Glow – S02E07-10

Épisode 7 – Nothing Shattered – 18/20
J’ai enfin pris le temps de continuer cette saison, et mon dieu qu’est-ce que c’est cool ! Moins douloureux que le précédent, cet épisode fait avancer l’intrigue dans de nouvelles directions, forcément, en proposant une résolution réussie de son cliffhanger. Je ne m’attendais pas à un tel épisode, mais ça fonctionne très bien.

> Saison 2


Spoilers

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Who cares? It’s just a TV show.

Quasiment deux semaines plus tard, je me replonge dans la série qui n’a pas bougé d’un iota et reprend pile à la fin de l’épisode 6, avec une Ruth blessée par Debbie. Voilà, ça remet vite dans l’ambiance, avec notre caméraman qui se précipite pour récupérer Ruth et toutes ses collègues qui se battent pour l’emmener à l’hôpital. Oh, et Sam qui est jaloux du caméraman, bien sûr.

Dans tout ça, Debbie est laissée toute seule derrière… avec un Bash qui la surprend au beau milieu de sa douche, non pas que ça la dérange qu’il la voit nue. Elle est complétement dépitée par ce qu’elle a fait, et elle sait ce qu’elle a fait, parce qu’elle l’a entendu – et effectivement, difficile d’oublier ce crac.

À l’hôpital, Sam finit par être isolée des autres, et Sam insiste pour que ce soit lui qui l’amène dans sa chambre. Il prend soin d’elle et lui retire sa botte, révélant une bien mauvaise blessure. Heureusement pour elle, les catcheuses restent en arrière et discutent du choc que constituaient la blessure – espérant que ça remonte les audiences – puis décident de défiler une à une pour soutenir Ruth comme elles peuvent. Le pire, c’est que ça apporte un bon humour à l’épisode, mais je continue d’avoir mal pour Ruth.

Elle est donc enfin examinée et amenée en radiologie où le stress est total. À l’accueil de l’hôpital, Debbie et Bash se pointent et sont mal vus par tout le monde : Bash ne payait pas assez Ruth pour qu’elle soit assurée (outch) et Debbie ben… elle est responsable de ce qui vient d’arriver, hein. En attendant Ruth aussi, Sam sympathise avec Beirut et découvre qu’elle faisait des études de médecine en saison 1. C’est pas mal, ça, même si je ne vois pas bien l’intérêt de la scène, j’aime beaucoup Beirut alors c’est cool.

La suite voit Sam se débarrasser de toute l’équipe qu’il renvoie au motel alors que Debbie reste là pour apprendre que la fracture de Ruth est une fracture franche et nette, au moins. Le problème, c’est qu’elle a huit à dix semaines de béquilles, et qu’elle peut dire au revoir à son job. Bizarrement, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour les deux ex-meilleures amies qui en arrivent à enfin à clarifier la situation.

Cela signifient donc qu’elles crient, parlent de Mark, du passé, de l’horreur de leur vie à l’une et l’autre, et Debbie se barre. Elle pense toutefois à aller chercher des vêtements pour Ruth, histoire de lui éviter de quitter l’hôpital en costume et Sheila lui conseille d’apporter les vêtements par elle-même, quand elle voulait se débarrasser de la tâche auprès de Sheila.

Elle retourne donc à l’hôpital, où son retour est gênant à souhait : Sam vient d’avouer à Ruth qu’elle est irremplaçable de toute manière, Bash a payé sa facture et Debbie ne sait pas quoi dire pour revenir. Pourtant, cela se fait naturellement pour les filles et très vite, les quatre collègues se mettent à envisager l’avenir de la série. Puisqu’elle est annulée, ils proposent de s’éclater et faire ce qu’ils veulent, et ils rembauchent aussi Reggie. Je trouve ça d’autant plus cool que les réconciliations Debbie/Ruth se font par l’intermédiaire de Sheila !


Épisode 8 – The Good Twin – 20/20
Original. Le moins qu’on puisse dire de cet épisode est qu’il est original et nous renvoie complétement dans les années 80. Je n’arrive pas à savoir si j’ai aimé ou si c’était trop perché pour moi, laissant de côté une trop grosse partie de l’intrigue… Mais bon, soyons honnêtes, ce n’est jamais trop perché pour moi, surtout quand c’est totalement méta, et j’ai plus aimé qu’autre chose ; même s’il m’a fallu un peu de temps pour rentrer dedans !

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DON’T KIDNAP. Kidnapping is wrong to do. ♫.

La série part dans le méta le plus total et nous propose un épisode de Glow dès son introduction : bienvenue dans les années 80, mais en HD. Tout est fait sur le mode de la parodie des années 80, et ça nous embarque à merveille, une fois qu’on se remet de sa surprise, donc.

C’est excellent, on voit ainsi Zoya contacter sa sœur jumelle, forcément, pour qu’elle l’aide à empêcher Liberty Bell de retrouver sa fille. La jumelle, Olga, est néanmoins la gentille jumelle, et elle ne veut pas faire le mal. Là voilà qui part à dos de chèvre pour l’Amérique !

Liberty Bell ? Elle donne un cours de gym des années 80 et pleure dans sa douche, avec une parodie de Psychose au passage. Bien sûr, c’est Olga qui arrive aux États-Unis dans le rôle du tueur et les deux se mettent vite d’accord sur la marche à suivre pour empêcher Zoya de gagner.

Liberty Bell part à la recherche de sa fille, ce qui permet une pause dans les rêves de ballet de Beirut qui fait enfin autre chose que la terroriste, avant d’en arriver au combat de catch tant attendu, opposant Liberty Bell et Reggie, allez savoir pourquoi. Cela dit, le combat devient vite un combat de Liberty Bell contre trois catcheuses, mais quand Reggie/Vicky détruit la photo, Liberty Bell s’énerve et libère enfin sa fille… alors qu’Olga est heureuse de pouvoir se faire soigner la jambe après avoir aidé l’ennemie de Zoya. Cette dernière n’a pas dit son dernier mot, et le cliffhanger la voit sur le point d’opérer sa sœur jumelle, oups !

La série propose aussi un intermède musical, Makeover, que j’ai trouvé bien trop drôle ; un autre mettant en avant l’intelligence du personnage de Carmen, Don’t kidnap avec des paroles totalement perchées pour avertir les enfants… Mais aussi de la pub pour d’autres programmes K-DTV et pour des produits dérivés ! Un vrai épisode des années 80, donc, c’était si méta ! Et Sheila qui finit avec la chèvre d’Olga, mais ils sont CINGLÉS. Je vous rassure, elle la mange.

En parallèle, on assiste aussi à une bien mauvaise sitcom scientifique/magique, gérée par Rhonda et Cherry, puis Bash jouant l’amour de la vie de Rhonda. C’est totalement différent de tout ce que proposait la série jusque-là, mais ce côté parodique fonctionne bien. Malheureusement pour Rhonda, son personnage, Britannica, cède son cerveau pour obtenir que son mannequin se transforme en Bash… Heureusement pour elle, elle le met avant sur une disquette.

Elle peut alors compter sur le personnage de Justine pour le lui rappeler, pour remettre son cerveau en place (via son vagin, parfaitement) et pour défier Cherry dont le personnage de sorcière est surpuissante. Le match de catch est de nouveau plutôt sympa, avec des ralentis et tout ce qu’il faut.

Le problème, c’est que tout ça était en fait regardé par… la mère de Justine. Oups.


Épisode 9 – Rosalie – 18/20
Même s’il s’agit clairement d’un épisode de transition vers la fin de saison, ces 30 minutes parviennent à surprendre et proposent de bons développements pour un tas de personnages que nous n’avions pas encore assez vus cette saison. La BO est au top, les intrigues se tiennent et franchement, Netflix a intérêt de proposer une saison 3 !

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What if GLOW was the most exciting part of my life and now it’s over?

Ruth est invitée à un dîner de famille chez Sam et découvre l’école rétro des années 80, c’est merveilleux. Justine fait tout de manière ironique et détachée, comme une ado des années 2000 finalement, et elle est de nouveau avec Billy, qu’elle dit n’avoir jamais quitté. Avec sa blessure, Ruth se retrouve forcée de dormir sur le canapé. C’est mignon.

Jusqu’à ce qu’elle soit réveillée par la mère de Justine venue récupérer sa fille. C’est rapidement le bordel, mais Sam refuse que Ruth se barre, parce qu’il a besoin d’elle pour gérer la situation. La mère de Justine marque des points en reprochant à Sam de ne pas l’avoir contactée quand il a récupéré la fugueuse, mais Sam en marque grâce à Ruth qui explique que Justine veut se rendre à son bal de promo avec son copain.

Billy y propose à Justine de se barrer alors que sa mère sympathise avec Ruth. Il est super mignon de voir toutefois que Justine n’est pas prête à quitter sa famille. Elle fait comme si et en parle à son père qui en parle à Rosalie, la mère. Cette dernière est dégoutée de voir que Justine écoute son père, mais au moins il l’empêche de partir à New-York ; même si Rosalie veut toujours ramener sa fille chez elle.

Sam profite ensuite du bal pour proposer un slow à Ruth, malgré sa jambe. Elle accepte… mais refuse le baiser et se barre.

Elle se rend alors chez Russell pour lui dire qu’elle veut lui laisser sa chance. Elle se retrouve alors à l’embrasser. Mais… Non ! Moi, je shippe Sam et Ruth, oh !

Au motel, les filles sont déprimées de voir qu’à une semaine de la fin, elles n’ont toujours pas réussi à avoir un petit-déjeuner décent. Chacune se met à envisager le futur, Tamme le voyant en tant qu’actrice après avoir vendu des poupées alors que Rhonda a ses stalkers. Et comme cette dernière n’a pas de papiers américains, ça sent d’avance le mariage.

Les autres trient leurs affaires et Beirut et Yolanda passent de plus en plus de temps ensemble. Et comme elles dansaient ensemble dans la série et le rêve de Beirut, ça sent bon la relation qui va perdurer. Ce flirt est inattendu, mais ça marche bien.

Enfin, Bash et Debbie se rendent à une convention où ils font ce qu’ils peuvent pour obtenir une nouvelle saison. Ils inventent des rumeurs qui permettent à la série d’être repérée et espèrent alors recevoir des appels. Ils tardent à venir, mais ça finit par arriver et ils espèrent alors un final de dingue car ils invitent tous les potentiels acheteurs au tournage…

Pourtant, ce n’est pas gagné : Carmen est chargée de le trouver et elle se drogue à la place. Pourtant, quand Rhonda débarque et se dit sur le point d’être expulsée, elle trouve l’idée du mariage et c’est une bonne fin de saison… malheureusement les scénaristes de Netflix ne s’en contentent pas et préfèrent à la place… tuer Florian avec une pneumonie. Et ce pauvre Bash l’apprend dans le bar où il se bourrait avec Debbie, espérant un futur glorieux. WTF.


Épisode 10 – Every Potato Has a Receipt – 20/20
Pour sa fin de saison, Glow n’hésite pas à partir dans tous les sens. C’est un festival de rebondissements et de chouettes moments que propose cet épisode qui marque clairement la fin d’une aventure. Espérons qu’il ne marque pas la fin de la série, parce que les Gorgeous Ladies Of Wrestling en ont encore à revendre, c’est évident ; mais si ça devait l’être, ça finirait sur une bonne note. Bref, le genre d’épisode que j’adore, tout simplement.

> Saison 2


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Love is fake. Just like wrestling.

46 minutes pour conclure la saison et possiblement la série, ce n’est pas assez, mais faisons comme si. Tout commence par une promo des filles à la radio, juste avant le grand mariage final. Voilà qui promet.

De son côté, Sam est forcé de dire au revoir à Justine qui rentre chez Rosalie, en larmes. Elle ne veut pas retourner chez sa mère, même si c’est la solution la plus logique. J’aurais bien aimé qu’elle reste, moi aussi, parce que j’adore Justine, quoi.

Ruth veut vraiment se battre pour le dernier épisode, mais elle n’est toujours pas en état. Pour la consoler, Sam décide logiquement d’en faire une co-directrice. Cela fonctionne plutôt pas mal, surtout que ça les force à reparler de leur propre baiser – puisqu’ils co-dirigent un mariage là. En toute logique toujours, Ruth avoue à Sam se confiant enfin à elle qu’elle…a couché avec Russell. Sympathique. Celui-ci trouve aussi le moyen de les interrompre, tant qu’à faire.

Le soir, Sam découvre que Yolanda et Beirut deviennent un truc sérieux quand il surprend cette dernière en train d’observer la strip-dance de l’autre. Eh oui, le strip-club ça fonctionne bien pour ces deux-là. Le lendemain, Mark débarque sur le plateau de Glow et rend à Debbie leur bébé, donnant des idées au mari de Cherry qui lui demande ce qu’elle pense d’avoir un bébé.

Bash surréagit à la mort de celui qui aurait pu être son mec et demande à ce que toute sa maison qu’il partageait avec Florian soit vidée de ses affaire – et que les affaires soient jetés en plus. Pauvre Bashounichet. Il est tout de même là pour le mariage final, et il prépare le marié. Sacrée journée !

Dans les vestiaires, Rhonda se prépare elle aussi à son mariage, avec la robe de Debbie, ce qui est plutôt sympathique quand elle se retrouve à vomir de stress. Carmen revient sur le devant de la scène quand Kurt lui reproche de lui avoir volé ses mouvements de catch et la poursuit jusque dans les vestiaires de l’émission. Heureusement que Debbie est là pour gérer la situation et leur promettre un caméo en plein épisode de Glow.

Le mariage commence et se déroule presque bien, avec une licorne… Mais rapidement, ça part en vrille avec Bash objectant au mariage et demandant à Rhonda de l’épouser lui. Elle ne met pas longtemps à virer son fan du ring, provoquant le plaisir du public et rapidement Rhonda se retrouve à épouser un milliardaire sans le moindre contrat de mariage. Bien joué, quoi.

Toutes les catcheuses sont sur le ring et le final tourne à la Battle Royal pour le bouquet et pour la couronne ! C’est la folie totale dans cette fin de saison, on se retrouve avec un baiser Yolanda/Beirut, avec toutes les catcheuses éjectées une à une dans des combats réussis, avec une Liberty Bell qui affronte de vrais catcheurs et gagne, puis avec Zoya débarquant de nulle part pour récupérer la couronne malgré sa jambe dans le plâtre. Eh oui, Sam lui fait ce cadeau parce qu’il sait à quel point c’était important pour elle.

Franchement, c’est addictif tellement ça part dans tous les sens. Cet épisode n’arrête pas de surprendre et le match final se termine dix bonnes minutes avant la fin. C’est qu’il reste à gérer les conséquences de ce dernier épisode : Rhonda vient voir Bash pour lui annoncer qu’elle n’est pas sûre d’être amoureuse, mais il s’en fiche, il lui promet une bien jolie vie.

Il reste aussi à savoir la décision finale des producteurs venus assister au tournage pour peut-être racheter l’émission. Tout le monde attend donc pour apprendre que K-DTV ne peut légalement accepter la vente : les personnages appartiennent à la chaîne, et c’est comme ça.

Ce n’est pas pour autant la fin de l’aventure. À défaut de renouvellement, le patron du strip-club de Yolanda leur propose à toutes de continuer Glow non à la télévision, mais à Las Vegas. Ouep, comme il est pote avec Sam depuis un épisode (il est parent d’élève de l’école de Justine), c’est réglé. Tout le monde a déjà fait ses valises, il n’y a plus qu’à monter dans le bus. Debbie dit donc au revoir à Mark en lui confiant son gosse, Ruth dit au revoir à Russell car Vegas signifie clairement qu’il n’y a pas besoin de caméraman.

La saison se termine donc sur cette excellente note – avec un Bash quand même ravagé dans le bus et un couple Yolanda/Beirut. Chacun, dans le bus, a droit son moment de gloire, la caméra s’attardant sur tout le monde et sur les angoisses de Ruth. Comme en saison 1, nous obtenons donc une très jolie fin de saison, qui peut aussi servir de fin de série (ouverte) si besoin. Je suis reconnaissant envers les scénaristes pour ce type de fin. J’espère vraiment que Netflix nous fera une saison 3 !

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EN BREF – C’est simple comme bonjour, cette deuxième saison était encore meilleure que la première ! On part pourtant sur les mêmes recettes de parodie, d’explorations des personnages un à un, de féminisme dillué et de dramas dans les coulisses de la production, mais cette saison gagne en efficacité parce que nous connaissons déjà les personnages dès le départ.

Un autre bon point de cette deuxième année ? Les scénaristes n’hésitent plus : loin de se chercher autant qu’en saison 1 dont les premiers épisodes semblaient peu sûrs d’eux, cette saison est celle de tous les tests, avec toute sorte d’épisodes qui se débrouillent pour sortir de la norme et être marquant (j’en retiendrai surtout l’épisode #MeToo, l’épisode méta et le final, c’est vrai ; et aussi la scène où Debbie explose Ruth). Tout cela permet à la série d’être encore plus culottée et de monter d’un cran dans le drama, dans l’humour, dans les messages qu’elle fait passer, dans tout. J’adore !

Comme il faut bien lui trouver des défauts, je regrette surtout le manque de temps. Cette saison 2 aurait pu facilement durer deux fois plus longtemps et rester palpitante. Il est par exemple dommage de ne pas approfondir la dépression de Debbie au-delà de l’épisode 6, de ne pas nous en dire plus sur Bash post-Florian, de ne pas revenir plus sur Carmen sous-exploitée par rapport à la saison 1, etc. Il y a tellement de personnages et si peu d’épisodes… j’aurais aimé passer plus de temps avec eux.

En somme, une excellente saison comme Netflix sait les faire. J’espère vraiment une saison 3.

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> Saison 2

Quantico – S03E10

Épisode 10 – No Place is Home – 15/20
À trois épisodes de la fin de la série, on sent que les scénaristes reprennent des forces et tentent de sérialiser ce qui était devenu un procédural. Bref, je pense qu’ils jouent le tout pour le tout, n’hésitant pas à avoir encore une fois la gâchette facile. Au point où on en est, plus rien ne peut surprendre venant d’eux, mais ça donne quarante minutes plutôt bien fichues malgré des raccourcis scénaristiques et une intrigue vue et revue.

Saison 3


Spoilers

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Please, give me a reason to kill you.

C’est reparti pour Quantico sous un soleil de plomb et avec une boisson hyper fraiche, parce que c’est bien mieux comme ça. Pour changer, la série débute avec un cadavre de plus : celui de la fille d’Owen. Elle ne me manquait pas, elle ne me manque toujours pas maintenant qu’on l’enterre, mais elle est notre cas de la semaine : Jocelyn voit bien que le meurtre de Lydia en prison semble être lié à une vieille affaire des années 70… et à Connor Devlin, le moustachu, qui s’amuse à tuer en utilisant un symbole gaélique.

Les choses empirent quand la sœur de Mike est elle aussi retrouvée morte. Oupsie, comme dirait l’autre. L’enquête de la semaine promet donc être un peu plus palpitante que précédemment puisqu’elle touche directement les proches de notre équipe (je dirais bien préférée, mais bon, non). Devlin est donc le suspect principal, mais quand Owen et Mike lui rendent une visite, une agent du MI5, les services irlandais, est déjà présente. Elle a le rôle classique de l’empêcheur de tourner en rond, et ce n’est pas plus mal, parce qu’Owen interroge ensuite Devlin et c’est juste hyper soporifique, jusqu’à ce qu’il lui explose la tronche.

L’irlandaise l’arrête et dit avoir un nouveau témoin contre Devlin, mais Owen, lui, trouve une autre agent du MI5 qui pourrait être corrompue. Le problème est que celle-ci est censée être morte, et je sens qu’elle était pote avec celle que l’on connaît déjà, mais bon. L’enquête continue, laissant le MI5 et Mike travaillant ensemble, et ils trouvent ainsi un téléphone dans la cellule de Devlin.

Tout ceci offre une piste pour Harry, Jocelyne et Owen qui trouvent la planque du tueur… et se retrouvent coincés sur une plaque de pression reliée à une bombe. Enfin pas tous : Harry a la chance de pouvoir essayer de les débloquer, mais ce n’est pas gagné du tout. La théorie dit ça, en tout cas, la pratique est bien différente : Harry n’a aucun mal à débloquer la bombe alors que Jocelyne et Owen s’embrassent.

De leur côté et avant tout ça, le reste de l’équipe est forcé de contacter sa famille pour les mettre sous protection : Alex revoit sa mère qui lui en veut de ne pas lui avoir donné de nouvelles depuis un moment, Ryan récupère son père qui imagine une vengeance de Thanksgiving et Harry a une sœur que j’adore déjà avec son accent brittish. Dans le trio, c’est Alex la plus en danger : quelqu’un prend des photos de sa mère et elle (Alex passe la saison à se faire prendre en photo de toute manière).

Tout le monde ramène sa famille chez Shelby, parce que le manoir de ses parents est censé être une forteresse. Ramener tout le monde au même endroit ? Oh, quelle mauvaise idée, j’adore d’avance cet espèce de huis-clos qui devrait voir tout le monde s’entretuer – en plus la sœur d’Harry (Maisy ?) n’a aucune idée du job de son frère. Et la découverte est excellente.

Cela nous ramène un petit drama familial de plus au milieu des bonnes nouvelles : bizarrement, les gens dans la baraque n’ont pas l’air ravi d’avoir un tueur aux trousses. Je ne comprends pas pourquoi, vraiment. Toujours dans les dramas familiaux, Shelby est totalement perdue parce que son beau-père n’est pas sous son charme ; elle fait donc tout ce qu’elle peut pour être appréciée par lui et ce n’est pas bien exceptionnel.

Tout ceci nous mène à un magnifique dîner de famille, avec Maisy posant un tas de questions gênantes et la mère d’Alex qui pète un câble contre sa fille qui ne devrait plus être du FBI depuis bien longtemps. Les réconciliations finissent par se faire quand Alex lui confie sa fausse couche et la culpabilité qu’elle ressent dans celle-ci, après une phrase bien bâtarde de sa mère « tu peux pas savoir ce que c’est d’avoir un enfant et d’ensuite le perdre ». OUPS.

Les réconciliations sont interrompues par une alarme indiquant que quelqu’un se pointe sur le périmètre de la maison. Il s’agit d’un simple voisin armé jusqu’aux dents, mais qui a une bonne couverture s’il est méchant. En plus, il a une bonne tête de gentil, mais quand même, Shelby ne se souvient pas de lui, ce n’est pas très rassurant.

Plutôt que de l’enfermer, Shelby propose de garder simplement un œil sur lui, mais ils sont de nouveau interrompus par les alarmes, avec cette fois le tueur sur place. Cela envoie Ryan et Alex loin de la maison, laissant l’occasion à Ben, le voisin, de révéler qu’il est bel et bien un grand-méchant. Il s’en est déjà pris au valet de Shelby – attaché dans les bois et retrouvé par Alex, alors en pleine fusillade contre la tueuse engagée contre eux. Shelby est mise K.O comme une bleue et amenée dans la cave de la maison sans être tuée, donc Ben a le champ libre pour s’en prendre au père de Ryan.

Celui-ci est sauvé par son fils in extremis, puis lui renvoie l’ascenseur alors que Shelby est celle venant finalement à bout de Ben. N’importe quoi. De son côté, Alex vient à bout de la tueuse à gages avec quelques coups de couteau et une chute de grange digne de Smallville.

Le lendemain, Georges, le valet de Shelby, est donc mort, laissant celle-ci toute peinée (mais le pire, c’est le chien, parce que j’en suis là dans les émotions de cette série) jusqu’à ce que son beau-père l’accepte enfin. Harry récupère la complicité qu’il devait avoir avec sa sœur et Alex a une dernière petite discussion avec sa mère. Je m’attendais d’ailleurs à ce que ça soit la dernière pour toujours, parce que clairement, il aurait été sympa de terminer sur un cliffhanger la voyant mourir (au point où en est, écoutez), mais finalement non : l’épisode se termine sur McQuigg et l’agent du MI5 heureux de montrer à Devlin qu’ils ont stoppé la tueuse ex-agent du MI5 qu’il avait envoyé aux trousses de l’équipe. Moui, mais c’est bien trop simple pour qu’on s’arrête là, j’imagine que la fin de la série s’attaquera à ce personnage une dernière fois, parce qu’on tient un grand-méchant. Plus que deux épisodes, allez !

Saison 3

Sharp Objects (S01)

Synopsis : Une journaliste est confrontée aux démons psychologiques de son passé quand elle retourne dans sa ville natale pour couvrir un meurtre violent.

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Pour commencer, je vois cet épisode juste après le pilot de The Outpost, donc autant dire que le contraste est d’avance grand et violent, parce qu’on a deux séries complétement opposées dans le synopsis et l’ambiance. Cela dit, c’est plutôt une bonne chose pour celle-ci, parce que le pilot de la précédente m’a bien laissé de marbre pendant un long moment.

Je ne sais pas grand-chose de cette série, si ce n’est que je l’avais mise dans ma liste pour une raison ou une autre, et un rapide tour sur IMDB me l’explique : Marti Nixon en est la créatrice. Bon, généralement, le travail qu’elle fait me plaît assez pour que je la considère encore comme un gage de qualité des années après l’avoir découverte, j’espère qu’il en sera de même avec cette série !

Sans ça, je ne la testerais même pas, parce que le synopsis de base ne me dit rien qui vaille, ça m’a l’air bien peu original… on verra !

S01E01 – Vanish – 15/20
Beaucoup de longueurs et d’incompréhensions face à ce premier épisode qui pose les bases d’une histoire intrigante. Le casting sauve bien les choses, malgré des acteurs mangeant tous leurs mots en murmurant (accrochez-vous si vous êtes sans sous-titres), et on est totalement devant une série estivale qui propose un puzzle me prenant déjà la tête. Je ne suis pas encore à fond, mais il y a du potentiel.

Sharp Objects – S01E01

Épisode 1 – Vanish – 15/20
Beaucoup de longueurs et d’incompréhensions face à ce premier épisode qui pose les bases d’une histoire intrigante. Le casting sauve bien les choses, malgré des acteurs mangeant tous leurs mots en murmurant (accrochez-vous si vous êtes sans sous-titres), et on est totalement devant une série estivale qui propose un puzzle me prenant déjà la tête. Je ne suis pas encore à fond, mais il y a du potentiel.

> Saison 1


Spoilers

01

It’s because this place is totally dead.

La série commence par un générique tout posé et tranquille nous amenant dans un univers digne d’une série d’été. Je ne sais pas si c’est le logo HBO qui fait ça, mais je me suis senti comme devant un épisode de True Blood, même si ce long générique était moins entrainant. La première scène nous montre une ville assez silencieuse et vide, avec quelques âmes posées et des reflets nous dévoilant deux enfants faisant du roller. Les choses sont claires : on nous sert une série à l’esthétique travaillée et aux images soignées.

La fugue des deux fillettes faisant du roller passe inaperçue et un poster d’Obama nous indique qu’on est plus dans le présent que ce que j’imaginais. Dans une chambre avec un ventilateur tournant à fond, elle tombe sur une femme endormie à qui elle prenne la main pour… quoi au juste ? La piquer avec du fer ? Et c’était en fait un cauchemar (rêve ?) de la femme dans le lit. Oh lala, mais dans quoi je m’embarque encore ?

La femme est une journaliste se rendant auprès de son boss, Frank Curry (joué par l’indétrônable Miguel Sandoval), qui lui confie comme mission de retourner dans sa ville natale pour enquêter sur la disparition d’une fillette suite à la mort d’une autre. Ouep, un papier sur un possible serial killer, youpi. Elle est bien forcée d’accepter la pauvre, donc elle fait ses affaires, quitte St Louis et de la pub pour Evian en route. Elle s’arrête aussi dans un motel pour la nuit, où on la voit vider son sac de sa bouteille d’eau, de ses bouteilles d’alcool, médicaments et kit kat.

Tout ça commence à traîner en longueur les amis, et cette série va me blaser si elle continue. Notre personnage principal s’endort dans sa baignoire et est hantée par son cauchemar/souvenir d’ado où des adolescents chassent dans un bois alors qu’elle se baigne dans un lac. Tout cela n’a pas beaucoup de sens, mais l’ado découvre ensuite une horrible cabane peine de photos pornos qui ont revenir l’obséder pendant la nuit, où elle se touche donc. Bien. Je ne comprends pas grand-chose à ce pilot qui semble monté en dépit du bon sens.

Le lendemain, la journaliste arrive enfin à Wind Gap, sa ville, dans laquelle elle voit un mémorial à la première victime et des avis de recherches pour Nathalie, la deuxième. Elle rencontre le shérif de la ville pour obtenir des informations et elle se présente comme Camille Preaker. Bien sûr, le shérif n’est pas trop partant pour lui parler, parce qu’elle pourrait pourrir la réputation de la ville. Cela dit, elle fait bien son boulot et réussit à obtenir des informations, mais peu.

Elle se rend ensuite dans un bois où des ados la reconnaissent déjà, bienvenue dans une petite ville. Elle rencontre ensuite le détective Willis, chargé de l’enquête, puis tombe sur une amie de la famille qui semble bourrée au beau milieu de la journée : elle est chargée des rafraîchissements pendant une battue dans les bois pour retrouver Nathalie.

Cette dernière ne donne rien, et Camille rentre donc chez elle à la nuit tombée, en n’oubliant pas d’être harcelée par d’autres flashbacks. Sa mère hésite à la faire rentrer quand elle la voit, parce que la maison n’est soit disant pas présentable, mais elle finit par lui dire de rentrer et accepte de la laisser dormir chez elle. Camille tombe ensuite sur son (beau ?)-père, tout aussi paumé que sa femme. Les relations de Camille avec ses parents sont clairement troublées et faite d’un silence de plusieurs mois. La plus heureuse de la retrouver est ainsi la gouvernante.

Camille retrouve aussi sa chambre… et le vit super mal, parce qu’elle se souvient de sa sœur ayant un malaise – type épilepsie. Elle se rend donc dans un bar où elle retrouve le barman qui est un ami, voit un témoin qui pourrait lui servir, puis tombe sur le détective avec clairement un jeu de séduction qui s’installe entre eux, séduction dont elle se sert pour le faire parler.

En toute logique, après une soirée à boire, elle veut reprendre le volant et recommence à écouter de la musique en montant en voiture. La musique a une place prépondérante dans la série, mais elle ne parvient pas à me maintenir motivé à fond. Heureusement, Camille s’endort dans sa voiture avant de reprendre le volant et quand elle se réveille, c’est une troisième journée qui commence (Bingo !) sans batterie dans sa voiture.

Elle trouve de quoi la recharger heureusement et rentre chez elle où sa mère pète un câble sur elle : ou, elle est heureuse de retrouver sa fille, mais elle n’apprécie déjà pas son comportement qui lui ruine sa belle réputation. À Wind Gap, Camille est la fille de avant d’être une femme, et sa mère aimerait qu’elle s’en souvienne.

L’engueulade est suivie par Camille allant s’acheter de la vodka bien trop tôt dans la journée pour que ce ne soit pas gênant. Tristesse pour sa mère. Elle se rend ensuite poursuivre son enquête journalistique en interrogeant le père d’Ann, la première victime j’imagine. Le père est complétement dévasté, la mère est au travail, la petite sœur est engueulée par le père passant ses nerfs sur elle. Cela attire l’attention de Camille qui en parle avec Curry pusiqu’elle pense qu’il fait un bon suspect.

En ville, elle rencontre le grand-frère d’Ann, John, et a la « chance » d’être présente lorsque le corps de Nathalie est retrouvé posé sur la fenêtre d’une ruelle. Charmant. Là-dessus, la série est déjà excellente pour son ambiance et ce choc horrible.

En rentrant chez elle, Camille a droit à une nouvelle brimade de sa mère et retrouve sa (demi ?) sœur, Amma, qu’elle a déjà croisé deux fois dans l’épisode sans la reconnaître, à l’inverse de celle-ci. Merveilleux. Les deux sœurs (?) parlent de Marian, la troisième, celle ayant eu une drôle d’attaque. En tout cas, Amma est toute heureuse d’avoir une sœur à la maison désormais, et elle lui dit qu’elles se ressemblent énormément, à être toutes les deux incorrigibles.

Après cette scène, Camile prend son courage à deux mains et rentre dans la chambre de Marian qui n’a pas changé depuis sa mort – ce qui lui rappelle l’enterrement atroce où elle a été séparée du corps de sa sœur. Eh ben. Que tout ça ne l’empêche pas de finir une seconde bouteille d’Evian et de se faire couler un bain avec un verre de vodka surtout…

C’est compliqué d’avoir un vrai avis sur cette série pour l’instant : je n’arrive pas à m’ennuyer pleinement parce que je suis intrigué par les flashbacks se superposant au présent et par les mystères proposés par la série, mais en même temps, c’est super lent et interminable, et je ne peux pas accélérer vu que tout le monde murmure et mâche ses mots et que si j’accélère, même un tout petit peu, je ne comprends plus rien. Il faudra que je me trouve des sous-titres, même en anglais, pour le prochain épisode, parce que, ouais, faut s’accrocher.

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