Est-ce que la série Heated Rivalry est fidèle au roman ?

Salut les sériephiles,

La diffusion française de la série Heated Rivalry commence aujourd’hui grâce à HBO Max. Si comme moi, vous tombez dedans dès le premier épisode, la question va se poser bien vite : est-ce que cette adaptation respecte le roman Heated Rivalry ? Après lecture du livre, la réponse est étonnamment simple : oui, la série est fidèle. Très fidèle. Parfois même presque trop. M’enfin, ça ne fait pas un article très intéressant si je m’arrête ici.

J’ai lu le roman un mois après avoir terminé la saison 1 de la série. Je ne vais pas spoiler évidemment, mais mon ressenti, c’est que dès les premières pages du roman, une impression claire s’impose : c’est exactement ce que j’attendais et j’avais même l’impression de revoir la série. Bon, OK, le début réserve tout de même une légère surprise, avec un contexte hockey un peu plus développé. Les cinq premières pages prennent le temps d’installer cet univers, contrairement à la série je trouve (c’était d’ailleurs quelque chose que je reprochais à la série). Ensuite, le roman déroule une histoire que la série a repris presque intégralement et point par point : les scènes, les situations, les dialogues… on est souvent à la réplique près.

Heated Rivalry (S01)

#911onFox est de retour (2×01-02) et elle n’a rien perdu de son rythme, sa folie, mon addiction.

Forcément, l’accroche est immédiate si vous avez aimé la série. La lecture (toujours en anglais pour ma part, comme je le disais en faisant le point sur Game Changer il y a deux jours) se fait sans effort, non pas parce qu’il y aurait des révélations permanentes, mais parce que le récit fonctionne très bien. Il n’y a pas tant de suspense, c’est juste qu’on a envie de les voir finir ensemble et obtenir le happy end promis.

Le principal apport du livre par rapport à la série tient aux pensées des personnages. Être dans la tête de Shane et d’Ilya permet de mieux comprendre leurs hésitations, leurs contradictions, leurs peurs. Cela dit, la série s’en sort remarquablement bien sans voix off : les deux acteurs sont excellents, et chez Shane Hollander en particulier, les émotions et les conflits intérieurs se lisent directement sur le visage. Pour Ilya Rozanov, c’est encore plus simple : il dit tout ce qu’il pense, sans aucun filtre.

Le roman est long, mais il se lit facilement. Il partage toutefois avec la série le même petit défaut : le temps passe extrêmement vite. Les années s’enchaînent sans que leur poids soit toujours perceptible. On pourrait s’attendre à ce que le livre développe davantage cet aspect, mais en réalité, la série a déjà exploité quasiment tout ce que le roman proposait, parfois même mieux grâce à des montages montrant le temps qui passe.

L’étiquette enemies-to-lovers continue pour ma part de poser question. L’attirance sexuelle entre Shane et Ilya est immédiate, trop immédiate pour qu’on ressente véritablement l’antagonisme (mais eux aussi, justement). Le livre permet d’en comprendre un peu mieux les mécanismes grâce aux pensées internes, mais on n’a jamais vraiment le temps de les voir comme de vrais ennemis. Ils sont certes rivaux sur la glace, mais la glace n’est jamais trop développée dans le roman. Ce sentiment se voit finalement davantage dans les tomes suivants de la saga, à travers le regard des autres personnages, que dans ce roman précis. Parce que oui, je lis le reste de la saga aussi. Foutu pour foutu…

Faut-il lire Game Changer de Rachel Reid ?

Salut les sériephiles, Je sais que le début du mois de janvier où j’arrivais à tenir le rythme d’un article par jour ou presque est déjà loin, mais que voulez-vous, j’ai encore décidé de me laisser déborder par le travail. Enfin, c’est surtout que quand il empiète sur quelque chose, c’est sur le blog et…

À la lecture de la saga, une évidence s’impose très vite : Ilya Rozanov est le moteur du récit. Drôle par sa franchise désarmante, excessif, charismatique, parfois agaçant, toujours cinglant, je l’aime de plus en plus (et pourtant, j’aime déjà Shane). Plus les scènes s’enchaînent, plus le personnage gagne en épaisseur, et plus il devient clair pourquoi la série est devenue aussi culte. Le couple qu’il forme avec Shane dépasse largement le cadre de ce seul tome et s’impose peu à peu comme le véritable fil rouge de toute la saga — parfois ça me paraît même plus marquant que le couple mis en avant dans le tome 1 (pourtant je préfère la relation Kip/Scott de très loin, aussi fade paraisse-t-elle dans sa simplicité).

La comparaison avec Game Changer est inévitable, et elle est sans appel. Heated Rivalry fonctionne bien mieux pour sa tension sexuelle entre les deux rivaux, qui justifie sûrement bien plus tout le sexe trop omniprésent (ça me lasse bien vite). Là où le premier tome présentait un couple plat et prévisible, celui-ci installe davantage de tension, un vrai suspense émotionnel dans la relation, et ce petit piment qui manquait auparavant. On comprend immédiatement pourquoi c’est ce livre-là qui a été choisi pour une adaptation en série, et pas les autres.

À la lecture du roman, tout s’éclaire : le succès actuel n’a rien d’un hasard. Heated Rivalry avait déjà tout pour devenir un phénomène, et la diffusion française ne va faire que donner un nouveau coup de projecteur à une histoire qui fonctionne aussi parfaitement sur le papier.

Pourquoi Heated Rivalry a tant de succès ?

Salut les sériephiles, Il faut battre le fer tant qu’il est chaud, je suppose, alors parlons peu, parlons Heated Rivalry, la série qui se transforme depuis quelques semaines en phénomène et dont tout le monde parle. Bon, d’accord, j’exagère : mes réseaux sociaux sont submergés par la série, mais c’est mon algorithme qui doit jouer, surtout…

Alors, est-ce que lire le livre après la série a un intérêt ? Oui. Pas pour découvrir une autre histoire, mais pour approfondir : les pensées, les silences, les hésitations, certaines nuances de caractère. Et pour ceux qui n’ont pas encore commencé la série, lire le roman avant peut aussi être une excellente option, d’autant que la diffusion française se fait à raison d’un épisode par semaine. Une façon idéale d’alterner chapitres et épisodes, sans frustration (autre que la frustration sexuelle, peut-être, mais ça, ce sont vos affaires, maintenant, vous savez dans quoi vous vous embarquez je crois).

Allez, bon visionnage, bonne lecture et bon week-end !

Faut-il lire Game Changer de Rachel Reid ?

Salut les sériephiles,

Je sais que le début du mois de janvier où j’arrivais à tenir le rythme d’un article par jour ou presque est déjà loin, mais que voulez-vous, j’ai encore décidé de me laisser déborder par le travail. Enfin, c’est surtout que quand il empiète sur quelque chose, c’est sur le blog et les séries plus que sur le reste de ma vie, parce que j’ai eu le temps d’aller une dizaine de fois au cinéma quand même… et de lire trois romans. Rien que ça !

Je reviens toujours à l’écriture à un moment ou un autre, cela dit, et j’ai plein d’idées d’articles qui me trottent dans la tête. Comme j’ai justement 25 minutes devant moi, j’ai envie de commencer par un petit bilan de lecture, parce qu’il me semble que j’avais dit que je le ferai. Bref, comme le titre l’indiquait, je suis là pour vous parler de Game Changer de Rachel Reid.

Oui, je me suis mis à lire la saga à l’origine d’Heated Rivalry. Je l’avais dit que la série me restait en tête et que, si elle ne m’avait pas convaincu du tout au premier abord, j’allais inévitablement y revenir d’une manière ou d’une autre. Rien de mieux que la lecture pour découvrir cette histoire comme elle a été écrite à l’origine. Oui, mais voilà, la série s’attarde sur le tome 2. Et avant ça, il y a le tome 1.

Ainsi donc,Game Changer, c’est le premier tome d’une saga de six (bientôt sept) romans, alors quand je me suis lancé, je savais que je m’embarquais dans une grande galère. Six romans, tous de la romance gay, tous dans l’univers du hockey auquel je ne connais rien. Bon, cette partie, évacuons-là tout de suite : le hockey a certes son importance dans les intrigues, mais ce n’est vraiment pas le cœur du livre et ne rien y connaître ne pose pas tant problème ; on nous explique ce qu’il y a à savoir et pour le reste, ma foi, on comprend quand il y a pénalité sans connaître les règles parce que le personnage est vexé d’aller sur le banc, par exemple.

Du côté de l’écriture, les chapitres sont assez longs pour que ça prenne plus de dix-quinze minutes pour les lire (je lis en anglais), donc j’ai fini par calculer que ça me prenait entre quatre et cinq heures pour lire les tomes de cette saga. Finalement, ce n’est pas tant que ça, pas vrai ? Game Changer raconte l’histoire d’amour entre Kip, un serveur de smoothie (en attendant de trouver meilleur job), et Scott Hunter, une superstar canadienne de hockey. Et grosso modo, les trois quarts du roman tiennent dans l’épisode 3 de Heated Rivalry.

Comme c’est l’épisode que j’ai préféré, j’étais plutôt content de découvrir ce roman. L’idée est assez simple et basique, avec une romance comme on en voit dans tous les livres du genre : les personnages se rencontrent, tombent amoureux, rencontrent quelques problèmes qui les éloignent un temps et paf, ils se remettent finalement ensemble pour un happy end. D’ailleurs, c’est bien simple, c’est publié chez Carina Press qui garantit le happy end ! Si on ajoute à ça le fait que je connaissais déjà l’histoire, il ne restait vraiment pas tant de suspense que ça.

Oui, mais voilà : Scott et Kip sont vraiment des personnages que j’apprécie. Et puis, j’ai eu la surprise de découvrir que François Arnaud n’avait rien à voir avec la description physique de Scott dans le livre – il est blond, mince, qu’est-ce qui s’est passé dans le casting ?

On est sur une romance toute douce, où chacun apprend à se connaître et où tout se passe bien et, finalement, ben ça fait du bien de lire ça parfois. J’ai beaucoup écrit sur l’importance de la représentation et sur le fait que ça faisait du bien de voir ça dans une série (particulièrement quand on les revoit dans l’épisode 5) : je vais répéter ici les mêmes idées si je m’étale plus ! Le fait d’avoir les pensées des personnages était sympathique. Bien sûr, la série saute inévitablement plein de choses, alors j’ai bien aimé avoir quelques infos de plus et voir comment tout s’enchaînait.

Le truc que je n’ai vraiment pas aimé et pour lequel il faut vraiment s’accrocher dans cette saga ? Les scènes de cul. Je ne peux pas dire que ce soit une surprise car je savais très bien à quoi m’attendre, mais j’ai vraiment eu le sentiment que la moitié du bouquin consistait à voir les personnages coucher ensemble dans toutes les positions. Au départ, ça se comprend, il y a même, toujours dans cette idée de la représentation, un intérêt à avoir certains détails de l’intimité du couple et de voir comment ça se passe quand tout est safe et fait avec le consentement (et l’excitation) des deux partenaires.

À part le sexe, j’ai vraiment eu l’impression de lire ce que j’avais déjà vu mis en image. Et c’était très bien comme ça.

Par contre, il y a un moment du livre où, vraiment, ça m’a fait trop. Genre, avançons dans l’histoire un peu, non ? Malgré tout, je crois qu’on peut dire que j’ai bien aimé ma lecture. Elle est complètement portée par ces deux personnages que j’aime beaucoup et ça m’a permis de me rendre compte à quel point la série était fidèle au matériel d’origine. Et ça m’a surpris un peu, parce que j’ai l’habitude d’adaptations prenant bien plus de libertés.

Bref, pour répondre à la question du titre si vous avez aimé Scott & Kip dans Heated Rivalry, vous pouvez y aller les yeux fermés (enfin… façon de parler) : vous aimerez aussi Game Changer. Les pages se tournent un peu toute seule, vous verrez. Si vous ne les avez pas aimé ? Eh, passez votre chemin, je crois. Et faut-il forcément lire le tome 1 avant de lire le tome 2 ? Absolument pas. Chaque tome est indépendant et peut se lire sans jeter un œil au reste. Après, si vous êtes complètement amoureux (bon, ou amoureuses, je sais) d’Ilya, il y a (aha) des miettes à se mettre sous la dent dans ce tome. Et oui, ce tome est un game changer pour les gens qui ne lisent pas tellement de romance, gay ou non, précisément parce que la représentation y est si réussie. Et ça fait plaisir.

Les Bracelets rouges – S03E08

Épisode 8 – 20/20
Fin de saison réussie pour les Bracelets, même si l’épisode paraissait presque trop simple et trop routinier pour être une fin de saison pendant une bonne partie du temps. Le problème aussi, c’est qu’il y a tellement de personnages et d’intrigues que ça devient compliqué de tous les gérer. Pourtant les conclusions trouvées sont habiles et mènent à ce qui peut servir de bonne fin de saison autant que bonne fin de série… En tout cas, il est évident qu’une page se tourne, même en cas de saison 4.

> Saison 3


Spoilers

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Tu crois vraiment que j’aurais raté le premier soir du reste de ta vie ?

Bon, il fallait bien que ça arrive, nous voilà donc au dernier épisode de cette saison, malgré le ralentissement de la diffusion permis par le confinement. C’est triste comme tout, surtout que ça reprend par Mehdi ayant évidemment arrivant aux urgences sur un brancard. Bien évidemment, le docteur Catalan est appelé pour s’occuper de lui, mais ça craint bien, car il n’a pas de petites blessures… pour changer.

Pendant ce temps, Clément fait ses bagages et se prépare à quitter enfin l’hôpital, au bout de cinq ans. Après, il garde quand même les photos au mur, surtout celles de Sarah, pour son dernier petit déjeuner, histoire que ce soit bien déprimant pour nous.

De son côté, Roxane se rend chez Thomas pour mieux que la vérité lui explose une fois de plus à la face : il a une nouvelle copine. Elle n’ose même pas frapper à sa porte pour lui dire qu’elle a fugué, mais elle ne répond pas non plus aux appels de sa mère. Elle préfère se rendre au garage de Mehdi dans l’espoir de l’y trouver… Si elle savait. Bien évidemment, le garage est resté ouvert après sa fuite, en plus, donc elle peut dormir.

Chez lui, Thomas a droit à un petit déjeuner de roi… mais non, son père n’est pas tombé sur la tête. Ce n’est pas pour son fils qu’il fait tout ça, c’est pour le retour d’Aurore. Ouep alors pour le coup, j’ai des sentiments partagés. Je suis très heureux de retrouver le personnage de Camille Lou parce que je l’adore, mais je suis dépité de voir Aurore s’enfermer dans sa relation avec ce type. Au moins, ça aide Thomas à obtenir ce qu’il veut : son père ne voulait pas lui prêter la voiture pour aller chercher Clément, mais quand c’est Aurore qui demande, ça change tout.

Malheureusement, quand il arrive à l’hôpital, Thomas trouve un lit vide – enfin, il ne reste que le sac de Clément. Celui-ci est sorti prendre l’air et déprimer un coup à se souvenir des bons moments passés à l’extérieur de l’hôpital avec les Bracelets. À croire que ses cinq ans d’hospitalisation ont commencé avec l’arrivée de Thomas ! Ce dernier retrouve sans mal son meilleur ami pour partager avec lui la liste des choses à faire en sortant de l’hôpital, notamment sortir les poubelles.

Malheureusement bis, ils découvrent vite ce qui est arrivé à Mehdi. Ca fout un froid. Roxane est elle aussi aussitôt prévenue. Les trois anciens bracelets rouges débarquent donc tous à l’hôpital pour se présenter comme la famille de Mehdi… forcément. De toute manière, il est à passer une IRM, alors pas de news pour eux.

Ailleurs dans l’hôpital, Nour obtient de bonnes nouvelles : elle pourra bientôt envisager la reconstruction mammaire. Deux mois et demi suffiront à ce qu’elle puisse espérer récupérer la vie qu’elle veut. Elle se précipite auprès de Clément pour lui annoncer la bonne nouvelle, ce qui lui permet de rencontrer Roxane et Thomas. La scène était plutôt marrante à voir.

Dans le même genre, le retour de Louise est bien drôle aussi : elle revient pour un check-up médical qu’elle a avancé pour pouvoir voir Clément avant sa sortie. C’est un peu inquiétant puisqu’elle a eu une grippe et qu’elle tousse encore (coronaaaa – mais merci pour le Bingo Séries), mais au moins Louise motive les Bracelets à parler à Lucien pour qu’il puisse leur faire accéder à Mehdi.

Contre toute crédibilité, cela fonctionne : les quatre peuvent donc parler à Mehdi, l’occasion pour Clément de voir qu’il n’a plus son bracelet et pour Mehdi de dire que ce sont les urgenciers qui le lui ont retiré. Hum, hum, sympa le mensonge. Les bracelets découvrent donc la nouvelle réalité compliquée de Mehdi, et surtout sa dépression qui couve. Ce n’est pas le seul : Clément est attaqué par la nostalgie quand il voit une infirmière en train de défaire son lit. Il se rappelle son arrivée à l’hôpital, « juste pour un mois » cinq ans plus tôt, avec ses deux parents encore ensemble. Ses deux parents, justement, sont ceux qui arrivent pile à ce moment de nostalgie.

C’était vraiment nécessaire comme scène. On sent bien que les parents sont pressés de quitter la chambre, mais ce n’est pas le cas de Clément. Il est pressé, oui, mais il est triste aussi… surtout quand ses infirmiers préférés sont absents. Le docteur Riffier non plus n’étant pas là, il est évident qu’un pot de départ se prépare pour lui. Cinq ans, ce n’est pas rien non plus pour le personnel médical : le service lui fait même cadeau de baskets. Eh, les remerciements de Clément sont touchants, surtout en cette période où on a tous envie de remercier le personnel médical. La scène résonne un peu différemment de ce qui était prévu, j’imagine, mais ça ne fait que lui donner un peu plus de force.

Après tout ça, Clément demande à passer encore un peu de temps avec ses amis, hors de l’hôpital. Il s’inquiète aussi pour ses parents et l’avenir, mais eh, tout ce qu’ils veulent, c’est vivre pleinement – quitte à faire un roadtrip vers Saint Sebastien ensemble (étonnante réconciliation et happy end là). C’est un tout petit peu le crédo de l’épisode.

En effet, Louise annonce quant à elle à son médecin qu’elle veut partir à présent en Amazonie… et cette fois, ça ne passe pas pour le médecin qui préfère lui briser tout de suite son rêve : elle est encore trop fragile pour s’exposer à de tels voyages, surtout dans un pays humide. C’est violent, surtout qu’elle avait prévu de repartir déjà sur son bateau, une semaine plus tard.

Sa mère la voit tellement désespérée qu’elle décide de lui rendre son sourire en lui disant qu’elle est prête à la laisser repartir, malgré les risques. Il faut vivre à fond paraît-il. Vous voyez, crédo de l’épisode. Dans cet épisode, on retrouve aussi Jessica – après un certain temps quand même. Tout va bien pour elle et elle peut même retrouver Nour pour lui annoncer que son frère lui organise un voyage à Bali. Tranquille, quoi.

Pendant ce temps, Mehdi est toujours dans l’hôpital où on lui rend ses affaires et où il sait bien qu’il va avoir des ennuis avec la police. Il a aussi peur des ennuis qu’il peut avoir côté santé, mais heureusement, il n’y a rien de grave. C’est le docteur Catalan qui lui annonce ça, avant de lui balancer qu’il a décidé d’être son tuteur légal. Ah, c’est bien pratique de vivre dans une série, on trouve des solutions bien facilement. Son nouveau tuteur lui annonce ainsi qu’il n’aura pas besoin d’aller en foyer : il peut même rester vivre au garage s’il le souhaite. Merveilleux. Mehdi peut même quitter l’hôpital bien rapidement, en apprenant que Clément vient lui-même de partir, avec tous les autres bracelets.

Avant ça, Roxane s’éclipse d’une partie de l’épisode pour laisser une lettre à sa mère et sa sœur. Elle s’excuse de son comportement et leur dit qu’elle va bien, mais aussi qu’elle ne veut plus vivre avec elles. Joli cri d’indépendance, mais ce n’est pas toujours si simple la vie. Au moins, sa mère est heureuse d’avoir des nouvelles.

Autrement – et trop loin de toutes les autres intrigues de l’épisode, Nathalie retrouve bien Côme et lui passe un sermon. C’est bien beau de lui offrir plus d’autonomie, ça ne l’empêche pas de s’inquiéter cette pauvre Nathalie. Elle prend cher avec Côme, et lui prend cher avec l’hôpital, puisque Mehdi ne répond pas à… ses textos. Hop, toute l’inquiétude de Nathalie s’envole quand elle le voit capable d’écrire un texto. J’ai tellement ri de la réaction du caissier.

Par contre, pauvre Côme, s’il continue à faire des progrès si vite, il va pouvoir retourner plus vite à l’école. Oups. Pour ne rien arranger à la crise d’adolescence qui couve, on découvre que son beau-père est sur le point d’emménager avec lui et Nathalie. Aïe. Romain étant ce qu’il est, il galère à faire l’annonce, mais Côme avait déjà tout deviné et est évidemment heureux de la nouvelle.

Franchement, tout ça sent bon la fin de série : il n’y a que des happy ends qui couvent. Ainsi, Côme finit par lâcher sa mère et son beau-père pour rejoindre Clément et les autres, qui passent le chercher. Cela commence à faire beaucoup de monde dans la même voiture. Certes, on n’avait que des happy ends, mais tant de personnages dans une voiture, ça fait toujours peur.

Leur but est de remplir peu à peu toute la liste de Clément et des choses qu’il veut faire en sortant de l’hôpital : avoir de nouvelles baskets (merci l’équipe médicale), manger un burger et… surprise. Thomas les emmène donc dans un camping où ils retrouvent Mehdi s’excusant pour ce qu’il leur a fait subir.

La vraie surprise de Thomas ? La dune du Pilla, évidemment. C’est déjà compliqué sans béquille et plâtre (Mehdi), je n’imagine pas ce que ça peut donner ça. Le plan des scénaristes est bien calculé en tout : ça fait de merveilleuses images. Vivement la fin du confinement les amis ! Tous les Bracelets – y compris Nour – escaladent la dune et nous offrent un joli au revoir.

Malgré tout, la vie reprend après cette journée parfaite : Clément intègre donc le même lycée que Thomas. C’est gros, tout de même : après cinq ans déscolarisé, ça doit être compliqué. Il est très clair que Mehdi poursuit ses études pour être kiné, alors Nour et Louise passent du bon temps entre amies ou que Roxane réussit à exposer ses photos de son séjour à l’hôpital, faisant bonne impression auprès du public… et de sa mère. Bim.

On a de jolis sourires pour tout conclure cette année, y compris, possiblement, la série. C’est une jolie surprise, mais les derniers mots sont ceux qui résument tout, évidemment : « Ce qui est horriblement triste, c’est de ne pas vivre sa vie avec intensité. »

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EN BREF – Cette saison a eu du mal à ne pas s’éparpiller dans tous les sens, mais j’ai du mal à lui en tenir rigueur, parce que les scénaristes ont fait d’habiles pirouettes pour réussir à tout concilier dans un épisode final très puissant, qui n’hésite pas à conclure la série et les intrigues de la majorité des personnages que l’on suit depuis trois ans…

Maintenant, vu le succès d’audience que représente la série, je doute qu’on s’arrêtera là. Il a été décidé au dernier moment que Nour ne ferait pas de rechute et que Jessica survivrait, alors que ce n’était pas ce qui était prévu… J’imagine bien une saison 4 reprendre quelques années plus tard avec l’arrivée de Mehdi en tant que kiné dans l’hôpital, tout en suivant un autre groupe de personnages. J’aime bien les séries qui reprennent sur de nouveaux personnages de toute manière. Il y a plein de maladies possibles, tout comme il y a plein de retours de personnages possibles (j’imagine parfaitement Clément ou Nathalie continuer de revenir à l’hôpital en tant que bénévoles d’une association par exemple).

Je suis un peu frustré de ne pas avoir eu le fin mot de l’histoire Olivia/Iris, autrement… mais bon, la série se conclue de très belle manière ce soir, avec une vraie fin à l’ensemble des très nombreuses intrigues. Qu’importe ce que décide TF1 pour la suite, ce fut une très belle aventure !

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> Saison 3

Les Bracelets rouges – S03E07

Épisode 7 – 18/20
J’ai eu quelques déceptions au cours de l’épisode, mais c’est principalement parce que je n’ai pas envie que ça se passe mal pour les personnages et que bon, la série n’a pas assez de personnages pour se permettre que tout aille bien dans le meilleur des mondes. L’épisode prépare quelque peu la fin de saison et je suis curieux de voir ce que ça donnera, parce que la conclusion là, ça donne très envie d’être lundi prochain déjà.

> Saison 3


Spoilers

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Tiens, tiens, tiens ton bracelet de merde-là !

Que c’est joyeux : après une heure de discours anxiogène sur la prolongation du confinement et son après, nous voilà propulsés en plein enterrement. C’était inévitable, mais avec le cliché de la pluie qui tombe sur nos Bracelets rouges, c’était vraiment gros, surtout qu’on enchaîne aussitôt avec des plans ensoleillés comme toujours dans cette série.

Bon, j’abuse un peu, on enchaîne sur un joli montage sur l’ensemble de la série, mêlant passé et présent des jeunes de la série et des bracelets. Il s’agit d’un rap original créé pour la série, ce qui fonctionne plutôt bien et permet même de redonner le sourire après cette première scène bien difficile.

L’enterrement de son grand-père passé, Mehdi doit toujours faire face à des courriers administratifs et pas mal de tâches ingrates. Les scénaristes sont déjà bien sympathiques de lui avoir épargné les démarches pour l’enterrement : il n’y a rien de plus horrible que de comprendre qu’en plus du décès et du deuil, il faut gérer l’administration française.

En tout cas, plusieurs jours sont passés depuis l’épisode précédent et Mehdi retourne déjà à l’hôpital pour s’en prendre au médecin de son grand-père qui n’y est pas vraiment pour quelque chose. Il faut bien que la colère sorte, mais le problème, c’est qu’il va loin et dit des choses qu’il regrettera, notamment à ses supérieurs hiérarchiques, ou même à Clément.

Sans surprise, les bracelets essaient alors de lui remonter le moral comme ils peuvent. On retrouve Roxane dans cet épisode en train de développer ses photos… dans la salle de bain. Du coup, elle s’en cache auprès de sa mère, alors qu’il n’y a rien d’honteux, mais bon. Avec Clément et Thomas, elle décide de rendre visite à Mehdi. Bon, Clément ne peut pas, puisqu’il est à l’hôpital pour l’instant, donc c’est Roxane et Thomas qui montent au front pour se prendre en pleine face toute la colère de Mehdi qui continue de gérer le garage comme il peut, c’est-à-dire pas si bien. Il enchaîne les phrases et gestes qu’il regrettera, étant presque à les insulter et surtout leur balançant son bracelet à la figure.

En réponse, Roxane lui laisse la photo de lui et son grand-père, ce qui provoque chez Mehdi… l’envie de boire de la vodka, au beau milieu du garage. Oh non, laissez du répit à Mehdi ! Laissez-en aussi à Roxane : la pauvre finit par arriver en retard à son travail, parce qu’elle l’avait oublié, après avoir appris que Thomas avait une nouvelle copine. Et forcément, elle ne supporte pas du tout l’attitude de sa mère, qui essaie de la responsabiliser en l’engueulant. Il n’en faut pas plus pour qu’elle se barre sans faire son service, et c’est la plus mauvaise idée possible.

Elle rentre chez elle pour mieux tomber sur sa jumelle, toujours aussi énervante. Cette fois, elle a raison, évidemment, mais c’est violent : après sa mère lui rappelant qu’elle a bossé quand elle était à l’hôpital, voilà la sœur qui lui raconte les crises de larmes de sa mère et le bien-être que c’était de vivre sans sa jumelle chez elle. À peine dans l’excès la jumelle ! Bon, elle a bien le droit de dire ce qu’elle pense, mais c’est une vérité douloureuse pour Roxane dont on sait que la stabilité n’est pas encore au top.

Tellement pas au top d’ailleurs que Roxane décide de retourner à l’hôpital pour demander à y être de nouveau admise. Ce n’est pas comme cela que ça se passe par contre, et le médecin lui fait bien comprendre. La scène est très réussie pour faire comprendre à Roxane que si elle n’est pas encore tout à fait en phase avec son environnement familial, elle ne l’est plus non plus avec l’hôpital.

De son côté, Clément apprend une bonne nouvelle : il a battu la maladie, pour de bon. Il n’a plus besoin de rester hospitalisé… Mais si cette rémission est une excellente nouvelle, il a beaucoup de mal à l’accepter et y croire. Tu m’étonnes.

Nour, elle, continue ses recherches pour une prothèse de sein et occupe ses journées à l’hôpital entre Jessica et Clément. Celui-ci est demandeur de plus que ce qu’elle semble prête à lui donner, mais il faut bien comprendre que le choc psychologique dans lequel elle est n’est pas évident du tout. Clément est bien placé pour le savoir cependant, alors il lui sert de réconfort, en écoutant avec elle sa musique et en trouvant les mots pour la rassurer sur ses cicatrices physiques.

Pas étonnant de les voir ensuite s’embrasser, puis carrément coucher ensemble. Yay. Ils ont une jolie fin d’épisode ensemble.

Pendant ce temps, Jessica, toujours confinée, se prépare à recevoir sa greffe de moelle. C’est un acte médical lourd de sens pour elle, mais ça paraît presque trop facile tellement ça se fait sans difficulté. Elle reçoit ensuite la visite de son frère, content d’avoir pu lui venir en aide. Cela dit, qu’est-ce qu’on dit exactement à quelqu’un à qui vient de donner une nouvelle chance de vivre, surtout si c’est quelqu’un de sa famille ? La série aborde timidement le sujet, mais ce lien frère/sœur est très beau et j’ai bien aimé son développement.

Dans le même genre, son amitié avec Nour est vraiment cool aussi, mais je n’ai pas compris pourquoi Jessica lui demandait de retirer son masque. Oh ! Déjà, un masque c’est précieux, on l’a appris douloureusement ces derniers temps, mais en plus, la santé, c’est un truc avec lequel il ne faut pas rigoler quoi. En tout cas, ce qui est incroyable dans la scène entre les deux filles, c’est que c’est finalement Nour qui remonte le moral d’une Jessica dépressive.

Voilà des rôles qui s’inversent bien vite, mais qui permettaient aussi l’évolution de Jessica dont on voyait enfin les doutes. La pauvre. Elle n’est qu’au début de ses problèmes, puisqu’une fois seule, elle se met à saigner du nez, rejetant ainsi la greffe, probablement. Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, elle tombe ensuite du lit en essayant d’appeler une infirmière.

En parallèle, son frère décide de quitter l’hôpital sans repasser par la chambre de sa sœur, malheureusement. Sa sœur comprend évidemment qu’il est parti lorsqu’elle se réveille, et c’est bien douloureux pour elle d’apprendre ce départ. Loin de rejeter sa greffe, Jessica est simplement en anémie finalement. C’est plutôt rassurant, car il s’agit d’une complication normale et banale… pas comme ses complications familiales.

Finalement, son frère est loin d’être l’horrible personne qu’il semblait être : oui, il est parti de l’hôpital, mais c’était pour aller chercher son fils (et sa femme ?) afin de faire la surprise de leur présence à Jessica. C’était une très jolie scène émotionnelle, avec le petit humour des embouteillages pour ajouter une touche de sourire au milieu des yeux embués de larmes.

Enfin, on retrouve Côme qui s’intéresse toujours à l’histoire d’Olivia et d’Iris… pour découvrir que la patiente n’est plus à l’hôpital. Il est en vrai décalage dans cet épisode, dépité de l’absence de sa nouvelle amie et en-dehors des intrigues des bracelets : il aimerait bien aider Mehdi, mais il n’a pas l’autonomie de Roxane et Thomas.

Ce décalage, il ne le sent que trop et il finit par s’en confier à sa mère quand celle-ci lui offre un portable. Comme souvent avec cette série, la scène vise juste : difficile de se faire des amis après des mois de coma où l’on a perdu tout le monde et où nos seuls contacts sont des adolescents plus âgés. La crise qu’il traverse est prévisible.

Il essaie de contacter Mehdi, mais ce n’est pas la meilleure des idées : se bourrant à la vodka dans le garage de son grand-père où il travaille sur une voiture, Mehdi ne décroche pas. Et bourré comme il est, il se blesse aussi, avant d’avoir des hallucinations de son grand-père au milieu du garage. La série part dans un bad trip mal venu avec cette intrigue de Mehdi bourré. Honnêtement, j’étais déçu de cette évolution, aussi logique soit-elle.

Dans tout ça, Côme, fort de son nouveau portable, décide de faire une virée en bus pour se rendre en centre-ville, afin de rendre visite à son ami qu’il sait aller mal. J’ai adoré voir Côme débarquer au garage et comprendre que Mehdi était bourré, le privant le plus naturellement du monde de sa bouteille. Quelle enfance il a le pauvre ! Il gère donc la gueule de bois de Mehdi, lui trouve les médicaments mais aussi… un dernier cadeau de son grand-père.

En effet, il trouve une lettre dans les affaires du grand-père, à côté des médicaments et c’est plutôt une bonne nouvelle : il a dépensé 4000€ pour l’inscrire en prépa kiné après le bac. C’est la classe, mais vu le temps que Mehdi passe à bosser ses cours… Enfin bref, il est content et d’autant plus quand il se rend compte que Côme a été capable de lire toute la lettre tout seul ! C’est la classe.

On enchaîne ensuite avec une scène où l’assistante sociale de l’hôpital rend visite à Mehdi. Il le vit super mal quand il comprend qu’il va devoir être envoyé en foyer alors qu’il ne le veut surtout pas. Il s’en prend alors à Côme qu’il suppose complice de ce piège. L’épisode finit bien mal : Mehdi se barre en moto… avec tout ce qu’il a bu et sans casque, il a la bonne idée d’être en excès de vitesse, ce qui attire l’attention de policiers très clichés. Quel dommage pour ce personnage !

Tout aurait pu bien se terminer… mais non, ça sent le mauvais accident de moto pour le final de la saison, sans compter toutes les conséquences judiciaires !

> Saison 3