Manifest – S03E04

Épisode 4 – Tailspin – 14/20
J’aime bien que l’épisode apporte des morceaux de réponses vraiment intéressants et permettent de mettre à jour certaines de mes théories, mais il faut bien reconnaître que la série en elle-même a perdu beaucoup de son charme avec le temps. Je crois que mon problème vient du fait que je n’aime plus tellement les personnages mis en scène, ni les arcs scénaristiques qu’ils suivent. Le mystère est la seule chose qui maintienne mon intérêt, donc. C’est déjà ça.

Spoilers

Avec sa main droite, Ben a très très envie de toucher la queue… de l’avion.

 

Yes, just a lot to process.

Il faut bien avancer dans cette série à un moment ou un autre, et c’est donc parti en espérant récupérer un ou deux derniers points de Bingo Séries tant qu’on y est. Est-ce que j’ai revu le début de l’épisode 3 en pensant quand j’en étais là ? Bien sûr. Je me suis vite rendu compte du bug, c’est déjà ça. Et je me marre bien avec début d’épisode : il se déroule deux mois plus tard, et ça m’aide bien. Je me dis au moins que les personnages seront aussi paumés que moi.

Ben se réveille après un énième cauchemar, pour voir que sa main brille toujours autant. C’est à croire qu’il s’en est servi pour faire des choses pas catholiques dans son lit pendant que sa femme était toujours exilée chez son frère, là. Bon, en tout cas, Ben fait tout ce qu’il sait faire du coup : il appelle Saanvi pour avoir une consultation.

Finalement, c’est auprès de Vance et de la NSA qu’il l’obtient : il souhaite revoir l’épave de l’avion. L’épave, elle, est dans un bunker nommé Eureka. Des tas de scientifiques, dont le Dr Gupta, effectuent tout un tas de recherches sur l’épave. Cela n’aide pas trop Ben à avoir confiance dans le gouvernement, parce qu’il trouve que l’envergure du projet le dépasse. Et il n’a pas confiance dans le gouvernement, contrairement à Vance. Oui, on a droit à des retrouvailles entre Ben et Vance, et ça ne se passe pas bien.

En tout cas, tout ça leur permet d’apprendre qu’une queue d’avion a disparu la nuit où Zeke avait survécu – et ça perturbe Saanvi, parce que c’est la nuit où elle a tué la Major. On ne s’en débarrassera jamais de celle-ci. Dans le même genre, on ne se débarrassera jamais de Troy. Encore en vie, l’ex stalker de Saanvi se retrouve donc à bosser sur le projet Eureka et l’avion 828, avec aussi cette queue d’avion qui a disparu dans un flash lumineux et que Ben veut absolument toucher.

Il y a toute une montée du suspense autour du moment où il le fera, évidemment… mais finalement, ça s’arrête là : il ne se passe rien du tout quand il touche la queue de l’avion devant un Vance surpris de le voir si convaincu qu’il se passerait quelque chose. Sa main ne brille même pas, M.D.R. Cependant, elle brille quand il passe devant une porte, où personne ne le mène.

Il est aussitôt certain qu’on lui cache quelque chose. Ben oui, c’est le gouvernement ducon. Cela dit, c’est tellement bien caché que personne ne l’empêche de franchir la porte, hein. Il finit par être repéré par un garde, hein, même si Saanvi tente de lui gagner du temps. Comment ? On ne sait pas trop, elle retourne se confesser du meurtre de la Major auprès de Vance, assurant que la disparition de l’avion a eu lieu en même temps que la mort de la Major. Oups.

De toute manière, le temps qu’elle gagne ne sert à rien quand sur la queue de l’avion apparaît soudain l’empreinte de la main de Ben. Pas grave, Ben a trouvé ce qu’il ne devait pas voir : Kelly Taylor, une passagère de l’avion, est dans un cube, gelée. Le problème, c’est qu’alors qu’elle est morte d’une balle dans la tête, ses blessures montrent désormais qu’elle est morte dans l’avion. AH.

Ben est aussitôt convaincu qu’ils sont tous morts dans l’avion et que petit à petit, les corps (et l’avion) redeviennent ce qu’ils étaient au moment de mourir. C’est intéressant comme théorie, ma foi, et j’aime bien avoir un peu d’avancée de ce côté-là. J’ai encore tant à découvrir dans cette saison, je le sens. Hum. En attendant, Saanvi récupère son poste auprès de Vance et abandonne son labo. Putain, ils n’ont jamais su quoi faire de ce perso, c’est fou.

Après deux mois, Michaela en est apparemment toujours à apprendre à gérer sa nouvelle colocataire. C’est pourtant Zeke qui sait mieux la gérer, toujours grâce à ses sortes de pouvoir. Il est capable de sentir ce que Beverly ressent, et il a mis deux mois à s’en rendre compte alors que j’étais à peu près sûr que c’était là que j’en étais.

Au rang des intrigues dans lesquelles deux mois ne sont pas passés contrairement à ce qu’on nous dit, Jared continue de mener l’enquête sur la mort du Major pour le bénéfice de sa fille. C’est pire qu’un cold case à ce stade-là, mais bon, apparemment, ça commence à avancer au bout de deux mois. Au moins, ça nous ramène le personnage de l’ex-coéquipière de Michaela, et comme j’adore l’actrice, je trouve que c’est une excellente idée. Par contre, ça ne plaît pas à Vance qui fait surveiller Jared de voir que celui-ci s’approche petit à petit de la vérité.

Du côté des personnages que j’ai zappé, Pete est toujours en cellule et continue de voir la gamine de l’épisode précédent – Angelina. Il voit aussi de drôles de flashs… et bordel, j’ai tout oublié à nouveau de cette intrigue. Ce n’est pas grave, si ? Il ne lui reste plus qu’une semaine avant de mourir au petit Pete. En tout cas, Angelina est sûre que Pete a reçu un Appel quand elle était à le voir en prison, alors elle demande l’aide de Michaela et Zeke.

Ces deux-là veulent aussitôt venir en aide à Pete, allez savoir pourquoi. Enfin, remarque, on sait pourquoi : dès qu’il y a un Appel, Michaela est au taquet. Pas de raison que ça change. Pete leur décrit donc son cauchemar, qui est bien sûr lié à Jace, son frère, et à un compteur énorme étrange. La partie enquête autour des Appels me plaisait avant. C’est devenu moins fun cette saison, surtout avec Zeke qui se découvre vraiment un nouveau pouvoir en se connectant à présent aux émotions de Pete.

En parallèle, on suit les méchants pour voir qu’ils ont les mêmes visions que Pete. Cet autre groupe de gens revenus pose bien des problèmes, et pas qu’à Vance. Michaela fait donc ce qu’elle peut pour mener l’enquête et les retrouver à temps avant la fin du compteur qu’ils voient, et c’est efficace : elle tombe sur l’un des deux méchants et découvre ainsi que leur ancien coach était un dealer de drogue et tout. Allez, bon, OK, Appel réussi.

Et en ce qui concerne les intrigues parfaitement inutiles, Olive décide de rater son bal de promo, allez savoir pourquoi. Elle ne voit apparemment plus ses amis, mais ma vraie question est de savoir de quels amis il s’agit. TJ est apparemment de l’autre côté du monde et Olive se retrouve donc coincée à faire des recherches avec Angelina… avant de l’emmener à son bal de promo, tout ça pour qu’Angelina n’y entre pas. Et, en plus, la robe d’Olive ? Immonde, tout simplement.

 

Walker – S02E05 (express)

Épisode 5 – Partners and Third Wheels – 10/20
Ce n’est pas du tout à la hauteur de ce que j’attendais de cet épisode, parce que franchement, je me suis ennuyé presque tout du long. D’accord, la fin donne un peu envie de revenir, mais autrement, les scénaristes peinent énormément à amener l’histoire où ils veulent, les fils rouges avancent à pas de fourmis et les développements de personnages ne sont pas spécialement fluides. Pénible.

Spoilers

August et Stella organisent une fête dans le dos des grands-parents, Micki reprend du service et Larry est amoureux.

Une fois de plus, c’est un épisode qui peine vraiment à nous emmener là où il souhaite aller : et là où il souhaite aller, c’est sur deux intrigues en fil rouge à la fois. Ce devrait donc être positif, mais ça ne l’est pas, parce que dans les deux cas, j’ai l’impression de voir un éléphant dans un magasin de porcelaine et de perdre un temps fou. C’est pénible, ce genre d’épisode.

Première intrigue importante de ce début de saison : le départ de Micki a été annoncé il y a quelques épisodes et je pensais vraiment que la voir bloquée à son bureau serait sa porte de sortie pour la suite. Ce n’est pourtant pas le cas, avec une intrigue qui enfonce une porte ouverte de plus pour elle. En effet, Micki est contrainte de quitter son bureau pour mener une enquête avec William. Eh, franchement, Liam, personne ne sait plus quoi en faire dans l’équipe des scénaristes, je crois. Au moins, c’est honnête de le voir douter sur son futur dans cet épisode.

Mener l’enquête, ça la ramène inévitablement sur le terrain. Elle nous renverse un pauvre employé de bureau qui n’a rien demandé dans une course poursuite ridicule, puis finit par s’ouvrir sentimentalement à sa suspecte pour s’assurer qu’elle ne tue pas son oncle – en gros. Bon. On sent que l’actrice n’est pas sur les cascades qu’elle faisait en saison 1 et je me demande vraiment ce qui la pousse comme ça vers la sortie pour la suite.

En attendant que l’info fuite, ça viendra bien un jour, on doit donc se contenter de la regarder mener cette enquête et reprendre le boulot, donc. C’est vraiment étonnant puisque tout semblait indiquer qu’elle avait le terrain prêt pour quitter la série, et maintenant les scénaristes nous la gardent vraiment sous le coude, toujours sans expliquer où ira son couple avec Tray. Le pauvre est relégué à un second rôle, à nouveau, cette fois-ci avec les grands-parents Walker à surveiller pendant qu’ils hésitent à vendre le ranch – mais finalement non.

Cela termine par un excellent cliffhanger où il laisse toutefois un post-it à Micki pour comprendre qui est Garrison… J’ai presque hâte de voir le prochain épisode, alors que celui-ci m’a donné l’impression de perdre mon temps tout du long.

Les vieux qui laissent le champ-libre au ranch permettent à Stella et August d’organiser une fête où ils ramènent tout le lycée. C’est l’occasion d’apprendre que Stella est vraiment une nana super populaire d’après le jeune Davidson… Allez comprendre, je pensais qu’on en était toujours à nous vendre une Stella et un August loin d’être cools avec tout le drama familial autour d’eux. Et pour des gamins qu’on voit toujours traîner ensemble avec les deux mêmes personnes, ils ont soudain tout un tas d’amis apparemment.

Cette petite fête improvisée permet ainsi à Stella de draguer le fils Davidson – la mère restant aux abonnés absents pour cet épisode – alors qu’August flirte avec Faye. On tourne en rond comme jamais et tout ça n’est en fait qu’un prétexte pour nous ramener au fameux ranch qui a cramé des années avant. Personne n’a pris le temps ou la peine de déblayer le terrain : August escalade donc une structure qui ne peut clairement pas supporter son poids et s’étale de tout son long au sol. Ce sont ses pieds qui prennent le choc dans ce qu’on peut voir, mais c’est à l’épaule qu’il a mal ensuite.

De toute manière, cet accident n’avait que pour but de nous montrer qu’August était débile : il retrouve une lampe à huile à l’effigie du ranch Walker dans une grange qui a pris feu… et il la déterre devant ses potes, incluant Stella (bon, soit) et le fils Davidson. Et en plus, il explique bien ce qu’il trouve, hein. Cette trouvaille est ce qui fait avancer le fil rouge cette semaine, mais c’est aussi une idiotie énorme de la part d’August : il détaille devant le fils Davidson que les Walker sont bien responsables de l’incendie, en gros. On verra ce que ça donne la semaine prochaine.

Une dernière partie de l’épisode se consacre davantage à Larry cette semaine. Le capitaine a recommencé à avoir une vie sentimentale et il souhaite présenter la nouvelle venue dans sa vie à Cordell. J’ai clairement décroché comme jamais de cette sous-intrigue, mais apparemment, la nouvelle a un passé trouble à cacher parce qu’elle est très perturbée quand elle a une petite conversation avec Cordell sur Emilie et sur les voitures. On verra ce qu’il en sera plus tard, peut-être, en attendant Larry se fait dégager sans plus d’explication que ça.

Cela permet en tout cas une scène finale où les choses sont remises en perspective pour Cordell. C’est finalement lui qui bénéficie des avancées de l’intrigue concernant Larry : il comprend qu’il va falloir se remettre en selle sur le plan sentimental. Il ne le fait pas avec Geri, la pauvre ayant beaucoup à gérer avec ses deuils successifs pas encore digérés, mais avec une inconnue du bar. C’était tellement dérangeant de voir Geri lui apporter une boisson offerte par une inconnue alors qu’elle a clairement envie de se mettre en couple avec lui elle aussi.

Ce n’est donc pas cette semaine encore que nous verrons Cordell et Geri se mettre ensemble – ils ont à peine évoqué le coup de la semaine dernière, d’ailleurs, Geri voyant bien que même si ce n’était qu’une couverture, Cordell est encore à fond sur son ancienne voisine. Pourquoi lui donner le verre d’une inconnue alors ? Mystère.

Non, vraiment, ce n’était pas passionnant comme épisode.


NCIS Hawai’i S01E08 (express)

Épisode 8 – Legacy – 13/20
Rien de bien transcendant cette semaine du côté du NCIS hawaiien : on poursuit la saison avec un épisode tout classique de procédural et du développement de personnage(s) que je n’aime pas plus que ça. Heureusement, il y avait encore et toujours un acteur que j’adore pour aider à profiter de l’épisode.

Spoilers

Un corps est retrouvé sur une terre militaire sur le point d’être rendue aux habitants de l’île.

L’enquête de la semaine permet aux scénaristes d’aborder une nouvelle fois la particularité de l’île d’Hawaii, qui est vraiment un personnage à part dans la manière de construire les épisodes. Cela se sent dès la scène de départ, avec Joe (Enver Gjokaj de retour, c’est toujours positif en ce qui me concerne) qui remet aux hawaiiens l’une des terres que le gouvernement américain avait utilisé sans accord. On sent directement qu’on se dirige vers la découverte d’un corps, mais la scène est plutôt efficace, de même que l’idée de l’intrigue.

Bien sûr, ce meurtre sur une terre militaire, même si la terre s’apprêtait à ne plus l’être, permet au NCIS de se saisir de l’enquête. L’avantage, c’est qu’on s’éloigne assez vite du militaire avec cette enquête qui a plutôt pour but de développer d’autres problèmes, notamment l’achat de terres ancestrales par des milliardaires. L’inconvénient, c’est que c’est un peu trop cliché dans les oppositions que ça amène à l’épisode : américains vs hawaiien, riches vs pauvres, bon, ils auraient pu être plus subtils. Le personnage de Kai est particulièrement cliché et insipide dans cet épisode, parce qu’il se retrouve une fois de plus réduit à n’être que la voix d’Hawaii.

Du côté de la structure de l’épisode et de l’équilibre de la saison, je trouve aussi dommage cette manière de passer d’un personnage à l’autre selon les épisodes plutôt que d’essayer de développer chacun un petit peu à chaque épisode. C’est le problème des séries procédurales : même quand elles développent des intrigues pour les personnages, c’est secondaire, donc pas là à chaque épisode. Rien sur Kai, rien sur Lucy cette semaine… Juste des clichés.

Kai est donc un peu énervant avec son nationalisme, Lucy est amusante avec ses poses de top-modèle dans chaque scène et ses commentaires sur les riches… m’enfin, ça n casse pas trois pattes à un canard. Et puis, la scène où on interroge le riche de l’épisode avec son armée d’avocats et tout le monde qui reste debout sans la moindre raison valable, c’était marrant. D’ailleurs, l’épisode commet l’erreur de nous introduire tout de suite la femme du milliardaire, donc on sait tout de suite qu’on se dirige vers une importance capitale de sa part dans l’intrigue de l’épisode.

La victime ne pouvait plus être que l’amante du milliardaire ou sa fille. Banco, ça ne manque pas, c’est finalement sa fille. Et sans surprise, le riche n’y est pour rien dans la mort de sa fille, parce que c’est juste son garde du corps qui passe son épisode à clamer qu’il sera une aide précieuse pour l’équipe qui est coupable. Il avait pourtant fourni un alibi très solide… LOL. J’espère qu’il maîtrise mieux Photoshop que la post-prod de cette série, parce que les photos de la femme en vacances à la plage, bordel, que le photomontage était foireux.

Bon, voilà, l’intrigue n’était donc pas super, mais c’est à peu près ce que j’attends du NCIS. Du côté du développement des personnages, c’est à nouveau Jane qui est sous le feu des projecteurs cette semaine. Et pour cause, Joe, le beau capitaine militaire, a demandé son transfert au Pentagone. Il a intérêt à revenir vite dans la série, mais ça en prend le chemin, je pense.

Avec son départ prochain, Jane laisse en effet tomber ses grands principes et l’optique que ça donnerait à sa carrière si la relation venait à se savoir. C’est plutôt logique : il ne sera bientôt plus un de ses collègues, alors elle peut bien coucher avec, hein. BEN NON. Si vraiment elle tenait à ses principes, elle aurait attendu qu’il ne soit plus en poste, non ?

Allez, on va dire qu’elle avait très envie de lui et on ne va pas trop la blâmer, parce que ça donne une relation mignonne entre eux. Par contre, le rencard n’avait rien de mignon : elle le force à boire de la Tequila et il commence par lui mentir après être arrivé en retard ? L’un et l’autre se ferait lourder bien vite d’un rencard s’ils tentaient ça en vrai, non ?

Cette scène était écrite avec les pieds, heureusement que c’était mieux par la suite quand Joe rencontre Alex, le fils de Jane. Les scènes avec Alex étaient plutôt marrantes et contribuaient à rendre cette intrigue mignonne. Et puis, la scène finale avec l’ado relou (m’enfin, l’acteur est adulte non ?) qui créé un profil Tinder à sa mère, c’était efficace et crédible.

La conclusion de l’épisode est toutefois que les terres d’Hawaii sont rendues comme il faut aux Hawaiiens et que vraiment les américains sont gentils même quand ils ont été méchants avant, j’espère que vous l’aurez retenue comme ça. Ah, les américains et les grandes leçons de vie… Je suis partagé, mais j’ai bien aimé tout de même le fait qu’Hawaii ne soit pas oubliée et reste bien un personnage à part entière de la série. Et pourtant, on sent qu’elle n’est pas de tout repos pour le tournage cette île, il y a un moment où le vent souffle bien fort et où, en observant Lucy, on constate que le son a été ré-enregistré (ça se fait souvent) en post-prod et qu’elle n’était pas heureuse de se prendre du vent dans la tronche. Au moins, ils gèrent bien les explosions en post-prod (impossible que ce soit une vraie explosion vu le vent qu’il y avait le jour du tournage).

NCIS S19E08 (express)

Épisode 8 – Peacekeeper – 14/20
L’épisode de cette semaine est banal à souhait du côté de l’intrigue, mais il parvient à développer plusieurs nouvelles facettes de divers personnages, ce qui est finalement ce qui me plaît dans la franchise en général. Le débat sur les armes à feu qu’il instaure est également un point positif de l’épisode, parce que c’est important d’en parler aux États-Unis où la vente d’armes à feu est plus libre qu’en Europe.

Spoilers

Un cadavre est retrouvé criblé de balles dans un stand de tir à l’arme à feu. Et comme c’est un militaire, le NCIS est appelé à la rescousse.

L’intrigue, je l’ai déjà oubliée quelques jours après mon visionnage, c’est dire à quel point l’épisode était marquant. J’ai vu l’épisode il y a quatre jours en effet, et je me souviens juste que ça commence par un gros plan de citrouille, genre, c’est plus Halloween, les gars.

Bon, j’exagère, m’est revenu quand même. Il était surtout question de nous pondre un épisode sur le port des armes à feu, et c’est toujours intéressant quand les américains tentent de faire ça : ils sont pour le port de l’arme à feu de manière globale, surtout sur CBS… mais les scénaristes ont tendance à avoir une petite tendance contre. L’intrigue n’avait donc rien de surprenant, avec des ventes d’armes à feu et des suspects qui se renvoient la balle de fusil entre eux alors qu’il était évident que le tout premier d’entre eux allait être le coupable.

Oh, il était évidemment ignoré par l’équipe pendant un long moment, mais c’est précisément ce qui le rendait finalement suspect. Sa manière d’avouer faisait une scène mignonne comme tout, avec la répétition des agents fédéraux sortant de nulle part pour une arrestation et la sympathie de Knight pour leur coupable. Clairement, on a affaire à un meurtrier qui l’est malgré lui. L’alcool, c’est mal, leçon retenue. Je crois ?

De manière surprenante, l’épisode développe aussi le personnage de Knight. Cela fait une dizaine d’épisodes qu’on la connaît, il serait donc temps de le faire. Bien sûr, elle fait partie du NCIS depuis plus longtemps que ça, et ça se sent dans sa relation à Kasie… et à Jimmy ? J’ai trouvé très sympathique la scène qu’ils partagent dans cet épisode, quand elle a besoin de souffler un coup parce que son trauma d’avoir perdu son équipe lui revient en pleine poire (il serait VRAIMENT temps).

Une part de moi a même envie de se mettre à les shipper. Bon, il faut que je me calme, une scène, ce n’est pas grand-chose pour en arriver là… mais ce serait très intéressant de changer le format habituel qui la précipiterait dans les bras de Nick. Nick n’est pas prêt pour se remettre à flirter après Bishop, ou en tout cas, les fans ne sont pas prêts. En revanche, Knight/Jimmy, ce serait très original comme schéma.

Je suis donc à fond pour que ça se fasse, même si les scénaristes n’oseront pas forcément. Après la mort surprise de la femme de Jimmy il y a un peu plus d’un an, je trouve que tout ça pourrait se faire. Je ne connaissais pas bien sa femme puisque je ne suivais plus assez la série quand elle était là, cependant.

Cependant, comme je le disais en début de critique, le vrai personnage qu’on nous développe aujourd’hui est celui de Kasie. On sent bien avec elle le dilemme profondément américain de la Constitution, du droit de se défendre, de l’envie de le faire… et de la peur d’avoir une arme à feu, parce que toutes les statistiques montrent qu’il y a de nombreux accidents avec. Dans cet épisode, elle incarne le mieux tout ça avec le retour à la surface de ses traumas récents, entre la prise d’otage partagée avec Jimmy et le moment en début de saison où elle a failli y passer. L’épisode gagne clairement des points grâce au développement des personnages : ce n’était pas évident qu’on se dirigerait vers là au départ quand les personnages partagent juste leur repas comme si de rien n’était et qu’on apprend que Kasie s’est remise au sport.

Le Krav Maga, c’est une chose, une arme à feu, c’en est une autre. Je trouve la manière de développer les doutes de Kasie vraiment intéressante. De mon point de vue européen et français, l’achat d’une arme à feu pour se défendre, ça tombe plutôt du côté de l’aberration, mais chez les américains, c’est culturellement quelque chose de tout à fait banal et normal. Partant de là, c’est intéressant d’avoir une série qui prend le temps d’en parler.

En effet, on trouve plein de séries pour nous dire que c’est mal (surtout du côté des dramas médicaux), plein de séries qui évitent le problème, mais rarement des séries dans lesquelles les personnages en ont presque tous une qui prennent le temps d’évoquer ce que ça implique pour la vie personnelle de chacun. Là-dessus, l’épisode est donc vraiment intéressant à suivre, avec Kasie qui parle de ses doutes à plusieurs personnages.

C’était surprenant de voir McGee et Nick autant sur la touche, mais à nouveau, la scène avec Jimmy fonctionne très bien. C’est aussi l’occasion de découvrir une nouvelle facette de Parker, avec en plus les références à son enfance, un peu lourdingues je trouve. On sait bien qu’il n’allait pas y passer juste après son arrivée dans la série.

Finalement, avec cette intrigue, la série parvient à redevenir pleinement divertissante : l’enquête n’est pas passionnante, mais on explore les facettes des nouveaux personnages grâce à ce qui arrive à un personnage auquel on est déjà attaché. L’amitié entre Kasie et Knight fonctionne, sa nouvelle relation à Parker aussi, et l’absence de Gibbs est traitée de manière à faire avancer la réflexion.

D’ailleurs, je suis toujours aussi surpris de me rendre compte que Gibbs ne me manque pas plus que ça. Je n’aimais pas beaucoup le personnage, mais je le pensais plus irremplaçable que ça. Mon avis va indigner bien des fans, j’imagine.