Heated Rivalry – S01E06 – The Cottage – 15/20

Aaah. J’ai l’impression que la série vient juste de commencer et la saison est déjà terminée. J’en ai marre des mini-saisons, rendez-moi les networks ! L’histoire commence à peine pour Shane et Ilya aussi, et c’est aussi parce que cet épisode prend ENFIN le temps de se poser et de développer une vraie relation. Je sais bien que enemies to lovers et tout, mais je n’ai jamais autant senti que dans cet épisode leur rivalité alors même qu’elle n’est plus un élément de tension. Et sinon, que cet épisode développe autant de choses, prenne autant son temps, c’est un vrai point positif. Juste, l’attente pour la saison 2 va être longue à présent, alors qu’il y a plein de choses que je souhaite voir désormais.

Spoilers

Comme une envie de passer des vacances au cottage.


For the next two weeks, let’s just be honest with each other.

Joyeux Noël ! Oui, j’ai encore mis de côté le blog pendant la période des fêtes, oui, je n’arrive pas à être aussi régulier ici que ce que j’ai pu l’être pendant des années et oui, j’ai toujours envie de l’être mais je me laisse emporter par d’autres choses – comme la vie. Malgré tout, toute la semaine, mes réseaux sociaux ont été envahis de Heated Rivalry et de blagues sur le cottage. Malgré tout, j’ai revu plein de fois cette semaine la dernière scène de l’épisode précédent. Aussi, avant d’être trop spoilé et malgré les nombreux cadeaux qui m’attendent, je me dis qu’il vaut mieux voir cet épisode au plus vite… Quitte à être frustré par l’attente interminable de la saison 2 (parce que ça va être quelque chose, encore, elle n’est pas écrite pour l’instant).

Et la dernière scène de l’épisode précédent ? Désolé, mais sans la chanson et sans le « huh ? » final de Shane comme dans le récap au début de ce dernier épisode, c’est quand même vachement moins cool. La première scène de cet épisode voit Scott monter sur scène pour raconter qu’il a accompli son plus grand rêve en remportant la coupe un mois plus tôt.

Pourtant, son discours finit par tourner autour de sa vie privée, inévitablement. Son coming out est extrêmement vu et commenté par tous – et il est heureux de recevoir des messages de fans, y compris de très jeunes fans gays, pour que ce ne soit pas qu’une insulte qu’on balance dans les vestiaires quand il est question de hockey. Scott parle de sa solitude, de la difficulté d’avoir été gay et insulté, indirectement, pendant des années. Le discours est réussi. Il est prenant. Il est aussi grandement hors sujet – parce qu’il a beau dédier son trophée à son équipe et son coach, il ne parle finalement que de sa relation. Mais en même temps, peut-on lui en vouloir ?

Des années de silence, ça vaut bien qu’on parle un peu de la peur paralysante du coming-out dans les médias. Et pas que dans le monde fictif d’Heated Rivalry, du coup. La scène est sympa, se termine par Kip qui voit tout ça depuis son bar gay préféré avec tous ses amis et… oh, c’est mignon. Sans plus, cette fois.

On s’attarde ensuite sur la rivalité chaude qui donne son nom à la série : Shane se rend à l’aéroport pour récupérer Ilya qui vient d’arriver. Ce dernier est tellement terrifié d’être là et de passer l’été avec Shane. Pour autant, il est vraiment venu et c’est très bien comme ça. Ils ont deux heures de route à faire ensemble. Shane est soulagé de savoir qu’Ilya n’a croisé personne et lui dit qu’il a tout prévu : le cottage est plutôt discret et retiré de tout, et il a dit à ses parents qu’il partait dans une retraite silencieuse. Un sacré silence, si vous voulez mon avis.

A l’arrivée, Shane reproche à Ilya d’avoir joué malgré sa blessure aux côtes, et il refuse donc de laisser Ilya porter ses sacs. Quel homme galant. Il a déjà fait les courses, il a un chalet de malade mental tellement il est beau et il s’inquiète de savoir si Ilya a soif. Aha. Soif de lui, très clairement. Le cottage est mignon tout plein, hein, et ils le baptisent vite. Tant pis s’il y a des vitres absolument partout.

Au moment de coucher ensemble sur le canapé, Shane explique qu’il n’a couché avec personne depuis un moment et que ça ne durera peut-être pas bien longtemps. La réponse d’Ilya est incroyable pour lui : lui aussi n’a couché avec personne depuis la dernière fois qu’ils se sont vus, il y a des mois. Oh. Les voilà enfin et pour de vrai en couple, même s’ils ne le disent pas explicitement. Que c’est bien.

S’ils ont très envie de faire l’amour (sans même prendre une douche avant malgré le voyage, eh), Shane propose ensuite d’emmener Ilya dans la chambre qu’il occupera. Pardon, mais ? Est-ce qu’il a prévu de ne pas rester dans la même chambre que lui ? Ils sont certes en train de s’amuser et entrent dans un jeu de rôle un peu con, mais… c’était étrange comme développement. Tout ça pour coucher ensemble sur un lit, en plus.

D’ailleurs, alléluia, Shane veut fermer les putains de volet. C’est la base quand tu es une célébrité, non ? Ilya lui dit de ne pas le faire et jette la télécommande. Ils veulent vraiment vivre dans le danger. Je suis surpris que la série coupe la scène de cul qui suit, par contre. On passe de Shane qui va tailler une pipe à Shane qui gère le barbecue pour faire des hamburgers. What the fuck ?

En tout cas, ils sont mignons dans leur petite vie de couple. Ils paraissent si rangés et simples, si peu affamé de sexe (oui, oui, même dans la scène précédente). C’est donc ça de vieillir ? Ils se promettent d’être honnêtes pour deux semaines et finissent par parler bien rapidement de leur relation. Ilya cherche à savoir qui est au courant de leur couple, mais souhaite aussi savoir si les parents de Shane savent qu’il est gay.

Celui-ci n’est clairement pas prêt à en parler – ni à en parler avec Ilya, ni à l’avouer à ses parents. Il me fait tellement de la peine à avoir peur comme ça de son coming-out. Il a beau dire que ça a un peu à voir avec Ilya, on sent bien que c’est lui qui n’est pas à l’aise. Et je comprends bien pourquoi, mais il faut aussi qu’il se fasse à l’idée que c’est sa vie.

Cet épisode est si bien : on a enfin affaire au couple et à la romance que la série vendait. Certes, ça traîne en longueur et il ne se passe pas grand-chose à première vue, mais dans les détails, c’est ouf. Les deux personnages creusent vraiment dans le passé de l’autre, ils apprennent à se connaître comme un couple le ferait : il y a les moments ridicules, comme quand Ilya a peur d’un oiseau, et les moments terribles, comme quand il raconte la mort de sa mère, confortablement installé sur les genoux de Shane. Enfin. Cela n’a pas l’air si confortable, en vrai.

J’ai eu plus de mal avec la scène suivante, quand Ilya est tellement excité à l’idée d’être avec Shane qu’il le force un peu : Shane est au téléphone avec Hayden, ça ennuie Ilya qui ne peut plus jouer au jeu vidéo avec lui (j’ai ri du côté « ma tête est sur la couverture ») et qui décide donc pour se venger de l’exciter, le masturber, lui faire une pipe. Pardon, mais Shane a clairement dit non tellement de fois que je ne trouve ça ni excitant, ni mignon. Je vois bien que, dans le fond, on nous dit ensuite que Shane était consentant et a trouvé ça sexy… mais en vrai, non, ça ne l’est pas. Non, c’est non. On en est encore à dire ça en 2025 – et à paraître chiant et emmerdeur de tourner en rond quand on le dit, en plus. Eh, ça me sort un peu de l’épisode.

Je me suis rapidement calmé ensuite, pas quand on les a vus faire un foot, mais quand il a commencé à être question du futur. Ce n’est pas évident pour eux : Ilya n’en peut plus de la Russie et veut se simplifier la vie. Il envisage ainsi de jouer pour Boston. Certes, il serait un sacré rival pour Shane, encore et toujours, mais au moins, ils se rapprocheraient. Par contre, ça suppose aussi de se marier avec Svetlana pour Ilya.

On sent assez vite que ce scénario dérange Shane. Ils essaient d’en parler, tout en se touchant les pieds dans une scène d’intimité de couple qui passe bien – on n’est pas sur du sexe, juste sur deux amants qui commencent à parler d’avenir.

C’est au beau milieu de la nuit que Shane, incapable de dormir, réveille Ilya avec un plan pour leur futur. Et il voit très loin : une action caritative menée ensemble pour se rapprocher publiquement sans que ne soit bizarre, une carrière pour Ilya qui ne serait plus à Boston, mais à Ottawa pour se rapprocher de Montreal et donc de Shane, un futur très lointain où, une fois à la retraite, ils pourront se mettre ensemble. En vrai, je dis « très lointain », mais la retraite en hockey ne doit pas être si loin.

Ce qui est sûr, c’est que c’est surprenant de les voir envisager un avenir ensemble à ce point. Ilya lui balance donc qu’il l’aime. La réponse de Shane ? Holy shit. Suivi d’un « I love you too ». Ils sont si mignons. Si perdus. Si amoureux. Je me laisse complètement balader par cet épisode, alors que j’étais énervé quelques minutes avant. Ils sont passés de plan cul à relation de couple de manière bien peu crédible et trop peu développé, je trouve, mais c’est très bien pour eux. Et c’est une belle représentation, en vrai.

Ils sont amoureux comme tout, voient des jolis couchers de soleil et couchent ensemble, avec Shane et Ilya qui prennent encore le temps de poser de grandes questions sur « comment on a pu laisser tout ça se passer ? » au moment où Ilya s’apprête à pénétrer Shane. C’est du grand n’importe quoi, mais c’était un peu drôle.

Et au milieu de tout ça, Shane continue de penser au futur : il propose à Ilya d’ouvrir une école de hockey et de donner des financements pour la santé mentale, pour lutter contre les pensées suicidaires (comme celles qui habitaient la mère d’Ilya).

Le temps semble passer vite et lentement à la fois au cottage, et c’est un peu pareil pour cet épisode qui n’en finit pas mais avance si vite à la fois. On retrouve ensuite le couple en train de se baigner tranquillement, avec un peu d’humour et un téléphone laissé de côté. C’est ce genre de journée d’été où rien ne compte que la paresse et l’oisiveté et ça a l’air si bien.

Leur plus gros problème ? Savoir s’ils mangent les pates de la veille ou s’ils se font des hotdogs. Ils remontent donc vers le chalet et ne peuvent apparemment pas rester éloigné l’un de l’autre bien longtemps. Comme d’hab, donc, sauf que cette fois, il y a le père de Shane dans la cuisine et il les voit à travers la fenêtre.

Ca aurait pu passer l’air de rien, mais bon, Ilya était en train de l’embrasser. Au moins, pour une  fois ils ne sont pas en train de coucher, c’est déjà ça. Il n’empêche que c’est la fin du paradis pour les deux stars. Le père de Shane a donc vu son fils embrasser son pire rival. C’est un peu violent comme coming out. C’est pour cela qu’il vaut mieux dire les choses tant qu’on le peut, je suppose – mais c’est vrai que ce n’est pas toujours évident d’aborder le sujet, et encore moins de tout avouer comme ça.

Le père de Shane n’est pas excellent dans sa réaction en plus, parce qu’il choisit de se barrer, tout simplement. Shane essaie bien de le rattraper, une fois remis de son choc, mais non. Ilya est drôlement incroyable dans cette scène : je ne reconnais pas tellement le personnage. Il insiste sur le courage de Shane, il le soutient sans s’énerver, sans rien dire, finalement. Shane vit son pire cauchemar, mais Ilya souhaite être là pour lui. Il lui propose même de l’accompagner chez ses parents. Et quand Shane se met à genou devant Ilya, cette fois, c’est juste pour pleurer.

En vrai, Shane est tellement stressé que je ne comprends pas pourquoi c’est lui qui conduit ensuite pour aller chez ses parents. Ilya porte le t-shirt de l’équipe adverse, ce qui est hilarant quand on sait qu’il va rencontrer officiellement ses beaux-parents. À l’arrivée, Shane ne sait plus où se mettre ou quoi penser.

Son père avait juste oublié son chargeur chez Shane et il a été servi. C’est un peu gros cette histoire après autant de temps, mais soit, on fera avec. Shane présente donc Ilya à ses parents, après avoir annoncé qu’il était gay. Sa manière d’enfin le dire, après tant de temps, c’est presque trop simple. J’ai de la peine pour lui quand même, parce que ce n’est pas évident comme coming-out, d’être pris par surprise dans l’intimité et tout.

L’avantage, c’est que les parents prennent tout ça plutôt bien : ils ne s’énervent pas, ne l’insultent pas, ne semblent même pas si affectés que ça par les mensonges de Shane. Eh, la mère reconnaît qu’ils se doutaient – ou en tout cas qu’ils s’étaient posés la question de savoir s’il pouvait être gay. De là à imaginer que leur fils couchait avec son pire ennemi, en revanche, ça, ils n’étaient pas prêts.

Les parents se posent quand même la question de savoir quand leur relation a commencé, et c’est si drôle. Il y a des questions qu’il vaut mieux ne pas poser, je crois, parce qu’ils découvrent que leur fils leur cache une décennie de mensonge et de baise avec Ilya – même si le mot baise n’est pas exactement plaqué comme ça sur leur relation.

Shane m’a tellement fait rire à détester le mot « lovers », mais ce qui m’a achevé, c’est la mère qui passe à l’alcool. Elle sort de la vodka, pour Ilya, ce qui est une pure blague en vrai, et une prise de risque. Les parents posent aussi de bonnes questions sur le futur. Ils gèrent la carrière de Shane depuis si longtemps que c’est logique. Cela dit, rien ne vaut le moment où la mère se demande si son fils a pu laisser gagner Ilya, parce que bon, y a des priorités dans la vie et la sienne, c’est le hockey.

De son côté, Ilya s’en sort bien de son coming-out bi auprès des beaux-parents, en annonçant qu’il n’a jamais été amoureux que de Shane, même s’il a couché avec plein de femmes. Ils commencent à se faire du pied sous la table, ce que je trouve quelque peu osé, mais allez, pourquoi pas. Ils aiment vivre dangereusement.

En vrai, Shane vit son cauchemar, mais ça se passe plutôt bien : les parents de Shane prennent tout ça si positivement. La mère a un peu de mal à digérer tout ça, mais ce qu’elle ne digère pas, c’est que son fils se soit senti si mal : elle aurait aimé qu’il puisse le dire sans que ce ne soit si difficile. Et là, une fois de plus, bordel ce jeu d’acteurs. Je suppose que ça peut paraître lent, long et pas crédible, tout ça, mais le jeu des deux acteurs dans cette scène est très réussi. C’est une très belle scène de coming-out, finalement.

La mère a l’occasion de s’excuser, à dire à Shane de ne pas avoir honte, de ne pas s’excuser et… à lui dire qu’elle est fière. C’est si beau. C’est la réaction que tout le monde devrait avoir, c’est celle qu’on voit de plus en plus souvent à la télévision, mais soyons francs, ce n’est pas toujours celle qui se déroule dans la réalité.

Sinon, de retour à table avec Ilya, la mère est surprise de découvrir que son gendre est prêt à trahir Boston pour aller jouer à Ottawa – eh, la fidélité en hockey, c’est important aussi – mais elle comprend ce que ça signifie pour le sérieux de la relation de son fils. Le père s’intéresse aussi au cas de Scott, pour savoir s’ils ont pu communiquer. Il est intéressant et surprenant de voir qu’Ilya l’a contacté – j’aurais attendu ça de Shane, à la rigueur, même s’il est vrai que c’est Ilya qui a été le plus chamboulé.

En tout cas, il est clairement question d’avenir et de coming-out à faire à plus grande échelle, Shane entame alors une jolie crise d’angoisse. Je crois que tout ça est un peu trop concret pour lui – avoir sa mère qui vante le courage de Scott, c’est quelque chose. Et ce qui calme son angoisse ? Shane qui lui dit que sa famille est là et que son petit-ami est là. Tout est bien, tout est si bien.

Quelle tristesse que ce soit déjà la fin d’épisode. Le générique de fin se déroule alors que Shane et Ilya rentrent au cottage. C’est frustrant, j’ai l’impression que ça ne fait que commencer vraiment. Il y a tellement encore à raconter. Les acteurs ont signé pour trois saisons, la deuxième est validée par la chaîne. Vivement la suite. Ce générique de fin où ils rentrent en voiture, comme un couple, est si mignon. Si long aussi. Si banal, en fait.

En bref

Mon avis sur la série fait un peu un grand écart entre le début et la fin, parce que ça partait vraiment mal : je pensais avoir une romance, j’ai eu un plan cul qui ne pensait qu’au sexe. Pourtant, sur la fin, j’ai une série mature qui me parle représentation – et qui le fait bien – tout en développant un couple très sain dans un contexte toxique ; j’ai une vraie romance, des personnages qui grandissent ensemble. En chemin, il y a Kip/Scott, un couple qui était bien plus ce que j’attendais de cette série que ce que la série a proposé.

Et mon avis au milieu de tout ça ? En perpétuelle évolution. Je ne sais pas quoi penser : la saison est trop courte, les épisodes trop différents, le rythme incroyablement expéditif au début et si lent ensuite… C’est un petit OVNI, mais c’est ce qui rend la série si bien, peut-être ? Je n’ai pas su à quoi m’attendre d’un bout à l’autre.

Enfin, si, il y a une constante dont j’ai peu parlé dans mes critiques tant elle est évidente et saute aux yeux : les deux acteurs principaux sont incroyables. Ils ont une alchimie qui crève l’écran et qui les rend immédiatement beaux et attachants. On a envie de les voir ensemble, envie de les voir s’embrasser et wow, chapeau pour le casting et les performances.

L’histoire ? Ce n’est pas terrible du tout, parce que la série semble survoler plein de détails et tout le contexte. Et maintenant ? Maintenant, j’ai envie de savoir la suite, j’ai envie de connaître les autres personnages et les autres couples. Il faut attendre la saison 2 et il est bien possible que ça se fasse en lisant toute la saga. Foutu pour foutu… Allez savoir.

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Heated Rivalry – S01E05 – I’ll Believe in Anything – 18/20

OK. Wow. Cet épisode, comme le troisième, me fait reconsidérer la série très différemment. Dès qu’elle s’éloigne du cul et du sexe pour développer ses personnages, elle marque bien des points. La représentation qu’elle propose de la peur du coming-out, de la manière de vivre (sa relation) dans un pays homophobe et, de manière globale, la représentation gay en fait une véritable pépite. Et ça me prend par inadvertance car je ne pensais vraiment pas avoir tant de bien à en dire après les premiers épisodes. Mais là… Le talent des acteurs, la fluidité de l’écriture et l’importance des messages évoqués… Bordel, ça ne va quand même pas devenir une obsession cette série ?

Spoilers

Shane et Ilya se rendent compte que leur relation évolue et leur échappe.


Are there any, like, gay hockey players ?

Quoi de mieux pour bien commencer les vacances que de se coucher à pas d’heure devant un épisode d’Heated Rivalry ? J’ai passé la journée d’hier à avoir envie de dormir, mais au moment d’y aller, impossible de trouver le sommeil. Alors voilà, ça a fini devant cet épisode – que Twitter m’a déjà un peu spoilé, mais c’est littéralement impossible de passer à côté des tweets et spoils de cette série apparemment.

Shane se réveille alors que Rose est déjà habillée et prête à partir. Apparemment, Shane complexe de ne pas avoir réussi à tenir la distance au lit avec elle, mais elle lui pardonne bien vite. Ils font toujours la une de tous les tabloïds, ce qui obsède littéralement Shane autant qu’Ilya. Ils passent leur temps à lire ça plutôt qu’à se parler ou se préparer pour la prochaine étape de la compétition de hockey en cours. Oui, parce que si la série ne prend pas le temps de nous en parler vraiment, voilà qu’on apprend que les deux vont se retrouver exceptionnellement dans la même équipe.

Comme je n’y connais rien en hockey, je ne vois pas trop comment c’est faisable, mais c’est tout un truc apparemment : les deux adversaires vont se retrouver dans la même équipe, ce qui ne laisse pas non plus de place pour Scott – de toute manière, les commentateurs semblent penser que Scott ne tiendra pas la distance. Sympa.

Le début d’épisode continue de se concentrer sur la relation entre Rose et Shane, en tout cas. Il la retrouve au restaurant et elle se met à parler de son collègue, Miles, qui est si jaloux d’elle parce qu’il sort avec Shane. Et juste comme ça, il faut en déduire que Rose a tout compris et c’est incroyable comme la scène est bien écrite ensuite : elle est très ouverte d’esprit, comprend très bien que Shane est gay mais qu’aucun joueur de hockey n’est déjà out.

Elle rame comme elle peut pour en arriver à lui faire comprendre qu’ils ne sont pas faits pour ensemble s’il est gay, et que c’est OK s’il l’est. Elle veut très clairement être son amie et toute la scène est à pleurer. Honnêtement ? L’absence de mots de Shane quand elle lui pose des questions sur ses autres relations et ses possibles premières fois avec un mec, wow. Il y a peu de scènes aussi bien écrites, mais surtout aussi bien joués par les acteurs. Eh, c’est la base pour un acteur, je sais. M’enfin…

Je ne m’attendais certainement pas à une scène comme ça dans la série, ou pas si tôt dans l’épisode. Je pensais vraiment qu’on allait continuer sur le mensonge entre eux pendant un moment. Le fait qu’elle soit aussi ouverte d’esprit, en plus, c’est tellement chouette pour Shane. Eh, ça donne le smile. Et c’est un bon début d’épisode.

De son côté, Ilya passe du temps avec sa copine qui commente le hockey et surtout Shane. Elle parle de ses mains merveilleuses autant que de son talent, histoire de voir si Ilya réagira quand elle dit qu’il est beau gosse. Elle m’a fait rire. Elle parle aussi de Rose ensuite et on voit bien que ça énerve Ilya. Il est fort cet acteur, tout passe dans le regard à chaque fois.

Bon, OK, dans la scène suivante, en 2017, ça aussi par les lèvres, hein. Il retrouve Shane dans un bar et les deux se préparent à jouer dans la même équipe en Floride. Eh, le soleil, quelques matchs et tout un week-end pour eux comme ils sont venus seuls ? Si ça ne ressemble pas à des vacances ! Ilya a clairement envie de se faire Shane directement sur le bar, c’est fou.

Malheureusement, ils sont interrompus par un coéquipier qui est fort pour casser la tension sexuelle entre eux – mais pas d’inquiétude, Ilya sait la remettre bien vite. Il complimente Shane, qui finit par lui avouer qu’il a embauché une styliste. C’est si drôle. Je commence à les apprécier en tant que couple avec cette scène ; et il serait temps. Franchement, le plan cul a duré bien trop longtemps. En tout cas, Ilya se renseigne pas si discrètement sur la vie de Shane, pour savoir s’il est ou non en couple avec Rose. Et ça lui fait si plaisir qu’il ne le soit pas !

Ils passent ainsi l’après-midi au bord de la même piscine – pas ensemble, mais juste assez pour que ça soit fun. On nous alterne ça avec quelques images d’un match dont on ne sait pas grand-chose. Ce qui est certain, c’est que la tension sexuelle est là entre eux aussi pendant le match : Ilya va jusqu’à embrasser le casque de Shane quand il marque. Après tout ça, ils se retrouvent sur une plage pour un coucher de soleil, quelques doigts qui se caressent et la joie de savoir que Shane n’est pas compatible avec Rose.

Une fois la nuit tombée, ils se retrouvent aussi dans la chambre d’hôtel d’Ilya. Seulement, cette fois, ce n’est pas juste pour baiser. Non, Shane a envie de parler, voyez-vous. C’est une évolution logique après l’épisode précédent, mais il est plus que temps d’en arriver là. Si Shane souhaite parler, c’est parce qu’il sait que leur dernière fois était différente et qu’il y avait quelque chose entre eux. Bien sûr, Ilya n’a pas envie de le reconnaître tout de suite, mais bon, Shane finit par dire qu’il pense être gay.

Il serait temps ! Tant d’années perdues. Ilya est bi, sans surprise, mais Shane s’est rendu compte qu’il ne l’était pas. Pour sa défense, pas évident d’être gay et de coucher avec son pire ennemi – du moins, un ennemi sur le papier. Le problème, encore et toujours, est qu’Ilya affirme qu’ils ne peuvent pas être autre chose – ils ne peuvent pas être le couple dont Shane aurait envie. Et ça se comprend : pour Ilya, ce n’est pas juste qu’une question d’image et de compétition, c’est aussi l’exil de son pays. Vivre dans un pays homophobe, quelle plaie !

C’est très con, hein, mais tout cet épisode met tellement en avant des problématiques trop souvent oubliée quand il est question de personnages gays. Personnages. De personnes, finalement. L’historique familial d’Ilya complique encore la question du coming out, évidemment. Et s’ils couchent ensemble ensuite, cette fois, la série ne prend pas le temps de nous le montrer. Est-ce qu’on est ENFIN passé à autre chose que le plan cul ?

Deux semaines plus tard, Ilya invite donc Shane à passer à son hôtel pour une petite heure avant le match. Ils n’avancent pas vraiment dans le couple, en vrai, mais en même temps si : ils passent du temps ensemble, parlent de plus en plus de sujet perso (bon, ça se résume à la famille d’Ilya, mais c’est déjà ça). Après, quand il se passe quelque chose d’un peu grave dans la vie d’Ilya, Ilya ne prend pas la peine d’informer Shane. C’est en sortant de la douche dans les vestiaires qu’il apprend qu’Ilya n’est plus avec son équipe et que ce n’est pas normal. Il passe donc toute sa soirée à stresser de savoir ce qui est arrivé à son copain.

Ilya finit par appeler Shane pour lui expliquer que son père est mort, mais pas avant de lui avoir demandé de remettre ses lunettes parce que c’est sexy. Ilya prend trop les choses par-dessus la jambe, en vrai, et il veut revenir sur le terrain au plus vite après l’enterrement de son père. Et en l’attendant ? Un peu de sexe par téléphone. Pardon, mais putain, ce sont des stars internationales, prennent-ils vraiment ce genre de risques ? Et pourquoi la série change totalement d’ambiance avec cet épisode qui paraît soudain hyper timide par rapport aux précédents qui nous montrait du cul, du cul et du cul ?

Le changement de ton est marqué. Je vois bien que le but est de montrer qu’Ilya et Shane partent vers quelque chose de plus sérieux, mais la transition est étrange car trop brutale d’un épisode à l’autre. Bon, après, c’est bienvenu. Le retour en Russie n’est pas simple pour Ilya, en tout cas : son père est mort, certes, mais son frère lui en veut aussi de les avoir abandonnés si longtemps pendant que lui s’occupait de son père. Pourtant, Ilya est clairement celui qui apporte de l’argent à son frère. La relation se tend définitivement entre eux : Ilya lui file un appartement, promet de l’argent pour sa nièce et hop, il ne veut plus jamais le revoir, remis sur le droit chemin par Svetlana au passage.

Cette dernière est toujours aussi lucide sur les sentiments d’Ilya envers elle. Il l’aime, oui, mais elle espère que Jane sait à quel point il est chanceux. Wow. C’est une sacrée relation – un sacré sacrifice pour elle. Après tant de tension, Ilya a besoin d’appeler Shane, qui s’isole comme il peut pour pouvoir parler un peu avec son copain. Ils en sont là. C’est une relation de couple, enfin. Ils prennent le temps de s’appeler, alléluia, mais Ilya est limité tout de même : il n’a pas envie de réfléchir à ce qu’il doit dire et c’est trop compliqué pour lui en anglais.

Shane lui propose de parler en russe, même s’il ne le comprendra pas. Le truc, c’est que nous avons droit aux sous-titres : Ilya est tellement touchant dans cet épisode, lui aussi. Il prend cher, avec une envie de foutre en l’air sa famille et son pays qui est bien visible. La scène est belle, l’acteur est doué, Shane écoute sans rien comprendre – mais des émotions, ça se comprend dans toutes les langues. En plus, malgré sa rage envers son frère et sa famille, Ilya s’en veut aussi de ne pas s’être occupé de son père. Pas simple, tout ça. Et puis, Ilya finit par reconnaître qu’il aime Svetlana, mais pas autant qu’il n’aime… Allez, finis ta phrase !

Il lui faut du temps, mais Ilya finit par reconnaître qu’il est amoureux de Shane et qu’il a envie de lui tout le temps. Quand il repasse en anglais, Ilya est de nouveau un petit connard qui parle de cul, mais eh, Shane est de plus en plus guimauve et… Ilya aussi. On va peut-être faire quelque chose d’eux, enfin !

Une semaine plus tard, Ilya est de retour au Canada. Shane et lui se retrouvent à jouer l’un contre l’autre à nouveau et… Ils kiffent ça. Oh, le coéquipier de Shane voit d’un mauvais œil le fait qu’ils se parlent, mais bon, Shane veut arranger son plan cul, quoi. Bien sûr, comme tout va de nouveau bien entre eux, il faut un nouvel obstacle au couple.

Et l’obstacle est facile à trouver quand on est face à deux sportifs. Shane est déconcentré par la beauté d’Ilya pendant le match et un accident est vite arrivé : une collision avec un autre joueur l’envoie directement à l’hôpital. Le truc, c’est que face aux caméras, Ilya est hyper inquiet, Shane clairement dans les vapes et la tension à son plus haut point. Shane ne pourra jouer pendant un temps, les commentateurs admirent la rivalité entre les deux joueurs et voilà quoi.

Le lendemain, Ilya se rend évidemment à l’hôpital pour une visite à Shane. C’est mignon tout plein. Shane essaie de l’inviter pour l’été chez lui, mais bon, Ilya se contente d’un peut-être. C’est beau. Ils sont interrompus par une infirmière, mais c’est clair que Shane allait obtenir ce qu’il veut non ?

On ne saura pas. Le temps passe encore, Rose s’avère être une excellente amie pour Shane pendant qu’elle tourne son nouveau film (Avatar ?) et le tournoi continue. Celui-ci est commenté par SMS par Shane et Ilya, alors que Shane est en repos chez ses parents, tentant de se remettre de sa blessure.

Et alors que personne n’y croyait en début de saison, l’absence de Shane finit par être une aubaine pour un autre. En effet, Scott Hunter fait remporter la coupe à son équipe pour la première fois en 28 ans. C’est une belle victoire pour lui. Il est ravi et passe la meilleure soirée de sa vie. C’est dommage de ne pas l’avoir vu plus parce qu’on aimerait comprendre à quel point c’est merveilleux pour lui autrement que par quelques répliques. Et alors qu’il passe le meilleur moment de sa vie, son copain, lui, est en train de pleurer dans les gradins car il ne peut pas partager ça avec lui, alors que le monde entier – enfin, les fans de hockey quoi – regarde ce match.

C’est alors que sur le terrain, Scott se présente alors devant ses fans et fait signe à quelqu’un de venir le rejoindre sur la glace. Quelqu’un ? On sait tous très bien de qui il s’agit. Heureusement qu’il y a la meilleure amie pour le forcer à le faire.

Shane et Ilya regardent avec attention, chacun dans son pays. Ilya est avec des coéquipiers bien trop silencieux à mon goût pour la véracité de la scène, Shane avec ses parents. Et comme toujours, Shane et Ilya communiquent par SMS, pour commenter le match – et cet après-match étrange.

Personne ne comprend exactement ce qu’il se passe, mais Scott lui demande de le rejoindre sur la glace. Le regard d’Ilya, le regard de Shane, alors que les deux se rejoignent sur la glace et s’embrassent. Wow. Un coming out comme ça, on n’en voit pas tous les jours. Enfin, si, sur Twitter, quoi. Un tel baiser en pleine victoire, ça redéfinit tout, surtout quand tout le stade les applaudit et semble heureux pour eux.

Ilya s’isole aussitôt pour appeler Shane. Si ce dernier est encore sous le choc, il n’est pas prêt pour ce qui suit : Ilya lui indique qu’il le rejoint chez lui et accepte son invitation. Wow. Cette scène à elle seule justifie l’existence de l’adaptation en série – et sa nécessité. La représentation est importante, on ne le dira jamais assez. Ici, ça libère Ilya d’un poids (et tant d’autres gens en même temps, parce que c’est tout ce qu’on demande, l’acceptation et l’amour). Et c’est tellement mignon !  

Bon, si on m’avait qu’il me faudrait essuyer une petite larme après un épisode de cette série quand je l’ai commencée, je n’y aurais pas cru.

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Heated Rivalry – S01E04 – Rose – 14/20

Il faut me faire une raison : je n’aime pas le couple phare de cette histoire, parce que précisément, ils ne sont pas un couple. C’est dommage, ça me gâche une bonne partie de l’épisode et je préférerais qu’on continue d’explorer d’autres vies autour d’eux qui ont l’air plus saines et amusantes. Seulement voilà, l’argument de vente ici, c’est le sexe. Et ça, ils savent toujours le faire, apparemment.

Spoilers

Dur de ne pas assumer de vouloir être en couple avec son plan cul secret, apparemment.


I don’t want you to lie, it’s not who you are.

Je suis encore d’avoir pris du retard dans le visionnage de la série, car j’ai envie d’avoir la suite de cette histoire et je ne l’ai pas eu avec l’épisode précédent. En revanche, j’ai maintenant envie d’avoir plus de Scott/Kip et je ne suis pas sûr de l’avoir avec cet épisode qui devrait en revenir à Ilya et Shane. Allez, on verra bien, et au pire, il y aura une saison 2…

Très bizarrement, cet épisode commence par un match de hockey dont on voit presque toute une minute eh. On enchaîne cependant sur un bon gros montage, comme toujours avec le couple Shane/Ilya. Ils semblent passer un bel été. Ils sont séparés comme toujours, mais ont à peu près la même routine entre sport, fêtes et presse. La série ne lésine pas et fait une nouvelle passer le temps très rapidement. On passe donc de l’été 2014 à l’été 2015 en une chanson.

Entre temps, Shane remporte avec son équipe un trophée. Puis un deuxième l’été suivant. Entre temps, notre couple couche ensemble chaque fois qu’ils sont dans la même ville. Ilya a toujours sa copine apparemment ; Shane n’a aucune vie de couple. Et personne ne semble s’en émouvoir. Après, le temps passe et les deux sportifs passent beaucoup de temps à s’échanger des textos. Du moins, c’est ce que le montage fait paraître… mais en vrai, ce sont deux ou trois textos par an.

La série reprend donc quelque part entre 2016 ou 2017. On voit Shane accompagner un de ses coéquipiers, Hayden, au musée avec ses trois enfants, alors qu’un quatrième est en route. La série m’a tué à ne pas embaucher d’enfants mais à les faire juste rire hors écran. Bien évidemment, le coéquipier se pose quelques questions sur la vie sentimentale de Shane. C’est un beau parti et c’est étrange qu’il soit célibataire après tout.

De son côté, Ilya doit gérer sa copine qui se pose des questions sur la fidélité de son mec. C’est plutôt légitime de se poser des questions, je trouve. Ilya est toujours sur son portable après tout et il a une vie privée très secrète. Si elle lisait son portable, elle serait sûrement intriguée par les échanges d’Ilya avec Jane, hein – autant qu’Hayden est amusé par cette Lily qui permet toujours à Shane de mieux jouer.

Shane le prend relativement bien et se rend donc dans une énième maison avec bien trop de baie vitrée pour se permettre d’être faire l’amour comme ils le font. Sérieusement. Ils ont des corps magnifiques et je comprends l’attrait de la lumière du jour, hein, mais ils sont des stars internationales qui se promènent complètement nus devant la fenêtre, puis qui font l’amour. Je ne sais pas : ils n’ont jamais entendu parler de Brad Pitt, Orlando Bloom ou Justin Bieber ? il y en a pour qui ça tourne mal de se promener nu comme ça, quoi.

Bon, allez, c’est moi qui me fais trop de films apparemment. Pour eux, ça se passe bien. Shane accepte même de passer la nuit entière avec Illya et de rester avec lui le lendemain matin. C’est presque choquant, mais la scène qui suit les voit se parler. Bon, du coup, ils sont sur des platitudes et des discussions de sport qui ne sont pas spécialement captivantes à regarder. Certes, on nous laisse Ilya torse nu histoire que ce soit un peu captivant, mais bon, ça ne fait pas tout.

Ilya finit par parler de Svetlana, sa copine, à Shane. Ils passent tout leur temps ensemble, ils couchent ensemble de temps à autres, mais Ilya assure que ce n’est pas sa petite-amie. Je ne sais pas, c’est une relation qui est bizarre. Shane et Ilya, ça ne le fait pas plus que ça pour moi. Ilya finit par se demander si Shane est intéressé par les femmes – et il lui dit que oui, apparemment.

Putain. J’aimerais qu’ils apprennent à communiquer un peu mieux et un peu plus. Ils ont des leçons à tirer de ce qu’a fait Scott dans l’épisode précédent. Ce date tout étrange est finalement interrompu par un coup de fil : Ilya reçoit un appel de son père qui va clairement de plus en plus mal. Ainsi, son père est seul et pète un câble, tout inquiet. Shane essaie d’en savoir plus sur ce qu’il se passe, en vain.

Une fois de plus, cela termine en câlin entre eux, puis la main de Shane glisse vers l’entrejambe d’Ilya, avant que ce ne soit la main qui fasse de même. Ils sont en manque l’un de l’autre, clairement. C’est mignon, allez, mais encore une fois, ce n’est que du sexe et de l’attirance. Est-ce qu’il ne doit y avoir que ça entre eux et pas un semblant de relation sentimentale ?

Apparemment, Shane commence à penser un peu comme moi : il est tout perturbé après un coup très rapide avec Shane. Il décide donc de partir un peu sans crier gare, laissant Ilya confus. J’en suis à penser que ça leur ferait du bien d’avoir à gérer un paparazzi pour enfin communiquer. En tout cas, Shane est de plus en plus mal et ses parents le sentent. Il est complètement stressé. Il refuse le fun, il refuse l’alcool et envoie bouler ses parents sur à peu près tous les sujets. Eh, sa mère m’a fait de la peine à ne pas comprendre son fils.

Il semble ne pas vouloir faire la fête – et pourtant, il finit par se laisser convaincre par un de ses coéquipiers (de l’équipe nationale, mais pas de l’équipe de son tournoi saisonnier si je comprends bien) de venir dans un bar où une fête à lieu avec quelques stars d’un film. S’il se fait d’abord draguer par le barman, Shane finit par rencontrer Rose.

Puisqu’elle donne son nom à l’épisode et qu’apparemment Shane est fan de ce qu’elle fait, on comprend bien vite qu’elle aura son importance. Rose est très sympa avec Shane, parce qu’elle est aussi fan de lui, comme par hasard. Les deux passent la soirée ensemble et ça semble très bien se passer. Les verres s’enchaînent, la conversation est fluide : il y est question d’enfance et de famille, du job de l’un et de l’autre, de l’hiver rude à Montreal et, ouais tout va bien. Par contre, on pourrait nous donner quelques nouvelles de Scott au passage, non ? J’en demande trop.

Bien sûr, deux stars comme ça qui se rencontrent et passent du temps ensemble ? Les médias s’emballent vite, parce qu’ils sortent en public aussi. La love story de Shane et Rose fait rapidement la une des médias. Ilya le vit très mal et est énervé de voir Shane avoir sa petite vie. Quel connard ! Peut-il vraiment être jaloux de ce qu’il se passe quand lui-même est en train de coucher avec Svetlana ?

Après, j’aime bien le voir énervé surtout quand ça nous mène à terme à une scène où Shane reçoit avant le match des SMS de Rose et préférerait en avoir d’Ilya. Malheureusement, ce n’est pas le cas d’Ilya qui préfère rester muet et être violent avec lui pendant le match. Quel petit con, en vrai. Le match est catastrophique.

Shane enchaîne en se rendant dans un club avec Rose ; club dans lequel Ilya décide également de se rendre. Il paraît que c’est un hasard que ce soit le même club. Peut-être qu’ils ont juste les mêmes goûts et que ce sont de bons goûts – t.A.T.u, quoi. Si Ilya repère rapidement Shane, ce n’est pas le cas du canadien. C’est quand il voit un coéquipier d’Ilya que Shane comprend aussitôt qu’Ilya est là, mais il ne le voit pas pour autant tout de suite. Et puis, il le voit embrasser une autre alors qu’il est lui-même en train de danser avec Rose. La jalousie est efficace sur lui aussi.

Il se laisse embrasser vite fait par Rose, puis déclare avoir besoin d’aller aux toilettes. La série nous enchaîne alors avec une reprise masculine de All the things she said durant laquelle on peut observer Shane faire l’amour à Rose et Ilya finir sa soirée seul sous la douche à se masturber en pensant à Shane le regardant. Et clairement, Shane ne pense pas à Rose quand il couche avec. Le montage et l’esthétique sont sublimes, mais c’est… malsain. Tout est si malsain dans leur relation. Je ne sais pas quoi en penser, mais ça rend fou. Et ça va clairement m’obséder une semaine.

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Heated Rivalry – S01E03 – Hunter – 18/20

Je suis complètement dérouté par cet épisode qui change totalement de point de vue et raconte une histoire bien différente de celle des deux premiers épisodes. Et, en fait, il me raconte ce pour quoi j’étais venu à la base. C’est juste beaucoup mieux, c’est simple, c’est de la romance efficace parce qu’elle est basique, justement. Les personnages sont bien écrits, on vit les dramas avec eux, la romance avec eux. C’est vraiment un bon épisode et ça fait plaisir à regarder.

Spoilers

Tiens, Scott, le coéquipier de Shane, cache lui aussi bien des secrets…


Oh so you’re kind of wild.

Oui, je suis encore là ; oui, je recommence à regarder la série. Ce n’est pas grandiose, mais ça vaut bien le détour entre deux quintes de toux et après une bonne sieste. L’épisode recommence en février 2014 et s’éloigne très clairement du couple principal qu’on essaie de nous vendre sans que ça ne m’accroche. Peut-être que ce sera positif ? On s’intéresse dans cet épisode à Scott Hunter, le coéquipier et pote de Shane.

Je suis un peu perplexe. L’idée est de repartir sur la scène des JO où il est question du pote probablement gay de Shane. Partant de là, on voit bien qu’il est plus gêné encore que XXX et la série nous entraîne dans un flashback quatre mois plus tôt. C’est vraiment étrange comme introduction d’épisode. Le détour est aussi quelque chose auquel je ne m’attendais pas du tout. C’est le contenu d’une saison 2 de faire un tel détour, pas d’une saison 1.

Admettons, cela dit. Je suis prêt à me laisser embarquer dans ce détour parce que c’est un acteur que j’aime bien après tout et parce qu’il a l’air d’une timidité maladive quand il rencontre Kip, le vendeur avec qui il va flirter pendant tout l’épisode. Comme quoi, ces scénaristes savent nous proposer une vraie romance qui ne ressemble pas qu’à un plan cul.

En effet, on voit Scott faire son footing et s’arrêter pour un smoothie. Il rencontre alors un serveur qu’il trouve clairement mignon quand il le voit endormi. Il réveille celui qui s’appelle Kip et très vite, il y a de la drague entre eux. Je veux dire, le flirt est clairement visible. Kip n’a aucune idée de qui est Scott, sa collègue non plus, mais un autre client finit par le reconnaître.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que la petite drague vue par Elena, la collègue et amie de Kip, finisse par être le gros sujet du soir quand ils se retrouvent dans un bar à regarder le match de hockey avec d’autres amis. Scott est victorieux et revient dès le lendemain au bar à smoothie pour en commander un nouveau. Il faut dire que Kip fait bien les smoothies (ça me donne envie d’essayer cette recette, tiens) et qu’après une victoire, Scott essaie de reproduire ce qui a mené à la victoire. BEN VOYONS. Il m’a fait trop rire.

L’air de rien, il expose surtout à Kip le moyen de le revoir : il suffit d’être de service les jours de matchs. Et avec une pote comme Elena au travail, il est rapidement présent après chaque match de Scott.

Le temps passe vite, mais moins vite que dans les épisodes centrés sur Shane et Ilya. Très clairement, on a affaire ici à un couple qui évolue à un rythme plus classique et habituel. On n’est pas sur de la haine, juste sur de l’attirance. Ainsi, c’est seulement deux jours plus tard que nous voyons Scott être charrié par Ilya ; puis c’est le lendemain que ça tourne vinaigre avec Shane : Scott trouve que Shane commence à sonner comme Ilya, et il le lui dit. Les deux joueurs sont amis, mais se disputent sur le terrain. Si on est quatre mois avant les JO, on devrait donc avoir déjà suivi cette dispute, non ? C’est un peu étrange et on ne se concentre toujours pas sur le hockey.

Le lendemain de la dispute, Kip est en retard pour aller au boulot car il ne trouve pas son costume. Ils sont si marrants les scénaristes à trouver les excuses les plus idiotes pour mettre à poil son casting. Bon. Il s’avère que finalement Kip travaille comme serveur avec un de ses meilleurs potes, et il travaille dans une belle soirée de gala où il croise par hasard Scott.

Et quand je dis « croise », Kip le percute avec un plateau plein de bouffe. La femme avec Scott le dénigre très violemment, ce qui fait qu’un peu plus tard Scott se sent obligé de s’excuser. Une fois que c’est fait, il invite Kip à dîner dans un fast-food juste en face de la réception, après son service évidemment. Voilà donc Scott qui attend très longtemps pour revoir Kip, mais eh, ça ne le dérange. On ne peut pas faire plus explicitement gay friendly que ça, si ?

Si la relation était mignonne jusque-là et que j’ai eu la dose de romance que j’attendais de la série avec son couple principal, je suis tout de même un peu dérouté par la suite : il y a trop de monde à attendre le fast-food, alors Kip se fait inviter directement chez Scott. L’excuse est qu’ils peuvent commander à manger là-bas. La théorie est bien différente de ce qu’il se passe en pratique, par contre : Scott se déshabille dès qu’ils rentrent dans l’appartement.

Ils couchent donc ensemble et, apparemment, tout se passe bien entre eux alors même qu’ils ne s’étaient jamais embrassés jusqu’ici. C’est un peu gros d’avoir le coéquipier de Shane tout aussi gay que lui, je trouve, mais soit. Durant la nuit, Kip envisage de partir, mais Scott lui demande de rester. C’est tout bénef : le lendemain matin, au réveil, il a un smoothie qui l’attend et la possibilité de le baiser à nouveau. Wow. C’est un peu hot cette manière de lui demander « Can I fuck you ? », mais soit.

Une fois que c’est fait, ils partagent donc un bon smoothie, sans prendre la peine de vraiment se rhabiller. Scott en profite pour demander à Kip de ne pas partir. Je suis bien plus fan de ce couple que du couple principal, bordel. Bon, le problème, c’est que Scott révèle qu’il n’invite jamais personne chez lui parce qu’il ne peut pas faire son coming-out et que Kip est un imprévu dans son planning. Mais bon. Il avait très envie de Kip, comme il a très envie de le voir rester : il sait qu’il abuse, que c’est fucked-up, mais il a envie de lui et autant demander ce qu’on veut.

Oh bordel. Comme je suis d’accord avec Scott. On peut dire ce qu’on veut, mais la communication dans une relation humaine – et surtout quand il y a du sexe à prendre en compte – c’est la clé de tout. Et autant dire clairement les choses. À quoi bon faire des détours ? Il a envie de lui, il le réclame. Quoi de plus normal ?

Je suis un peu partagé par la réponse de Kip : il est OK pour rester, ce que je comprends, mais il se laisse ensuite un peu trop être le jeu sexuel de Scott. Si la timidité et la pudeur n’est toujours pas ce qui étouffe la production de la série, les scènes de sexe sont quand même moins longues ici – ce qui rend ça moins gênant que les premiers épisodes. Bien sûr, Kip garde sa relation secrète, mais Elena me fait mourir de rire dans chacun des échanges qu’elle a avec lui, alors que Kip a accepté de vivre chez Scott sans se poser deux fois la question.

Elena sait très bien qu’ils sont en couple, même si Kip tente de garder le secret. Il faut bien des défauts, et ce sera celui de Scott de vouloir garder ce secret. Kip ne semble pas en avoir quand il fait la cuisine pour Scott et s’occupe de tous ses besoins par contre. En contrepartie et parce qu’il est amoureux, Scott s’intéresse aussi à Kip en tant que personne. Ainsi, il décide d’emmener Kip à une exposition de son artiste préféré pour lui faire plaisir, même s’il n’est pas sûr d’assumer de sortir en public avec.

Et ça ne manque pas de poser problème. Quand la galeriste commence à leur parler, Scott est clairement angoissé et décide donc de se barrer. Pourtant, Kip lui avait proposé de se barrer avant. J’ai un peu plus de mal avec certaines des décisions de Scott ici, mais à vrai dire, ce n’est pas évident de devoir cacher son homosexualité. Toute la question est de savoir s’il doit vraiment le cacher ou s’il n’est pas en train de s’ajouter des barrières dans une société qui est prête à évoluer. Mais peut-être pas. Bref. Je le comprends, je crois.

En plus, il a de la chance parce que Kip est une perle rare qui reste avec lui malgré tout, sans grand reproche. J’ai toujours autant de difficultés avec les séries et cette manière qu’ils ont tous de faire l’amour devant d’immenses baies vitrées, mais soit, Kip est une perle rare, allez.

Il offre même des chaussettes à Scott avant son match, qu’il regarde au bar avec Elena. Celle-ci est saoulée : elle voit que son pote est fou amoureux et elle voit qu’il ne dit rien à personne. En vrai, ça ne fait que deux mois qu’ils sont en couple et elle réagit comme si ça faisait cinq ans qu’ils se cachaient. Deux mois, ce n’est pas si long pour un couple ordinaire – mais alors un couple avec une célébrité, et en plus une célébrité homo ?

Je ne sais pas, la série fait un pataquès de pas grand-chose. Le problème, c’est qu’Elena lui met des idées dans la tête et que Kip va commencer à douter après tout ça. Sa relation avec Scott est belle, c’est dommage de tout foutre en l’air si vite. Et en même temps, ce n’est pas le sujet de la série. On sait bien que nous n’avons qu’un épisode consacré à eux…

Tout se dénoue donc lors d’un gala organisé en l’honneur de Scott, où il a bien sûr invité Kip. Ce dernier vient accompagné d’Elena, comme lors des premiers rendez-vous (j’ai oublié d’en parler, mais Elena avec son popcorn au match de hockey était hilarante). Elle reprend le rôle de la meilleure amie parfaite à essayer de détendre l’atmosphère entre eux. Il va de soi que Kip est tout stressé de voir son mec en public sans pouvoir le toucher – il a surtout peur de la réaction de Scott puisqu’Elena est courant. Celle-ci en profite pour réclamer une danse, histoire de parler avec lui. Elle aime trop son pote pour le voir souffrir comme il souffre. Elle veut donc clarifier les choses avec Scott, parce qu’elle le trouve génial lui aussi, mais ils méritent l’un comme l’autre le bonheur – et un peu de lumière du soleil. C’est vrai que ça fait du bien le soleil.

Le problème, c’est que ce n’est pas si simple pour Scott. Le soir même, il se retrouve dans une conversation avec Kip qui pose problème : Kip veut organiser son anniversaire dans un bar gay et y inviter Scott, sauf que Scott n’est pas prêt à ça. Il espère l’être prochainement ; mais il sait aussi que ça pourrait prendre quelques années. OK. Donc au moment des JO, Scott est de nouveau célibataire, c’est ça l’idée ?

Kip a beau être au courant dès le départ de la distance infranchissable entre eux et dans leur relation, la situation n’en est pas moins douloureuse. Et je crois que je le comprends. Il a emménagé du jour au lendemain chez Scott, sans crier gare, sans avertissement. Il est évident que son père et sa vie d’avant lui manquent. Il a beau comprendre la triste vie de Scott, ça ne simplifie pas tout pour autant – la vie de Scott est triste, avec ses parents morts dans un accident quand il était enfant et une bourse d’étude en compensation lui permettant de devenir star de hockey.

Finalement, la distance dans leur couple vient surtout de l’extérieur de leur couple. Ensemble, ils fonctionnent bien. La pression de la société, en revanche, fait qu’ils ne peuvent pas vraiment être ensemble. Et c’est tellement le cas de plein de couples gays que c’est vraiment bien écrit, je trouve.

Kip rentre chez lui dépité et finit en larmes dans les bras de son père. Oh doudou, il me fait de la peine. Il fête finalement son anniversaire (deux semaines plus tard, putain !) dans son bar avec tous ses potes, mais sans Scott, qui reste à l’observer depuis l’extérieur du bar. Y a pas à s’écraser comme ça et à disparaître putain.

Bref. Pas étonnant qu’en Russie, Scott se sente un peu mal. L’épisode se termine sur le match qu’il va disputer là-bas pour la médaille d’or. Et bien sûr, il porte les chaussettes offertes par Kip.

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