Uncoupled – S01E01

Épisode 1 – 14/20
Comme trop souvent avec Netflix, la comédie n’a rien de bien comique – ce n’est pas la série qui me fera rire aux éclats. Cependant, Neil Patrick Harris reste une valeur sûre et tout le casting est vraiment sympathique. On sent passer les 30 minutes, mais ça reste divertissant ; c’est exactement ce que j’en attendais, sans grande surprise pour le moment. Pas désagréable, pas incontournable. J’aurais aimé que ce soit le cas.

Spoilers

Michael organise une fête d’anniversaire à son copain Colin pour ses 50 ans. Après 17 ans de relation, il ne se doute pas du tout que Colin souhaite le quitter.

Colin’s not coming.

L’épisode commence directement par un couple heureux, un peu trop vu le titre de la série. Il est difficile de ne pas voir immédiatement Barney dans la série, parce que dès la deuxième scène, il enfile un costard. Vraiment, bien que le rôle soit différent, le costume est le même, et Neil Patrick Harris fait du Neil Patrick Harris. La bonne nouvelle, c’est qu’entre lui et l’acteur incarnant son mari, la série marque déjà des points : ce sont des acteurs que j’aime, c’est bon signe pour la suite.

Si le couple est heureux, on voit bien que celui dont c’est l’anniversaire, Colin, n’est pas ravi d’avoir cinquante ans, et que ça l’affecte plus profondément qu’il ne le montre ou que son copain ne semble le voir. D’ailleurs, c’est surtout ça le problème : on sait déjà qu’ils vont rompre, et on voit bien que le problème vient en partie de Michael qui ignore totalement ce que lui dit son copain.

Ainsi, alors que Colin explique qu’il ne veut pas fêter ses cinquante ans, nous suivons de toute manière la vie de Michael pendant qu’il se rend au travail, tout en organisant la soirée d’anniversaire de son mec. Et il ne fait pas dans la demi-mesure, on l’apprend bien vite, notamment quand il parle avec sa collègue : il y a toute une reconstitution de boîte de nuit et beaucoup trop d’invités pour quelqu’un qui ne veut pas fêter son anniversaire.

Quant à la collègue, j’adore cette actrice, je ne savais pas qu’elle serait là, alors je suis content. La journée possède tout de même un signe avant-coureur de ce qui attend Michael, je crois : il reçoit un appel qui lui annonce qu’ils ont été cambriolé avec Colin. C’est une employée qui remarque qu’il manque une partie des affaires du couple… mais une partie seulement. La collègue de Michael ne peut s’empêcher de faire une blague sur ce qu’il manque qui serait pas mal pour un vide-grenier gay, loin de se douter de ce qu’il va bientôt se passer.

Finalement, le soir même, au moment où Michael s’apprête à faire entrer Colin dans le club qu’il a loué pour la fête d’anniversaire, Colin révèle qu’il a l’intention de le quitter et qu’il a déménagé. C’est la douche froide pour Michael, mais bon, Colin ne pouvait pas non plus se douter que son mec l’emmenait à une énorme soirée surprise. Ca pour une surprise, c’est une surprise.

Cette soirée est l’occasion pour nous de rencontrer les amis de Michael et Colin, notamment les Jonathan qui ont l’air plutôt marrant à voir et à connaître. Michael a aussi ses parents sur place, tant qu’à faire, et tout le monde est bien heureux d’être là à l’anniversaire de Colin organisé par Michael. C’est bien triste pour Michael, parce que tout le monde fait la fête et célèbre non pas seulement Colin, mais aussi son couple avec Michael.

Ce dernier se retrouve ainsi à porter un toast à Colin sans avoir eu le temps de lui parler, et forcément, ça se résume au fait qu’il est amoureux de lui et qu’il ne peut pas vivre sans lui. C’est beau, c’est mignon, mais c’est aussi étouffant – et je ne parle même pas de la chanson qui rappelle que son mec a 50 ans alors qu’il lui avait dit ne pas vouloir le fêter. La chanson est géniale, je veux bien des amis comme ça, mais apparemment, ce n’est pas ce que veut Colin.

La rupture ? Elle a lieu à la fin de la soirée, et elle est dure à vivre, avec Colin qui reproche à Michael de toujours tout ramener à lui – ce qu’il fait effectivement sous le choc de savoir qu’un agent immobilier de New-York qui n’est pas lui a trouvé un appartement pour que Michael puisse le quitter.

Le lendemain, Michael cherche donc à parler à Colin comme il le peut, mais ça n’est pas si évident quand Colin ne lui répond pas vraiment ; à part pour lui expliquer par SMS qu’il a pris rendez-vous avec un thérapeute de couple. Cela laisse au moins de la place pour l’espoir à Michael, qui se raccroche à ça. Un peu trop, peut-être.

Michael en parle forcément à sa collègue, sur le lieu de leur travail, sans se rendre compte qu’il est encore au travail. Sans trop de surprise, elle en revient donc au travail sans être de vrais bons conseils pour lui. J’ai des doutes sur les amis qui entourent Michael dans sa vie, franchement, et Michael lui-même semble se porter bien pour une rupture après 17 ans de relation. La série manque d’un quelque chose pour que j’accroche à fond, avec des amis qui sont très détachés de ce qu’il se passe dans la vie de Michael parce que lui-même semble s’en détacher.

Il poursuit donc sa vie comme si de rien n’était. Quand il s’agit d’aller au travail, pourquoi pas – encore que le lendemain d’une grosse soirée comme ça, tu peux prendre un jour de congé, non ? – mais quand il s’agit d’aller à une soirée ? Bof. Non ? Je ne sais pas, c’est étrange.

En tout cas, Michael refuse de se dire célibataire, expliquant que son partenaire n’est simplement pas là pour la soirée. Il est un peu dans le déni, mais ça ne l’empêche pas de sécuriser un rendez-vous pro important pour le lendemain matin. En effet, il est à côté d’une femme qui divorce et dont l’appartement incroyablement superbe va se retrouver à vendre.

Pas de bol pour lui, le lendemain, Suzanne, sa collègue, est en retard. Cela le fait plutôt mal voir par la propriétaire du lieu, mais elle reste très amicale avec lui, lui racontant ainsi son divorce – ou en tout cas la rupture surprise. Son mari ne la trouve plus drôle et prend de la distance, partant vivre dans un autre appartement. Cela fait carrément flipper Michael parce que la situation est beaucoup trop similaire à la sienne.

L’appartement ? Ce n’est pas le point le plus intéressant pour les scénaristes, qui préfèrent juste faire de l’humour avec l’arrivée en retard de Suzanne et la présence de Tyler Hawkins, un concurrent direct de nos agents immobiliers. Il est introduit comme un personnage que l’on reverra et comme un concurrent tellement direct de Michael que ça n’annonce rien de bon.

Tout ça nous mène finalement au rendez-vous de thérapie de couple pour Colin et Michael. Ce dernier est content d’être présent à la thérapie et espère pouvoir écouter Colin. Ce n’est pas du tout ce qu’il se passe : Michael couvre de cadeaux Colin, lui coupe la parole et monopolise clairement le temps de la thérapie. Le psy essaie de se montrer encourageant, mais bon, j’ai du mal à envisager une issue positive pour Michael.

Et apparemment, je fais bien : il lui envoie un SMS pour le prévenir qu’il ne viendra pas à la soirée à laquelle ils sont invités. C’est d’autant plus bâtard qu’il avait dit pendant la thérapie qu’il le rejoindrait et qu’il profite d’un autre SMS pour lui dire qu’il n’envisage pas une suite à leur relation. Du tout. Malgré le rendez-vous chez le psy la semaine suivante.

Michael se retrouve donc seul chez lui le soir, à ouvrir le cadeau qu’il avait prévu pour Colin : une photo d’eux. Angoissant, un peu. Suzanne l’appelle alors pour lui révéler qu’elle sait où Colin vit. Et avec qui. Ah. Possiblement, ça va tout changer, parce que pour l’instant, ma vision des choses, c’est quand même que Michael aurait pu prendre plus soin de son couple. Maintenant si on nous dit que Colin est parti vivre avec Tyler (ou avec le fils de Suzanne, ce serait drôle), ça va un peu trop nuancer le tout et permettre à Michael de se plaindre vraiment.

Uncoupled (S01)

Synopsis : Michael et Colin sont en couple depuis 17 ans. Aujourd’hui est le dernier jour de leur relation, mais Michael ne le sait pas encore.

Pour commencer, je sais bien que j’avais dit que je ne commencerais plus de série tant que je n’étais pas à jour dans le reste, mais eh, c’est une série avec Neil Patrick Harris dans le rôle-titre, ça vaut bien une petite entorse à ma règle ? En plus, il n’y a que huit épisodes, ce qui fait un total de 4h, ce n’est pas grand-chose. Et puis, c’est une série avec Darren Star comme producteur, c’est généralement un gage de qualité et le genre de série que je peux regarder sans avoir à m’épuiser dans l’écriture de la critique.

Pour autant, je n’ai pas l’intention de passer quatre heures d’un coup devant : je sais que le rythme Darren Star peut être épuisant. Je me demande aussi ce que ça va donner avec le mix Netflix. Emily in Paris a trouvé rapidement un ton qui lui était propre et qui fonctionnait, mais je ne parie pas sur le même délire avec Uncoupled.

C’est une comédie Netflix, je sais à quoi m’attendre avec eux, ça va être trente minutes d’épisode qui seront probablement longues car il se passe plein de choses, mais pas forcément parce que je ris beaucoup comme avec Younger. Pour une fois, j’ai vu la bande-annonce avant de me lancer, et je vois vraiment vers quoi on se dirige : une bonne série, qui ne parviendra pas à se démarquer pour autant. Autrement dit, je la vois comme un bon divertissement pour l’été : je suis en vacances, voir Neil Patrick Harris qui va recommencer à enchaîner les conquêtes tout en essayant de guérir de sa rupture, ça me paraît bien comme planning, mais à petite dose.

Voir aussi : Cinq séries à savourer cet été

S01E01 – Chapter 1 – 14/20
Comme trop souvent avec Netflix, la comédie n’a rien de bien comique – ce n’est pas la série qui me fera rire aux éclats. Cependant, Neil Patrick Harris reste une valeur sûre et tout le casting est vraiment sympathique. On sent passer les 30 minutes, mais ça reste divertissant ; c’est exactement ce que j’en attendais, sans grande surprise pour le moment. Pas désagréable, pas incontournable. J’aurais aimé que ce soit le cas.

Evil – S03E08

Épisode 8 – The Devil of Parenthood – 18/20
Les scénaristes n’ont vraiment pas oublié la saison 2, et ils ont clairement gardé certaines intrigues de côté pour que la fin de cette saison 3 soit impressionnante. C’est une bonne chose, et j’aime bien la tournure de cet épisode. D’un côté, on nous donne des réponses, de l’autre, cela nous fait surtout nous poser d’autres questions, mais de manière plus guidée qu’avant. J’aime beaucoup le rendu et l’ensemble est réussi.

Spoilers

Des jeux possédés par des démons ? Appelons Kristen, David et Ben.

Hi there. Long time no see.

J’ai cru que je n’allais jamais trouver cet épisode, mais j’imagine que c’est bien : ce qui est rare donne encore plus envie d’être trouvé, on va dire. En tout cas, ça recommence de manière bien étrange avec David qui reprend les confessions et n’est pas prêt pour ce qui l’attend, une nouvelle fois. En effet, il reçoit la visite de l’Entité, toujours représentée par Victor et les consignes qu’on lui laisse cette semaine sont encore plus perchées que d’habitude.

Sa mission du jour n’aurait rien à voir avec Kristen, mais concernera le prochain cas de l’équipe, lors duquel un mot sera prononcé. Ce qui intéresse Victor ? Le douzième mot qui suivra ce mot et que David devra lui rapporter en appelant un numéro pour prendre un rendez-vous médical. Rien que ça. Le pire ? Ce n’est même pas la chose la plus étrange de ce début d’épisode.

On retrouve ensuite Kristen qui se refait une paralysie du sommeil. Cela faisait longtemps que ça ne lui était pas arrivé, mais on ne se débarrasse jamais vraiment de ce problème de toute manière, c’est quelque chose qui revient. C’est plutôt chouette de retrouver George dans la série, et il est de retour de manière moins terrifiante désormais. Bon, ça dépend pour qui.

Kristen est terrifiée de voir que George fait désormais équipe avec Lexis pour produire des vidéos VidTap sur lesquelles il danse seul. Dans la chambre de Kristen, il travaille avec Lexis. Dans l’ensemble, Kristen est terrifiée au réveil, et elle décide d’appeler David pour enfin avoir une conversation qu’ils ont trop reporté selon elle : il est temps pour eux de parler de l’Entité et de se mettre d’accord sur tout ce qui leur arrive.

David est prudent et marche sur des œufs, clairement : Kristen ne lui fait plus confiance parce qu’elle a bien compris qu’il bossait pour Victor LeConte. Il finit par le reconnaître, mais c’est trop tard : il a perdu la confiance de Kristen quand elle s’est rendue compte qu’il bossait pour l’Entité sans lui en avoir parlé, et maintenant, elle remet tout en question, même le début de sa relation professionnelle avec David. Après tout, c’est logique : il l’a contactée peu de temps après Leland. Si tous les contacts qu’elle a eu avec Leland sont liés à une conspiration bizarre, pourquoi pas tous ceux avec David également ?

Kristen fait bien comprendre à David que sa confiance prendra du temps à être restaurée, et la nuit ne fait que commencer pour elle. Elle appelle ensuite Yasmine, une de ses amis qui travaille depuis plusieurs mois pour retrouver l’ovaire de Kristen perdu par RSM. Ah quand même ! C’est plutôt rassurant de voir que Kristen n’est pas restée les bras croisés et qu’il s’est passé toute une bataille juridique hors écran.

Bon, après, ça ne nous aide pas vraiment : RSM est forcé par un juge de recommencer à chercher l’ovaire en question, et apparemment, il a été donné par erreur à la science… ce qui signifie qu’il a soit été détruit, soit donné à un autre couple. Yep, Kristen a possiblement un cinquième gosse quelque part dans la nature. Rassurant.

Le cas de la semaine ? Des jeux pour enfants seraient infestés par des démons, rien que ça. David, Ben et Kristen (en retard, comme le remarque le supérieur) sont d’abord amusés par la situation, mais ça dérape assez rapidement. Dans le magasin de jouets concerné, le vendeur semble assez certain de la possibilité d’une présence démoniaque car les jeux ramenés le sont tous depuis une quinzaine de jours, même quand ils ont été vendus plus de deux ans plus tôt.

Le vendeur est celui qui utilise le mot que l’Entité avait communiqué à David, qui compte bien plus vite que moi le nombre de mots de la phrase de son interlocuteur. Le douzième mot qui suit celui à entendre ? « Matters ». Avec un s, et d’après Victor c’est important, car il a en fait besoin du nombre de lettres du mot, afin de compter le bon nombre de pages dans un document et en arriver à une liste de noms le menant à « Xi Heping ».

Je partirai bien sur une anagramme, mais je ne vois pas de quoi. Et tout ce qu’on a comme indication, c’est que Grace est encore en vie – sans certitude que cette mission de David soit liée à Grace. C’est tellement étrange comme série. Tout pourrait aller bien (mis à part le fait qu’on ne sait pas de quoi il s’agit bien sûr) sauf que David continue de bosser sur le cas des jeux pour enfants possédés et tombe sur une autre famille adepte du mot « honkytonk ».

Voir aussi : Grace, la prophète de l’épisode 1×06

David recontacte aussi Victor pour lui expliquer ce qu’il s’est passé, surtout que le douzième mot qui suit est « ignore ». Victor envoie toutefois balader David, comme je m’y attendais, lui rappelant qu’il n’est qu’un intermédiaire et que sa mission est terminée désormais. David ne se laisse pas convaincre si rapidement, car il est sûr de lui. Il retourne donc dans la maison du deuxième homme qui a utilisé cet étrange mot pour lui expliquer que le message n’est pas passé. L’homme est flippé, semble confirmer l’instinct de David que sa femme n’est pas possédée… et finit par lui donner un autre message : « parle à Lau, pas à Xi ».

David recontacte donc Victor pour lui donner ce nouveau message, d’autant plus qu’on lui a dit que Grace ne survivrait pas si le mauvais message était délivré. Il réussit donc finalement à donner le bon message à la bonne personne grâce à Victor, ses connaissances d’italien et sa patience : il est emmené dans une chapelle où il y a plein de prêtres asiatiques et une conférence en visio avec des ministres. C’est étonnant comme tout, mais eh, le message passe finalement et le Vatican est content de David. Oula.

De son côté, Ben analyse les jouets pour mieux cerner le problème, et sa soirée vire un peu au cauchemar. Déjà, je trouve que ce genre de jeux, c’est effectivement flippant quand ça se déclenche tout seul et que ça fait sortir un clown d’une boîte. Ensuite, il trouve tout de même un doigt coupé à l’intérieur d’un jeu, et ça, ça craint énormément.

La nuit de Kristen n’est pas de tout repos non plus. Elle se réveille de nouveau en plein milieu de la nuit, mais cette fois, elle parvient à lutter contre sa paralysie du sommeil. Bon, ça ne fonctionne pas exactement comme ça, en vrai. Elle se lève dans son cauchemar, se rend dans sa cuisine et y rencontre le bébé le plus adorable du monde (non). Un bébé démon est donc tranquillement en train de l’attendre dans son couffin, chialant toutes les larmes de son corps car sa tétine est tombée.

Si le démon bébé est immonde, Kristen décide tout de même de s’occuper de lui et de lui rendre sa tétine, avant de… lui donner le sein ? Mais ? Le démon a des dents plus grandes que les miennes, ne fais pas ça Kristen.

À son réveil, Kristen rappelle son avocate, Yasmine, par besoin d’avoir de nouvelles réponses. Et son ovaire n’a finalement pas été donné à la recherche ou détruit : il est implanté dans une femme, enceinte de huit mois. Oh bordel. Le couple est très heureux d’être sur le point d’avoir un bébé, mais autant dire que l’erreur médical qui fait que l’ovaire de Kristen est dans le corps d’une autre, en étant inséminé en plus, n’est pas tout à fait facile à gérer pour eux. Ils font appel à un avocat, Kristen au sien, et la rencontre est très surveillée, c’est le moins qu’on puisse dire.

L’avocat finit par se faire rembarrer par la future maman, Valérie, qui souhaite que Kristen soit aussi dans la vie de sa fille, Sara. Finalement, la réunion de tous les partis concernés se déroule plutôt bien, mais au départ de Kristen, le futur père décide de lui poser quelques questions tout de même alarmantes. Il s’interroge beaucoup sur RSM à cause de rumeurs, mais aussi parce qu’il pense avoir entendu son bébé grogner en écoutant son cœur. Sympa.

Cela recommence à inquiéter Kristen qui recommence à se poser des questions sur RSM. Elle décide donc de se tourner vers Ben, pour lui poser quelques questions de génétiques et lui raconter tout ce qui lui arrive. Ben fait ce qu’il peut pour la rassurer sur l’importance de l’environnement pour lutter contre la nature… mais l’environnement de Lexis n’est pas non plus le meilleur. En effet, elle continue d’être draguée par les forces du mal, et notamment par sa grand-mère, SUPER. Shirley emmène ainsi Lexis au travail pour lui faire rencontrer son boss.

Son but ? Essayer de voir si Lexis voit autant d’yeux pour son boss qu’elle. Pas de bol, ce n’est pas le cas : Lexis n’est pas flippée, et ça pourrait ne rien vouloir dire, mais bon, elle dit ensuite à sa grand-mère que le boss n’a que deux yeux, comme tout le monde. Cela fait douter Shirley qui se rend auprès de Leland pour lui expliquer qu’il doit se tromper concernant Lexis – mais Leland reste sûr de lui.

Pendant ce temps, le psy continue de nous plumer le « cu » d’une gentille alouette, toujours grâce à un jeu, notamment un jeu qui le montre pourchassé par un démon. Il reçoit la visite de Leland et Leland n’est pas ravi : il comprend bien que le cheveu que le psy lui a fourni est certes un cheveu d’Andrea, mais qu’il ne l’a pas pris sur sa tête directement. Le psy a eu accès un son évier apparemment ? What the fuck ?

Leland donne en tout cas rendez-vous ensuite au psy pour l’emmener à un exorcisme étrange, qui semble plutôt être une possession qu’un exorcisme. En tout cas, le type a hurlé au son des « ave Santana » et il m’a clairement dégommé les oreilles. Pourquoi regarder cette série avec des écouteurs, vous me direz ? C’est une excellente question, et je n’ai pas la réponse. Je n’ai pas la réponse non plus à la connerie du psy qui se laisse convaincre que son livre sera meilleur s’il se laisse possédé par un démon, hein.

Et il suit donc les instructions de Leland à la lettre, sans se poser de questions. Il fait apparemment bien : il tape ensuite son livre plus vite que je ne tape mes critiques, puis se retourne vers sa boîte qui tourne sur le vinyl d’alouette où il revoit son fameux démon. Rassurant ?

En parallèle de tout ça, l’intrigue sur le magasin de jouets est vite expédiée : Ben se rend compte que le doigt, c’est simplement un accident dans un atelier de manufacture chinois. Et le message disant « help me I’m in hell » ? Eh bien, c’est un message de quelqu’un exploité sur place, tout simplement. C’est triste comme tout, cette intrigue, mais ça confirme les soupçons de David qui pense que l’Entité enquête pour libérer Grace de ce genre d’atelier illégal.

Et c’est une réussite : en fin d’épisode, David découvre que Grace l’attend devant sa chambre pour le remercier car elle a été libérée grâce à lui. C’est étrange tout cela, mais… admettons ? Il faudra davantage d’explications dans les épisodes suivants.

En parlant d’explications, Kristen prend le temps de parler à David quand ce dernier souffre vraiment du manque de confiance qu’elle a en lui. Si elle l’aime en tant qu’ami, la conversation est toutefois interrompue par un appel qu’elle a reçu juste avant et qui lui indique qu’elle doit se dépêcher de retourner auprès de Logan et Valérie, les futurs parents de son enfant.

Si Logan lui a assuré ne plus être angoissé par rapport au grognement et ne plus rien avoir entendu de bizarre venant de sa femme ou de son ventre, la fin d’épisode nous révèle qu’il a utilisé une fourche pour attaquer sa femme – et pour attaquer le bébé surtout. Les hurlements de Kristen quand elle voit ce qu’il a fait n’annonce rien de bon pour la suite, mais eh, la suite, ce sera la semaine prochaine.

Enfin, j’espère. J’espérais bien en savoir plus sur la secte de la possible petite-amie de Ben, mais personne n’en parle dans l’épisode du jour…

 

The Orville – S03E09

Épisode 9 – Domino – 18/20
Pour un épisode durant plus d’une heure dans une saison où tous les épisodes durent plus d’une heure, je trouve presque que l’intrigue proposée ici va trop vite en besogne et prend des raccourcis qui étaient désagréables au départ. Ils mènent toutefois à un épisode très réussi, à nouveau, et donnent une bonne compréhension de la structure de la saison, qui a mené assez logiquement à ce point, en prenant le temps de faire évoluer ses personnages aussi. Bref, c’est un épisode sacrément réussi, surtout après le précédent.

Spoilers

Les ennemis de l’Union s’allient alors que l’Union trouve un moyen de mettre fin à la menace Kaylon.

Is it really genocide if our only objective is to prevent them from killing every other living species, including us ?

On ne va pas se mentir, je suis moins partant à l’idée de voir cet épisode aujourd’hui. Au moins, je suis à jour pour la diffusion… mais eh, encore 1h18 d’épisode, j’espère que ce sera mieux que l’épisode précédent. Cela commence de manière intéressante, avec une délégation Moclan qui décide de se présenter auprès des Krill, rien que ça. Politiquement, c’est le genre de choses qui font que j’aime la série, parce qu’elle a toujours les idées logiques pour foutre la merde dans la série.

Ainsi, la délégation demande carrément une alliance à Teleya pour se protéger des Kaylon, mais aussi et surtout de l’Union qui leur fait peur, militairement. Ils savent bien que l’armement Moclan est supérieur, mais face aux Kaylons ou à l’Union, ils ne font pas le poids à eux seuls. Ils demandent donc à Teleya cette nouvelle alliance, mais en espérant pouvoir en prendre le leadership. C’est mal connaître Teleya.

Difficile de traiter avec les Moclan quand on est une femme… Elle a pourtant la capacité d’exiger un peu plus ce qu’elle veut et elle n’hésite pas à le faire.

Dans cet épisode nous retrouvons l’Orville alors qu’il est une nouvelle fois confronté à l’armée des Kaylon. L’équipage de l’Orville est un peu en panique face à ce qui leur arrive, en plus, parce qu’ils sont entourés par la flotte ennemie et en véritable danger. Par chance, ils ont désormais à bord une arme beaucoup plus puissante : Isaac et Charlie ont réussi à travailler ensemble pour créer cette nouvelle arme, et ils ont travaillé sacrément vite à créer la pire arme qui soit.

Une fois celle-ci chargée, les personnels de l’Orville peuvent ainsi détruire tous les vaisseaux ennemis autour d’eux. C’est une sacrée réussite, d’autant plus que l’arme en question est un engin qui est capable de détruire les vaisseaux Kaylon, mais sans affecter le moins du monde les vaisseaux de l’Union. En effet, l’arme se concentre sur le réseau des Kaylon, et c’est précisément ça que ça détruit : uniquement les Kaylon. Je trouve ça abusé car trop bien trop rapide comme évolution. Dans l’épisode précédent, on nous disait encore que les Kaylon était une menace telle qu’il fallait garder les Moclan comme alliés.

Les amiraux de l’Union sont extrêmement heureux d’avoir une arme à présent cependant, car cette arme est capable de les libérer de la menace Kaylon – et des dix millions de robots qui veulent détruire les espèces humaines de notre galaxie (et des galaxies voisines). Je les comprends tout en voyant bien le problème que ça va soulever quasiment aussitôt. Si provoquer un petit génocide Kaylon ne dérange pas Charlie ou Isaac, qui n’a aucune émotion, Ed est moins d’accord avec l’utilisation que les amiraux semblent vouloir en faire. En effet, il a bien conscience qu’il s’agit d’un génocide, et un génocide ce n’est pas rien, surtout quand les ennemis en question sont aussi capables d’apprendre à avoir des émotions – pour certains d’entre eux, en tout cas.

La question éthique qui se pose est plutôt bonne, parce qu’ils sont sur le point de devenir eux-mêmes des Kaylon après tout : leur but n’est pas tellement différent. La question divise inévitablement tout le monde, y compris à bord de l’Orville où John et Talla sont plutôt contre l’utilisation d’une telle bombe quand Charlie (évidemment) et Gordon ne voient pas le mal. Charlie est toujours en boucle sur Amanda de toute manière.

Ce n’est pas au personnel de prendre ce genre de décisions, en tout cas. Les officiels de l’Union mettent un certain temps à se décider, mais j’aime la décision finale qui est prise : ils espèrent pouvoir négocier avec les Kaylon un traité de paix en utilisant le chantage. Je ne suis pas forcément pour le chantage, mais il est évident que la menace d’une arme nucléaire est toujours un bon moyen de se faire entendre de ses ennemis.

Les Kaylon sont censés être des êtres très logiques et rationnels : il est assez évident qu’ils vont céder face à la menace, au moins le temps de s’en protéger. Leur point faible étant découvert par l’Union, ils n’ont aucun intérêt à rester ennemis avec. Il leur faut toutefois un peu de temps pour s’en rendre compte : lorsque l’Orville est envoyé auprès d’eux pour négocier, ils essaient d’attaquer, et à plusieurs reprises en plus.

Finalement, un représentant Kaylon accepte de recevoir l’Orville sur sa planète pour commencer les négociations. Ils n’ont pas trop le choix : l’Orville fait des sacrés dégâts à la flotte Kaylon franchement. Nous voilà donc de retour sur cette planète, en tout cas, et il y a de jolis effets spéciaux pour nous montrer à quoi elle ressemble désormais. Le Kaylon-en-chef va mieux que la dernière fois et il comprend assez vite qu’il n’a pas le choix de céder aux humains.

En plus, les humains sont plus cools que ce qu’il imaginait : ils ne sont pas là pour faire des Kaylon ses esclaves, ils veulent simplement coexister en paix. Oh, les Kaylon acceptent, mais en soulignant tout de même qu’ils chercheront le point faible de l’arme des humains – ce qui d’après Charlie est une mauvaise idée puisque ça activerait l’arme à distance.

Très rapidement, la guerre contre les Kaylon arrive donc à un terme naturel et l’équipage de l’Orville peut… faire la fête. C’est une fête sympathique, dans une cabane, que j’imagine sur Terre puisque c’est celle du père de Kelly. Au départ, je la pensais dans le simulateur, mais bon, il est vite précisé que Kelly ouvre une bouteille ancienne ou que Claire, Isaac et les enfants observent le ciel.

Entre une petite chanson de Charlie et Gordon et cette scène sur les constellations observables depuis la Terre, il y a aussi un peu d’humour comme seule cette série sait en faire. On voit donc Bortus galérer à ouvrir des noix, et la présence de Talla m’a fait sourire, je dois bien le reconnaître. Malgré tout, la série ne perd pas de vue le sérieux de son intrigue : Charlie confie à Ed qu’elle est sûre qu’ils sont en train de faire une erreur en laissant les Kaylon vivre.

Cela me peine de le reconnaître, mais je pense qu’elle a raison. Nous ne sommes pas sur une fin de saison, et il y aura forcément un moyen pour les Kaylon de se renforcer face à cette arme. Si Charlie pense comme ça, elle est en tout cas calmée par Ed qui lui donne son point de vue. Comme c’est son supérieur hiérarchique, elle finit par lui concéder raison, et tout pourrait s’arrêter là.

Le lendemain, Kelly et Claire profitent de ce jour de congé pour observer un lever de soleil terrien tout en parlant un peu du stress qu’elles avaient face au Kaylon, surtout après avoir perdu l’alliance Moclan. Le répit est toutefois de courte durée : l’arme anti-Kaylon est cambriolée durant la nuit par deux membres de l’Union bossant clairement pour quelqu’un d’autre que l’Union. Il est alors révélé qu’un des amiraux de l’Union est à la tête de cette conspiration.

Il voulait évidemment détruire les Kaylon et n’est pas d’accord avec le choix de l’Union de les laisser vivre. Par conséquent, il veut encore utiliser son avantage tactique tant qu’il le peut, et il l’apporte ainsi à Teleya – désormais alliée aux Moclan. Je ne sais pas à quel point ça peut être grave de ne plus avoir l’arme : Charlie et Isaac doivent être capables de la reconstruire ? Isaac est tout de même un robot, tout est dans sa mémoire.

Non parce qu’en vrai, le cœur du problème est là : les Krill et les Moclan se retrouvent avec une arme surpuissante qui protégeait l’Union des Kaylon. Et alors que l’amiral voulait se rendre sur Terre pour se dénoncer lui-même, Teleya prend la décision de le tuer en explosant son vaisseau. La raison de ce meurtre ? Elle ne voulait pas que l’alliance Krill/Moclan ne soit révélée à l’Union trop tôt. Il aurait suffi de ne pas lui montrer ?

En plus, c’est un échec total : l’Orville découvre rapidement l’existence de l’alliance entre ses ennemis (et anciens alliés, quel échec) en analysant les données recueillies sur le lieu de l’explosion du vaisseau de l’amiral. C’en est fini de l’acteur de The Good Place dans cette série, je suis triste. Quant à l’alliance Krill/Moclan, elle a encore besoin d’un peu de temps pour comprendre comment fonctionne l’arme, car apparemment, il n’y a que Charlie et Isaac pour la maîtriser complètement.

D’après Bortus, cette alliance se tournera forcément vers un expert Moclan en armement. Leur enquête leur permet assez vite de découvrir que l’alliance ennemie en est à trouver une puissance encore plus grande pour l’arme. C’était précisé en début d’épisode : la seule limite de portée de l’arme vient de l’énergie qu’on est prêt à dépenser pour l’utiliser, et une telle alliance n’a pas de limite car les Krill et les Moclan ont une grande puissance, on le sait.

Cette grande puissance fait inévitablement peur à l’Union, au point qu’Ed en arrive à devoir envisager une autre alliance totalement improbable : l’Orville contacte les Kaylon pour proposer une alliance permettant de récupérer l’arme. C’est risqué, parce que l’Orville accueille carrément des Kaylon à son bord, alors qu’ils n’ont plus l’arme. Toutefois, les Kaylon ont toujours besoin de Charlie et Isaac pour se protéger de l’arme, car ils ne sont pas capables de la désactiver…

Assez vite, cette alliance improbable se dessine et met au point un plan permettant de récupérer l’arme. Le problème, de mon point de vue, c’est que ça signifie que les Kaylon vont se retrouver à proximité de l’arme. Dans le plan, il est même question de détruire l’arme si jamais ils ne parviennent pas à la récupérer… Alors, d’accord, mais quel est l’intérêt des Kaylon de faire autrement que la destruction de l’arme ?

Concrètement, les Kaylon n’ont aucun intérêt à ce que l’arme ne finisse dans les mains de l’Union, au contraire. Cette alliance me paraît vraiment vouée à l’échec. Et pourtant, toute une flotte de l’Union approche de la planète sur laquelle est l’arme, entamant un conflit armé avec les Krill. Ces derniers prennent le dessus un temps, et il y a clairement de nombreuses pertes dans les vaisseaux de l’Union, ce qui fait flipper quand il s’agit de vaisseaux de la taille de l’Orville.

Evidemment, les Kaylon finissent par arriver sur le lieu de la bataille et renverser le cours du conflit, faisant une diversion suffisante pour que les Krill ne se rendent pas compte de quelques plus petits vaisseaux se rendant directement sur la planète : la navette de l’Orville a pour mission d’aller récupérer l’arme, en étant protégée par quelques chasseurs de l’Union.

Au pilotage de ces chasseurs, on retrouve John ou Gordon, alors autant dire que la navette est plutôt bien protégée… Mais là encore, il y a des pertes pour l’Union, tout ça pour protéger les Kaylon d’un génocide. Bon. Dans le feu de l’action, tout le monde semble avoir oublié les enjeux, et nous en sommes alors à une scène qui met à mal les effets spéciaux généralement réussis de la série : Kelly, Charlie, Isaac, Talla et le Premier Kaylon sautent en parachute depuis la navette, en pleine bataille spatiale.

C’était moins agréable que d’habitude à regarder, mais l’épisode a dû coûter cher j’imagine. Bref, cette petite équipe saute à temps avant la destruction de la navette qui inquiète un temps l’Orville. Finalement, l’équipe entre dans la base grâce à Talla, et celle-ci est bien peu protégée apparemment. Oh, il y a bien une petite fusillade pour éclater en chemin, mais ce n’est pas grand-chose, et surtout ce n’est rien par rapport à la base secrète des Moclan de l’épisode précédent, je trouve. Par contre, ça force Kelly et Talla à se séparer du reste du groupe, pour les protéger.

Et le reste du groupe a intérêt à se dépêcher, parce que l’expert en armement des Moclan est en train d’activer l’arme capable de détruire tous les Kaylon. Serait-ce une si grande perte, finalement ? Je suis partagé sur cette question du génocide, là. Ne pas le commettre, c’est une chose, tout faire pour l’empêcher alors que les Kaylon restent clairement des ennemis de l’Union, je ne sais pas quand même.

De toute manière, plus personne ne prend le temps d’y réfléchir : John et Gordon continuent d’assurer la défense de l’équipe au sol depuis le ciel, Kelly détruit autant de Krill que possible et… se fait prendre prisonnière par Teleya. Franchement, la scène craignait un peu : je n’ai pas envie de voir l’une ou l’autre mourir, surtout des mains de l’autre. J’ai aussi eu un moment de stress en me disant que c’était peut-être la fin de saison, mais eh, il reste encore un épisode après celui-ci.

Cela a quelque peu atténué mon stress, en vrai, mais ça n’a pas tout fait non plus, surtout quand en parallèle du combat qui éclate entre Kelly et Teleya, on a retrouvé Charlie et Isaac en danger de se faire tuer par quelques Moclan alors qu’ils essayaient de stopper l’arme. Celle-ci était sur le point d’y arriver, et ça ne plaisait pas aux Moclan présents.

J’ai bien aimé la scène montrant à quel point Charly et Isaac s’entendent désormais, cependant : le Premier Kaylon tue quelques Moclan sans hésiter, alors qu’Isaac sauve la vie de Charlie sans pour autant tuer l’expert en armement Moclan qui s’opposait à elle. C’était une jolie scène, mais j’ai eu du mal à voir le point de vue de l’Union dans la scène qui a suivi. En effet, Kelly et Talla parviennent à faire de Teleya une prisonnière et elles apprennent alors de Charlie qu’elle compte empêcher l’arme d’être utilisée en provoquant une surcharge du cœur Quantum lui fournissant l’énergie nécessaire.

Je comprends bien l’idée, mais je suis d’accord avec Teleya : c’est une idée stupide, parce que ça détruit l’arme aussi ; leur seule arme contre les Kaylon ? Leur seule possibilité d’arrêter une invasion ? Et c’est Charlie qui s’y colle ?

Bordel, elle détruit une bonne partie de la planète au passage, et elle meure dans l’explosion, après un dernier mot pour Amanda. Eh. Cahrlie m’aura fait chier un nombre incroyable de fois avec son Amanda tout au long de la saison, et j’ai eu beaucoup de mal à l’apprécier au départ, mais on a passé près d’une dizaine d’heures avec elle cette saison, alors forcément, je suis dégoûté de la voir mourir comme ça, pour sauver les Kaylon en plus.

C’est une sacrée évolution de personnage, et c’est en fait plutôt logique pour elle de terminer comme ça, mais ça me fait chier quand même, surtout que c’est précipité : en début d’épisode, elle souhaite détruire tous les Kaylon. En fin d’épisode, elle se sacrifie pour eux. Ce n’est pas nouveau qu’elle place l’Union et sa carrière très haut dans ses valeurs, mais à ce point, et dans un acte qui normalement laisse le champ libre aux Kaylon pour détruire les êtres humains, ce n’est pas rien.

Contre toute attente, le sacrifice de Charlie affecte tout de même le Kaylon Premier, qui prend conscience que les êtres biologiques ne sont peut-être pas tous si mauvais ou horribles. La mort de Charlie n’est donc pas vaine et elle permet aux Kaylon de se retirer en paix de la situation, sans chercher à détruire tous les êtres biologiques pour autant. C’est un début, ma foi.

Par contre, ça va encore plus loin, et peut-être même un peu trop, quand l’Union propose carrément une place parmi eux aux Kaylon. Ces derniers acceptent, reconnaissant que la démocratie est possiblement le seul moyen de protéger les mondes, à défaut d’être vraiment efficace. C’est assez dingue tout de même, cette affaire, de voir les Kaylon rejoindre l’Union comme ça.

C’était nécessaire, de toute manière : les Kaylon vont pouvoir protéger l’Union de l’alliance entre les Krill et Moclan. Cette alliance est la nouvelle menace qui va planer sur l’Union, l’Orville et tous les personnages. Cela nous est prouvé par une scène où Teleya refuse de dialoguer en paix avec Ed. Face à un procès pour crimes de guerre, Teleya refuse de donner l’emplacement d’Anaya à Ed… Celui-ci termine donc l’épisode de manière bien triste : il n’a aucun moyen de rejoindre sa fille et s’assurer qu’elle ne finisse pas aussi folle que sa mère et il doit organiser une cérémonie d’hommage à Charlie.

Franchement, ça pourrait déjà être une fin de saison et je ne sais pas trop de quoi sera fait le dernier épisode à présent. En tout cas, ils ont réussi à me rendre triste de la mort de Charlie. Même si c’était un peu lourd d’avoir Isaac parlant en hommage pour elle, même si l’image des dominos était un peu lourde également, je n’ai rien à redire sur cette fin d’épisode. Je suis triste de voir le personnage de Charlie quitter la série comme ça, et content d’avoir eu le temps de m’attacher à elle pendant ses neuf épisodes (pour ne pas dire huit, parce que le précédent, elle n’a pas servi à grand-chose). Je ne pensais sûrement pas verser une larmichette pour elle – et pourtant.