Top 70 – 73 à 67

Salut les sériephiles,

Pour ce premier jour du calendrier de l’Avent, je débarque à pas d’heure, mais l’essentiel, c’est de participer. Premier jour de mon top des séries de la saison passée, donc, et on commence comme promis avec un simple échauffement : toutes les séries que j’ai abandonnées au cours de la saison passée. Cela va bien réduire le top et fait qu’il y a moins de classées que l’année passée… C’est comme ça, que voulez-vous ?

Il y en a sept, quand même, et je vous en parle de la pire à la meilleure ! Si je les ajoute au reste du top, ça me fait 73 séries, donc en fait… c’est plus que l’an dernier, malgré ces tentatives infructueuses. Tant pis, on dira quand même que c’est un top 70, parce que bon… il y a beaucoup de saisons que je n’ai pas terminées ! La preuve tout de suite !

Top 70

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  1. Krypton (S01)

Un seul épisode vu, mais mon dieu, j’ai galéré à le voir. La série avait bien des qualités, mais il fallait les chercher : je n’ai pas accroché à l’ambiance, encore moins au casting. L’idée de base est plutôt sympathique, mais il manquait beaucoup de choses pour me convaincre de continuer, et j’ai donc passé mon chemin.

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  1. Sharp Objects (S01) 

Là aussi, je n’ai vu qu’un seul épisode de la série. Si j’ai préféré à Krypton, c’était simplement beaucoup trop long pour me convaincre. Les lenteurs infernales de cet épisode ont été fatales à mon envie déjà limitée de regarder la série. En terminant l’épisode, je me disais que je continuerais probablement… et puis, en fait, avec le déménagement et tout, j’ai fait l’impasse.

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  1. The Brave (S01)

Moi, regarder une série militaire ? On savait tous où ça allait dès le départ. J’ai pourtant vraiment bien accroché aux deux premiers épisodes de cette saison. Le troisième m’a laissé déjà bien plus perplexe et… je n’ai jamais vu le reste. Comme la série est annulée, elle restera là où elle est… au moins c’est un souvenir pas trop mauvais.

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  1. Kevin Probably Saves the world (S01)

Victime de son insuccès ! J’adorais cette série dont je n’ai vu que trois épisodes. Quand j’ai vu que les audiences ne suivaient pas, à mon retour d’Irlande, je me suis dit que j’allais attendre un peu avant de voir la suite… Et forcément, ça s’est mal terminé, avec une annulation sans la moindre fin, donc bon, NEXT. Dommage.

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  1. Skam France (S01)

Depuis le temps que j’entendais parler de Skam, il fallait bien que je teste la version française. Si j’ai beaucoup aimé l’interactivité média et tout le transmedia autour de la série, je n’ai pas accroché plus que ça à la série qui n’est jamais qu’un soap comme un autre (cette fois, c’est sûr, je vais me faire décapiter). Si je n’ai pas continué, c’est surtout par manque de temps, mais après quelques semaines sans la voir, je me suis décidé à l’archiver sans poursuivre. Sans rancune !

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  1. Me, Myself & I (S01)

On passe aux séries dont j’ai vu quatre épisodes, youpi ! J’ai adoré le début de cette comédie, mais comme pour Kevin, j’ai senti le vent tourner. Il faut dire qu’elle n’était pas exceptionnelle non plus. Je trouve qu’elle faisait son job de divertissement, j’aurais aimé la voir durer plus longtemps, surtout que le casting n’était pas mauvais. Je l’avais quand même mise dans mes nouveautés préférées de la saison ! Et puis, pas d’audience, et puis annulation. Tant pis.

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  1. Black Lightning (S01)

Cette fois, c’est bien un abandon de ma part. Je n’ai pas accroché du tout à l’ambiance de la série, principalement parce que la série ne savait pas trop quelle ambiance elle voulait. Pour une fois qu’un héros DC n’est pas dans les bons discours manichéens, on pourrait croire que j’accrocherais, mais je lui reproche finalement de taper pour le plaisir de proposer quelques scènes de baston, mais sans qu’il n’y ait le moindre sens à tout ça. Et même les intrigues de ses filles n’ont pas réussi à me pousser à continuer au-delà de l’épisode 4.

Top 70

C’est tout pour aujourd’hui, mais ce n’est peut-être pas plus mal : il y a déjà des polémiques possibles dans ces abandons. Evidemment, il y a d’autres abandons dans ma liste, mais ce qui me marquait dans ceux-là, au point de vous en parler dans un article à part, c’est que je n’ai même pas dépassé le cinquième épisode. Pourtant, avant cette saison, j’avais pour principe de toujours tester au moins cinq épisodes…

Cette saison m’aura donc fait perdre tous mes principes. Dans le reste du top, il reste une saison dont j’ai vu moins de cinq épisodes, mais comme j’ai beaucoup aimé et que je souhaite la continuer, j’ai pris la décision de la garder dans le classement. C’est l’avantage d’écrire le top : je fixe les règles que je veux dans ce calendrier de l’Avent.

À demain !

Dix pour Cent – S03E05-06

Épisode 5 – Béatrice – 16/20
Une intrigue de star dont on n’a jamais trop su où elle voulait aller n’empêche pas cet épisode de briller par son humour et par l’entremêlement de ses histoires secondaires. Le fil rouge de la saison devient de plus en plus évident et mène logiquement à un rebondissement pour lancer la fin de cette saison 3, déjà. Et puis, qu’est-ce que c’est fluide dans l’écriture !

Saison 3

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En fait, toi aussi, t’aimes bien regarder des cadavres tout nus ?

Andrea en super-maman, c’était inattendu…. Mais ça ouvre bien l’épisode, surtout quand c’est pour la retrouver sur ses toilettes. Le boulot la rappelle vite quand Béatrice Dalle l’appelle pour se plaindre de son dernier tournage : on attend d’elle qu’elle fasse une scène de nu, alors qu’elle n’en a pas du tout envie. Faut dire, une scène à la morgue, je la comprends.

Après le générique, il est toujours question des 30 ans de l’agence entre Hicham et Arlette, mais l’ambiance festive va vite s’évaporer avec les américains demandant deux millions de dédommagement. Rien que ça. En toute logique, c’est parti pour une réunion bordélique avec Andrea au téléphone – elle me fait beaucoup trop rire à intervenir depuis chez elle dans cet épisode.

En tout cas, ça part en vrille hyper rapidement avec cette histoire de procès des américains : Arlette suggère d’utiliser l’argent d’Hicham s’ils ne trouvent pas de solution et Mathias fait ce qu’il peut pour laisser couler la boîte tant que possible. Cela stresse Noémie, jusqu’à ce que Mathias la rassure et la fasse bien trop kiffer la vie avec son plan machiavélique. Ce couple est une vraie bonne trouvaille, je ne le dirais jamais assez je crois.

Pendant que Noémie n’est pas loin de l’orgasme en entendant Mathias lui murmurer son plan, Andrea bouffe son fromage de manière totalement dégoûtante. Non, franchement, je suis traumatisé (et un peu impressionné) par la capacité de l’actrice à nous bouffer ça comme ça. Ce n’est pas juste parce que je déteste le camembert que je suis impressionné, c’est parce qu’elle s’enfile de sacrées bouchées, quoi ! Franchement, ça m’a perturbé au point de ne pas suivre sa scène avec Colette – où il est question de babysitter pour le bébé, parce que le congé mat, c’est bien, mais ce n’est pas la tasse de thé d’Andrea. Ni son fromage, apparemment.

Elle se rend ensuite sur le tournage du film, et avec sa fille tant qu’à faire, fille qu’elle laisse à l’arrache à une assistante, juste pour le principe. Elle réussit à négocier pour que le tournage recommence, selon les volontés de Béatrice. Oui, mais non : le réalisateur décide de la dénuder de force à l’écran, en disant à un autre acteur d’ouvrir le sac mortuaire dans lequel elle git. Oui, c’est bizarre tout ça, il est beaucoup question de nécrophilie, l’air de rien. Béatrice se barre dans un couvent, et ça permet de sacrément bons échanges téléphoniques avec Andrea.

C’est aussi l’occasion d’avoir la jeune maman qui amène son bébé dans le couvent, histoire de proposer de brillantes répliques sur les parents de Colette ou sur le fait que Jésus est un cadavre nu. Je ne m’y attendais pas, mais c’était sacrément bien trouvé tout ça, surtout par rapport à l’intrigue dont on n’a jamais su ce qu’elle voulait vraiment dire.

En effet, Béatrice accepte de reprendre le tournage, mais elle décide d’être « subtilement érotique », son leitmotiv. Bref, elle gâche le film. Finalement, tout ça nous amène à une prise de conscience des deux : le réalisateur avoue qu’il ne sait pas comment tourner la scène alors que Béatrice Dalle lui confie qu’elle a mis trente ans à savoir dire non pour la nudité, qu’on a souvent forcé. Grâce à ça, ils se mettent d’accord sur une solution totalement perchée qui consiste à voir l’autre acteur manger l’oreille de Béatrice Dalle. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le sac mortuaire.

En parallèle, Hervé est toujours totalement amoureux de Valentin, alors que de son côté Noémie lui avoue avoir recommencé son histoire avec « Philippe ». C’est mignon de les voir recommencer à se confier leurs relations amoureuses, par contre, Hervé fait vraiment n’importe quoi : il nous ramène Valentin à ASK à la nuit tombée.

Cela sentait super mauvais, mais c’était toujours moins mauvais que le jeu de comédien de Valentin, qui est une véritable catastrophe. Alors, attendez, l’acteur qui interprète Valentin est excellent, hein, il tient son rôle et est capable de jouer un mauvais acteur, ce qui n’est pas si évident. Tous les deux se retrouvent donc à s’entraîner pour un casting de Valentin et Hervé fait ce qu’il peut pour cadrer Valentin, ce qui n’est pas gagné.

Pire, assez rapidement, il est évident que Valentin est une caricature d’hommes violents, et c’est juste super triste. Hervé s’écrase complétement face à lui tant il est en admiration, et il passe tout son temps à s’excuser. Bref, Valentin est toxique comme c’est pas permis, et ça m’a fait bien de la peine pour Hervé qui a clairement besoin d’apprendre à s’affirmer sur ce coup-là.

Il ferait bien de prendre exemple sur Camille, en fait. Ben oui, parce que le casting qu’il file à Valentin est celui trouvé par Camille, qui s’énerve d’apprendre qu’Hervé a encore comploté dans son dos : il faut dire qu’elle l’apprend quand on se plaint de Valentin et qu’on la menace de la griller complétement des castings si elle continue comme ça. Y a de quoi s’énerver contre Hervé.

Le pauvre avoue qu’il veut simplement faire en sorte que Valentin l’aime, mais bon, il est tellement mauvais le Valentin. Et toxique en plus. Et Hervé, c’est juste triste de le voir ramer comme ça. Il fait ce qu’il peut pour faire comprendre à Valentin qu’il ne peut le garder et, comme prévu, l’acteur s’énerve et pète un câble en plein milieu de la rue. Autant ils étaient mignons à flirter dans le parc la semaine dernière, autant là, c’était juste super triste de voir comment c’est parti en vrille super vite. Valentin accuse donc « Camille » d’avoir juste voulu coucher avec lui en lui promettant un bel avenir, quand c’est un peu le contraire qui se déroulait.

Bref, c’est un message de prévention clair, je crois : une relation, ça peut vite se dégrader et devenir toxique. Retenons la leçon. Une autre leçon de cet épisode ? Il faut savourer ses rêves tant qu’ils durent, sans jamais trop en faire. En effet, maintenant que L’Océan jouit est un échec total, Sophia cherche désespérément un rôle, au point de harceler Mathias n’importe quand à l’agence. Comme elle est harcelée en permanence par des trolls sur le net, ça peut se comprendre. Il y avait de bonnes trouvailles scénaristiques dans les blagues à faire, quand même, le « je t’écume » pour « je t’enc… », fallait le trouver. J’imagine le brainstorming des scénaristes, et je me marre bien.

Sophia finit par faire la réceptionniste et répondre au téléphone alors qu’elle attend Camille pour un rendez-vous. Finalement, elle s’en tire avec un nouveau RDV et avec une Camille qui n’éteint pas son ordinateur en partant. Le problème, c’est que sans le filtre de son agent, Sophia accepte un peu n’importe quoi : le producteur qu’elle voit n’a rien d’un professionnel. Tout ce qu’il veut, c’est coucher avec elle, pour le plaisir. Ah le plaisir, c’est toujours toute une histoire, demandez à Herbert Léonard.

Côté finances de l’agence, Hicham demande à Gabriel et Mathias des solutions, mais ils n’ont pas grand-chose. Oh, bien sûr Mathias dit vouloir partir au casse-pipe, parce qu’il est le meilleur. Il n’en faut pas plus pour qu’Hicham tombe dans le panneau et se précipite dans la gueule du loup, comme il le voulait et l’avait expliqué à Noémie. Et comme prévu, Hicham prévoit de la merde, c’est assez merveilleux.

Il rencontre finalement les américains et les menace comme il peut, suivant les conseils de Mathias. Pas de bol : ce qu’il conseille est la pire des idées, puisque les américains ont déjà signé le contrat sur lesquels il le menace. Déprimé, Hicham prévient Mathias, qui passe du bon temps avec Noémie, puis tente d’appeler son ex-femme pour avoir des nouvelles de son fils.

Oui, mais non : son fils ne veut pas le voir. Dépité, il décide de se rendre chez Andrea et Colette pour voir sa fille. Ca va encore plaire à Colette ça. Bon, il est vrai qu’Hicham paraît faire un bon papa là pour une fois et, pire les trois font un bon couple. J’attendais désespérément l’arrivée de Colette pour qu’elle râle un bon coup, mais finalement, elle s’est montrée hyper compréhensive et a décidé de profiter du moment. C’était beau comme scène, et super mignon. Et calme aussi, ça change.

Ca change tellement qu’Hicham finit par décider de renoncer à ses droits parentaux pour que Colette puisse demander l’adoption. La série n’y va pas de main morte dans son message politique très clair pro-adoption homo, avec un Hicham qui parle directement à l’audience, face caméra, pour rappeler que ce qui compte, c’est le respect entre tous les parents. Pas « un papa, une maman » quoi. Franchement, il y avait là de magnifiques scènes sur la parentalité, et la première des deux, le câlin des trois parents, était super jolie et pas du tout excessive.

Finalement, Hicham est hyper humanisé dans cet épisode. Dès qu’on touche à ses faiblesses, je me rappelle pourquoi j’aime ce personnage, et je ne suis pas le seul. Gabriel et Andrea décident donc de ne pas quitter l’agence… Le terrain est libre pour Mathias. D’ailleurs, la femme de Mathias revient d’Inde avec un super cadeau pour son mari (non) et une drôle de surprise de sa part à lui : il veut prendre son indépendance financière. Il est carrément décidé à racheter l’agence tout seul quoi.

Et tout irait bien en fin d’épisode si Andrea ne se plantait pas de numéro ET si Hicham avait un répondeur. Bon, pour la défense d’Andrea, Hicham ou Hirsch, c’est vrai que ça se ressemble. C’est super triste en tout cas : Hicham était décidé à rester à ASK, convaincu par Arlette. Il voulait racheter les parts et nous laisser Mathias dans la merde… sauf que quand il reçoit l’appel d’Andrea, Hicham pète donc un câble plutôt légitime et est consolé cette fois par Mathias qui veut donc racheter ses parts. Bonjour la prise de tête.

Le vent tourne un nombre incalculable de fois et termine par une confrontation entre Hicham et Andrea/Gabriel. Ceux-ci s’expliquent comme ils peuvent, mais la dispute tourne court quand Gabriel découvre sa fiche de tournage du film d’Isabelle Huppert sur le bureau d’Hicham. Et c’est ainsi qu’ils comprennent que la fuite vient d’ASK. Dans le genre fluidité d’écriture, c’était quelque chose cet enchaînement de rebondissements dans les dix ou quinze dernières minutes. Tellement de personnages et d’intrigues qui se mêlent, c’est excellent – mais bonjour la galère pour la critique !

Bon, et sinon, la série s’enfonce de plus en plus dans le placement de produit, ce qui m’aura bien fait rire.


Épisode 6 – ASK – 19/20
Cette saison 3 tire sa révérence de la meilleure des manières : rebondissements dans tous les sens, fou rire sur fou rire, répliques qui font mouches, pluie de guests… ! Le scénario est maîtrisé d’un bout à l’autre, l’exécution est très réussie. Tout va bien, quoi, il n’y a plus qu’à attendre la saison 4 maintenant qu’on a bien savouré.

Saison 3

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J’crois que je vais faire un AVC de honte.

Le mardi 22 à minuit quatorze est l’heure du crime, et comme dans les Experts toute l’agence mène l’enquête pour savoir qui a photocopié la fiche de tournage de Gabriel et a trahi l’agence. Il ne faut pas longtemps pour qu’ils sachent que ça vient de Mathias – je m’attendais à ce que la série prenne le détour d’un autre personnage coupable, mais ils n’avaient apparemment pas le temps. Tout le monde découvre donc que Mathias est le traître, alors que lui découvre, le matin des trente ans d’ASK, que l’agence a été taguée : « Camille Valentini, fils de pute ». Merveilleux, tout ça.

Et ça vire encore plus vite au n’importe quoi quand Gabriel ne contrôle pas ses nerfs et s’en prend à Mathias, aussitôt défendu par une Noémie très en forme et à mourir de rire dans sa capacité à mordre l’oreille de Gabriel. Ouep, rien que ça. D’un coup, la soirée des trente ans d’ASK paraît on ne peut plus risible. Il y a de la tension dans l’air, c’est le moins qu’on puisse dire.

Quand Camille et Hervé arrivent, ils sont persuadés que les engueulades qu’ils entendent provenir de la salle de réunion sont pour eux et leur double identité : le tag de Valentin fait mal. Ils se rendent donc dans la salle pour s’excuser et tout expliquer, mais en fait, personne n’en a rien à faire d’eux. Tout ce que Noémie veut, c’est d’arrêter la violence – alors qu’elle a mordu une oreille (c’était le fétichisme de la soirée apparemment). C’est un bordel complet cette réunion d’ASK où tout le monde explique calmement pourquoi il a détesté ou déteste encore Hicham, mais ça finit par la décision d’Hicham de quitter le navire. Ouep.

Pour les trente ans de la boîte, il propose donc de revendre ses parts à Mathias et de les laisser se démerder pour rembourser les américains. Bref, Mathias sort en grand vainqueur : les parts d’Hicham lui donne la majorité ET il est le seul à avoir une solution pour les ricains. Une fois de plus, Noémie est à mourir de rire tant elle est contente d’elle-même et de son patron.

Tout ça nous amène finalement à l’organisation des trente ans de l’agence, ce qui se fait avec une organisatrice assez insupportable… et des directives de Noémie excellentes. Au moins, Noémie et Mathias prennent le contrôle d’ASK, c’est positif. Côté négatif, Arlette, elle, décide de prendre sa retraite ; alors qu’Andrea et Gabriel envisagent de réellement se barrer finalement. Dans le genre girouette… on sent tout de suite que la fin va régler tous les problèmes et se retourner contre Noémie et Mathias, même si on ne sait pas encore comment.

Ouais, mais on ne traîne pas à le savoir :l’intrigue des deux Camille Valentini finit par donner une idée merveilleuse à Andrea. Pour le problème du procès avec les américains, il suffit d’une deuxième Isabelle Huppert. Andrea se met donc à la recherche d’une homonyme pour jouer le fantôme de Marie de Medicis sur le tournage du film ayant problème. C’est tordu, mais ça fonctionne bien : la deuxième Isabelle Huppert qu’ils trouvent est géniale. C’est une infirmière qui finit par accepter le rôle quand Andrea pète un câble sur elle en ramenant tout à sa personne comme d’habitude. Oui, évidemment que c’est abusé et que ça n’arriverait pas en vrai, mais comme ils le disent dans l’épisode, « plus c’est gros, plus ça passe ».

En plus, c’est génial de voir que l’ensemble de la saison trouve sa résolution ici : le coup des deux Camille prend soudainement tout son sens pour ce final. Là encore, j’aurais aimé voir les réunions de préparation de la saison, on sent bien que c’est parti dans tous les sens lors des brainstormings, et je me demande qui de l’œuf (les deux Isabelle Huppert) ou de la poule (les deux Camille) est arrivé en premier. Quoiqu’il en soit, Andrea appelle Hicham pour le tenir informé… et la série nous prend quand même le temps de développer de nouveau la vie d’Hicham à Londres. Il y retrouve son fils, qui n’a pas tant grandi que ça bizarrement. Et s’il ne voulait pas voir son père, le petit accepte finalement de s’amuser avec lui quand Hicham se montre sous son bon jour. Et quand Hicham est humain, tout le monde l’adore.

Alors qu’Hicham joue au foot à Londres, à Paris, Hervé, Camille et Noémie se retrouvent donc à nettoyer le tag, et c’est triste de voir ces trois-là s’entendre de moins en moins… Heureusement qu’ils restent unis dans la tristesse d’Hervé qui voit bien que sa vie amoureuse est catastrophique, surtout quand il doit effacer, littéralement, « Valentin(i) » de sa vie. Triste.

Une autre qui a une vie triste ? Sophia, bien sûr. Et la série insiste lourdement de façon pas bien subtile (subtilement érotique !) dessus : Gabriel vient voir Sophia pour apprendre qu’elle est prête à déménager chez ses parents. Son intention de base est évidemment de l’embaucher pour le faux film avec la « fausse » Isabelle Huppert et ça se fait évidemment quand il lui dit qu’elle a été la femme de sa vie et que l’agence est dans la merde. Cela nous amène à la scène la plus drôle de l’épisode (non, y a la bataille au début et encore trop de temps d’épisode après) : le tournage de la fausse scène pour le film afin de convaincre les américains que, si, Isabelle Huppert a respecté son contrat d’exclusivité avec eux.

C’est excellent parce que tout se passe mal : l’Isabelle Huppert du pauvre ne connaît pas bien son texte, Sophia se retrouve toujours dans les plans pourris, il y a des figurants imprévus en arrière-plan… bref, on se marre bien, avec aussi Andrea qui refuse de modifier son texte – ce qui n’est pas sans rappeler Isabelle Huppert voulant absolument le changer, d’ailleurs. Finalement, ils arrivent à pondre quelque chose de potable, à temps pour se rendre aux trente ans de l’agence.

Et alors là, chapeau à la série ! Line Renaud revient, et elle est suivie par tous les acteurs de l’agence (ou presque) – et surtout par ceux de cette saison, bizarrement. Il y a quelques raccords évidemment, mais dans l’ensemble, ça fonctionne hyper bien. Une fois de plus, on suit une certaine fluidité, avec des personnages pour faire le lien à chaque fois. On passe beaucoup de temps loin des intrigues principales, juste pour quelques apparitions sympas. Toute la fête est très construite de manière à conclure les intrigues de la saison, y compris des intrigues très secondaires qu’on avait déjà oublié (n’est-ce pas Belucci ?).

Tout le monde célèbre la solidité d’ASK, surtout Line Renaud… Tout ça pour mieux faire culpabiliser, Andrea, Arlette et Gabriel. Quant à Isabelle Huppert, on ne voit que la « fausse », qui se fait appeler Corinne. Le problème, c’est qu’elle a tendance à beaucoup aimer le champagne gratuit de l’agence et qu’elle a rapidement un coup de nez. C’est ainsi qu’Hervé finit par nous perdre Isabelle Huppert dans l’agence, et ça craint comme jamais. On se marre bien, au moins : on la suit entrer en contact avec les différents talents de l’agence. C’est un vrai défilé : Jean Dujardin, Line Renaud et Françoise Fabian (qui se vouent toujours une haine cordiale), Audrey Fleurot, etc. C’est un ensemble de scènes hyper plaisantes.

Cela allège aussi une ambiance lourde : Camille n’est pas bête et sent bien que le vent tourne, alors elle tente de comprendre le plan d’Andrea, mais celle-ci refuse de lui dire quoique ce soit. Dans le même genre, Sophia continue de passer une soirée de merde : on lui repropose son poste de réceptionniste, et tous ses amis s’en tirent beaucoup mieux qu’elle. Elle décide de repartir à zéro la pauvre. Pire qu’un American Dream tout ça…

Malgré tout, Mathias remonte la piste d’Isabelle Huppert (la fausse), mais il est finalement détourné par sa femme qui décide de quitter la fête plus tôt. Ben oui, Catherine n’arrive plus à faire semblant, vous comprenez ? Elle culpabilise d’avoir rencontré quelqu’un, mais Mathias se grille tout seul en pensant qu’elle parle de lui. Et pourtant non, elle est avec Alexandre, son kiné… celui qu’elle avait voulu casé avec Noémie qui a la bonne idée de passer par là. Et un divorce pour Mathias, un. C’est une bonne soirée de merde tout ça.

Puisque Mathias est occupé, c’est Noémie qui se met sur la piste d’Isabelle Huppert/Corinne et essaye d’avoir des informations auprès de… Hervé, ce traître ! Pauvre Noémie ! Il n’hésite pas à lui dire que « Corinne » est son ex, celle lui ayant fait comprendre sa sexualité. C’est ridicule, mais plus c’est gros, plus ça passe, on a dit. Et plus ça me fait rire surtout. Le suspense est à son comble pour l’arrivée des américains : on veut savoir qui les verra en premier, on veut savoir comment tout ça va finir et la série fait bien monter la tension : Arlette ment et dit que Guillaume Canet veut quitter l’agence pour éviter que Mathias ne voit les américains. Son histoire ne tient qu’une poignée de minutes et elle apprend ensuite la situation chaotique de Mathias dans sa vie perso. Elle n’a plus qu’à l’écouter parler pour le neutraliser.

Neutraliser Mathias, c’est bien, mais il aurait fallu penser à Noémie, qui est celle qui fait monter la tension. Elle croise « Corinne » qui manque de gaffer à cause d’un gros quiproquo, mais Andrea débarque heureusement à temps pour récupérer Isabelle Huppert avant que tout ne parte en vrille. Malgré le champagne, cette dernière gère très bien le rendez-vous avec les américains. Oh, l’ensemble est assez ridicule sur le papier, un homonyme d’Isabelle Huppert qui joue son fantôme pour s’éviter deux millions d’euros d’amende, faut y penser.

Pour vendre ça comme il faut, ils ont l’accord de la productrice, qu’Arlette a pu acheter en lui promettant des talents de l’agence dans divers projets et des images du film auquel Andrea tient à peu près autant qu’à sa fille, alors même qu’il est extrêmement pourri. Ce qui les sauve d’une arnaque évidente, c’est la capacité qu’a cette fausse Isabelle Huppert d’être, un peu malgré elle, une bonne actrice.

Elle pète un câble quand elle voit que ça ne fonctionne pas, puis re-rentre dans son rôle, puis en ressort alors qu’Andrea sauve la face. Elle lui invente même un rôle dans une pièce de théâtre, où elle aurait parler à un petit monsieur. C’est à mourir de rire tant cette Isabelle Huppert déchire tout dans son rôle. C’était une chouette actrice et j’espère même qu’on la reverra. Après tout, Claude Lelouch est entré en contact avec à la fin de cette scène, affirmant qu’il voulait la voir dans un film. On ne sait jamais, peut-être qu’Andrea vient de dénicher un talent improbable. En tout cas, l’actrice choisie pour incarner ce double était excellente.

Les américains laissent alors tomber leur procès car toutes les preuves sont là. La fin de l’épisode voit donc le dénouement se préparer et Noémie remarque qu’Hicham est arrivé et que l’activité autour de lui est louche. Elle est quand même tout excitée par le discours de Mathias qui arrive… Si elle savait la pauvre. Elle vend le discours à Joey Starr, mais lui est plus intéressé par Monica Bellucci. Et Julie Gayet, elle est devenue quoi ?

Quant au discours d’Hicham, il donne son heure de gloire à Arlette, pas à Mathias. La gifle est violente pour lui. J’aurais aimé, je crois, plus de réaction de Noémie, mais on se concentre surtout sur Mathias qui s’en prend plein la tronche. Il joue super bien et la fin est bien déprimante : Hicham lui annonce qu’il est viré, tout simplement. Et même Camille ne peut rien pour ça : elle ne veut pas non plus le suivre dans une hypothétique nouvelle agence alors qu’elle a sa place à ASK. Pourtant, elle n’avait pas l’air fan d’ASK en début d’épisode quand elle s’en prenait à son père et lui disait qu’ils étaient tous des requins qui aiment ça. Une jolie critique de la série et de la vie parisienne, ma foi.

Le père et la fille se quittent malgré tout en bons termes, sur un câlin. Pourtant, le drame s’amplifie encore, l’air de rien. Je me plaignais de ne pas voir assez Noémie : finalement, elle a une super scène avec Hervé, évidemment. Elle lui raconte la vérité sur « Philippe », et il l’aide alors à récupérer tous les dossiers de Mathias et la laisser quitter l’agence. Tiens, tiens, ça promet une saison 4 qui se fonde sur la concurrence entre deux agences ça.

Quant à Andrea, elle se voit proposer une promotion de ouf, c’est une constante de ses fins de saison. Hicham veut passer plus de temps à Londres : il lui propose donc un poste de DG, une idée qui vient de Mathias et qu’il avait balayé d’un revers de main. Maintenant qu’ils ont tous prouvé à ASK qu’ils pouvaient gérer, il lui fait donc confiance. Quel revirement de situation pour le personnage d’Hicham !

Contre toute attente également, Sophia est nommée aux Césars dans la catégorie « Révélation féminine de l’année ». La saison se termine sur une jolie photo du casting, sans Mathias et Noémie, devant le logo ASK enfin éclairé – toute la soirée a vu ce logo électrique provoquer des courts circuits et des étincelles avant d’enfin fonctionner au départ de Mathias. Ouais, c’est gros comme tout cette métaphore, mais ça le fait en fait. À présent, on le sait tous : plus c’est gros, plus ça passe.

Et pour finir sur une jolie note d’espoir malgré tous ces rebondissements, on termine la saison sur le couple Mathias/Noémie, avec tous les dossiers de Mathias, récupérés par Noémie qui se fait enfin tutoyer par Mathias. Eh bah, ça c’est du baiser de cinéma, ça c’est du nouveau départ. J’ai hâte de voir ce que proposera la saison 4 après tant d’événements.

Et comme à chaque fin de saison, je n’avais pas envie que ça se termine. C’était beaucoup trop court !

Saison 3

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EN BREF – Malgré un début un peu lent à mettre en place et des intrigues de stars qui ne parviennent pas toujours à porter les épisodes autant qu’elles le devraient, cette série française reste une merveilleuse pépite, ne serait-ce que pour ses personnages et pour ses répliques percutantes. Chaque épisode arrive à faire rire grâce à ça et chaque personnage s’avère plus attachant que je ne le pensais. Elle est loin la saison 1 où je n’appréciais qu’Andrea et Camille.

Au cours de cette saison, je crois que je me suis surpris à adorer tout le monde à un moment ou un autre. Il n’y en a pas un qui a été sous-exploité (allez, si : la mère de Camille, elle a disparu cette saison, à part dans ce bon appel Skype qui buguait la semaine dernière). Dingue de se dire qu’en six épisodes, la série a le temps de traiter tout ça.

Franchement, j’aimerais plus d’épisodes, c’est vrai ; mais en même temps, les saisons sont rythmées et fonctionnent à merveille. Et puis, les scénaristes nous disent déjà bien des choses en six épisodes. La vie des agents n’est pas de tout repos et c’est un vrai monde de requins qui nous est présenté. Je suis heureux de savoir qu’une saison 4 est en préparation, et j’espère qu’elle réussira à être toujours aussi géniale. Je repars de cette saison comme j’y suis arrivé : impatient de retrouver la qualité à la française dans une série. C’est rare, mais elle existe, et Dix pour Cent le prouve !

Saison 3

Charmed (2018) – S01E07

Épisode  7 – Out of Scythe – 17/20
L’intrigue est relancée dans une nouvelle direction, avec un épisode qui aurait tout à fait pu faire office de dernier épisode avant la pause. Pourtant, il en reste encore un et je suis curieux de voir ce que ça donnera, alors que l’intrigue générale commence vraiment à ressembler à quelque chose. Une bonne série, décidément.

> Saison 1


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It was hellquake.

Cet épisode de Charmed commence par une sorcière dans sa chambre devant un miroir… Ah ben non, ça c’est l’épisode 7 de la saison 1 de l’originale. Je suis le seul à galérer à trouver mes épisodes en tombant toujours sur des épisodes de 1998 ? Le vrai début de cet épisode, c’est un marchand de vin qui se fait attaquer par un démon, rien que ça.

Les sœurs ont un chouette jardin, et Parker en profite pour passer par l’arrière de la maison afin de draguer Maggie… qui est en fait en plein rêve éveillé à imaginer que Lucy a un nouveau mec et que Parker se trimballe à moitié à poil avec un chaton dans les bras. Euh ? Chacun ses fantasmes j’imagine. En tout cas, ça fait rire Mel de voir Maggie aussi accro à son non-mec, au point d’utiliser l’orbe magique d’Harry pour vivre tout ce qu’elle souhaite. C’est doublement gênant de savoir que Mel le sait aussi, je trouve.

Les deux sœurs s’inquiètent pour Macy qui est toujours persuadée d’être assez maléfique même si elle ne l’est pas ; et elles décident de continuer de lui mentir par omission concernant leur mère. C’est con. Bien que pressées, les sœurs prennent le temps de manger un petit déjeuner plus énorme que n’importe lequel des déjeuners. L’occasion pour Maggie d’envisager de lâcher la fac parce que sauver le monde est plus important que quelques cours. Bien vu.

En revanche, ce n’est pas plus important que Parker : Lucy a réellement un nouveau mec et elle est tout à fait d’accord pour que Maggie et Parker sortent ensemble, parce qu’évidemment, ils ont besoin de son accord pour se voir, pas vrai ?

Le lendemain, ils ont ainsi un premier rencard, vegan, bien sûr. Cela permet de mieux cerner les personnages et c’est intéressant. Bon après, en une scène, on en sait plus sur Parker qu’on en a su sur Niko en cinq fois plus d’épisodes, mais bon, c’est aussi bien aidé par le pouvoir de Maggie, qui se sert de celui-ci pour lire toutes les pensées de Parker. Tout ne peut que bien se passer, surtout qu’il est un chic type…

Jusqu’à ce qu’il l’embrasse et qu’elle sente qu’il lui cache quelque chose d’important. Oups. Elle ne peut pas laisser passer ça, et elle le poursuit donc chez lui avec une bouteille de champagne où elle le trouve en train de se piquer avec une seringue. Elle se l’imagine tout de suite en train de se droguer, évidemment.

Sans grande surprise, Macy se voit offrir une promotion après la mort de son boss (c’était ça ou l’arrivée d’un démon comme boss) : c’est une bonne nouvelle qui la force toutefois à être dans une position où elle doit virer Galvin. Il lui faut 24h pour se décider, mais elle le fait, et les choses empirent quand Galvin la félicite de sa promotion, puis veut l’aider, puis travaille tellement bien qu’il est débordé et la plante. Bien vu, Galvin. Finalement, elle résoudra son problème en réduisant l’équipement et en virant un autre type beaucoup moins productif et utile. Bref, Macy trouve de quoi s’affirmer au travail dans cet épisode. C’est beau.

De son côté, Mel doit se mettre à sa thèse et elle ne se sent pas inspirée du tout. Pas trop étonnant vu le sujet. On apprend au passage qu’elle se fait draguer par une nana gothique et qu’elle utilise Google Duo pour passer un appel visio inutile à sa sœur. Ouep, la série cède à la facilité du placement de produit, mais c’était drôle.

L’intrigue de la semaine ? Elle concerne un « tremblement d’Enfer », un tremblement de terre que seuls les êtres magiques peuvent ressentir. Quant au marchand attaqué au premier épisode, c’est un dieu mi-homme, mi-chèvre (pour de vrai, oui, un satyre), qui est là pour protéger la Faux de Tartare. De quoi faire un peu de mythologie grecque et donner des points de Bingo Séries tout sympa. Notre satyre, Léon, est donc une sentinelle en charge de protéger un bout de la faux, sur trois. Il y en a donc deux autres à protéger, ce qui fait du boulot aux filles.

Elles en parlent le lendemain où ils sont tous en gueule de bois parce que le satyre les a fait boire – tous sauf Maggie, qui est habituée. Tout ça donne en tout cas une bonne excuse à Mel pour ne pas travailler sur sa thèse ; même si elle ne l’oublie pas et n’hésite pas à demander à Harry plus de temps (histoire qu’il lui conseille d’utiliser son pouvoir quoi). À force de recherches, Mel trouve une piste qui les mène à Sela, une déesse qui se fait voler son bout de Faux en dix secondes à peu près.

Quand ils rentrent chez eux après une discussion expéditive avec elle, les filles et Harry (qui est censé avoir débarrassé le plancher la semaine dernière mais leur fait le petit déj cette semaine ??) découvrent que tout un tas d’insectes les assaille. C’est ridicule ; mais l’idée est chouette : ça permet de découvrir qu’Harry est terrifié par les insectes (ça aurait pu me faire un point du Bingo si je ne l’avais pas déjà) et que ceux-ci ont repéré le dernier morceau de Faux. Macy décide donc de laisser rentrer les insectes, histoire de retrouver la Faux et obtenir des informations. Leur mère était donc possiblement une Sentinelle aussi.

Tout ça est intéressant : ça leur permet de découvrir un bout de Faux dans le grenier, et celui-ci réagit fortement en présence de la clé que Macy porte toujours autour du cou. L’idée est sympathique parce qu’elle permet aux sœurs de révéler leurs secrets bien gardés : Macy a donc trouvé la clé depuis plus d’une semaine et Maggie avoue avoir vu sa mère dans les années 80. On progresse.

Pas le temps de trop s’en inquiéter toutefois : le démon de l’Ombre, celui qui cherche à réunir les trois morceaux de Faux, débarque chez elles pour finir sa mission. Elles l’accueillent avec la certitude d’un plan bien fait pour le vaincre, à base de tout plein de bougies et d’une invocation de la déesse de la lumière. La scène d’action qui suit est particulièrement sympa : le démon ne se laisse pas battre si facilement et finit par s’attaquer à Maggie, qui a le dernier morceau. Concrètement, le démon n’est pas bien inspiré : c’est un Kitty Pride sans visage.

La scène est sympa, parce qu’il s’en prend évidemment à la sœur au pouvoir le moins utile en combat, mais que celle-ci comprend la douleur du démon, qui réussit toutefois à rassembler la faux. Alors que Mel la récupère grâce au pouvoir de Macy et que tout pourrait donc bien se passer, le pire arrive : une autre démone débarque, la nana ayant dragué Mel dans le bar. Elle possède un pouvoir électrique, permettant de jeter des éclairs et de se téléporter. Et ça tombe bien : avec ses deux pouvoirs, elle peut récupérer la Faux et disparaître, laissant les sœurs et Harry complétement bredouilles.

Ils sont surtout paniqués car la perte de la Faux signifie qu’ils vont possiblement devoir faire face à tous les démons enfermés dans le Tartare. Voilà qui donne envie. Bon, les sœurs regrettent surtout les secrets entre elles qui auraient pu empêcher tout ça de se produire, et Mel découvre en plus que la blessure que lui a infligé la démone (ou allons savoir ce qu’elle est) ressemble fortement aux cicatrices post-mortem de sa mère (et on catégorise en mort accidentelle ??).

Toujours est-il que tout ça pousse Maggie et Mel à dire la vérité à Macy sur les inquiétudes de sa mère pendant la grossesse. Ce n’est pas fou, mais ça marche bien.

La conclusion de l’épisode voit Maggie prendre la décision de s’inscrire à ses cours de fac – choisissant la psychologie, toute heureuse d’avoir senti les pensées du démon… alors que Mel décide quant à elle d’abandonner sa thèse et ses études. Elle préfère apparemment rester barmaid et ne pas trop suivre les traces de sa mère. Mouais. C’est violent d’abandonner tous ses rêves après tout ce qu’elle a paumé. Maggie n’en a pas grand-chose à faire, parce que Parker les interrompt pour venir s’expliquer auprès de sa petite amie.

Parker a donc une maladie auto-immune, il ne passera pas les quarante ans et il a besoin de se piquer assez souvent pour survivre. En revanche, il n’en a soi-disant jamais parlé à personne avant, bonjour la crédibilité. Maggie lui pardonne donc évidemment son secret et l’embrasse, pour sentir cette fois que Parker est totalement sincère. Ben voyons.

Cela dure le temps d’un baiser interminable : juste après, on découvre que Parker est le frère d’Hunter (le démon de l’épisode 5) et le fils du grand méchant. Il est un demi-démon qui avait pour mission de récupérer la Faux pour ouvrir le fameux pot de peinture. Et voilà, comme prévu, Parker cachait un secret terrible. C’est notre Cole Turner rebooté : un méchant que l’amour finit par affaiblir. On lui demande bien sûr de se servir de l’amour de Maggie pour arriver à ses fins, et il risque fort au passage de se perdre dans ses sentiments. Déjà vu, mais toujours aussi efficace.

> Saison 1

Vus cette semaine #47

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. 

Lundi

Charmed – S01E06 – Kappa Spirit – 17/20
Même si la série n’explore pas trop la piste que j’aimerais, les intrigues en cours sont assez passionnantes pour donner envie de revenir semaine après semaine. On se marre bien, c’est plein de bons sentiments et ça titille ma curiosité à chaque cliffhanger, ou presque. Je n’arrive pas à mettre de mauvaises notes, alors je surnote. Heureusement que je suis moins influençable avec mes élèves qu’avec les séries, quand même !
The Walking Dead – S09E07 – Stradivarius – 15/20
J’ai beau avoir beaucoup de griefs contre la série en général, je suis forcé de reconnaître que je suis de nouveau investi dans cette saison. J’ai envie de savoir de quoi il en retourne à chaque épisode et je suis prêt à en découvrir plus sur l’univers, qui est désormais tout plein de mystères sans réponse. Il y a un intérêt que j’avais perdu depuis longtemps, et c’est tant mieux.

Mardi

Manifest – S01E08 – Point Of No Return – 16/20
Je crois que je m’attache de plus en plus aux personnages, et c’est tant mieux. Le fil rouge n’est clairement pas aussi palpitant qu’il l’était au début de la série, s’égarant sur ce qui ressemble à une fausse piste qui ne nous apprendra rien. C’est frustrant comme tout, mais heureusement, les intrigues secondaires sont réussies et maintiennent une autre part de mystère.

Mercredi

Dix pour cent – S03E03 – Gérard – 19/20
Ah bah voilà ! Autant la semaine dernière, je trouvais que la reprise était un peu molle niveau éclat de rires, autant ce soir, je me retrouve à plaindre mes voisins tellement ils ont réussi à me faire hurler de rire par moment. Ce premier épisode de la soirée était une petite pépite, avec toutes les émotions comme il faut : j’adore.
Dix pour cent – S03E04 – Isabelle – 18/20
Dans la lignée de l’épisode précédent, on sent que la saison est bien entamée et que tout le monde est chaud dans l’équipe, des scénaristes aux acteurs. Cela permet donc un épisode très réussi, avec une bonne utilisation de guests et des intrigues autour de l’agence qui sont à mourir de rire, avec une bonne utilisation de multiples quiproquos. J’adore !

Samedi

Preview – S01E01 – #React – 16/20
Honnêtement, j’ai eu peur de ne pas accrocher au début, parce qu’il y a un rythme et une intrigue qui se mettent en place… Il m’a fallu quelques minutes pour entrer dedans, mais une fois que j’y étais, il était dur d’en sortir. Cet épisode vise juste : l’humour est bon (la parodie aussi), la réflexion y est, le suspense s’installe. J’ai hâte de voir la suite.

 Challenge Arrowverse

Quoi ? Vous ne savez donc pas que l’espoir fait vivre ? J’ai bien revu 5 épisodes de Veronica Mars, 8 de Buffy et 3 d’Angel… pourquoi pas quelques épisodes de ce challenge, prochainement ? Hein ?

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