Scrubs (2026) – S01E03 – My Rom-Com – 16/20

Si je n’ai pas pleuré de rire devant l’épisode, je trouve qu’il fonctionne déjà mieux que les précédents et parvient à trouver son rythme. On cerne davantage les nouveaux personnages, les anciens reprennent vraiment des couleurs, les dynamiques sont cohérentes et rappellent celles de la série d’origine tout en développant de nouvelles nuances… Bref, c’est écrit de manière fluide (peut-être un peu trop simple parfois) et je passe ma critique de l’épisode à dire que ça fonctionne. Il ne manque plus grand-chose pour que ce soit encore plus drôle.

Spoilers

Elliot doit se faire à l’idée que son ex-mari est son boss.

They’re all my patients, Elliot

L’épisode commence par ce qui pourra rapidement redevenir un gag régulier : JD fait les rondes avec ses internes et ça permet quelques blagues faciles sur la sexualité des seniors. Allez, pourquoi pas. C’est assez raccord avec l’ambiance de la série, ça paraît même être recyclé.

L’intrigue principale de l’épisode est rapidement introduite : JD et Elliot doivent se réhabituer à bosser ensemble, ce qui n’est pas simplifié par le fait qu’ils soient divorcés et que JD soit désormais son chef. Inévitablement, ça termine en dispute. C’est chouette que Carla soit de retour pour commenter la relation entre Elliot et JD. Elle le fait avec Turk, s’immisce dans la relation JD/Turk et c’est parfait.

Toute l’intrigue tourne autour de JD prenant des décisions énervant Elliot, et c’est hilarant avec simplicité : je retrouve davantage la dynamique et l’humour de la série dans cet épisode et avec cette intrigue. Elliot qui tombe dans le couloir ou qui se fait draguer par Raffi, l’informaticien de l’hôpital, ça m’a énormément convaincu – autant que le fait que tout l’hôpital commente la situation et critique les deux médecins (et les octaves qui grimpent vite).

Je n’ai pas aimé la rêverie de JD, une fois de plus, mais tout le reste fonctionnait bien – et la rêverie m’a fait rire en toute fin d’épisode dans le combat avec Turk, même si la trahison de son secret, pfiou, tu parles d’un pote. La résolution de l’intrigue principale qui voit JD demander à Elliot de faire quitter l’hôpital à une de ses patientes refusant les soins est simplissime, avec Elliot faisant un transfert sur sa patiente âgée décidant de mourir seule et se confiant finalement à JD sur sa peur de finir seule. Pfiou, cette phrase était interminable, pardon. Pour simplifier : JD décide donc d’aider Elliot, parce qu’il veut être là pour elle avant qu’ils ne soient trop vieux.

Au milieu de tout ça, j’aime beaucoup le fait que Sibby soit de nouveau là dans cet épisode, mais j’ai quand même l’impression que les scénaristes galèrent à trouver une utilité à ce personnage. L’actrice est super drôle, mais la présence du personnage est un peu forcée, je trouve, surtout dans sa première scène. Après, toutes les blagues sur Là-Haut ont fonctionné sur moi, car je suis bon public. La blague, c’est que le mari de la vieille patiente ressemble au héros de Là-Haut (pas tellement en vrai), et oui, ça m’a fait rire principalement parce que l’actrice surjoue tout ça. Elle a ce qu’il faut pour faire rire en s’adaptant à l’humour de la série et est un très bon ajout comique. J’espère juste qu’elle ne soulera pas trop, parce que ce genre d’humour a ses partisans autant que ses détracteurs.

Sinon, du côté des internes, Elliot se sent obligée d’envoyer Tosh (je l’apprécie bien plus dans ce troisième épisode) chercher le patient, ce qui provoque quelques gags de plus et permet à la patiente, finalement, de décider de rester en vie pour faire chier son ex. Ce n’est pas tout à fait l’histoire d’amour mignonne qu’on nous vendait, mais c’est efficace pour conclure l’intrigue.

Une deuxième intrigue de l’épisode voit les internes s’inquiéter des résultats qu’ils obtiennent sur des applications pour noter les médecins. Ce n’est évidemment pas grandiose, ça permet à nouveau des blagues excellentes, à la fois sur les internes et sur JD. Ce dernier découvre que tout le monde ne l’aime pas parmi ses patients et il est particulièrement énervé de voir qu’on dit qu’il n’a pas les qualités pour être chef car il est trop narcissique.

Je supposais dès le début qu’on saurait assez vite que ça venait de quelqu’un du casting, mais en attendant, ça fonctionnait bien de le voir être un chef catastrophique. Il préfère acheter des robots à ses amis et des machines pour faire le ménage. C’est idiot, mais ça fonctionne. Évidemment, en fin d’épisode, Elliot explique que c’est elle qui a écrit la review négative. Le timing était le bon pour que ça fasse rire et ça permettait de relier toutes les intrigues de l’épisode (ou presque), ce qui est toujours bienvenu en comédie (mais moins dans mes critiques, car c’est un petit enfer à écrire de manière séparée et logique).

De son côté, Turk obtient le robot qu’il espérait dans l’épisode précédent – c’est l’intrigue C de l’épisode, qui ne tourne pas autour de Turk, mais d’Amara. En effet, c’est l’occasion de développer quelques nouveaux internes. On découvre ainsi un peu plus Amara, la bonne élève qui fait tout pour être bien vue… et qui est en fait une ancienne élève ayant fait école à la maison et ne sachant pas conduire. Il n’en faut pas plus pour que ses collègues la voient comme bizarre et que ça ouvre la voie à quelques blagues.

Amara ne parvient pas à faire fonctionner le robot comme il faut. En revanche, elle tape dans les yeux d’un des internes – et ça n’échappe pas à Blake, autre interne qui s’amuse de la situation. Bien sûr, ça permet aussi de développer Dashana : elle est amie avec Amara et décide de lui laisser la chirurgie qu’elle voulait à l’origine. Cela la rend encore un peu plus appréciable, surtout qu’elle parvient à Turk d’aider également Amara en lui apprenant à conduire.

En revanche, un point négatif de l’épisode est que la nouvelle némésis de JD ne soit pas là. Ils ont beaucoup insisté sur son personnage dans les deux premiers. J’imagine que comme toutes les séries de network, Scrubs doit composer avec des limitations de budget et des acteurs qui ne sont pas présents tous les épisodes. Sur seulement neuf épisodes, et au risque de me répéter, ça donne l’impression qu’on va manquer de temps pour tout développer autant qu’ils aimeraient le faire. J’espère donc déjà un renouvellement pour leur laisser une vraie chance par la suite.

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9-1-1 Nashville – S01E12 – Spirit of the Games (2) – 08/20

Le crossover le plus catastrophique de tous les temps, avec une compétition enfantine, de la masculinité toxique érigée en exemple et des comportements immatures pour mener le tout vers une conclusion prévisible et choisissant la voie de la facilité. C’est désespérant, surtout que c’est clairement écrit comme une deuxième introduction à cet univers, pour les fans de 9-1-1 qui n’auraient pas encore testé Nashville. Un échec, en ce qui me concerne.

Spoilers

Buck & Eddie viennent participer à un tournoi entre pompiers à Nashville.


Nashville folks are kind of intense.

Le début de l’épisode ne traine pas en besogne : nous sommes sur un crossover et, contrairement à l’épisode de 9-1-1, l’idée est de ramener les audiences devant Nashville, alors on prend deux personnages et on nous les impose dans cette série. C’est bizarre de le faire comme ça et de donner tout le début d’épisode à Eddie et Buck.

Franchement, l’épisode commence par un discours ridicule de Don sur le match qui va avoir lieu prochainement : il compare les équipes adverses à des incendies plus dangereux et violents que tous les incendies qu’ils ont pu éteindre. C’est ridicule et intense. Buck et Eddie ne peuvent que penser ça et le disent.

On enchaîne pour nos pompiers de Nashville sur une scène inintéressante qui ne les développe en rien, pas même en tant qu’équipe puisqu’ils ne font qu’écouter leur capitaine. À l’inverse, Buck et Eddie ont plein de développement. On les retrouve à l’hôtel où Buck veut se coucher tôt et dormir, mais où Eddie veut visiter la ville. Pour le forcer à quitter sa chambre, Eddie n’hésite même pas à fouiller dans les affaires de Buck.

Sortir est une bonne idée quand on est dans une ville qu’on ne connaît pas, mais dans cette série, ça tourne forcément au désastre : nos deux pompiers se retrouvent dans un bar où ils font tomber d’un balcon un homme bourré. OK, j’abuse, ils n’y sont pour rien : ils essaient de calmer ses ardeurs, mais c’est un échec.

L’avantage, c’est qu’ils peuvent agir aussitôt : l’homme s’éclate le visage, forçant Eddie à lui faire une procédure chirurgicale pour qu’il puisse respirer, mais il provoque aussi un incendie dont Buck s’occupe au plus vite. Ainsi, quand les pompiers de Nashville arrivent, tout est pris en charge. C’est chouette de les voir se rencontrer sur une intervention comme ça, en vrai, et ça fonctionne plutôt bien.

Malheureusement, le but de l’épisode est de nous parler d’une compétition sportive. Et alors, je disais que ça manquait de maturité quand je regardais l’épisode de 9-1-1, mais faut voir l’écriture de celui-ci qui est désespérante. Concrètement, on nous vend de la masculinité toxique à tous les étages, parce qu’il faut absolument gagner la compétition sportive. Don et Ryan veulent gagner coûte que coûte, Buck aussi, ça se moque de ceux qui ne font pas les efforts pour la compétition… Bordel, même mes collégiens sont plus matures que ce qui est proposé dans cet épisode. C’est une écriture paresseuse et flemmarde, avec en plus Don qui se fait une entorse sur un coup bas d’une autre caserne et les filles qui refusent de participer à cause de l’esprit de compétition des mecs.

Non, franchement, y a rien qui va, et il fallait en plus ajouter une petite dose de sexisme. Bref, tout ça permet de justifier que Blue participe à son tour à la compétition. On a donc Ryan et Blue qui font équipe dans les jeux des pompiers de Nashville face à Buck et Eddie. Paraît-il que c’est une compétition pour les meilleurs pompiers. Apparemment, ça attire plein de monde, dont Blythe et Dixie dans le public (en vrai, la présentation de la situation à une inconnue qui passe par là et fait l’erreur de s’asseoir entre elles était plutôt drôle tout en permettant d’expliquer aux gens qui ne regardent pas encore le spin-off ce qu’il en est), mais aussi Cam, qui pour une raison ou une autre, présente les jeux. À deux doigts de nous dire qu’elle les finance, aussi.

Les épreuves ? Bon, elles sont on ne peut plus clichées, on les voit chaque fois qu’il est question d’entraînement des pompiers. Bien sûr, les équipes de Nashville et Los Angeles sont vite les meilleures dans la compétition et il n’y a pas un seul pompier du Texas pour venir nous faire un clin d’œil à Lone Star. Et le pire dans tout ça ? Eh bien, Buck et Eddie finissent par se foutre de la gueule de Ryan et Blue parce qu’ils bossent avec leur père et sont des bébés privilégiés. Ces derniers en viennent ensuite aux mains. C’est nul. NUL. NUUUL.

Franchement, c’est pénible de voir tant d’immaturité. Pour les réconcilier, les scénaristes décident de les faire intervenir à nouveau ensemble : un homme ensanglanté débarque limite au milieu de leur prise de bec et les mène à un accident dans la rue où les pompiers doivent travailler ensemble, au plus vite et sans équipement. Ils sont efficaces, sauvent une vie et la leur, sont géniaux, mais dès que plus personne n’est en danger, hop, ça repart en insultes entre eux.

Putain, c’est insupportable d’avoir des comportements aussi enfantins érigés en exemple ! L’avantage, je suppose, c’est que ça prouve que Ryan et Blue sont vraiment potes désormais… mais… mais… Quel dommage cette compétition ! Cela ne vend pas du tout la franchise comme il faut : autant Ryan et Blue sont bien écrits et loin des clichés des frères qui se détestent en se rencontrant tard dans la vie, autant la compétition avec les autres pompiers donne l’impression qu’il faut être immature pour avoir de l’avenir dans cette série.

De manière prévisible, ni LA, ni Nashville ne gagne à la fin : ils sont ex-aequo et le font en étant en plus super classe. Lorsque le premier de la dernière course tombe à quelques mètres de la ligne d’arrivée, Buck et Ryan prennent ensemble la décision, en un regard, de le faire gagner (et en plus, c’est Carl, le mari de la femme entre Blythe et Dixie) en le portant jusqu’à la victoire. Des vrais pompiers, yeah. Cela permet même à Blythe et Dixie de se faire un câlin… Et ça fait que les deux casernes sont finalement ex-aequo.

Don propose de laisser le nom des deux équipes sur le trophée et ça offre une belle conclusion à l’épisode. Les pompiers acceptent de partager le trophée et une soirée ensemble. C’est encore Cam qui organise la soirée. Blue et Taylor en profitent pour finir ensemble, Cam anime un concours de rodéo, Buck et Ryan finissent ex-aequo en rodéo, Blythe gagne et Dixie… drague Buck ? Oh lala y a rien qui va. Et apparemment, les prochains épisodes sont encore un crossover ? Allons bon, je ne m’y attendais pas et je ne suis pas sûr d’avoir envie de voir ça.

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9-1-1 – S09E12 – Dads and Cads (1) – 12/20

Comme pour l’épisode précédent, je me retrouve déçu parce que j’en attendais sûrement un peu trop – et surtout, j’en attendais autre chose. Pour le reste, l’épisode est assez médiocre dans son écriture. Je trouve que ça manque vraiment de maturité dans la psychologie des personnages et les situations présentées, ce qui est tout de même étrange à écrire, particulièrement quand on est en saison 9. C’est comme ça, je suppose.

Spoilers

Les parents de Buck et Maddie débarquent en ville, Harry fait une découverte inattendue chez sa sœur (enfin, tout le monde l’attendait, mais pas lui).


I’m not looking for boring.

Est-ce vraiment utile de nous faire un crossover ? Je ne sais pas. Habituellement, j’adore ça, mais là, les deux séries sont tellement différentes que je ne sais pas si ça vaut le coup. Faisons comme si. L’épisode commence par un premier rencard plutôt sympathique entre deux personnages. Le seul problème est que la femme cherche des red flags pour le type et qu’il oublie de lui dire qu’il est un braqueur. C’est un comportement complètement con et fou, mais le pire, c’est encore que la femme décide d’accepter d’être la complice de ce braqueur.

Le type vole la caisse d’un supermarché, le lui dit et elle s’enfuit avec. La fuite, c’est logique : ils sont menacés par le caissier qui a aussi un flingue, parce que bienvenue aux USA. Malheureusement, ça vire au drame quand la nana accepte de conduire ensuite et ne s’arrête pas quand Athena lui demande de le faire. Il faut dire que son rencard d’un soir arrive à la convaincre que c’est la situation dont elle rêvait depuis toujours. Lol.

Le rencard se termine sous la cargaison d’un camion qui s’effondre sur eux. Cela semble un rien douloureux de se prendre tout ça sur la tronche. Pourtant, le type s’en sort sans une égratignure. C’est plus compliqué pour sa conductrice d’un soir qui a besoin de secours plus intensifs. Elle peut compter, heureusement, sur Hen (et tout le reste de la caserne, OK) qui est là pour elle. Une fois dégagée de la voiture, elle propose quand même au braqueur de la rappeler. Une folie.

Maddie est toute stressée en début d’épisode (enfin, y a déjà dix minutes qui sont passées hein), mais elle a une bonne raison pour ça : ses parents débarquent en ville. Certes, la rencontre se déroule chez son frère, mais il y a de quoi stresser. Les parents sont insupportables avec elle dès qu’ils débarquent. De toute manière, ils sont interrompus par l’arrivée d’un livreur : Buck découvre qu’il a été sélectionné pour participer à un championnat à Nashville.

Nous n’en avons jamais entendu parler avant, mais bon, allez hop, crossover. Buck et Eddie ont tous les deux été inscrits au tournoi par Bobby. Hen veut aussitôt qu’ils reviennent victorieux et… Le crossover sera uniquement dans le deuxième épisode ? A quoi bon mettre un numéro 1 à cet épisode ? En plus, Buck est insupportable à vouloir remporter absolument le tournoi et être hyper compétitif comme s’il en avait toujours rêvé alors que… non ?

Bon, sinon, les parents de Buck et Maddie débarquent en ville pour faire une grande annonce à leurs enfants. Ils essaient de reporter un peu les choses, mais quand Maddie et Buck comprennent qu’il y a quelque chose à savoir, ils les poussent à tout dire : les parents racontent donc qu’ils sont sur le point de divorcer. Maddie s’en confie à Chimney dès qu’elle rentre, toute perturbée. De son côté, Buck… n’en parle pas à Eddie. Encore une fois, les scénaristes veulent nous forcer le couple Buck/Eddie alors que les acteurs n’en veulent pas et que c’est peu probable que ça arrive.

Bref, l’idée reste que Buck prétend que tout va bien et fait le fort, mais ça l’affecte forcément un peu ce divorce. Il réconforte sa sœur, qui en a bien besoin. Au boulot aussi, Maddie a un appel qui lui rappelle la fragilité des relations de couple quand une femme s’inquiète que son mari soit possiblement parti se suicider au bord d’un lac. Finalement, il ne fait que se raser et est toujours fou amoureux de sa femme – en fait, il a écrit la note de suicide il y a des années, avant de la rencontrer. C’est-y pas mignon.

De son côté, Buck a droit à une visite de son père. Ce dernier a conscience d’être un père terriblement mauvais, et bien plus mauvais que ce que Bobby pouvait être pour Buck. C’est bien que la série prenne le temps de traiter un peu les daddy issues de Buck, c’est cool que le père sache être naze et l’ensemble est plutôt bien mené… Mais ça aurait mérité un épisode complet, pas une scène à la va-vite comme ça. C’est d’autant plus précipité que ça se fait alors que Buck s’apprête à quitter la ville pour aller nous faire un petit Heated Rivalry à Nashville.

En parallèle, on a une intrigue complètement naze qui se déroule : May et Ravi sont officiellement en couple et tout s’est fait hors écran apparemment. C’est dommage. C’est plutôt marrant que ce soit confirmé quand Harry débarque chez sa sœur pour lui faire un cadeau (des donuts) et entre sans frapper. Il tombe ainsi sur Ravi complètement nu dans la cuisine. Enfin complètement nu… Comment ça Ravi garde ses chaussettes ?

Harry est tout choqué, ce que je peux comprendre parce que c’est inattendu… mais ça devient ridicule et naze quand il est apparemment traumatisé d’avoir vu l’entre-jambe de Ravi. Comme si c’était la première fois ? Ils sont pompiers et collègues, ils partagent un vestiaire… Bon, on ne me fera pas croire qu’ils ne se sont pas vus à poil, franchement. Allez, on s’en fout, passons à autre chose. Harry en est incapable, malheureusement.

Le plus drôle dans cette affaire, c’est encore qu’Harry en veut à Ravi et lui fait plein de reproches parce qu’il couche avec sa sœur. Voir Chimney décider de ne pas s’en mêler, c’était hilarant. Tu parles d’un capitaine, cela dit… Ravi finit par expliquer à Harry que ce n’est pas à lui qu’il en veut : c’est à May. Cela mène à une conversation codée à la table d’Athena où Harry reproche à sa sœur de coucher avec un de ses collègues. Je peux comprendre son point de vue, mais bon, elle a raison : ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent de leur temps libre. En plus, dans cette série comme dans tant d’autres, ils sont tous de la même famille, donc c’était un peu inévitable. Ravi n’étant pas le pompier le plus intégré au casting, il peut tout aussi bien être viré de la caserne (par les scénaristes) en cas de souci.

En attendant, en fin d’épisode, Harry se rend chez sa grande sœur pour lui rendre sa clé d’appartement… et s’excuser pour son comportement. May décide de lui laisser la clé et il est à peu près sûr qu’il saura désormais frapper avant de l’utiliser, de toute manière. Quant au fait que sa sœur soit avec Ravi, il semble s’en remettre, finalement. Encore heureux. J’espère qu’on aura droit d’en voir un peu plus concernant ce couple, parce que c’est plus intéressant que beaucoup d’autres intrigues.

Sinon, je le laisse là parce que ça ne servait à rien finalement, mais une deuxième intervention pour les pompiers voit une femme faire une réaction allergique provoquée après un coït, et la pauvre femme découvre en plus qu’elle a chopé une MST via son mec qui l’a trompé avec sa sœur. Rien que ça.

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Paradise – S02E05 – The Mailman – 18/20

Cela faisait longtemps qu’une série ne me faisait pas autant penser à Lost dans sa construction, et c’est plutôt un élément positif en soi, même si ça signifie que cet épisode ne m’apporte pas tout ce que je voulais parce qu’on se concentre juste sur une pièce du puzzle. Mais quelle pièce ! Bien que beaucoup de choses soient prévisibles, la qualité est au rendez-vous : j’ai beaucoup aimé cet épisode et ce qu’il proposait de nous faire découvrir. J’attends la suite avec impatience, une fois de plus.

Spoilers

Gary livre le courrier et se prépare à l’Apocalypse. Et si je commençais à me faire des réserves, moi aussi ?

You seem like a problem.

C’est la catastrophe, j’ai tellement de retard dans toutes mes séries. Enfin, non, ça va, je n’ai que 24h pour cet épisode et une semaine pour les autres, c’est juste que se voit profiler l’accumulation de plein d’épisodes que je vais rater prochainement. Par conséquent, je lance celui-ci entre deux activités, avec la certitude de devoir le regarder en deux fois. Est-ce si grave, après tout ?

Probablement, parce que j’aime tout voir d’un coup, mais d’un autre côté, Paradise propose des épisodes un peu long. Celui-ci ne fait pas exception, avec une première scène qui revient encore en arrière et loin du bunker. Je comprends l’idée d’étendre l’univers, mais après ce qu’il s’est passé avec Annie, je ne suis pas ravi de devoir me concentrer sur un nouveau personnage dans cet épisode

C’est pourtant ce qui est proposé : nous revenons cinq ans en arrière pour suivre le quotidien d’un facteur. Bon, il n’est pas n’importe qui : c’est l’homme qui a parlé avec Xavier dans l’épisode précédent, Gary. L’homme qui a passé l’apocalypse avec Teri. Je suppose que ce retour en arrière va nous permettre d’en savoir plus sur ce qui est arrivé à Teri.

En tout cas, en attendant, Gary était un facteur pas bien courageux avant l’apocalypse – il ne venait pas en aide aux gamins qui en ont besoin, par exemple. Il passait ses soirées à jouer en ligne, et un jour, un autre joueur lui a parlé d’un bunker pour l’apocalypse dans le Colorado. Le voilà qui s’est mis en tête d’avoir un plan pour l’apocalypse zombie : il écoute des podcasts, parle avec son pote en ligne et envisage de plus en plus sérieusement cette idée d’une fin du monde à passer ensemble avec des parias – mais si possible des parias avec de la ressource.

À force de se renseigner, il entend aussi parler du volcan qui pourrait tous nous anéantir. Il se met aussi à compatir, quand même, enfin !, avec un gamin qu’il croise chaque jour sur sa tournée et qui semble clairement maltraité. Le gamin lui demande à manger, et hop, le contact est établi. Juste après ça, Gary retourne au boulot et se rend soudainement compte que la poste est un abri anti-atomique. OK. Cela semble être une sacrée coïncidence que ça tombe justement sur un type qui envisage la fin du monde, mais bon.

Il en parle aussitôt à Ennis, son pote en ligne, pour lui dire qu’il a désormais un lieu où ils pourraient tous vivre. Mieux encore : il sait qu’Ennis a déjà trouvé des gens pour faire face à la catastrophe et décide de dépenser son argent de pension pour fournir en matériel d’apocalypse sa petite poste. Ma foi, c’est une idée.

Et c’est une bonne idée : peu de temps après, le volcan en Antarctique entre en éruption et promet de détruire le monde. La course à l’Apocalypse recommence une nouvelle fois. J’aime bien que la série nous propose une nouvelle fois un aperçu de ce que ça donne cette fin du monde, surtout que je la trouve plus réaliste que bien des propositions d’autres séries. La panique est rapide à s’installer aux USA et à Atlanta, en tout cas.

Gary part aussitôt à la recherche d’Ennis pour l’emmener avec lui à la poste. C’est une destination comme une autre, ma foi. En chemin, il pense toutefois à récupérer l’enfant avec qui il a sympathisé. Il se rend compte, en effet, que ses parents sont complètement défoncés à la drogue et stones. Il n’y a pas grand-chose qui semble en mesure de les réveiller. Gary prend donc une décision impulsive : il propose à l’enfant de l’accompagner vers un endroit sûr.

Ennis n’est pas ravi d’avoir un compagnon de plus dans cette apocalypse, mais il n’a pas vraiment le choix d’accepter l’idée de son pote. En chemin, ils s’arrêtent aussi pour récupérer des œufs, parce qu’apparemment, c’est essentiel d’en avoir en cas d’apocalypse. Le chaos s’installe de plus en plus sur la route : un hélicoptère s’écrase, le réseau électrique saute, il y a plein d’accidents de la route. C’est ainsi que Teri entre dans la vie de nos héros : sa voiture a un accident. Elle laisse un message vocal d’adieu à Xavier, puis croise le regard de l’enfant.

Inquiète pour cet enfant seul au milieu de ce qui ressemble à la fin du monde, elle s’approche de lui, lui demande son prénom (Bean) et se sent aussitôt prête à le protéger. La scène est assez drôle quand Gary et Ennis se ramènent et que Teri refuse bien sûr qu’ils emmènent le petit garçon avec eux. Pourtant, ils ne veulent que le protéger. C’est ce que Gary lui explique rapidement et de manière assez convaincante : Teri accepte donc de les suivre et de se rendre dans leur lieu à l’abri de tout le reste.

C’est ainsi que Teri survit à l’Apocalypse. C’est que ça paraît presque crédible, cette suite de petits hasards qui les mènent tous à la Poste, où ils retrouvent aussi tout un groupe de personnages. Il est l’heure des présentations : Jackie, mécano, Roberto, charpentier, Ruth, jardinière, Bob, survivaliste, Cristal, infirmière… et Teri, qui étudie les champignons, et Bean, le petit garçon. Gary a ensuite tout un petit discours prêt pour expliquer à tous ce qu’il en est : ils sont coincés pour trois semaines afin d’être protégés de la fin du monde, qu’ils ont bien entendu avec des explosions en surface… mais aussi pour trois à cinq ans à vivre dans ce bunker. Teri n’est pas ravie car elle veut retrouver sa famille, seulement, force est de constater que ce n’est pas possible dans un futur proche. Elle ferait mieux de prendre conscience qu’il y a mieux à faire en cas d’apocalypse que de se lamenter.

En effet, Teri doit se faire sa place malgré son manque d’utilité dans ce bunker : certes, elle s’occupe de Bean, mais elle passe aussi son temps à regarder son portable. Cela force Gary à lui parler et lui faire prendre conscience qu’elle n’est pas très utile pour le groupe et qu’il faut que ça change, vite. Ennis veut déjà la virer après une journée.

Trois semaines plus tard, il est assez clair que les tensions s’intensifient. Ennis joue les petits militaires qui soûlent tout le monde, Jackie et Crystal se rapprochent de plus en plus et Teri fait remarquer qu’ils ont besoin de plus d’espoir dans la vie. Il faut construire un monde heureux et un semblant de normal dans cette fin du monde. Teri est essentielle à sa manière, grâce à ça : elle propose d’organiser Noël.

Elle propose un Noël vraiment sympathique, avec un sapin en carton et des cadeaux récoltés dans les maisons alentours. C’est joyeux, jusqu’à ce qu’Ennis leur rappelle de conserver l’électricité. De son côté, Gary propose un bien meilleur cadeau encore à Teri : il lui construit une radio pour qu’elle puisse contacter sa famille et émettre. Cet idiot en profite pour essayer de l’embrasser. Je comprends qu’il soit attiré et tout, mais bon, si tu fais en sorte qu’elle puisse contacter sa famille, ce n’est peut-être pas la meilleure idée du monde d’essayer de te mettre en couple avec, quoi.

Elle le recadre assez bien, assez vite, assez correctement, et la vie peut continuer. Le petit groupe s’organise pour que la radio puisse émettre en pleine tempête de neige et contre l’avis d’Ennis. C’est ainsi qu’elle peut laisser un message radio qui sera capté dans le Colorado. Pendant qu’on le réécoute une fois de plus, on découvre que le temps passe vite dans ce bunker. On assiste ainsi à trois Noël avec eux. Il y a beaucoup de changements avec le temps qui passe, Crystal et Jackie décidant même de se fiancer. Il est si drôle de voir comment Ennis est jaloux – il espérait finir avec Crystal. C’est sans surprise qu’après trois ans d’Apocalypse, Ennis décide donc de détruire la radio.

Bien sûr, Teri est énervée par la situation, mais elle doit s’y faire et continuer de vivre avec tout ce petit groupe. Elle élève Bean en tant que mère de substitution, développe son amitié avec Gary et voit peu à peu ses amis grandir et prendre des décisions qui ne correspondent pas à la survie de groupe.

Ainsi, Crystal et Jackie prennent la décision de quitter le bunker pour rejoindre une autre communauté bien plus dans le partage, installée dans un gymnase. C’est chouette pour elles, mais ça remue encore un peu plus les frustrations d’Ennis (et Gary), qui se rend compte qu’il est seul. De plus en plus seul. Teri décide alors qu’il est temps pour elle aussi de partir : elle créé donc de l’essence à partir de champignons pour emmener Bean avec elle dans le Colorado. C’est intéressant.

Le truc, c’est qu’en cours de route, Ennis décide de parler avec Teri et ça fait plus peur qu’autre chose. Il s’excuse d’avoir détruit la radio et comme Crystal avant lui, il finit par révéler qu’il a menti sur son travail, préférant enrober les choses. La conversation fonctionne bien et est plutôt fluide entre eux, mais ils sont interrompus par l’arrivée de Bean. Il annonce qu’un train en mouvement s’approche. Aussitôt Ennis décide d’aller voir ce qu’il en est, mais avec des flingues. Il embarque Gary avec lui.

C’est idiot : des flingues, ça ne semble pas être un gage de paix. Il n’en faut pas plus pour que Gary et Ennis soient braqués par des flingues à leur tour et soient vus comme des menaces par les nouveaux. Bon, les nouveaux ont une dirigeante plutôt altruiste qui leur explique que le train fonctionne grâce à de l’essence de militaires. Elle est si gentille cette femme qu’elle décide donc de leur dire qu’elle bosse à recréer le monde ; qu’elle bosse pour un enfant (?) nommé comme un jeu-vidéo et qu’elle œuvre à la paix dans le monde. Mieux encore : elle se rend dans le Colorado et leur demande de prévenir toutes les personnes que ça pourrait intéresser de les rejoindre pour se mettre au service d’un plus grand bien. AH.

Gary est dépité d’entendre que le train part pour le Colorado et ça ne fait que me faire craindre la suite pour lui. Sans trop de surprise, Gary décide donc de tuer Ennis. Je l’ai vu venir dès le début de l’épisode ; mais ça ne nous dit pas où est Teri. Et surtout, c’est problématique : Bean assiste à ce meurtre…

Si j’ai aimé le côté récit de l’apocalypse (encore, oui), je suis soulagé malgré tout que tout l’épisode ne tourne pas autour de l’apocalypse et ne nous refasse pas un épisode 1. Cela aurait mieux fonctionné en épisode 1, je trouve, cela dit. Le problème, c’est que quand on revient dans le présent, Gary répond aux questions de Xavier sur ce qu’il s’est passé et ça pue un peu : Gary lui explique qu’il s’est fait trahir par son meilleur ami et que Teri a été enlevé par des hommes armés, cinq ou six.

Est-ce que j’ai confiance en Gary ? Non, et dès le départ, j’ai su que ça finirait mal ces flashbacks Je sentais que c’est lui qui a trahi tout le monde, je ne sais pas pourquoi. En attendant, il a pourtant fallu lui faire confiance quand il expliquait que ça faisait 12 jours qu’ils avaient enlevé Teri.

Ensuite, Gary emmène Xavier en reconnaissance vers la base des ennemis qui se sont attaqués à eux. Xavier y repère seize gardes armés et n’est pas ravi de voir qu’il a affaire à des gens prêts à tout pour protéger quelque chose, même si on ne sait pas quoi. Pour récupérer sa femme, Xavier est évidemment lui-même prêt à tout. Il décide donc de construire une bombe, rien que ça.

Pour l’aider, Gary l’emmène au gymnase de Crystal et Jackie, se doutant bien qu’il y aura dans cette communauté de quoi faire du troc. Xavier s’y fait plutôt des ennemis en montrant qu’il n’est pas du coin, mais finalement, tout s’arrange quand il rencontre Crystal et Jackie. Il comprend rapidement que Teri avait toute confiance en elles, notamment parce qu’elle leur faisait lire les histoires à Bean (un détail que j’ai beaucoup aimé dans l’épisode et qui en dit long sur le couple Teri/Xavier, c’était bien senti).

Ainsi, Xavier fait toute confiance aussi en elles. Il leur confie le bébé d’Annie, qu’il ne voulait surtout pas confier à Gary. Et il fait bien, maintenant qu’on sait que Gary ne vaut pas mieux que Michael de Lost (balle perdue gratuite, oui). Le truc, c’est qu’en fin d’épisode, Gary lui avoue qu’il était amoureux de Teri et que Xavier semble commencer à lui faire confiance. Aaah. On est très loin de ce qu’était Paradise en saison 1, mais c’est un épisode au récit qui fonctionne très bien.

PS : l’épisode était assez bon pour me donner envie de rester jusqu’au bout, je l’ai vu d’une traite (et donc j’ai manqué de sérieux dans tout ce que j’ai à faire, lalala). Et la musique tout du long aaah, j’adore !

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