grinder ou Grandfathered), cette comédie s’incline et disparaît. Je ne doute pas qu’elle sera malheureusement rapidement oubliée dans les limbes des séries : soyons honnêtes, je ne me vois pas la revoir en entier un jour… Peut-être que j’en regarderai de nouveau l’épisode de Noël un jour, si j’ai envie de revoir le casting, mais je sais qu’elle sera vite remplacée par trois autres séries tout aussi drôles, voire peut-être même plus. Ce ne fut pas un succès pour le Mayor Rose, et c’est bien dommage, mais il faut savoir passer à autre chose.

Lucifer – S03E13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 13 de la troisième saison de Lucifer.

Capture d'écran 2018-01-30 15.49.36.pngÉpisode 13 – Til Death Do Us Part – 15/20
Yes, yes, Wolverine rule, I get it.

Lucifer propose à Caïn de le tuer à la tronçonneuse… mais ce n’est pas assez, évidemment. Même le couper en deux ne suffit pas. Sans surprise, il tente la lame pouvant tuer un ange, mais même ça, ça ne fonctionne pas sur Caïn.

Lucifer demande ensuite l’aide de Maze qui raconte tout un tas de tortures sur les humains, avant de lui rappeler utilement que son père s’amuse avec plein de jeux d’esprit. Assez clairement, ma théorie est que Caïn peut mourir : il mourra le jour où il voudra rester en vie. Un classique de la torture, non ?

Par conséquent, Lucifer joue au psy avec Pierce, ce qui l’énerve encore plus.

L’intrigue de la semaine est un petit meurtre entre voisins, comme d’habitude. Le problème, c’est que la victime du jour n’est pas qui elle prétendait être : elle a une fausse identité. Chloe est heureuse de voir que Pierce a décidé de rester ; surtout que son aide peut lui être précieuse car c’est un expert des fausses morts, en tout cas selon Lucifer.

Toute l’affaire est liée à un gang de trafiquants de drogue se vengeant de la disparition de leur meilleure cuisinière de K-pop. Une drogue avec de l’ecstasy, donc. Ou juste une excuse pour proposer un peu de K-pop dans une scène d’action marrante au beau milieu d’un club de karaoké coréen.

Lucifer s’amuse bien dans ce bar et réussit à convaincre Hong, le dirigeant, de venir parler à Chloe… Il lui donne la recette de l’ecstasy de Sandra, la victime. Celle-ci avait en fait recontacté le gang pour les rembourser, et ils étaient en bons termes.

C’était intéressant et plutôt marrant, et tout ça mène Lucifer et Pierce à se faire passer, sous couverture, pour un couple s’installant dans la maison de Sandra. C’est rigolo et ça leur permet de rencontrer tous les voisins, définitivement suspects. Ils apprennent ainsi l’existence d’un « Watchdog » surveillant les gens du quartier et laissant des notes dans les boites aux lettres de tout le monde pour leur dire d’arrêter d’être d’horribles voisins.

Lucifer fait ce qu’il faut pour en recevoir une – la série n’hésitant pas à aller dans l’excès pour ça – et découvre que le charmant monsieur qui fait ça n’est autre que le mari du couple qu’il a reçu à diner, forcément, faudrait voir à pas payer trop de figurants tout de même.

Finalement, lui aime beaucoup la drogue de Sandra (qu’il connaît sous le nom de June), donc il n’est pas si suspect. Le couple Pierce/Lucifer, les deux ne se supportant plus, est obligé de se remettre à sa couverture. Cela vire à la dispute de couple plus vraie que nature, mais aussi à la réconciliation avec baiser, parce qu’il fallait au moins s’amuser jusqu’au bout de cette couverture et de Lucifer voulant en savoir beaucoup plus de Pierce.

Finalement, c’est fifou, mais la meurtrière est la femme de l’homme précédemment arrêté, elle aussi ayant déjà eu pas mal de répliques dans l’épisode. La logique voulait donc qu’il la couvre quand il a compris qu’elle était la meurtrière ; cette dernière étant uniquement motivée par une jalousie stupide.

La conclusion de l’épisode voit la couverture de Lucifer et Pierce s’arrêter et Chloe tentant sa chance avec Pierce, pour mieux se prendre un vent. Forcément.

Pierce, en tant que Caïn, a peur de la voir mourir avant lui, ce qui arrivera forcément. Après avoir quelques jours en tant que couple marié, Pierce et Lucifer sont désormais de vrais amis et Caïn accepte même que Lucifer tente sa tronçonneuse sur lui. Mais oui, mais bien sûr : il est quand même censé souffrir pour de vrai, hein.

Pendant ce temps, Maze continue son travail et est déprimée d’avoir affaire à un ensemble d’humains déprimants incapables de vraiment se cacher. Elle sent l’arrivée de Charlotte et se met à la draguer, même si elles étaient ennemies mortelles. C’est beaucoup trop drôle, même si elle est un vrai agresseur sexuel pour le coup.

Cela suffit à convaincre Charlotte de finalement dîner avec Dan, mais il en faut plus que ça pour semer Maze qui leur propose donc… un plan à trois. Allez, on va reconnaître que c’était rigolo. En conclusion, rien ne se fait car Maze comprend qu’elle est simplement attirée par l’odeur des problèmes de Charlotte, et ça ne l’intéresse pas plus que ça. Cela permet à Dan d’avouer à Charlotte qu’il est prêt à lui laisser le temps qu’il faudra.

Bref, c’est de nouveau un épisode qui n’a rien fait avancer du tout, mais il était plutôt marrant à voir. Ils ont viré à la comédie plus qu’autre chose, l’enquête n’ayant rien de particulièrement surprenant à révéler. C’est l’une des forces de cette série, toutefois, d’avoir intégré autant d’humour dans la formule autrement lassante du procédural.