Charmed (S01) – 2018

Synopsis : 20 ans après la série d’origine sur les sœurs Halliwell, la CW nous propose un reboot racontant l’histoire de trois sœurs qui se découvrent sorcières à la mort de leur mère.

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Pour commencer, vous ne rêvez pas : malgré un tas de séries à rattraper ou voir, j’ai choisi de commencer mon lundi soir avec cette série. Je suis beaucoup trop curieux de découvrir ce que ça va bien pouvoir donner : je suis un grand fan de la version d’origine après tout, il est normal de vouloir voir ce que ça va rendre vingt ans après.

Etant déjà très emballé par le trailer qui renouvelait avec des répliques totalement loufoques l’univers de la série, tout en en conservant bien l’ambiance, j’ai envie de croire que ça va me plaire, tout en restant hyper prudent et précautionneux face au massacre que ça peut rapidement être. Je connais l’histoire d’origine sur le bout des doigts, alors cette réécriture moderne fait face à un tas de problèmes de comparaison. Promis, je vais essayer d’y aller mollo et de la prendre pour une nouveauté comme une autre… mais un peu comme pour Wrecked parodiant LOST, ce sera dur de ne pas faire des références constantes à la saison 1 de 1998.

Voir aussi : Le pilot de Charmed… 20 ans après

On verra vite ce que ça donne. Retrouvez ci-dessous mon avis sans spoiler et, en cliquant sur le titre, accédez à un résumé complet.

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S01E01 – Pilot – 18/20
Si la série ne fonctionne pas du tout au premier degré (je veux dire, même en tant que série pour ado, bof quoi), elle est excellente au second degré : on y trouve beaucoup d’humour si on accepte de le voir comme ça et toute l’ambiance du Charmed d’origine. Pourtant, on est définitivement face à une série de 2018, avec ses maladresses, ses innovations et son ton propre. Bref, c’est marrant et intrigant, et c’est une bonne réécriture qui ne prend pas la tête mais s’éloigne énormément de l’histoire de base pour proposer quelque chose de neuf. Je suis… sous le charme.
S01E02 – Let This Mother Out – 18/20
Un rythme vif, un humour à toute épreuve et une série qui n’hésite pas à s’amuser de sa mythologie en la faisant avancer à toute vitesse, voici les ingrédients de la formule magique qui prend sur moi et font de ce reboot une réussite. En deux épisodes, je me sens déjà très fan de cette ambiance loufoque et du ridicule de la série qui parvient toujours à me surprendre. Une réussite !
S01E03 – Sweet Tooth – 18/20
Un très sympathique épisode d’Halloween, avec toujours son lot de répliques cultes, ses rebondissements marrants et ses personnages bien développés. C’est très différent de l’originale, c’est sûr, mais ça fonctionne très bien comme série, indépendamment du reste. Bref, je me marre bien, la qualité est là, c’est tout bon pour moi.
S01E04 – Exorcise Your Demon – 19/20
La série me plaît de plus en plus, avec son intrigue pleine de rebondissements et ses répliques percutantes à chaque fois. C’est un reboot pleinement réussi, même si je ne vois toujours pas pourquoi ils ont décidé d’en faire un reboot plutôt qu’une série dérivée quelques années après la première. Il est marrant de voir tout ce qui est déformé par rapport au Charmed des années 90, cela dit.
S01E05 – Other Women – 16/20
Bon. Je ne sais pas quoi penser de cet épisode : le moins qu’on puisse dire est qu’il était ambitieux. S’il parvient à transmettre l’émotion voulue, à peu près, il souffre d’effets spéciaux qui ne sont pas à la hauteur et d’une séparation des intrigues qui ne lui est pas bénéfique. En plus, il a la masse de conséquences pour la suite : ça me laisse curieux et inquiet. Bref, je suis partagé, parce qu’il y avait de très bons moments, un peu moins de répliques marquantes et beaucoup de moments gênants où la série n’était pas à la hauteur du divertissement qu’elle veut être. C’est compliqué de faire des critiques, parfois.
S01E06 – Kappa Spirit – 17/20
Même si la série n’explore pas trop la piste que j’aimerais, les intrigues en cours sont assez passionnantes pour donner envie de revenir semaine après semaine. On se marre bien, c’est plein de bons sentiments et ça titille ma curiosité à chaque cliffhanger, ou presque. Je n’arrive pas à mettre de mauvaises notes, alors je surnote. Heureusement que je suis moins influençable avec mes élèves qu’avec les séries, quand même !
S01E07 – Out of Scythe – 17/20
L’intrigue est relancée dans une nouvelle direction, avec un épisode qui aurait tout à fait pu faire office de dernier épisode avant la pause. Pourtant, il en reste encore un et je suis curieux de voir ce que ça donnera, alors que l’intrigue générale commence vraiment à ressembler à quelque chose. Une bonne série, décidément.
S01E08 – Bug a Boo – 17/20
Cet épisode reprend un grand classique des séries du genre à sa sauce, avec des métaphores peu subtiles, mais efficaces. Il développe aussi les différents fils rouges et intrigues secondaires proposés précédemment dans la série. Cette saison est très fluide et se fait avec toujours pas mal d’humour. Pour la première fois, j’ai même fini par trouver ça un poil compliqué, mais c’est parce que je n’étais pas à fond dans l’épisode, je pense.
S01E09 – Jingle Hell – 19/20
Je surnote toujours un peu, mais entre la nostalgie et le fun de découvrir une nouvelle histoire, c’est difficile de se contenir. Cet épisode est un vrai épisode de mi-saison avec un dénouement des intrigues intéressant et tout ce qu’il faut pour convaincre qu’il y a encore beaucoup à raconter. Une vraie réussite, même si c’était un peu lent à mettre en place dans les dix premières minutes aujourd’hui.
S01E10 – Keep Calm and Harry On – 17/20
La série revient avec un épisode comme elle sait les faire : la structure est celle à laquelle nous sommes habitués après dix épisodes. Autrement dit, ça fonctionne très bien, avec des répliques bien pensées et des rebondissements parfois un peu à la mords-moi-le-nœud… mais ils auraient tort de s’en priver, car c’est toujours efficace.
S01E11 – Witch Perfect – 20/20
Eh, franchement, pour un épisode qui n’a rien de particulier en théorie (ni mi-saison, ni fin de saison), je trouve que ces 41 minutes méritent largement un 20/20. Il y avait du fun, du drama, des répliques top et des rebondissements. S’ils continuent comme ça, je vais même préférer cette version à l’originale, c’est un comble ! Vraiment, c’était un excellent épisode et j’ai hâte de voir la suite… dans trois semaines. Vivement mes vacances, quoi, elles coïncident avec la reprise de la série.
S01E12 – You’re Dead To Me – 17/20
Humour, mystère, rebondissement, drama et très bon jeux d’acteurs, voilà, cet épisode avait une fois de plus tout ce dont il avait besoin pour être très bon. L’intrigue de fond de la série me plaît vraiment beaucoup et son ton léger continue d’être sacrément efficace.
S01E13 – Manic Pixie Nightmare – 16/20
Je suis peut-être plus fatigué que d’habitude pour regarder cet épisode, ou peut-être pas. Une chose est sûre, j’ai eu du mal à rentrer dedans, peut-être aussi parce que je ne connaissais que peu le cliché utilisé comme démon pour cet épisode. Heureusement, la série reste excellente dans le développement de ses intrigues malgré tout, parce que sinon, j’aurais eu l’air fin à ne pas aimer un épisode !
S01E14 – Touched by a Demon – 20/20
Quand ce reboot se met à réécrire un de mes épisodes préférés en le rendant encore meilleur, et en enchaînant les excellents gags en plus, je ne peux qu’être fan. Ce n’est pas tout : la série prend le temps de développer son intrigue encore et de proposer tout un tas d’excellents moments, tout en retardant le fil rouge, l’air de rien. C’est tellement bien fichu, difficile de ne pas être accro après ça, surtout que ça va à toute vitesse.
S01E15 – Switches & Stones – 18/20
L’épisode n’était pas avare en révélations et une fois de plus, je l’ai surtout aimé non pour ça mais pour son intrigue de la semaine qui était une réécriture mythologique vraiment bien menée. Comme bien souvent, les scénaristes tordent le cou aux clichés pour proposer des histoires originales avec des mythes bien connus, et c’est ce qui fonctionne si bien dans cette série. Cela offre une deuxième jeunesse à un tas d’histoires, et à Charmed.
S01E16 – Memento Mori – 18/20
On est loin de la série légère et joyeuse habituelle avec cet épisode, mais ce n’est pas plus mal du tout parce que c’est un épisode qui apporte les réponses attendues depuis un moment. Côté écriture, c’est hyper fluide et le fil rouge de la saison est vraiment de plus en plus passionnant.
S01E17 – Surrender – 17/20
Différentes intrigues se mêlent dans cet épisode qui parvient bien à rebondir suite aux axes fermés dans l’épisode précédent. C’était toujours aussi intéressant et j’ai eu l’impression que dans l’écriture, ça ressemblait bien plus à l’originale que d’habitude… et du coup, ça affaiblit presque le niveau par rapport à ce que j’en attendais et qui est très différent de la série des années 90/2000.
S01E18 – The Replacement – 15/20
Si l’histoire était sympathique pour cet épisode, franchement, au niveau de l’intrigue générale, ça semble partir en cacahuète, et je ne parle même pas des boulettes de réalisation, parce que là, ce n’est même plus des faux raccords, c’était juste se moquer de nous… ou d’eux-mêmes. C’est quand même dommage, mais ça sent l’épisode de transition vers l’intrigue finale, un brin bâclé quoi.
S01E19 – Source Material – 18/20
Je suis vexé par cet épisode, rien ne va dans le sens que je voudrais ! Il se passe comme toujours un milliard de choses, avec un rythme effréné qui n’empêche pas l’humour et le développement d’une mythologie riche, propre à ce reboot. Autrement dit, on est toujours sur du très bon, et c’est tant mieux.
S01E20 – Ambush – 18/20
Une fois de plus, il se passe tellement de choses dans l’épisode qu’il est difficile de savoir exactement où ils veulent en venir à l’avance. Tant mieux : c’est très agréable d’être surprise à chaque épisode et de voir la saison s’écrire. Il se passe un milliard de choses à chaque fois, c’est sûr, mais ça fonctionne très bien. En plus, cet épisode révèle enfin des scènes que j’attendais depuis super longtemps et approfondi encore sa mythologie.
S01E21 – Red Rain – 17/20
Tout s’enchaîne drôlement vite et bien dans cet épisode, mais un peu trop vite quand même je trouve. Le plan de la saison s’éclaircit complètement et on sait enfin où ils voulaient en venir depuis une vingtaine d’épisodes. C’est dommage que tout soit précipité, mais en même temps, ça donne un épisode une fois de plus très dense et passionnant à suivre.
S01E22 – The Source Awakens – 18/20
Bien. Il faut s’asseoir confortablement et poser son cerveau pour savourer cet épisode qui est possiblement le plus rapide de la saison. Il s’y passe quelque chose toutes les deux ou trois minutes, c’est un tourbillon d’informations et c’est une fin de saison globalement réussie… mais la précipitation provoque quand même quelques troubles et des décisions romantiques pas super justifiées. Rendez-vous l’an prochain pour voir se rouvrir les portes du manoir !

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Charmed (2018) – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 18/20
Si la série ne fonctionne pas du tout au premier degré (je veux dire, même en tant que série pour ado, bof quoi), elle est excellente au second degré : on y trouve beaucoup d’humour si on accepte de le voir comme ça et toute l’ambiance du Charmed d’origine. Pourtant, on est définitivement face à une série de 2018, avec ses maladresses, ses innovations et son ton propre. Bref, c’est marrant et intrigant, et c’est une bonne réécriture qui ne prend pas la tête mais s’éloigne énormément de l’histoire de base pour proposer quelque chose de neuf. Je suis… sous le charme.

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This is not a witch hunt. It’s a reckoning.

Bien, tout commence à merveille avec une actrice habillée, mais quand même à moitié à poil : on se croirait effectivement devant Charmed. La première scène ? Une des sœurs qui part en soirée avec les bottes de l’autre, une chamaillerie digne d’adolescentes et une mère qui les interrompt rapidement, parce qu’elle s’engueule avec quelqu’un au téléphone. Ce n’est pas bien subtile dans le féminisme de façade tout ça : la mère s’avère être une universitaire dans le droit des femmes, et elle est en guerre contre un type qui a fait face à une accusation de harcèlement sexuel. Bienvenue en 2018.

Après une rapide morale de leur mère demandant aux deux sœurs de toujours chérir leur lien du sang, les deux jeunes femmes se séparent, permettant enfin de connaître le nom de la première : Mel, parce qu’elle envoie un SMS pour demander à quelqu’un de se mettre nu. Quelqu’un ? Sa copine bien sûr, même si c’est pour l’instant révélé avec seulement une image floue.

Son autre sœur, Maggie, celle habillée comme au mois d’août alors qu’il a l’air de faire froid, se fait suivre par Ryan qui dit vouloir l’accompagner. Elle se rend à une fête étudiante tout ce qu’il y a de plus cliché, mais dans le genre cliché décérébré. Les deux sœurs sont toutefois rappelées en urgences chez elle, cependant, parce que leur mère laisse entrer un corbeau avec de très mauvais effets spéciaux par sa fenêtre. Elle s’enferme aussitôt dans le grenier pour faire une incantation en latin qui se termine par la phrase « entendez ça : je suis trois ». Magnifique.

Maggie et Mel rentrent donc chez elles et y trouvent des corbeaux. Elles trouvent aussi qu’il fait drôlement froid, et même plus qu’à l’extérieur en fait : comme nous l’avons tous vu dans le trailer, elles montent alors dans le grenier où elles trouvent une fenêtre explosée à travers laquelle leur mère est clairement passée, puisque son cadavre est deux étages plus bas.

Ne pas avoir de générique, c’est quand même assez triste pour Charmed ; je trouve qu’ils ont raté une opportunité importante, mais bon. La série enchaîne avec une scène se déroulant… trois mois plus tard. On y retrouve la troisième sœur, Macy, qui se balade dans la rue et tombe sur la maison de Maggie et Mel. Elle est traumatisée de la voir et fait aussitôt des recherches confirmant ses craintes : elle vient de retrouver sa mère biologique, qu’elle reconnaît car elle avait une photo, mais celle-ci est morte.

À la fac, Mel prend très mal que sa mère soit remplacée par un homme pour enseigner le droit des femmes, ce qui est d’autant plus révoltant qu’il s’agit de l’homme contre lequel sa mère se battait. Il a clairement l’air d’être un démon, surtout quand il regarde Mel s’en prendre physiquement à un de ces potes. Le ridicule est à son paroxysme, mais c’est justement ce qui est drôle : Mel s’avère obsédée par la mort de sa mère qu’elle refuse de voir comme un accident. Elle en parle à sa copine et à un pote, et on comprend qu’elle est énervée après la vie.

C’est totalement cliché, et quand elle rentre, elle se fait engueuler par Maggie, ce qui me perturbe parce que Maggie est censée être Phoebe et Mel Piper. C’est perturbant, mais bon, il faut bien des changements dans les caractères. Et puis, c’est un changement partiel : Maggie est tout aussi écervelée que Phoebe à l’époque puisqu’elle décide de rejoindre une sororité à la fac. Cela énerve encore plus Mel, mais elles sont interrompues par l’arrivée de Macy qui leur annonce qu’elle pense être leur sœur. Rien que ça. Les plombs sautent au même moment., évidemment, parce qu’un éclair frappe au loin (ou au près ?).

Mel envoie rapidement chier Maggie qu’elle pense être un vautour attiré par un argent qui n’existe même pas. Forcément, on retrouve alors chacune des sœurs de son côté, et chacune va ainsi découvrir son pouvoir. Macy se plaint à son copain de la réaction de ses sœurs dont elle prétend ne pas vouloir être plus proche : pourtant, dès qu’il gratte un peu la surface de ce mensonge, Macy s’énerve et dévoile qu’elle maîtrise la télékinésie. Elle envoie sa bouteille de bière s’éclater contre un mur, justifiant ensuite cette bouteille éclatée par le fait qu’elle est fatiguée et maladroite. C’est tellement ridicule, j’adore !

Maggie ? Contrairement à Phoebe, elle ne peut pas voir l’avenir, mais simplement lire dans les pensées des personnes qu’elle touche. Elle s’en rend compte quand elle rencontre quelques Kappa. Difficile de s’intégrer quand on entend les pensées des gens. Enfin, Mel découvre qu’elle peut figer le temps quand elle parle avec sa copine et que celle-ci trouve les mots pour la calmer. Pourquoi pas. Elle est quand même terrifiée par ce qui lui arrive, et elle se barre rapidement pour mieux se faire enlever.

Oui, elle se fait enlever… et se réveille aux côtés de ses sœurs, ligotées par le nouveau Léo, leur être de lumière qui s’appelle Harry. Celui-ci est tout bonnement insupportable et paraît plus démoniaque qu’autre chose quand il leur explique qu’elles sont des sorcières. Ca valait le coup de les ligoter, tiens. Macy refuse de croire qu’elle a des pouvoirs, parce que c’est une scientifique qui ne croit que ce qu’elle peut prouver. Harry l’ignore, de même qu’il ignore en permanence les trois sœurs qui ont un sale caractère, franchement. D’ailleurs, il est amusant de voir que les pouvoirs ont une explication à travers le caractère des sœurs, ce qui n’avait jamais été explicité dans la série – on savait simplement que c’était lié à leurs émotions.

Maggie comprend alors que leur mère était une sorcière, Mel confirme sa théorie que sa mère n’est pas morte par accident en réparant une fenêtre alors qu’elle avait bu (tu m’étonnes qu’elle préfère la penser tuée par quelqu’un) et Macy a confirmation qu’elle est bien la sœur des deux autres. Quant à moi, je déteste déjà le nouvel être de lumière, qui n’a rien de Léo, ma foi, à part peut-être le physique désastreux. Il leur présente donc toutes la mythologie de manière hyper rébarbative, à la Nathalie de Charmed pour ceux en ayant une connaissance parfaite de la saison 3 de la première version. À la Gideon, sinon ? Bon, sinon, elles ont aussi un Livre des Ombres aussi mince que le premier tome d’Harry Potter. On va pas tenir huit saisons avec un livre pareil, je vous le dis.

Si Mel est évidemment super heureuse d’être une sorcière, parce que ça lui permet d’enfin lutter contre le monde entier, ce n’est pas le cas de ses sœurs. Et le problème, c’est que la série reprend l’intrigue de Paige : elles ont 24h pour décider si elles veulent être sorcière ou non. Si elles ne le veulent pas, elles oublieront tout et aucun acte magique ne sera conservé. Pourquoi pas. Quant à Harry, il révèle une nouvelle manière de disparaître, directement inspirée d’Harry Potter, franchement. Pas de quoi s’inquiéter, on ne la verra jamais : les scénaristes veulent déjà faire des économies et nous disent littéralement qu’il voulait leur montrer à quoi ça ressemble, mais qu’il vaut mieux pour le personnage se déplacer comme un humain. Ben voyons. J’appelle ça des économies.

Après tout ça, Macy passe tout son temps à chercher une explication à la télékinésie, Maggie retourne à sa sororité et Mel est la seule à vouloir rester sorcière. Elle est retrouvée par sa copine qui s’inquiète pour elle, et qu’elle fige de nouveau. C’est toujours aussi ridicule, parce qu’elle passe son temps à bouger quand elle la fige… mais la bonne nouvelle, c’est qu’elle comprend que son pouvoir fonctionne quand elle arrête de s’énerver. Sans blague.

Pour retourner à la fac, Maggie décide de passer par les bois qu’elle connaît par cœur et tombe sur un chien tout mignon qui s’avère être un démon la poursuivant. Elle retourne en panique chez elle et hurle à Mel tout ce qui lui est arrivé, révélant au passage qu’elle est blessée et a du sang vert sur la joue. Après qu’on se soit débarrassée de la copine de Mel, qui a forcément tout vu et entendu, l’être de lumière revient donc pour leur expliquer que le démon-chien a un maître. Et aussitôt, Maggie pense que c’est Lucy, la chef des sœurs de la fac, qui est responsable de cette attaque.

Moi, je suis plutôt content de voir que la série ne reprend pas des démons que l’on connaît déjà, mais essaye d’en inventer d’autres. Je pense que ce ne sera pas toujours le cas, mais pour un premier épisode, c’était nécessaire, histoire de trouver un moyen de se différencier de l’originale.

Alors que Mel répète qu’elle veut être sorcière, Maggie est heureuse d’avoir enfin trouvé quelqu’un à blâmer pour la mort de leur mère. Jusque-là, elle se sentait responsable de ne pas avoir accouru à son SMS. Elle pète un câble contre et se fait enlever par les Kappa, sans surprise, juste après que Macy nous invente la première potion de la série. Grâce à la science, elle trouve en effet un moyen de faire s’évaporer le sang de démon en deux deux. C’est marrant et ça évite les longues recherches dans le Livre des Ombres (qui contient d’ailleurs une photo d’une certaine Melinda, ancêtre des filles, ben voyons !).

Je suis un peu irrité par cette manière de zapper les recherches, c’est très millenial tout ça ; à croire qu’on ne sait plus ouvrir un livre pour avoir des infos. Pff. Bon, Maggie est enlevée par les Kappa, parce qu’elle intègre la sororité. Du moins en théorie.

En pratique, elle se cache donc dans les toilettes, terrifiée par Lucy, que l’on essaye de nous faire croire être une démone. Evidemment, ce n’est pas elle, et Mel l’apprend à ses dépens en lui balançant une poudre qui ne la fait pas s’évaporer. Oh, ce n’est pas la seule à l’apprendre à ses dépens : Maggie est draguée par un Brian qui lui paraît drôlement entreprenant et dont elle lit les pensées. C’est donc lui le démon, et il l’attaque…

Finalement, il était juste possédé, ce qu’elle découvre quand Macy lui balance la poudre anti-démon à la gueule. C’est mieux que quand Mel l’a balancée à la tronche de Lucy. Comme Macy a sauvé Maggie, cette dernière peut embrasser Brian qu’elle est heureuse de découvrir simple humain. Les trois sœurs peuvent alors se retrouver et parler un peu de tout ce qui leur arrive, partageant leur pouvoir, surjouant l’humour autour du déclencheur des pouvoirs de Mel et parlant de leur mère, dont elles pensent avoir arrêté le meurtrier.

Macy est donc directement invitée dans la chambre d’une de ses sœurs où elle découvre une vidéo de sa mère et où les sœurs apprennent à se connaître, quitte à ce que Maggie use de ses pouvoirs pour comprendre la solitude de Macy. Pendant la nuit, une porte s’ouvre toute seule et Macy a froid… comprenant soudainement qu’en présence de Brian, personne n’avait froid, donc que ce n’était pas le démon à tuer.

Elle ne dort pas de la nuit et tombe sur Maggie au petit matin pour lui révéler toute sa théorie. Le problème, c’est que Mel est déjà à la fac en train de protester, ce qui est hilarant rien que dans la manière dont c’est filmé. Après, c’est aussi censé être flippant quand Mel se rend rapidement compte qu’elle a froid et que le démon qui a tué sa mère n’était pas Brian. Allez, ça fonctionne bien, il faut leur reconnaître ça. Mel se rend donc dans la fac (où bosse aussi Macy, tant que j’y pense) et découvre qu’un professeur est en fait le démon à abattre.

Par chance, alors qu’elle se fait attaquer, ses sœurs débarquent avec Cameron, l’insupportable type que Mel avait agressé plus tôt et qui était l’assistant du démon – sans savoir que c’était un démon. Cameron se fait rapidement poignarder par un bloc de glace, mais ce n’est rien qu’Harry ne puisse soigner : il a des pouvoirs d’être de lumière, et il a déjà soigné Maggie plus tôt dans l’épisode.

Quant aux trois sœurs, elles doivent donc faire un choix : pour tuer le démon, figé par Mel, il faut qu’elles utilisent le pouvoir des trois ; mais pour ça, elles doivent se tenir la main et accepter leur destinée. Mouais, c’est ce qui s’appelle leur forcer la main, littéralement. Mel est déjà à fond dans son rôle de sorcière, Macy se laisse convaincre car elle veut comprendre la science derrière la magie pour gagner un prix Nobel (euuuh ?) et Maggie est donc sans argument pour s’opposer à ses sœurs.

Le démon explose alors en fumée, devenant une sorte de croque-mitaine du froid. Et ma foi, ça fonctionne bien : grâce à son pouvoir, Macy attire ses sœurs à elle et toutes les trois se prennent la main, activant le pouvoir des trois et récitant la première vraie formule de la série. Le démon se meure donc, mais ses derniers mots sont qu’il n’a pas tué la mère, que ça commence. Mystérieux, juste ce qu’il faut pour revenir ?

Non, ce n’est pas le cliffhanger pour autant ! En effet, Mel refuse ensuite que la mémoire de Cam soit effacée : personne ne le croira s’il raconte ce qu’il s’est passé. La série fait preuve de beaucoup de subtilité dans son féminisme en critiquant donc le témoignage foireux de Cameron, l’homme un peu débile.

On ne s’arrête toujours pas là : la fin d’épisode voit Macy emménager chez ses sœurs, parce que pourquoi pas, elle les connaît depuis 48h, c’est bien suffisant pour vivre ensemble. Elle est accueillie par Maggie, mais aussi par Mel et sa planche oui-ja. Grâce à celle-ci, elles peuvent contacter leur mère qui leur communique un super message : « Ne faites pas confiance à Harry ».

Et comme elles lisent ça à voix haute, Harry apparaît derrière elles… Voilà un mystère qui me plaît et qui me fera revenir devant cette série parfaitement délirante.

> Saison 1

Le pilot de Charmed… 20 ans après

Salut les sériephiles,

Je sais que je n’ai pas vu un seul épisode depuis jeudi dernier, mais vous ne pensiez tout de même pas que j’allais passer à côté de l’anniversaire des 20 ans de Charmed ? Entre six coups de téléphone, j’ai donc pris le temps hier de revoir le premier épisode, histoire de me replonger en enfance… et aussi un peu pour me préparer à tout comparer comme il se doit quand je vais regarder le reboot la semaine prochaine. Comment ça, c’est pas le but ?

Voir aussi : Le pilot de Charmed 20 ans après | Saison 1 | Saison 2 

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Une chose est sûre, le reboot est nécessaire si l’on se met à parler de mode, parce que le pyjama des sœurs Halliwell dans le premier épisode de 1998, c’est juste plus possible aujourd’hui. La bande-annonce du reboot est assez claire pour nous signifier que les deux séries n’auront pas grand-chose en commun, si ce n’est l’ambiance, mais l’enfant en moi a un léger espoir sur les formules. J’adorerais qu’elles ne changent pas trop.

Certes, je les connais surtout par cœur en français parce que j’ai vu des dizaines de fois les premiers épisodes en VF (ouais, mes secrets ne sont pas cachés dans la nuit moi, ça n’a rien de nouveau), mais tout de même, une grande partie du charme de la série venait de ses formules, scandées en boucle chaque samedi soir sur M6 comme si les mots pouvaient véritablement être performatifs.

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Voir aussi : La Trilogie du Samedi

Très clairement, dans ce pilot, le moment où Phoebe se met à lire le Livre des Ombres à voix haute – parce que pourquoi pas lire à voix haute dans un grenier miteux au beau milieu d’une nuit d’orage et de pleine lune HEIN, POURQUOI PAS ? – est le premier moment de grand frisson.

Les autres ? Le générique que je chanterai à vie en yaourt même si je connais désormais les paroles – et d’ailleurs, ça aussi j’attends le reboot au tournant sur le choix du générique -, Piper qui découvre son pouvoir avec son immonde ruban rouge, la mort de Jérémy et Prue qui nous ferme la porte d’un petit geste des yeux. Tout cela est purement symbolique, je sais.

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Voir aussi : Le casting de Charmed en 2017

Est-ce que ce revisionnage du pilot va me mener à revoir toute la série comme j’avais fait avec Heroes ? Non. Non, car je suis au début de la saison 1 de Veronica Mars et je n’avance déjà pas assez vite du tout à mon goût (j’ai rien du voir depuis mercredi), alors si je me mets à Charmed en parallèle, je suis foutu. Il n’empêche que vingt ans après, ce pilot a toujours de la gueule et fonctionne à merveille. C’est marrant comment en revoyant les premiers épisodes des séries à succès, on se rend immédiatement compte des séries qui avaient effectivement le potentiel d’aller beaucoup plus loin… Ne serait-ce que parce qu’on se souvient du pilot comme s’il était figé dans notre tête, déjà.

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C’est peut-être un faux raisonnement : je me souviens aussi de cet épisode pour l’avoir vu 100 fois, certes, mais quand même. Les séries les plus longues sont celles dont je me rappelle parfaitement le pilot, y compris pour Grey’s Anatomy ou Agents of S.H.I.E.L.D, là où les séries vite annulées sont celles dont le premier épisode est flou, à quelques exceptions près (Eye Candy et Finding Carter, je ne vous oublie pas).

Voir aussi : L’annonce du reboot et les réactions des actrices

Tout ça pour dire que je suis nostalgique, et que Charmed me manque et que je suis pressé de voir à quoi ressemblera le reboot, ça a l’air beaucoup trop drôle pour passer à côté, vivement qu’il vienne à moi…

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Voir aussi : Le pilot de Charmed 20 ans après | Saison 1 | Saison 2
Critiques des épisodes du reboot

Arthelius

Salut les sériephiles,

Il est temps que je publie cet article, parce que j’aurais décidément du retard dans mes publications durant toute la semaine !Image result for arthelius Il est aussi temps que je le fasse, parce qu’on est le 3 octobre et que le publier me valide enfin un point du Bingo que je pourrais/devrais avoir depuis près d’un mois : je vais aujourd’hui vous parler d’un magazine séries que j’adore.

J’avais quelques options, mais j’ai pris la décision de vous parler d’un magazine qui n’existe plus : il s’agit d’Arthelius. Il faut dire ce qui est : c’est le premier magazine auquel je me suis abonné, alors forcément, il y a un certain attachement. J’en ai tous les numéros, à l’exception des trois premiers, et une part de moi espère encore et toujours qu’un jour sera publié le roman qui devait paraître lorsque le magazine s’est arrêté.

Je vous raconte tout dans le désordre, là, pas vrai ? Alors, Arthelius, c’est un magazine qui parlait de séries télévisées, et énormément de Charmed, avec tous pleins de hors-séries et numéros spéciaux, en plus des dossiers gigantesques dans chaque magazine. Ce qui faisait la particularité d’Arthelius par rapport à d’autres titres plus populaires comme Séries Mag, c’était l’absence de publicités (comme je n’étais jamais la cible des pubs de magazine, c’est un détail qui avait son importance), les dossiers fouillés que proposait le magazine (du simple abécédaire à de vraies recherches sur le bestiaire d’une série fantastique par exemple) et surtout, surtout, ses graphismes. Image result for artheliusLa qualité graphique de ce magazine était vraiment au-dessus – et ils ont même fini par sortir un magazine avec un CD bonus compilant tous leurs artworks, c’est dire (c’était dans le numéro ci-contre, si vous voulez tout savoir). En fait, c’est simple, j’ai d’abord acheté ce magazine pour sa couverture avant de découvrir qu’il était génial en tous points.

Ils ne freinaient devant aucun morph’, et certes, parfois il y avait des petits ratés, mais dans l’ensemble, ça permettait d’avoir des posters véritablement géniaux. De mon côté, j’étais assez assidu pour avoir un jour mes initiales dans un des magazines (le numéro 13) grâce à la relecture d’un article et aux dons de quelques idées, via un site Charmed où j’officiais comme co-webmestre… Oui, oui, il y a dix ans déjà que ma prose hante internet, ce blog n’est qu’un maillon de plus dans une longue chaîne de blogs, forums et sites en tous genres : j’ai toujours eu envie de partager mes passions, que voulez-vous ?

Le roman dont il est question en début d’article ? C’est simple : le magazine se présentait comme une série, dont chaque numéro était un épisode. En fait, chaque magazine nous racontait une étape de plus dans un récit sur le royaume d’Arthelius, un roman de fantasy écrit par le créateur du magazine. À la fin du magazine, il avait promis une publication… Et elle n’est jamais venue. La frustration est encore là, c’est peut-être pour ça que je ne lis plus de fantasy, allez savoir !

Arthelius.jpgPlus sérieusement, ces magazines ont marqué mon adolescence : je les collectionnais tous, même les hors-séries, même les Séries Trilogies (qui sur le modèle de la Trilogie du Samedi s’intéressait à trois séries différentes uniquement). J’ai arrêté quand le magazine est devenu Trinity Star, mais chaque fois que je passe en librairie, je souris comme un benêt si je tombe sur Trinity Star, parce que je sais qu’ils continuent à exister et que c’est cool de se dire que des gens qui faisaient du bon boulot continuent à bosser – même si c’est sur un sujet qui ne me passionne pas du tout.

Quant à moi, parfois, je disparais des réseaux sociaux pour me replonger dans ces magazines. Je les ai embarqués dans le déménagement, et je me dis qu’il faudrait que je les farfouille plus souvent encore : je suis sûr que je peux y trouver des idées d’articles vraiment chouettes !