Avril : une de plus, un switch

Hum, 8 mai, je crois qu’il est largement temps pour moi de faire un bilan (rapide) du #ChallengeSéries2016. Je dis rapide, mais j’ai avancé à peu près autant qu’en mars je pense, bien que j’ai vu malgré tout un nombre plus important de séries. En effet, avril était le mois du premier mini-challenge, où j’ai visionné tout Love et Lost & Found Music Studio, mais aussi le mois de diffusion de Kimmy Schmidt, que j’ai dévoré en un samedi. Et comme ça ne me suffisait pas, je me suis aussi englouti Teachers, j’ai commencé Containment, repris Orphan Black, Silicon Valley, Fear the Walking Dead, etc., etc. Je ne me suis arrêté que la semaine dernière pour partir en vacances, et depuis mon retour, j’ai rattrapé tant bien que mal mon retard dans les articles à la semaine.

Bon, vous l’aurez compris, je n’ai pas chômé niveau séries hors-challenge, mais qu’en est-il du challenge ? Si vous avez suivi un peu le blog, vous savez déjà l’essentiel, mais n’êtes pas encore au courant que j’ai finalement cédé à la tentation du switch. J’ai de bonnes raisons pour ça, que je développe en fin d’article. Sans plus de suspens, ce mois-ci j’ai vu :

Person of Interest (S01) : 12/20
Person of Interest (S02) : 14,5/20
Person of Interest (S03) : 16/20
Person of Interest (S04) : 16/20
– Undressed, épisode 15 à 17

Bim, c’est tout Person of Interest qui y est passé !

CS POI

Pourquoi tant de précipitation ? Je voulais être à jour pour la diffusion de la saison 5 afin d’éviter les spoilers, et la saison 5 débutait cette semaine. Alors que dire de Person of Interest ? Je n’ai pas accroché du tout au pilot, ni à la majorité de la première saison dont la note pas si mauvaise s’explique parce que j’ai voulu persisté quoiqu’il arrive pour enfin voir Amy Acker et parce que certains épisodes sortent quand même du lot. Je n’aime pas les séries policières, je n’aime pas les stand-alones, et rien que pour ça, cette saison 1 n’est pas écrite pour moi. En plus, je n’ai pas du tout accroché non plus au personnage de Reese, que je trouve agaçant (encore aujourd’hui) tant il est un stéréotype basique du super agent trop super fort à qui il n’arrive jamais rien d’autre que des blessures mortelles qui resteront pour lui superficielles. Rien que ça.

Pourquoi avoir continué ? Parce que j’avais la promesse de voir Amy Acker débarqué et que je l’adore dans tout ce qu’elle fait. Et je n’ai pas été déçu : Root est l’un de ses meilleurs personnages (après le Dr Saunders de Dollhouse et au même niveau que Fred d’Angel, devant Alias, donc). L’évolution qu’elle connaît au cours des saisons 1 à 4 est géniale, et en plus, c’est sur ses épaules que s’instaure une grande partie de la sérialité. Autre coup de coeur évident : Sameen Shaw, personnage haut en couleur et bien moins stéréotypé que Reese, donc plus intéressant. Reese est lisse et parfait, là où Root et Shaw ont beaucoup de défauts malgré leur rôle stéréotype. Il en va de même pour Harold, qui se complexifie un peu en saison 2, mais pas pour Carter ou Fusco.

Du coup, je suis fan des saisons 3 et de la première partie de la 4 parce que Shaw et Root (ça donne Shoot, ce nom de couple est parfait) sont là beaucoup plus souvent et que ça donne un rythme, une originalité (le God mode), un développement intéressant de la mythologie de la Machine. J’ai beaucoup de mal sur la deuxième partie de saison 4 qui en revient à ce que proposait la saison 1 : des stand-alones entre Harold & Reese, rien de bien passionnant. Je n’ai pas accroché non plus au couple Reese/Carter en saison 3 d’ailleurs. C’était beaucoup trop convenu et je ne vois pas d’alchimie entre les personnages (ni d’ailleurs entre les acteurs), c’était vraiment juste parce qu’il fallait bien le faire car tout le monde s’attend à voir la flic-stéréotype tomber amoureuse du rebelle-avec-un-grand-coeur-mais-trop-badass-stéréotype.

En conclusion… Une bonne série, certes, mais avec de nombreux défauts en saison 1 qui ont été corrigé petit à petit pour se réimposer en saison 4. Le nombre d’épisodes réduits de la saison 5 me fait espérer que les épisodes stand-alone vont disparaître, que nous n’aurons plus de gap-filler et que Shaw va vite revenir. Le premier épisode de la dernière saison m’a un peu contredit, mais il était franchement génial et je n’ai pas boudé mon plaisir de retrouver la série après ce mois de binge-watching intensif !

Oh, et un peu de pub pour le shop du blog : si un t-shirt, mug, sticker, etc., POI vous intéresse, n’hésitez pas : c’est ici.

CS Undressed

Une fois n’est pas coutume : j’ai continué Undressed à pas de fourmi avec trois épisodes très réussis, qui ne faisaient pas trop valser les personnages. Les scénaristes ont continué à faire des liens entre les groupes d’acteurs mais l’écriture était un peu plus vacillante sur certaines storylines. On sent que la série est d’une autre époque. D’une autre époque, et c’est là tout le problème : impossible de trouver le reste des épisodes de la saison 1 ! Quand je l’ai mise dans le challenge, j’ai bien fait attention à ça, et j’avais trouvé un site qui semblait tout avoir… mais les liens sont morts à partir de l’épisode 18. Alors j’ai cherché longtemps et, refusant de télécharger quoique ce soit (mais en plus, même en téléchargement, j’ai rien vu), il faut bien me rendre à l’évidence : il faut que j’abandonne Undressed. Il me restait un peu plus de 200 épisodes à voir, et je ne sais pas si je les aurais tenus car l’écriture de la série est un peu répétitive (enfin c’est surtout que j’ai tendance à aimer voir des évolutions de personnages sur les séries longues et que c’est pas trop le cas quand le casting change tous les cinq épisodes).

C’est donc extrêmement frustré que je me suis décidé à changer de séries. J’aurais vraiment aimé faire mon challenge sans switch, mais les circonstances ne me laissent pas le choix. Et quel switch ! 200 épisodes de 20 minutes ! Quand j’ai envisagé l’affaire, j’ai hésité à choisir la facilité d’une série plus courte, j’ai parcouru TVshow time et mes nombreuses séries à rattraper pendant plusieurs jours (enfin, plusieurs fois 5 minutes en plusieurs jours, hein), j’ai rechigné à la tête, envisager tout un tas de choses et mon choix s’est finalement porté sur…

That70sShow.jpg

Ouh l’originalité ! That 70’s show est dans le challenge de tout un tas de gens cette année, parce que Netflix a la bonne idée de nous proposer l’intégrale de la série en HD à moindre frais. C’était donc la raison principale de mon choix, mais pas l’unique : j’adore Laura Prepon, j’adore les années 70 musicalement parlant et je me souviens avoir vraiment bien aimé les quelques épisodes de la saison 1 que j’ai vu l’an dernier (deux ou trois, mais je ne sais plus, alors je vais recommencer). Et puis surtout, je cherchais 200 épisodes de 20 minutes, et la série rentre pile poil là-dedans. Et puis, elle me faisait clairement de l’oeil depuis un certain temps sur Netflix. Donc voilà, je l’ai choisie mais pas encore commencée, je vous en donnerai des nouvelles rapidement !

Bref en bilan, j’ai surtout dévoré PoI, mais je ne peux pas encore la retirer pour autant de ma liste de séries à voir car la saison 5 entame à peine sa diffusion. Le mois de mai est par ailleurs très mal parti : 0 épisode du challenge vu et encore deux énormes morceaux à voir. Gloups.

Rendez-vous en mai pour un autre bilan, et en attendant, n’hésitez pas à vous promener sur le blog, je le mets à jour presque quotidiennement 🙂

Person of Interest (S05)

Attention Spoilers !

Retrouvez ci-dessous mon avis sur les épisodes de la saison, au fur et à mesure de sa diffusion. N’hésitez pas à consulter aussi la fiche-marathon où vous trouverez un jeu (d’alcool?) pour pimenter votre visionnage 😉

Avis : Enfin, ça y est la saison est arrivée ! Je me plains, mais puisque j’ai passé mon mois d’avril à bingewatcher cette série pour la première fois, je devrais plutôt savourer que me plaindre de cette attente qui m’a parue interminable alors qu’elle n’a duré que 14 jours. Je vais me répéter : cette série est une pépite que je regrette d’avoir découvert si tard après m’être dit pendant cinq ans qu’il fallait vraiment que je la commence. Je me le suis dit pour le pilote (parce qu’il y a Ben de LOST quand même), puis quand j’ai su qu’Amy Acker serait une guest de l’épisode final. Et depuis, chaque fois que j’entendais parler d’Amy Acker comme une actrice de POI. Oui, mais voilà, le pilot ne m’a pas plu, la saison ne m’a pas plu.

Et puis, Root est devenue plus régulière, et puis, Sameen était géniale, et puis, ils les ont fait flirter. Que voulez-vous faire contre ça ? J’ai dévoré les saisons 3 et 4, qui ont bien sûr quelques défauts. J’attends beaucoup de la saison 5. J’attends beaucoup car la série suit le schéma Fringe : une saison 1 moyenne, une saison 2 intéressante à tendance très bien, une saison 3 excellente, une saison 4 qui s’essouffle mais propose d’excellents épisodes (et le meilleur de la série) et une saison 5 raccourcie faute d’audiences. Or, la saison 5 est la meilleure de Fringe en ce qui me concerne, alors il doit en être de même pour Person Of Interest.

Bon, trève de blabla, parlons des épisodes (et ignorons les dates de diffusion chaotiques).

Note moyenne de la saison : 17,5/20

Lire la suite de « Person of Interest (S05) »

Semaine 18 : du 2 au 8 mai

Hum, donc me voilà de retour de vacances après une semaine d’absence, j’ai tout un tas d’articles à rattraper et j’ai commencé par conclure ceux de vendredi dernier ! Cette semaine 19 est déjà largement entamée désormais et j’ai donc tout plein d’épisodes à critiquer. Le thème commun à l’ensemble de ceux-ci est probablement « approche de fin de saison » et c’est précisément pour ça que les notes ne sont pas si hautes cette semaine : oui, les scénaristes semblent vouloir garder leurs rebondissements pour plus tard, et du coup, cette salve d’épisodes semble servir de remplissage uniquement. C’est donc plutôt moyen :

FTWD (2×04), 15/20
Silicon Valley (3×02), 14/20
Once Upon a Time (5×20), 12/20
Quantico (1×20), 11/20
Blindspot (1×20), 13/20
Les colocs de Mamie (1×16), 16/20
Agents of S.H.I.E.L.D (3×20), 15/20
Grinder (1×21), 15/20
Grandfathered (1×21), 15/20
Containment (1×03), 15/20
Person of Interest (5×01), 17/20
The 100 (3×14), 17/20
Orphan Black (4×04), 18/20
Grey’s Anatomy (12×21), 17/20
Scandal (5×20), 12/20
The Catch (1×07), 10/20

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La tête que je n’ai PAS fait en fin d’épisode

Bon, ça se confirme une fois de plus : Once Upon a Time n’avait pas franchement de plan de ce qu’ils voulaient faire cette demi-saison, à part faire revenir un maximum de personnages décédés pour booster les audiences. Et du coup, j’avais bon espoir que les scénaristes nous préparent un final loin de cet Underworld, surtout quand dès le départ une solution pour quitter ce filtre orange dégueulasse est proposée. Oui, mais non, « first thing first : let’s waste some more time ». Et donc, bon, tout ça pour ça. Des flashbacks particulièrement inintéressants (même leur « intérêt » autoproclamé n’est pas fou) et des scènes vouées à l’échec qui n’ont que pour but de nous ramener à une énième séparation entre Emma et Hook. Tout ça m’a rappelé l’excellent épisode de Buffy nommé The Zeppo dans lequel Buffy & Angel se disent adieu… Et ces adieux sont en fait une parodie brillamment drôle et réussie, autocritiquant ce qui a pu se faire auparavant dans la série. Voilà, leurs adieux avec l’ascenseur et tout, ça faisait vraiment parodie… Sauf que ça n’en était pas une ! Quant au « Goodbye papa, for good this time » il peine à convaincre : les scénaristes ont trouvé tellement de moyens de nous ramener des personnages morts ou disparus depuis le début de cette série que ce n’est pas crédible. La bonne nouvelle, c’est que les ¾ du casting ont finalement réussi à quitter l’underworld. La mauvaise, c’est que ce n’est pas fini pour autant. Pfiou.

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La tête que je n’ai pas non plus fait (mais que j’aurais fait face à cette scène en début d’épisode)

Cette semaine, Quantico propose le pire des épisodes permettant de combler le temps restant avant la fin de saison… parce que c’est justement tout ce qu’il fait : combler le temps avant le season final en nous promettant une menace cette fois nucléaire. Cette menace de l’attentat est grosso-modo la même que celle de la première partie de saison et plus que jamais je trouve, on sent que la série n’avance pas – et pourtant elle avance à pas de géant chaque semaine. Autrement dit, la formule de la série n’est pas au point car elle est répétitive malgré les avancées. Cependant, cette fois, la fin approche et cette fuite d’Alex est probablement la dernière (laissez-moi espérer !), donc on tient le bon bout… Cette fois au moins, j’attends le prochain épisode, car on a enfin eu quelques réponses (notamment le SMS reçu par Shelby). Et non, je ne parlerai d’ailleurs pas de Shelby dont l’intrigue tourne en rond aussi, ni des autres, parce que ça n’en vaut pas vraiment la peine tant c’est pour l’instant déconnecté du reste.

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OK, je n’ai pas d’idée de légende là

Un début de Blindspot pas bien original : je me suis carrément demandé si je n’avais pas déjà vu l’épisode tant c’était plat, prévisible et habituel pour la série de proposer ce genre de scènes. L’épisode propose ensuite une intrigue plutôt intéressante qui tourne autour d’une gamine autiste. Bon, donc : rien de passionnant, mais pas mauvais pour un stand-alone non plus. Du basique, dommage après les excellents épisodes précédents. Ce retour au schéma habituel et l’absence d’avancée sur l’ensemble des intrigues à l’approche d’une fin de saison est vraiment dommage.

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Les colocs de Mamie propose cette semaine un épisode qui continue sur sa lancée d’une mamie odieuse et de jeunes qui la suivent sans rechigner (ou presque). Toujours un petit malaise par rapport à ces éléments, mais cette fois, c’est mieux car les parodies proposées sont drôles, précisément parce que ce sont des parodies de films/périodes. Le caractère de la mamie se fond dans ses rôles théâtraux et cela permet de donner une scène qui fait rire.

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Hive a donc plein de souvenirs, mais des goûts douteux.

Drôle de scène d’intro pour Agents of S.H.I.E.L.D qui passe un peu mal, sur les origines de Hive. Ça passe mal car on se croirait devant un mauvais épisode de Buffy (mais si, ça existe. Surtout quand ils fêtent Thanksgiving). Cela dit, cela permet une perspective intéressante pour la fin de saison. Le coup de la ville de Ward/Hive est un peu gros à avaler car elle sort de nulle part, mais ça fonctionne déjà mieux. Les références à Civil War (qui ne sort que vendredi aux USA) sont très lourdes, mais c’est inévitable, surtout si le film renverse la série à nouveau. J’ai aimé la division Fitzsimmons dans cet épisode autour du cas Lincoln, car c’est assez réaliste de les voir se diviser autour du travail (et ce n’est pas la première fois). Lincoln qui se sacrifie si simplement est un peu gros en revanche, Gemma laisserait traîner ses recherches dans le labo ? Mouais. L’arrivée des Kree devraient rajouter du suspens, mais je trouve ces personnages assez ratés et caricaturaux. Finalement, comme d’habitude, la tension venait des tensions entre les personnages. Résultat: je suis mitigé sur cet épisode. Les différentes situations et intrigues sont justes, mais l’écriture n’est pas des plus subtiles cette semaine: Civil War, Lincoln, Mac qui culpabilise, l’introduction de nouveaux personnages, le maquillage des Kree… Un éléphant dans un magasin de porcelaine s’en serait mieux tiré et les acteurs ne brillent pas autant que d’habitude à cause de cette écriture. Le dernier acte rattrape heureusement le tout, mais c’est un peu tard.

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Oui, oui, ça sent l’annulation…

The Grinder approche de sa fin de saison mais propose une nouvelle fois un épisode plutôt classique, sans vraie surprise et qui suit la formule de la série. La formule ayant fonctionné jusque-là, l’épisode délivre de bonnes choses, des blagues qui font sourire (parfois même rire) et un cliffhanger qui bien que prévisible fait son travail comme il faut. Certes, ça manque un peu de surprise, mais la série n’a pas cette ambition et propose du coup du divertissement agréablement plaisant et bien écrit. Rien de révolutionnaire, mais pas catastrophique non plus. J’espère simplement une vraie conclusion, Rob Lowe a déjà été annulé une fois sans conclusion, pas deux s’il vous plaît ! Enfin, en parlant de conclusion, excellente fin d’épisode !

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« Je veux pas être annulé, s’il vous plaît ! »

Grandfathered au contraire décide de prendre des risques cette semaine et de secouer un peu sa formule, en explorant des dynamiques nouvelles et surtout en jouant la carte de la sensibilité. Ainsi, la mort annoncée en fin d’épisode précédent frappe Jimmy. Il passe les ¾ de l’épisode à ignorer son deuil pour finalement faire un éloge conclusif très touchant : définitivement pas ce que j’attendais de cette sitcom, mais une vraie réussite qui remonte le niveau de cet épisode moyen. La toute fin offre enfin ce que tout le monde attend depuis 21 épisodes et bon, c’est frustrant de ne pas avoir la suite immédiatement du coup ! Si le choix est vraiment à faire entre Grinder et Grandfathered, je sauve cette dernière. Entendez-moi, dieux de la télévision !

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Et le pire, c’est que leur couple ne me manque même plus.

Grey’s Anatomy propose une nouvelle fois un épisode se concentrant largement sur une infime partie de son casting, à savoir la bataille entre Callie & Arizona pour la bataille de Sophia. Et c’est très réussi. Du côté des intrigues secondaires abordées, on retrouve Stéphanie et son petit-ami qui ne l’est plus mais qu’elle aimerait bien récupérer mais qui va mourir (pardon, mais c’est Grey’s, on connaît l’histoire d’Izzie et de Teddy par cœur). Celle-ci sonne très répétitive, donc. On retrouve aussi d’excellentes scènes pour Japril, c’est agréable de les voir enfin en paix, j’espère que ça va durer et qu’ils ne vont pas nous refaire le coup du bébé malade. Enfin, excellente intrigue principale se concentrant à merveille autour de Callie et Arizona. Alors oui, la haine de Callie semble assez répandue un peu partout, mais je ne cède pas si facilement : elle a déconné c’est vrai, mais je trouve quand même horrible ce qui lui arrive dans cet épisode, surtout qu’elle était si sûre d’elle et que cela va clairement mettre un frein à sa relation avec Penny. Ça ne me plaît pas car je ne sens toujours pas la fin de saison pour Sophia/Arizona/Callie/Penny, il va forcément se passer un truc, mort ou autre, non ? Bref, très bon épisode autour du procès, on aimerait en voir plus souvent des comme ça, et des qui oublient de l’existence de Warren aussi.

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Hop, hop, hop vous deux, attendez la fin de saison, merci !

Wtf Scandal, wtf ? Entre la fausse trêve, papa Pope qui balance l’avortement d’Olivia et la demande en mariage de David, je narrive pas à décider quelle est la plus mauvaise idée de la série. Bon allez, je vais pencher pour Papa Pope parce que rien ne va, rien, dans l’écriture de son personnage et de la campagne qu’il dirige. C’est le concentré de tout ce qui ne va pas dans la série, comment peut-il sérieusement avoir encore autant d’influence après tout ça ? Et comment Olivia peut-elle vivre comme si de rien n’était alors qu’elle a tué quelqu’un ? Pff. Autant je trouve l’idée de la campagne présidentielle véritablement passionnante (et bien jouée avec ce faux Trump), autant plus le temps passe, plus tout part en vrille niveau cohérence. « It’s always about you Liv' ». Bien vu, senator Davis. Il aura eu une scène bien intéressante avant de disparaître. Quant à la fin de l’épisode, je déteste Abby d’avoir fait le bon choix, j’aurais aimé voir Olivia jetée sous un bus pour une fois, et c’est ce qu’Olivia aurait fait (pas dans les premières saisons, mais il y a longtemps qu’elle a perdu son white hat) et… Je n’en ai plus rien à faire de Jake depuis longtemps.

Et voilà qui conclue bien (non) la semaine !

Teachers (S01)

Avis : Toujours dans l’esprit « Je n’ai pas le temps de commencer de séries », j’ai regardé la saison 1 de Teachers, un peu au hasard, beaucoup parce qu’Alison Brie de Community en a fait la promo sur Twitter (elle est plus ou moins productrice) et un chouilla parce que c’est du TV Land, qui diffuse aussi l’excellente Younger (dont j’ai déjà parlé ici). Donc, oui, je n’ai pas le temps, mais je le prends, on va dire.

Alors, il m’a fallu le premier épisode pour vraiment rentrer dedans car ça a une vibe très féministe, un peu à la Girls que je n’aime pas car je trouve ça trop excessif comme humour. Heureusement, ce n’est pas que ça, malgré son casting à 99% féminin (et des personnages célibataires). Non, c’est beaucoup plus, et c’est devenu avant la fin du deuxième épisode un véritable coup de cœur !

Pourquoi ? Parce que ça s’approchait bien plus de Community que je ne l’aurais cru : la formule est géniale ! Chacune des professeurs de cette école est un cliché caractérisé par un trait de personnalité bien particulier : la névrosée, la rageuse, la naïve, etc. Et ça fonctionne parfaitement : chacune est amusante à sa manière en solitaire, mais la dynamique de groupe est hyper forte et très réussie, et elles ont même leur propre dean techniquement avec le directeur de l’école, Principal Fearson, seul homme du casting, hilarant lui aussi.

Bref, ça plaira définitivement aux fans de Community, Younger, Kimmy Schmidt (dont j’ai également parlé par là), et peut-être même à ceux de Girls, le sexe en moins. À mourir de rire. Et l’excellente nouvelle que j’ai découverte après coup : la série s’inspire d’une websérie avec les mêmes actrices et les mêmes personnages… Il y a donc 26 épisodes de moins de deux minutes à s’enfiler avant et la saison 2 est commandée par TV Land. De rien.

Note finale de la saison : 18,5/20

Teachers

Épisode 1 – Pilot – 16/20
« 
I can relate. One day, I dreamt I had a dick. »

Bon, je sais que je regardais la série parce qu’Alison Brie en a fait la promotion sur Twitter, et parce qu’elle est productrice, mais j’étais quand même hyper surpris de la voir débarquer dans un rôle génialissime. Comme je le disais en introduction, il m’a fallu quelques scènes pour vraiment entrer dans la série, mais cette intrigue sur la campagne anti-bullying qui tourne les enfants en véritables monstres était habilement mené. Bref, au bout de vingt minutes, j’étais plié en deux, et c’est Alison Brie qui a finalement marqué la transition entre série sympa et sympa drôle. Un pilot donc qui se cherche et se trouve, c’est agréable.

Épisode 2 – Picture Day – 19/20
“I’ll be back right. Oh. I’ll be back right.”

Bim, les tâtonnements du début sont entièrement oubliés et effacés : cet épisode est une pure réussite et il n’y a clairement pas besoin d’Alison Brie pour rendre cette série géniale ! C’est à partir de là que le sentiment d’un Community 2 s’est installé pour moi : tous les gags fonctionnent parce qu’ils sont « out of box » à chaque fois. Le coup de la photo classe est une excellente idée d’intrigue et la loi des trois morts un running-gag un poil prévisible mais qui délivre les fous rires voulus. Je suis peut-être un public facile en tant que futur prof, mais cet épisode est franchement une belle réussite qui permet de cerner chaque personnage et dont les intrigues A et B se rejoignent avec brio.

Épisode 3 – Duct Duct Goose – 17/20
“How can you lose a child in the ceiling?”

Cette série va finir par faire travailler mes abdos un peu trop ! Double intrigue à nouveau : d’un côté le super-intendant et l’élève qui se cache dans le toit, de l’autre la participation au casting de Miss Snap au Bachelor. Alors certes la fin de l’épisode est assez prévisible, mais elle est aussi terriblement efficace, j’adore. Ce casting déchire et les répliques s’enchaînent parfaitement. Je dirais bien que ça fait longtemps que j’ai pas ri autant, mais après tout, j’ai regardé Kimmy Schmidt il y a peu. Sans ça, les notes seraient probablement plus hautes.

Épisode 4 – Hall of Shame – 18/20
“It just came up in the natural flow of the conversation.”

Miss Snap couche avec l’homme de ménage dans l’école et sur un baby-foot (oh mon dieu cette fin !) pendant que Mary-Louise enseigne la religion comme science. Voilà, tout est dit sur la perfection de cet épisode, je crois. Les blagues s’enchaînent plus vite que les vingt minutes qu’on ne voit pas passer. Du coup, je n’ai pas noté grand-chose à dire sur le blog, oups. Et en plus, j’ai enchaîné avec le suivant, car l’ensemble s’enchaîne quand même pas mal !

Épisode 5 – Jacob – 18/20
« 
I want you to go to the corner and think about what you just said, OK? »

Et hop, encore un épisode réussi. L’arrivée de la nouvelle copine de Jacob est une parfaite réussite qui donne une superbe dynamique et j’aimerais qu’elle soit là pour plus longtemps. Bon, cette intrigue éclipse un peu les autres personnages, même si cette idée de la clique était hilarante, mais pas toujours parfaitement menée. Après cinq épisodes d’affilées, je dois également reconnaître que la série a ses limites, le générique très répétitif est assez lassant, surtout quand il commence à se faire tard. Mais à part ça, brillant !

Épisode 6 – Drunk Kiss – 18/20
« 
Why are we watching this? »

Reprise de Teacher après une pause dodo : juste ce qu’il fallait pour confirmer que j’adore la série. Cet épisode traite avec humour de l’amitié un peu trop tactile de Chelsea et Mary Louise, et ça fonctionne parfaitement parce que les deux personnages sont tellement dans leur cliché respectif qu’il fallait leur faire ça. Brillante idée, bien meilleure que l’intrigue B qui restait tout de même assez drôle, mais servait surtout de remplissage. Il manque encore un peu quelque chose pour que cette série soit totalement parfaite, mais vraiment on s’approche de tout ce que j’adore dans les sitcoms – le méta en moins.

Épisode 7 – Bad Tweeter – 20/20
« 
You don’t even have children because nobody would marry you. »

Une fois de plus, Miss Snap apporte beaucoup trop d’humour à l’épisode, de même que la militante (eh oui, je n’ai pas encore appris les noms à ce stade). L’autre truc qui fonctionne toujours, c’est la réaction des gamins face à ces maîtresses névrotiques, parce que ce sont eux les cerveaux dans cette école. Si seulement j’avais pu avoir une école comme ça. Cet épisode atteint une perfection nouvelle pour la série : chaque personnage sert franchement à quelque chose, y compris le principal, et tous ont leur moment de gloire comique. J’adore !

Épisode 8 – Sex Ed – 19/20
« The six degenerates sitting around doing nothing. »

L’idée de l’épisode de proposer des activités extra-scolaires est bonne, mais comme le titre de l’épisode le souligne bien, l’idée de base c’est surtout la Sex-Ed par Mary-Louise. C’est donc cette partie avec le retour du fameux Hot Dad qui fonctionne à fond, alors que le reste est plus moyen et sert beaucoup de gap-filler, ce qui est dommage, mais assez courant dans la formule d’écriture des sitcoms. J’ai néanmoins eu mon meilleur fou rire devant cet épisode (indice : à la fin) totalement wtf, alors je monte la note !

Épisode 9 – Hot Lunch – 20/20
« 
Do the math, people! »

Rien ne vaut un bon running-gag et les blagues de Mary-Louise sont tellement mauvaises que sa conclusion répétitive est à mourir de rire. Et le reste de l’épisode aussi d’ailleurs : déjà l’enchaînement de blagues Harry Potter/cul était forcément parfait au milieu de ma relecture d’Harry Potter, mais en plus cette intrigue avec la petite suédoise (je crois ?) et Miss Snap était parfaitement menée. Beaucoup de méta dans cet épisode, du coup, avec des références culturelles un peu partout. C’est quasiment le truc qu’il manquait le plus jusque-là à la série, alors franchement, ne me demandez pas mon avis dessus. Just do the math, people !

Épisode 10 – Last Day – 20/20
« 
I wanna show that son of a mother a piece of my mind. »

Toutes les bonnes choses ont une fin, et celle-ci est arrivée bien trop rapidement ! Un dernier épisode réussi, sans surprise, sur la fin d’année et avec la menace d’un professeur à virer – et franchement, elles sont toutes à virer à ce stade. Bon, je confirme que Mary-Louise est mon personnage préféré à ce stade, mais elle n’a que peu d’avance sur les autres. Les six personnages principaux de ce casting déchirent et franchement ces dix épisodes étaient truffés de fous rires. Je ne regrette pas d’avoir testé un peu au hasard cette série et je suis heureux que mon vol soit annulé par la grève finalement, car j’ai pu voir les dix épisodes d’un coup… j’ai déjà envie de les revoir ! Très, très bon !