Grey’s Anatomy – S20E04 – Baby Can I Hold You – 16/20

Beaucoup de bruit pour pas grand-chose ce retour d’un personnage que j’adorais et qui reprend vite ses marques dans la série. Seulement voilà, les scénaristes semblent développer absolument tout sauf ce qui aurait pu être intéressant avec ce retour. La frustration est grande, mais l’épisode est bon quand même.

Spoilers

Bailey présente aux nouveaux internes une ancienne : Arizona !


Put in another way : living hurts

Amelia

Le cliffhanger de l’épisode précédent est vite évacué, de manière plutôt logique en plus : Lucas a décidé d’aller vivre avec sa tante. On sent que la situation sera temporaire par contre, parce qu’Amelia a du mal à se faire à ce colocataire un peu envahissant qui lui boit tout son café. Elle envisage donc déjà de le virer de chez elle. Quand elle arrive à l’hôpital, elle s’en plaint à Owen et tombe rapidement sur le Dr Beltran. Suffisamment rapidement pour envisager de prendre l’escalier plutôt que l’ascenseur avec elle en tout cas.

Du côté de Lucas, le but est de nous rappeler son TDAH, j’imagine, mais je trouve ça très cliché et schématique de nous le montrer comme chaotique dans sa vie de tous les jours. Finalement, c’est le Dr Beltran qui permet à Amelia de se souvenir de ses propres années d’internat et de la difficulté que ça représente.

Maxine

Tiens, je redécouvre que Ben était en arrêt maladie. Cela explique sa douleur dans l’épisode précédent de Station 19, je suppose, mais on nous dit qu’il est prêt à reprendre du service. OK ? Vu et on s’en tape, non ?

L’épisode reprend également l’intrigue des internes, forcément, qui sont toujours punis de bloc après ce qu’il s’est passé avec Maxine. On découvre alors que Kwan est dans la merde, comme il devrait l’être, pour avoir sauvé Maxine malgré sa demande de ne pas être réanimée. Il est d’autant plus dans la merde qu’il dit qu’il a vu dans ses yeux qu’elle voulait être sauvée… Hum. Comment dire ? Ce n’est pas vraiment un argument rationnel qui donne envie de le laisser pratiquer la médecine.

Jules prend évidemment sa défense, mais ça se retourne contre elle. D’accord, Maxine ne porte pas plainte, mais il n’empêche que le fils de Maxine n’aime pas trop l’idée de Jules qui est sa personne à contacter. Et bien sûr, tous les internes sont contactés et interrogés, hein.

Arizona

Comme annoncé un peu partout depuis plusieurs mois, l’épisode nous ramène également et ENFIN Arizona dans la série. Cela fait tellement plaisir de la retrouver. Un peu comme Addison l’an dernier, par contre, on commence par nous la montrer en train de bosser et présenter un cas médical à tous les internes… sauf que ce qui nous intéresse nous, c’est le personnage.

Bon, elle est toujours au top de la recherche médicale, en tout cas : elle présente son cas qui consiste à faire de la neurochirurgie in utero. Rien que ça. C’est une procédure historique qui n’a jamais été faite auparavant et qui excite tout le monde dans l’hôpital… sauf la patiente, en fait. Elle refuse l’opération, ce qui pousse tout le monde à annuler l’opération. C’est triste comme tout, avec Bailey qui vire Arizona pour qu’elle rentre chez elle aussitôt. Donnez-nous une scène dans un bar, merde.

Finalement, c’est le mari de la patiente, le père du bébé, qui rattrape Arizona et la supplie de rester. Elle le fait donc et s’entraîne sur des impressions 3D avec Amelia, Lucas et Simone. Ces deux derniers ne sont pas convaincus du tout par ce qu’ils voient, surtout que la patiente n’a pas donné son accord pour la procédure. Il n’en faut pas plus pour qu’Amelia s’énerve après eux, mais qu’Arizona trouve l’idée de Lucas bonne. Elle parvient donc à convaincre la patiente de faire l’opération en lui présentant un modèle 3D de la figure de son bébé, voué à mourir sans opération.

Arizona est donc heureuse de pouvoir aller dans un bloc avec Bailey et les internes. Elle était là pour enseigner aux internes. Pas de bol, cependant : Bailey a interdit les internes de se rendre au bloc. Lucas l’envoie donc bouler et ça fait qu’Arizona est obligée de faire la leçon à Bailey. C’est toujours aussi amusant de voir Arizona s’énerver avec son grand sourire. C’est efficace : Bailey accepte que les internes soient présents dans le bloc pour ce moment historique – mais contre le mur, faut pas déconner. Cela me paraît plus logique, vu les risques.

Le problème, c’est que les internes ne sont pas ceux d’il y a vingt ans. L’opération à haut risque se passe bien, après un rapide risque… Bailey en est émue aux larmes. Ses internes ? Humph. Jules est sortie pour s’occuper de son frère (voir plus bas), Lucas a suivi un ordre de Schmitt, Mika est sur son portable, les deux derniers à moitié endormis.

Arizona a beau faire tout ce qu’elle peut pour convaincre Bailey qu’elle doit laisser les internes opérer à nouveau, c’en est trop pour cette fois. Mika est heureuse d’avoir enfin fini toutes les petites procédures médicales que Bailey leur imposait, mais c’est pour mieux découvrir qu’elle ne retournera pas au bloc tant que tout le monde n’aura pas fini ses procédures.

Teddy

Teddy est de retour au travail, mais uniquement en tant que cheffe. On lui refuse encore l’accès aux opérations. Cela force Richard et Link à lui venir en aide en l’entraînant sur un mannequin pour vérifier que ses réflexes sont toujours les bons. Teddy est énervée par la situation, mais c’est plutôt marrant de voir qu’elle est toujours capable d’opérer. Ndugu n’est pas convaincu pour autant, mais Richard insiste finalement pour dire qu’il est OK pour ça.

Seulement, une fois au bloc, c’est finalement Richard qui ne semble pas prêt à opérer. C’est sûr que ça fait 20 ans qu’il envisage de prendre sa retraite… Cela fait trois semaines qu’il n’a plus opéré et il se rend compte qu’il n’est plus aussi performant qu’avant. Il explique à Teddy qu’il n’est plus capable de reprendre aussi vite ses réflexes de chirurgien et ça lui fait peur. C’est une intrigue intéressante, en vrai, il serait temps que Richard ne soit plus au bloc.

Dr Millin

En parallèle du reste, on découvre que Jules a un frère. Il prétend être docteur lui aussi, parce que c’est son nom sur les réseaux sociaux : il fait des vidéos, mais quand il est confronté à un vrai patient, il a besoin de sa sœur, évidemment. C’est plutôt amusant, puisque ça permet quelques scènes Jules/Mika. Et puis, bon, elle a un frère. L’intrigue apporte de l’humour et on comprend pourquoi le frère dit que sa sœur était déjà méchante petite quand elle interagit avec lui.

Le problème, c’est que le patient s’avère être un cas plus compliqué que prévu : Mika insiste pour que Hunt soit appelé. Il permet de décoincer la situation – et de décoincer le pus coincé dans le dos du patient en le faisant exploser aux visages de Mika et Jules, gloups.

Sans trop de surprise, le frère de Jules voit tout ça et s’évanouit. Owen s’occupe donc de lui et lui fait finalement la morale quand il comprend ce qui est en train de se passer. En fin d’épisode, Jules se plaint encore de son frère auprès de Mika, expliquant qu’elle a dû plein de fois le sortir de prison et qu’elle est épuisée par lui.

Kwan

On retrouve Dorian, le patient de l’épisode précédent sauvé par Lucas quand il a volé l’opération à Mika dans cet épisode. Il se réveille enfin, et c’est cette fois Kwan qui est l’interne sur le cas. Le problème, c’est que Kwan commence à se poser des questions et à ne plus vouloir pratiquer seul, et bien sûr, quand il le fait, ça ne se passe comme prévu.

Il se fige un peu trop et Levi est obligé d’intervenir, puis de prendre sa place. C’est embêtant. Kwan finit par avouer à Levi qu’il voyait Maxine au lieu du patient et que c’est ce qui l’a bloqué. Levi parvient heureusement à le rassurer : il fait du bon boulot, en vrai, à ne faire que répéter ce qu’on lui a dit avant.

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Station 19 – S07E03 – True Colors – 14/20


J’ai l’impression que pour la dernière saison les scénaristes ont arrêté de se prendre la tête sur la crédibilité de ce qu’ils proposaient. À la place, on se retrouve juste avec des épisodes où ils font avancer la série dans la direction qu’ils veulent, avec un message social encore plus forcé qu’avant, d’une certaine manière. Cela m’a donné l’impression d’un épisode un peu déséquilibré, avec des cas médicaux forcés pour le plaisir d’en proposer. Il y a toutefois des graines intéressantes pour la suite.

Spoilers

Les pompiers aident à organiser la Fabruary, une Pride en plein mois de février.


Pride isn’t exactly my jam.

Travis

L’épisode commence par nous introduire une Pride en février à Seattle. Je ne savais pas que ça existait, je ne sais pas si ça existe, mais soit. Travis est blasé par cette parade de plus, mais sa mauvaise humeur vient en fait du fait qu’il est sur le point de rencontrer le copain de son père et qu’il craint de tomber sur quelqu’un de plus jeune que lui. Il s’en plaint à Vic et Theo, et c’est un peu étrange car les deux ex ne s’adressent pas la parole pour autant.

Le copain du père de Travis ? Il s’agit du dentiste d’Eli, parce que le monde est petit. Tout pourrait bien se passer, mais malheureusement, Travis a bien envie de juger son père. Il est dans une relation libre avec le type qui a provoqué le divorce entre ses parents : bien sûr que Travis juge. C’est un peu abusé par contre, parce que Travis passe son temps à tromper Eli cette saison, non ?

Eli fait pourtant du bon boulot avec son copain dans cet épisode, essayant de le calmer et d’être là pour lui. Et alors qu’il fait ça, il se prend dans la gueule que Travis a couché avec Emmett. C’est tellement abusé. Ils arrivent à me faire avoir de la peine pour Eli alors que je le déteste, hein, mais être en couple avec Travis, ça ne donne pas envie du tout.

La rupture est inévitable à ce moment-là, et elle a lieu devant le père de Travis. Aha. C’est le Karma, ça. En fin d’épisode, Travis et Eli ont l’occasion de reparler plus calmement de la situation. Ce que j’aime bien, c’est que la vraie cause de la rupture est qu’Eli ne supporte pas que Travis soit si mal à l’aise vis-à-vis de lui-même, qu’il soit si peu à l’aise avec l’idée de masculinité.

Beckett

Beckett reprend son travail à la caserne, sous les ordres d’Andy. Celle-ci est toute heureuse, mais elle se montre plutôt sympathique avec lui tout de même. Pourtant, quelqu’un la bizute enfin en tant que cheffe dans l’épisode, alors elle devrait se sentir un peu énervée. Cela l’amuse et lui permet de s’affirmer en tant que capitaine en vrai.

Beckett, lui, doit de nouveau faire ses preuves à la caserne. Il se retrouve donc à la garder pendant la pride, et ça lui convient bien d’être mis de côté car la folie de la Pride ne l’enchante pas. Il se retrouve toutefois à devoir traiter un patient se plaignant d’une crise cardiaque. Et la Pride a beau se dérouler en février – la Fabruary – le type est en caleçon parce que pourquoi pas. Finalement, et contre toute attente, on se retrouve avec Beckett qui fait un excellent psy pour son patient, en lui expliquant qu’il doit s’assumer tel qu’il est là.

La Pride

La Pride est the place to be dans cet épisode, mais ça propose quelque chose de bizarre, je trouve. Il y a clairement de la tension entre Theo et Vic. Ils s’évitent tant qu’ils peuvent, mais ils n’arrêtent pas de se croiser dans l’épisode. C’est le problème quand on bosse avec son ex, j’imagine. Ils se retrouvent à faire équipe avec Robert pour traiter des patientes de la Pride qui ont clairement pris de la drogue, contrairement à ce qu’elles disent. Ce n’est pas vraiment une belle représentation, mais au moins, on a des acteurs qui s’éclatent.

Pendant ce temps, Natasha apprend du maire, sur un char de la Pride, qu’elle va devoir faire des coupes budgétaires extrêmement importantes. J’ai bien aimé la scène où Natasha se force à sourire tout en parlant politique avec le maire. Le problème est qu’elle se retrouve bien coincée par un chantage odieux sur sa position : le maire insiste pour lui dire qu’il a d’autres personnes prêtes à prendre sa place – et ce sont des hommes, en plus.

Bien sûr, il est impossible d’avoir une Pride sans une contre-manifestation bien homophobe. La série ne le cache pas et en fait une vraie part de l’épisode. Cela permet de voir à quel point Andy est une alliée de la cause, mais aussi de nous ramener le frère de Maya dans la série. Eh oui, Maya est sûre de voir son frère parmi les homophobes qui traitent de pédophiles les gens défilant. L’angoisse. En vrai, je vois ce qu’ils veulent faire avec cet épisode, mais c’est terrible à voir tout de même.

En plus, ça part en vrille très vite quand une voiture pétarade et que beaucoup de gens ont l’impression d’entendre des coups de feu. Le mouvement de foule qui suit est atroce et est la raison pour laquelle je deviens de plus en plus agoraphobe avec le temps : les gens n’en ont rien à foutre de la sécurité des autres et on a en plus des anti-gays qui se font plaisir à en tabasser quelques-uns. Et inversement.

Maya est donc inquiète pour son frère, mais c’est finalement l’un de ses amis qui est passé à tabac. Par contre, alors qu’Andy essayait plus tôt de la convaincre que ce n’était pas Mason que Maya avait vu, Maya voit très clairement son frère dans la foule qui s’enfuit. Tout est bien qui finit relativement bien cependant : il n’y a pas de mort et plein de gens sont sauvés de la situation de panique dans laquelle ils étaient.

Bien sûr, il y a un bon moment de dépression à la caserne après tout ça, mais la décision est prise de ne pas laisser les fascistes gagner. Ainsi, la caserne se transforme en boîte de nuit gay pour la soirée. Natasha en profite pour distribuer des papiers afin que les relations amoureuses soit enfin officielles vis-à-vis des ressources humaines, mais on découvre aussi que Ben a un problème de dos ou que Travis peut se réconcilier avec son père, parce que le DJ de la soirée est justement le copain de son père – il n’est pas que dentiste.

J’ai tout de même une grosse question de crédibilité : comment une caserne peut-elle devenir un club comme ça ? Genre, s’il y a une alerte, que font-ils ?

Carina

La série se rappelle de l’existence de Pru, et je trouve ça chouette de la voir grandir autant. J’ai juste peur du jour où JJ débarquera à nouveau dans sa vie d’ailleurs. Si la série s’en souvient, c’est parce qu’on avait besoin de voir Bailey en maman. Eh oui, c’était important parce que ça lui permet de donner quelques conseils et objets à Carina. J’adore.

C’est une amitié que j’espère voir perdurer dans Grey’s Anatomy l’an prochain, mais je pense que j’ai trop d’espoir car je ne vois pas les scénaristes réintégrer Carina dans la série. En attendant, il faut donc profiter de l’existence de ce personnage et voir Carina être débordée par la présence d’un bébé dans sa vie. Autant Maya semble gérer son nouveau rôle de maman et le déménagement dans une nouvelle maison, autant Carina a plus de mal apparemment.

Bailey vient donc à la rescousse et propose à Carina de faire une sieste sur son canapé, comprenant bien qu’elle a besoin de repos. Carina est toutefois incapable de dormir, même quand Liam est loin d’elle. Il faut dire qu’il est dur de dormir quand elle a un procès sur le dos et la crainte d’avoir fait une erreur médicale. Bailey parvient à la soulager en lui prouvant qu’elle n’a rien fait de mal et que l’accouchement s’est passé exactement comme il le devait.

Cela n’aide pas vraiment Carina pour autant : elle ne se sent pas mieux car le procès est toujours là et la patiente mécontente. Au moins, l’épisode se termine bien avec Maya et Carina qui ont une jolie maison et un berceau pour Liam.

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Grey’s Anatomy – S20E03 – Walk on the Ocean – 16/20

C’est amusant parce que je disais lors de l’épisode précédent que la série s’enfermait dans sa routine, mais hop, cet épisode décide de faire bouger un peu les choses. Oh, ne vous inquiétez pas, ce sont les formules habituelles qui sont utilisées pour ça, mais nous avons droit à quelques changements dans les dynamiques et les duos proposés. Cela débloque des situations qui avancent enfin, et c’est tant mieux, parce qu’il était temps d’arrêter de stagner pour certains.

Spoilers

Une nouvelle chirurgienne pédiatrique débarque à l’hôpital alors que les internes sont toujours punis de bloc par Bailey.


You wanna win ? Get in the game.

Dr Beltran

Meredith et Amelia continuent de chercher comment financer les recherches pour Alzheimer dans le dos de Catherine Fox, et ce n’est pas simple quand tout le monde est prêt à donner son argent à Meredith parce qu’elle est affiliée à la fondation Fox. Pardon, mais qu’est-ce que Meredith fout là ? Finalement, avec une saison raccourcie, on va à peine se rendre compte qu’elle est absente…

J’ai toutefois bien aimé la voir en duo avec Amelia, parce que ça fait un moment que je n’ai plus eu de scènes entre les deux sœurs. C’était plutôt chouette de les voir parler du chat d’Amelia entre deux, mais aussi de les voir galérer à se garer sur ce parking. Pardon, mais ça fait 20 ans qu’on nous fait croire qu’il est simple de se garer sur un parking d’hôpital alors qu’en vrai il n’y a jamais de places. Bon, peut-être que c’est plus simple pour les chirurgiens, mais ce n’est pas sûr parce qu’Amelia se prend la tête avec une femme qui attendait la place aussi. L’actrice est beaucoup trop connue pour que ça en reste là : elle est donc une chirurgienne pédiatrique.

Dr Beltran sera notre nouvelle Addison donc, et elle commence par détester Amelia, tout en travaillant avec elle. Le duo va avoir une bonne dynamique en commençant comme ça. C’est bon de voir Amelia être un peu challengée dans ses diagnostics. Bien sûr, Beltran débarque de nulle part et veut tout changer dans l’hôpital en imposant ses méthodes, ce qui la rend insupportable, mais eh, c’est leur stéréotype habituel depuis Addison et ça nous a toujours permis d’adorer les nouveaux personnages.

En plus, il est évident que ça fonctionne : elle apprend beaucoup de choses à Kwan qu’elle a pour interne ce jour-là et elle permet à Amelia d’être à nouveau fière d’elle. C’est chouette. Le duo de chirurgiennes fonctionne donc à merveille, mais Beltran est bien particulière à casser tout le monde dès qu’ils l’ouvrent. Kwan se sent forcé de lui expliquer qu’il a fait ses études à Yale et qu’elle passe à côté de lui, mais ce n’est pas le cas : Beltran a déjà demandé à retravailler avec lui le lendemain. Non, franchement, je vais bien l’aimer. Aussi, je ne suis pas contre le fait qu’elle se mette en couple avec Amelia parce que désolé mais tant de tension entre elles dans cette série, ce n’est pas pour rien.

Teddy

Pendant ce temps, Meredith croise Teddy à l’arrivée à l’hôpital. Bien que la première soit débordée, elle accepte de suivre la seconde dans ses consultations médicales de rééducation pour éviter Catherine Fox. C’est bizarre de les voir être si amies en vrai. Après, j’ai beaucoup ri de voir Teddy tomber de son tapis de course là, alors j’approuve cette intrigue. Cela permet en plus à Teddy de couvrir Meredith face à Catherine quand elle comprend qu’il y a quelque chose que Mer ne dit pas. Allez, les mettre en duo pourrait fonctionner.

On se retrouve même avec Teddy qui propose logiquement à Mer de financer ses recherches avec l’argent de l’hôpital, puisque l’hôpital a un fond particulier pas tellement tracé par Catherine et qui permet de financer des recherches.

Ndugu

Au milieu de tout ça, nous apprenons que Ngudu a déjà posé des vacances, pour aller voir Maggie à Chicago. C’est si étrange. Il n’a pas vraiment l’occasion de partir par contre, parce qu’il est happé par Owen sur un cas extrême qui avait tout le potentiel d’un crossover avec Station 19, si ABC n’avait pas décidé de mettre un terme à la série et de changer sa case horaire indépendamment de la logique.

Bref. On a un type qui voulait faire du pédalo et se retrouve emmené à l’hôpital avec toute une bulle de métal. Le pauvre n’est pas aidé dans la vie, parce qu’il se retrouve avec Owen, Ndugu et Simone comme médecins. J’aime bien Ndugu, mais c’est à peu près le seul cool dans cette équipe en ce moment. Bien sûr, tout ça n’est pas un hasard : le patient fait des folies par crainte de ne pas être assez bien pour sa femme et il insiste auprès de Simone pour qu’elle transmette son amour à sa femme. Blablabla.

Le parallèle est évident : il permet de faire comprendre à Simone et sa nouvelle coupe ratée que l’amour est important ; il permet de faire comprendre à Ndugu qu’il aime toujours Maggie. Comme il a servi son rôle, le patient meurt sur la table d’opération et rend tous les chirurgiens tristes. Ils se retrouvent à devoir annoncer à sa femme qu’il est mort – j’ai trouvé qu’elle ne jouait pas si bien d’ailleurs, mais bon, la nana se rend compte qu’elle avait toujours voulu être avec lui et pas avec son ex qui le rendait jaloux. De quoi ouvrir les yeux des chirurgiens. C’est peut-être trop tard pour Ndugu, cependant, parce que Maggie vient de lui poser un lapin. Mouahaha. L’épisode se termine donc par le retrait de sa bague de fiançailles. C’est moche.

Les internes

En parallèle, Simone continue de faire la gueule à Adams, alors même qu’elle semble avoir raconté à Mika qu’elle l’a largué. On n’a pas dû voir le même épisode, pour moi, il est plus que clair que celle qui a été larguée, c’est Simone. En tout cas, j’ai aimé que l’épisode se décide à mettre en duo Mika et Lucas, parce que j’adore les deux personnages et que j’ai envie qu’ils deviennent les nouveaux Meredith et Alex. Ce n’est pas gagné pour le moment, mais ils ont déjà une bonne dynamique avec Mika qui fait la gueule à Adams pour le simple fait d’exister et ce dernier qui profite de chaque trêve pour être sympa avec elle, en vrai.

Bon, bien sûr, il ne l’est pas tant que ça. C’est plus fort que lui d’être un connard, apparemment, et surtout de ne pas suivre les ordres, y compris ceux de Bailey. Ce n’est pas la meilleure de ses idées, et pourtant, tout lui réussit dans la vie. Quand le patient qu’il devait surveiller avec Mika est en arrêt cardiaque, il débarque juste avant Bailey et est seul dans la pièce quand elle arrive, parce que Mika est partie chercher une infirmière. Bref. Mika fait tout le boulot d’observation, mais elle se fait engueuler par sa boss parce que Bailey la pense en pause. C’est donc Adams qui se retrouve à faire l’opération avec Bailey. Un vrai connard de ne rien dire.

Mika lui tombe dessus dans les vestiaires et c’est, de manière inattendue, Simone qui décide de prendre sa défense. Elle en a marre de voir Mika accuser tout le monde en permanence de leur incompétence à eux tous. Cela nous divise un peu le groupe en deux, du coup : Mika, Kwan et Jules vont boire ensemble au bar (mais Kwan les abandonne vite) tandis que Lucas et Simone rentrent chez eux, séparément. Tellement séparément que Simone découvre qu’il a déménagé. BIEN FAIT. C’est bien qu’il fasse ça à mon sens.

Levi

Dans un couloir de l’hôpital, Levi aperçoit Jo en train de parler à… Nico. Le problème, c’est que Nico n’est pas là en tant que médecin et que s’il est un patient de Jo, ça signifie qu’il est probablement en train de devenir papa, non ? On peut voir que ça va à toute allure dans la tête de Levi. Pourtant, il n’envisage pas que Nico soit son patient immédiatement. Il cherche surtout à comprendre pourquoi son amie ne lui dit rien de la présence de Nico.

La raison ? Le secret médical. Elle confirme donc qu’il est son patient, même si bon, c’était un peu évident. Je suis content que la série prenne le temps de proposer une vraie intrigue à Levi cela dit. Il découvre donc pendant l’épisode que Nico est donc désormais en couple avec Jason, un type qui a l’air sympa mais n’est pas au courant de l’existence de Levon – ouais, c’est comme ça qu’il croit qu’il s’appelle.

Bien sûr, Levi le vit mal parce qu’il se rend compte qu’il a perdu la rupture. C’est enfantin comme réaction, mais c’est plus ou moins ce que lui explique Jo qui se rend compte du problème quand il vient se plaindre auprès d’elle. J’ai adoré retrouver l’amitié Jo/Levi, elle manque vraiment dernièrement. Et dans le même genre, Levi manque de développement. Il est clairement coincé dans sa vie depuis deux saisons et maintenant qu’on a de nouveau quelqu’un en pédiatrie, il va pouvoir avancer. C’est vrai que c’était trop compliqué de réembaucher Carina…

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The Rookie – S06E05 – The Vow – 15/20

Je trouve que c’est un bon épisode de la série. Il ne sera pas inoubliable, mais il fait avancer les intrigues de manière plutôt logique du côté des personnages que j’aime. Bien sûr, il y a aussi ceux que je n’aime pas, et ceux que je n’aime pas n’ont pas forcément des intrigues bien crédibles… mais comme je ne les aime pas, eh bien, tant pis.

Spoilers

Une énorme fusillade fait de Bailey et Nolan des parents.

Points forts

– Le gag de début d’épisode est excellent, non pas pour l’humour de voir Celina épuisée oublier un suspect, mais parce que j’aime que la série prenne le temps de souligner les horaires impossibles des personnages. C’est ridicule tous ces jobs qui vont à l’encontre du rythme de vie des humains, tout de même.

– Nolan et Celina sont appelés pour intervenir dans une maison où plusieurs coups de feu ont été tirés. J’ai trouvé la manière d’introduire cette intrigue bien fichue, puisque nous ne savons rien de ce qu’il s’y est passé. C’est raccord avec le boulot de ces flics sur le terrain. Ils trouvent plein de victimes et un enfant encore en vie, miraculé à ce stade. C’est une enquête inattendue… qui mène à Nolan voulant surveiller Anna, l’enfant trouvé.

– Aaron qui se prend un râteau de sa psy je n’y crois pas une seule seconde. Elle ment, clairement… mais ça faisait une bonne fin d’épisode.

– La relation Lucy/Tamara est vraiment un point fort de la série et je suis content qu’elle continue d’être écrite à la perfection. Dans le même genre, le duo Lucy/Aaron est une réussite.

– Belle scène d’action et de fusillade dans l’épisode, en vrai.

Points faibles

– Lucy heureuse que Tim lui offre la radio qui a pris une balle pour elle, c’est quand même bien dans l’abus. Cela dit, ça ne l’est pas autant que l’intrigue qui suit pour Tim, avec le retour dans le pays d’un criminel qu’il a juré de tuer si jamais il était encore en vie. C’est tellement abusé. Il est flic, bordel, et il revient de trop loin pour se laisser embarquer dans une intrigue comme de vengeance comme celle-ci. Et surtout, c’est le problème classique des séries qui s’éternisent : ça sort de nulle part après six saisons, alors que ce genre de mensonges, bon… Tout de même, c’est gros.

– Cela me soule que les scénaristes trouvent déjà de quoi foutre de la distance entre Lucy et Tim. C’est inévitable dans les séries, mais faut toujours que ce soit des trucs énormes, c’est insupportable.

– Aaron tombe comme par hasard sur sa psy dans un bar… C’est totalement abusé, surtout qu’en plus, on vient de lui poser un lapin. Je veux bien que la série veuille mettre ces deux persos ensemble, ça me convient même très bien, mais faut pas nous prendre pour des idiots comme ça quand même ! Et la psy qui raconte sa vie juste après avoir dit que vraiment, elle venait de se souvenir de ses cours d’éthique ? Et Aaron qui la ramène en voiture ? Non mais sérieux, ils cherchent la merde.

– Bailey est toujours là quand il se passe quelque chose dans cette ville, c’est insupportable. Vivement une intrigue où on apprend qu’elle est une grande criminelle à l’origine de la plupart des méfaits que Nolan doit travailler.

– En une nuit, Bailey et Nolan investissent sur une tonne de jouets avec de simples salaires de flic et pompier ? Le tout pour rien, en plus, parce que je ne vois pas comment ils pourraient garder cette petite. Avoir Nolan qui force pour que Bailey accepte de la garder en plus, quel enfer ! Si elle ne veut pas, c’est pour une bonne raison, j’ai eu de la peine pour elle quand elle a pensé l’avoir perdue. Anna n’est pas traumatisée par la fusillade et on termine par Bailey qui décide d’adopter Anna… au moment où son oncle arrive. Bien sûr.

– John qui dit à Lucy qu’il est là pour elle juste après l’avoir rembarrée quand elle lui demande son aide ? Mais enfin !

– Tout ça pour ça les auditions à propos d’Oscar ? C’est décevant si ça ne va pas plus loin.

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