Resident Alien – S02E07

Épisode 7 – Escape From New-York – 18/20
J’ai adoré cet épisode qui proposait des dynamiques intéressantes à suivre et des scènes qui changeaient vraiment du ton léger et décalé habituel. Si je le dis autrement, j’aime que même dans les situations de gros suspense et de tension dramatique, la série parvienne à être hyper originale dans ce qu’elle propose comme twist. Vraiment, c’était top à voir.

Spoilers

Harry et Asta se rendent compte qu’ils ont fait un long chemin pour peu de choses. A moins que ?


I didn’t not enjoy it.

On n’arrêtera jamais les flashbacks de la série, et l’épisode reprend une trentaine d’années plus tôt au milieu de nulle part avec un type qui parle en portugais à son âne ? Comme il est au milieu de nulle part, et particulièrement d’une forêt, c’est sans surprise qu’il fait ensuite une rencontre du troisième type. Il découvre ainsi une sorte de portail de lumière… duquel sort finalement un alien de la même espèce qu’Harry.

Le pauvre homme est tellement choqué de ce qui lui arrive qu’il trébuche et se tue en tombant la tête première sur un rocher. Bon, ben voilà, l’homme était un peintre et il meurt devant un alien, on connaît probablement le visage de Goliath.

À New-York, Harry est donc paumé sur Time Square. Ce n’est pas forcément un problème, sauf qu’il se transforme en extraterrestre devant tout le monde quoi. De son côté, Asta joue la carte de la crédulité avec Violinda, refusant de reconnaître qu’Harry est un extraterrestre. Elle se fait malgré tout à sa conversation avec une Violinda qui lui assure que Goliath est bien là… Le problème, c’est toutefois que Goliath est mort. Il est fossilisé à l’arrière du musée/maison de Violinda, qui n’hésite pas à le montrer à Asta.

C’est une catastrophe pour Asta, qui sait bien que Goliath était un moyen évident de peut-être contacter la planète d’Harry et sauver la planète. Cela pouvait aussi servir à ce qu’Harry en apprenne plus sur les humains et la cohabitation avec eux. Elle le retrouve donc aussi rapidement que possible quand il l’appelle en visio, flippant de le voir avec son visage extraterrestre en pleine ville avant de capter qu’à new-York, ce n’est un souci pour personne.

Cela apporte des scènes amusantes avec Harry, jusqu’à ce qu’il apprenne la mort de Goliath. C’est une catastrophe pour lui, mais il décide quand même de voir une dernière peinture de celui-ci avant de rentrer à Patience. Grand bien lui en fait : Asta finit par lui parler du corps fossilisé (et debout) de Goliath, et ça change tout pour Harry qui se précipite aussitôt. Ni Asta, ni Harry ne se rendent compte qu’ils sont suivis – et notons aussi que nous ne savons pas encore par qui, parce qu’il y a à la fois l’intrigue Galvan/Powell et l’intrigue des militaires. Oui, la militaire est sur la piste de Goliath, elle aussi.

Cependant, le plus intéressant est encore de voir Harry se précipiter chez Violinda pour éclater le cadavre de Goliath. A l’intérieur se cache un œuf, l’enfant de Violinda et Goliath d’après elle. Ils sont malheureusement interrompus par l’agent de l’armée qui traque Goliath, et heureusement, Asta arrive à la reconnaître après avoir tenu un bref instant le portrait-robot d’elle dessiné par Olivia.

Malgré le danger évident, Asta recommande à Harry d’attendre un peu avant d’intervenir. C’est une erreur : l’agent repère bien que Violinda lui cache quelque chose et la braque assez rapidement quand elle se rend compte qu’elle a un œuf dans la main.

Elle est à ça de pouvoir avoir l’œuf pour elle, mais Harry l’en empêche finalement. Le reste se déroule bien rapidement : Harry réussit à se débarrasser temporairement de l’agent, et suffisamment longtemps pour que Violinda décide de lui confier l’œuf car c’est ce que Goliath voulait. En effet, il voulait qu’un extraterrestre avec des sentiments s’occupe de son enfant.

Le problème, c’est qu’Harry et Asta sont aussi poursuivis par Galvan/Powell. L’avantage ? L’agent tue les deux gardes qui les suivaient et voulaient s’en prendre à eux, leur laissant assez de temps pour prendre un taxi, puis monter dans un train. On aurait pu les voir à la gare, ça m’aurait arrangé pour le Bingo Séries, mais j’aime bien l’idée en tout cas de les voir dans l’impossibilité de prendre un avion à cause de cet œuf.

L’œuf ? Aux yeux d’Harry, c’est un bébé contaminé par l’humanité, et, par conséquent, un bébé qui lui ressemble. C’est aussi un œuf qui ne peut que leur attirer des ennuis, parce que ça fait vraiment Petit Poucet cet œuf qui goutte un liquide gluant tout le long de leur chemin.

Cela donne lieu à une étonnante scène d’action pour la série, avec un Harry beaucoup trop fort pour l’agent qui les retrouve très rapidement. La pauvre prend conscience trop tard de son erreur, découvrant au cours du combat qu’Harry est l’extraterrestre qu’elle cherchait. La scène de combat était marrante, jusqu’à ce qu’elle termine en un meurtre assez violent de l’agent qui se fait éclater la tête par un train.

Harry veut cacher son meurtre à Asta, forcément, mais il n’est pas très doué pour ça. Disons qu’une vitre de compartiment de train explosée et du sang sur son visage, ce n’est pas très discret. Malgré tout, ils arrivent à rentrer en ville sans trop de problème, sauf qu’Asta remet en question son amitié pour lui, je pense. Elle confie à son père qu’Harry a ramené un œuf. Celui-ci n’est pas rassuré, et c’est avant d’apprendre que l’œuf crachera de l’acide quand il éclora.

Pendant ce temps à Patience, D’Arcy se réveille dans la chambre de Max… et est rapidement dans la position très agréable de l’amante qui doit quitter la maison par la fenêtre : Kate rentre plus tôt que prévu. Elle découvre les changements de sa maison et… Ben n’assume pas du tout. Ce n’est pas très étonnant, mais ça me fait de la peine pour lui.

Kate étant de retour en ville, c’est avec elle que D’Arcy va finalement passer la journée. Elles se croisent à la salle de gym, se lancent des défis débiles et finissent par passer un vrai bon moment ensemble, au point que Kate finisse par révéler à D’Arcy qu’elle se pense enceinte. J’ai beaucoup aimé la manière dont tout ça était traité : D’Arcy reprend le sport grâce à sa conversation avec Ben sur la montagne quand il voulait prendre des photos, parce que ça lui a redonné confiance en elle, et elle se retrouve à devoir mentir à Kate quand elle la voit douter de vouloir un enfant supplémentaire, persuadée que c’est ce que Ben veut, contrairement à elle.

L’intrigue est intéressante, puisque justement, D’Arcy et Ben parlaient de Kate et de la possibilité d’un nouvel enfant après Max pas plus tard que dans l’épisode précédent.

En parallèle, Olivia ne lâche pas l’affaire sur les OVNIs, et elle veut partager ses vidéos sur les réseaux sociaux de Patience. Cela ne plaît pas à Ben, mais il y a tellement de choses qui ne plaisent pas à Ben dans le monde de toute manière. Par exemple, Mike aimerait aussi que la femme qui remplace Harry et Ethan soit virée rapidement.

En ville, Olivia et Mike arrivent de nouveau à se persuader que la femme de Sam est innocente du crime dont on l’accuse quand ils la voient en train d’essayer de faire un vide-grenier. Ce n’est pas évident pour elle, entre les voisins qui appellent la police pour qu’elle arrête ce profit de son meurtre et les souvenirs qui l’assaillent quand Mike veut acheter le chapeau de son mari, ou les livres que Sam voulait lui faire lire.

Le problème, c’est que ça refait culpabiliser Mike, persuadé d’avoir arrêté la mauvaise personne. Le père d’Asta lui conseille alors de continuer son enquête pour arrêter la bonne personne. Non, vraiment, c’est mal barré pour Harry cette affaire. En plus, Olivia et Mike reprennent l’enquête avec un nouvel atout : Mike a commencé à lire les bouquins de Sam et a appris que son personnage préféré cachait des messages à l’arrière de ses tableaux.

En fouillant le bureau de Sam, Mike et Olivia trouvent ainsi une liste de noms sous l’indication manuscrite Galvan/Powell Group. Une piste, donc. C’est l’un des deux cliffhangers de l’épisode. L’autre ? Il est parfaitement inattendu : Ben réussit à renvoyer la médecin de son enfance – enfin, c’est l’infirmière, Ellen, qui le fait de manière bien trop drôle – mais se rend compte que la ville a besoin d’un nouveau médecin.

Qui de mieux qu’Harry pour reprendre ce rôle ? Et ça tombe bien : c’est bientôt l’anniversaire d’Harry, alors il lui organise une fête surprise à son retour de New-York. L’idée est bonne, sauf que dans le sac d’Harry, l’œuf commence à éclore. Cela promet une jolie fin de mi-saison… que je regarderai plus tard.

Resident Alien – S02E06

Épisode 6 – An Alien in New-York – 16/20
Même dans les épisodes où l’intrigue avance, il y a encore des scènes pour ralentir le rythme en développant les personnages secondaires, mais ces développements sont intéressants et permettent de mieux les cerner, donc tant mieux. Surtout, ils apportent une touche d’émotions bienvenue dans un monde d’humour brut – et bordel, qu’est-ce que j’ai ri face à certaines scènes de l’épisode. La série part en vrille tellement souvent.

Spoilers

Harry doit partir à New-York, et il va le faire, mais avant ça, la série a encore quelques pistes à nous proposer pour la suite.


Asta, why does this city smell like so many things ripening at once ? AH. You’re not Asta.

Quitte à m’être remis dans l’ambiance de la série hier, je me suis dit qu’il valait mieux continuer mon rattrapage. Cela me permettra d’être à jour pour la suite de la saison 2, en plus, et donc de me conforter dans l’illusion que je rattrape mon retard. C’est donc mieux de voir cette série que celle dont les derniers épisodes ont été diffusés, vous voyez.

La série reprend par un étonnant flashback dans cet épisode : six mois plus tôt, avant l’arrivée de l’extraterrestre, Sam a rendu une visite à Harry pour se plaindre de photos prises à New-York. Assez clairement, on voit ensuite Harry appeler quelqu’un qui ordonnera le meurtre de Sam, parce qu’il se plaint des plaintes de Sam. Il est question d’un chantage, de don d’argent qui ne sont pas tant du bénévolat que ça et d’un mystère qui va probablement rattraper notre Harry maintenant qu’il est prêt à se rendre à New-York.

Enfin, prêt, c’est un grand mot. Il passe un peu de temps à parler à Nathan Fillon, la voix du poulpe, pour savoir comment s’habiller et révèle à Asta qu’il a un sac plein d’argent dans sa maison. Oui, oui, il lui révèle ça comme ça et la réaction d’Asta était à mourir de rien. L’air de rien, ce sac qui sort de nulle part nous apporte un tas d’informations pour avancer dans l’intrigue fil rouge de la saison 1 : Harry a tué Sam, certes, mais c’est apparemment un ordre du groupe Galvan/Powell si l’on en croit les documents qu’Asta trouve dans le sac.

Ce n’est pas rien : il y a le dossier médical de Sam, des photos d’Harry et Sam ensemble, mais aussi des photos de Liza… Il faudra toutefois attendre un peu plus pour avoir d’autres informations, car le départ d’Harry pour New-York ne se fera que le soir avec Asta qui a pris les billets les moins chers possibles, n’ayant pas un sac d’argent, elle.

Avant le départ pour New-York, la série n’oublie pas en effet non plus de régler l’intrigue du chien qu’Harry a kidnappé. Je pensais qu’ils avaient oublié, mais non : le chien est toujours là et Sahar vient voir Harry pour le récupérer. Elle indique au passage que la boule a été volée par le gouvernement, essayant de vendre ça pour une bonne blague. Harry ne trouve pas ça spécialement drôle, et ça empire quand le chien n’hésite pas à bouffer 42, le poulpe.

Harry aurait pu intervenir pour empêcher la mort de son ami, mais il est trop lent pour ça, préférant faire la morale à Sahar sur cette histoire de boule (titre). Le pire, c’est que la série parvient à rendre ça vraiment triste. Je m’étais habitué à la présence de 42 dans la série, l’air de rien, mais le guest-star devait coûter un peu cher ? C’est triste franchement.

Le montage pour dire adieu à 42 fonctionne bien même si la dérision n’est pas franchement la plus attendue à ce moment… mais elle permet d’atténuer le choc de voir ensuite Harry manger 42. J’ai tellement ri tellement c’était en décalage avec nos attentes. C’était bien vu par la série.

Une fois 42 mangé, Harry peut en tout cas se rendre à New-York avec Asta, pour se aller directement à la pizzeria dont il a reçu le numéro. C’est un vrai échec, avec Harry qui veut même manger une assiette en carton pleine d’huile, mais ça finit plutôt bien pour Harry tout de même quand il aperçoit une fresque mural dans la rue en face de la pizzeria, signé Goliath. Dans sa langue maternelle.

C’est une bonne idée de la part des scénaristes, parce que ça force Harry à faire le tour de la ville pour en trouver d’autres quand Asta se rend compte qu’il s’agit d’un artiste célèbre, mais à la Bansky. Il est anonyme, personne ne sait qui il est, et c’est intrigant. Le groupe Galvan/Powell est aussi trop intriguant pour Asta : elle décide donc de faire une pause dans le bâtiment new-yorkais du groupe pour enquêter.

Pendant qu’Asta fait tout ça, Harry prend le temps d’aller goûter la meilleure tarte du monde juste à côté. Il y rencontre un homme qui n’est pas ravi de le voir à New-York, se demandant ce qu’il fait en ville et s’il a détruit les dossiers médicaux. Asta entend la fin de la conversation, et j’admire sa patience, parce que moi, j’ai bien ri de voir Harry répéter les mots de l’homme comme il lui demandait.

Après ce petit détour de l’intrigue, Harry et Asta se concentrent à nouveau sur Goliath, et ils font une percée intéressante – c’est le cas de le dire : Harry perce la carte de New-York à chaque endroit où il y a eu une peinture, ce qui lui permet de reconnaître la constellation Ursa Major. Grâce à ça, il sait alors où aller en ville, dans une fête organisée par Violinda Darvell.

Cette dernière ne les aide pas pour autant à retrouver Goliath, permettant à Harry de lancer un appel de détresse « silencieux » et à Asta de se rendre compte que Goliath est en ville depuis au moins depuis 2011. Harry découvre clairement le monde de l’art et l’interprétation à faire des tableaux, mais son vrai problème, c’est surtout que Goliath n’est pas là – il ne se montre pas, il est probablement infesté par l’humanité. Violinda passe pourtant un bon moment à l’espionner, mais elle ne l’empêche pas pour autant de prendre du LSD quand un type à la moustache délirante lui en propose. Non, vraiment cette série nous emmène toujours sur des pistes improbables.

Asta aurait mieux fait de surveiller Harry : rapidement, le LSD fait son effet sur Harry qui découvre l’art en mouvement et les écrans de Time Square. On se marre bien de son côté, alors que le sérieux de l’intrigue le rattrape inévitablement : la militaire habituelle est à ses trousses dans la pizzeria, Asta découvre que Violinda connaît Goliath. Celui-ci a peint un tableau pour elle et, mieux encore, Violinda sait qu’Harry est un extraterrestre, et qu’Asta le sait.

Bon, New-York, c’est sympa, mais ça n’empêche pas qu’il se passe plein de choses aussi du côté de Patience aussi. L’épisode commence par Mike et Ben qui se parlent, mais assez rapidement chacun à sa propre intrigue. Ainsi, on retrouve D’Arcy à fond dans un karaoké sur son bar et je ne m’y attendais pas. J’adore la chanson de son karaoké, en plus ! On la voit sur le bar et il n’y a rien pour le justifier, autre que le fait que c’est un bon délire. Ben vient ensuite la voir pour lui expliquer qu’il a besoin d’un tracteur ? Quad ? Comment ça s’appelle ça ?

Elle lui propose aussitôt de l’emmener pour aller le chercher, car elle est la seule à pouvoir aller le chercher légalement, selon les assurances de la ville. Ben ne semblait pas au courant, il ne semble pas ravi de devoir passer la journée avec D’Arcy… mais il s’y fait assez vite.

D’Arcy est super cool après tout, elle l’emmène dans un super spot où ils peuvent observer la vue depuis la montagne derrière Patience, puis le conseille sur son couple. Les conseils qu’elle donne ne sont pas forcément les meilleurs pour une relation à long terme, mais ce n’est pas grave : Ben reprend confiance en lui grâce à elle.

On découvre surtout qu’il n’est pas si heureux que ça dans son couple, puisque sa femme a trop tendance à lui imposer ses décisions et ne pas le laisser vivre comme il l’entend. Ils se rendent donc chez Ben pour un peu de décoration et pour retrouver de la weed cachée dans la chambre de Max par D’Arcy quand c’était encore la chambre de Ben.

Franchement, la série donne ensuite envie de les shipper très fort : Ben redonne confiance en D’Arcy en lui expliquant qu’elle a sauvé sa famille, car c’est grâce à elle qu’il a osé intervenir face aux kidnappeurs.

Du côté de Mike, l’intrigue est bien plus intéressante, car elle risque d’avoir un impact à long terme pour la série : Olivia continue ainsi de mener son enquête sur les extraterrestres, contre l’avis de Mike. Celui-ci lui interdit d’utiliser les ressources du commissariat pour le faire, mais elle ne l’écoute pas. Assez rapidement, en quelques scènes, il y a donc un différend qui s’installe entre eux. Pour le régler, Olivia n’a rien de mieux à proposer que de menotter son boss sur un banc.

Après tout, il lui reproche de trop prendre son indépendance et de faire ce qu’elle veut, alors c’est bien logique. La série perd alors un moment à nous faire une scène d’émotion sur le personnage de Mike. Le problème, c’est qu’on a déjà eu l’occasion d’être bien triste pour lui dans l’épisode précédent quand on a vu ce qu’il s’était passé avec son partenaire. Le revoir dans cet épisode avec juste un discours sur le deuil, j’ai trouvé ça redondant, au mieux, malhabile, au pire.

The Orville – S03E10

Épisode 10 – Future Unknown – 14/20
Il est difficile de noter cet épisode qui était beaucoup plus bavard et plat que d’habitude, parce qu’il avait une bonne raison de l’être : il s’agit probablement de la fin de la série. Les scénaristes et la production ont donc mis le paquet sur toutes les intrigues des personnages encore ouvertes pour proposer une conclusion de série qui puisse être satisfaisante, tout en laissant ouvert la possibilité d’une suite, mais ça donne une fin de saison un peu décevante. On finit au moins en paix avec cette saison, et possiblement la série, mais sans que ce ne soit pour autant un épisode aussi dingue que le précédent . Cela fonctionne bien dans l’ensemble, la série me manquera, mais si elle devait ne pas avoir de suite… eh bien, je m’en remettrais.

Spoilers

Isaac observe Bortus et Klyden renouveler leur union, et ça lui donne une idée.

 

The only life considered poor is one that’s wasted on apathy.

Je ne me suis pas jeté sur l’épisode aujourd’hui parce que j’avais peur d’en découvrir la durée, mais finalement, il ne dure pas beaucoup plus longtemps que les autres : 1h21, c’est envisageable, non ? Il va bien le falloir de toute manière. Je suis vraiment curieux de ce que la fin de saison nous réservera, parce que cette saison a fait un quasi sans faute pour moi, mais il me semble que tout est à peu près réglé.

Je suis encore triste de la mort de Charlie, bien sûr, mais il faut pourtant s’en remettre : cet épisode est possiblement le dernier de la série. Il me semble que les acteurs ne sont plus sous contrat et la saison 4 n’a pas encore été annoncée, alors comme le dit le titre de cet épisode, le futur est incertain.

Ce début d’épisode nous suit Isaac se baladant dans tout le vaisseau et passant d’un personnage à l’autre pour finalement amener une banane à Claire. Hum, sans jeu de mots graveleux, promis. Ce voyage dans l’ensemble de l’Orville n’est pas sans rappeler le début de saison qui voyait le fils de Claire courir partout pendant une bataille – cette fois, tout est bien plus calme.

Il faut dire que maintenant que la paix intergalactique est revenue, ils n’ont plus grand-chose à faire à bord – ce n’est pas comme s’ils étaient censés être un vaisseau d’exploration. L’exploration du jour ? La culture Moclan, une fois de plus. J’espérais qu’on puisse les laisser de côté maintenant qu’ils étaient des adversaires de l’Union, mais non, ce n’est pas le cas malheureusement.

À la place la culture Moclan continue de faire la pluie et le beau temps au sein de l’Orville : Bortus et Klyden veulent renouveler les vœux de leur mariage à travers une cérémonie nommée Kazh’gahl. Si ça doit être le dernier épisode de la série, je suis un peu déçu que ça soit ça le début de l’épisode, parce que franchement, il est difficile d’apprécier Klyden, et parce que les Moclan ont une mentalité de merde tout de même.

La cérémonie est en plus particulièrement débile et gênante à observer : Klyden doit donc s’échapper dans la forêt, à moitié nu, et devant des témoins. Les témoins du jour ? Leur fille et tous les collègues de Bortus, évidemment. Si Bortus parvient à rattraper Klyden dans les bois, ils auront une union prospère et tout ira pour le mieux. Ils pourront coucher ensemble dans les bois, toujours avec tous les témoins à proximité. Si Klyden triche et se laisse attraper, alors ils seront maudits dans leur union.

OK ? Ben l’épisode passe donc huit minutes sur la cérémonie, avec une scène bien longue voyant Bortus courir à moitié à poil après un Klyden lui balançant un rocher. Pas trop de suspense et pas d’accident : Klyden et Bortus renouvellent leur union devant les témoins – dont Isaac.

Celui-ci observe la tradition et la cérémonie, et apparemment, il est touché dans son esprit logique par cet aspect de l’union. Il entame donc des recherches sur les traditions terriennes et finit par demander Claire en mariage au beau milieu de la cafétéria. Oui, bien sûr, un robot qui souhaite s’engager dans le mariage ? Il n’a pas dû voir les statistiques du divorce, lui, ça va un peu à l’encontre de son obsession de la performance quand même.

Claire est totalement choquée par la situation, et ça finit plutôt en engueulade entre eux. Le pauvre souhaitait pourtant bien faire, et il finit par bien faire en expliquant à Claire que son choix est certes un calcul, mais qu’il a déjà « pensé » au futur : une fois Claire morte, il entend donc continuer de surveiller Ty et Marcus. Et les enfants de Ty et Marcus. Et les enfants des enfants. Et… Bref, vous avez compris.

Par conséquent, Claire passe du choc et de l’énervement à la réflexion : elle se rend compte qu’elle est vraiment amoureuse de son robot, et elle s’en confie à Kelly et Talla. Les trois femmes se bourrent complètement la gueule à se faire un pour/contre le mariage, et c’était plutôt marrant de les retrouver comme ça.

Par contre, pas une d’entre elles ne pensent à Ty et Marcus ? Heureusement qu’Ed est là pour être « l’homme sobre » de la situation et parler d’eux. Par contre, sa solution de leur laisser la décision finale n’est pas exceptionnelle. Claire se décide donc à parler à ses fils, mais bien sûr, ils sont déjà au courant de ce qu’il se passe dans la vie de leur mère. C’est bien logique, c’est un petit vaisseau après tout.

Les fils de Claire sont apparemment prêts à lui pardonner, et puisqu’ils voient leur mère heureuse, ils lui conseillent vraiment d’aller voir Isaac pour se marier. Tout est bien qui pourrait donc bien se passer… mais ce n’est pas si simple, évidemment.

De son côté, Isaac est très patient et attend la décision de Claire, mais John finit par lui faire remarquer que ce n’est peut-être pas une bonne idée de se marier avec sa première partenaire. Il lui conseille carrément de faire des rencards et d’avoir des relations avec d’autres personnes avant de se marier, ce qui est à mon avis un peu débile comme idée. C’est toujours bien d’essayer et tout, mais s’il n’a pas de raison de rompre avec Claire, pourquoi donc irait-il essayer avec d’autres au lieu de se marier avec elle ?

C’est un vieux débat tout ça, ce n’est pas la première fois que je l’entends et chacun a son opinion dessus, de toute manière. Toujours est-il que Claire est prête à se marier avec Isaac désormais, mais que celui-ci a sûrement l’équivalent de doutes, même s’il ne dit rien à Claire. Il accepte la réponse de Claire, il lui dit prêt à se marier… et demande à Kelly de lui faire l’amour. Allons bon.

Il ne le dit pas comme ça, évidemment. Kelly se renseigne sur ce qu’il se passe et parvient à lui expliquer que John n’a raconté que de la merde, mais elle est quand même suspicieuse d’un coup par rapport au mariage à venir. Elle demande à parler à Claire, se retrouve heureuse d’être demoiselle d’honneur de Claire qui la considère comme sa meilleure amie dans l’univers entier, mais… elle doit tout de même lui expliquer ce qu’il s’est passé avec Isaac.

Une fois de plus, Claire se retrouve à faire la morale à Isaac et lui expliquer comment les relations fonctionnent, avant qu’on enchaîne sur une scène ridicule où elle engueule John devant tous ses subalternes. Vraiment, ce n’était pas super comme scène : j’ai trouvé que les acteurs sonnaient faux, franchement. Et c’est gênant quand à côté de ça j’ai trouvé sympa et réussi de voir Gordon être demandé comme témoin d’Isaac.

Le robot le souhaite comme témoin car l’équipage le trouve drôle, mais comme Bortus se trouve drôle, il réussit à pirater cette demande et devenir lui-même le témoin. C’est n’importe quoi, franchement, et je suis presque déçu d’Isaac sur ce coup. Il se rattrape vite à mes yeux en invitant à son mariage le Premier Kaylon et, pour faire bonne mesure, l’ensemble de la flotte des Kaylon ensuite. Pourquoi pas, après tout ?

En tout cas, Gordon ne se remet pas de la situation et de Bortus qui lui pique sa place, une situation qui l’énerve même plus que l’invasion des Kaylon apparemment. Charlie ? Elle n’est même pas mentionnée dans l’épisode, je trouve ça vraiment abusé. Après, rassurez-vous, Gordon retrouve vite le sourire quand il voit son sandwich de l’épisode de voyage dans le temps apparaître soudainement dans l’Orville. Je me doutais bien qu’il arriverait à un moment dans cet épisode, mais je m’attendais plutôt à ce que ce soit la dernière scène.

Ce n’est donc pas le cas. On enchaîne avec l’enterrement de vie de jeune… robot masculin ? d’Isaac, organisé par un Bortus qui décide de se prendre pour Elvis. Allez comprendre, il faut croire que le fun s’est arrêté avec notre siècle ? Ils passent tout leur temps à parler du XXIe siècle, tout de même. Ils auraient pu prendre des références d’une autre époque de temps en temps, aussi. Bon, peu importe, la soirée tourne au désastre et à l’ennui total, à part pour Klyden, plus amoureux que jamais.

À l’inverse, l’enterrement de vie de jeune fille de Claire est excellent niveau fun et amusement. Kelly et Talla organisent une soirée dont elles se rappelleront, grâce notamment à un faux Isaac dans le simulateur pour faire le show. Le lendemain, Claire continue de rusher les préparatifs en essayant des robes. Allez savoir pourquoi, Ed est là pour assister à ça, et si ça ajoute un peu d’humour, ça ne changera pas grand-chose.

Finalement, 4 000 vaisseaux Kaylon arrivent à proximité de l’Orville pour faire flipper tout le monde, avant qu’Isaac n’explique la situation. Toute la planète est donc invitée au mariage de Claire et Isaac, et ça ne pose problème à personne.

Pendant ce temps, le vaisseau met le cap vers Sargas Four, une visite déjà visitée par le passé dont le nom ne me disait toutefois rien. Cependant, une fois qu’ils sont de nouveau en contact avec Lysella, ça m’est revenu. Il s’agit donc de la planète où toutes les décisions étaient prises en votant pour ou contre – en likant ou non – et de la planète où John a failli se faire tuer car tout le monde le voulait mort.

C’est intéressant de ramener cette planète dans l’équation car l’ère des réseaux sociaux ne s’est toujours pas arrêtée dans notre présent, contrairement à la promesse de la série. Lysella était celle qui avait aidé John à s’en sortir et elle a trouvé désormais le moyen de recontacter l’Orville pour demander l’asile et rejoindre l’Union.

Elle n’en a rien à faire que personne d’autre de sa planète ne soit dans l’espace, elle ne veut plus vivre dans sa société complètement nulle où tout le monde décide de voter à l’encontre de tout le monde, car c’est le seul moyen d’avoir un peu d’union. L’Union dans l’espace, c’est autre chose. Ed et Kelly ont un entretien assez profond avec elle pour tester sa motivation, et sa motivation est jugée valable en genre trois minutes. Vraiment, un entretien profond, vous voyez ?

Kelly passe alors une bonne partie de son épisode à expliquer à Lysella les règles de l’Union et de l’Univers. C’est limite frustrant : ça aurait été bien d’avoir tout ça dès le premier épisode de la série, parce que finalement, elle ne fait qu’expliquer des choses que l’on connaît déjà depuis, comme le simulateur (vraiment, j’ai hâte qu’on invente un truc comme ça autrement qu’avec la réalité virtuelle) ou le réacteur.

C’était toutefois intéressant d’avoir une description de ce qui fait la richesse dans l’Union : le salaire n’est pas une nécessité quand un synthétiseur peut te donner tout ce que tu veux, alors la richesse, c’est la valeur que tu as dans la société. C’est vraiment utopique comme système, de pouvoir faire tout ce que tu veux de ta vie sans être jamais mal vu ou considéré comme un poids pour la société, tant que tu fais quelque chose. Mon métier dans l’Union serait probablement de regarder tout plein de séries produites sur Terre au XXIe siècle, depuis le simulateur pour voyager au passage. Tant qu’à faire.

Bien sûr, Lysella a rapidement des tas de questions à poser à Kelly : elle ne comprend vraiment pas pourquoi l’Union ne partage pas ses avancées technologiques qui pourraient sauver des millions de vies sur son monde. Malheureusement, la série avait déjà fait le tour de la question pour nous, alors c’était un peu redondant d’avoir Kelly lui expliquant, plutôt deux fois qu’une, que son monde n’était pas prêt.

C’est frustrant car la leçon est également pour nous qui regardons la série, mais bon, admettons. Lysella a bien du mal à comprendre pourquoi tout de même, et c’est lourd qu’elle ne puisse pas le comprendre toute seule. J’entends bien la culpabilité de survivante qu’elle retire de tout ça, mais ça paraît assez évident que des avancées technologiques trop importantes dans son monde finiraient inévitablement entre de mauvaises mains.

Malgré tout, Lysella demande à quitter l’Orville pour retourner chez elle, et Kelly semble penser que c’est une bonne idée. Il est pourtant évident que le but est simplement d’aller sur sa planète avec tout ce qu’il faut pour recréer un synthétiseur et un simulateur. Bien sûr, l’équipage de l’Orville n’est pas totalement débile, et ils découvrent bien vite qu’elle a dans son sac tout ce qu’il faut pour ça. Kelly se retrouve donc à devoir lui réexpliquer une fois de plus que ce serait une catastrophe, mais cette fois-ci avec le simulateur. Elle aurait pu commencer par-là, parce que c’est tout de même plus parlant.

Lysella semble ainsi prendre la décision de rester, et elle assiste ainsi au mariage de Claire et Isaac, se démerdant, allez savoir comment, pour se retrouver au deuxième rang. C’est un peu abusé. Si la robe de Claire (l’option C si je ne m’abuse ?) est chouette, je suis un peu déçu de voir que le reste de l’équipage est juste avec un uniforme blanc. C’est nul, zéro effort n’est fait. Il en est de même pour les Kaylon, mais ça, c’est moins surprenant, et ils m’ont fait rire à copier l’équipage de l’Orville.

Le mariage ? Il est on ne peut plus simple : dans le simulateur, histoire d’avoir une petite forêt sympathique, Claire et Isaac, sous son apparence humaine, peuvent ainsi échanger leurs vœux. J’aime beaucoup ceux d’Isaac, très raccord avec le personnage.

Ce mariage apporte une conclusion assez classique à la saison/série, avec en plus la possibilité d’apporter une belle scène où Ed constate le chemin parcouru au cours de la saison avec les Kaylon. Mieux encore, les scénaristes ont bien compris qu’il n’y aurait peut-être pas de saison 4, alors ils ont eu la bonne idée de nous ramener Alara !

J’étais très content de la voir, et très surpris aussi. Je m’attendais un peu à ce que ce soit elle la surprise d’Ed, parce que c’est l’une des rares intrigues laissées ouvertes par la série. Son départ était triste et avec une explication originale, rendant sa présence d’autant plus surprenante. Il restera la fille d’Ed de toute évidence, mais on verra bien si une saison 4 aura l’opportunité de se faire ou non. En attendant, la série se termine avec son humour décalé habituel, grâce au discours de Bortus, gênant comme tout, rattrapé heureusement par Gordon, sur décision d’Isaac, capable de comprendre que c’est une catastrophe d’avoir Bortus comme témoin faisant un discours sur tous les défauts de leur couple.

Le discours est un peu cliché et l’humour est forcé parce qu’il y a trop de gens qui rient en arrière-plan pour que je ris moi aussi, mais eh, c’est très sympa. Et la série se termine par une petite chanson de Gordon, avec Lysella rejoingnant le reste du casting, allez savoir pourquoi, et les scénaristes prenant le temps de faire un clin d’œil à Yaphit, dont l’interprète est mort, tout en laissant une porte ouverte pour Kelly et Ed qui se tiennent la main.

Ils me manqueront, vraiment, malgré ce dernier épisode trop plat pour ce qu’était la saison – et la série. Difficile de se dire que c’est terminé, probablement pour de bon.

EN BREF – La dernière saison de la série est vraiment particulière parce qu’elle effectue un virage à 180° par rapport aux précédentes. L’accent est mis sur le sérieux des intrigues plutôt que sur le côté humoristique, voire parodique, voulu les premières années. Elle fonctionne toutefois particulièrement bien, malgré la longueur de ses épisodes, en nous permettant une immersion vraiment complète dans cet autre univers.

Dans le fond, j’ai l’impression que cette saison vers de nouveaux horizons s’est surtout concentrée sur les horizons que l’on connaissait déjà, en développant le potentiel qu’avait toujours eu la série. C’était plus ou moins réussi et l’épisode final est un étonnant exercice d’au revoir/adieu pour boucler autant de choses que possible tout en laissant des portes ouvertes.

En définitive, c’est une saison que je suis vraiment content d’avoir eu après autant d’attente. Je sais qu’elle a divisé, mais je serais de ceux qui la défendront. Au revoir ou adieu The Orville, merci de me laisser en paix avec les intrigues en cours et les personnages, pour me remettre de la décision qui sera prise de la continuer ou non.

La série quitte Hulu, ça semble indiquer un possible renouvellement en vrai… Nous verrons !

Walker – S02E17 (express)

Épisode 17 – Torn – 13/20
Les scénaristes ne semblent pas savoir ce qui est bon pour la série – et l’audience – quand on voit certains des choix effectués dans cet épisode. Toujours pas vraiment d’action et d’enquête, beaucoup de mauvaises décisions dans les dramas familiaux et un retour au fil rouge qui s’effectue de manière bien maladroite ne donne pas beaucoup de points positifs à l’épisode. Heureusement, il est sauvé par un personnage central quand bien même il devrait être accessoire et par quelques moments assez divertissants pour que je ne massacre pas l’épisode.

Spoilers

Denise rappelle Twyla pour une enquête, mais bon, ce ne sera qu’une petite parenthèse au milieu des dramas habituels. Faudrait pas qu’on pense être devant une série procédurale…

Ma foi, je m’attendais à un épisode complet de Geraldine jalouse et pète-couilles, et, bizarrement, la première réplique de sa seconde scène est de dire à Cordell qu’elle n’est pas jalouse de sa relation avec Twyla ? C’est étonnant, franchement. Après, Twyla est en train de s’imposer totalement dans ce dernier arc de saison, alors Geraldine n’a pas trop le choix de s’y faire, je pense. Du moins je l’espérais.

En effet, Cordell et Twyla tentaient enfin de se mettre en couple pendant cet épisode, et ça marchait plutôt bien : ils ont une bonne alchimie, un bon passé malgré les difficultés et toujours beaucoup de points communs dans leur soif perpétuelle d’action. Twyla n’est pas encore prête à briser le cœur d’August cependant : quand Cordell souhaite annoncer à son fils qu’il est en couple avec Twyla, August fait remarquer juste avant qu’il a eu peur que son père lui dise qu’il était en couple avec Twyla. Cette dernière entend bien la réplique du fils inquiet pour son père, et elle préfère briser le cœur de Duke en le larguant que le cœur d’August dont elle ne devrait rien avoir à foutre, apparemment.

Une fois que c’est fait, elle s’enfuit de la ville et Cordell n’hésite pas à la balancer comme fugitive en à peu près 30 secondes. Genre, vraiment, il s’en rend compte et appelle aussitôt pour la dénoncer.

Bon, sinon, avant tout ça, il y a enfin eu un peu d’action dans cet épisode et… Twyla était de nouveau au cœur de celle-ci. Franchement, la série va finir par être renommée Twyla, Texas Ranger par intérim. Elle a eu plus d’action que Cordell récemment ? C’est trop étrange.

Elle est libérée pour le moment, mais dans les conditions de sa libération de prison, il y avait une astérisque disant qu’elle devrait désormais bosser pour Denise chaque fois qu’elle lui demanderait son aide. Celle-ci utilise clairement ce peu de pouvoir qu’elle a de faire chier Cordell pour, eh bien, le faire chier.

La mission sous couverture était plutôt sympathique, mais elle ne mène à rien niveau intrigue. Oh, on nous parle bien d’un nouveau dealer en ville pour remplacer Serano, mais ça ne suffit pas franchement à donner la dose de procédural qu’on voudrait avoir devant ce qui était supposé être une série procédurale. Ce n’est donc plus le cas et la mission est vite un échec, avec toutefois Twyla qui parvient à éclater la tronche d’un type qui la tenait en joug.

Twyla, quoi. Cela donne franchement envie de la voir rester, mais malheureusement, ce n’est pas exactement ce qui est dans le plan des scénaristes. Ils ne savent pas ce qui est bon pour la série : Twyla demande à être transférée ailleurs après sa conversation avec August, parce qu’elle se rend compte qu’il a raison et que sa relation avec Cordell est vouée à l’échec. Au point de partir sans dire au revoir.

Finalement, Cordell la dénonce comme fugitive et la rattrape à temps pour mettre un point (enfin, un point-virgule probablement) à leur relation, et c’est à Cassie qui venait la voir spécialement pour lui dire au revoir qu’elle ne lui dit pas au revoir. Sympa.

Cordell ? Il se remet de la rupture en se racontant des mensonges, et en les racontant à Liam aussi. Une fois que c’est fait, Cordell revient à l’intrigue générale de cette saison, en expliquant à son frère qu’il est quand même étrange que le cuir de sa selle craque le jour de la course pour les Davidson alors que son père n’avait jamais eu le moindre problème de selle (de cheval) jusque-là. Et si les Davidson avaient triché ? Il serait temps de s’en rendre compte, merci Twyla. J’espère que tu reviendras vite.

Loin de tout ça, Geri a une sous-intrigue dans cet épisode : elle cherche à se rapprocher de Denise, qui est sa sœur biologique après tout. C’était franchement pénible à voir même si ça n’a duré que deux scènes, et c’est peut-être pour ça que ça l’était. On passe donc d’une Denise qui n’est pas très ravie à l’idée de passer du temps avec Geri – malgré leur roadtrip entre filles – à une Denise qui est contente de l’appeler « ma sœur » et de voir la barmaid retirer la fameuse tête d’animal qui porte son nom dans le bar (qui est toujours à Cordell qui sera ravi de voir ce qu’on fait du cadeau de sa femme décédée là ?). Super intéressant, vraiment.

Pendant ce temps, au lycée, August se rend compte que sa sœur est totalement amoureuse de Colton, même si elle est encore en couple avec Todd. Elle l’est du moins sur le papier. En pratique, elle l’évite limite et se décide enfin à lui parler pour rompre avec lui. Ce n’est pas si évident que ça quand on est au lycée, apparemment, avec un très mauvais timing puisqu’il obtient une bonne nouvelle juste avant la rupture.

C’est du grand n’importe quoi, car ça retarde l’inévitable juste assez longtemps pour que Todd provoque une bagarre avec Colton, à coup de ballon de basket envoyé dans sa tronche. La scène était plus marrante qu’autre chose, surtout quand leur coach, Tray, se prend un coude dans la tronche. Ne jamais tenter de les séparer, pas vrai ?

Il confronte ensuite les deux garçons et comprend assez vite que tout tourne autour de Stella. Il conseille donc à Todd de prendre conscience que c’est à Stella de prendre la décision à un moment. Franchement, c’est un peu abusé. Après ça, Stella découvre alors que son couple avec Todd est considéré comme le plus mignon de sa promo, ce qui me fait largement douter franchement. C’est quand même peu crédible comme idée.

Bizarrement, Todd prend beaucoup trop bien la chose. La rupture se fait en douceur et se termine même par un câlin ? Heureusement qu’il était presque prêt à défoncer la tronche de Colton quelques minutes plus tôt par jalousie. Il faut croire que Tray fait vraiment des miracles comme conseiller. C’est probablement pour ça que tout le monde se l’arrache : Cassie prend le temps de lui parler de son frère et des réconciliations en cours avec lui ; le capitaine des rangers lui annonce qu’il peut l’embaucher… mais à temps plein.

Tray n’est pas encore prêt pour ça, par contre, parce qu’il se trouve encore au lycée à séparer des débiles qui se battent pour leur copine là. Il accepte donc le poste de conseiller des rangers à temps plein, mais seulement à partir des vacances d’été. James est tout content, et une fois que Tray sort de son bureau, il appelle une collègue pour lui dire qu’il pense avoir trouvé la bonne personne pour le poste de ranger qu’il voulait attribuer. Euh ?

C’est un grand écart comme choix de job, coach sportif à ranger, j’ai du mal à croire que ça puisse se faire de manière fluide. Et en attendant, c’est Stella qui fait le grand-écart en se retrouvant à embrasser Colton. La série nous vend ça, dans la mise en scène, comme le truc qu’on attendait tous depuis trois plombes, mais en vrai, ça m’est pas mal égal, moi.