Station 19 – S03E06

Épisode 6 – Ice Ice Baby – 16/20
Si on met de côté cette nouvelle formule avec les flashbacks qui ne servent à rien, cet épisode était beaucoup mieux que les précédents. Les différentes intrigues avancent, ça bavarde un peu moins au profit de quelques actions et le drama fonctionne bien plus. Finalement, ce qui n’allait pas, c’est que tout était figé depuis trois épisodes. Là, on sent qu’on va pouvoir tourner une page pour la suite. C’est un épisode qui peut être pivot, j’espère qu’ils assumeront ce pivot la semaine prochaine !
> Saison 3

Spoilers

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Epidural, that is what I need. E-pi-du-ral. Or tequila.

Une semaine plus tôt, nos pompiers partaient en week-end parce que l’hiver était particulièrement chaud. Personne n’en parle plus, parce qu’aujourd’hui, ils font face à une tempête de neige. Sérieusement ? La caserne est donc envahie de badauds qui n’ont nulle part où aller pendant la tempête et ça déborde carrément nos pompiers en donnant de bons gags à l’épisode : Travis qui est énervé par le téléphone qui sonne tout le temps, des gens qui couchent dans le camion, un chien qui débarque avec une chaussure ensanglantée…

À vrai dire, Travis est clairement le personnage le plus intéressant de cet épisode : il gère au mieux la crise dans la caserne, tout en étant coincé au téléphone, avec sa mère d’abord, puis avec une femme mise en attente par le 911 pendant tellement longtemps que sa voiture est maintenant recouverte par la neige. Sacrée tempête !

Il faut encore la retrouver désormais : il y a 47 parcs correspondant à la description qu’elle en fait. Travis est donc obligé de continuer la conversation au téléphone autant que possible pour pouvoir la retrouver… ce qui lui permet de se rendre compte qu’elle n’est pas très cohérente dans les histoires qu’elle raconte. Bref, ça craint pour sa santé mentale !

De toute manière, plus l’épisode avance, plus il est évident qu’elle va mourir, et même Travis finit par se rendre à l’évidence, préférant chercher sa Bible en la laissant au téléphone avec une autre réfugiée de la caserne (ça faisait plaisir de retrouver cette actrice, d’ailleurs !).

De son côté, Miller est en mission cuisine… jusqu’à ce que JJ se mette à perde les eaux en plein milieu de la cuisine en question. Bon, ben, ce fut du rapide cette grossesse franchement. Et par chance, Maya couche avec une obstétricienne maintenant : Carina donne donc des conseils à Maya pour qu’elle puisse gérer cet accouchement, alors que JJ perd son calme habituel, mais pas sa verve heureusement, à réclamer son épidurale qui ne peut arriver. Cela apportait un bon humour à l’épisode, surtout quand elle a dégagé Miller de la salle de bain.

Ce dernier se retrouve donc à parler avec Vic, alors qu’elle est elle-même en pleine crise : elle a eu sa première dispute stupide avec Jackson. Oups ! J’ai beaucoup aimé : c’est toujours aussi bavard que dans l’épisode précédent, mais c’est une relation d’amis qui est vraiment sympa à suivre. Oh, que Vic n’apprécie pas d’être ghostée par Jackson, ce n’est pas très sympathique, mais ça se tient.

Andy assure à Jack qu’elle n’a aucune honte d’avoir couché avec lui, parce que c’était juste un coup d’un soir entre eux, de vieux potes. Ben voyons. Maya passe par là et découvre ainsi qu’Andy vit désormais avec Jack. C’est vraiment pas mal et j’aime beaucoup cette évolution de la relation Andy/Maya. Je ne les aime pas, sérieusement, alors les voir se détester comme ça, ça fait plaisir, écoutez. Franchement, Andy préfère récurer des toilettes que lui parler, ça va loin, non ? Heureusement qu’elles se retrouvent à gérer l’accouchement de JJ ensemble.

Bien sûr, l’accouchement se fait avec une petite séance de masturbation conseillée par Carina – j’ai adoré la scène Carina/Maya, ça fonctionne bien – et ça leur laisse le temps de parler des problèmes entre eux. Andy en veut toujours à Maya d’avoir volé sa promotion sans la prévenir, et dans le fond, j’arrive à la comprendre et ça me rabiboche presque avec ce personnage. Pourtant, quand Maya explique son point de vue, ça se tient aussi : se sentir au-dessus de Maya dans la course à ce job parce qu’elle est capable de mettre ses sentiments et sa vie sentimentale sur le bas-côté, ça se tient plutôt bien.

Maya a aussi la bonne idée de dire à Andy que Pruitt n’a plus beaucoup de temps à vivre, et ce dernier, pendant l’accouchement de JJ, annonce donc à Andy qu’il lui reste maximum six mois à vivre. C’est génial comme moment pour l’annoncer, surtout juste après la mort de Ryan. Andy parvient à mettre de côté ses sentiments pour être parfaite lors de l’accouchement de JJ… mais fond en larmes après.

En parallèle de tout ça, les scénaristes se consacrent aussi à Vasquez qui a maintenant un prénom, Rigo. Jack veut se réconcilier avec lui d’avoir débuté sur de mauvaises bases, mais Rigo lui annonce donc qu’il sait parfaitement qu’il a couché avec Eva. Habituellement, il tabasse les amants de sa femme ; cette fois, il ne sait pas quoi faire exactement. Jack lui conseille donc de le frapper malgré tout, et Vic et Dean débarquent pile à ce moment-là, les pauvres.

Ils s’occupent donc de Jack et se liguent aussitôt contre Vasquez. Eh, ça promet pour la suite ! Dean apprend de Jack la raison de ce coup de poing et il a du mal à la digérer : pour lui, c’est impardonnable, parce que même s’il n’aime pas Vasquez, il est de leur famille. C’est con, ça.

Autrement, Sullivan et Ben font de nouveau équipe dans cet épisode, avec Ben s’occupant du type dont la chaussure ensanglantée a été ramenée à la caserne. Ce n’est pas de chance pour lui, il faut qu’il soit amputé… et ce n’est pas de chance pour nous car cette partie de l’épisode ne m’a pas franchement passionné, ce qui fait que la critique ne va pas bien être complète. Le patient a un chien, Ben est assez con pour le laisser s’enfermer dans le camion et ne pas penser à utiliser une clé pour ouvrir la porte et l’intrigue autour de Sullivan et du vol de médicaments continue discrètement.

C’était si inintéressant par rapport à tout le reste se déroulant ! Bien sûr, Ben se rend compte des douleurs à la jambe de Sullivan, à force, mais bon, ce n’est pas un personnage auquel j’arrive à m’attacher, surtout maintenant qu’il n’est plus avec Andy, sérieux. Et en fin d’épisode, Ben recompte les médicaments et se rend compte qu’il en manque, alors même qu’il a fait l’inventaire dans l’épisode précédent. Espérons que les rebondissements de la tempête de neige dans l’épisode de Grey’s réussisse à rendre le personnage de Ben plus intéressant pour la suite…

Crossover : Grey’s Anatomy – S16E15 – Snowblind – 16/20

Cette fin d’épisode est pourtant très cool : Miller devient donc papa puisque JJ réussit à accoucher (sans son épidurale, la pauvre), Andy est dévastée par la mort à venir de son père, mais Sullivan décide de la réconforter (devant Vic qui devrait donc comprendre) et Travis sort de la dépression de la mort de la femme au téléphone avec lui pour décrocher une nouvelle fois et tomber sur sa mère.

Et à propos de sa mère, clairement, la série ne sait plus se passer de ses flashbacks inutiles : en 2012, on suit donc Travis annoncer à ses parents qu’il va se marier avec son copain. Et son père n’en est pas ravi, évidemment. C’est aussi une partie de l’épisode à laquelle je n’ai pas accroché du tout, même si c’est toujours bien d’avoir des séries pour rappeler que l’amour, c’est de l’amour et que les familles qui n’acceptent pas cet amour ne sont pas vraiment des familles géniales.

Le père de Travis a donc honte de savoir que son fils veut faire un grand mariage, parce qu’il n’assume pas du tout cette relation publique. Par conséquent, Travis s’énerve contre lui et ses parents ne se pointent pas au mariage. Son mari était vraiment parfait avec Travis, mais aussi avec ses beaux-parents ayant beaucoup de mal à accepter leur amour. Par contre, je ne vois vraiment pas ce que ça apporte à l’histoire ou à l’épisode de savoir tout ça. Vraiment, on pourrait se passer des flashbacks…

> Saison 3

Grey’s Anatomy – S16E14

< Crossover : S03E05 – Into the Woods – 13/20
Épisode 14 – A Diagnosis – 16/20
La routine continue dans cette saison 16 où le drama reprend ses droits sur à peu près toutes les relations. Je n’ai pas trop aimé la manière dont les actions de certains (certaine, surtout !) étaient légitimées et je suis surpris de me rendre compte que les personnages que j’apprécie le plus sont soit les patients, soit des personnages que je n’aimais pas ces dernières saisons… Il n’y a bien que cette série pour me faire ça !

> Saison 16


Spoilers

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Biology doesn’t matter. Love matters.

Quelle introduction ! O nous remet directement dans l’ambiance de Station 19 avec Jackson qui arrive à l’hôpital avec Scott, puis Maya qui nous ramène le nez et le donne à Helm sous les yeux de Carina. Après la scène du bar, c’était un peu décevant de voir qu’elles ne se sont vues que comme ça et faut qu’on m’explique comment Carina a pu voir qu’il y avait un nez dans le sac. Mais bon. J’ai bien aimé comment Carina était toujours là dans les scènes, dans le fond derrière les personnages. J’y reviendrai.

< Voir aussi : Station 19 – S03E05 – Into the Woods – 13/20

L’attaque de l’ours est un vrai point de départ de l’épisode qui va croiser plein d’intrigues. Scott et Rachel sont par ailleurs bien plus intéressants dans cet épisode, car on apprend à les connaître un peu mieux : Scott se retrouve donc avec son nez dans le bras, pour que les tissus soient réparés. C’est un vrai héros puisqu’il a sauté devant un ours pour Rachel… alors que Rachel le trompe avec son amant qu’elle appelle même à l’hôpital. Joie de vivre !

Ils ont beau être médecins, ce n’est pas évident pour nos chirurgiens d’être compréhensifs et de ne pas juger. Jo fait ce qu’elle peut et reste bien professionnelle, contrairement à Helm. Après, le professionnalisme de Jo est bien compliqué malgré tout, et elle craque face à Jackson, ce qui est plutôt intéressant comme rapprochement. Jo est clairement stressée par sa situation amoureuse avec Karev qui ne lui donne plus aucune nouvelle en plus.

Jackson, comme Lincoln et plus tard Owen, tente de la rassurer, mais rien n’y fait : Jo s’inquiète de ne pas avoir de nouvelles de son mari. Je la comprends et j’ai peur de ce que les scénaristes nous réservent pour justifier son départ. En tout cas, pour l’instant, j’adore les scènes de Jo sur le sujet, parce que ça paraît bien crédible vu la situation. À sa place, je me serai sûrement déjà rendu à l’autre bout du pays, surtout qu’elle s’entendait bien avec sa belle-mère. Mais bon. À la place, c’est un patient qui détruit un mariage qui lui explique que son amour est plus fort que ce genre de morale. Soit.

Plus fort que la morale, mais que de la mort de Scott apparemment. Pas de bol pour lui, il s’est bien sacrifié pour sauver Rachel, même si celle-ci ne l’aimait plus et même si celle-ci n’a pas eu le temps de lui dire toute la vérité. Rachel le vit forcément super mal, et Jo aussi : elle appelle Alex pour le supplier de lui donner des nouvelles. J’ai tellement de peine pour Jo !

En parallèle, il est de nouveau question de Susan, bien sûr. Maintenant qu’elle n’a plus de médicaments, elle souffre énormément et ça fait du mal à Andrew qui aimerait lui venir en aide. Il met en péril sa propre santé pour venir en aide à sa patiente, ce qui finit par inquiéter Meredith, puis Carina. Je les comprends, parce qu’il s’énerve de plus en plus avec la fatigue. Il n’a pas dormi depuis trois jours, à cause de Riley.

La sœur de Susan n’arrange rien à l’engueuler et Susan elle-même en rajoute une couche à enchaîner les symptômes médicaux problématiques. Forcément, il finit par péter un câble et crier sur sa patiente, alors même que Carina confie à Meredith qu’elle a peur que son frère ne soit en train de souffrir des mêmes troubles que leur père. Voilà qui craint, et Meredith se sent obligée d’en parler à Bailey.

Comme le cas médical de Susan n’avance pas, Bailey décide de le confier à Meredith et l’approche est très différente de celle d’Andrew et Ripley. Meredith souhaite en effet reprendre un traitement pour Susan… et Ripley décide donc de se barrer. Andrew souhaite donc la convaincre de rester, et c’est à ce moment-là qu’il obtient les résultats lui permettant de comprendre ce qu’a Susan. Evidemment. Il décide donc de donner des stéroïdes à Susan sans en informer Meredith et malgré son refus, préférant en parler avant qu’il ne le fasse. C’est une histoire de course contre la montre, mais Andrew refusant l’autorité de Meredith, ça craint.

Même si Susan s’en tire très bien médicalement parlant, la relation Andrew/Meredith prend à nouveau bien cher. Cette fois, Andrew décide de rompre avec Mer parce qu’elle s’inquiète pour lui et prend trop la peine de lui faire comprendre qu’il ressemble à son père quand il pète un câble sans raison au beau milieu de l’hôpital. C’était super triste, mais aussi super intéressant à voir. Et j’étais un peu déçu de voir que Carina n’était pas là pour aider son frère… mais bon, elle est trop occupée à draguer Maya dans un bar, apparemment.

De son côté, Amelia est toujours enceinte et en pleine déprime de sa situation personnelle bien compliquée. Vivra-t-elle un jour une grossesse simple, la pauvre ? Ce n’est pas gagné, surtout qu’elle a Maggie sur le dos alors même qu’elle avait décidé de la laisser tranquille quand elle était elle-même en dépression.

Bref, Maggie est insupportable, comme toujours. Franchement, avec une nana pareille dans mon entourage, je mettrai vite fin à ma propre dépression juste pour ne plus la voir : Maggie prend carrément des congés maladie (encore !!) pour s’occuper d’Amelia qui lui a demandé de rester tranquille. Pourtant, les scénaristes légitiment encore sa décision avec Amelia qui la remercie, puis qui lui raconte sa vie et son problème de paternité, de même que ses doutes à vouloir être avec Lincoln si celui-ci n’est pas sûr de vouloir rester avec elle si le bébé n’est pas de lui.

J’aime beaucoup l’explication du point de vue d’Amelia sur le fait que la biologie ne compte pas plus que l’amour… mais en même temps, comme Maggie, j’ai plus de mal à me mettre à sa place qu’à celle de Lincoln qui a le droit de se sentir trahi et hésitant dans une telle situation.

De toute manière, Link est un personnage que j’apprécie de plus en plus cette saison. J’ai adoré ses interactions avec Jo, le rappel du duo Amelia/Stephanie (Steph me manque !) et l’humour noir étant deux choses vraiment réussies, mais aussi sa brève conversation avec Owen à propos d’Amelia. Il est d’une maturité assez dingue. C’est pour cela qu’il est celui qui décide de remuer des montagnes pour la retrouver.

Pas de bol pour lui, Amelia a pris sa décision cette fois : elle veut élever son enfant avec quelqu’un qui aimera son enfant peu importe quel sang coule dans ses veines, à savoir… ses soeurs. Ben putain, c’est fou, elle fait ça sans leur demande le moindre avis et sans prendre en considération ce qu’elle fait à celui avec qui elle était prête à l’élever deux semaines plus tôt. J’adore Amelia, mais la décision me semble précipitée et vraiment pas digne de ce que fait habituellement le personnage.

Pauvre Link, il prend cher là, et même la compassion de Maggie ne peut pas faire grand-chose pour lui. Par contre, les excuses de Jackson envers Maggie, qui tombent au même moment, sont sympathiques… même si je n’apprécie pas trop que ça donne une fois de plus raison à Maggie quand il est assez clair qu’elle est dans l’abus tout le temps.

Bien sûr, Richard est de retour à l’hôpital avec une Bailey qui lui organise une nouvelle classe d’internes à surveiller. Avec un peu de chance pour ses acteurs, il y en a un qui sortira du lot et sera intéressant dans cinq saisons, si la série continue. Pour l’instant, ce n’est pas dingue, on a quelques clichés seulement (notamment ce nouveau Torres), mais bon d’autres personnages ont réussi à grandir et devenir intéressants en partant comme ça. Après, Richard n’a jamais réussi à me passionner vraiment, lui, et ça fait seize ans qu’il est là !

Dans tout ça, Levi cherche toujours son propre appartement sans arriver à trouver la perle rare. Il en parle à Nico, pour essayer une fois de plus de s’incruster chez lui, mais surtout pour être déçu d’apprendre que Nico ne veut pas que Levi rencontre ses parents, parce qu’ils ont des standards très élevés. Sympathique pour lui, tout ça.

Il continue de s’occuper de Joey en attendant, avec le nouveau chirurgien pédiatrique. Honnêtement, l’intrigue est sympathique et j’aime de plus en plus et Joey, et le nouveau. Ce dernier parle italien et n’hésite pas à remettre Andrew à sa place, par exemple. C’est chouette. Ce médecin, et Levi, et Bailey, déplacent des montagnes pour Joey et décident de lui ramener ses frères et sœurs. La scène était touchante et je commence à les apprécier davantage que dans leur épisode de Station 19 comme ça. C’est fou !

Un peu comme la confrontation finale entre Levi et Nico. Le paradis est vraiment troublé ces derniers temps entre eux, et ça ne va pas aller en s’arrangeant : Nico révèle à Levi que ses parents ne savent pas qu’il est gay. En soi, ce n’est pas forcément bien grave, mais après tout ce qu’il a sorti à Levi l’an dernier sur le fait qu’il ne voulait pas d’une relation avec un « bébé gay », c’est limite un mensonge sur lequel toute la relation est construite. Bref, ce n’est pas gagné pour eux.

Ce n’est pas gagné non plus pour les scénaristes concernant l’absence d’Alex. On commence à vraiment ressentir le manque du personnage, et pas seulement auprès de Jo. En fin d’épisode, il refuse ainsi de répondre à Meredith qui lui dit pourtant avoir besoin de lui (après la rupture). Les scénaristes sont en train de nous le faire redevenir connard, je ne la sens pas du tout cette sortie du personnage.

Et ça n’a rien à voir, mais je n’ai pas réussi à le caser ailleurs dans la critique, alors notons finalement que Meredith n’a pas oublié son dada de la saison, autrement : elle organise une journée de chirurgie pro-rata. 

> Saison 16

Station 19 – S03E05

Épisode 5 – Into the Woods – 13/20
Encore un épisode qui bavarde beaucoup et avec plein de très mauvaises décisions de la part de tous les pompiers. Franchement, ça ne donne pas envie d’être secouru par des personnes comme ça… Heureusement, les liens entre les deux séries continuent de se renforcer et c’est une bonne chose, parce que ça permet de sortir la tête de la qualité de la série hors de l’eau.
> Saison 3

Spoilers

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Always look forward.

Quoi de mieux pour un dimanche qu’un bon gros rattrapage de quatre épisodes de productions Shonda Rhimes ? C’est difficile ces affaires de crossovers qui me forcent à suivre les séries dans l’ordre, de même que c’est difficile pour toute notre caserne 19 de suivre l’entraînement imposé par Maya. Cette dernière est vexée de savoir qu’Andy a déménagé depuis une semaine et qu’elle ne sait même pas où vit sa nouvelle meilleure amie.

Pour s’en remettre, elle reçoit les conseils de Pruitt qui lui propose d’organiser une journée de camping sur le jour off de ses collègues pour faire du team building. Ben oui, bien sûr, passer encore plus de temps entre collègues, ils vont être ravis ! Si Pruitt lui demande d’inviter gentiment les autres, Maya semble surtout donner des ordres à ses collègues pour organiser son week-end en plein hiver.

Et du coup, tout le monde s’y rend avec une grande volonté. Oh, certes, Miller prépare un dimanche romantique avec JJ, mais celle-ci continue de le maltraiter apparemment et il se retrouve tout seul, alors il se rend à la caserne pour partir avec les autres, tous plus ou moins présents, et avec des +1 pour certains.

Ainsi, Vasquez ramène sa femme au camping, ce qui promet déjà de bons moments. Pour toujours en rajouter, Maya a réellement invité Pruitt alors qu’il a traité Andy de salope il y a quelques temps. Quant à son idée du fun sur un week-end de camping, c’est juste une torture supplémentaire. Elle en fait trop, tout le temps, et c’est insupportable. Elle ose encore espérer des compliments pour toute son organisation en plus ! Heureusement pour elle, elle a toujours son père qui lui envoie des SMS gentils. C’est chouette de la voir un peu plus humaine dans au moins une scène… même si le reste de l’épisode continue de lui donner tord parce qu’elle est proche d’un personnage qui s’avère être un connard là.

Pour faire du camping, nos pompiers se rendent dans des bois où ils croisent Scott et Rachel, un couple qui aura clairement besoin de leur aide, déjà rien que parce qu’il manque de foutre le feu à la forêt dans laquelle ils sont. Admettons. Bien que tous ensemble pour le camping, les pompiers se séparent assez vite : c’est l’occasion de voir Vic toute seule avec Jackson (oh, ça sent les plannings infernaux pour les acteurs !), une scène chouette parce qu’on sait que Jackson adore le camping.

J’ai bien aimé l’installation des tentes qui permettait de voir l’organisation de tous et des scènes assez bien fichues pour faire avancer chaque intrigue : Miller se plaint de JJ à Travis, Andy évoque son père avec Jack, tout en ayant remarqué qu’il ne dit plus rien à Vasquez, ce qui n’est pas dans ses habitudes. Oui, c’est sympathique, mais ce n’est pas exceptionnel non plus comme épisode, surtout que Maya est toujours aussi étouffante avec ses collègues, alors ça gâche un peu tout.

Bon, Andy est probablement celle qui gâche le plus le week-end, ruinant même les efforts de Maya pour son team building en cramant sa pomme de pain de la paix qui était censée leur faire dire du bien de la personne à gauche d’eux. Certes, c’est une grosse connasse de faire ça, mais qu’est-ce que j’ai kiffé. C’est fou de se dire que j’adorais Maya il y a deux saisons et que maintenant je suis content quand on s’en prend à elle.

La soirée est gâchée ? Pas grave, il y a le matin pour coucher ensemble. Malheureusement pour eux, Jackson et Vic sont interrompus, de même que Jack et la femme de son collègue (complétement folle), par les cris de Rachel hurlant qu’il y a un ours dans les bois. Effectivement, son mari est défiguré par l’ours, elle est légèrement blessée et il y a un début d’incendie. Quelle chance pour eux : un tas de pompiers et un chirurgien sont quasiment sur place, ouf !

J’ai eu du mal à accrocher à tout le suspense médical de cette affaire, comme on ne connaît pas spécialement ce couple, mais j’ai bien ri de voir Vasquez comprendre que sa femme le trompait (ou en tout cas le soupçonner) et j’ai accroché à fond à la scène où Jack, Pruitt, la femme de Vasquez, Maya et Andy sont confrontés à l’ours et à son bébé. Andy est celle qui gère à fond la situation, grâce à de vieux conseils de son père qui sont ceux à appliquer – allez, je les retiens, on ne sait jamais, ça pourra servir plus tard si je me retrouve face à un ours. Cela reste un travail d’équipe : quand le nez de Scott (arraché par les ours) est retrouvé, c’est à Maya de courir à toute vitesse pour rejoindre à temps les ambulances où les patients sont amenés par Travis, Vic, Jackson et Vasquez.

Pas de bol pour elle, c’est un échec, et il faut donc que tout le monde se dépêche de rejoindre sa voiture. C’est triste comme tout, parce que pour une fois, elle aurait une bonne raison d’être égoïste, mais elle ne l’est pas. Et ça permet un trajet en voiture de la gêne où Pruitt s’excuse à sa fille de l’avoir traité de salope… en face de ses collègues et amis. Magnifiques. Et Andy se met alors à parler du deuil de Ryan qu’elle a du mal à vivre. C’est trop gros, honnêtement, mais pas plus que le fait que Jack est en train de conduire une voiture dans laquelle se trouve les trois femmes avec qui il a couché au cours de la dernière année, HEIN. Ah, les séries…

Autrement, Ben refuse de se rendre au camping, préférant rester à la caserne. Ma foi, ça m’irait bien si on pouvait passer un épisode sans le voir, mais comme Sullivan reste aussi à la caserne avec ces douleurs, c’était trop optimiste. On en voit donc un souffrir en permanence et l’autre se lancer dans l’inventaire des médicaments du véhicule de soins. Inutile de dire qu’on arrive très vite à Sullivan envisageant de voler des anti-douleurs.

Il le fait tout en bavardant avec Ben de ses problèmes de couple, parce que depuis la fausse couche, Ben ne sait plus comment se comporter avec Miranda… On les retrouve plus tard avec un Sullivan complétement défoncé et un Ben qui commence à s’inquiéter pour lui. À la fin de l’épisode, il le confronte donc comme il peut, mais ce n’est pas évident de confronter son supérieur hiérarchique apparemment.

Cela paraît plus simple de confronter son ex pour Miller qui demande carrément à JJ de l’épouser pour essayer de mieux comprendre ce qu’elle fait chez lui alors qu’elle ne semble pas spécialement intéressée par lui. La scène est très chouette, mais j’ai quand même du mal à cerner JJ moi aussi. Elle mériterait d’avoir tellement plus de scènes et de temps d’écran pour qu’on l’aime davantage !

Contre toute attente, l’épisode propose aussi une scène entre Travis et Pruitt où l’ex capitaine avoue que son cancer est de retour. Je ne les ai jamais vus comme un duo très proches et j’ai du mal à voir la logique de la scène, mais bon, c’est ce que les scénaristes ont choisi de faire, alors il faut faire avec ! La scène est plutôt mignonne en plus, mais bon, le secret ne l’est progressivement plus et ça n’est pas bon signe si Andy finit par être la dernière au courant.

Au moins, elle est tenue au courant par Jack de sa liaison avec Eva, la femme de Vasquez. C’est mauvais signe tout ça : Andy lui explique calmement que c’est contre le code des pompiers et que ça craint beaucoup pour lui. Si ça venait à se savoir, il serait transféré et exclu à jamais de la vie de la famille des pompiers. Et pour se consoler de leurs vies de merde que font Andy et Jack ? Ils décident de coucher ensemble, bien évidemment. C’est si naze ! En plus, ils font ça au nez de Maya (sans mauvais jeu de mot par rapport au nez transporté par elle, hein).

D’ailleurs pour en savoir plus sur ce nez et ce Scott qui se l’est fait arracher par un ours, il faut clairement regarder l’épisode de Grey’s Anatomy ! En effet, en fin d’épisode, on a confirmation que le nez est bien arrivé à destination puisque Maya a rencontré ainsi Carina. Je suis tellement heureux de ce rapprochement à venir entre les deux : Carina fera forcément du bien à Maya, non ? Elle est tellement insupportable en ce moment qu’une liaison ne pourra que la détendre, et c’est nécessaire. Quant au flirt entre elles au comptoir de Jo (les travaux de réparation les plus rapides du monde !), il est mignon comme tout.

Voir aussi : Grey’s Anatomy – S16E14 – A Diagnosis – 16/20

Cet épisode recommence sinon en 2006 avec un flashback concernant Maya et son entraînement pour les JO. C’est une nouvelle mode dans la série ces flashbacks, mais non merci. L’idée de cette semaine est de nous montrer que le père de Maya est un grand dingue voulant toujours faire du sport. Bref, ce n’est pas de la faute de Maya si elle est aussi insupportable aujourd’hui ; c’est juste à cause de son père qui était pareil. Beau message.

Il est tellement insupportable, d’ailleurs, qu’il empêche sa fille de sortir la plupart du temps. Et ça pose problème à notre Maya adolescente avec appareil dentaire, parce qu’elle commence à se faire draguer. Son flirt adolescent était sympathique, mais mon dieu, j’ai eu du mal quand même à la supporter, même à cet âge-là. Et puis, le coup de s’arrêter en pleine course pour s’occuper de son amie, c’était tellement prévisible, de même que la violence de son père ensuite une fois dans le cadre familial. Mais du coup, vu le contexte familial de Maya, on pourrait croire qu’elle saurait comment ne pas être aussi insupportable ! Et non, elle préfère lui ressembler et suivre ses conseils malgré tout, quitte à rompre avec sa copine. Tristesse !

> Saison 3

Emergence – S01E09

Épisode 9 – Where You Belong – 16/20
L’épisode en lui-même n’est pas forcément exceptionnel parce qu’il s’éloigne de certaines intrigues et personnages qui me plaisaient bien pour se recentrer complètement différemment. En fait, je trouve que c’est un peu un problème de la série : on n’arrive jamais à savoir à l’avance ce qu’elle compte proposer, ce qui est déroutant… Après, je me laisse embarquer malgré tout, surtout que pour une fois face à une série de ce genre, je me fais totalement balader par les scénaristes qui pondent des twists auxquels je ne m’attendais pas forcément.

> Saison 1


Spoilers

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You’re wasting your time, Agent Brooks.

Après avoir insisté lourdement pour nous dire que dire à une intelligence artificielle qu’elle en était une était fatale pour celle-ci, voilà que la série change d’avis avec Piper sachant ce qu’elle est. Du coup, Mia le découvre aussi, et joyeux anniversaire. Ouep, l’épisode reprend où le précédent nous avait lâché, à peu de choses près.

Tout le casting a donc découvert que Piper était un robot cette fois, et ça perturbe la meilleure amie de Jo qui lui avait fait un scanner crânien. Tu m’étonnes. C’est finalement Mia qui finit par rassurer tout le monde et assurer que rien n’a changé : Piper est toujours sa nouvelle sœur et elles vont se coucher. Mouais. Ces personnages forment vraiment une famille super mignonne, mais c’est fou ce lien d’affection entre eux tous et cette envie de protéger Piper à ce point.

Eh, ça fait quoi ? Trois semaines max qu’elle est chez eux ? Je sais bien qu’elle est attachante, mais quand même, faudrait voir à ne pas abuser. D’ailleurs, les scénaristes savent qu’ils ont abusé à nous montrer Piper se couper un bout de peau derrière l’oreille au tout début de la série, alors il était temps de lui faire faire des aveux en règle à Jo.

Autrement, Benny est de retour au commissariat, où j’espère qu’il pourra être un peu plus utile que dans les épisodes précédents. Enfin, je l’espère sans l’espérer : c’est soit lui, soit Chris ; mais les scénaristes n’arrivent pas à rendre les deux intéressants en même temps. Du coup, comme ils sont dans la même scène, j’étais perplexe.

Malheureusement, c’était trop d’espoir pour moi : la scène ne sert pas à grand-chose, à part voir Jo refuser de répondre à un appel du FBI. Du coup, la scène suivante pour Benny consiste à se faire harceler chez lui par Ryan. Qu’est-ce que j’adore Enver Gjokaj qui, évidemment, a le rôle du voisin insupportable et de l’agent du FBI à la fois. Eh, ça lui va comme un gant, ça.

On le retrouve ensuite à l’hôpital à interroger Emily, qu’il considère responsable de la mort de Richard, comme Jo. Je n’y crois pas personnellement, mais je ne suis en revanche pas surpris de voir Emily se mettre aussitôt à parler à Ryan de tout ce qu’elle sait de Piper. Voilà qui est prometteur !

À l’hôpital, on retrouve le père de Jo qui vient voit son médecin de famille afin de se renseigner sur des essais cliniques visant à détruire le cancer. Ouep, il semble changer d’avis pour se faire soigner, mais c’est loin d’être une bonne nouvelle ! En effet, le médecin qu’il rencontre pour l’aider n’est autre que la femme qui a tué Alan avant de se remaquiller.

C’est une bonne connasse, en plus : elle propose immédiatement une guérison complète du cancer à son patient… en échange d’une aide de sa part, clairement. Ce n’est pas subtil du tout : cette Helen Reed propose donc à notre grand-père préféré du petit écran (ou pas) de le soigner en échange de Piper. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il rentre bien vite prévenir sa fille de cette offre.

Il commet toutefois l’erreur de le faire devant Alex. Si Jo est énervée et souhaite immédiatement menacer Helen, Alex, lui est intéressé par l’offre qui pourrait sauver son beau-père. Il prend donc rendez-vous avec Helen pour obtenir des informations sur ce qui arriverait à la petite fille qui n’en est pas une. Ce n’est pas très gentil, ça… sauf qu’évidemment, c’est totalement une mission sous couverture confiée par Jo. Il lui raconte donc tout ce qu’il sait.

Malheureusement, ils sont interrompus par un appel que reçoit Jo de la part d’un informateur bien fidèle. Elle peut ainsi se préparer au lendemain matin où Ryan la convoque pour la faire parler de Piper. Et là, le bras de fer qui se déroule est particulièrement jouissif : Jo ne peut mentir à un agent du FBI, alors elle contourne les questions sur la nature de Piper, demandant à Ryan s’il croit vraiment qu’elle n’est pas une petite fille.

C’était chouette, mais pas autant que le reste qui clarifie les informations récupérées au cours des derniers épisodes : Jo déclare donc qu’elle sait que Ryan enquête sur le groupe armé qui a fait tuer Richard et détruit Augur. Mieux que ça : cela fait quinze ans qu’il enquête sur ce groupe nommé « Splinter ». On avance vraiment énormément, en plus, parce qu’évidemment, Helen Reed fait partie de Splinter.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Ryan accepte de collaborer avec Piper afin de mettre sur pied un plan pour traquer et arrêter cette Helen en la piégeant. Ainsi, Helen pense venir récupérer Piper directement auprès d’Alex qui trahirait sa famille quand ce n’est évidemment pas le cas. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu et ils n’arrivent pas du tout à mener à bien le plan. Je ne m’attendais pas forcément à ce que ce soit le cas, mais j’ai été plutôt dérouté par tout ça, honnêtement.

Pire, en rentrant au commissariat, Jo se rend compte que Piper n’est pas avec Daphné, comme elle le pensait, ni avec son grand-père, ni avec personne en fait. Une suite de quiproquo nous fait donc comprendre que Piper n’est plus du tout là où elle devrait être et que Splinter a mené à bien son plan. Alors, je me demandais effectivement quel était l’intérêt, plus tôt dans l’épisode, d’une scène entre Piper et son grand-père ou même où elle était passée quelques minutes plus tôt, mais je ne m’attendais pas à un tel retournement de fin d’épisode, surtout une fois la mi-saison passée.

Finalement, l’épisode se termine donc avec Benny ayant kidnappé Emily pour la livrer à Helen. Piper prend assez mal cette trahison, mais elle n’est pas assez réactive pour éviter un bracelet qu’il lui met et qui va permettre de limiter ses pouvoirs. La série nous révèle alors un twist que j’avais vu venir en me trompant toutefois totalement sur l’identité des personnages qui seraient concernés : il existe d’autres robots comme Piper. Helen, bien sûr, mais aussi… Benny. WTF. Au moins, ça explique comment il a survécu à son accident de voiture et à sa balle dans les épisodes diffusés la semaine dernière.

Le twist est bon et devrait permettre une fin de saison intéressante pour les quatre prochains épisodes. Franchement, je me suis laissé balader, là.

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