Ms Marvel – S01E06

Épisode 6 – Back to Normal – 18/20
C’est une excellente fin de saison parce que nous sommes délestés du poids de certaines intrigues et qu’on en revient à ce que la série souhaitait faire depuis le début. C’est divertissant et fun, on pardonne plus facilement le manque de subtilité quand c’est comme ça, et ça se termine à peu près comme je le souhaitais. Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de surprises en cours de route par contre !

Spoilers

Kamran est pourchassé par le Damage Control.

What are you guys wearing ?

L’épisode reprend de manière assez originale sur le duo Bruno/Kamran dans un train. Les deux sont en galère car ils sont pourchassés par les équipes d’agent des Damage Control qui n’ont pas l’intention de les laisser s’enfuir comme ça. Cela donne une bonne scène de course poursuite dans le métro – si seulement ils avaient validé un billet à l’écran avant ça – principalement parce que Kamran ne maîtrise pas ses pouvoirs suffisamment.

Pendant ce temps, chez elle, Kamala est loin de se douter de ce qui arrive à ses amis. Oui, elle est rentrée aux États-Unis super rapidement, mais il y a autre chose qui a été encore plus rapide : les potins. La mère de Kamala a eu le temps d’informer au téléphone son mari des pouvoirs de Kamala, et son frère et la belle-sœur ont entendu la conversation car il était sur haut-parleur.

Le coming-out qu’envisageait Kamala est ainsi un peu foiré, mais elle est surprise par la bienveillance de sa famille. Celle-ci accepte totalement Kamala, et la mère a même eu le temps allez savoir comment de lui commander un costume sur mesure. Ca y est, Night Light/Light Girl est acceptée par sa famille, donc on peut passer à la scène suivante, et à l’intrigue suivante : celle qui nous passionne.

La meilleure amie de Kamala l’appelle donc pour lui apprendre l’explosion de la boutique sous l’appartement de Bruno.

Cela stresse Kamala qui se met aussitôt à courir partout en ville. Elle sait où se rendre : les garçons sont à la Mosquée où ils cherchent la protection religieuse. Nakia a le bon sens de leur faire remarquer qu’ils ne sont pas au bon endroit, car une Mosquée aux États-Unis, c’est hautement surveillé. Cela ne manque pas : les agents fédéraux débarquent quasiment aussitôt, mais Nakia a eu le temps de mettre au point tout un plan pour les retarder.

Bruno et Kamran parviennent donc à sortir de la mosquée avec de superbes casquettes (parfaitement horribles, mais comiques), et ils tombent ainsi bien vite sur Kamala, déguisée en super-héroïne cette fois-ci. Tous les trois se rendent bien vite au lycée, comme proposé par Nakia, car Kamran est de plus en plus affecté par ce qui lui arrive depuis la mort de sa mère. Et il ne sait toujours pas qu’elle est morte d’ailleurs.

Au lycée, le trio est très surpris de retrouver Nakia alors que le Damage Control est déjà en train de faire un sitting devant le lycée pour les arrêter. Ils ont toutefois besoin d’autorisations officielles pour ça, et ce n’est pas le cas immédiatement, ce qui énerve l’agent à la tête de tout ça. Le temps qu’elle y perd permet en effet à Kamala de mettre au point tout un plan. Déjà, Kamala décide d’appeler son allié pakistanais pour obtenir son aide, espérant pouvoir faire en sorte que Kamran quitte la ville au plus vite.

Ensuite, elle est encore plus surprise de découvrir que parmi ses alliés américain se trouve… Zoé. Celle-ci sait bien que Kamala lui a sauvé la vie et elle compte lui renvoyer l’ascenseur cette fois-ci. Et ça tombe bien : ils ont besoin d’elle pour le plan de Kamala. C’est absolument génial à quel point la série retrouve son délire de série ado pour ce dernier épisode : Kamala écrit sur un tableau tout son plan – ou plutôt, elle le dessine.

Elle a du temps à perdre et les ados sont extrêmement rapides à tout mettre en place, en vrai. Ils sont aussi aidés par le grand frère de Kamala, envoyé jouer les chaperons pour sa sœur. Le plan ? Eh, ils savent que le lycée va être envahi par des gardes, alors ils font ce qu’ils peuvent pour les retenir un maximum de temps. Cela fonctionne bien : Zoe avertit ses abonnés de ce qu’il se passe, Nakia et elle récupèrent plein de balles de softball pour ralentir les hommes armés, Bruno utilise un peu de science pour provoquer des réactions chimiques bien drôles, ils ont apparemment eu le temps aussi de faire tous les casiers pour récupérer de quoi faire diversion – genre des enceintes… Bref, c’est exceptionnel comment la course-poursuite dans le lycée est amusante à regarder.

Pendant la préparation, Kamala a quand même le temps d’annoncer à Bruno la mort de Najma et Nakia a le temps de se réconcilier avec Zoé. Bien sûr, une fois que la course poursuite commence, tout ça est mis de côté au profit de bonnes scènes d’action… et de moments sentimentaux où Kamala et Kamran se retrouvent tous les deux sur le point de s’embrasser.

Ils sont interrompus par Bruno, ravi de découvrir ce qu’il se passe entre ses deux amis, forcément… De toute manière, Bruno, Zoé, Nakia et le grand-frère sont vite arrêtés et Kamran est tout de suite moins intéressé par Kamala quand il comprend qu’elle ne lui dit pas que sa mère est morte. Il n’est pas débile et il le comprend bien vite. Cela créé clairement un moment de non-retour entre eux, que ce soit ensuite quand ils se battent dans les toilettes ou à l’extérieur du collège.

En effet, Kamran décide finalement de sortir du collège pour se confronter au Damage Control. C’est compliqué à faire, et malgré ses grands pouvoirs, Kamran ne fait pas le poids face aux balles. Cela force Kamala à sortir du lycée elle aussi. Même si toute la ville semble avoir fait le déplacement et être à leur côté, même s’ils ont des ordres contraire, le Damage Control décide de les attaquer. Et ils ont une sacrée force de frappe, capable de mettre à terre Kamala et Kamran.

C’est sans compter sur Kamala qui maîtrise de mieux en mieux ses pouvoirs et parvient finalement à se grandir pour devenir une géante. Avec ça et le reste de ses pouvoirs, elle fait bien plus le poids et s’assure que tout le monde autour d’elle s’en tire bien de ce qu’il se passe. Par contre, si elle est très précautionneuse avec le monde qui l’entoure, ce n’est pas le cas de Kamran.

Lui ne maîtrise pas tellement ses pouvoirs ou la colère de son deuil, faisant de lui le danger que le Damage Control voulait qu’il soit. Kamala sauve de justesse la foule d’une voiture qu’il a projetée sans la maîtriser, et ça évolue plutôt mal pour lui quand il perd le contrôle total de ce qu’il est capable de faire. Ses pouvoirs grandissent autour de lui, menaçant la foule, mais aussi tous ses amis. Heureusement, Kamala parvient à isoler Kamran dans une bulle de protection avec ses pouvoirs.

Au sein de celle-ci, elle parvient à calmer Kamran en expliquant que sa mère ne l’a pas complètement abandonné et qu’elle a choisi de lui envoyer toute cette énergie pour le protéger ; lui expliquant ainsi que le choix de Najma était bien de protéger Kamran. Cela l’apaise suffisamment pour qu’il puisse envisager de s’enfuir par un tunnel créé par Kamala.

Une fois que c’est fait, elle baisse sa bulle de protection et les agents du Damage Control essaient de l’arrêter… en vain. En effet, la foule présente la protège bien évidemment ; et ça permet à Kamala de s’enfuir alors que les agents sont forcés d’abandonner : le supérieur hiérarchique qui avait déjà ordonné de ne pas agir n’est pas bien heureux d’avoir une leader d’équipe ayant pris la décision de le ridiculiser en attaquant des adolescents – en vain, en plus.

Après tout ça, les réseaux sociaux s’enflamment pour crier leur amour de Kamala. On y retrouve notamment Miguel, le faux copain de Nakia bien content d’avoir servi d’alibi à celle-ci pour gagner du temps à la Mosquée, on y retrouve le garçon sauvé par Kamala en début de saison, on y retrouve aussi Zoé, désormais très amie avec Nakia, parce qu’elle a appris de ses erreurs. C’est beau.

Kamala regarde tout ça depuis sa chambre d’adolescente et elle est clairement ravie de ce qu’elle voit. Il y a bien des responsabilités qui lui tombent dessus par contre, et elle n’a pas encore son nom. Il est temps pour la série de résoudre cela, avec le père de Kmaala qui lui demande justement comment elle veut être nommée, avant de lui faire une petite morale sur le fait qu’en sauvant une vie, on peut parfois sauver le monde.

La série prend le temps de proposer une petite conclusion pour chaque intrigue, avec Bruno qui s’en va en laissant des mots dans le casier, Nakia qui gère tout à la Mosquée ou Kamran qui arrive au Pakistan pour se réfugier. On en arrive alors à l’explication de ce que signifie Kamala – ça vient de « parfait » en arabe, mais en Urdu, la langue des parents de Kamala, ça signifie plutôt merveilleux – wonder, marvel. Et là, clairement, partager son nom avec Carol Danvers dont elle est fan, Kamala est ravie de devenir Miss Marvel.

Une semaine plus tard cependant, Kamala continue d’abuser de ses pouvoirs alors que Bruno a récupéré la voiture de Kamran pour lui. C’est une bonne scène de conclusion qui voit Bruno partir  bien loin, mais pas sans dire au revoir à Kamala et Nakia avant. Avant de partir, Bruno a le temps d’expliquer à Kamala qu’elle a une mutation un peu différente des autres djinns, ce qui explique qu’elle soit si en décalage même en famille.

Ma foi, ça fait une bonne ouverture en cas de saison 2 – ce qui n’est probablement pas certain car les scores d’audience ne sont pas exceptionnels apparemment pour la série. On verra bien, c’était chouette de voir les trois ados s’en aller ensemble en fin d’épisode.

Enfin, en fin d’épisode… vous voyez ce que je veux dire : c’est une fin de saison Marvel, il y a bien sûr une scène post-générique. Et elle est inattendue parce que le bracelet de Kamala s’active et… BRIE FUCKING LARSON débarque ? On se croirait à Disneyland Paris, eh.

Ainsi donc, Captain Marvel se retrouve dans la chambre de Miss Marvel, à sa place. Je crains le pire pour Kamala, mais la série en profite pour nous annoncer immédiatement que Kamala fera bien partie du film The Marvels. On s’y attendait de toute manière, avec un titre pareil, mais par contre, je ne m’attendais certainement pas à voir Captain Marvel dans cet épisode. J’ai possiblement crié depuis mon canapé, écoutez.

Elle est si magnifique ! Vivement le film, Captain Marvel me manque ! Par contre… Nouvelle coupe de cheveux, du coup ? Surprenant, non ?

EN BREF – Je ne suis pas aussi convaincu par la série que ce que j’aurais voulu, et c’est peut-être même ma déception la plus importante concernant les séries Marvel diffusées jusqu’ici. Cependant, ça reste une saison qui était fun à suivre, avec ce qu’il fallait de suspense et d’humour pour que j’accroche.

Je trouve que la série a eu trop tendance à se disperser et suivre des pistes qui n’avaient rien à voir les unes avec les autres, provoquant un patchwork peut agréable à digérer sur certains épisodes. Cela manquait souvent de subtilités dans les clins d’œil Marvel, cela manquait d’informations pour éclaircir des choses pas si évidentes sur l’histoire de l’Inde et du Pakistan, cela manquait de suivi pour les intrigues adolescentes (le pire, c’est probablement Bruno), cela manquait de naturel dans les révélations qui étaient parfois artificielles – le K en logo, le nom Miss Marvel…

Ainsi, ce n’est pas un hasard si ça fonctionnait mieux (pour moi en tout cas) sur les deux derniers épisodes, car chacun se contentait de se concentrer sur une seule des grosses intrigues en cours au lieu de superposer des éléments narratifs trop différents et complexes. Et les deux étaient géniaux à leur façon !

Je ne sais pas si nous aurons une saison 2. Si elle doit avoir lieu, je serai au rendez-vous, de même que je serai au rendez-vous le 15 février 2023 pour la sortie du film The Marvels. Avant ça, il faut encore que j’écrive mon article sur Thor Love & Thunder par contre !

Ms Marvel – S01E05

Épisode 5 – Time and Again – 16/20
Les réponses apportées par l’épisode ont l’avantage d’être fluides et d’apporter une conclusion naturelle à une grosse partie de ce qui était présentée durant la saison. Par conséquent, on nous laisse la porte ouverte à du mieux pour le dernier épisode, tandis que celui-ci fonctionne bien mieux en tant qu’unité narrative qui ne disperse pas trop. Et ça change de voir la série ne pas se disperser, et ça fait du bien.

Spoilers

Il est temps d’en découvrir plus sur le passé familial de Kamala.

 

So you are that Light Girl ?

Bon, qu’ai-je fait ? Deux semaines sans épisode de la série, et j’ai l’impression d’avoir tout oublié du délire incroyable qu’est Ms Marvel. Il faut dire que depuis mon dernier épisode, je me suis enchaîné tout Moon Knight et le visionnage du dernier Thor dont il faudra que je vous parle. En attendant, c’est reparti pour un cours d’histoire fourni par Marvel, ce qui est toujours déroutant.

Ce qui est déroutant aussi, c’est qu’il aurait fallu que ce cours d’histoire par lequel commence l’épisode 5 aurait été bienvenue plus tôt dans la saison. Les images documentaires choisies permettent toutefois de comprendre l’horreur qu’a pu être la Partition et c’est sacrément efficace pour nous remettre en tête ces événements. Après, Wikipedia avait déjà rafraichi ma mémoire de toute manière.

Une fois ce micro documentaire terminé, on se retrouve en 1942 à suivre une femme qui court – probablement une ancêtre de Kamala – poursuivie par un soldat qui se prend vite un couteau de sa part. La femme se rend ensuite au village le plus proche où un homme réclame l’indépendance auprès des foules. Sans trop de surprise, les soldats anglais le prennent mal et dispersent rapidement la foule.

La femme, qui a le bracelet que Kamala mettra plus d’un demi-siècle plus tard (outch), s’endort en extérieur. Aisha, puisque c’est elle, aurait pu mettre une serviette de bain pour m’aider à marquer un point de Bingo Séries, mais non, ce ne fut pas son délire. Elle préfère être réveillée par l’homme, qui boîte. Est-ce le futur ancêtre de Kamala lui aussi ?

On enchaîne en tout cas sur une scène qui ressemble fort à du flirt entre eux. L’homme en est à préparer un repas pour elle, et pour elle uniquement : il ne mange même pas. Il a bien repéré qu’elle était sans domicile. Comme Aisha lui donne enfin son nom maintenant qu’il a gagné sa confiance, il révèle enfin qu’il s’appelle Hasan.

Cette backstory commence à traîner en longueur et les scénaristes le sentent bien : ils enchaînent sur une scène quelque temps plus tard où Aisha est déjà enceinte d’Hasan et où le couple trouve ça marrant de se dire que leur relation a commencé par Aisha menaçant la jambe déjà cassée d’Hasan. Le couple est très mignon, mais je trouve ça loin d’être marrant comme histoire en vrai.

L’essentiel est qu’ils soient fous amoureux l’un de l’autre après. Les deux personnages s’obstinent à se parler en anglais, allez savoir pourquoi, et on enchaîne sur une scène qui suit la naissance du bébé d’Aisha et Hasan. Les nouvelles à la radio sont loin d’être bonnes, avec une situation politique qui se dégrade. Et elle se dégrade pour quelques années encore. La petite fille grandit, la vie poursuit son cours et Hasan s’énerve de plus en plus après la politique et la vie. Et après les gens qui lui rendent service, car le service n’est selon lui pas suffisant.

Il soupçonne en effet qu’on ne le sert pas complètement et aussi bien que les autres car il est musulman. Ce qui inquiète sa femme n’est toutefois pas ça du tout ; c’est plutôt la présence de Najma dans son jardin. Cette dernière semble l’avoir retrouvée, et ça ne rassure pas Aisha qui ne semble pas prête à supporter le plan d’action de Najma.

En effet, Najma avait déjà l’obsession de retourner dans son monde à cette époque-là et elle voulait le faire coûte que coûte. N’en déplaise à Aisha. Face à un ultimatum très court de Najma, Aisha décide évidemment qu’il est temps de quitter leur maison. Hasan est loin d’en être ravi, parce qu’il doit abandonner la maison construite par son père qu’il souhaitait bien léguer à Sana plus tard.

Malheureusement, tout ce que Sana pourra obtenir est finalement le bracelet de sa mère, chargé de la tenir en sécurité quoiqu’il arrive. Ses parents n’ont pas grand-chose d’autres à lui donner une fois qu’ils sont en fuite. Le problème, c’est que la fuite est compliquée pour Hasan comme il continue de boiter à cause de sa jambe handicapée. Aisha court aussi vite que possible pour rejoindre l’un des derniers trains surchargés, et Hasan ne parvient pas à suivre le rythme.

Elle est finalement obligée de lui expliquer qu’elle a des pouvoirs, en lui montrant rapidement le peu que le bracelet puisse faire. Elle n’a pas le temps de beaucoup plus puisque le train est sur le point de partir. Elle fait promettre à Hasan de monter à l’intérieur quoiqu’il arrive, puis elle l’abandonne avec Sana car elle a repéré Najma dans la foule. La foule est horrible évidemment, parce que c’est une fuite en avant pour beaucoup de gens qui abandonnent tout derrière eux.

Dans la foule, Hasan finit par lâcher la main de Sana quelques secondes et celle-ci est emportée par le mouvement. Ailleurs, Aisha est confrontée à Najma qui n’hésite pas à la poignarder quand elle comprend la trahison d’Aisha ayant laissé le bracelet derrière elle, à Sana. Blessée à mort, Aisha se retrouve paniquée par la situation et elle n’a plus d’autres choix que de murmurer une formule, celle qui est écrite sur le bracelet dans le futur.

Cette formule lui permet théoriquement de faire en sorte que Sana la retrouve… Mais c’est finalement Kamala qui débarque dans le passé pour la rencontrer. Rencontrer son ancêtre, c’est toujours particulier bien sûr, mais la situation est tellement urgente qu’elle n’a pas grand-chose à lui raconter. Aisha explique rapidement à Kamala qu’elle doit retrouver Sana et celle-ci comprend tout aussi vite qu’elle va devoir le faire.

Elle la retrouve dans la foule et comprend qu’elle doit être celle qui lui permet de suivre les étoiles. Comme je m’y attendais, Kamala est donc celle qui fournit l’histoire magique qu’elle a entendu plein de fois, en créant un chemin à Sana pour qu’elle retrouve plus vite Hasan. Toutefois, Kamala est bousculée par la foule et perd le contrôle de ces cercles magiques, qui se transforment alors en étoiles. La scène est belle et mignonne.

Et voilà donc pour l’origin story : Sana retrouve Hasan et tous les deux montent dans le train, sans Aisha, sans jamais savoir ce qu’il est advenu d’elle. Et comme Kamala a rempli le rôle qu’elle devait remplir dans ce passé, elle est aussitôt ramenée dans le présent, où un portail s’est ouvert – le voile selon Najma. Celle-ci est heureuse d’enfin pouvoir rentrer à la maison, mais il y a un mais.

La première personne qui tente de passer le voile se transforme en effet en squelette. C’est peu rassurant et ça motive Kamala à fermer plus vite que jamais ce voile. Elle a toutefois besoin de l’aide de Najma pour cela, mais ce n’est pas si évident. Najma est sûre de pouvoir passer le voile… mais Kamala lui explique que ce n’est pas le cas.

Pendant ce temps, la mère, la grand-mère et les cousins de Kamala s’inquiètent pour elle car elle n’est pas rentrée, et l’un des cousins propose de traquer son téléphone pour la retrouver au plus vite. La mère et la grand-mère arrivent à temps sur le lieu de la bataille pour en voir la conclusion. Najma décide de se sacrifier pour fermer le portail, et tant pis pour Kamran. Le voile est donc refermé, Najma meure en envoyant toutefois de l’énergie et des pouvoirs à Kamran qui n’était pas prêt pour ça et la mère de Kamala découvre la vérité sur sa fille.

Cela fait beaucoup d’informations à digérer d’un coup, mais la série enchaîne très vite les scènes, ce qui fait que personne ne prend vraiment le temps de le faire. La grand-mère se retrouve avec une photo de ses parents venue du passé quand Kamala lui remet ce qu’Aisha vient juste de lui donner, la mère de Kamala prend plutôt bien le fait que sa fille soit Light Girl et hop, on peut enchaîner sur Kamala qui va dire au revoir à son allié de l’épisode précédent.

On nous explique aussi le logo de la série, même si les théories de fan avaient déjà percé ce mystère depuis un moment : la mère de Kamala retrouve un bout du collier de Kamala, cassé. Et le K arabe de Kamala ressemble justement à un éclair.

Tout est donc bien qui finit très bien, avec Kamala qui se réconcilie même avec sa mère autour de quelques photos du passé et d’histoires rigolotes. L’épisode et la saison ne sont toutefois pas terminés, et il faut en revenir aux États-Unis pour cela. Perdu et sans savoir où aller, Kamran n’a d’autres endroits où aller que chez… Brian. Enfin, Bruno, comme il va très bientôt le découvrir.

Sentant bien la tension entre eux, Kamran propose en effet de se présenter à nouveau, comprenant son erreur depuis le début de la saison. La scène entre les deux garçons est plutôt sympathique car elle permet de les voir enfin communiquer et de mieux cerner Kamran, persuadé que sa mère ne l’abandonnera pas comme un orphelin.

Well, agree to disagree. Ce n’est toutefois pas la question : Kamran remarque qu’il a été suivi par un drone, et c’est un drone qui n’hésite pas à lui tirer dessus. Cependant, Bruno et Kamran découvrent en même temps que Kamran a désormais des pouvoirs magiques puissants, capables de projeter le drone hors de sa trajectoire… et le missile fait exploser la boutique sous l’appartement de Bruno. Oups.

Moon Knight – S01E06

Épisode 6 – Gods and Monsters – 18/20
Le temps passe décidément très vite devant cette série : j’ai eu l’impression que l’épisode ne durait que dix minutes, et c’est toujours très positif quand c’est le cas. La deuxième moitié de saison était très solide et plus intéressante à suivre, ce qui n’empêche pas d’être lucide sur quelques problèmes qui se sentent à nouveau dans cet épisode : il faudrait plus de six épisodes, et il faudrait aussi qu’on arrête de nous cacher une partie de l’action. Ceci mis à part, la série était efficace, et cet épisode aussi !

Spoilers

Marc doit trouver un moyen de revenir dans le monde des vivants pour stopper Ammit et Harrow.

You are the only real superpower I’ve ever had

Il ne faut jamais désespérer : je finis bien la saison avant d’aller voir le dernier Thor au cinéma, et ça, c’est très cool. Je suis totalement en train de me jinxer, je sais, mais eh, c’est le début des vacances, laissez-moi savourer comme il se doit. Enfin pas tout à fait comme il se doit : le générique Marvel Studios est une fois de plus dégagé de l’épisode au profit d’une musique douche et très sympathique plus entendue depuis un moment.

D’ailleurs, c’est peut-être aussi parce que l’épisode reprend sur une scène plus vue depuis un moment : Marc/Steven est ainsi aperçu dans l’eau après avoir été tué par Harrow et ses hommes. J’étais à peu près sûr qu’il avait eu la présence d’esprit de filer Ammit à Layla avant qu’elle prenne la décision maligne de courir, mais ce n’est pas le cas.

Autrement dit, Harrow récupère vite la déesse et ça nous laisse Layla face à une situation compliquée où elle voit le gourou de secte obtenir enfin ce qu’il veut. Il a de bonnes intentions pourtant, à déclarer qu’il veut sauver le monde. Malheureusement, ce n’est pas exactement ce qu’il se passe : il vient de tuer Marc/Steven pour arriver à ses fins tout de même.

Cela nous laisse Layla en pleurs, et on comprend bien pourquoi, même si, une fois de plus, la série est tellement rushée que c’est difficile d’avoir vraiment de la peine en même temps qu’elle. Elle laisse finalement le corps de Marc dans l’eau et récupère le scarabée d’or, bêtement laissé là par Harrow. Grâce à celui-ci, elle a une boussole qui la mènera droit à Ammit, et donc à Harrow pour se venger. Par contre, elle fait bien de se dépêcher à monter dans une des voitures des fidèles d’Harrow parce que lui, il commence directement à purifier le monde des mauvaises personnes, comme on le sait depuis l’épisode précédent.

Le savoir est une chose, le voir faire est plus inquiétant : il tue ainsi des policiers, possiblement avant qu’ils ne commettent un péché, et il en tue clairement plus de la moitié. Cela est une deuxième raison suffisante pour que Layla décide d’aller nous tuer Harrow… mais elle est interrompue par les cadavres au sol. En effet, Teweret parle à travers eux pour la prévenir du plan de Marc et Steven de ressusciter pour lui venir en aide, avec Khonshu.

Layla se voit attribuer la mission de casser la statuette du dieu pour le faire revenir. Seulement, voilà, le temps presse. Par chance pour elle, Harrow se rend justement dans la chambre des pyramides où repose la statue de Khonshu afin d’y ressusciter définitivement Ammit. Cela ne lui prend pas beaucoup de temps de venir à bout des juges et de mener à bien son plan, mais Layla aussi est rapide, au moins.

Finalement, Harrow accepte de devenir l’avatar d’Ammit alors que de son côté Layla réveille Khonshu. Le problème, c’est que ce dernier espère aussitôt qu’elle deviendra son avatar. Il n’a pas tout compris, je crois. Elle refuse heureusement de travailler en tant qu’esclave pour lui, et son consentement a beau être remis en question, Khonshu n’a pas le choix de se plier à sa décision. Il a pourtant besoin d’un avatar pour mettre fin à cette résurrection d’Ammit.

Marc n’est toutefois plus là pour être son avatar : il est désormais au paradis où Teweret lui demande de profiter de sa paix maintenant qu’il l’a obtenu. Bon, la paix, c’est donc un champ de blé ? Ce n’est pas exactement le plan de vie de Marc : il souhaite revenir en arrière pour sauver la vie de Steven. Il renonce au paradis et revient bien en arrière, abandonnant définitivement cette possibilité pour lui. Vraiment, c’est sympa la mythologie égyptienne. Au moins, je redécouvre des détails avec cette série.

Marc n’a aucun mal à retrouver la statue de sable qu’est devenu Steven, et je trouve ça un peu trop simple et rapide. Après tout, l’épisode ne dure que 45 minutes, alors bon, il fallait bien que ce soit rapide. Plutôt que de le sauver, Marc comprend assez vite qu’il est en train de devenir lui-même une statue de sable. Il lui prend la main au passage et les deux terminent donc en statue.

Par chance, ce sacrifice de Marc permet aux portes de notre monde de s’ouvrir à nouveau. Bon, ils sont tout de même pressés par Osiris pour les franchir : celui-ci ne souhaite pas voir deux âmes lui échapper comme ça, alors il envoie une vague de sable les abattre. Pas de bol pour lui, Teweret veille toutefois au grain et les aide.

Grâce à ça, Marc et Steven reviennent à la vie juste à temps pour Khonshu : il était en train de se battre avec Ammit, et autant dire qu’il perdait. Il retrouve donc Marc et est surpris par le changement : après son passage par le royaume de Duât, Marc est désormais en paix avec lui-même, passant plus simplement de Marc à Steven que jamais. Grâce à ça, il est possible pour eux d’utiliser les avantages de chacun : Steven négocie donc avec Khonshu pour s’assurer que le dieu égyptien les libère une fois qu’Ammit sera de nouveau enterrée.

En attendant, Layla se sent forcée d’accepter une proposition de Teweret qu’elle avait refusé avant : elle accepte d’être son avatar temporaire, ce qui fournit une scène un peu drôle, mais sans plus. Il n’y a pas de temps à perdre en humour pourtant : Harrow a lancé son plan pour nourrir Ammit et ça craint énormément. Tous les disciples d’Harrow et Ammit se mettent à juger au hasard les égyptiens dans la rue. Ceux qui meurent nourrissent donc Ammit qui gagne sacrément en taille.

C’est le moment que Steven et Marc choisissent pour arriver : ils s’en prennent aussitôt à Harrow dans une jolie scène d’effets spéciaux, alors que le combat entre Ammit et Khonshu reprend. Le duel entre les dieux est ancestral et s’appuie sur une différence d’opinion majeure. Ammit cherche encore à la comprendre, en vain apparemment. Elle espère que Khonshu pourra s’allier à elle, surtout qu’il est sur le point de perdre face à elle.

Et pourtant, il est important de respecter son libre arbitre. Et pendant que les dieux en reviennent à se battre encore une fois, les avatars en font autant. Cela permet une chouette scène de retrouvailles entre Layla et Marc – puis Steven. Il ne semble pas s’inquiéter plus que ça de voir que Layla est désormais un avatar aussi, bizarrement. Par contre, les deux (trois) se lancent dans un sacré combat contre Harrow.

La scène d’action est efficace et j’aime bien voir Steven se battre dans son costume – autant que de voir Layla affirmer qu’elle est une superhéroïne égyptienne. C’est la première à l’écran si je ne me trompe pas, et c’est cool que la série prenne le temps de le reconnaître. En plus, ça se fait juste avant que Marc soit sur le point de perdre face à Harrow et que Khonshu ne se fasse tuer par Ammit. Bref, c’est vraiment pas un bon timing cette affaire, surtout avec Layla aussi prise à parti par les fidèles d’Harrow et Ammit.

Pourtant, nos héros s’en sortent… mais on ne sait pas exactement comment car nous ne sommes pas Layla, témoin de ce qu’il s’est passé. Comme suggéré dans l’épisode 3, il y a bien une autre personnalité en Marc et Steven. J’ai bien cru que ça n’allait jamais arriver. Nous n’en savons pas plus immédiatement, l’urgent étant de stopper Ammit avant qu’elle ne tue Khonshu ou avant qu’elle ne parvienne à son but. Quelques chants en Ancien Egyptien et c’est réglé : Ammit est aspirée en Harrow, son avatar.

Il ne reste plus qu’à tuer Harrow pour que tout soit terminé définitivement. C’est du moins ce que Khonshu insiste à dire… mais Layla est capable de stopper Marc avant qu’il ne commette l’irréparable. Khonshu n’a d’autre choix que de libérer une fois pour toute Marc cette fois-ci et la libération le ramène tout droit à l’asile psychiatrique où il est en session avec le Dr Harrow.

Marc et Steven comprennent toutefois assez vite que c’est du grand n’importe quoi cette réalité : ils ont bien conscience que la réalité est ailleurs et ils y reviennent, quitte à finir la saison à se réveiller dans l’appartement du début, sanglé au lit. Il y a désormais deux poissons et tout va bien – mais on a besoin d’une deuxième saison désormais pour avoir toutes les réponses. Au moins, cette saison est assez clairement conçue pour être une série plus longue. Je ne m’y attendais pas avec Marvel. Par contre, je m’attendais à une scène post-générique. Je suis donc resté patiemment devant mon écran.

Assez vite, on en arrive à découvrir qu’Harrow est désormais en asile psychiatrique. Il n’y reste pas bien longtemps : un homme vient le chercher, tuant au passage au moins un infirmier. Le problème, c’est qu’on nous révèle bien vite que l’homme, Jake Lockley, est l’avatar de Khonshu. Et Jake Lockley, évidemment, est la troisième personnalité de Marc et Steven. Eh ben super.

EN BREF – Si la série est excellente et fait passer un vrai bon moment, si le temps passe vite sur les derniers épisodes, si les réponses apportées sont intéressantes, je ne peux m’empêcher de remarquer que je ne suis pas fan du format en six épisodes. Ce n’est pas surprenant, hein, ça a toujours été le cas, mais je trouve que ça se sent particulièrement dans ces épisodes, notamment au tout début quand tout était rushé et rapidement présenté. Trop rapidement.

Pour le reste, la série est tout bonnement excellente, avec un casting impeccable et de jolies musiques. Malheureusement, il reste ce problème de rythme qui explique probablement le fait que la série soit si critiquée de manière négative. Je suis bien plus nuancé : c’est une excellente histoire, je suis content d’avoir pu la binger et je suis content de l’avoir terminée. Si saison 2 il y a, je serai au rendez-vous. S’il n’y a pas, je serai déçu.

Par contre, on ne va pas se mentir, d’ici la suite, je vais clairement oublier les trois quarts de ce que je viens de voir. Je n’aime pas le bingewatching, j’aurais mieux fait de la suivre lors de sa diffusion en direct !

The Orville – S03E06

Épisode 6 – Twice in a Lifetime – 19/20
C’est un excellent épisode pour plein de raisons : j’aime le scénario de base et l’idée qui le motive, le casting, les personnages qui gagnent mon affection même quand je les détestais avant, mais aussi l’humour qui n’empêche pas pour autant les vraies émotions de surgir quand on a besoin d’elles. Un véritable plaisir, donc, malgré de petites longueurs, une scène qui semblait n’avoir rien à faire là ou une durée excessivement longue pour un simple épisode.

Spoilers

Laura Huggins obsède toujours Gordon apparemment.

This family is stronger than time.

Attendez, mais tout le monde chante cette saison ? Après Bortus, c’est au tour de Gordon de nous révéler qu’il a des talents de guitariste et surtout de chanteur. Je ne m’y attendais pas du tout, mais en même temps, je ne m’attendais pas non plus à voir tout l’équipage du vaisseau en si bonne tenue. Franchement, Kelly était méconnaissable, non ?

Bon, peu importe, vous me direz, l’essentiel est donc que Gordon organise une soirée chez lui et qu’Isaac souhaite en profiter pour parler avec Charlie. Celle-ci n’a pas du tout envie de passer du temps avec un Kaylon cependant, préférant clairement draguer son collègue le plus direct qui lui fait découvrir les téléphones portables et les selfies. C’était plutôt drôle à voir, surtout quand Bortus se prend au jeu du selfie.

Cependant, l’idée principale est surtout de réintroduire le personnage de Laura Huggins – aka Leighton Meester – dont Gordon est fou amoureux. Et ça ne peut pas être une coïncidence quand juste après cette scène, on nous apprend que John a réussi à créer une machine à voyager dans le temps grâce aux outils qu’il a sur l’Orville.

Si tout commence de manière fun avec l’idée d’un sandwich envoyé dix secondes dans le passé ou trois mois dans le futur, il est rapidement question de créer de nouveaux univers à cause de paradoxes temporels et du problème de l’arme de destruction massive que cette avancée scientifique pourrait provoquer. C’en est trop pour l’Amiral habituel qui décide de mettre un terme aux recherches de John.

L’Orville est ainsi envoyée auprès d’une équipe scientifique pour ne pas garder ça sur le vaisseau… mais le vaisseau de l’équipe scientifique est détruit quand ils arrivent sur place. Pire, des Kaylon les attendent et sortent de leur cachette immédiatement pour les attaquer. Par chance, il n’y a pas que l’Orville sur place, mais aussi d’autres vaisseaux. Malheureusement, l’Union ne fait clairement pas le poids dans cette bataille spatiale.

C’est problématique, car on voit quelques vaisseaux de l’Union être clairement désintégré sous nos yeux. Ils explosent et on sait très bien ce que ça représente comme nombre de victimes. Owaza ordonne vite la retraite, mais c’est tout de même trop tard : les Kaylon sont déjà au courant de l’appareil que l’Orville possède.

Si le vaisseau n’est pas encore détruit, ce n’est donc pas pour rien : ils espèrent bien pouvoir détourner l’objet – l’appareil Aronov – et s’en servir à leur avantage. Talla, puis Gordon une fois celle-ci blessée, ont donc pour ordre de détruire l’appareil alors que le vaisseau est bloqué par les Kaylon, l’attirant progressivement à eux.

Tout pourrait bien se terminer, mais détruire une machine à remonter le temps, ce n’est jamais facile. Gordon l’apprend par lui-même quand celle-ci envoie une décharge inattendue et inexplicable qui le touche de plein fouet et le vaporise dans les airs. L’avantage reste que cette décharge permet à l’Orville d’échapper aux Kaylon.

Reste le problème que Gordon a disparu. Alors qu’ils cherchent un moyen de comprendre où leur lieutenant a bien pu passer, l’équipage de l’Orville reçoit un message d’environ 400 ans dans le passé, avec pour signature… Gordon Malloy. Oh. Le message ? Gordon explique être coincé sur Terre depuis six mois environ, en 2015. C’est une chance pour lui qu’il soit sur Terre, ma foi.

Ca l’est d’autant plus que la série nous révèle bien vite qu’il est resté bloqué là-bas jusqu’à l’âge de 96 ans. Et si on pourrait être triste pour lui, j’ai fait pause pour lire l’article de presse annonçant sa mort : oui, ils se sont fait chier à écrire un vrai article, pas juste du lorem ipsum, et ça permet d’apprendre que Gordon s’est… marié à Laura Huggins. Ben tiens. Et pas que ça : il s’est fait une carrière de pilote hyper estimé par ses collègues (forcément, il a du talent dépassant les connaissances universitaires) et une famille, avec un fils, rien que ça, et… deux petites-filles au moment de sa mort à 96 ans, en 2068 le… 12 juillet. Oh bordel, on est le 12 juillet aujourd’hui.

Coïncidence ? Je ne crois pas. Bon, reste à savoir si l’équipe est capable d’aller l’aider ou non. En effet, tout semble indiquer que s’il est mort, c’est que l’échec a déjà eu lieu. Cependant, les paradoxes temporels et les dimensions parallèles laissent une possibilité pour que l’Orville puisse faire en sorte de le sauver. Le problème ? Les lois l’interdisent. Une fois n’est pas coutume, Ed ignore les lois et demande à son équipe de faire en sorte de venir en aide à Gordon. Après tout, il les appelle à l’aide depuis le passé, c’est difficile d’ignorer ça.

Le vaisseau est donc propulsé dans le passé par des efforts conjoints de John et Isaac. Tout semble fonctionner à merveille, jusqu’à ce que John fasse quelques calculs : au lieu d’atterrir en 2015, date à laquelle Gordon a décidé par lui-même d’aller avec sa fixette sur Laura, ils sont désormais en 2025. Gordon est donc coincé là depuis 10 ans, et je le vois déjà décider de rester sur Terre parce que merci bien, mais il a une jolie vie avec Laura.

Pour ne rien arranger, l’équipage a un autre problème : ils n’ont pas assez d’énergie pour retourner dans le futur. Leur seule possibilité d’y arriver ? Récupérer une substance encore non découverte dans les entrailles de la Terre. Pour cela, il faut encore compter sur Isaac passant incognito au XXIe siècle par contre, parce que John ne peut y aller : il doit d’abord inspecter le vaisseau pour s’assurer que tout fonctionne, y compris le système leur permettant de respirer à bord.

C’était tout étrange en tout cas de voir le look des acteurs changer pour se diriger vers la Terre. Kelly, Ed et Charlie s’habillent donc comme on le fera dans trois ans, et ça leur va si bien. C’est amusant à constater, mais ça l’est encore plus quand on voit Isaac utiliser un simulateur lui donnant apparence humaine, car on découvre l’acteur qui se cache derrière le robot. Le plus impressionnant est le jeu d’acteur ici : malgré l’absence de costume, il se comporte comme un robot – mais un robot qui espère pouvoir parler avec Charlie.

Il a du bol pour ça : il se retrouve à faire équipe avec lui, alors que Kelly et Ed ont pour mission d’aller chercher Gordon. Après dix ans, celui-ci est déjà devenu pilote respecté et ça fait tout aussi bizarre de le voir en costume de pilote. Il est encore plus sous le choc que nous quand il voit Kelly et Ed, par contre.

Comme je m’y attendais, Gordon n’a pas tellement envie de rentrer « à la maison » cependant. Cela fait dix ans qu’il est sur Terre et ses chefs débarquent pour lui reprocher de ne pas avoir respecté les lois l’obligeant à se faire invisible une fois coincé dans le passé. Aucune interaction pendant dix ans sans certitude de la survie de l’Orville dans la bataille contre les Kaylon ? Tu m’étonnes qu’il ignore les lois !

Il indique donc à Ed et Kelly qu’il n’a pas l’intention de rentrer avec eux, et il leur présente au passage Laura, sa femme, et Edward, son fils. C’était assez inévitable. Entre rester avec sa famille ou aller dans le futur sur l’Orville pour être jugé pour des crimes stupides, le choix est vite fait. Autant rester avec sa voiture à la plaque « Oville » sans r, hein.

Je veux dire, Leighton Meester, enceinte en plus ? Pas étonnant qu’il préfère le passé. Il est tombé amoureux d’une Laura qu’il connaissait déjà et sur laquelle il fantasmait depuis toujours – mais il a quand même attendu trois ans avant d’aller la trouver. Et sept ans plus tard, il est marié avec un enfant et un autre à venir.

Il est aussi sacrément énervé après ses supérieurs qui se permettent de débarquer et de le juger parce qu’il a brisé les lois. Le problème étant que les lois sont de la merde, là, mais j’ai beaucoup aimé tous les commentaires glissés l’air de rien sur notre siècle. Il est évident que l’équipage de l’Orville déteste le XXIe siècle pour plein de raisons. Gordon, pas tant que ça… Et ça impressionne Ed et Kelly qu’il soit capable de pardonner un siècle laissant tant de dégâts à réparer.

Notez aussi que tuer des animaux sera illégal dans 400 ans, au point d’être considéré comme un serial killer. Bon, le ton monte en tout cas très rapidement entre Gordon et ses supérieurs hiérarchiques, principalement parce qu’après dix ans, il ne considère pas spécialement qu’ils soient ses supérieurs. Il leur explique aussi calmement que possible qu’il compte bien rester sur Terre au XXIe siècle après tout ce qu’il a vécu. Et sans trop de surprise, Laura finit par l’entendre quand il souligne que ses supérieurs ont pris trop de temps à venir.

La scène est plutôt touchante et ça fait du bien de retrouver Leighton Meester dans un rôle où elle est plus efficace que dans How I met your father, hein. Elle explique toutefois à Gordon qu’elle a toujours su, au fond d’elle, qu’il venait du futur : il ne s’est même pas inquiété pendant la pandémie, c’est dire.

Pendant ce temps, Charlie et Isaac cherchent donc à aller récupérer du dysonium sur Terre. Pour y parvenir, Charlie a la bonne idée d’entrer dans un bar plein de motards et de parier pour avoir une moto. Le pari ? Que le plus fort des motards ne soit pas capable de gagner un bras de fer contre Isaac. Trop facile.

La série est vraiment géniale pour ce genre de scènes, parce qu’on y retrouve enfin l’humour des débuts, qui manquait ces derniers temps. Et j’aime qu’on le retrouve avec des personnages qu’on ne connaissait pas à l’époque (Charlie) ou pas comme ça (Isaac). Franchement, les deux acteurs font un très bon duo, principalement parce qu’ils se détestent mais qu’Isaac cherche désespérément à commencer une conversation avec Charlie.

Cela fonctionne d’autant plus qu’elle n’en a pas du tout envie et que l’actrice est très douée pour les mimiques. Bien sûr, toutes les scènes humoristiques sont excellentes, notamment quand ils se retrouvent à visiter une maison pour en extraire ce dont ils ont besoin. Et comme ça prend du temps d’extraire du dysonium du sol, ils ont enfin le temps de parler.

La scène est plutôt bouleversante en son genre : on y découvre que tout ce qu’Isaac souhaite dire à Charlie, c’est merci de lui avoir sauvé la vie… sauf que Charlie n’a pas vraiment envie d’entendre ça de sa part. Il faut dire qu’il ne sait pas exactement ce qu’il a fait comme tort à Charlie, mais les scénaristes ont un plan pour qu’on continue de l’apprécier. Non seulement Isaac est responsable de la mort de sa meilleure amie après sa trahison de l’Orville, mais en plus Charlie était amoureuse de sa meilleure amie.

Elle ne saura jamais si les sentiments étaient réciproques, parce que la meilleure amie est morte avant que la relation ne puisse vraiment voir le jour. Il y a de quoi en vouloir à Isaac pour un moment, c’est clair. Bref, on comprend mieux la rancune de Charlie et le dysonium est récupéré, c’est donc parfait.

Parfait ? Non, il reste un problème : Ed et Kelly refusent de lâcher Gordon comme cela. Ils se pointent une nouvelle chez lui, gâchant une jolie soirée télé en famille, pour tenter de le récupérer par la force – avec l’aide de Talla. Gordon refuse, il est armé suffisamment pour empêcher Talla de s’en prendre à lui et tout est bien qui finit… mal. En effet, Kelly et Edd paraissent être de gros cons sur ce coup-là. C’est extrêmement étonnant de les voir si fermés d’esprit pour une fois, et extrêmement frustrants.

Leur menace finale est donc d’aller chercher Gordon dix ans plus tôt, quand il n’aura aucun souci à les suivre, et tant pis si ça signifie effacer le fils de Gordon de l’existence. Bon, il est plus probable qu’un univers parallèle soit créé avec cet épisode, vu ce que propose la série.

En tout cas, ça donne une conclusion triste à cet épisode, même si Gordon optimise comme il peut en expliquant à Laura que leur famille est plus forte que le temps. C’était joliment dit, mais ça n’empêche pas Ed et Kelly d’aller chercher Gordon dans le passé, puis de lui reprocher à demi-mots de ne pas toujours leur avoir fait confiance.

L’abus est total là. Bon, sinon, à retourner dix ans dans le passé comme ça, ils ont créé tout de même un gros problème : ils n’ont lus ce qu’il faut pour voyager dans le temps. Ce n’est qu’un demi-problème cependant : ils n’ont pas besoin d’un appareil pour aller dans le futur, juste de couper le bouclier du vaisseau qui les protège aussi quand ils passent en vitesse lumière de se retrouver projetés dans le futur.

C’est simple, mais efficace comme solution : nos personnages retournent bien vite dans le futur. Gordon s’y révèle sacrément heureux d’être là et affirme à Kelly et Ed qu’ils ont fait le bon choix en faisant passer leur devoir avant le reste. Mouais. C’est un grand mouais sur ce coup-là, mais c’est la conclusion de l’épisode : ils sont heureux de pouvoir se boire une petite bouteille de whisky à trois, et tout est bien qui finit bien.

Enfin, pas pour moi, mais bon, qui suis-je pour juger le futur ?

Sinon, je ne sais pas où le caser dans la critique, mais eh, John et Talla se sont embrassés dans l’épisode. Et ça semble parti pour être un couple durable, l’air de rien ?