Station 19 – S07E03 – True Colors – 14/20


J’ai l’impression que pour la dernière saison les scénaristes ont arrêté de se prendre la tête sur la crédibilité de ce qu’ils proposaient. À la place, on se retrouve juste avec des épisodes où ils font avancer la série dans la direction qu’ils veulent, avec un message social encore plus forcé qu’avant, d’une certaine manière. Cela m’a donné l’impression d’un épisode un peu déséquilibré, avec des cas médicaux forcés pour le plaisir d’en proposer. Il y a toutefois des graines intéressantes pour la suite.

Spoilers

Les pompiers aident à organiser la Fabruary, une Pride en plein mois de février.


Pride isn’t exactly my jam.

Travis

L’épisode commence par nous introduire une Pride en février à Seattle. Je ne savais pas que ça existait, je ne sais pas si ça existe, mais soit. Travis est blasé par cette parade de plus, mais sa mauvaise humeur vient en fait du fait qu’il est sur le point de rencontrer le copain de son père et qu’il craint de tomber sur quelqu’un de plus jeune que lui. Il s’en plaint à Vic et Theo, et c’est un peu étrange car les deux ex ne s’adressent pas la parole pour autant.

Le copain du père de Travis ? Il s’agit du dentiste d’Eli, parce que le monde est petit. Tout pourrait bien se passer, mais malheureusement, Travis a bien envie de juger son père. Il est dans une relation libre avec le type qui a provoqué le divorce entre ses parents : bien sûr que Travis juge. C’est un peu abusé par contre, parce que Travis passe son temps à tromper Eli cette saison, non ?

Eli fait pourtant du bon boulot avec son copain dans cet épisode, essayant de le calmer et d’être là pour lui. Et alors qu’il fait ça, il se prend dans la gueule que Travis a couché avec Emmett. C’est tellement abusé. Ils arrivent à me faire avoir de la peine pour Eli alors que je le déteste, hein, mais être en couple avec Travis, ça ne donne pas envie du tout.

La rupture est inévitable à ce moment-là, et elle a lieu devant le père de Travis. Aha. C’est le Karma, ça. En fin d’épisode, Travis et Eli ont l’occasion de reparler plus calmement de la situation. Ce que j’aime bien, c’est que la vraie cause de la rupture est qu’Eli ne supporte pas que Travis soit si mal à l’aise vis-à-vis de lui-même, qu’il soit si peu à l’aise avec l’idée de masculinité.

Beckett

Beckett reprend son travail à la caserne, sous les ordres d’Andy. Celle-ci est toute heureuse, mais elle se montre plutôt sympathique avec lui tout de même. Pourtant, quelqu’un la bizute enfin en tant que cheffe dans l’épisode, alors elle devrait se sentir un peu énervée. Cela l’amuse et lui permet de s’affirmer en tant que capitaine en vrai.

Beckett, lui, doit de nouveau faire ses preuves à la caserne. Il se retrouve donc à la garder pendant la pride, et ça lui convient bien d’être mis de côté car la folie de la Pride ne l’enchante pas. Il se retrouve toutefois à devoir traiter un patient se plaignant d’une crise cardiaque. Et la Pride a beau se dérouler en février – la Fabruary – le type est en caleçon parce que pourquoi pas. Finalement, et contre toute attente, on se retrouve avec Beckett qui fait un excellent psy pour son patient, en lui expliquant qu’il doit s’assumer tel qu’il est là.

La Pride

La Pride est the place to be dans cet épisode, mais ça propose quelque chose de bizarre, je trouve. Il y a clairement de la tension entre Theo et Vic. Ils s’évitent tant qu’ils peuvent, mais ils n’arrêtent pas de se croiser dans l’épisode. C’est le problème quand on bosse avec son ex, j’imagine. Ils se retrouvent à faire équipe avec Robert pour traiter des patientes de la Pride qui ont clairement pris de la drogue, contrairement à ce qu’elles disent. Ce n’est pas vraiment une belle représentation, mais au moins, on a des acteurs qui s’éclatent.

Pendant ce temps, Natasha apprend du maire, sur un char de la Pride, qu’elle va devoir faire des coupes budgétaires extrêmement importantes. J’ai bien aimé la scène où Natasha se force à sourire tout en parlant politique avec le maire. Le problème est qu’elle se retrouve bien coincée par un chantage odieux sur sa position : le maire insiste pour lui dire qu’il a d’autres personnes prêtes à prendre sa place – et ce sont des hommes, en plus.

Bien sûr, il est impossible d’avoir une Pride sans une contre-manifestation bien homophobe. La série ne le cache pas et en fait une vraie part de l’épisode. Cela permet de voir à quel point Andy est une alliée de la cause, mais aussi de nous ramener le frère de Maya dans la série. Eh oui, Maya est sûre de voir son frère parmi les homophobes qui traitent de pédophiles les gens défilant. L’angoisse. En vrai, je vois ce qu’ils veulent faire avec cet épisode, mais c’est terrible à voir tout de même.

En plus, ça part en vrille très vite quand une voiture pétarade et que beaucoup de gens ont l’impression d’entendre des coups de feu. Le mouvement de foule qui suit est atroce et est la raison pour laquelle je deviens de plus en plus agoraphobe avec le temps : les gens n’en ont rien à foutre de la sécurité des autres et on a en plus des anti-gays qui se font plaisir à en tabasser quelques-uns. Et inversement.

Maya est donc inquiète pour son frère, mais c’est finalement l’un de ses amis qui est passé à tabac. Par contre, alors qu’Andy essayait plus tôt de la convaincre que ce n’était pas Mason que Maya avait vu, Maya voit très clairement son frère dans la foule qui s’enfuit. Tout est bien qui finit relativement bien cependant : il n’y a pas de mort et plein de gens sont sauvés de la situation de panique dans laquelle ils étaient.

Bien sûr, il y a un bon moment de dépression à la caserne après tout ça, mais la décision est prise de ne pas laisser les fascistes gagner. Ainsi, la caserne se transforme en boîte de nuit gay pour la soirée. Natasha en profite pour distribuer des papiers afin que les relations amoureuses soit enfin officielles vis-à-vis des ressources humaines, mais on découvre aussi que Ben a un problème de dos ou que Travis peut se réconcilier avec son père, parce que le DJ de la soirée est justement le copain de son père – il n’est pas que dentiste.

J’ai tout de même une grosse question de crédibilité : comment une caserne peut-elle devenir un club comme ça ? Genre, s’il y a une alerte, que font-ils ?

Carina

La série se rappelle de l’existence de Pru, et je trouve ça chouette de la voir grandir autant. J’ai juste peur du jour où JJ débarquera à nouveau dans sa vie d’ailleurs. Si la série s’en souvient, c’est parce qu’on avait besoin de voir Bailey en maman. Eh oui, c’était important parce que ça lui permet de donner quelques conseils et objets à Carina. J’adore.

C’est une amitié que j’espère voir perdurer dans Grey’s Anatomy l’an prochain, mais je pense que j’ai trop d’espoir car je ne vois pas les scénaristes réintégrer Carina dans la série. En attendant, il faut donc profiter de l’existence de ce personnage et voir Carina être débordée par la présence d’un bébé dans sa vie. Autant Maya semble gérer son nouveau rôle de maman et le déménagement dans une nouvelle maison, autant Carina a plus de mal apparemment.

Bailey vient donc à la rescousse et propose à Carina de faire une sieste sur son canapé, comprenant bien qu’elle a besoin de repos. Carina est toutefois incapable de dormir, même quand Liam est loin d’elle. Il faut dire qu’il est dur de dormir quand elle a un procès sur le dos et la crainte d’avoir fait une erreur médicale. Bailey parvient à la soulager en lui prouvant qu’elle n’a rien fait de mal et que l’accouchement s’est passé exactement comme il le devait.

Cela n’aide pas vraiment Carina pour autant : elle ne se sent pas mieux car le procès est toujours là et la patiente mécontente. Au moins, l’épisode se termine bien avec Maya et Carina qui ont une jolie maison et un berceau pour Liam.

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Grey’s Anatomy – S20E03 – Walk on the Ocean – 16/20

C’est amusant parce que je disais lors de l’épisode précédent que la série s’enfermait dans sa routine, mais hop, cet épisode décide de faire bouger un peu les choses. Oh, ne vous inquiétez pas, ce sont les formules habituelles qui sont utilisées pour ça, mais nous avons droit à quelques changements dans les dynamiques et les duos proposés. Cela débloque des situations qui avancent enfin, et c’est tant mieux, parce qu’il était temps d’arrêter de stagner pour certains.

Spoilers

Une nouvelle chirurgienne pédiatrique débarque à l’hôpital alors que les internes sont toujours punis de bloc par Bailey.


You wanna win ? Get in the game.

Dr Beltran

Meredith et Amelia continuent de chercher comment financer les recherches pour Alzheimer dans le dos de Catherine Fox, et ce n’est pas simple quand tout le monde est prêt à donner son argent à Meredith parce qu’elle est affiliée à la fondation Fox. Pardon, mais qu’est-ce que Meredith fout là ? Finalement, avec une saison raccourcie, on va à peine se rendre compte qu’elle est absente…

J’ai toutefois bien aimé la voir en duo avec Amelia, parce que ça fait un moment que je n’ai plus eu de scènes entre les deux sœurs. C’était plutôt chouette de les voir parler du chat d’Amelia entre deux, mais aussi de les voir galérer à se garer sur ce parking. Pardon, mais ça fait 20 ans qu’on nous fait croire qu’il est simple de se garer sur un parking d’hôpital alors qu’en vrai il n’y a jamais de places. Bon, peut-être que c’est plus simple pour les chirurgiens, mais ce n’est pas sûr parce qu’Amelia se prend la tête avec une femme qui attendait la place aussi. L’actrice est beaucoup trop connue pour que ça en reste là : elle est donc une chirurgienne pédiatrique.

Dr Beltran sera notre nouvelle Addison donc, et elle commence par détester Amelia, tout en travaillant avec elle. Le duo va avoir une bonne dynamique en commençant comme ça. C’est bon de voir Amelia être un peu challengée dans ses diagnostics. Bien sûr, Beltran débarque de nulle part et veut tout changer dans l’hôpital en imposant ses méthodes, ce qui la rend insupportable, mais eh, c’est leur stéréotype habituel depuis Addison et ça nous a toujours permis d’adorer les nouveaux personnages.

En plus, il est évident que ça fonctionne : elle apprend beaucoup de choses à Kwan qu’elle a pour interne ce jour-là et elle permet à Amelia d’être à nouveau fière d’elle. C’est chouette. Le duo de chirurgiennes fonctionne donc à merveille, mais Beltran est bien particulière à casser tout le monde dès qu’ils l’ouvrent. Kwan se sent forcé de lui expliquer qu’il a fait ses études à Yale et qu’elle passe à côté de lui, mais ce n’est pas le cas : Beltran a déjà demandé à retravailler avec lui le lendemain. Non, franchement, je vais bien l’aimer. Aussi, je ne suis pas contre le fait qu’elle se mette en couple avec Amelia parce que désolé mais tant de tension entre elles dans cette série, ce n’est pas pour rien.

Teddy

Pendant ce temps, Meredith croise Teddy à l’arrivée à l’hôpital. Bien que la première soit débordée, elle accepte de suivre la seconde dans ses consultations médicales de rééducation pour éviter Catherine Fox. C’est bizarre de les voir être si amies en vrai. Après, j’ai beaucoup ri de voir Teddy tomber de son tapis de course là, alors j’approuve cette intrigue. Cela permet en plus à Teddy de couvrir Meredith face à Catherine quand elle comprend qu’il y a quelque chose que Mer ne dit pas. Allez, les mettre en duo pourrait fonctionner.

On se retrouve même avec Teddy qui propose logiquement à Mer de financer ses recherches avec l’argent de l’hôpital, puisque l’hôpital a un fond particulier pas tellement tracé par Catherine et qui permet de financer des recherches.

Ndugu

Au milieu de tout ça, nous apprenons que Ngudu a déjà posé des vacances, pour aller voir Maggie à Chicago. C’est si étrange. Il n’a pas vraiment l’occasion de partir par contre, parce qu’il est happé par Owen sur un cas extrême qui avait tout le potentiel d’un crossover avec Station 19, si ABC n’avait pas décidé de mettre un terme à la série et de changer sa case horaire indépendamment de la logique.

Bref. On a un type qui voulait faire du pédalo et se retrouve emmené à l’hôpital avec toute une bulle de métal. Le pauvre n’est pas aidé dans la vie, parce qu’il se retrouve avec Owen, Ndugu et Simone comme médecins. J’aime bien Ndugu, mais c’est à peu près le seul cool dans cette équipe en ce moment. Bien sûr, tout ça n’est pas un hasard : le patient fait des folies par crainte de ne pas être assez bien pour sa femme et il insiste auprès de Simone pour qu’elle transmette son amour à sa femme. Blablabla.

Le parallèle est évident : il permet de faire comprendre à Simone et sa nouvelle coupe ratée que l’amour est important ; il permet de faire comprendre à Ndugu qu’il aime toujours Maggie. Comme il a servi son rôle, le patient meurt sur la table d’opération et rend tous les chirurgiens tristes. Ils se retrouvent à devoir annoncer à sa femme qu’il est mort – j’ai trouvé qu’elle ne jouait pas si bien d’ailleurs, mais bon, la nana se rend compte qu’elle avait toujours voulu être avec lui et pas avec son ex qui le rendait jaloux. De quoi ouvrir les yeux des chirurgiens. C’est peut-être trop tard pour Ndugu, cependant, parce que Maggie vient de lui poser un lapin. Mouahaha. L’épisode se termine donc par le retrait de sa bague de fiançailles. C’est moche.

Les internes

En parallèle, Simone continue de faire la gueule à Adams, alors même qu’elle semble avoir raconté à Mika qu’elle l’a largué. On n’a pas dû voir le même épisode, pour moi, il est plus que clair que celle qui a été larguée, c’est Simone. En tout cas, j’ai aimé que l’épisode se décide à mettre en duo Mika et Lucas, parce que j’adore les deux personnages et que j’ai envie qu’ils deviennent les nouveaux Meredith et Alex. Ce n’est pas gagné pour le moment, mais ils ont déjà une bonne dynamique avec Mika qui fait la gueule à Adams pour le simple fait d’exister et ce dernier qui profite de chaque trêve pour être sympa avec elle, en vrai.

Bon, bien sûr, il ne l’est pas tant que ça. C’est plus fort que lui d’être un connard, apparemment, et surtout de ne pas suivre les ordres, y compris ceux de Bailey. Ce n’est pas la meilleure de ses idées, et pourtant, tout lui réussit dans la vie. Quand le patient qu’il devait surveiller avec Mika est en arrêt cardiaque, il débarque juste avant Bailey et est seul dans la pièce quand elle arrive, parce que Mika est partie chercher une infirmière. Bref. Mika fait tout le boulot d’observation, mais elle se fait engueuler par sa boss parce que Bailey la pense en pause. C’est donc Adams qui se retrouve à faire l’opération avec Bailey. Un vrai connard de ne rien dire.

Mika lui tombe dessus dans les vestiaires et c’est, de manière inattendue, Simone qui décide de prendre sa défense. Elle en a marre de voir Mika accuser tout le monde en permanence de leur incompétence à eux tous. Cela nous divise un peu le groupe en deux, du coup : Mika, Kwan et Jules vont boire ensemble au bar (mais Kwan les abandonne vite) tandis que Lucas et Simone rentrent chez eux, séparément. Tellement séparément que Simone découvre qu’il a déménagé. BIEN FAIT. C’est bien qu’il fasse ça à mon sens.

Levi

Dans un couloir de l’hôpital, Levi aperçoit Jo en train de parler à… Nico. Le problème, c’est que Nico n’est pas là en tant que médecin et que s’il est un patient de Jo, ça signifie qu’il est probablement en train de devenir papa, non ? On peut voir que ça va à toute allure dans la tête de Levi. Pourtant, il n’envisage pas que Nico soit son patient immédiatement. Il cherche surtout à comprendre pourquoi son amie ne lui dit rien de la présence de Nico.

La raison ? Le secret médical. Elle confirme donc qu’il est son patient, même si bon, c’était un peu évident. Je suis content que la série prenne le temps de proposer une vraie intrigue à Levi cela dit. Il découvre donc pendant l’épisode que Nico est donc désormais en couple avec Jason, un type qui a l’air sympa mais n’est pas au courant de l’existence de Levon – ouais, c’est comme ça qu’il croit qu’il s’appelle.

Bien sûr, Levi le vit mal parce qu’il se rend compte qu’il a perdu la rupture. C’est enfantin comme réaction, mais c’est plus ou moins ce que lui explique Jo qui se rend compte du problème quand il vient se plaindre auprès d’elle. J’ai adoré retrouver l’amitié Jo/Levi, elle manque vraiment dernièrement. Et dans le même genre, Levi manque de développement. Il est clairement coincé dans sa vie depuis deux saisons et maintenant qu’on a de nouveau quelqu’un en pédiatrie, il va pouvoir avancer. C’est vrai que c’était trop compliqué de réembaucher Carina…

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The Rookie – S06E05 – The Vow – 15/20

Je trouve que c’est un bon épisode de la série. Il ne sera pas inoubliable, mais il fait avancer les intrigues de manière plutôt logique du côté des personnages que j’aime. Bien sûr, il y a aussi ceux que je n’aime pas, et ceux que je n’aime pas n’ont pas forcément des intrigues bien crédibles… mais comme je ne les aime pas, eh bien, tant pis.

Spoilers

Une énorme fusillade fait de Bailey et Nolan des parents.

Points forts

– Le gag de début d’épisode est excellent, non pas pour l’humour de voir Celina épuisée oublier un suspect, mais parce que j’aime que la série prenne le temps de souligner les horaires impossibles des personnages. C’est ridicule tous ces jobs qui vont à l’encontre du rythme de vie des humains, tout de même.

– Nolan et Celina sont appelés pour intervenir dans une maison où plusieurs coups de feu ont été tirés. J’ai trouvé la manière d’introduire cette intrigue bien fichue, puisque nous ne savons rien de ce qu’il s’y est passé. C’est raccord avec le boulot de ces flics sur le terrain. Ils trouvent plein de victimes et un enfant encore en vie, miraculé à ce stade. C’est une enquête inattendue… qui mène à Nolan voulant surveiller Anna, l’enfant trouvé.

– Aaron qui se prend un râteau de sa psy je n’y crois pas une seule seconde. Elle ment, clairement… mais ça faisait une bonne fin d’épisode.

– La relation Lucy/Tamara est vraiment un point fort de la série et je suis content qu’elle continue d’être écrite à la perfection. Dans le même genre, le duo Lucy/Aaron est une réussite.

– Belle scène d’action et de fusillade dans l’épisode, en vrai.

Points faibles

– Lucy heureuse que Tim lui offre la radio qui a pris une balle pour elle, c’est quand même bien dans l’abus. Cela dit, ça ne l’est pas autant que l’intrigue qui suit pour Tim, avec le retour dans le pays d’un criminel qu’il a juré de tuer si jamais il était encore en vie. C’est tellement abusé. Il est flic, bordel, et il revient de trop loin pour se laisser embarquer dans une intrigue comme de vengeance comme celle-ci. Et surtout, c’est le problème classique des séries qui s’éternisent : ça sort de nulle part après six saisons, alors que ce genre de mensonges, bon… Tout de même, c’est gros.

– Cela me soule que les scénaristes trouvent déjà de quoi foutre de la distance entre Lucy et Tim. C’est inévitable dans les séries, mais faut toujours que ce soit des trucs énormes, c’est insupportable.

– Aaron tombe comme par hasard sur sa psy dans un bar… C’est totalement abusé, surtout qu’en plus, on vient de lui poser un lapin. Je veux bien que la série veuille mettre ces deux persos ensemble, ça me convient même très bien, mais faut pas nous prendre pour des idiots comme ça quand même ! Et la psy qui raconte sa vie juste après avoir dit que vraiment, elle venait de se souvenir de ses cours d’éthique ? Et Aaron qui la ramène en voiture ? Non mais sérieux, ils cherchent la merde.

– Bailey est toujours là quand il se passe quelque chose dans cette ville, c’est insupportable. Vivement une intrigue où on apprend qu’elle est une grande criminelle à l’origine de la plupart des méfaits que Nolan doit travailler.

– En une nuit, Bailey et Nolan investissent sur une tonne de jouets avec de simples salaires de flic et pompier ? Le tout pour rien, en plus, parce que je ne vois pas comment ils pourraient garder cette petite. Avoir Nolan qui force pour que Bailey accepte de la garder en plus, quel enfer ! Si elle ne veut pas, c’est pour une bonne raison, j’ai eu de la peine pour elle quand elle a pensé l’avoir perdue. Anna n’est pas traumatisée par la fusillade et on termine par Bailey qui décide d’adopter Anna… au moment où son oncle arrive. Bien sûr.

– John qui dit à Lucy qu’il est là pour elle juste après l’avoir rembarrée quand elle lui demande son aide ? Mais enfin !

– Tout ça pour ça les auditions à propos d’Oscar ? C’est décevant si ça ne va pas plus loin.

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The Rookie – S06E04 – Training Day – 14/20

La saison se poursuit avec un épisode tout classique dans sa construction. Du côté des points positifs, la série se reconcentre comme il le faut sur des évolutions de personnage plutôt que sur des intrigues à la semaine – les intrigues à la semaine servant ces évolutions. Toutefois, j’ai eu du mal à accrocher à tout le côté policier et aux enquêtes. Et c’est quand même con pour une série policière, quoi.

Spoilers

Un tueur en série refait surface.

Points forts

– C’est certes un peu trop simpliste et expéditif comme manière de faire, mais je suis content que la série se concentre sur le choc post-traumatique d’Aaron. Je trouve qu’il faudrait la même chose avec Celina, d’ailleurs. Bref, Aaron est toujours sous le charme de sa psy et on nous le confirme avec quelques battements de cœur un peu grillés (et prévisibles, d’ailleurs).

– Tim est chargé de tester Aaron pour voir s’il est vraiment prêt à revenir en poste, alors qu’il y a eu une psy pour le confirmer. Au moins, ça me donne rapidement un point du tout nouveau Bingo Séries. Je n’ai même pas eu besoin de chercher à ce stade.

– Je n’aimais pas trop l’intrigue du « Pentagram Killer » à la base de l’épisode (voir ci-dessous), mais j’ai beaucoup aimé le rebondissement du suspect déjà mort depuis sept ans. Déjà, parce que ça aussi, c’est une manière improbable de marquer un point du Bingo Séries que je venais juste d’écrire. Ensuite, parce que ça faisait un bon rebondissement.

– J’ai adoré voir Lucy avoir un peu d’action dans cet épisode – mais son intrigue commençait vraiment mal. Heureusement que l’intrigue s’en tire mieux ensuite. Je me demande quand même s’il y aura des conséquences sur la tentative de meurtre qu’elle a été obligée de commettre. J’aurais trouvé plus logique de le voir mourir d’ailleurs, mais bon, la fin d’épisode est excellente.

– J’aime beaucoup les cheveux de Nyla dans cet épisode. Je ne sais pas où en parler ailleurs que dans les points forts.

Points faibles 

– « The Pentagram Killer », c’est un peu ridicule comme nom, surtout qu’on ne nous explique rien de plus sur le coup – sa procédure, ce qu’il a vraiment fait, etc.

– John est vraiment un mauvais tuteur dans cet épisode : il dit littéralement à Celina de prévenir Grey qu’ils ont affaire au Pentagram Killer, avant de lui dire qu’elle n’aurait pas dû en parler à la radio ? Peut-être qu’il vaudrait mieux être plus clair dès le départ. Ou peut-être qu’il aurait dû rester en arrêt un peu plus longtemps. Il n’a pas vraiment eu un voyage de noces reposant… mais plus personne n’en parle de toute manière.

– Je ne suis pas fan de l’intrigue proposée pour Lucy. C’est bien qu’elle rate son examen parce qu’il faut bien que ça arrive aux personnages de temps à autre de rater quelque chose, mais je trouve ça un peu trop gros comme manière de la rétrograder ensuite. Elle dit que tout va bien pendant tout l’épisode, mais Angela et Nyla ne sont vraiment pas cool avec elle. Elles restent potes avec elle normalement… Sauf que les scénaristes s’acharnent vraiment sur Lucy, au point de lui faire surveiller du vomi de chien pendant une bonne partie de l’épisode, quand même.

– Aaron a ce qui ressemble fort à sa dernière séance de psy… mais y retourne dès le lendemain ? Bizarre comme construction d’épisode.

– Encore un collègue de Bailey qui se fait tirer dessus dans cet épisode. La série est vraiment dans l’abus. Qui voudrait encore bosser avec elle avec un tel ratio de collègues morts ou blessés par balle ? Et Celina et Nolan qui viennent juste de partir qui ne font pas demi-tour…

– La veuve du Pentagram Killer… Je n’ai pas accroché du tout à ce que proposait la série avec elle. C’était insupportable. En vrai, c’est plutôt bien écrit, mais je n’ai pas trouvé l’actrice géniale dans sa manière de jouer ce rôle complexe. C’est dommage !

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