Once Upon a Time – S07E20

Épisode 20 – Is This Henry Mills? – 20/20
Je dirais simplement que je ne m’attendais pas à ça en lançant l’épisode, mais la série a retrouvé tout ce qui en faisait son charme en saison 1. Il était temps, si proche de la fin. Si elle s’est souvent perdu en route, elle prouve avec cet épisode (et cette saison) qu’elle était toujours là, bien planquée derrière la médiocrité. Alors bien sûr, ce 20 ne vaut pas un 20 de Westworld, mais pour moi, la série a su livrer ce qu’elle avait de meilleur durant ces 40 minutes. Et maintenant, je suis presque pressé de la voir se conclure, parce que si elle continue sur les mêmes notes et la même ambiance, ce sera très chouette !

> Saison 7


Spoilers

20

Home isn’t a place, it’s the people in it and they will always be with you.

Lucy est dégoûtée de voir que le baiser de ses parents ne suffit pas à briser le sort, donc elle se rend auprès de Regina pour le tenir au courant de l’avancée de l’intrigue. Oui, mais Regina est plus inquiète par l’orage biblique au-dessus de leurs têtes et elle a bien raison : Gothel débarque et annonce qu’elle est prête à détruire le monde. Oh, joie. Elle veut convaincre Regina de la rejoindre pour protéger sa famille, mais Regina préfère sauver les humains.

Gothel annonce au passage qu’Henry n’a plus de croyance dans son cœur et que c’est pour ça que le sort n’est pas rompu. Le problème, c’est que sans le sort qui se brise, Regina n’aura pas de magie pour stopper Gothel. Les problèmes sont clairement fixés au moins : on sait où l’épisode va, il est question de récupérer la magie et de rompre le sort pour enfin avoir la bataille épique contre Gothel.

En attendant, Rogers découvre que les sorcières engagées dans le rituel sont vouées à mourir et être transformées en arbre. Il parvient à se libérer, mais ne parvient pas à libérer Tilly de l’emprise de Gothel, malgré l’absence de celle-ci. Il se rend au commissariat pour enquêter et Rumple parvient à le convaincre que la magie est bien réelle – il serait temps après tout ce qu’il a vu la nuit même.

Rumple lui explique qu’il est victime d’un sortilège l’éloignant de sa fille, et c’est pour cela qu’il n’a pas pu sauver Tilly. Ils se rendent au bar où ils recrutent Margot pour les aider à libérer Tilly.

Ils retournent donc dans la cave où le rituel continue et Margot fait ce qu’elle peut pour récupérer Tilly. Cela n’est malheureusement pas très efficace et Tilly l’éloigne d’elle avant de la transformer en taille réduite ; de même que Rogers et Weaver. Ceux-ci veulent stopper le sort mais n’y parviennent pas.

Pendant ce temps, Sabine est inquiète de ne pas avoir de nouvelles de Drew, et ses inquiétudes sont encore plus fondées quand elle découvre que Samdi a été contact avec elle. Elle se rend chez Samdi avec Jacinda et… les deux finissent prisonnières de Samdi après avoir retrouvé Drew, parce qu’après tout, Samdi est Facilier et que Facilier est un méchant, même si je ne vois toujours pas son rôle dans tout ça – ou en tout cas son but.

De son côté, Rumple vient voir Regina et lui offre une potion faite à partir du sang de Nick qui devrait permettre à Henry de se souvenir de qui il est – maintenant que la fin du monde approche et qu’il n’est pas sûr de revoir Belle, il se montre beaucoup plus coopératif Rumple. Mouais, ou alors les scénaristes ont juste intérêt à faire avancer les choses et lui offrir une conclusion où il est gentil (je le vois d’ici se sacrifier à la fin de toute manière).

Forte de cette potion, Roni/Regina se rend chez son fils pour lui donner la potion, mais celle-ci ne fonctionne pas. Il faut dire qu’Henry rationalise tout ce qu’il vit comme un adulte, et il arrête de croire bêtement. Regina ne jette pas l’éponge pour autant : elle veut le forcer à toucher le roman « Once upon a time », livre 2.

Elle le déterre de la tombe de Victoria et force Henry à le toucher, devant Lucy. Cela ne fonctionne toujours pas et Henry s’énerve assez logiquement contre Roni, mais prend tout de même le temps de l’écouter. Regina dévoile alors toutes les preuves qu’elle a de sa filiation avec Henry, avant de lui expliquer que Gothel les a ramenés dans le passé. C’est pour cela que personne ne les cherche : personne ne sait qu’ils ont disparu. C’est tordu, mais ça explique l’absence de la moitié du casting, alors je trouve ça cool. Oh, et c’est aussi la clé manquante pour lui rendre ses croyances, même si Regina ne le voit pas tout de suite.

Autrement dit, tout l’épisode se concentre sur les croyances d’Henry et sur ses souffrances d’avoir perdu sa famille. Regina comprend sa douleur – il a été kidnappé et le sort est sa faute – mais elle veut le voir la surmonter. Ce n’est pas évident du tout pour lui, malheureusement.

En flashback, on retrouve Henry, mais l’autre acteur ayant joué Henry ces dernières années. Il a assez grandi pour qu’on nous le vende en terminale. Il explique à Regina qu’il a envie de déménager l’année suivante, mais pour l’instant, c’est sa rentrée et ça lui permet d’obtenir une voiture. Je n’ai pas eu ça pour mon passage en terminale, moi. En plus, dans la scène suivante, il a déjà eu un accident, mais Regina s’en fout et lui offre son aide pour trouver une université.

Comme dans toutes les séries américaines, il est admis dans toutes les universités qu’il a demandé, et ce sont des universités prestigieuses. Il balaye tout ça d’un geste de main et commence à stresser de devoir mentir sur qui il est, hésitant à partir de Storybrooke.

Par chance, il reçoit un coup de fil anonyme qui l’aide à trouver sa place, et bien sûr, cet anonyme n’est autre qu’Henry Mills, celui de cette saison 7, qui a trouvé son numéro dans les papiers d’adoption donnés par Roni. Cette scène fonctionne extrêmement bien, avec Henry donnant des conseils à Henry. C’est on ne peut plus simpliste et idiot – mais ça suffit à rendre ses croyances à Henry… aux deux Henry à la fois.

En plus, ça permet d’introduire la conclusion stupide et logique que Storybrooke vivra toujours en Henry même quand il n’y sera plus – et vivra toujours dans les fans tant qu’ils le voudront. Ouep, c’est hyper classique, et on l’a déjà vu avec Poudlard, mais ça marche toujours autant. Henry décide donc de quitter Storybrooke pour partir à l’aventure, nous permettant de faire la boucle avec le premier épisode de cette saison.

Tout cela ne conclut malheureusement pas toute la saison : Regina essaye d’arrêter Gothel par elle-même et ce n’est pas très efficace. Quand Henry la retrouve, il la pense morte et il lui avoue qu’il aime, et il lui embrasse le front et TADA le sort est rompu.

Alice et Robin se retrouvent et s’embrassent, Rogers redevient notre Capitaine et Regina récupère ses pouvoirs. Elle n’est toujours pas assez forte pour stopper Gothel, mais Alice en a les capacités, surtout quand l’amour de Robin et Hook la porte. Oui, parce que Hook parvient à combattre le sort qui l’éloigne de sa fille pour lui tenir la main.

Hop, Alice parvient à tuer Gothel en la transformant en arbre (comme ça elle n’est pas tout à fait morte, voyez-vous ?) et tout le monde peut se retrouver : Naveen, Tiana et Jacinda se libèrent du placard de Facilier maintenant qu’ils sont de nouveau des héros, et le grand méchant disparaît.

Cela leur permet de retrouver toute la famille, où ils sont aussi rejoints par Lucy. C’est l’heure d’un bon gros câlin pour tout le monde, et c’était mignon comme tout. Tout cela était une bien jolie conclusion pleine de bons sentiments qui ne paraissaient pas pour autant ridicules – contrairement à beaucoup de scènes de ce genre, surtout dans la série. Je ne sais pas, peut-être que je me ramollis avec le temps, mais j’ai trouvé ces scènes habilement menées et jamais dans l’excès de niaiseries. Cette saison 7 m’aura vraiment réconciliée avec la série qui parvient à retrouver ce qui faisait sa force – la magie, l’espoir, les bons sentiments.

Malheureusement, il faut encore que nos personnages rentrent chez eux et à leur époque, et avant cela, il va falloir battre Facilier : la dague de Rumple a disparu, et celui-ci retrouve chez Facilier son album photo. C’est suffisant pour lui donner envie de le tuer… mais Rumple n’est plus si fort que ça maintenant qu’il est passé par le stade Weaver.

Ce n’est pas un vrai problème : Weaver ne parvient pas à tuer Facilier, mais Rumple si, parce que dans un twist imprévu, le Crocodile nous poignarde Facilier avant de dire bonjour à son double affaibli. Oh bordel, on est reparti sur une intrigue à l’Evil Queen et on nous ramène le méchant que je déteste le plus dans cette série, mais je suis malgré tout content, car ça devrait donner une vraie impression de fin aux sept saisons.

20-1

> Saison 7

Agents of S.H.I.E.L.D – S05E20

Épisode 20 – The One Who Will Save Us All – 17/20
Il se passe énormément de choses dans cet épisode, mais bizarrement, ça ne m’a pas motivé autant qu’il aurait dû. Il faut dire aussi qu’il a tout d’une énorme transition vers l’épisode final, alors même que je pensais qu’on en avait fini avec ce type d’épisode pour passer au cœur de l’action. Oh, de l’action il y en a malgré tout et c’est un vrai rythme haletant que propose la série… mais je ne sais pas, je crois que je fais la fine bouche : on arrive à la conclusion de cinq années après tout, il faut que ce soit grandiose !

> Saison 5


Spoilers

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Are you willing to let Coulson die? Yes or no?

L’épisode repart fort avec une musique épique qui entraîne Coulson et Talbot vers le vaisseau ennemi au-dessus de Lighthouse. Oups. Les images de synthèse sont toujours très au point au moins et Coulson et Talbot sont rapidement faits prisonniers, de plein gré. Ils sont emmenés à celui qui dirige le vaisseau et qui préférait largement Hydra.

On le comprend, parce que Talbot pète un câble total et récupère le commandement du vaisseau en tuant un garde et en forçant tout le monde à s’agenouiller.

Ils découvrent Hale prisonnière du vaisseau, mais une vraie prisonnière cette fois – et Coulson vient l’interroger. Elle se justifie de sa trahison en parlant de Ruby et en expliquant son point de vue, mais son point de vue, on le connaît déjà et on ne l’aime pas beaucoup. En plus, ça a conduit à la mort de sa fille, pour rien.

Coulson n’en a pas grand-chose à faire et la libère pour récupérer ses informations, surtout qu’elle en a. Elle connaît bien la Confédération et n’hésite pas à les trahir, heureuse de voir son projet d’arme fonctionnel. Le problème, c’est qu’ils parlent de leur plan devant l’extra-terrestre, ce qui ne me paraît pas une bonne idée.

Talbot s’arrange pour avoir rendez-vous avec la Confédération et renégocier les termes de la protection de la Terre. Il se prend pour un héros bien meilleur que les Avengers maintenant qu’il a un costume ridicule et il récupère bien vite de l’autorité en tuant un des six chefs de la confédération. Il ne tue pas le bon cela dit : il laisse en vie le père de Kasius.

Celui-ci en profite pour mettre à jour Talbot sur les événements d’Avengers Infinity War et comme Talbot serait bien impuissant face à Thanos, il passe un nouveau marché avec Talbot. Il lui explique que la Terre a encore du gravitonium en son centre, et Talbot veut le récupérer pour se rendre invincible.

Quand il expose son plan à Coulson et Hale, ceux-ci sont très mitigés et quand Coulson apprend que Kasius a promis d’aider Talbot, il comprend que la Terre est dans la merde.

Il n’a toutefois pas beaucoup d’arguments faisant mouche auprès de Talbot qui pense plutôt que Coulson est jaloux de lui et le force à s’agenouiller. Ah, bien, Talbot part dans la mégalomanie. Tout ça parce qu’il a une cape qui le rend cool, pff.

Au Lighthouse, toute l’équipe cherche un nouveau plan maintenant que Coulson est porté disparu et qu’ils ont été incapables de garder . Yoyo s’inquiète pour Mack et elle fait bien : il est parti faire un tour de la base pour voir s’il y avait des survivants, et il y en a. Cela arrange May qui lui demande de ne pas le tuer pour pouvoir l’interroger. Mack est quand même blessé, et ça inquiète Yoyo. La tension entre eux est palpable et aucune résolution n’est vraiment proposée dans cet épisode. Oui, ils s’aiment, mais non, ça ne fait pas tout.

May et Jemma interrogent l’alien qui leur révèle le nom incompréhensible de leur ennemi, voit qu’ils ont récupéré sa potion lui permettant de se renforcer et… meurt devant eux, forçant Jemma à l’autopsie, ce qui était un bon gag.

Fitz galère à réparer les ordinateurs de la base, mais heureusement Deke est là. Grâce à des réparations rapides dignes du futur, Daisy revient à la base et a la chance de tomber sur Yoyo qui lui en veut toujours autant. Les deux amies ont vraiment des différents de plus en plus irréconciables, et Yoyo profite de ses pouvoirs pour voler le sac de Daisy et y découvrir des ossements. Elle a pris cher Dichen Lachman là.

Bref, les deux en viennent aux mains et aux pouvoirs, dans un combat heureusement arrêté rapidement par May qui prend le côté de Daisy. Cela suffit à calmer Yoyo pour l’instant, même si ça n’a pas trop de sens. Au point où on est, elle aurait pu tout aussi bien l’attaquer aussi, même si elle ne fait pas le poids (déjà qu’elle ne le faisait pas contre Daisy).

Deke est heureux de retrouver Daisy, même s’il découvre que les citrons n’étaient pas une si bonne idée et qu’il met aussitôt la « blague » sur le dos de son grand-père. Ils se rapprochent et Daisy lui confie que tous ceux qui s’approchent d’elle finissent par mourir, ce qui est une belle manière de ramener Lincoln sur le tapis et de lui faire dire qu’elle est encore amoureuse de lui. Outch. Au moment où Deke allait lui faire sa déclaration, en plus.

Le pauvre se retrouve à expliquer sa situation familiale et la réaction de Daisy est géniale, comparant immédiatement le petit-fils et le grand-père. Ce n’est pas gagné pour Deke quand même… et il semble en être plus que conscient.

Grâce à Mack et à ce qu’il reste de Gravitonium, le S.H.I.E.L.D se retrouve avec le Zephyr capable de voyager dans l’espace, exactement comme dans leur futur. Fitz en profite pour s’excuser auprès de lui et leur amitié aussi est bien mise à mal. Mack en profite pour dire ses quatre vérités à Fitz, et avec tout ce qu’il a fait récemment, il y a de quoi faire.

Daisy oblige quant à elle Jemma à travailler sur l’ADN de sa mère pour créer un vaccin capable de sauver Coulson. Jemma a bien conscience de franchir une ligne, mais comme c’est pour Coulson et comme c’est un ordre, elle décide de le faire quand même, avec l’aide de Fitz hésitant lui aussi, à cause du discours de Mack. On ne voit pas sa décision finale qui constitue un mini-cliffhanger de cet épisode.

May, Thomas, Daisy et Deke, qui ne la lâche plus, se rendent dans l’espace pour retrouver Coulson qu’ils imaginent encore prisonnier de Talbot, ce qui n’est pas faux, même si c’est moins la catastrophe que prévu. Les voilà qui arrivent sur le vaisseau de Talbot qui n’aime pas vraiment cette arrivée surprise – ils se sont posés en mode furtif.

Daisy et May débarquent à temps pour voir Coulson être menacé par Talbot qui pense encore être trahi. C’est du grand n’importe quoi, elles voulaient les sauver tous les deux à l’origine, mais Talbot est devenu complétement mégalo et a peur d’une énième trahison du S.H.I.E.L.D.

Hale tente alors de reprendre le contrôle de Talbot en le manipulant avec la lobotomie qu’il a subi. Malheureusement pour elle, si elle sauve bien Coulson, elle ne survit pas à l’opération car Talbot est loin d’être idiot et voit bien sa trahison. Mégalo, oui, mais idiot, non. Il la tue, et les effets spéciaux de la mort par Gravitonium sont toujours aussi ridiculement drôles – mais ça doit faire mal. Je suis un peu dégoûté de la voir y passer, franchement ; surtout qu’elle semblait avoir un meilleur instinct de survie que ça jusque-là.

Daisy s’attaque alors à Talbot, ce qui est exactement ce qu’elle ne devait surtout pas faire. Finalement, Talbot la met K.O en dix secondes et May n’a d’autres choix que de s’incliner elle aussi. May et Coulson sont donc prisonniers de Talbot alors que Deke et Thomas doivent toujours être dans le Zéphyr (?). Daisy, quant à elle, se retrouve envoyée dans l’espace et est désormais aux mains de… Kasius père. Oh ce bordel !

Cela ne sent pas bon du tout pour les deux derniers épisodes – et pour l’instant, Avengers est encore mis de côté, alors même qu’il y a de quoi faire avec le cliffhanger du film. En même temps, les événements des deux épisodes sont tellement rapprochés que Thanos n’est pas encore tout à fait arrivé sur Terre j’imagine. Et puis, faire de Talbot le grand méchant final, c’est plutôt bien joué : la saison nous aura baladé tout du long, de méchant en méchant !

> Saison 5

 

 

Dear White People – S02E04-10

Chapter IV – 18/20
L’épisode prend par surprise en passant d’un propos fun à un propos beaucoup plus sérieux et grave, avec une prise de position très bien géré et bien joué par l’actrice au cœur de cet épisode. On ne perd pas non plus de vue le fil rouge de la saison, et j’ai passé autant de temps à rire qu’à être passionné. Mince, cet épisode m’a même donné des frissons, c’était inattendu !

Saison 2


Spoilers

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You have a right to be here just like anybody else.

Un épisode sur Coco ? Cela promet beaucoup de bonnes blagues surtout quand ça commence par les White Tears d’Abigail, une étudiante qui ne se sent pas écoutée et pas aimée par les noirs. Tu m’étonnes, vu son comportement et son racisme de base. Cela n’empêche pas Coco d’en profiter pour récupérer la place de Troy en tant que présidente de Core, le groupe financé par l’université pour parler des et aborder les problèmes raciaux au sein du  campus.

Evidemment que ça attire l’ambition de Coco, mais elle a tout de même un gros problème : bien sûr qu’elle s’attire toutes les étudiantes blanches du bâtiment, mais son vrai ennui est qu’elle est enceinte. Sa scène avec sa coloc lui faisant son coming out est brillante, accentuant encore le narcissisme de Coco. Autant Kelsey, la coloc, avait mis beaucoup de temps à faire rire en saison 1, autant elle brille dans cet épisode – que ce soit quand elle découvre la grossesse de Coco ou quand elle essaye de faire tout ce qu’elle pour que cette grossesse se passe bien (le thé anti-gaz, c’était juste ce qu’il fallait d’humour).

Enceinte, donc, Coco essaye d’en parler à Troy, mais comme elle le surprend en train de se droguer, elle en profite plutôt pour organiser son coup d’état et récupérer le commandement de Core à la place de James, qui devrait logiquement succéder à Troy. Malheureusement pour elle, sa victoire n’est que de courte durée : elle est refusée du groupe Pegasus et découvre que Dear Right People a frappé fort en inventant un mail entre Coco et Sam prévoyant tous les événements du final de l’an dernier, y compris l’incendie.

Aussitôt, Sam et Coco ont une grosse réunion de groupe pour expliquer qu’elles n’ont bien sûr rien fait, mais la presse de l’université s’est déjà emparée de l’affaire. Sam parvient donc à convaincre Coco de ramener Carson Rhodes, un noir connu des média pour ses positions anti-racisme (youhou) et sa politique permettant l’entente avec tout le monde. Elle est bien aidée par Lionel qui brosse Coco dans le sens du poil alors même qu’elle est plus méchante que d’habitude avec lui… et il se retrouve avec le vomi de Coco sur son pull. Joyeux.

Bref, Coco se retrouve à devoir envisager l’avortement et elle le vit forcément super mal. Pourtant, elle en parle avec Kesley et décide que c’est la meilleure solution. Se retrouver dans une clinique pour l’avortement, c’est loin de son monde cependant et elle change radicalement de décision.

Coco se rend finalement chez Troy pour lui annoncer la nouvelle. Totalement défoncé, il lui sert un verre de whisky, ce qui n’a aucun sens. Coco prend la décision de garder le bébé… et de quitter le campus. C’est n’importe quoi ce départ, c’est beaucoup trop précipité et je suis dégouté. Elle part sans dire au revoir à Sam qui la rattrape – et elle aussi est dégoûtée de la voir s’en aller comme ça.

18 ans plus tard, rien que ça, la série ne se fout pas de nous et annonce que la fille de Troy et Coco arrive à son tour à l’université où il n’y a plus de problème de race – oui, je suis passé du moment où j’étais dégoûté au moment où j’ai su que la série explorait les rêves de Coco.

C’est du foutage de gueule un peu, mais c’est hyper efficace : elle a imaginé tout ça depuis la clinique de l’avortement et, finalement, elle se décide à le faire juste après un discours où elle expliquait à sa fille qu’elle avait le droit d’être là. C’est un très joli épisode sur l’avortement, soulignant bien les difficultés du choix. Je regrette simplement son côté expéditif, parce que l’intrigue débarque sur les 6 ou 7 dernières minutes d’épisode finalement, et ça aurait mérité un arc plus long. L’actrice s’en sort à merveille d’une intrigue pas facile et ouais, la fin file des frissons tout de même.


Chapter V – 17/20
La série continue de bien se porter pour cette mi-saison (déjà !) qui aborde de nouveaux problèmes. Non seulement, chaque épisode semble se centrer sur un personnage, mais cette saison donne vraiment la part belle à toutes sortes d’autres problèmes qui sont mis sur le devant de la scène alors qu’on ne les attendait pas. En plus, ce chapitre se permet une escalade de tension sympathique pour sa dernière scène.

Saison 2


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That back-and-forth was so good, I feel like Shonda Rhimes wrote us.

Sam reprend son émission et le fait avec Joelle désormais. James la prend pour une seconde main et c’est en toute logique que l’épisode se centre alors sur Jo et ses difficultés à briller. C’est brillant, surtout quand Sam prend sa défense devant James pour mieux lui couper la parole chaque fois qu’elle parle dans l’émission. Du début de cet épisode, je retiens surtout l’amitié très bien gérée entre Gabe et Jo – je les avais adorés en saison 1 et je trouve ça génial que ça continue en secret à la bibliothèque, l’air de rien.

En cours, elle rencontre Trevor King, qu’elle avait battu à l’admission en étant persuadé qu’il était un autre homme blanc qu’elle était parvenue à ridiculiser. Le courant passe tout de suite entre eux, telle une série Shonda Rhimes, et c’est très sympa de les voir flirter et avoir leur premier rencard ensuite. Jo rentre donc avec un sourire grand comme ça et Reggie le remarque aussitôt, étant assez clairement jaloux. Pas le temps d’approfondir cette intrigue cela dit, car elle est là pour une réunion du bâtiment.

Au cours de celle-ci, elle apprend que Carson Rhodes viendra bien à l’université, et c’est l’occasion de passer du temps loin de Jo dans cet épisode. C’est un comble vu le sujet de base où elle se sentait ignorée, mais c’était intéressant malgré tout de le découvrir et de voir un énième débat blanc/noir dans la série. C’est toujours un bon moment avec pas mal d’humour, ça semble s’écrire tout seul tellement c’est fluide.

Jo n’aime pas ramener des garçons dans son bâtiment car elle déteste leur faire rencontrer Sam dont ils tombent tous amoureux. Voilà qui est fait. Une fois le deuxième rencard et le premier baiser passé, elle le ramène au AP (le bâtiment) où ça ne se passe pas exactement comme prévu : il critique d’abord Reggie, puis Troy, puis Sam, puis leur parodie d’Empire (si je ne me plante pas). Après tout ça, Jo finit par comprendre que son nouveau copain n’est pas le prince charmant qu’elle pensait mais qu’il est encore plus raciste et con que prévu.

Elle se retrouve donc à le larguer, s’affirmant même sur Sam au passage et permettant à Reggie de gagner quelques points auprès d’elle : il fout directement son poing dans la tronche de Trevor, ce qui était une excellente idée.

L’escalade va vite dans cette scène où Sam découvre également que Jo et Gabe sont amis et que les étudiants de droite ont invité Rikki Carter, une femme de droite qui est la Némésis de Carson Rhodes. Oh, et aussi, son troll est définitivement quelqu’un vivant à AP…


Chapter VI – 19/20
Un deuxième épisode sur mon personnage préféré, c’est tout simplement parfait. Il y a du drama, de l’humour et une sacrée avancée dans le fil rouge. Si j’ai vu venir le rebondissement, il est malgré tout impeccablement géré et c’est le meilleur de la saison pour l’instant, clairement.

Saison 2


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Not everyone’s destined for greatness. #RejectedSpiderManTaglines

La série repart sur un épisode spécial Lionel qui commence encore mieux que le précédent où il ne trouvait pas sa place, étant toujours rejeté pour ce qu’il est (noir mais gay, gay mais noir, gay mais puceau, etc.), à moins d’être avec Troy… ou avec Wesley, qui est tout petit je suis choqué !

Du coup, l’épisode reprend sur ce qui ressemble à un rencard Wesley/Lionel et qui s’avère être… une conversation par SMS. C’est juste trop triste comment Lionel s’imagine toute la scène du coup ; même si c’était une jolie idée.

Il a en fait rendez-vous avec Silvio qu’il ramène dans sa chambre où il veut ouvrir The New Independent, et Silvio y ramène Brooke, juste parce qu’il fallait bien ajouter de l’humour à l’épisode. Comme la série tourne aussi autour de Sam, elle continue de se faire harceler et cette fois, on passe au harcèlement physique avec des bananes accrochées à sa porte de chambre.

Lionel envoie pas mal de SMS à Wesley pendant tout l’épisode et ça me laisse curieux. De toute évidence, lui aussi est curieux et se rend dans sa chambre… où ils sont interrompus au moment de s’embrasser par des SMS de Brooke. Celle-ci a en effet un plan pour identifier le troll et donc faire du New Independent le journal dont tout le monde parlera.

De ce plan, Lionel récupère ainsi dans une poubelle le magazine qui a permis de faire la lettre de rançon suite au kidnapping de Sorbet, le chien de Kelsey. Mon dieu, j’avais tellement oublié cette intrigue et c’est marrant à fond. Cela ne mène nulle part : certes, ils retrouvent Sorbet dans la chambre d’Al et Rachid, mais ils ne sont pas responsables du troll constant de Sam.

Tout ceci mène à une scène sympa entre Brooke et Lionel qui deviennent amis, alors même qu’elle est insupportable et totalement cliché. C’est fou comment la série peut être à la fois sérieuse dans les sujets et une vraie parodie dans le traitement des personnages. Brooke est juste un cliché d’enquêtrice cinglée amoureuse de Lionel.

Evidemment : elle est chiante avec lui parce qu’elle en est amoureuse et qu’elle n’a pas compris qu’il était gay. L’épisode nous révèle alors que Troy et Reggie écoutent tout depuis la chambre d’à côté, ce qui est marrant, et Wesley en profite pour arriver. Ils mangent alors tous les trois, Wes, Lionel et Brooke, et le premier en profite pour leur suggérer de hacker AltIvy ! Il serait temps d’y penser, surtout qu’ils connaissent la personne qui peut le faire.

Reggie se lance aussitôt dans le hack, et c’est génial comment la série avance à toute vitesse sur le problème d’un seul coup. Lionel se retrouve à jouer au jeux vidéo avec Troy et… à accepter un joint de sa part. On ne s’en sort plus, merde ! Si même Lionel se met à se droguer…

Comme d’habitude, ses scènes avec Troy font partie des meilleures de l’épisode, puisqu’il envisage ses différentes relations et en parler avec lui. Il comprend qu’il peut passer à la vitesse supérieure avec Wesley et n’hésite plus à le faire quand Reggie ne parvient pas à cracker le mot de passe du troll. Malgré tout, la première fois entre ces deux-là est pleine de boulettes, ce qui était inévitable et drôle à la fois. Le lendemain, Lionel rencontre Silvio pour parler du journal et comme c’est le jour où Reggie fout son poing dans la tronche, Lionel découvre la vraie identité du troll…

AltIvy se révèle donc être Silvio. Je le sentais venir depuis le début de l’épisode et comme je le déteste, ce n’est vraiment pas un problème pour moi, mais il fait froid dans le dos. La révélation est parfaitement gérée et ça donne envie de continuer la série, clairement.


Chapter VII – 15/20
Bof. C’est un autre épisode que j’attendais avec impatience et je n’ai pas trop aimé ce que ça donnait finalement. J’en attendais plus, ou j’en attendais mieux, mais en tout cas, ça n’a pas réussi à m’embarquer dans son histoire, et c’est bien dommage !

Saison 2


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You have abs. What do you need funny for?

Parfait, un épisode sur Troy enfin ! J’ai bien cru qu’on ne l’aurait jamais cette année. Pourtant, c’était l’un des premiers personanges sur lesquels j’ai changé d’avis grâce à son épisode l’an dernier. Cela dit, celui-ci revient un peu trop en arrière avec la première année d’université de Troy. Il trainait beaucoup avec des blancs qui le voyaient comme leur caution pour faire n’importe quoi – surtout qu’il est en plus le fils du doyen.

Bien sûr, il ne faut pas longtemps pour que Troy fasse n’importe quoi et que son père le recadre, avant de le mettre dans le droit chemin grâce à une mystérieuse société secrète de gens de pouvoir, tous noirs et dans l’ombre. Cela ressemble fort à l’intrigue fil rouge de cette saison, mais comme c’est dans le passé, difficile d’en être certain.

Et aujourd’hui ? Troy fait toujours n’importe quoi ; tentant des blagues qui ne sont absolument pas drôles et extrêmement sexistes. Personne ne le soutient, à part Lionel qui fait semblant. Déprimé de ne pas être drôle, on le retrouve à coucher avec la nouvelle meilleure amie de Coco qui révèle qu’elle a en fait intégré Pegasus – mais pas Coco. Wow.

Troy retrouve ses amis de la première année et ils se moquent tous de lui, avant de partager des champignons avec lui. Allez, un épisode de plus sur les effets de la drogue en ligne sur Netflix… ça faisait longtemps.

Le voilà donc qui ère dans l’université avec ses amis et qui voit la lune tomber du ciel, avant de se lancer dans une quête pour retrouver sa voix. Cela le mène auprès de Reggie qui lui sert alors de guide spirituel, lui rappelant leur première année où Reggie était totalement amoureux de Sam mais où Troy a couché avec elle sans même s’en rendre compte. Bien sûr, il se rend compte de cela au beau milieu d’un cours de Reggie, où tout le monde les écoute. C’est du grand n’importe quoi mais ça fonctionne très bien côté humour. Pauvre Reggie.

Sans trop de surprise, Troy se rend alors auprès de Sam pour obtenir des réponses, lui demandant à elle (et Jo) comment elle le voyait… Et elle le voyait comme une jolie chanson d’amour alors qu’il la trompait – beaucoup.

Finalement, Troy se rend brûler tous ses vêtements devant Core qui faisait une collecte de vêtements. Bien joué. C’est elle qui finit par lui servir de miroir alors qu’il ne lui demandait pas et voulait juse s’excuser. Cela fait du bien de voir Coco lâcher ce qu’elle a sur le cœur.

Tout cet épisode n’a pas réussi à me faire ré-aimer Troy autant que l’an dernier. Au contraire, même, il apparaît encore plus narcissique qu’avant et sa prise de conscience de fin d’épisode n’est pas une belle réussite : il se retrouve nu dans une fontaine et est retrouvé par Lionel et Wesley, ce qui est plutôt marrant, en revanche. Je n’ai pas accroché à cet épisode, comme je n’accroche que rarement quand il est question de bad trip, en fait. Ouep, je suis chiant comme ça que voulez-vous.

Cela dit, la fin d’épisode est plutôt réussie avec son père qui vient lui faire la morale dans sa chambre et comprend qu’il a foiré son rôle de père… Avant de lui piquer son joint et de le recadrer pour de bon. Cette fois, c’est bon, Troy trouve sa voix pour l’open mic et fait rire tout le bar.


Chapter VIII – 20/20
Pas besoin de faire un épisode sur Lionel pour décrocher le 20 finalement. Un huis clos et une confrontation attendue depuis huit épisodes permettent à cet épisode d’être le plus addictif de tous. Au point de négliger ma critique pour profiter à 100%d de l’épisode qui est bien compliqué à résumer de toute manière. C’est tout le problème des conversations interminables.

Saison 2


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Are you aware of your white savior complex ?

Un épisode sur Gabe ? C’est osé à ce stade de la série. Cela fait huit épisodes qu’on ne le voit presque plus. Il continue son documentaire en interrogeant Kelsey, Reggie, Coco, Troy… Tout le monde quoi. Inévitablement, il en arrive à demander à Sam de passer devant la caméra. Alors qu’il lui a donné RDV, il tombe sur Lionel et Wesley qui décidément passent tous leur temps ensemble.

Il est dur de commenter et résumer cet épisode qui est une longue conversation entre Sam et Gabe. Bien sûr, tout cela se fait sous couvert du documentaire de Gabe, mais c’est en fait l’occasion pour eux d’enfin parler et avoir leurs explications. Clairement, c’était attendu et ça met de côté le fil rouge de cette saison. Huit épisodes d’attente ont fait que j’étais totalement scotché devant cette conversation qui n’en termine pas et qui permet aux deux personnages de communiquer. Parfois, ça ne se résume pas et c’est exactement le cas. Cela faisait beaucoup de bien d’avoir cette dispute entre eux, de voir Gabe enfin faire des reproches que Sam se devait de prendre en pleine face.

Les scénaristes sont du côté de Sam, mais le filment du point de vue de Gabe, ce qui est particulièrement intéressant. Il y a quelques plans séquence bien foutus, mais dans l’ensemble, c’est une plongée psychologique réussie dans la tête des deux personnages. Sam souffre et il le redécouvre en la faisant souffrir au passage.

L’épisode est plein de faux départs également : c’est un huis-clos duquel les personnages veulent sortir sans y parvenir. Sam s’en va puis revient. Gabe dit s’en aller, mais récupère ses affaires sans partir. C’est tout bonnement excellent, c’est tout. Ce long épisode de bavardage fonctionne : on part d’un manque de confiance entre eux pour en arriver à un stade où ils peuvent se faire de nouveau confiance.

Quand ils reprennent le documentaire, Gabe explique à Sam qu’il ne connaissait même pas le nom de Jamila avant qu’elle lui reproche de la draguer. Sam en arrive enfin à reconnaître qu’elle doit s’excuser d’avoir couché avec Reggie, même s’ils n’étaient pas officiellement en couple. Gabe s’excuse de l’avoir larguée la pire nuit possible…

Les deux finissent par s’embrasser. Quel épisode ! 25 minutes d’engueulades et de reproches qui mènent à un baiser et une réconciliation… aussitôt zappée par l’arrivée de Jo qui annonce à Sam qu’elle doit rentrer chez elle au plus vite. Et ben bon courage pour éditer tout ça, Gabe.


Chapter IX – 19/20
C’était un épisode totalement inattendu dans l’économie générale de la série, mais un épisode qui parvient à gérer un sujet beaucoup trop triste avec humour malgré tout. Entre celui-ci et le précédent, j’ai l’impression d’avoir subitement changé de série, les scénaristes prenant des risques en transformant radicalement la série. Et en même temps, ça fonctionne, alors pourquoi se priver ?

Saison 2


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Fuck silence, entertain me please.

L’épisode part dans de bien nouvelles émotions avec la mort du père de Sam. C’est un épisode centré sur cette figure centrale dans la vie de sa fille ; qui était son soutien dans les épreuves. Sam doit quitter le campus et le fait avec Jo dans la voiture de Gabe qui leur prête bien sympathiquement.

Sans trop de raisons évidentes, Coco les squatte elle aussi parce qu’elle adorait le père de Sam et parce qu’elle parle encore avec sa mère. Elles étaient potes après tout. Coco est brillante dans cet épisode : elle met de la musique pourrie pour réconforter Sam, et ça fonctionne en fait. Voir Sam rentrer dans sa famille est un peu étrange pour cette série, mais ça permet de bons moments et ça fait respirer de l’intrigue de l’université.

Dans l’ensemble, c’est dévastateur malgré tout : sa famille est aussi chiante que d’habitude et sa mère vit dans un déni eaucoup trop violent pour ne pas cacher quelque chose… qui finit par le découvrir grâce à une cousine manquant de tact lui apprenant que son père avait eu une deuxième chirurgie, ce qu’elle ne savait pas. Sam confronte sa mère et ça ne se passe même pas si mal.

Sam s’en plaint alors à ses deux amies qui ne trouvent rien de mieux à faire que de se disputer sur la meilleure réaction qu’elle devrait avoir par rapport à l’enterrement et au discours qu’elle devrait (ou non) faire sur place. Finalement, Coco révèle qu’elle était encore en contact avec lui et qu’il aimait sa fille (sans blague).

En fouillant le bureau de son père dans la nuit, elle retrouve un tas de choses qui l’attendent, comme un ipod avec tous ses podcasts et une lettre de son père, qu’elle lit donc à l’enterrement, pour se débarrasser du discours… qu’elle fait quand même en lui répondant.

C’était un épisode sacrément chargé en émotions et qui, bizarrement, n’oubliait pas trop le fil rouge puisque Sam trouve aussi un livre sur l’université et que Lionel l’appelle pour lui dire qu’ils n’ont plus d’intervenants pour la fac. Pas grave : elle a le livre de son père sur l’histoire de l’université, une histoire légèrement redondante à force, il fallait bien que ça mène quelque part.


Chapter X – 17/20
Cette conclusion de saison part un peu dans tous les sens mais donne finalement pas mal de réponses. Elle s’autorise des clins d’œil sympathiques au film et apporte les dernières pièces du puzzle d’un mystère de saison à côté duquel il était facile de passer et qui donnerait presque envie de revoir la saison pour mieux tout comprendre. C’est dire à quel point c’était efficace. En revanche, après les excellents épisodes précédents, ça manquait de quelque chose.

Saison 2


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I do have an event coming up.

L’ordre du X, un ordre d’étudiants noirs s’en prenant aux blancs pour ruiner la vie des blancs au pouvoir et pour se venger de la colonisation. Voilà donc autour de quoi tournait la saison avec des X cachés absolument partout dans l’université et étant même écrits sur les poignées de porte de Sam et Lionel. Maintenant que ces deux-là sont sur la piste, on devrait arriver à quelque chose d’intéressant.

Coco couche avec le banc cliché du riche que l’on a vu plusieurs fois dans la saison sans que je ne retienne jamais son nom, celui qui avait donné des champignons à Troy. Bon, ça sort de nulle part, mais pourquoi pas. Cela me permet de découvrir qu’il s’appelle Kurt, et Troy le contacte pour obtenir un job dans Pastiche, un des journaux du campus. C’est une évolution sympathique pour lui, mais les scénaristes n’auront pas su quoi en faire cette saison quand même.

De son côté, Al continue de faire n’importe quoi et veut désormais voir les vidéos de surveillance de la nuit de l’incendie pour prouver que c’était intentionnel. Il a toute son intrigue en arrière-plan, comme l’an dernier avec la noyade du bourré, et c’est un running gag plus ou moins efficace qui finit par nous apprendre que Clifton a mis le feu en faisant exploser involontairement le micro-onde.

Sinon, Troy entend Wesley et Lionel faire l’amour, et cette inversion des rôles le fait rire. Il est beau joueur quand même. Ils regardent ensuite une interview de P’Ninny que l’on aura bien beaucoup vu dans cette saison et qui permet à Lionel de découvrir que son mec n’est pas spécialement du genre à croire au grand amour. Oups.

Jo et Reggie continuent de se rapprocher et ça les mène à s’embrasser. Miracle. Oh, il tente de se rattraper en lui disant qu’elle est la fille de ses rêves et tout, mais bon, c’est du n’importe quoi, il était amoureux de Sam avant et c’est tout.

Evidemment, ils se font surprendre par Sam, sans trop de surprise, histoire qu’elle leur reproche à son tour l’absence de chaussette sur la poignée. C’était marrant et ça permet à Sam de se rendre chez Gabe pour coucher avec. Ouep, toutes les histoires amoureuses ont leur conclusion comme ça.

On découvre aussi que le flic qui a failli tuer Reggie est bien viré de l’université… après un mois et pour être mieux promu. Rageant. Le message passe, au moins. L’épisode prend le temps de présenter le point de vue blanc pour le moquer à plusieurs reprises, mais les phrases sont tellement clichées que ça fonctionne très bien.

Les étudiants organisent malgré tout une manifestation contre la venue de Rikki, qu’ils voient comme trop raciste, et Sam décide d’aller la filmer pour lui poser des questions qu’elle juge dérangeantes. Le problème, c’est que Rikki est une fan récente de Dear White People et elle lui fait savoir. Pire, elle compare leurs vies, lui expliquant que Sam n’est que son passé. C’est un joli clin d’œil puisque Rikki est jouée par la géniale Tessa Thompson, qui incarnait le rôle de Sam dans le film Dear White People en 2014 !

Avec un peu de temps, Rikki estime que Sam deviendra un personnage public elle aussi. La confrontation Rikki/Sam était loin de ce que j’imaginais : Sam se retrouve sans voix face à Rikki qui est complétement désabusée par la société et s’arrange juste pour se faire du fric. Elle est là pour un « spectacle » clair : elle compte dire ce que la société attend d’elle, parce que c’est comme ça qu’elle vit et puis c’est tout. J’adore l’idée, mais finalement tout ça déstabilise Sam qui ne sait plus comment se défendre et se rend finalement voir Lionel, ayant besoin d’une victoire.

Silvio est l’organisateur de ce spectacle qui tourne bien mal : toutes les places sont vendues, oui, à des noirs venus protester leur mécontentement devant Rikki. Une action silencieuse, c’est plutôt sympathique comme idée, et ça change de la saison précédente. En plus, ça ridiculise une bonne fois pour toute Silvio qui n’a pas vu le coup venir. Bon courage pour sa carrière derrière après ces deux fins de saisons qui le descendent. Je suis tellement heureux de voir que les scénaristes maltraitent ce personnage que je détestais.

Finalement, Lionel conclut l’intrigue de la saison en reprenant toutes les infos que nous avons eu au cours de la saison pour les exposer à Sam. Cela le mène avec Sam à comprendre le point de rendez-vous de ce groupe qu’est l’Ordre de X, un groupe qui se retrouve chaque année à minuit le premier jour des partiels.

On bascule alors dans une sorte de thriller étrange où ils se rendent dans une tour du campus à minuit pour comprendre ce que c’est que cet ordre du X, mais sont déçus de tomber sur une pièce vide… jusqu’à ce que Sorbet se pointe suivi par un inconnu dont on connaît beaucoup trop bien la voix (c’est le narrateur !) et qui nous fait un cliffhanger de dingue au moment où nos personnages touchaient le fond et déprimaient de cette nouvelle défaite. Il n’y a plus qu’à espérer une saison 3, car apparemment, les voilà recrutés dans l’ordre du X. Ah lala, tout ça faisait vraiment Orphelins Baudelaire, une fois de plus.

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EN BREF – Malgré l’absence de Defamation, la parodie de Scandal, cette saison 2 avait à peu près tout ce que j’en attendais, et même plus. Beaucoup d’humour, de dramas, d’excellentes répliques et de problématiques sont abordés avec une justesse et une fluidité rare. Toute la saison est construite autour d’un fil rouge qui apparaît plus solide que la saison 1 et qui mène à un cliffhanger étonnant. Ils ont intérêt à faire une saison 3 !

De manière générale, je dirais que le modèle de la série fonctionne plutôt bien avec un personnage au cœur de chaque épisode, mais cela continue de créer des dissonances avec des épisodes moins bons que d’autres, ce qui est un peu dommage. En revanche, je pensais que ce serait les mêmes personnages qui m’intéresseraient moins cette année, et ça n’a pas été le cas : Reggie est remonté dans la liste des personnages que j’aime bien, Troy, lui, est descendu à défaut d’avoir une intrigue satisfaisante.

Dans l’ensemble, je pense que cette saison était meilleure que la première, peut-être aussi parce que je savais à quoi m’attendre et parce que j’ai tout vu d’un coup. Il n’y a plus qu’à espérer que Netflix ne fasse pas n’importe quoi maintenant.

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Saison 2

Dear White People (S02)

Synopsis : Après les événements de la fin de saison 1, Sam se retrouve confrontée à un mouvement d’extrême droite et part en guerre contre un troll des réseaux sociaux.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

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Pour commencer, j’ai tellement dévoré la saison 1 qu’il m’a fallu relire tout mon article dessus pour me remettre les personnages et le contexte en tête. Je me suis surpris à redécouvrir certains personnages que j’aimais bien (Jo, notamment) quand je connaissais déjà ceux qui me plaisaient le plus (Lionel). Parmi mes redécouvertes, c’est surtout l’ambiance de la série que j’avais complètement oublié. On est entre l’humour et le sérieux, et la saison 1 avait réussi à m’embarquer précisément grâce à ça – un bon dosage entre les deux.

J’avais beaucoup aimé l’intelligence du scénario qui n’hésitait pas à montrer par des petits détails que l’on se concentrait chaque fois sur le point de vue d’un seul personnage, et ça fonctionne drôlement bien je trouve. L’ensemble de la saison donnait une pluralité de points de vue tout en se concentrant malgré tout sur un seul problème, le problème racial, qui devenait problème multiple. Pourtant, l’université faisait aussi face à des problèmes de binge-drinking dont nos héros se moquent pas mal. La force de Dear White People est donc de ne jamais perdre son sujet de vue et de rappeler subtilement qu’aussi important soit-il, il y a d’autres sujets importants qui continuent de se dérouler à l’arrière-plan. Mais ils n’ont pas vocation à sortir de leur arrière-plan, justement.

Bref, je suis remotivé et pressé de découvrir cette seconde saison, malgré quelques choix précipités peu appréciables en fin de saison. Et puis, c’est le Week-End en Séries, c’est une jolie occasion de m’y remettre !

Chapter I – 18/20
Une excellente réintroduction de la série et de ses personnages, avec quelques sous-exploitations comme je m’y attendais (après tout, un épisode = un point de vue) et d’excellents fous rire, comme je n’en attendais pas à défaut d’avoir gardé un souvenir juste de la première saison. C’est addictif, c’est prenant, c’est définitivement dans l’ère du temps et j’accroche, tout simplement.
Chapter II – 16/20
Si l’épisode ne se centrait pas sur le personnage que je voulais voir mis en avant dans ce chapitre, je dois reconnaître que les scénaristes font du bon boulot en parvenant à me faire aimer un personnage que je détestais franchement l’an dernier. Ce n’est toujours pas mon personnage préféré, mais j’ai trouvé cet épisode très efficace par moment… et malheureusement trop lent/bavard à d’autres.
Chapter III – 16/20
Oh ben mince, l’épisode que j’attendais le plus m’a moins plu que prévu. Il était bien, mais ça manquait de quelque chose, même si je ne sais pas encore de quoi. En tout cas, le fil rouge de la saison apparaît assez clairement après ces trois épisodes et mon avis sur les personnages mis en avant dans ce chapitre ne change pas d’un iota. Je les avais bien cerné en saison 1, on va dire.
Chapter IV – 18/20
L’épisode prend par surprise en passant d’un propos fun à un propos beaucoup plus sérieux et grave, avec une prise de position très bien géré et bien joué par l’actrice au cœur de cet épisode. On ne perd pas non plus de vue le fil rouge de la saison, et j’ai passé autant de temps à rire qu’à être passionné. Mince, cet épisode m’a même donné des frissons, c’était inattendu !
Chapter V – 17/20
La série continue de bien se porter pour cette mi-saison (déjà !) qui aborde de nouveaux problèmes. Non seulement, chaque épisode semble se centrer sur un personnage, mais cette saison donne vraiment la part belle à toutes sortes d’autres problèmes qui sont mis sur le devant de la scène alors qu’on ne les attendait pas. En plus, ce chapitre se permet une escalade de tension sympathique pour sa dernière scène.
Chapter VI – 19/20
Un deuxième épisode sur mon personnage préféré, c’est tout simplement parfait. Il y a du drama, de l’humour et une sacrée avancée dans le fil rouge. Si j’ai vu venir le rebondissement, il est malgré tout impeccablement géré et c’est le meilleur de la saison pour l’instant, clairement.
Chapter VII – 15/20
Bof. C’est un autre épisode que j’attendais avec impatience et je n’ai pas trop aimé ce que ça donnait finalement. J’en attendais plus, ou j’en attendais mieux, mais en tout cas, ça n’a pas réussi à m’embarquer dans son histoire, et c’est bien dommage !
Chapter VIII – 20/20
Pas besoin de faire un épisode sur Lionel pour décrocher le 20 finalement. Un huis clos et une confrontation attendue depuis huit épisodes permettent à cet épisode d’être le plus addictif de tous. Au point de négliger ma critique pour profiter à 100%d de l’épisode qui est bien compliqué à résumer de toute manière. C’est tout le problème des conversations interminables.
Chapter IX – 19/20
C’était un épisode totalement inattendu dans l’économie générale de la série, mais un épisode qui parvient à gérer un sujet beaucoup trop triste avec humour malgré tout. Entre celui-ci et le précédent, j’ai l’impression d’avoir subitement changé de série, les scénaristes prenant des risques en transformant radicalement la série. Et en même temps, ça fonctionne, alors pourquoi se priver ?
Chapter X – 17/20
Cette conclusion de saison part un peu dans tous les sens mais donne finalement pas mal de réponses. Elle s’autorise des clins d’œil sympathiques au film et apporte les dernières pièces du puzzle d’un mystère de saison à côté duquel il était facile de passer et qui donnerait presque envie de revoir la saison pour mieux tout comprendre. C’est dire à quel point c’était efficace. En revanche, après les excellents épisodes précédents, ça manquait de quelque chose.

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