How I met your father – S02E02

Épisode 2 – Midwife Crisis – 12/20
Il y a comme un léger mieux dans cet épisode, probablement parce que la série va plus loin dans le ridicule. Si elle y allait à fond, elle pourrait tenir une formule qui fonctionne. Dans le même genre, la vie qui s’acharne sur son héroïne devenue détestable, ça m’irait très bien si ça continuait sur plus d’un épisode. Je doute que ce soit le cas, mais ce deuxième épisode était déjà meilleur que le premier. C’est un début.

Spoilers

Sophie rencontre Meredith, ce qui fait ressortir sa tendance à mentir en permanence.

I’m a dirty liar.

J’ai trouvé le créneau parfait pour la série, mais je ne pense vraiment pas dépasser un épisode par semaine parce que c’est toujours douloureux à regarder, surtout quand ça reprend par la Sophie du futur nous racontant sa vie. Enfin, elle la raconte à son fils, mais ça revient au même. C’est terrible comment l’humour ne prend pas avec moi quand on la voit – elle était pourtant si drôle dans d’autres rôles ? Que lui est-il arrivé ?

Bref, le thème de l’épisode pour Sophie, c’est qu’elle a tendance à mentir en permanence, surtout quand elle est stressée. Pour l’épisode qui nous concerne, cela ressort particulièrement quand elle a l’occasion de rencontrer Meredith pour la première fois. Tout ne se passe pas à merveille : Meredith stresse Sophie, parce qu’elle se sent en compétition avec.

Elle ne fait donc que lui mentir – au point de lui dire qu’elle a vendu sa photographie à un prix incroyable. C’est loin d’être brillant comme humour, mais la construction de l’épisode fonctionnait bien mieux : j’ai aimé voir les scénaristes rendre volontairement insupportable Sophie. Cela change : en saison 1, elle l’était, mais c’était involontaire. Cela fonctionne bien mieux quand c’est assumé. Son cours de yoga m’a même fait sourire.

Bref, il y a un peu de progrès, même si je ne sais pas comment les scénaristes ont de telles idées parfois. La voir mentir tout le temps, c’est marrant ; la voir promettre une séance photo d’accouchement à sa voisine Ramona parce qu’elle a l’habitude d’en faire… Beaucoup moins. On sent bien que les scénaristes sont contents d’avoir eu une idée qui pourrait être vaguement marrante, mais on voit aussi à quel point ils sont ensuite coincés dans leur idée.

Je veux dire, ça pourrait être marrant, mais les crevettes congelées dans la piscine d’accouchement ? À quel moment ça a pu paraître être drôle comme histoire ? Je me le demande sincèrement. Par contre, Sophie qui tombe dans la piscine ? YES, c’est mon humour, beaucoup plus. Acharnons-nous sur elle, c’est bien mieux pour me faire rire, vous allez y arriver, surtout si vous la laissez avec Valentina, qui est la seule à vraiment me faire rire à chaque épisode.

Pourtant, les scénaristes lui fournissent vraiment des intrigues de merde. Le coup d’Avatar ? C’était naze et juste fait pour qu’on les sente un peu dans l’actualité, mais bon, on voit bien que ça ne marche pas. L’accouchement en lui-même a réussi à me faire rire tellement il était dans l’excès. Voilà, la série a peut-être trouvé ce qui pourrait fonctionner pour que je passe le cap de ma mauvaise foi et de leur manque flagrant d’idée/qualité : aller dans l’excès jusqu’à l’absurde, s’acharner sur Sophie et la voir s’empêtrer dans des mensonges, c’est plus intéressant que sa vie romantique, pas évoquée un instant dans l’épisode.

C’est dommage de devoir laisser de côté le thème de la série… mais ce n’est jamais qu’un prétexte, non ?

En parallèle de tout ça, Meredith est donc de retour dans la vie de Jesse. Cela signifie qu’elle est de retour aussi dans la vie de ses amis. C’est loin de plaire à tous. Outre Sophie qui veut absolument gagner la compétition contre elle, Sid est particulièrement énervé de la voir revenir. Il la déteste pour de bonnes raisons, mais bon, ce n’est pas à lui d’en vouloir encore à Meredith en vrai. Si Jesse lui pardonne, alors Sid doit lui pardonner.

Tout ça, c’est de la théorie. La pratique est souvent différente et l’idée de base de cette intrigue était bonne. Tenter de nous faire le coup du « bujito incident » en référence au « pineapple incident » en revanche ? Pire idée du monde ! C’est nul comme réécriture, c’est nul comme idée et la résolution avec une réconciliation est trop simple. Ils ont juste parlé, quoi, c’est pas la meilleure des idées. J’aurais préféré voir durer un peu la rancune de Sid – surtout que Meredith est une égoïste, tout de même.

Cela ne m’empêchera pas d’adorer l’actrice de toute manière. C’est dommage d’avoir une telle actrice et de ne pas s’en servir pour des intrigues vraiment drôles par contre (l’accouchement dans le métro a fonctionné également à ce moment-là). Là, elle reste un brin trop fade et on sent bien qu’elle sera cantonnée plus tard au rôle de la méchante).

Enfin, une autre intrigue secondaire de l’épisode voit Ellen s’inquiéter de ne plus avoir de nouvelles de Rachel. J’avais totalement zappé cette intrigue, mais c’est plutôt une bonne chose de la voir revenir car les rares moments où j’apprécie Ellen sont quand elle a une vraie raison d’être stressée et d’en faire des caisses.

Après, toute l’intrigue avec les voisins qui s’incrustent (Julian & Maury pourraient être de bons persos secondaires), la fête qui fait penser à Rachel qu’Ellen ne veut pas d’elle et le rencard qui se décide sur un coup de tête quand elles en arrivent à la conclusion qu’elles sont aussi folles l’une que l’autre est trop rapide pour moi. C’est rushé par manque de temps, parce que les scénaristes ont finalement beaucoup de personnages et ne savent pas quoi faire de tout le monde.

Cela dit, le duo Ellen/Charles pourrait le faire sur du long terme. Bref, je sens davantage le potentiel comique dans ce deuxième épisode. Je suis fatigué, ça joue forcément, mais il y a quelque chose là qu’il n’y avait pas en saison 1 : ils prennent le temps de s’éloigner de l’intrigue amoureuse et de proposer un peu plus d’excès. C’est clairement quelque chose qui pourrait fonctionner pour que ça parvienne enfin à être vraiment drôle. Reste à voir si c’est un incident isolé ou une vraie nouvelle direction pour la série.

How I met your father – S02E01

Épisode 1 – Cool and Chill – 11/20
C’est difficile de noter quand je ne sais même pas exactement pourquoi je continue la série. J’imagine que c’est parce qu’elle réussit par moment à me rappeler que j’adorais l’originale sans jamais lui arriver à sa cheville. Ou alors, c’est pour Hilary Duff. Ou pour le reste du casting. Ou par espoir que sur un malentendu, on arrive à sortir du pétrin dans lequel elle semble s’enliser toujours un peu plus. Bref, c’est un début de saison convenu côté intrigue, gênant côté surjeu et forcé côté écriture des blagues. À l’image de la saison 1, donc.

Spoilers

Ian est de retour dans la vie de Sophie, pile à temps pour le mariage de Sid et Hannah.

I was getting a second shot with the one that got away

Je suis reconnaissant de voir qu’il y a un résumé de la saison précédente pour me remettre en tête les intrigues et les noms de certains personnages, parce que la qualité n’était pas assez au rendez-vous pour que j’en retienne tout. Je me suis motivé pour reprendre la série, oui, mais je ne sais pas trop ce que ça donnera pour mes critiques. La série est compliquée à commenter, comme n’importe quelle comédie. Après tout, je passe tout mon temps à rire, non ?

Non. Vraiment pas. Allez, simplifions les choses : Sophie en 2050, ça ne fonctionne vraiment pas du tout. Du tout. Elle est toujours à se bourrer, fait des siestes et des spaghettis pendant qu’elle appelle son fils en visio sur un mur entier (qui voudrait d’un tel écran pour une visio ?). Même le récit de Ted paraissait plus crédible, ça en dit long. Et puis, Kim Catrall paraît en roue libre, je me demande vraiment si quelqu’un la dirige.

Mon problème, c’est que ça signifie que la série a ignoré les multiples critiques à son sujet et continue donc sans revoir sa copie. Cela se sentait dès l’introduction, et ça n’a fait que se confirmer scène après scène. Les personnages ? On retrouve petit à petit toute la bande exactement là où on les avait laissés en fin de saison 1. Malheureusement, je ne suis pas spécialement heureux de les retrouver, ce qui explique aussi pourquoi j’ai mis un peu de temps à commencer la saison, je suppose.

Bien sûr, il y a deux exceptions : Charlie et Valentina. J’aime toujours autant la dynamique entre ces deux-là, aussi sexuelle soit-elle. Ce sont les seuls qui arrivent à me faire sourire – mais pas encore rire. Valentina et Charlie ont donc rompu, mais comme prévu, ça ne tient pas la route longtemps cette rupture. Ils se retrouvent à devoir gérer un diaporama de mariage pour Sid et Hannah, en une soirée, et ils préfèrent coucher ensemble que de le faire. À part ça, ils sont sûrs de pouvoir être amis, même quand leur sextape finit par être vue par tout le bar parce qu’ils l’ont ajoutée au diaporama de mariage, soi-disant par accident. Je n’appelle pas ça un accident, j’appelle ça une mauvaise écriture de la part des scénaristes tellement c’était prévisible comme « gag » (parce que c’était supposé en être un).

Oui, Sid et Hannah ont besoin d’un diaporama de mariage, parce qu’ils se sont mariés en secret ce jour-là. Le mariage en lui-même est une catastrophe et ils s’en rendent compte au moment de le raconter – les scénaristes passent à côté d’un bon épisode, je trouve. Ils sont peut-être traumatisés par les épisodes de mariage après la série originale. Comme l’histoire en question n’est pas terrible, ils se mettent à le regretter et… la première grosse soirée de Sophie en tant que photographe – dont on nous a fait tout un plat en saison 1 – est rapidement oubliée par tout le groupe d’amis : Sid et Hannah organisent un mariage surprise au bar.

Et comme il fallait bien tenter de créer des situations marrantes (ou juste gênantes), oui, Ian se tape l’incruste à un mariage de gens qu’il ne connaît pas. Vu le nombre de figurants présents, ce ne doit pas être le seul cependant.

La série essaie toujours énormément d’être drôle, mais ça se sent. Copier son aînée n’est toujours pas une super idée non plus : on a ainsi droit à un flashback à la fac pour Sid et Jesse (c’est trop du copier-coller de Ted et Marshall sérieusement) ou au pire jeu de mots possible avec les « sequins » d’Emily. L’actrice me fait toujours autant de peine à forcer plus que nécessaire l’humour de son personnage, qui n’est pas si drôle. Ou plutôt, qui pourrait l’être si elle ne forçait pas tant le trait.

Y a-t-il eu du positif dans l’épisode ? Ma foi, voir débarquer Drew m’a fait sourire. Toute l’intrigue avec ses dents blanches et sa couleur de peau digne de Donald Trump ne fonctionnait pas, mais au moins, sa présence ajoutait du fun à un épisode qui n’arrivait pas à l’être.

Du côté de Jesse, on ignore encore que Sophie l’a vu avec Meredith. Plutôt que d’en parler avec la principale intéressée, Jesse se confie donc à sa sœur qui surjoue tout – et les scénaristes tentent la carte du « oh regardez, on sait qu’elle surjoue » à un moment, mais ça ne fait qu’empirer les choses. La référence qui ne sort de nulle part au « white male » était plus gênante que drôle : j’ai l’impression que c’est écrit par des boomers qui ne savent pas vraiment de quoi ils parlent. Pour ça, j’ai déjà le dernier Robert Galbraith à finir de lire, merci bien. Bref, dans tout ça, super, Jesse part un mois avec Meredith en tournée… et alors ? 

Un point positif (je les cherche vraiment, vous voyez ?), peut-être, est le karaoké improvisé par Sophie. Cette manière de se sortir d’une situation gênante en en créant une encore plus gênante est assez raccord avec ce qu’on savait du personnage. Pour une fois, c’est rare, ça ne semblait pas trop forcé niveau humour… jusqu’à ce que Drew s’en mêle.

J’ai eu de la peine pour Hannah et Sid, finalement. Eux au moins, ils forment un couple solide. Il est dommage que la série n’ait pas réussi à sécuriser la présence de l’actrice plus tôt. Maintenant qu’elle est occupée avec Walker, je doute qu’on la reverra beaucoup cette saison.

Sinon, le seul truc qui va vraiment me motiver à continuer la série est le flash-forward en cliffhanger : Sophie s’apprête à sortir en rencard avec son père (peut-être), ce qui fait qu’elle appelle sa mère. J’espère que ça signifiera un retour de Paget Brewster. En attendant, on sait déjà qu’on aura le retour de Neil Patrick Harris dans le rôle de Barney. J’ai hâte de savoir ce qu’il donnera en tant que papa.

En attendant, Sophie réussit à foirer aussi sa relation avec Ian, parce qu’elle finit par lui avouer la vérité sur ses deux ruptures successives en 48h. Quelle vie ! J’y trouve quand même un dernier point positif à cet épisode : il m’a apporté un point de Bingo Séries (le 14e) alors que je ne m’y attendais pas du tout. Yay.

NCIS – S20E10

Épisode 10 – Too Many Cooks – 14/20
La raison pour lancer ce crossover est franchement décevante, mais si on la met de côté, l’épisode est assez solide et divertissant. C’était son but, après tout, alors je ne boude pas mon plaisir de retrouver certains personnages de NCIS Hawai’i avant l’heure. Cependant, pour un épisode censé écrire l’Histoire, eh bien, ce n’est pas révolutionnaire.

Spoilers

Les agents des différentes équipes du NCIS enquêtent sur le suicide d’un de leur ancien professeur.

Déjà, le point de départ avec le suicide d’un vieil homme qui se révèle être un des professeurs des agents du NCIS était un peu bizarre. J’aime bien l’idée que toutes les agences soient une grande famille, mais c’était étrange de voir autant d’agents se connaître et avoir tant de gens en commun sans les voir plus souvent interagir ou se parler. Ils sont tous au top, faites appel les uns aux autres quand vous êtes dans une impasse ? Et arrêtez de vous tirer dans les pattes en permanence ? Pour être honnête, j’ai trouvé que Sam et Callen qui arrivent sur la scène du suicide avant les autres n’étaient pas très convaincant, tout comme la raison qui réunit tous les agents de la franchise à la base, une fête de départ à la retraite.

Tant qu’à faire, ils auraient pu en profiter pour ramener des agents de la Nouvelle Orléans pour le clin d’œil, mais non. Et puis l’omniprésence de Gibbs était un peu énervante, tout le monde parle de lui, on se retrouve dans sa cabane… je pense que les scénaristes devraient laisser l’acteur profiter de sa retraite et arrêter de jouer avec l’idée d’un retour du personnage. On a fait notre deuil, qu’ils le fassent aussi.

Ensuite, les marines américains arrêtent de se faire tuer pour le triple épisode de NCIS et c’était un peu bizarre. Le professeur qui se suicide est rapidement remis en question avec ses dossiers top secret du gouvernement sur son ordinateur, ce qui était une bonne idée. Forcément, pour les agents d’avoir des devoirs supplémentaires à faire pour prouver son innocence est compliqué, mais c’est efficace pour les gags et l’humour global.

Par contre, perdre du temps à faire accuser McGee était vraiment ridicule, c’était tellement peu crédible. Et puis comment un agent fédéral peut-il laisser son portable en libre accès à quelqu’un d’autre ? Franchement, ça ne mettait pas en valeur le personnage.

C’était sympa de voir le lieu de formation des agents et j’ai adoré la partie où les agents taquinaient les professeurs en répondant correctement aux questions, quitte à ruiner les cours qu’ils donnaient aux futurs agents. Et puis, voir Jane et Jess faire équipe était top.

A la cabane de Gibbs, Nick et Jess se font tirer dessus par leur suspect principal, et même si on ne sait pas comment le méchant a su où se trouvait la cabane de Gibbs, il y avait à nouveau un bon humour avec tout ça pour savoir qui avait réussi à le toucher et comment il avait pu survivre. En plus, ça arrange bien les agents de récupérer le téléphone qui a sauvé la vie de ce méchant.

Le méchant de l’épisode ? Samuel Williams, un des « Most Wanted » du NCIS. Il fallait au moins ça pour réunir trois agences, effectivement – même si l’idée d’une fête réunissant plein d’agents semble plus logique aux scénaristes comme point de départ. En toute logique, toutes les pistes pointent ensuite vers Hawai’i pour retrouver ce grand-méchant. Cela tombe bien, c’est le deuxième épisode du crossover. La vie est bien faite.

Le double rencard proposé par Jimmy afin de conclure était une bonne idée, je suis triste qu’il ne voit pas le jour finalement. En effet, Jane et Jimmy sont enlevés avant que ça ne puisse se faire. Le cliffhanger est bon, mais il éclipse trop rapidement les doutes de Nick sur son professeur qui lui avait dit exactement la même chose que ce qu’il avait dit auparavant à Simon Williams… et ça m’a un peu frustré. Au moins, la suite était disponible tout de suite, c’est toujours ça de pris.

Missions – S03E05

Épisode 5 – Théogonie – 17/20
Le titre en révèle beaucoup sur l’ambition de la saison 3 et de la série, mais la conclusion me laisse finalement sur ma faim. J’ai l’impression d’être passé à côté de certains éléments, au point de me dire que ça pourrait être une bonne idée de revoir l’intégrale. Si la fin n’est donc pas exactement ce que j’en attendais, on sent bien que la série a réussi à mener son récit jusqu’au bout – ou en tout cas, jusque là où elle le voulait, même si aller plus loin aurait pu me plaire aussi. Rien que pour ça, la série mérite d’être vue.

Spoilers

Jeanne envisage le suicide pour mettre un terme à ses souffrances.

Sauver ton père, sauver le monde… On dirait que c’est simple comme un conte pour enfants, non ?

Jeanne se suicidera-t-elle ? Cela m’étonnerait franchement. Certes, elle braque le flingue sur sa tempe, mais elle se retourne ensuite vers Peter, William et Alice pour mieux se rendre compte qu’ils sont figés. Ils ne bougent plus du tout et l’homme mystérieux apparaît dans le sous-sol, demandant à Jeanne de le suivre.

Ils se retrouvent alors à l’extérieur du sous-sol, à la frontière du temps et de la réalité. L’homme révèle alors qu’il est un des enfants de Jeanne – un de ses héritiers. Il vient du futur, même si le futur n’est pas un concept qu’il connaît exactement. Il est épaulé par la Jeanne de la saison 2 dans ses explications : Jeanne est ainsi une exception, un chaînon manquant, qui permettra à l’espèce humaine de s’améliorer ; parce que pour l’instant, elle est défectueuse.

Le but est de montrer à Jeanne tout ce qu’elle peut changer également, si je comprends bien tout ce qu’il se passe. L’homme explique à Jeanne qu’elle a créé une ligne temporelle en jouant avec l’esprit de William : ce n’est pas une autre Jeanne qu’elle voit, c’est une seule et même personne, qui doit à présent être réunie. L’idée est simple : Jeanne a un choix. Soit elle vit comme une humaine en voyant le monde se détruire peu à peu, soit elle accepte d’être la cause qui créera cet homme, la conséquence, qui se déplace dans le temps et l’espace pour observer.

Jeanne semble toutefois faire un choix : elle demande à être ramenée dans le présent, au moment où elle envisageait de se suicider, parce qu’elle a trouvé la réponse qu’elle cherchait après quelques détours dans le temps, à la mort de Simon, à un anniversaire de William encore enfant et au beau milieu de montagnes nordiques. Elle sait ce qu’elle doit faire… Mais moi franchement, je n’en ai pas la moindre idée à ce stade.

Elle fait sortir le trio du sous-sol, tandis qu’en parallèle, Adrian découvre une photo de Jeanne et de l’homme prise à l’anniversaire de William… quand il était enfant. Adrian demande à ce qu’on la retrouve bien vite, mais Jeanne, elle, est menacée par les hommes de main de William. Même s’ils baissent les armes sous les ordres de William, Jeanne n’hésite pas à les tuer.

Peter est assez réactif pour assommer Jeanne avant qu’elle n’aille encore plus loin, mais cette intrigue se termine par William qui explique à sa fille et Peter qu’ils pourraient tout à fait mettre un terme à Jeanne et ses agissements avant qu’il ne soit trop tard. C’est mignon comme idée, mais Alice la refuse catégoriquement ; et elle arrive à convaincre Peter bien vite, parce qu’ils sont en couple après tout.

C’est toujours un peu abusé dans les séries et les films, ces couples qui se connaissent depuis deux ou trois jours à peine mais agissent comme s’ils avaient passé un an ensemble. Bon, grâce à Alice, Jeanne peut finalement se réveiller à l’étage de la bâtisse. Elle retombe assez vite sur Alice, Peter et William, à qui elle assure qu’elle n’était plus elle-même, mais qu’elle est sûre qu’elle pourra se contrôler si ça devait lui arriver une nouvelle fois.

Franchement, ça me paraît ambitieux. Cela dit, Jeanne réclame à aller en Europe du Nord, et ça aussi c’est ambitieux quand on est sous surveillance comme ils le sont. Par chance, William peut compter sur Ivan pour trouver un avion. Les deux amis en profitent pour se dire adieu, sachant bien que la mort les attend au tournant.

Dans l’attente de pouvoir partir en voyage, Jeanne et Alice prennent le temps de se parler. Jeanne explique que l’autre elle – donc elle-même en soi – voulait absolument parler à William, pour l’empêcher de créer la deuxième Alice. Elle a fini par réussir à le faire, mais ça a laissé des séquelles à William, elle a ouvert une brèche et transmis le don des souvenirs d’une autre dimension à William.

Il n’est pas fait pour ça, cependant, ce qui explique qu’il aille si mal. Alice demande à Jeanne de le sauver, même si elles ne savent pas exactement si c’est possible. Cela mène Jeanne à considérer une nouvelle fois que sauver le monde, ça pourrait être s’autodétruire. Franchement, c’est complexe tout ça, ils finissent par nous perdre en informations diverses.

Dès lors, Alice en a marre de réfléchir et elle cherche du réconfort dans les bras de Peter qui, ça tombe bien, est justement torse nu dans sa chambre. C’est bien foutu, la vie. La nuit passe plus vite comme ça, en tout cas, que pour Jeanne et William qui attendent, en pleine insomnie, de pouvoir aller en Norvège.

Au petit matin, Adrian reçoit un appel mystérieux (probablement d’Ivan) qui l’informe de la destination choisie par Jeanne. Il se met aussitôt à mettre en œuvre un plan pour se rendre avec ses hommes en Norvège, ayant ainsi la même destination que Jeanne, William (de plus en plus faible), Alice et Peter. William en profite pour confesser ses actions, notamment les moments où il a voulu tuer Peter – l’accident de voiture, notamment. Il est également responsable du meurtre de Samuel. Pff. Franchement, ça c’est naze de sa part.

Le quatuor est malin en tout cas : ils changent de plan de vol en route, ce qui leur permet de conserver une bonne avance sur Adrian et ses hommes. L’ensemble permet aussi d’avoir de jolis plans de la nature en Norvège et des routes sinueuses de montagne. Ah, il faudra que je retourne à la montagne à un moment moi, ça me manque.

Ils ont beau prendre de l’avance sur les hommes d’Adrian, ceux-ci réussissent à s’approcher dangereusement de nos héros en faisant quelques excès de vitesse. Bordel, faire une course poursuite sur une route de montagne avec des virages partout et un William mourant à l’arrière de la voiture, quelle idée de merde. Je plains Peter, ce n’est pas chouette comme plan de vie.

Jeanne demande en tout cas à Peter de s’arrêter après un pont, et il le fait… alors qu’on sait tous très bien ce qu’elle envisage : elle sort de la voiture pour faire face aux voitures qui s’approchent. Le problème, c’est qu’en utilisant ses pouvoirs, elle affaiblit encore plus William. Bon, elle détruit le pont sans hésiter, et sans tuer pour autant Adrian. Par contre, William, lui, il ne tient pas la confrontation : les hommes d’Adrian braquent Jeanne avec des flingues, et elle n’aime pas trop ça. Elle décide donc de se débarrasser d’eux en les envoyant on ne sait trop où, et probablement en les tuant sous les yeux d’un Peter choqué.

Ah ben heureusement qu’elle devait se contrôler, Jeanne ! Les voitures s’envolent et disparaissent… Et William meure. Jeanne révèle alors qu’elle savait très bien qu’elle ne pourrait pas sauver William, mais aussi qu’elle doit la présence d’Adrian et de ses hommes à Alice. C’est elle qui a appelé Adrian, finalement. Je ne m’y attendais pas.

Elle a probablement bien fait de douter de Jeanne, parce qu’effectivement, elle est un véritable danger public. Elle a également une obsession, ce qui fait quelle veut reprendre la route au plus vite, quitte à laisser le corps de William au bord de la route. Franchement, c’était un peu abusé ça, ils auraient pu prendre le corps et le mettre dans le coffre, au moins.

Finalement, Jeanne a donc pris la décision de venir dans les montagnes nordiques vues en début d’épisode. Elle se retrouve ainsi face à une porte, comme en fin de saison 2, qu’elle doit pouvoir ouvrir. Son descendant affirme qu’elle est capable de l’ouvrir, puisqu’elle en sera capable plus tard et que le temps ne veut plus rien dire pour elle.

Jeanne s’apprête donc à ouvrir la porte, mais Peter lui demande d’attendre, pour s’assurer de ce qu’il y aura derrière la porte. Il lui touche l’épaule… et hop, on repart dans un petit flash de lumière. Peter se réveille alors dans une pièce aux murs nus, avec son ordinateur et son livre. En ouvrant la porte, il tombe à nouveau sur le descendant de Jeanne, qui lui explique qu’il doit choisir, avec le doute de ce que fera Jeanne. Il affirme que c’est par Peter que tout a commencé, et que c’est pour ça que c’est à lui de faire le choix. Alors là…

On découvre que c’est lui qui a tué Samuel au départ, avant d’aller changer le mot de passe du vaisseau, mettant en place toute la chaîne d’événements qui le mènera en Norvège. Nous sommes donc face à une étrange boucle temporelle, qu’on nous avait bien proposé au départ de la saison lorsqu’e Peter est monté pour la seconde fois dans le vaisseau – il s’était entendu.

De retour dans le présent, et puisqu’il a compris qu’il était responsable de tout ça, Peter laisse Jeanne ouvrir la porte pour qu’elle puisse faire face à… elle-même. La Jeanne de la saison 2 traverse donc le portail pour arriver face à cette autre Jeanne. Nous avons donc tourné en boucle ? La série s’achève sur une suite de flashbacks des trois saisons, puis sur une poignée de mains entre les deux Jeanne qui provoque un flash de lumière intense.

Moi qui pensais qu’en fin de saison 2, elle avait créé un tout nouveau monde, je suis servi. Elle a juste créé une super entité capable de détruire le monde dans une boule lumineuse surpuissante…


EN BREF – Je pense que la série gagnera à être revue à tête reposée et avec toutes les réponses en main ; ou du moins, avec le souvenir de toutes les révélations. Je suis un peu déçu par la saison 3 en ce qu’elle est plus courte que les précédentes et qu’elle a sacrifié une grande partie de son casting au profit de quelques personnages uniquement. Cependant, les quatre personnages au cœur de cette saison sont vraiment intéressants et bien construits, donc je ne vais pas trop m’en plaindre.

Si j’ai préféré l’épique de la saison 2, le rythme plus lent et détaillé de cette saison 3 restait un plaisir. Chaque saison a ainsi véritablement son ton, ses personnages et son intrigue, et elles forment un tout qu’il est satisfaisant d’avoir vu. C’est beaucoup en attendre pour une série française et même si j’aurais pu me passer de la mystique – surtout après avoir rattrapé Manifest la veille – je trouve quand même que c’est sympathique de terminer cette série. Pas déçu !