Agents of S.H.I.E.L.D – S05E12 – 100e épisode !

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du centième épisode d’Agents of S.H.I.E.L.D.

12.jpgÉpisode 12 – The Real Deal – 19/20
THERE IS NO S.H.I.E.L.D. Coulson, there is no S.H.I.E.L.D, look around !

Petit déjeuner servi face à moi, c’est la tête encore un peu dans le brouillard que j’ai fait tous les branchements pour voir cet épisode sur une télévision, parce qu’il faut pas abuser, je ne vais pas regarder cet épisode 100 sur un simple ordinateur tout de même. 100 ! C’est toujours un mini-événement quand une série atteint ce nombre d’épisodes, mais Agents of S.H.I.E.L.D est tellement en attente de renouvellement incertain chaque année que je suis vraiment content de les voir atteindre ce seuil symbolique.

Content, mais aussi confus de me dire que ça fait déjà cinq ans ; ou que j’ai commencé cette série quand j’étais tranquillement pépère en prépa (et que je croyais que c’était la fin de ma vie). « With great power comes a ton of weird crap that you are not prepared to deal with », nous prévenait Skye il y a cent épisodes – et nous voilà cent épisodes plus tard où ils en ont fait de la “ton of weird crap ». C’est une critique d’épisode et je suis déjà en retard pour mon déjeuner à Versailles, donc je ne vais pas en faire beaucoup plus tout de suite histoire de voir l’épisode, mais pour la symbolique, j’ai quand même commencé la série à Versailles avant un gros concours et me voilà à regarder le 100e après un gros concours et avant une journée à Versailles. TOUTÉLIÉ ils avaient raison dès le départ !

Allez. Go.

Je ne suis pas prêt.

Donc, tout a explosé mais il reste de drôles de traces de sang et une silhouette étrange. Et Lash. Et oh mon dieu ce générique qui reprend tous les génériques des cinq saisons. Simple, mais efficace : les trois monolithes ont explosé créant une sorte de faille spatio-temporelle qui promet a « ton of very good crap » pour ce 100e épisode, et plein de références au passé ! Vraiment simple, vraiment efficace.

Fitz est déjà de retour au boulot, et c’est lui qui pense à tout ça en découvrant une forêt au niveau 27 de leur nouvelle base. C’est qu’elle est gigantesque, cette base !

Pendant ce temps, Yoyo se réveille sans ses bras, mais a toujours les bras de Mack pour la réconforter. La pauvre. La scène était un peu longue pour un centième épisode tout de même, mais on repasse à l’action avec… Deke, qui découvre les désodorisants, en tenant d’en manger. Il apporte toujours un bon humour à la série, et c’est bien joué cette découverte du monde en compagnie de Daisy, avec une petite conversation entre eux pour apprendre à se connaître, nous ramenant son passé de Skye sur le devant de la scène… avant qu’ils ne soient attaqués par un Kree.

Contre toute attente, c’est plus ou moins une… Bonne nouvelle ! Ce n’est pas une faille spatio-temporelle que les trois monolithes ont provoqué, mais une manifestation de la peur la plus profonde de chacun. Un Kree pour Daisy ? Mouais, j’aurais pensé que la destruction du monde prendrait le dessus. Une forêt pour Deke (lol), Lash pour May.

Pour s’en sortir, il faut que l’un d’eux prenne le risque de se sacrifier. Fitz est prêt à sacrifier Piper, May et Daisy veulent se sacrifier elles-mêmes, mais Coulson refuse, menant à une dispute Daisy/Coulson attendu depuis bien trop longtemps, sur le S.H.I.E.L.D, ses valeurs, son symbole, tout ça tout ça. Il y avait une vraie vibe fin de saison 1 et c’était jouissif, jusqu’à ce que Coulson s’effondre et que l’inquiétude pour le personnage prenne le dessus.

Peu après, Coulson donne des lunettes à Deke pour qu’il fasse une expédition à l’air libre, sans qu’on ne sache le plan prévu pour lui. Coulson a évidemment un plan, mais avant, il faut que tout le monde découvre la maladie de leur boss, à commencer par Jemma qui est celle qui comprend que ses tissus sont morts et qu’elle ne peut rien faire pour le sauver puisque ça se répand. C’est aussi à elle de l’annoncer aux autres, May comprenant que c’est le deal avec Ghostrider en fin de saison 4 qui provoque cette deuxième mort de Coulson. Le diable a emporté avec lui la magie qui tenait Coulson en vie depuis Tahiti, en échange d’une solution pour se débarrasser d’Aida.

Daisy se retrouve à comprendre que Coulson savait sa mort proche et n’a rien dit, quand bien même dans le futur, ils avaient la solution pour le sauver. En même temps, Yoyo du futur a dit de ne pas le sauver ; mais j’imagine mal Daisy lâcher prise comme ça. Enervée après un Coulson qui n’hésite pas à prendre des décisions pour leur vie sans les laisser en prendre pour la sienne, elle se barre tout simplement.

Cela nous permet de sacrés scènes pour tout le casting, avec de jolies larmes de Simmons, mais surtout une grosse insistance autour de Daisy, forcément, qui comprend que Coulson est le S.H.I.E.L.D et que sans lui, il n’y a rien à faire. Seulement les choses sont claires, il va mourir bientôt, alors maintenant, il va s’agir de trouver une solution pour continuer à faire vivre le S.H.I.E.L.D, sans lui. J’ai adoré ces scènes entre Daisy & Coulson, une des rares relations de Coulson à laquelle j’accroche quoiqu’il arrive.

Pendant ce temps, Yoyo se réveille et a droit à la pire peur de Jemma : une Jemma LMD qui tente de tuer sa patiente, pas Kasius, pas une autre planète, un robot. En même temps, ça me paraît assez réaliste comme cauchemar après la saison 4 où elle a dû tuer Fitz-LMD. En ce qui concerne Yoyo, Mack arrive à temps, évidemment, mais c’était absolument horrible comme scène de la voir sans ses bras pour se défendre.

Deke se fait une promenade à l’air libre, affrontant plus ou moins une de ses peurs, et découvre que l’armée se balade dans la ville. Le problème, c’est que cela signifie qu’il n’est pas si incognito que ça, car tout le monde sait qu’il est là : la générale est au commissariat et découvre son existence. Admettons. On le voit faire du shopping, même si j’avoue que pas un instant, je n’ai envisagé ce qu’il préparait !

La mort prochaine de Coulson mène forcément à une nouvelle scène « Philinda » entre May & Coulson, qui n’est pas un couple auquel j’accroche particulièrement. Puisque Phil est à deux doigts de mourir, la tension amoureuse entre eux est de nouveau à son paroxysme, mais j’en ai un peu rien à faire, il faut bien le dire – eh oui, il y a une partie de la série que j’aime un peu moins, comme quoi tout arrive.

Phil se lance finalement dans sa mission suicide, après une conversation cryptique avec Fitz qui aurait dû me mettre sur la piste de ce qui se tramait, mais non, j’étais trop occupé à m’inquiéter de sa possible mort. Bien sûr, la liaison radio établie avec Phil pendant sa mission suicide ne dure que quelques secondes et laisse tout le monde sans nouvelle. Franchement, même pas une petite scène Phil/Jemma, je suis dégoûté !

Comme je l’espérais, Coulson tombe sur Mike Petersen, avant qu’il ne soit brûlé et ne devienne Deathlock. J’avais espoir de revoir J. August Richards dans cet épisode, alors je suis tout content, mais bien sûr, Mike Petersen n’est pas réel. Il est une hallucination (eh Bingo, puisque j’accepte les hallucinations collectives !) qui avoue à Phil qu’il est dans le coma depuis une centaine d’épisodes et que jamais il n’a vécu quoique ce soit depuis sa mort dans Avengers. Pas de Tahiti, pas de Skye, pas d’Inhumans… Oh, oups.

Evidemment, c’est la peur de Coulson : mourir sans avoir vécu tous ses rêves, de sa fille (Skye) aux étudiants brillants (Fitzsimmons), à sa voiture volante, à un voyage dans l’espace, etc. Le tout était plutôt bien monté, avec des micro-flashbacks un peu à la saison 6 de LOST, pour être bien sûr de nous faire pleurer après ces cinq années. Ah, le flashback sur l’équipe en train de passer du bon temps en saison 1… ça me manque.

En parallèle et sur fond vert (Bingo), le Quinjet arrive : la mission de Deke ? Ramener toutes les personnes que le S.H.I.E.L.D a sauvées ces dernières années, y compris le vrai Mike Petersen. Ce dernier se lance à son tour dans la mission suicide pour sauver Coulson, et ça fonctionne sans la partie suicide cette fois. Du coup, ils éliminent bien trop rapidement Lash et Hive – bon, et Ward est un trop gros absent de cet épisode, d’où le 19 au lieu du 20. Cette fin faisait presque bâclée parce qu’il s’agissait de deux méchants vraiment symboliques pour la série, donc ils auraient pu occuper plus de temps d’écran.

Coulson et Petersen réussissent à bloquer la faille et cela nous mène à une scène purement comique avec Coulson, Fitz et Deke dans un ascenseur, avec ce dernier persuadé que Fitz le remercie d’avoir sauvé la vie de tout le monde… Deke apporte vraiment énormément d’humour à l’épisode, et ça me fait presque pardonner la série de se débarrasser de Petersen dès le 101e épisode.

En attendant, ce centième épisode se termine sur une jolie surprise avec le mariage tant attendu de Fitzsimmons, officié par Coulson, avec un peu d’humour par Deke & Petersen, mais surtout beaucoup de jolis mots pour exprimer l’amour entre ces deux personnages. Il était putain de temps, et c’est tout joli de faire ça dans la forêt qui était censé être la plus grande peur de leur petit-fils !

Eh oui, il est enfin confirmé que Deke est bien le petit fils des jeunes mariés, qui auront donc bien au moins un enfant. C’était obligé, et c’était ma théorie depuis un moment, mais j’en suis tellement heureux, surtout que quand on y réfléchit, Deke apporte le même humour qu’eux au tout début de la série. Cela explique pourquoi le père de Deke a terminé la machine de Fitz sans trop de problème et c’est juste brillant – même si un peu décevant de se dire qu’en deux générations tout le génie de Fitzsimmons est réduit à beaucoup d’humour et de ruse. Quoique, Deke est un personnage sacrément malin et intelligent comme ses grands-parents : c’est quand même lui qui a organisé tout leur mariage, de sa peur du cadre idyllique aux bagues et vêtements des mariés, dans une boutique de prêteur sur gage de River’s End. Normal !

Le général Hale découvre ce lien de parenté improbable, étant ainsi plus renseignée que les agents sur leur parenté avec Deke. C’est un terrain fertile à des révélations bien sympathiques pour la suite, et ça promet de jolis moments. Il ne manquerait plus qu’il couche avec Daisy maintenant parce que c’est un peu l’équivalent de sa grand-tante, hein !

Agents of S.H.I.E.L.D gère donc plutôt bien le tournant du centième épisode avec une intrigue qui ne fait pas forcément avancer le fil rouge de la saison, mais permet de regarder un peu en arrière tout en savourant d’excellents moments et surprises qui, eux, font avancer la série en général, à défaut de la saison. On n’est pas passé loin du 20, mais faut que je me les garde pour d’excellents épisodes sans le moindre défaut, quand même.

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The Magicians – S03E09

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique complète du 9e épisode de la 3e saison de The Magicians.

09.jpgÉpisode 9 – All That Josh – 20/20
We’re all fucked in our own way like always.

Épreuve d’anglais demain, rien de tel que de réviser en série, et surtout avec celle-ci ! Je ne me voyais pas attendre beaucoup plus longtemps pour voir cet épisode, ce n’est pas comme si j’allais attendre 24 heures pour voir cette série.

Kady et Quentin rentrent à Brakebills, déprimés par la fin si triste de l’épisode précédent pour leurs alliés. Kady est stressée de ne pas avoir de nouvelles de Penny, Alice est de retour de la bibliothèque elle aussi et tous découvrent que le livre leur propose une nouvelle partie de la quête.

Alice déchiffre instantanément le message du livre pour retrouver la cinquième clé : c’est de la musique médiévale. Pas bien douée, elle oublie le décalage des portées musicales. Heureusement Kady est là,  et en plus elle est habillée en vert (BINGOnon, ça n’a rien à voir, j’avoue), donc elle peut jouer correctement du piano et envoyer tout le monde dans une sorte d’univers parallèle où Josh est vu comme un roi, où il est 4h20 et où tout le monde chante. Un musical, le retour de Josh et Todd et le retour de la magie dans cet univers parallèle ? La série marque de très grands coups dès le départ, mais personne ne peut partir de ce lieu magique, bien sûr.

On apprend assez vite dans cette intrique que Josh a tenté de contacter tout le monde, mais tout le monde l’a ignoré. Ce sont vraiment des connards dans ce groupe d’amis. Du coup, déprimé d’avoir été lâchés par tout le monde, il est retourné à la grosse fête du premier épisode où il est tombé sur Todd qui lui a proposé ce magnifique plan d’univers parallèle grâce à la clé.

Comme d’habitude, la série gère bien la révélation des événements passés, avec un récit de Josh en permanence interrompu par Quentin, Alice et Kady… puis par l’ensemble des figurants s’étant rendus compte, grâce à Todd, de la supercherie mise en place par Kady qui leur a fait un numéro musical avant de s’éclipser sans qu’ils ne le sache. C’était sympathique, mais un peu long, et ça reprend quand Todd divertit les figurants avec une file indienne géante.

Pendant ce temps, Alice comprend qu’ils sont coincés dans une réalité parallèle par un vieux démon allemand qui a le pouvoir de se nourrir des peurs de sa victime, qui n’est autre que Josh. Comme il était triste de ne pas avoir d’amis et d’être seul en permanence, toujours laissé de côté, le voilà devenu dans cette réalité un roi de la fête. Il n’empêche que le démon, qui a pris l’apparence de Todd sans être Todd pour autant, a bien la 5e clé : elle est planquée dans le piano, ce qui permet au trio Kady/Alice/Quentin de retrouver la clé.

Loin de la réalité parallèle, Julia et Fen rejoignent Brakebills et retrouvent les clés. Loin de s’inquiéter de ce qui peut bien se passer pour ses amis, Julia décide d’utiliser la clé de la vérité pour voir les fées. Cela lui permet d’expliquer à Skye la vérité et de la convaincre de tenter d’apprendre la magie, car les fées ont des pouvoirs elles aussi.

Sans que ça ne traîne en longueur, Skye découvre donc la magie : elle n’a pas besoin d’utiliser ses mains, juste son cerveau. Le problème ? Son collier d’esclave se met à briller et la tue aussitôt. La mort est un peu lente et sans qu’elle ne comprenne comment elle s’y prend, Julia réussit à… stopper le temps pour Skye, qui se retrouve figée devant elle.

À Fillory, Margo et Eliott sont condamnés à mort et n’ont qu’une option : choisir la manière dont ils vont mourir. Ils choisissent la pire solution, qui est aussi la plus longue, en espérant gagner du temps et trouver une solution.

Ils se font même trahir par leur fidèle Tick, qui se révèle hyper comique avec ses « not » qui sont l’équivalent d’un bon vieux « ou pas » français. Ce n’est absolument pas marrant, bien sûr, mais c’est drôle parce que ça vient de lui. Margo et Eliott sont conduits vers une chute infinie pleine de rochers tranchants dans le bateau de Fillory. Oui, même le bateau semble les trahir, ce qui est incompréhensible après la sympathie établie entre Margo et le bateau. Cette série me fait écrire de ces trucs ! Bon, je n’ai pas perdu espoir une seule seconde sur le fait que le bateau changerait probablement d’avis, mais c’était bien écrit.

En revanche, Eliott perd espoir, lui, mais c’est sans compter sur Margo qui réussit à lui redonner de nouveau le sourire. Ils ont le temps de se dire qu’ils s’aiment avant que Tick ne revienne dire au bateau de s’arrêter avant le point de non-retour. Le bateau ne s’arrête toujours pas, donc Tick s’enfuit avec ses hommes.

Alors que le bateau est sur le point de couler, alors que Skye est figée, alors que Penny se retrouve à bosser pour l’éternité à la bibliothèque, Kady prend en main la 5e clé qui a le pouvoir de… réunir tout le monde ! C’est génial, tout le monde peut se parler sans se voir, me validant assez facilement un nouveau point du Bingo puisque la clé ne réunit que ceux qui sont dans la quête pour ramener la magie, et que Fen n’en fait pas partie.

Drôle de pouvoir que celui de cette clé, mais j’ai adoré ce moment où chacun peut s’entendre et se parler, et se raconter la situation merdique dans laquelle il est. Quentin comprend que la solution pour eux, pour sortir de la réalité parallèle du démon, est de chanter. C’est parti alors pour Under pressure chantée par l’ensemble du casting, y compris ceux qui ne sont pas coincés dans l’univers parallèle. Alors j’ai redécouvert cette chanson avec le pilot de 9-1-1 il y a un peu plus d’un mois et je m’en étais complétement lassé depuis, mais wow, ce casting gère à mort. C’est quoi cette voix d’Eliott ? Kady avait prouvé plus tôt dans l’épisode s’en tirer très très bien aussi, mais entendre Penny pousser la chansonnette, c’était inattendu. Les paroles collaient à merveille à tout le monde et toutes les situations, que ce soit Alice et Quentin s’interrogeant sur leur amour, Josh qui est enfin sauvé par ses amis, Julia effrayée de découvrir le monde, Penny ne pensant qu’à lui, Margo se contentant d’admirer le spectacle d’Eliott chantant et dansant une dernière fois avec lui. Parfait choix de chanson, les cris de « Let me out » de Julia ou les « Why » de Margo et Eliott sur le point de mourir collent parfaitement à l’intrigue.

Bien sûr, tout ceci permet à chacun de trouver la solution à son problème. Margo et Eliot sont sauvés par la chanson au dernier moment avec le bateau qui s’envole, parce qu’il est fan de Margo après tout. Julia réussit à réutiliser sa magie sans les mains pour inverser le cours du temps et la mort de Skye (je suis tellement mort de rire du regard de Fen à ce moment-là). Josh est sauvé par Alice, Kady & Quentin. Et Penny… Reste coincé pour l’instant, mais ils trouveront bien un moyen de le sortir de là.

La série nous fait l’ensemble de la chanson, NORMAL. J’ai rarement vu scène plus réussie, et une fois de plus tout l’épisode converge vers un excellent point final qui est brillamment écrit et interprété. Oui, j’ai revu cette scène quatre fois et je suis encore devant en écrivant cette critique. Moi aussi, je suis sous pression après tout.

Reste à voir vers quoi va nous diriger la série maintenant : la 5e clé est l’unité et leur permet de communiquer… quand il y a de la magie, mais ce n’est plus le cas sur Terre. De retour à Brakebills, on est parti pour le chapitre 6 de la quête des sept clés, avec Quentin ne faisant pas confiance à Alice, Julia qui redonne la clé de la vérité et est contente de voir Josh. La suite au prochain épisode, en attendant, souvenons-nous que la vraie magie est dans la musique ; que cette saison 3 est proche de la perfection chaque semaine et qu’ils se sont payés les droits de Bowie ET de joyeux anniversaire pour cet épisode. Plutôt pas mal du tout, quand même.

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Unreal – S03E02

Spoilers

Retrouvez ci-dessous mon avis sur le 2e épisode de la saison 3 d’Unreal.

Capture d'écran 2018-03-07 20.09.40.pngÉpisode 2 – Shield – 18/20
Welcome to Everlasting, the whole show is a lie. Don’t tell anyone.

Non, vous ne rêvez pas, c’est une nouvelle critique en plein milieu de mon concours, disons que c’est le repos des guerriers ou les révisions de l’épreuve d’anglais, au choix, mais ce désert sériel commençait déjà à être trop long. Comment ça, je suis accro ? ET ALORS ?

Rachel reprend son QG dans le camion, mais pour… écouter des podcasts sur la nécessité d’être honnête et chaste… pas évident quand son nouveau job consiste à se trimballer à côté d’une piscine plein de mecs à poil. Enfin, à moitié à poil. Elle tombe sous le charme d’un des candidats – que je trouve être l’un des moins beaux, mais bon, mais leur petite conversation est interrompue par Quinn. Avant de passer à la suite, gros coup de cœur sur la réalisation qui nous montre très bien les pensées de Rachel et son obsession pour les corps dénudés autour d’elle.

Les audiences ne sont pas terribles, bien que pas catastrophiques, et Quinn a bien l’intention de changer de ça, même si elle ne peut plus se servir de Norman. Rachel ne met pas longtemps avant d’avouer qu’elle l’a surpris coucher avec Serena, qui va vite se retrouver slut shamer par Quinn, c’est obligé… Surtout quand Serena est une vraie control freak qui a des post-its sur tout le monde, avec des informations précises sur les candidats et beaucoup trop d’informations.

Le tournage reprend avec une partie de poker et les commentaires géniaux de l’équipe de tournage en coulisses. Géniaux ? Oui, surtout quand Madison a enfin des répliques pour dire que le poker n’est pas si génial que ça ou que, après tout, se concentrer sur l’amour plutôt que sa carrière ce n’est pas si mal pour ne pas finir comme… Eh, ta boss qui est dans la pièce, Madison. Mon dieu, mais qu’est-ce que j’aime ce personnage – elle ne deviendra jamais plus maline avec le temps quoiqu’il arrive. Quant à ses réflexions anti-féministes, elles sont rares à la télévision et plutôt bienvenues pour le fun.

En ce qui concerne Serena, elle s’éclate au poker (merci la table de poker, ça me fait un objet vert pour le nouveau Bingo Séries), mais est tellement forte qu’elle fait fuir tous les participants qui ne veulent pas jouer avec elle. Elle se retrouve donc à accepter d’écouter les conseils de Chet et Madison pour séduire des mecs, conseils les plus clichés du monde pour la transformer en fille stupide et bimbo.

Du coup, quand la partie de poker reprend, Serena joue l’idiote et la fille qui a besoin d’aide pour tout et est ouverte à toutes les suggestions, au plus grand plaisir de ses nouveaux mentors… et au désespoir de Rachel et Quinn perdant le pouvoir.

Chet ramène Cristal sur le plateau, une fois de plus, parce qu’elle veut parler à Quinn pour savoir comment gérer le business de Chet, surtout qu’il a bien besoin d’aide le pauvre petit, après le suicide de son père à six ans. Cela fait au moins rire Quinn qui a besoin de bonnes blagues, mais ça ne dure que quelques instants : Chet finit par lui avouer que c’est la vérité et casse clairement une grosse partie des convictions de Quinn sur la vie. Et c’est terriblement bouleversant à voir. C’est fou comme cette série réussit à m’accrocher à des personnages qui sont supposés être terriblement détestables. Inutile de dire que Quinn passe le reste de l’épisode à se bourrer, quitte à inquiéter Simon, qui tente de faire son boulot avec elle, mais pas pour grand-chose.

Il est heureusement meilleur avec Rachel lorsqu’il la repère en train de manger à cause du stress de Quinn contre elle, avec une nouvelle dispute,

Serena insiste pour zapper les rencards de groupe afin d’avoir un rencard avec Billy, et Chet lui accorde, de même que Quinn, contre l’avis de Rachel, qui fait ce qu’elle peut pour produire l’émission avec Jérémy qui lui met des bâtons dans les roues et Owen qui, bien que dépité par l’attitude de Serena, refuse d’intervenir au beau milieu du rencard.

Madison ramène Gary sur le plateau alors que Quinn est totalement bourrée, mais malgré l’alcool, elle parvient à sauver quelques apparences, heureusement. On ne veut pas la voir se faire virer trop rapidement, c’est Quinn après tout.

Alors que l’émission se poursuit avec un karaoké, Rachel se fait draguer par « sexy-Alexis », un candidat à l’esprit tout aussi noir que Rachel. Hop, elle a trouvé sa poupée à manipuler pour sauver la soirée qui est une catastrophe pour les audiences ; mais a tout de même du mal avec l’idée d’un programme

La scène du combat est à mourir de rire, avec tous les participants qui entrent dans le combat, y compris Simon voulant calmer le jeu, et Serena voulant intervenir elle aussi. Absolument ridicule dans la robe du premier épisode au décolleté plongeant et malgré la pluie et le froid, la voilà qui se fait renverser par les combattants et est sauvée par Owen, non, Jasper, non Owen, non Jasper. De la vraie bonne télévision pour Quinn bien trop heureuse des événements et des candidats se battant pour être les premiers à la secourir.

Je dois dire que c’était super marrant à voir, malgré Gary voulant tout arrêter par peur d’un procès. Et il a raison, bien sûr. Même si Billy est celui qui a lancé le combat, il est aussi celui qui menace de lancer un procès contre Everlasting et s’achète une place autant qu’un placement de produit dans l’émission. Normal. C’était plutôt marrant à voir, surtout avec la géniale invention du Quinn-proquo ; mais j’y ai quand même préféré Owen faisant remarquer à Serena qu’elle se rend beaucoup plus stupide qu’elle ne l’est et que ça ne lui va.

On retrouve directement la Serena du début, froide et hautaine, avec des répliques excellentes. Elle garde quand même Owen pour la suite, forcément, et ajoute une excellente corde à son arc : celle de pouvoir manipuler les mecs un peu stupide, du genre de Chet. Finalement, le deuxième épisode d’Everlasting est assez riche pour faire parler de lui grâce au combat entre les candidats et Quinn en est toute contente, bien aidée par l’alcool.

En fin d’épisode, Madison et Cristal sympathisent, et elles sont tellement stupides et dans le cliché que c’est à mourir de rire – même si bon, c’est aussi totalement abusé. Cela énerve une Quinn toujours aussi alcoolisée, ça commence à faire beaucoup, qui finit par découvrir que Rachel termine l’épisode dans le hamac d’August – grâce aux caméras savamment placés pour espionner tous les candidats dormant, parce qu’Everlasting est toujours aussi sympathique (et en plus, Serena est au courant de ses caméras, ça promet).

Rachel ramène à August les nouvelles qu’il voulait sur l’Afrique et obtient un câlin de sa part dans le hamac. En voilà un qui va très certainement vouloir finir avec Serena après ça, ma foi… Quinn refuse bien sûr de laisser faire ça et, même si j’ai eu l’espoir qu’elle fasse un acte amical pour Rachel en l’empêchant de coucher avec, elle se débrouille pour être celle qui couche avec August en premier… Le piquant de justesse à une Rachel qui revenait justement vers lui. Oh lala, tant de drama, ça promet une suite de saison sanglante, alors que Serena ne sait déjà plus franchement où elle en est. Moi, je le sais, j’ai retrouvé tout mon amour d’Unreal, même s’il lui manque encore un petit quelque chose. Je ne doute pas que les tensions entre Jeremy et Rachel ramèneront une intrigue sur les conséquences de l’an dernier, et là, ce sera du méga-boum en perspective !

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Ce que j’ai aimé (ou pas) dans The Disaster Artist

Salut les cinéphiles !

J’ai parlé du film hier sur le blog avec un article sobrement intitulé « Faut-il aller voir The Disaster Artist ? », mais l’article s’adressait donc à tous ceux n’ayant pas vus le film et hésitant peut-être à tenter leur chance. Voici aujourd’hui une critique un peu plus détaillée et avec quelques spoilers, donnant mon sentiment général sur le film, pour ceux l’ayant vu, donc. Bon, mon avis n’a pas changé depuis hier : je suis quelque peu mitigé et je dirais que j’ai bien aimé, mais il y a un mais (et même plusieurs !)… bref, le plan de l’article était tout trouvé.

Attention spoilers

J’ai aimé :

  • La séquence d’introduction qui donne envie de voir le film et nous fait attendre quelque chose de très grandiose : J.J. Abrams, Kristen Bell, Adam Scott… Que de beaux noms !
  • Le casting, plein de visages connus et d’acteurs que j’aime. Je suis fan d’Alison Brie, mais je n’avais jamais trop suivi sa vie perso, donc je n’ai jamais rien vu avec Dave Franco (bon, OK, si, je l’ai vu dans Scrubs, mais je ne l’ai pas reconnu bouuuh). Je connaissais surtout James Franco de 11.22.63 et des frasques de sa vie personnelle… mais ça, c’est plutôt un « j’aime pas ». Comme je le disais hier, on a un film réalisé en famille, et ça se sent. Quant aux caméos, il y en a tellement que j’en ai raté (apparemment Dylan Minette de 13 reasons why est dedans ?).
  • Toutes les chansons utilisées dans le film. Je veux repartir vivre dans le passé rien que pour ces chansons débiles. Et puis, se faire Rick Roll en plein milieu d’un film, c’est toujours jouissif. Ou pas, certes, mais j’aime la musique débile, désolé !
  • Les commentaires des spectateurs du film dans la séquence de fin : c’était un condensé de réactions vraiment sympa et ça finissait par donner envie de rire.
  • Le montage final avec les extraits de The Room et de The Disaster Artist en parallèle. Le travail effectué par chacun est remarquable – dommage que ça ne saute pas aux yeux quand on ne connaît pas bien The Room. En tout cas, j’ai regardé ce dernier après la séance, j’avoue ; et c’était drôle !
  • La durée : il aurait facilement pu être trop long ou devenir ennuyeux, mais il ne s’attarde pas trop sur les détails, et c’est tant mieux !
  • La scène post-générique, peut-être bien la meilleure du film. Ou alors, c’est parce que le générique m’avait mis dans l’ambiance.
  • Greg Sestero, le meilleur ami qu’on veut tous avoir (ou pas, il est un peu trop beau quand même).

Je n’ai pas aimé :

  • Tommy Wiseau, le meilleur ami dont personne ne veut (sauf quand il pousse à croire en ses rêves et balance sa thune comme si c’était normal, mais ça me fait passer pour un vénal de dire ça, non ?) – et dont il est trop facile de se moquer.
  • Un casting entièrement blanc (ou presque). Certes, il est question du Hollywood des années 90/2000, mais ça ne justifie pas tout quand on est en 2018, sérieusement.
  • Que le film ne passe pas le Bechdel Test (ou si peu). Et là, on ne peut pas dire qu’il n’y avait pas l’occasion. Certes, le film se concentre surtout sur le point de vue de Greg, mais il n’hésite pas à switcher sur celui de Tommy aussi, alors il y avait moyen de caser quelque chose. Les rôles féminins manquent tous de profondeur, Alison Brie étant cantonnée à l’admiration/déception de Greg et Ari Graynor (que je connaissais de Fringe, j’ai passé le film à me le demander) n’étant que la caricature d’une actrice neuneu et égocentrique… Bon après, vu la misogynie de The Room, l’actrice était peut-être comme ça, je ne sais pas.
  • Passer à côté de tout un tas de références au film original – et du coup avoir envie de le voir lui plus que de revoir The Disaster Artist ; qui paraît être un réchauffé optionnel à côté.
  • La fin, comme dans les ¾ des films que je vois : j’aurais aimé en savoir plus sur la vie perso de Greg après la sortie du film (et plus accessoirement de Tommy, mais lui fait partie du mythe) car on nous fait nous investir dedans pendant un certain temps du film pour que ça finisse en eau de boudin (oui, c’en est au point où j’utilise cette expression). J’ai fini par chercher des infos sur IMDB… pour découvrir qu’il avait refait un film avec Wiseau l’an dernier. Allons bon !
  • Le montage final et la scène post-générique sont mes moments préférés… mais ils arrivent trop tard. C’est un peu con d’avoir l’impression d’entrer enfin dans le délire du film quand il se termine. C’est peut-être moi, c’est peut-être de ne pas m’être assez renseigné sur The Room avant, mais ça donne finalement le sentiment d’un goût de trop peu, alors que la longueur du film était parfaite. Allez comprendre. J’aurais aimé les extraits du film d’origine en parallèle des scènes du film de 2018, au fur et à mesure. Je sais pas, il y aurait eu moyen de faire quelque chose.

Bref, vous voyez qu’après deux articles, je ne sais pas sur quel pied danser avec ce film, mais je sais au moins sur quelle musique le faire ! En sortant de la salle, je me suis dit que je ne le reverrai jamais. Le lendemain après visionnage de The Room, rien n’est moins sûr : j’ai envie de le revoir pour faire plus attention à certains détails…