Dear White People – S02E01-03

Chapter I – 18/20
Une excellente réintroduction de la série et de ses personnages, avec quelques sous-exploitations comme je m’y attendais (après tout, un épisode = un point de vue) et d’excellents fous rire, comme je n’en attendais pas à défaut d’avoir gardé un souvenir juste de la première saison. C’est addictif, c’est prenant, c’est définitivement dans l’ère du temps et j’accroche, tout simplement.

> Saison 2


01

It’s really confusing… right?

On retrouve l’ensemble des personnages à la cafétéria et le narrateur reprend vite son rôle pour nous expliquer la folie des événements de l’entre-saison. Deux semaines après la saison 1, les étudiants blancs envahissent la maison Armstrong Parker réservée habituellement aux étudiants noirs, parce que la Davis House, la maison qui leur est réservée a brûlé le soir où Troy s’est fait arrêter. Voilà qui est problématique – surtout que tout retombe sur le dos de Sam.

La cohabitation blancs/noirs entraîne son lot de problèmes, même si Coco accueille avec plaisir les nouvelles arrivées qui lui redonne de la popularité. On découvre également que Sam est désormais dans la même chambre que Jo, ce qu’elle oublie un peu trop quand elle se sert de vibro pour fantasmer sur Gabe. La scène apporte un bon humour et les deux amies reprennent vite une conversation qui glisse en un rien de temps vers le méta – critiquant les scènes de jogging (j’ai pensé Grey’s Anatomy, j’avoue).

C’est excellent. La série est très bavarde, mais l’amitié Joelle et Sam est merveilleursement bien réintroduite. Elles tombent sur Reggie qui les ignore totalement, surtout qu’il en a toujours après Sam. Ça se comprend.

Joelle découvre les réseaux sociaux de Sam : ils sont plein de haine. Elle a organisé une manifestation qui a dégénéré… mais il y avait en fait trois manifestations et elle n’est pas responsable des débordements. Bref, Sam est en plein trip 13 Reasons Why comme le remarque bien Jo et les scénaristes n’ont pas perdu leur excellente plume. Je ne me souvenais pas qu’on avait autant d’insistance sur les réseaux sociaux, mais ça fonctionne vraiment bien dans cette série. En fait, c’est une composante importante de la vie de Sam, et je ne comprends pas comment j’ai pu oublié ça.

La série nous introduit également Jamila que Sam déteste immédiatement : elle débarque à l’université et s’entend avec Gabe tout en ruinant le cours de Sam avec ses interventions.

Bien sûr, Lionel est complétement mis de côté dans cet épisode, et j’ai bien aimé comment ça me rappelait la saison 1 dans la construction. J’espère que l’on va garder le même rythme et avoir un second épisode centré sur lui.

Sinon, on retrouve les parodies, mais cette fois je passe à côté. C’est clairement de la télé-réalité. Sam demande conseil à Reggie quand elle comprend que ses harceleurs sur les réseaux sociaux sont aussi des étudiants, mais ils sont interrompus par le retour de Troy à l’université. C’est sympa de le retrouver, mais ça ne plait pas à AltIvyW, son harceleur sur les réseaux sociaux, avec qui Sam engage la conversation quand elle ferait mieux de ne pas le faire. C’est ecellent à voir, la série ne perd pas de temps à nous rappeler à quoi elle est brillante.

Sam sur les réseaux sociaux, ce n’était pas forcément ce que je pensais voir de cette saison 2, mais ça marche à fond. Elle finit par découvrir que Gabe fait une vidéo pour savoir s’il est raciste, avec en guest… Reggie. Outch. Et les choses empirent en cours quand elle n’a pas l’argument pour stopper Jamila en cours.

Toutefois, elles prennent le temps de se parler ensuite, ce qui permet un premier contact de la saison très froid entre Gabe et Sam. Les choses paraissent ne pas pouvoir empirer, mais Sam découvrent alors que la radio de l’université a désormais une nouvelle émission : Dear Right People, tenu par des gens de droite, donc. D’extrême droite. Et encore un peu plus à droite même. La caricature est cruelle, mais assez juste malheureusement, et c’est ça qui dérange le plus.

Il est rapidement révélé dans cette saison que Sam avait un père blanc, ce que j’avais soit zappé, soit jamais su. La fin d’épisode la voit craquer quand son adversaire Twitter (enfin l’équivalent Twitter) a trouvé une photo de famille de Sam et insulte sa mère. La voir pleurer rappelle bien les dommages des réseaux sociaux et lance cette saison sur la reconstruction de sa vie, je pense. En saison 1, elle était plus que confiante – la voilà désormais incertaine et incapable de trouver le bon angle d’attaque pour le retour de son émission. Excellent, tout simplement.


Chapter 2 – 16/20
Si l’épisode ne se centrait pas sur le personnage que je voulais voir mis en avant dans ce chapitre, je dois reconnaître que les scénaristes font du bon boulot en parvenant à me faire aimer un personnage que je détestais franchement l’an dernier. Ce n’est toujours pas mon personnage préféré, mais j’ai trouvé cet épisode très efficace par moment… et malheureusement trop lent/bavard à d’autres.

Saison 2


02

You cannot let those few seconds become your whole life.

Comme lors du premier épisode, on redécouvre l’histoire du campus grâce au narrateur qui se concentre sur la vie de Reggie. Zut ! Il va falloir attendre pour Lionel et supporter ce personnage que je n’aime pas. Il a un nouveau coloc lui aussi, l’ami de Thane qui avait organisé la manifestation anti-binge, Clifton. Au risque de me répéter : c’est excellent. L’humour est toujours aussi subtil dans cette série, mais c’est ce qu’il fait qu’il fonctionne.

L’épisode reprend sur la même journée que l’épisode 1, avec Reggie qui n’a pas encore été filmé par Gabe. Ils se croisent en début d’épisode et Reggie n’est pas motivé, trop préoccupé par ses problèmes et son rdv en psychothérapie.

Troy a pris un coup de vieux (ou juste de la barbe au choix) et il a démissionné de son poste à l’université… ce qui permet à son père, le doyen, de lui remonter les bretelles avant d’accueillir Reggie dans son bureau. Il a beau être plein de compréhension, il cerne mal Reggie qui a encore des flashbacks de la première saison et du policier l’ayant braqué avec son flingue… Ce n’est pas faute d’essayer avec du Jay-Z, mais bon, il veut juste protéger son derrière d’un procès en lui faisant signer de quoi l’empêcher de porter plainte contre l’université.

Je n’aimais pas Reggie en saison 1, mais le travail autour de son personnage fonctionne plutôt bien pour cette saison 2. On le suit sur toute la journée et il est plus drôle que dans mon souvenir, et approfondi côté psychologie. Bon, en revanche, je me suis ennuyé en cours de route dans sa journée, même si c’était sympa de la voir avec Coco. Elle est toujours aussi bitch, et ma foi, je l’aime beaucoup. Cela se termine par Reggie qui tente de rester au sein d’un groupe religieux mais s’en barre bien vite.

Il retrouve alors Troy en train se fait draguer et les deux se rendent à une soirée où ils se droguent (Netflix…) et ont de longues conversations desquelles je dois avouer avoir décroché.

Les scénaristes le savaient bien et, pour raccrocher l’attention, ils enchaînent sur un montage le montrant en train de coucher avec différentes étudiantes, qui le draguent toutes, attirées par l’adrénaline de la soirée où il a failli mourir. Sympa…

Le montage se termine de manière marrante par une intervention de Clifton qui est bien plus comique que l’an dernier, puis par une soirée au bar pour Reggie et Jo. Lionel et Silvio débarquent en rencard, ce qui permet à Reggie de définir sa relation avec Jo de la même manière. Comme c’est une soirée open-mic, elle en profite pour lui chanter ce qu’elle ressent avec une chanson d’Erykah Badu (Tyrone)… qu’il n’écoute pas spécialement, trop occupé à se faire draguer.

Le lendemain, il retourne voir le père de Troy et a une vraie conversation à cœur ouvert avec lui, pour mieux découvrir que le flic qui a failli le tuer travaille encore là. Puisque la thérapie ne fonctionne pas et puisque le doyen ne parvient pas à trouver un moyen efficace pour le réconforter Reggie accepte de parler avec Gabe pour son documentaire.

C’est assez excellent de les voir dans la même pièce parce que c’est Gabe qui avait appelé les flics quand même.


Chapter 3 – 16/20
Oh ben mince, l’épisode que j’attendais le plus m’a moins plu que prévu. Il était bien, mais ça manquait de quelque chose, même si je ne sais pas encore de quoi. En tout cas, le fil rouge de la saison apparaît assez clairement après ces trois épisodes et mon avis sur les personnages mis en avant dans ce chapitre ne change pas d’un iota. Je les avais bien cerné en saison 1, on va dire.

Saison 2


03

Look, I’m problematic as fuck.

Ah le voilà mon épisode sur Lionel ! Et c’est fou comment sa simple présence réussit à me rendre de nouveau sympathique le personnage de Troy que j’ai trouvé vraiment abusé dans l’épisode précédent. Comme quoi.

Le narrateur reprend l’histoire et ça permet de nous rappeler dans les détails la fin de saison 1, avec même un rappel de Coco tentant de lui retirer son micro quand il posait les questions dérangeantes sur les Winchester finançant pourtant son journal… Finalement, l’épisode reprend sur la Pride Night avec un Lionel qui a un rencard avec Silvio… se pointant complètement saoul chez lui. Il l’emmène malgré tout en rencard.

Le point fort de l’épisode n’est définitivement pas Silvio qui mériterait de finir dans mon TFSA du jour rapidement, mais bien la relation Troy/Lionel. Les deux colocs sont excellents avec Troy qui tente de s’organiser des plans à trois avec de « fausses lesbiennes » et Lionel qui n’a encore jamais couché avec personne. Troy continue de jouer les grands-frères avec lui et l’accompagne pour l’aider à conclure avec Silvio.

Ce denrier connaît toutes les fêtes gays du campus et ça commence par une soirée où il n’y a que des gays et une nana que Troy drague immédiatement.

Lionel y drague Deondre avec qui il s’entend bien après l’avoir rencontré au bar… mais ça ne dure pas bien longtemps. Il se fait ensuite aborder par Georges, un ami de Silvio qui s’assume beaucoup trop pour lui… Je pense ? Après tout, les goûts de Lionel restent incertains. Bon, cela dit, Georges et ses amis sont bien trop problématiques pour Lionel, surtout quand ils veulent que le mot problématique soit rayé du vocabulaire. Lionel ne s’intègre pas vraiment à cette soirée et ça tombe bien car Silvio veut justement en partir…

Pour se rendre à une deuxième soirée où Lionel tombe sur Brook, une collègue du journal qui lui en veut énormément d’avoir coulé le journal… et qui est tellement bourrée qu’elle l’oublie bien vite, heureusement, pour danser avec Troy (non, avec la première nana, il n’a eu qu’un baiser et ça n’est pas suffisant pour sa nuit). Dans cette soirée, il retrouve toutefois Sam et ses amis, ce qui lui permet d’avoir un endroit où trainer et d’être dur à trouver quand Silvio le cherche.

Sans même s’en rendre compte, il a donc réussi à suivre le conseil de Troy pour séduire Silvio, et ça fonctionne bien. C’est aussi l’occasion de voir Sam et Lionel s’adresser la parole et celle-ci lui demande forcément des infos sur son troll. C’est plutôt une bonne nouvelle pour la saison qui a désormais une direction claire.

Lionel finit par suivre Silvio à une troisième soirée, cette fois sans clé. Toutefois, Lionel en a marre d’être baladé (littéralement) et confronte enfin son ancien éditeur qui lui avoue qu’il embrasse tout le monde et n’a pas mis autant d’importance dans ce baiser que Lionel en a mis. Mouais. Il est paumé dans ses sentiments pour Lionel et l’emmène quand même à une troisième soirée.

Lionel y rencontre Wesley et cette fois le courant passe pour de vrai, mais est interrompu par Silvio qui a retrouvé ses clés. Oui, tout le but de la soirée était de retrouver ses clés, et c’est tout, même s’il affirme qu’il aime aussi passer du temps avec Lionel.

En fait, Silvio ne veut pas étiqueter leur relation, mais ça ne plaît pas du tout à Lionel qui ne sait pas sur quel pied danser avec lui. Silvio lui en veut pour le journal évidemment, mais il le trouve aussi courageux et adorable. Lionel a la solution parfaite pour Silvio qui est la risée de tous pour ne pas avoir su maintenir le journal qu’il avait en main : c’est le XXIe siècle, ils n’ont qu’à créer un journal après tout. En plus, il a déjà le sujet : les trolls de Sam. C’est qu’on ne perd pas le fil rouge de cette saison finalement.

Silvio se rend compte qu’il a retrouvé les mauvaises clés (et décide donc de les balancer dans la nuit plutôt que de les ramener à la soirée, connard) et retourne à l’intérieur, mais cette fois sans Lionel qui se dit fatigué et doit surtout digérer tout cet épisode.

Lionel rentre donc pour découvrir que Troy non plus n’a couché avec personne ce soir-là. La bonne nouvelle ? Wesley l’a retrouvé sur Facebook et a envie de le connaître un peu mieux. Oui, mais alors virez-moi vite Silvio dans ce cas.

> Saison 2

Colony (S03)

Synopsis : La saison 2 avait enfin réussi à apporter quelques réponses et cette saison 3 est pleine de promesse : les Bowman sont en fuite en espérant rejoindre la résistance hors de la colonie. Ils ont récupéré un gant permettant de tracer les communications adverses et ils ont pour but de contacter les alliés de Noa. Ils sont également avec Snyder, même si celui-ci n’est pas vraiment de leur côté (il active un traqueur), Los Angeles est rayée de la carte, les extra-terrestres nous envahissant sont très en avance sur nous côté robotique (avec plein de drones) et Maddie est en route vers un vaisseau spatial ennemi avec le reste de la population de Los Angeles, la laissant bien en mal en point, pour changer. Ah et sinon, Broussard est resté en arrière avec un vieil homme qui avait aidé les Bowman.

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Pour commencer, il y a tellement d’attente derrière cette saison 3 (et ce faux départ pas digéré en mars) que je me rends compte que je suis trop impatient de la reprendre pour son bien. La série n’est pas si exceptionnelle – sa saison 1 m’avait profondément ennuyée, la saison 2 avait progressivement réussi à m’accrocher et proposer d’excellentes choses… mais dans l’ensemble, ce n’était que du bon divertissement. Pourtant, je l’attends presqu’autant que j’attendais The 100 la semaine dernière, et ce n’est pas bon.

Pire. J’ai beau l’attendre, il a fallu que je relise mon article sur la saison 2 ce matin pour me remettre dans le bain, car les prénoms m’échappaient… et une bonne partie des situations aussi. Finalement, une fois cette relecture effectuée, je pense que la saison 3 ne peut que réserver de bonnes surprises avec une colonie qui s’est effondrée sur elle-même… Et un espion pas si gentil avec les Bowman !

Et puis, pour moi, Colony reste une série addictive pour sa politique bien menée et ses nombreuses expérimentations sur le plan technique, notamment du côté des plans séquences ou des intros détachées du reste de l’épisode. C’est beau à regarder, et donc ça donne envie de se replonger dedans. Tant que le couple Bowman n’est pas séparé, ça devrait aller pour cette saison 3… on verra ! Allez, c’est parti, ci-dessous mon avis sans spoiler ; la critique complète en cliquant sur un titre d’épisode.

Note moyenne de la saison : 17/20.

S03E01 – Maquis – 18/20
Le retour de la série se fait d’une très jolie manière avec ce qu’il faut de suspense et de tension pour scotcher à son siège. Côté technique, c’est impeccable, côté intrigue, il y a un véritable renouvellement des enjeux qui fait beaucoup de bien. La série change aussi de cadre, ce qui lui fait beaucoup de bien et lui offre un peu plus de luminosité. Bref, ce sont 40 minutes que je n’ai pas vu passer et si ça n’a pas répondu à toutes mes questions, ça a lancé cette nouvelle saison sous de très bons auspices.
S03E02 – Puzzle Man – 15/20
La série reprend sa lenteur et son cadre sombre habituel, mais porte bien son titre cette semaine, offrant de nombreuses pièces du puzzle que nous ne connaissions pas encore. Il est pour l’instant difficile de se faire une image globale de ce qu’il se passe, mais on ne nous laisse pas en famine pour autant. La série prend aussi le temps d’étendre son intrigue et de rechanger de point de vue par rapport à la semaine dernière, ce qui est bienvenue.
S03E03 – Sierra Maestra – 16/20
Avec sa double intrigue qui permet de mieux connaître de nouveaux visages, cet épisode sort un peu de la torpeur de la semaine dernière. Cela lui permet de délivrer des réponses très attendues tout en posant quinze autres questions, mais on a l’habitude. Dans l’ensemble, c’était plutôt passionnant, et plus que je ne m’y attendais !
S03E04 – Hospitium – 15/20
C’est reparti pour un épisode long et dans lequel on n’a pas l’impression qu’il se passe grand-chose, alors que les scénaristes s’occupent tranquillement de chacune des pièces de l’échiquier. Tout ceci mène à un cliffhanger intrigant, après 40 minutes à voir se faire et se défaire des jeux d’alliance capitaux pour le futur de chacun.
S03E05 – End of the Road – 20/20
Un excellent épisode à la montée en tension progressive – en fait, peut-être le meilleur de la série, parce qu’il a tous les éléments que j’adore dans celle-ci, à l’exception du plan séquence. On sent bien que les choses se précipitent dans ces 42 minutes : le blabla nous apporte toujours plus d’infos avant une énième scène d’action parfaitement gérée. La série prend un tournant important et son cliffhanger me laisse plein de questions sur la suite.
S03E06 – The Emerald City – 18/20
La série a atteint une intensité psychologique assez impressionnante grâce à son épisode précédent. Si les choses n’avancent pas bien vite, ce sentiment d’être empêtré dans un passé douloureux est commun avec ce que vive les personnages, ce qui est plutôt bien joué. Dans la lignée du précédent, cet épisode propose de nouveaux obstacles et rebondissements inattendus, et des approfondissements insoupçonnés pour certains personnages.
S03E07 – A Clean, Well-Lighted Place – 18/20
Malgré un changement radical de ton et de forme pour ce nouvel épisode, la série continue d’être bien trop passionnante. Cet épisode fait avancer l’intrigue de certains personnages d’un bond de géant tout en stoppant ce qui servait de fil rouge jusqu’ici. En somme, un excellent épisode qui fait presque office de reboot au beau milieu de la saison. Je m’attendais à totalement autre chose pour cet épisode, mais une fois de plus, je suis conquis, surtout que la série sait parfaitement où réside sa force.
S03E08 – Lazarus – 15/20
La série calme le jeu et son rythme pour cet épisode qui avait pourtant tout sur le papier pour l’accélérer. Colony ne fait jamais rien comme j’attends qu’elle le fasse aussi, chaque épisode est une surprise dont je ne sais pas quoi attendre, et celui-ci ne déroge par conséquent pas à la règle. Ni trop rapide, ni trop lent, c’est juste un épisode à voir pour la mise en place de la suite – et pour glaner un point du Bingo !
S03E09 – The Big Empty – 19/20
J’espérais un épisode prenant, mais je n’en attendais pas tant. Ces quarante minutes sont passées, malgré l’heure tardive de visionnage, en un clin d’œil, vraiment. Quelques révélations pleuvent dans cet épisode qui prend aussi le temps d’aborder de plein fouet certaines émotions et certaines conséquences des épisodes passés. Ah oui, le Grand Vide, évidemment, j’aurais pu m’en douter avec ce titre !
S03E10 – Sea Spray – 16/20
Continuer cette série est toujours autant un plaisir et j’espère vraiment qu’elle aura droit à une saison 4 parce qu’elle n’a fait que s’améliorer. Je ne suis pas prêt à dire au revoir à ces personnages et à ces intrigues, surtout maintenant qu’on a enfin quelques réponses qui donnent le sentiment d’avancer dans des intrigues entamées il y a bien longtemps.
S03E11 – Disposable Heroes – 17/20
En un mot : intéressant. Il est intéressant de voir cet épisode nous apporter quelques réponses en continuant de poser des questions. La fin de saison se dessine déjà avec cet épisode qui possède quelques longueurs c’est vrai, mais des longueurs qui semblent nécessaires au développement de tous les personnages et leurs dynamiques. Tous ne m’intéressent pas de la même manière, mais si, c’était intéressant à voir et je suis pressé de voir où tout ça nous mène !
S03E12 – Bonzo – 18/20
On sent bien que cet épisode est la première partie d’un double épisode de fin de saison : les réponses continuent de pleuvoir alors que l’intrigue en cours arrive naturellement à son terme. Oh, les cliffhangers sont parfaits pour nous laisser nous torturer l’esprit une dernière semaine, et tout l’épisode avance à un excellent rythme.
S03E13 – What Goes Around – 19/20
Une excellente fin de saison, une fin de série frustrante – mais moins que d’autres. Je dirais qu’il y a une forme de conclusion, même si on sent bien que la saison 4 était déjà prévue par les auteurs. Quoiqu’il en soit, la série s’en va la tête haute avec un excellent épisode très bien construit. Allez, maintenant, un téléfilm pour conclure please #RENEWCOLONY.

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Colony – S03E01

Épisode 1 – Maquis – 18/20
Le retour de la série se fait d’une très jolie manière avec ce qu’il faut de suspense et de tension pour scotcher à son siège. Côté technique, c’est impeccable ; côté intrigue, il y a un véritable renouvellement des enjeux qui fait beaucoup de bien. La série change aussi de cadre, ce qui lui fait beaucoup de bien et lui offre un peu plus de luminosité. Bref, ce sont 40 minutes que je n’ai pas vu passer et si ça n’a pas répondu à toutes mes questions, ça a lancé cette nouvelle saison sous de très bons auspices.

Saison 3


Spoilers

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Suppose you’re right and there is a war. We’d just be a bunch of cavemen stuck in the middle throwing rocks.

Des poules ! La saison recommence sur des poules ! La fille Bowman a bien grandi et vit paisiblement dans une petite maison près de ce poulailler. La famille s’est installée à la campagne et tout se passe bien : ils ont Snyder pour faire les corvées de ménage et cuisine, les enfants grandissent, tout se passent bien. Toutefois, rapidement, une alarme leur indique qu’il faut se planquer.

Un robot est en effet dans le coin pour effectuer sa patrouille de routine que les Bowman connaissent parfaitement. Le problème, c’est qu’il ne respecte pas sa routine : il arrive plus tôt que d’habitude et il passe la ligne de survie qu’ils avaient déterminé au préalable. C’est problématique, mais la vie est toujours belle pour eux.

À défaut d’avoir contacté la résistance, les Bowman vivent donc une vie paisible à la campagne. Je veux dire, ça va jusqu’à une scène où Will pêche avec sa fille, Gracie (qui m’apparaît encore et toujours comme une gamine insupportable) dans la rivière du coin, alors que Bram aide ses parents dans les tâches stratégiques. Le deuxième fils Bowan, Charlie, est toujours aussi insupportable lui aussi, et je dirais même qu’avoir vieilli ne l’aide pas. C’est fou cette tendance des personnages d’enfants qui sont juste des empêcheurs de tourner en rond.

Bram écoute les transmissions radio de la résistance, tentant de les déchiffrer. Il le fait toutefois en secret de ses parents. Enfin, ça, c’était dans l’entre-saison. Aujourd’hui, il leur en parle : il est prêt à prendre le risque de contacter une résistante pas très loin d’eux pour lui donner le gant, mais cela pose problème. En effet, ça signifierait trahir leur position.

Si Snyder est un véritable esclave pour les Bowman et que ça n’a aucun sens qu’il se laisse faire comme ça, même si c’est pour les espionner. Ils doivent bien se douter qu’il est dangereux quand même… Ou pas. Il propose même à Bram de l’aider à contacter la Résistance, et si Bram se méfie, ce n’est que pour quelques secondes car il est bien content de tomber sur quelqu’un qui est d’accord avec lui. Moi, j’espèrerais juste que ce soit un plan élaboré des parents Bowman pour piéger Snyder, mais comme on les voit hésiter à suivre le plan de leur fils, cela semble bien compromis.

Comme d’hab, Katie veut entrer à fond dans la résistance quand Will est plus réticent. Ce bel eldorado qu’ils se sont construits dans l’entre saison ? On peut lui dire adieu, j’imagine et j’ai passé les dix premières minutes à attendre le moment où ça partirait en vrille. C’est dommage, et avec ses doutes, le couple principal de cette série confirme qu’il en fait vraiment sa force.

Rapidement, la saison débute donc avec un nouvel enjeu dramatique : un vaisseau explose en plein ciel pas loin de la cabane et il se crashe tout autant à proximité. C’est d’autant plus intéressant que les drones se mettent à chercher des survivants… et mettent donc en danger nos héros car ils risquent fort de se trouver nez à nez avec un drone.

Will et Snyder partent à la recherche d’informations sur le crash pour savoir s’ils sont vraiment en danger. C’est un duo intéressant et la série se délocalise dans des zones vraiment très sympathiques. Autant la cabane est classique, autant la forêt alentour et l’observatoire sont magnifiques et font du bien visuellement à la série. Cela donne pas mal d’air et de lumière à une série dont la saison 2 était particulièrement sombre. Et puis, Josh Holloway dans une forêt, c’est toujours une réussite.

Les deux hommes découvrent ainsi un vaisseau ennemi… être bombardé par des drones ennemis. Snyder évoque des rumeurs qu’il avait entendu à la colonie : les envahisseurs de la Terre auraient également des ennemis dans l’espace, et ce serait donc à un de ces ennemis que ce vaisseau appartiendrait. Déjà qu’on ne sait toujours pas grand-chose des envahisseurs, nous voilà donc pris au sein d’une guerre spatiale beaucoup plus importante que prévu. Oups. J’aime beaucoup ce parti pris de nous laisser autant dans le flou que les personnages, et c’est même pour l’instant mieux cette saison avec aucun aperçu des forces de commandement.

De leur côté, Bram et Katie déterrent le gant. Ils savent que la zone risque d’être compromise et Bram en profite pour convaincre sa mère qu’il a raison. Pleine de doutes, Katie fait les valises pour toute sa famille et est confrontée à sa fille qui ne veut plus entendre parler du gant. Elle préférerait en toute logique le laisser à l’abandon derrière elle pour que sa famille soit en sécurité, et on ne peut pas lui en vouloir.

Bram parvient à intercepter une communication radio pas très rassurante alors que Snyder et Will découvrent effectivement que la cabane est bien menacée par des hommes armés – qui ont en fait été prévenus par Snyder, ce rat apeuré par le vaisseau qui s’est écrasé ! Par chance, les Bowman se sont entraînés depuis un moment à cette éventualité. Le plan de secours est imparable et heureusement car les gardes n’hésitent pas à mitrailler la cabane au point de la dévaster.

La famille s’enfuit dans la forêt et c’est sanglant pour les gardes qui les poursuivent. La série n’hésite pas côté hémoglobine, malgré la présence des enfants. Le côté technique de la série est toujours impeccable avec pas mal de caméras à l’épaule et une tension palpable à chaque instant. J’ai même cru qu’ils allaient nous débarrasser d’un des trois enfants à un moment, mais même pas. Les trois s’en sortent et se retrouvent au point de ralliement, une voiture qui leur permettra de s’enfuir.

Will se rend volontairement dans une zone de meurtre des machines extra-terrestres. Cela lui permet de dire adieu à leurs adversaires qui se font massacrer en deux secondes et révèle à Katie que son mari est intouchable. Le robot refuse en effet de le tuer, une fois de plus, même si on ne sait pas pourquoi. Cela reste une grosse prise de risque de sa part, mais elle est efficace.

Snyder profite de la panique pour s’échapper une fois les enfants en sécurité avec Bram, et ça craint beaucoup trop. Évidemment que ce rat a tout ce qu’il faut pour les trahir, il sait même où les retrouver… mais son job n’a pas changé en six mois : il doit retrouver l’alien manquant, récupéré par la Résistance en fin de saison 1 par Will et Katie. Par conséquent, il doit retourner auprès d’eux et n’activer son émetteur que lorsqu’ils auront retrouvé une base de la Résistance.

Loin de la fusillade, les Bowman comprennent qu’ils n’ont d’autres choix que de retrouver le camp de Noa maintenant qu’ils se sont fait chasser de la cabane. Snyder les rejoint, mais cette fois, les soupçons de Will sont bien plus élevés. Malheureusement pour lui, Bram le défend et explique qu’il a aidé Charlie et Gracie à être en sécurité. C’est simple cette manière d’endormir les soupçons de Will quand même.

Les Bowman repartent en voiture vers un nouveau refuge, et Bram tente cette fois d’entrer en contact avec la Résistance.

Contre toute attente, il y parvient et obtient un rendez-vous avec une femme de la Résistance dans 48h sur un pont. Ce sera pour l’épisode 2. De leurs côtés, les parents Bowman découvrent un vaisseau extra-terrestre qui leur donne un premier aperçu de ce qui est dans le costume des leurs ennemis. Ma foi, ça a juste l’air d’être un truc visqueux peu appétissant, et ce n’était pas leur meilleur cliffhanger.

Saison 3

Les saisons terminées en avril

Salut les sériephiles,

Le mois de mai et son soleil beaucoup trop timides sont enfin là, donc il est temps pour moi de faire le bilan des saisons terminées en Avril. Et pour une fois, j’ai vu un peu plus de trois séries donc il y a pas mal de choses à dire ce mois-ci. Faisons le tour !

10-2

Série terminée

Scandal (S07) – C’est enfin terminé pour Olivia Pope ! Elle a déjà trouvé le moyen de me manquer, mais ma foi, je sais que ce départ est une bonne chose. La série n’a pas arrêté de perdre en qualité, et même au cours de cette saison quand je reprenais espoir de quelques bons twists, c’était pour mieux être déçu trois scènes plus tard. La conclusion est bâclée et pas crédible, mais elle a le mérite d’exister et de nous permettre de tourner la page sur sept années de scandales à la qualité malheureusement inégale. Mieux vaut tard que jamais, adieu Olivia ! (et Fitz, ALLELUIA !). Moyenne : 14/20

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Séries renouvelées

9-1-1 (S01)Pour elle aussi, mieux vaut tard que jamais : je l’ai terminée avec un mois de retard, mais ce n’est pas parce que la qualité n’y était pas. Au contraire même, j’ai trouvé ça plutôt sympa. Il ne faut pas attendre un procédural ni une série réaliste, mais juste un rush d’adrénaline plus ou moins bien géré à chaque épisode. Les personnages sont bons, le drama prend bien et ça vaut donc le coup de la regarder, ce qui est une bonne chose. Moyenne : 16,5/20

Future Man (S01)Malgré un humour pas toujours hyper subtil (pipi caca, quoi), la série a su me convaincre avec un bon rythme et une écriture vraiment intéressante jonglant entre les concepts SF et les références à des films/séries. Clairement, le délire est souvent poussé à son paroxysme dans cette série, et c’est ce qui en fait la réussite. Moyenne : 17,5/20

Suits (S07)Cela fait quelques saisons que je me suis lassé de la série, aussi parce que je n’arrive pas à retrouver les émotions de mon gros binge-watching des quatre premières saisons. Très clairement, cette saison 7 continue sur sa lancée et est très routinière, mais elle est malgré tout affectée par tout ce qu’il se passait hors tournage, à commencer par le mariage de Meghan Markle. C’était un peu roller-coaster par moment et ça a gâché pas mal de choses d’avoir été autant spoilé, Moyenne : 15/20

Unreal (S03)La série a perdu de sa capacité à surprendre cette année, mais pas de son excellente verve, heureusement. Il m’a parfois manqué le petit truc en plus, mais c’est qu’il est difficile d’encore découvrir la critique acerbe de la télé-réalité ; surtout qu’on sait tous désormais qu’ils s’appuient sur les mêmes ficelles que celle-ci pour nous faire rester. Oui, mais c’est aussi ça qui fonctionne avec cette série. Le final m’a même rappelé à quel point elle était extrêmement pertinente en anticipant les gros scandales de ces derniers mois. Moyenne : 18/20

The Walking Dead (S08)Malgré un gros choc de mi-saison, cette saison s’en tire à peine mieux que la précédente niveau qualitatif. On perd beaucoup de temps dans des épisodes longs et pas si bien menés pour arriver à un épisode final bâclé qui donne malgré tout envie de revenir, parce que ma curiosité est plus forte que l’ennui. Comme quoi, il faut parfois pas grand-chose pour faire de l’audience. Moyenne : 14,5/20

The Magicians (S03)Énorme coup de cœur pour cette saison. Autant les deux premières saisons m’avaient laissé par moment sceptique face à ce que j’étais en train de regarder, autant là, je n’ai que des compliments à faire à cette saison qui prend le temps de développer chaque personnage, de surprendre beaucoup dans les dynamiques mises en place et d’avoir enfin une grande intrigue fil rouge claire pour relier tous les personnages et les sous-quêtes de la série. Hyper fluide, cette saison avait d’excellents épisodes (et guest stars), avec pas mal de réinvention et de tests… qui fonctionnaient tous, c’est dingue ! Moyenne : 18,5/20

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Séries annulées

Here & Now (S01) – J’ai déjà dit plus d’une fois mon amour pour cette série qui nous laissera malheureusement dans le flou le plus total concernant certaines intrigues. Très bavarde, la série n’est pas à voir pour son histoire, mais pour sa capacité incroyable à aborder 150 sujets de société en dix petits élèves. Sans jamais apporter de réponses, elle pose de bonnes questions, qui n’ont justement pas de réponse. Et puis, elle a une ambiance bien à elle, souvent prise de tête, mais parfaitement addictive en ce qui me concerne. Elle m’aura laissé souvent intrigué, ne sachant même pas ce que j’en pensais par moment, mais dans l’ensemble, elle était malgré tout passionnante ; et qu’importe les critiques négatives, j’aurais aimé en avoir plus ! Moyenne : 16/20

Vus en 2018

L’air de rien, c’était déjà un mois bien chargé… mais on est loin de ce que sera normalement le mois de mai… si je me remets à regarder des séries en tout cas, parce que je traîne sur mes articles plutôt que devant mon écran, c’est malin !