13 Reasons Why – S04E08

Épisode 8 – Acceptance/Rejection – 10/20
Est-ce que je vais passer sous la moyenne ? Franchement, j’hésite. J’accorde encore le bénéfice du doute à la série pour boucler tout ça, parce que l’air de rien, je suis encore devant, c’est donc qu’elle parvient à me faire rester… mais je ne suis plus sûr de pouvoir expliquer pourquoi. Cet épisode commence de manière ridicule et finit de manière encore plus ridicule, tombant chaque fois un peu plus bas dans la déchéance. Il n’y a plus grand monde et grand-chose à sauver, malheureusement.

> Saison 4


Spoilers

408

We’re pissed off, am I right?

Je pensais sincèrement que la série ne pouvait pas partir plus en vrille que ce qu’elle avait déjà fait, mais elle a réussi à me prouver que j’avais tort dès la première scène de cet épisode. Félicitations. On découvre donc que les scénaristes continuent d’écrire de mauvaises fanfictions futuristes, où tous les amis de Clay deviendraient des héros résistants d’un monde en pleine dérive dans lequel Tyler finit par mourir.

Tout cela n’est qu’un rêve de Clay pour combler la saison qui n’était apparemment pas assez longue pour eux, alors que si. Sans surprise, Tony et Clay découvrent donc que Tyler était bien un indic pour les flics et qu’ils ont mis en péril une enquête en cours. Huit épisodes pour ça, sincèrement ? Ils n’ont plus rien en stock !

Une fois ces broutilles évacuées, l’épisode peut commencer autour des admissions à la fac. Le père de Jess est inquiet de ne pas avoir encore de nouvelles de sa fille concernant son admission à l’université, mais il faut dire aussi qu’elle est refusée partout où elle espérait aller, y compris Columbia, malgré le cadeau de son père : un pull de l’université. Alex, lui, reçoit ses résultats par courrier et découvrent qu’il est pris à Berkeley. Normal. Il est plus angoissé pour l’avenir que pour le présent, mais bon. Enfin, Justin reçoit une lettre et est bien heureux d’être admis à la fac, contrairement à Clay qui a encore le droit d’attendre. Quand on voit les différents entretiens passés, ça n’a pas de sens ces résultats !

L’épisode reprend une fois de plus avec le trio Estella/Winston et Diego, toujours aussi peu développés chacun, pour nous montrer qu’ils ont reçu anonymement la cassette des derniers mots de Bryce. C’est con. Heureusement, Jess fait du bon boulot avec Diego apparemment. Elle l’évite en permanence, mais il est amoureux et gobe tout ce qu’elle lui dit. C’est déjà ça.

Par contre, Jess ne passe pas trop une bonne journée : elle est surprise par Justin alors qu’elle embrasse Diego, ce qui est l’occasion pour elle de découvrir que Justin s’est fait virer et est encore en train de partir en vrille. Le décès de sa mère l’a fait repartir quelques mois en arrière, clairement, et il demande à Jess de l’abandonner dans une ruelle où il pourrait se droguer en paix. Et moi qui disais qu’il avait eu une bonne évolution dans la série. Non mais vraiment…

Jess n’a d’autre choix que de s’exécuter. Elle profite aussi de cette belle journée pour avouer à son club qu’elle a communiqué avec le principal sur les différentes mesures de sécurité, obtenant le soutien inattendu d’Ani. Enfin, moi, je l’attendais, mais elle, elle est surprise.

En parallèle, Zach n’est admis nulle part pour l’université, et il n’en a clairement rien à faire, ce qui embête le CPE. Ce dernier est de retour dans l’épisode pour mener à la découverte d’une intrigue qui trainait dans les fonds de tiroir des scénaristes depuis un moment : celles des parents ! Ainsi, depuis le début de la saison, ils se rendaient régulièrement à des réunions de parents organisés par le CPE pour leur apprendre à mieux surveiller les gosses.

Bien sûr, aucun ado ne s’en est rendu compte, parce que personne n’a pensé à faire le lien entre toutes les absences des parents. D’ailleurs, aucun parent n’est assez franc avec ses ados pour communiquer sur le sujet. A quoi bon revenir sur l’importance de la communication face à ce genre de situation dans une série comme ça, hein ? Ce n’est jamais que la base de toute l’intrigue de la série, normalement.

En tout cas, Clay le découvre en suivant ses parents en secret. Il en parle aussitôt à Jess, mais celle-ci pense qu’il est parano, évidemment. Pourtant, elle ne l’aide pas tellement : Zach en a marre, Justin ne lui parle pas, Ani a déménagé et récupère l’argent des Walker. Malgré tout, Jess en parle à Alex, le seul qui accepte encore de la retrouver pour parler de Gordon Lightfoot aka l’affaire Bryce/Monty. Admettons.

Bien sûr, Diego décide de confronter Justin sur les derniers mots de Bryce. Il paraît évident que Jess l’aurait appelé pour qu’il la protège… parce que personne ne soupçonne Alex, parce que même moi je pensais qu’elle aurait appelé Justin en saison 3. Malheureusement, ils terminent par se bagarrer, une baston qui couvait depuis un moment dans cette saison et qui continue de nous montrer tout au long de ces épisodes que c’est cool de se battre quand on est au lycée. Sérieusement, ils se battent tous tellement, c’est le pire des exemples à montrer à des adolescents qui regarderaient encore la série. De toute manière, la série est maintenant vue comme ringarde par pas mal de monde… mais bon, elle est toujours dans le top 10 Netflix aujourd’hui, quoi.

En tout cas, le fight entre Diego et Justin part en vrille avec un gardien flic évidemment raciste qui ne s’en prend qu’à Diego. Il n’en faut pas plus pour que ça tourne à l’émeute au sein du lycée. Effectivement, la série n’avait pas encore coché la case racisme sur la liste de tout ce qui va mal aux États-Unis et qui mérite d’être traité par des militants. Dommage que ce soit fait si tard dans la série, et surtout si mal.

En tout cas, Jess et Clay se rebellent contre le proviseur, avec ensuite l’aide de Justin. Ils mènent donc une rébellion qui a bien des raisons d’être mais qui les dépassent très rapidement : tous les élèves fuient le lycée. Enfin, tous… Pas Ani, bien sûr, et pas Alex non plus, qui demande à Zach quoi faire. Finalement, ils décident de sortir, et Ani aussi. La rébellion peut donc commencer, et c’est tellement cliché que je n’ai pas réussi à lever assez les yeux.

D’un côté, on se retrouve avec Alex et Zach qui s’amusent à casser des vitres et sont poursuivis par des flics dans tout le lycée. Ils parviennent à leur échapper et dévaster un peu le bureau de l’administration, avant d’être rattrapé malgré tout. Zach a réussi avant ça à trouver son dossier, tout de même, et ce qu’il y lit ne lui plaît pas, au point qu’il accepte d’être le seul à être arrêté pour ça, préférant qu’Alex rejoigne Charlie, qui tient plus à lui.

  1. De l’autre côté, nous avons l’ensemble du lycée qui se lance dans une manifestation improvisée qui n’a pas le moindre sens pour que le lycée laisse tomber la majorité des mesures de sécurité mise en place durant le semestre. Alors… Pourquoi pas, en soi, mais ça part tellement trop vite en vrille que le tout paraît forcé et véritablement comique. Or, ce n’est pas l’intention.

La colère pourtant légitime des adolescents est risible, tournée en ridicule par ces scènes de violence qui n’ont pas de sens par rapport au reste de la série. Il se passe en tout cas beaucoup de choses lorsque les adolescents décident de se rebeller contre le système en balançant le contenu de leur sac sur les flics. Marcus est arrêté, Jess aussi, mais elle est finalement sauvée par Justin, lui-même sauvé par Diego (ben voyons) qui en profite pour comprendre au passage que si Jess ne doit pas être arrêtée par les flics, c’est parce qu’elle est probablement coupable du meurtre de Bryce. Merveilleux.

Même des personnages comme Ani se retrouvent à se battre, alors que ce n’est pas crédible, vu son passé et son caractère. Dans tout ça, Ani vit donc désormais chez Tony et Caleb. C’est l’occasion de revoir Caleb, c’est déjà ça, puis d’apprendre qu’Ani est admise dans toutes ses universités, sans avoir le moyen de les payer… à moins d’accepter l’argent des Walker. Elle hésite à le faire, et Tony lui dit qu’elle ferait mieux de le faire et qu’il n’hésiterait pas non plus, malgré la présence de Clay dans sa vie – et sa fidélité, puisqu’il est venu pour l’opération de Tyler.

Il retrouve d’ailleurs Clay et Tyler au lycée pour découvrir que ce dernier est furieux de voir qu’il n’a plus la confiance des autres, alors qu’il avait dit à Tony de lui faire confiance et que tout irait bien. C’est con. Cela permet de se concentrer davantage sur le personnage de Tony, oublié depuis quelques épisodes : il continue la boxe, avec plein de matchs, et ça inquiète Caleb qui a vraiment peur de voir son copain continuer de se battre pour de mauvaises raisons.

Finalement, le monde lui donne tort : un recruteur universitaire du Nevada s’intéresse à lui pour la boxe. Il est révélé durant l’émeute finale que ce recruteur est en fait venu grâce au flic qui a repéré Tony et qui s’arrange encore pour lui éviter une troisième arrestation, alors qu’il défendait Tyler en donnant un coup à un flic.

La scène prend fin lorsqu’Alex retrouve Charlie inconscient auprès d’une voiture en feu, prête à exploser. J’espérais que ce soit la fin de l’épisode… mais non, il reste encore à supporter une petite séance de psy pour Clay, évidemment l’un des leaders de cette émeute. Justin est à remercier pour ça : il n’hésite pas à lui passer le mégaphone… mais le vrai problème, c’est que Clay est aussi celui qui allumé l’incendie de la voiture. C’est gênant. Il s’en souvient une fois confronté à la vidéo, se souvenant aussi qu’il est celui derrière quelques mystères de la saison : il a tagué le bureau de l’administration, détruit les caméras de sécurité et fait peur à tout le monde avec une petite hache dans les bois.

Est-ce que c’est censé être surprenant ? Probablement… mais plus rien n’arrive à me sortir de la léthargie dans laquelle je regarde la série. Bref, je la finirai demain, hein.

> Saison 4

13 Reasons Why – S04E07

Épisode 7 – College Interview – 11/20
Vraiment, dire que durant cette saison la série est une parodie d’elle-même est un euphémisme terrible pour tout en dire. Vivement que ça se termine, parce que les scénaristes sont à bout de souffle, ne se donnant même plus la peine d’essayer de justifier tout ce qu’il se passe. Il y a des bonnes scènes tout au long de l’épisode, certes, mais l’ensemble est juste un patchwork raté, et c’est dommage.

> Saison 4


Spoilers

407

I’m not crazy, I’m just scared.

En début d’épisode, Clay met trois plombes à se réveiller dans un hôpital psychiatrique. Il était temps ! Cela fait six épisodes qu’il est parti en vrille et que tout le monde le sait, il fallait bien que quelqu’un finisse par s’occuper de lui. Par contre, ça n’a aucun sens de voir comment on en est arrivé là, ou de voir comment Justin est devenu un ennemi pour Clay.

Clay est le grand sujet de conversation de l’épisode en tout cas, avec Jess s’inquiétant pour lui devant Diego qui est toujours là pour la faire parler. Oui, elle a embrassé Justin, mais elle couche encore avec Diego et se fait surprendre par Ani qui redébarque après l’excuse la plus pétée du monde pour sa disparition de deux épisodes.

Jess est énervée, en tout cas, et elle en parle avec le principal : les gens veulent la voir démissionner de son rôle de présidente du conseil du lycée, pensant qu’elle est responsable de l’exercice de l’épisode précédent… Et après cette scène, eh bien, plus rien sur le sujet de tout l’épisode, parce qu’il y a d’autres trucs à traiter en priorité apparemment.

Tony se sent subitement forcé de reprendre le rôle de Clay et de confronter Tyler sur ses achats d’armes. Ce n’est pas glorieux et ça finit évidemment en dispute. Pourtant, quand il se rend au commissariat pour autre chose, Tony découvre que les flics ont les mêmes photos que Tyler dans une salle du commissariat et qu’ils préparent une opération le soir-même… et aussitôt, Tony se sent forcé de venir en aide à Tyler, ce qui ne sera pas une bonne chose, c’est évident.

Du côté du fil rouge, parce qu’on veut toujours nous faire croire qu’il y en a un, on retrouve Winston et Estella faisant équipe en consultant tous les messages de Monty avant sa mort. Cela les met sur la piste de Justin comme meurtrier, et donc sur celle de Jess. Estella est dégoûtée de comprendre qu’elle n’est pas son amie, finalement.

Effectivement, Jess joue bien un double jeu, mais on ne la voit quasi-jamais avec Estella, alors ça ne marche pas comme intrigue. C’est toute fois intéressant de voir le trio Winston/Estella/Diego tout faire pour trouver le coupable du meurtre de Bryce si ce n’est pas Monty, provoquant pas mal de remous dans le groupe qu’on suit depuis la saison 1. Ainsi, Justin et Zach finissent par s’embrouiller eux aussi, Justin ne comprenant pas comment Zach a pu tout raconter à Winston. Evidemment. Cette saison aurait pu être mieux, beaucoup mieux, si on s’était concentré uniquement sur le trio Winston/Estella/Diego, en reprenant la formule habituelle de la saison. Non parce que là, ça part dans tous les sens, et c’est tout.

Pendant ce temps, Clay se débrouille pour s’échapper de l’asile psychiatrique en prétendant s’être fait dessus. Franchement… Franchement ! Je pense qu’un hôpital psychiatrique sait gérer un peu mieux que ça les choses, tout de même. Il s’enfuit en tout cas pour… prendre rendez-vous avec Ani, apparemment pas mise au courant de son état.

Elle est en tout cas bien celle qui a envoyé la lettre d’admission de Clay pour la fac, après avoir réécrit les choses, évidemment. Malgré tout, elle décide de rompre une nouvelle fois avec lui, avant de l’abandonner là. Il passe donc l’après-midi à parler tout seul, avant de débarquer en pleine nuit auprès de son psy.

Contre toute logique ou raison, le psy accepte de le voir et de lui parler, mais à son bureau où il joue totalement le jeu de Clay et accepte de s’asseoir dans son canapé. Eh, ça n’a pas de sens du tout, franchement. Cela dit, c’est nécessaire pour la saison : Clay peut ainsi rentrer chez lui sans vraie conséquence, en acceptant de voir son psy deux fois par semaine, celui-ci convainquant Diaz de le laisser libre. Il reste malgré tout sacrément inquiétant, notamment lorsqu’il parle avec Tony.

Le retour d’Ani n’est vraiment pas bien géré dans cet épisode. Après Clay, elle doit aller se confronter avec Jess pour s’excuser d’avoir couché avec Bryce. Euh ? Elle l’a déjà fait et c’est bon, elle ne doit rien du tout à Jess. J’adore Jess, hein, mais là, elle n’a aucune raison de continuer d’en vouloir à Ani ou de se la jouer mère-la-morale comme ça, surtout quand on voit sa manière d’utiliser Diego.

Finalement, Ani décide d’aller vivre chez Tony même si elle n’est plus vraiment en froid avec Jess, puis elle… recontacte Mrs Walker. Brenda Strong étant toujours là pour produire des épisodes, ce n’est pas étonnant de la revoir dans la série, mais par contre, elle est vraiment une solution de facilité pour les scénaristes, et pour Ani. Celle-ci se retrouve avec l’argent mis de côté pour les études de Bryce, l’air de rien. Mais Alex la prend toutefois en photo.

Alex, flippé de revoir Tyler de retour au lycée, rejette Charlie dans cet épisode, allons savoir pourquoi. Il est paniqué d’avoir entendu qu’il y avait encore une enquête en cours sur le meurtre de Bryce, mais ça ne justifie pas trop ses réactions, je trouve. Charlie se comporte à merveille avec celui qu’il espère voir devenir son petit-ami tout au long de l’épisode. Pourtant, il y a de quoi faire.

Sinon, la saison ne partant pas encore assez dans tous les sens apparemment, Justin apprend aussi la mort de sa mère, d’une overdose, lorsque le père d’Alex vient l’en prévenir. Avant son entretien pour la fac. Superbe. L’entretien se déroule et réveille la colère de Justin.

Après le déni, la colère, c’est plutôt logique. Les parents de Clay s’en tirent plutôt bien à le gérer, même si bien sûr, la série donne inévitablement raison au personnage de l’adolescent plutôt qu’au personnage des adultes, hein. Et ils en profitent aussi pour nous proposer une scène toute sensible où Justin finit par craquer… mais aussi à poil que possible, pour contenter les audiences. C’est sûr qu’il nous faut des raisons de rester devant les derniers épisodes, parce que c’est compliqué là. Justin refuse aussi que Clay soit au courant de ce qu’il s’est passé.

Autrement, Zach donne rendez-vous à Diego, Winston et toute l’équipe de foot pour leur dire toute la vérité… Ce qu’il ne fait évidemment pas, préférant se faire tabasser au même endroit qu’il a tabassé Bryce lui-même. D’accord, ben écoute, cool ta vie, Zach !

En parallèle, tous les lycées ont donc des entretiens avec les plus grandes facs. La série parvient encore et toujours à me surprendre avec le personnage de Tyler qui s’est imposé depuis la saison 2 comme l’un de mes personnages préférés alors que je ne pouvais pas le blairer en saison 1. Comme quoi. Il a eu les scènes les plus marquantes de la série et la meilleure évolution, finalement.

L’entretien de Jess, par contre, n’est pas très intéressant, alors que celui d’Alex, qui tourne autour du handicap, aurait mérité d’être représenté plus longuement. En même temps, les scénaristes ont mis de côté pendant un an son handicap avant d’y revenir sans trop de raison à l’épisode précédent, alors bon.

Ani ? Toujours aussi mal écrite, la pauvre. L’actrice a beau être douée, elle ne peut pas se sauver d’un scénario si médiocre. Pourtant, il y en a qui y arrivent, comme Justin, par exemple. Son entretien est mal écrit, mais le personnage n’en est pas moins touchant. Peut-être que c’est parce qu’on le connaît depuis plus longtemps ou parce que son évolution est l’une des meilleures de la série, avec celle de Tyler, trop absent de cet épisode finalement.

Du côté de Clay, l’entretien est construit sur un tas de mensonges, mais c’est à peu près le plus crédible d’un point de vue scolaire. Je ne connais pas beaucoup le système scolaire américain, mais je doute vraiment que les héros de la série proposent ici un exemple à suivre de ce qu’il faut faire pour ce genre d’entretien, hein.

Finalement, l’épisode se termine sur Clay acceptant de retrouver Tony pour surveiller une fois de plus Tyler : Tony s’est aperçu que la police préparait un coup de filet sur les revendeurs d’armes. Le duo Tony/Clay essaient donc d’empêcher Tyler d’aller acheter des armes en fin d’épisode, ce qui est fort dommage : ils interrompent clairement une opération dont Tyler faisait partie et le mettent en danger au passage, puisque le vendeur d’armes finit par tirer une balle…

> Saison 4

13 Reasons Why – S04E06

Épisode 6 – Thursday – 16/20
Malgré l’absence de crédibilité du scénario et d’avertissement avant l’épisode, malgré des personnages toujours aussi insupportables, l’épisode s’en tire très bien dans la mesure où il fait monter les sentiments qu’il veut exacerber. La série est certes une parodie d’elle-même à aborder cette saison tous les sujets tabous et dignes de grands débats qu’elle n’a pas eu le temps de traiter avant, mais au moins, ça permet quelques épisodes dont on se souviendra. Et c’est dans ce genre de moments qu’elle est au meilleur de sa forme.

> Saison 4


Spoilers

406

We don’t know Tyler slipped.

L’épisode reprend donc pour nous apprendre que l’accident de voiture n’était qu’une hallucination de plus de Clay ? Franchement, cette saison est un immense n’importe quoi à ce stade et je ne regrette pas d’avoir pris mon temps entre les deux épisodes, parce que ça m’aurait frustré encore plus de voir que ce cliffhanger était faux et n’était qu’un moyen de plus de nous faire une transition foireuse vers une formation aux premiers secours pour tous les lycéens, au cours de Tyler semble toujours fasciné par les armes, ce qui inquiète Tony.

Du coup, Tony continue de faire équipe avec Justin pour essayer de comprendre ce qu’il se passe et s’inquiéter de la sécurité du lycée. Et ça tombe bien, parce qu’il y a justement une alerte confinement en pleine journée ! On y reviendra, avant ça, il faut mettre en place le reste de l’épisode.

Dans un couloir de lycée, on découvre que l’accident a bien eu lieu, mais juste que Clay a encore réussi à faire de la merde. Après l’accident, il a donc abandonné laissé Zach pour mort, ce qui fait que Zach ne veut plus entendre parler de lui, recommence à boiter comme la saison précédente et a besoin d’un avocat, qui est celui de Bryce, parce que pourquoi pas ?

Clay est donc triste, mais n’a d’autres choix que de perdre cet « ami » qui ne l’était pas avant d’aller rencontrer le nouveau CPE qui est là pour le fliquer et surtout pour lui faire comprendre qu’il le surveille. Merveilleux.

Un autre cliffhanger oublié est celui de la lettre d’admission de la fac de Clay avouant qu’il a couvert un meurtre. Ce n’est pas rien, mais il avait réussi à l’oublier lui aussi, alors je me sens moins seul sur ce coup-là. De son côté, Diego continue d’interroger Jess, l’air de rien, pour tenter de la faire craquer et d’obtenir des informations. Enfin, Winston continue de faire ami ami avec Estella et c’est une bonne chose, pour lui, quand il obtient de nouvelles informations.

Maintenant que c’est fait, la série décide donc enfin d’aborder ce qu’elle avait gentiment évité en saison 2 : l’alerte rouge confinement pour présence de tireur au sein du lycée. Cela nous isole certains personnages – comme Jess, ou Estella de qui on doit se sentir proche ou Clay qui revoit Monty – alors que ça créé des duos intéressants : Justin/Diego avec le reste de l’équipe de foot qui stresse et le coach ou Zach/Winston, qui décident de se droguer, parce que pourquoi pas.

En parallèle, Tony, Charlie et Alex voient leurs révisions d’espagnol être interrompues par cette alerte, les forçant à se rendre compte que Tyler a disparu. Il n’en faut pas plus pour que Tony prévienne Justin, puis Clay de son absence. L’épisode prend son temps pour nous révéler où est Tyler, conservant un suspense auquel je ne croyais pas du tout. Je faisais bien : il est en fait coincé dans les toilettes, avec Estella. Allez comprendre, je pensais que ce n’était pas mixte, moi, mais bon.

C’est un duo intéressant vu le passif Monty/Tyler, et surtout parce que Tyler est capable d’expliquer à Estella ce qui mène quelqu’un à prendre les armes pour péter un câble, tout en laissant l’occasion à Estella de s’excuser pour son frère. C’est intéressant, tout ça.

Un duo bien moins intéressant est celui de Zach et Winston, défoncés à la drogue. L’intérêt était très limité, mais Winston n’en perd pas de vue son objectif pour autant : il veut savoir ce qui est arrivé à Monty, évidemment. Malgré tout, il en profite pour nous dire qu’il est amoureux d’Alex, ce qui n’a aucun sens après deux rencards. En tout cas, il souhaite que Zach dise la vérité à Alex si jamais il devait mourir (et Zach veut s’excuser auprès de la mère de Bryce si ça devait arriver).

Je crois beaucoup plus en la relation Alex/Charlie qui se développe depuis deux épisodes et qui est parfaite lorsqu’il est question de calmer les angoisses d’Alex après avoir entendu pour de vrai des coups de feu.

Clay est terrifié dans son coin et nous fait une petite crise d’angoisse en parlant à Monty et Bryce qui lui servent de psy désormais – alors que le CPE nous a informé que le psy, justement, n’existait peut-être pas : Clay est arrivé en retard parce qu’il était avec, mais sa mère n’est pas au courant. Je n’en ai plus rien à carrer de Clay à ce stade de la série, et ça craint : ses scènes sont longues, je vois qu’on est censé être triste pour lui qui prend enfin conscience qu’il ne peut pas sauver tout le monde… mais au risque de me répéter : je n’en ai rien à taper.

Clay finit par comprendre que Bryce et Monty sont en fait dans sa tête, ce qui est l’occasion pour lui de savoir qu’il est fou depuis bien longtemps. Malgré tout, il prend donc la décision de sortir de sa cachette pour aller sauver qui il pourra. Si seulement il pouvait se prendre une balle. Je suis méchant, je sais.

Finalement, il est bien confronté à un tireur : lui-même. Clay n’hésite pas à tuer Clay, mais c’est bien sûr une énième hallucination. Il finit donc par se faire engueuler par le principal qui lui révèle que tout ça n’est qu’un exercice avec des policiers tirant des balles à blanc. Pardon ? Jamais. Bonjour l’angoisse, les crises de panique, larmes ou cardiaques que ça peut provoquer.

Dans l’épisode, la meilleure prestation était peut-être finalement celle de Jess. Comme quoi… J’adore habituellement les relations dans les séries, et ce sont les interactions que je préfère entre les personnages. Là, Jess laisse un message vocal à Ani et appelle sa mère, qu’on ne voit même pas, mais c’est celle qui nous donne la meilleure image du stress que ça doit être dans cette situation hors exercice.

Bien sûr, elle ne reste pas seule : Justin finit par se battre avec Diego dans les vestiaires et s’échapper pour la rejoindre, histoire de pouvoir l’embrasser. C’était mignon, comme le baiser Alex/Charlie d’ailleurs, après une scène où Charlie se débrouiller pour calmer une hallucination d’Alex. Là-dessus, l’épisode était plutôt bon.

Bien sûr, Clay finit par être la voix de la vérité et s’en prendre au principal, en expliquant le plus calmement du monde comme il sait si bien le faire (non) que ce n’est pas garder des lycéens en sécurité que de les préparer à mourir et être du gibier. Ca me tue de reconnaître qu’il a raison sur ce coup-là, mais ça me tue uniquement parce que je n’ai pas envie de dire qu’il a raison – sauf que les scénaristes continuent d’en faire le messager des grandes vérités malgré son état.

Son état est toujours aussi catastrophique, alors il finit aussi par s’en prendre à des policiers, récupérer un flingue, demander à Tyler ce qu’il a fait pour qu’ils en arrivent là et se faire plaquer finalement par un policier. Il est évacué en brancard, bien sûr, et ça nous laisse sur un cliffhanger un peu naze, qui ne sera probablement pas traité, comme les autres. Autrement, Winston est persuadé que Zach connaît l’identité du tueur maintenant qu’il a appris qu’il avait tabassé Bryce le soir du meurtre et Tony a parlé au CPE des photos d’armes dans les affaires de Tyler. Mais ça aussi, ce sera une fausse piste puisque le CPE est déjà au courant que Tyler bosse avec la police… Pardon, je l’affirme trop, ce n’est qu’une théorie. Mais bon.

> Saison 4

Films vus en 2020 (#25)

Salut les cinéphiles,

Un nouveau mercredi me permet de vous parler des films vus au cours de l’année et malheureusement, on est parti pour quelques mercredis sans le moindre coup de cœur. C’est le problème du confinement : j’ai vu tellement de choses qu’il était difficile d’être encore emballé par des films. Il y en aura d’autres, je vous rassure, notamment du côté des films d’horreur qui sont en train de suppléer définitivement les films de science-fiction comme meilleur genre à mes yeux. Par contre, ce ne sont pas ceux dont je vais parler aujourd’hui qui m’ont donné ce sentiment.

Poltergeist

Poltergeist GIF | GfycatBien que sympathique, le film n’a pas réussi à me faire vraiment peur. Il y a quelques jumpscares et cette histoire d’esprit frappeur au sein d’une maison de banlieue est très sympathique, mais aussitôt vu, aussitôt oublié. J’exagère un peu, j’en garde de bons souvenirs, notamment du côté de l’humour (la fin du film est géniale de ce point de vue-là).

Après, l’histoire n’invente pas l’eau chaude et propose des choses assez classiques et prévisibles, du coup, ben, c’est un divertissement, mais ça ne sera pas plus à mes yeux, malgré les bons échos que j’en avais eu. Il m’a rappelé, en moins bon, la première saison de Channel Zero, forcément, et quelques scènes des premiers volets d’Insidious, mais il souffre donc de la comparaison avec ceux-ci.

En revanche, je tiens à préciser qu’il fait une excellente utilisation des poupées de clowns et que c’est uniquement pour ça que je parle de jumpscare, parce que je suis toujours coulrophobe.

Dead Silence

Dead Silence | Horror movies, Horror, Creepy

Je peux faire à peu près la même critique avec ce film qu’avec le précédent… Je l’ai lancé parce que j’ai vu que Ryan Kwanten jouait dedans et que j’adorais le personnage de Justin dans True Blood, mais franchement, malgré son histoire de base qui avait tout pour me faire frissonner, je n’ai pas franchement eu peur.

Le film raconte la vie d’un héros bouleversé par la mort de sa petite-amie après avoir reçu chez lui une étrange marionnette. Celle-ci s’inscrit dans les traditions de son village natal, une malédiction semblant frapper tous ceux qui voient cette marionnette… Difficile d’en dire beaucoup plus sans trop spoiler, surtout que ça spoile déjà un peu trop le début du film de dire tout ça.

Une histoire de marionnette, c’est généralement efficace pour me filer quelques frissons, mais le film en lui-même n’a pas réussi à capitaliser assez là-dessus pour que ça fonctionne à 100%. En revanche, je ne peux dire qu’il soit aussi prévisible que le précédent : j’ai eu de bonnes surprises par moments et disons que quand on arrive à la fin du film, on comprend l’idée de base du scénario… Malheureusement, ça traîne en longueur pour arriver à ce qui rend le film bien.

Ma Reum

Ma Reum : 3 bonnes raisons de voir la comédie avec Audrey Lamy et ...

Changement d’ambiance total avec une petite comédie française pour se remettre des émotions du film d’horreur. Très drôle, ce film ne vaut le coup que pour Audrey Lamy qui excelle dans un scénario très classique qui manque clairement de réflexion ou de profondeur, proposant une fin qui n’a aucun sens pour quiconque travaillant de près ou de loin avec des enfants ou dans l’éducation.

Cela n’empêche heureusement pas de rire quand il faut et de savourer le film, qui a également une tendance à proposer de bonnes musiques pour nous persuader de rester plus longtemps devant ! C’est déjà pas mal ! En plus, quelques-uns des plans machiavéliques proposés dans le film sont bien tentants, il faut l’avouer…

Il faut sauver le soldat Ryan

Saving Private Ryan Matt Damon GIF - SavingPrivateRyan MattDamon Crying GIFs

Ben… Je peux dire que je l’ai vu, comme ça. Honnêtement, j’ai fini par l’accélérer sur la fin… Je n’ai pas du tout aimé ce film pourtant culte et célébré à l’époque de sa sortie. Il s’agit une fois de plus d’un film de mon poster des 100 films à voir avant de mourir, mais je suis surtout mort d’ennui devant.

Ma culture cinématographique s’en portera probablement mieux, certes, seulement, c’est typiquement le genre de films que je déteste et auxquels je n’accroche pas. Je suis sans cœur et mon aversion pour l’Histoire ne fait que se confirmer avec les films… Un casting excellent ne fait pas un excellent film, de toute évidence.

Pupille

Affiche du film Pupille - Affiche 4 sur 4 - AlloCinéJe suis un peu sévère de ne pas en faire un coup de cœur, car ce film français est excellent, retraçant l’histoire d’un pupille, c’est-à-dire d’un bébé né sous X, de la naissance à son adoption plénière définitive. Un parcours semé d’embûches pour le bébé, certes, mais surtout pour les adultes chargés de s’occuper de lui.

C’est un très beau film, avec de belles émotions et un casting qui porte très bien les choses. J’ai beaucoup aimé, et si je ne le mets pas dans les coups de cœur, c’est uniquement parce que j’ai vu trop de films cette année (on approche tranquillement de mon centième film de l’année avec cet article, alors que j’en suis à 150 désormais) et qu’en comparaison, celui-ci a finit par s’estomper.

Bien sûr, ça n’aide pas que la construction du film ne me plaise que partiellement, qu’une des affiches soit littéralement le dernier plan du film (sérieusement, pourquoi ????) ou que des acteurs que j’aime bien (l’infirmière ! la vraie Coralie de Plus belle la vie !) n’y soient que de passage. Un brin frustrant !

Par contre, c’était un vrai plaisir de retrouver Elodie Bouchez dans un rôle qui lui convient parfaitement. J’ai failli ne pas la reconnaître… mais en même temps, je pense que je ne l’avais jamais vu dans rien d’autre qu’ALIAS (dont elle s’était fait évincer en partie au profit… d’Amy Acker).

Hocus Pocus

hocus pocus sorcieres winifred sarah mary Image, GIF animé

Je termine cet article avec un film de plus, culte, trouvé dans le catalogue de Disney +. Je sais, je sais, ce n’était pas la bonne période de l’année pour le voir, mais je ne regrette pas d’avoir enfin découvert cette référence.

Je me suis bien marré de retrouver certains acteurs beaucoup plus jeunes que je ne les avais jamais vus (McGee de NCIS, vraiment ?!), les chansons sont envoûtantes et l’histoire plutôt marrante, avec de bons effets spéciaux et des twists sympathiques. En bref, un bon film dont je comprends le statut culte aux États-Unis et dont j’ai plus de mal à comprendre pourquoi il semble avoir moins marqué la France… Peut-être que c’est le côté sorcières d’Halloween qui était moins vendeur ? Peut-être qu’il a marqué la France et que je suis juste passé à côté comme je n’aime pas les films ? Mais tout de même, il ne me paraît pas être une référence souvent évoquée…

En tout cas, ça m’a permis aussi d’approfondir enfin les références faites au film dans pas mal de séries, à commencer par Charmed, évidemment !

Voilà donc pour mon 96e film de l’année. Vraiment, je ne chôme pas de ce côté-là, désormais !