9-1-1 Lone Star – S04E01

Épisode 1 – The New Hotness – 17/20
J’aime bien les débuts de saison comme celui-ci : si on a tout le temps de retrouver l’ensemble des personnages qu’on aime, les scénaristes n’oublient pas ce qui fait le sel de la série – les interventions catastrophes – et prennent également le temps d’intégrer au casting de nouvelles têtes, l’air de rien. Les trois intrigues proposées pour servir de fil rouge au début de saison sont intéressantes : il y en a une qui risque vite de me blaser, mais les deux autres apportent un bon humour à ce premier épisode. Et puis, c’est toujours bon d’avoir un peu de dynamisme en plus pour lancer une saison !

Spoilers

La météo sera la catastrophe de ce début de saison, avec deux orages vraiment improbables sur la même fête foraine.

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He has a frog in his throat.

Une nouvelle saison commence et ça signifie généralement qu’on va être servi par une grande catastrophe impressionnante assez vite. Quand l’épisode commence dans une fête foraine sur un couple qui passe une soirée on ne peut plus tranquille, on sait bien qu’ils vont regretter d’être sortis de chez eux. Restait à savoir pourquoi, en sachant bien que ce n’était pas à cause de leur petite dispute de couple. Toute la scène est plutôt habituelle en vrai, avec un couple qui se dispute sur l’argent dépensé pour une peluche.

Malheureusement pour eux, ils sont interrompus par les maux de ventre du monsieur, qui s’appelle Caleb. Il fait de la peine à devoir se précipiter dans les toilettes publiques de la fête foraine, parce que ses cabines ne sont jamais des lieux où on aime rester, particulièrement quand on a une envie si pressante. Comme toujours dans ces cabines, il fait une chaleur atroce, et je ne préfère pas imaginer l’odeur. Le mec en est quand même à se déshabiller pour supporter ce qu’il se passe.

En fait, il fait tellement chaud qu’il ne peut plus sortir des toilettes publiques, parce que la poignée est brûlante. On ne peut que difficilement rêver être à sa place dans ces conditions, mais ce n’est pas terminé ! En effet, à l’extérieur, c’est une véritable tempête qui se prépare et se lève super rapidement. Voilà donc qu’il se met à faire super chaud sans prévenir – ce qui explique notre pauvre mec à moitié à poil dans sa cabine de toilettes – et que le vent souffle si fort que Brianna, la femme du couple, en perd sa peluche, qui s’envole.

Bon, elle en perd aussi Caleb, son mec, quand c’est ensuite la cabine de toilettes qui s’envole. Ah oui, quand même. C’est un peu énorme cette affaire.

Huit heures plus tôt, l’épisode commence par Marjan qui regarde la météo depuis la cuisine de la caserne. C’est chouette, car ça permet de nous annoncer de la pluie et de retrouver tout le monde petit à petit. Ainsi, on apprend que Nancy et Mateo sont toujours heureux en couple, que Paul n’a toujours pas d’intrigue et que TK et Carlos sont en pleins préparatifs de mariage. Quatorze lieux de réception plus tard, leur choix numéro 1 propose 18 mois d’attente. Et il y a apparemment un bon moment qu’ils cherchent, parce que Judd est de retour à la caserne lui aussi, en pleine forme.

C’est chouette à voir, car tout le monde vit sa meilleure journée. Ils sont tous potes, c’est chouette. Après, l’entre-saison a été chargé apparemment. On en est quand même à Owen qui débarque tout de cuir vêtu, en moto, à la caserne. Comme je comprends TK qui espère que son père ne débarquera pas comme ça au mariage.

Allez, cette scène introductive passée, on peut en revenir aux interventions habituelles et à la catastrophe météorologique qui semble se préparer pour Austin. On commence cependant par une scène toute tranquille où Carlos et sa mère parlent du mariage à venir. Alors que la mère est heureuse d’avoir du temps pour les préparatifs, Carlos reçoit un appel qui lui permet de savoir qu’il y a finalement une possibilité pour se marier plus vite que prévu là où TK le souhaite.

Le problème, c’est qu’à huit semaines près, Carlos hésite soudainement. Bon, huit semaines, ça nous mène à mars/avril, c’est parfait pour la pause de mi-saison, non ? Il ne va pas falloir qu’il hésite trop longtemps. Sa mère l’engueule cependant parce qu’il n’a pas dit la vérité, alors ça va, ça pourrait être pire, je m’attendais déjà à des doutes tout naze.

On n’en saura pas plus néanmoins, parce que le ciel vire au… vert. J’ai sérieusement cru que c’était encore ma télé qui faisait des siennes avec un câble HDMI défaillant, mais non. Il se met à pleuvoir des grenouilles dans un orage vert quoi. Il faut toujours qu’ils abusent sur les filtres dans cette série. Un appel aux urgences est vite passée, alors on en profite pour retrouver une Grace complètement dépassée par la situation.

Elle m’a bien fait rire, au moins. La première intervention est vite réglée au moins : l’homme à la grenouille est rapidement sauvé par Tommy. Ce qui est marrant, c’est que c’est un acteur suffisamment reconnaissable pour qu’on sache qu’ils risquent fort de le foutre en couple avec Tommy plus tard. Et en plus, on sait qu’il sera là aussi pour la tempête huit heures plus tard, car je suis à peu près sûr de l’avoir repéré dans la foule. Bon, après, qui reste huit heures dans la même fête foraine avec sa gamine, hein ?

Après les grenouilles, ils enchaînent aussi sur la grêle, rien que ça. Les grêlons qui tombent sont énormes, au point de défoncer des parebrises et de menacer la vie d’une autre patiente des pompiers, renversée par une voiture alors qu’elle était encore dans sa cabane à distribuer des tickets. Et cette apocalypse s’arrête finalement aussi vite qu’elle a commencé : les pompiers ne comprennent pas trop ce qu’il se passe, mais ce n’est pas pire que le volcan après tout (oui, je suis team Marjan sur ce coup-là, ils ont quand même perdu un collègue ce jour-là ?).

L’épisode peut continuer, au moins, et c’est sympathique comme tout. Bon, je fais clairement l’impasse sur Owen et Judd qui parlent moto – avec Owen qui veut convaincre Judd de le rejoindre. Pitié, cette intrigue va me tuer s’ils la développent sur plus d’un épisode.

C’était mille fois plus intéressant du côté de Carlos et TK : Carlos vient en effet voir son mec au boulot pour lui annoncer pour le mariage dans huit semaines… mais aussi pour lui expliquer qu’il a besoin de divorcer. AH. Je l’ai senti venir juste avant qu’il ne le dise, mais les scénaristes ont réussi à me prendre par surprise – alors que sûrement, on le savait déjà ? Carlos est marié à Iris, la sœur de Michelle. Oh. Cela faisait longtemps que plus personne n’avait parlé de Michelle et je pensais justement à elle devant la fin de saison 3.

Ce serait cool de retrouver le personnage pour un épisode, parce qu’elle est partie quand même précipitamment de la série. En attendant, il faut que Carlos divorce d’Iris et de sa schizophrénie. Espérons que ça se fasse vite, parce que j’ai hâte de les revoir et que ça peut donner de belles intrigues. Déjà c’est le cas quand on voit la culpabilité de Carlos de ne pas avoir pris de nouvelles de Michelle !

En attendant, on nous prépare aussi la suite de l’épisode : la caserne regarde à nouveau la météo pour apprendre qu’il y a une chance sur un million que la violente tempête de grenouilles (aspirées par l’orage depuis un étang, hein) soit suivie par une vague de chaleur et de forts vents.

Marjan le prédit avec justesse : ça va forcément leur arriver. Et pour ne rien arranger, on découvre donc qu’en plus de Caleb trimballé par les vents dans sa cabine de toilettes avec toute sa merde qui se renverse sur lui (il doit apprécier d’être torse nu), on a aussi Amenadiel (à défaut de savoir le nom de son personnage, reprenons celui qu’il avait dans Lucifer) bloqué dans la grande roue avec sa fille. La chaleur rend leur cabine métallique de grande roue brûlante ; le vent doit rendre ça terrible également.

Mieux vaut être à leur place qu’à celle de Caleb, cela dit : sa cabine atterrit et il parvient à joindre Grace, mais ça ne l’aide pas beaucoup. Il est dans une cabine qui ne lui permet pas de savoir où il est exactement. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il est en train de se noyer car sa cabine prend l’eau.

Et pour ne rien arranger, il est coincé dans cette cabine qui est aussi pleine de produits chimiques, qui dégagent des vapeurs toxiques avec la chaleur ; cette même chaleur qui a fait fondre la poignée de la porte. Alors d’accord il est en vie et l’eau doit le nettoyer de tous les excréments qu’il s’est pris sur lui ; mais bon…

Je n’aimerais pas être à sa place. C’est une constante dans cet épisode, je sais. Bon, il a bien une pièce pour tenter d’ouvrir de l’intérieur sa cabine, mais il la fait tomber dans l’eau. C’est bien la peine, il perd vraiment tout son argent en 40 minutes entre ça et la peluche qui s’est envolée. Par chance, il est sauvé rapidement par Mateo et Paul. C’est incroyable quand même : sa cabine de toilettes est tombée dans un tank plein d’eau ; le seul de la fête foraine.

J’aurais pensé que le péter serait la solution préférée par les pompiers, mais ce n’est pas le cas : ils ouvrent par en-haut la cabine, afin de réussir à le sortir et le ranimer. J’étais bizarrement soulagé de le voir rester en vie, mais clairement dégoûté quand Briana lui fait un câlin, puis l’embrasse. J’imagine que l’amour est bien aveugle, mais la tête de tous les pompiers autour d’eux était à peu près la mienne également, hein.

La grande roue ? Tout se termine bien pour l’homme et sa fille : les pompiers n’ont pas le temps de sortir la grande échelle car la grande roue est en feu, mais ce n’est pas grave, ils ont toujours la solution de la bâche. L’homme pousse donc sa fille sans la prévenir, afin de la sauver, avant de sauter lui-même dans la bâche, que tout le monde espère voir ne pas craquer. Elle craque, mais après la chute de l’homme, ce qui fait qu’il ne meure pas.

Et c’est tant mieux pour Tommy : elle peut soigner la petite pour les brûlures, puis le papa. Amenadiel est tout heureux d’apprendre qu’elle est veuve et de lui annoncer qu’il est divorcé. Ils ont des filles avec à peu près le même âge et une tendance assez incroyable à flirter du regard… C’est plus que parfait : Nancy pousse Tommy à lui laisser son numéro, ce qu’elle finit par faire. J’ai adoré que son excuse soit pour que la gamine devienne pote avec ses filles comme elle ne connaissait encore personne en ville, c’était le prétexte idéal pour que ça ne soit pas lourdingue.

Cela dit, Amenadiel était prêt à être lourdingue dans la drague, lui. Il n’hésite pas à demander si c’est pour un rencard, et la réponse de Tommy est très claire : c’est un oui. Pas si mal la journée pour Amenadiel, finalement. Et pas si mal pour un épisode de reprise.

Il reste encore dix bonnes minutes d’épisode pourtant. Ce n’est donc pas terminé : l’épisode nous propose ensuite trois autres intrigues qui seront les pistes de fil rouge de ce début de saison. Ainsi, le scénario nous ramène bien Iris. Carlos se rend voir Michelle, mais malheureusement, l’actrice n’était pas disponible pour ce début de saison. On ne la retrouve donc pas : elle est partie en Equateur.

Iris est encore là, cependant, à l’étage du refuge où Carlos se rend. Il s’attend à la retrouver en mauvais état, surtout quand il attend une femme en pleine crise, prise en charge par un homme et une femme. On s’en doute assez vite : Iris est en pleine forme et n’est pas la patiente traitée. Elle est celle qui traite la patiente. Heureuse de retrouver Carlos, elle lui fait un câlin et… le baffe. La claque est méritée et ça leur permet en plus de prendre un café ensemble pour faire le point sur la vie qui passe.

Iris va désormais beaucoup mieux et est heureuse de sa nouvelle vie à aider les gens du refuge. Carlos raconte donc toute sa vie à Iris, et sa vie passe rapidement à un résumé de ce qui rend TK si génial. Iris souhaite toutefois rencontrer TK avant le mariage, pour savoir si c’est une bonne idée de signer les papiers de divorce. Voilà une sorte de chantage parfaitement inattendu, mais ça m’a fait rire. J’imagine que ça va mal se passer pour quelques épisodes, mais finalement, ça se terminera bien par un joli mariage. Sinon, on va tous la détester bien vite la Iris. En attendant, j’aime bien que la série ramène cette intrigue qui avait beaucoup occupé la saison 1 tout de même.

Vous vous souvenez quand j’ai écrit qu’il restait plein de temps ? Cela signifie, malheureusement, qu’il reste aussi du temps pour qu’Owen emmène Judd dans son bar de motards. Tout y est gratuit pour les pompiers… mais ça n’est pas pour autant que c’est une bonne idée d’y traîner. En effet, ils y rencontrent Mikey, un jeune fan d’Owen parce qu’il était dans les tours le 11 septembre, puis assistent à une horrible cérémonie digne des nazies où Mikey se fait marquer au fer rouge pour rejoindre définitivement ce groupe d’extrémistes.

Bim, Owen réalise qu’il fait de la merde et on nous annonce que c’est aussi parce que Catherine s’est barrée à Washington pour un job. Bon, ben voilà, on perd Amy Acker. Je m’y attendais, comme elle a rejoint le casting d’une autre série, mais ça me rend triste quand même. Owen nous fait donc une crise de la cinquantaine (une de plus) et remet de nouveau sa vie en question. Il ne restera peut-être pas motard, au moins.

Contre toute attente, l’épisode se termine alors à l’Eglise, où l’on retrouve un gospel suivi par Tommy, Grace et Judd. Bon, pour ces derniers, ce n’est pas une surprise, mais Tommy à fond dedans, je ne me souvenais pas de cet aspect religieux pour le personnage. Allez, ça explique aussi pourquoi ils sont potes. Par contre, on sait aussi ce que ça signifie d’assister à une cérémonie religieuse sans raison apparente : Tommy va y retrouver son crush du moment, tout simplement. Et il s’agira du nouveau pasteur : Trevor Parks. Oh happy day, je me suis bien marré.

Le cliffhanger est toutefois ailleurs : une agent du FBI débarque chez Owen (et je suis tellement heureux de retrouver cette actrice même si je n’ai toujours pas terminé Suits) pour lui demander de ne pas vendre sa moto et mener une enquête sur ses nouveaux associés. Magique – ça nous donne de nouvelles perspectives pour la saison 4.

9-1-1 Lone Star – S03E18

Épisode 18 – A Bright and Cloudless Morning – 17/20
Si certaines avancées dans les intrigues de personnages sont clairement trop expéditives pour me convaincre à 100%, j’ai bien accroché à cet épisode. Il manquait certes d’interventions, à nouveau, mais contrairement au précédent, il a réussi à m’intéresser par les développements qu’il proposait et qui mènent assez logiquement à une fin de saison qui a tous les éléments pour nous faire vivre un tas d’émotions. Boost d’adrénaline en approche, donc.

Spoilers

Nancy et Mateo, Tommy et Julius. On n’aurait pas parié là-dessus il y a cinq épisodes.

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Judd Ryder’s in there.

J’ai hésité à lancer cet épisode : je l’ai regardé bien plus tardivement que l’heure à laquelle je poste cette critique. Seulement voilà, j’aurais dû m’y attendre : difficile de s’arrêter après le cliffhanger précédent. Judd est un personnage dont je pourrais me passer (tant qu’ils laissent Grace et Carlos en paix, je reste), c’est sûr, mais tout de même, sa mort serait un choc bien trop violent pour toute l’équipe. Déjà qu’il était arrêté pour plusieurs mois…

Comme trop souvent dans cette franchise, l’épisode revient un peu en arrière pour nous réexposer une situation qu’on connaît bien : l’immeuble de l’entreprise de Max Keller s’est effondré sur sa tronche, alors que Judd était dedans et Wyatt dans la voiture juste à côté. Accélérez le mouvement les gars, on a compris et on sait ce qu’il va se passer. Oh, bien sûr, ils essaient de nous montrer les choses un peu différemment avec un nouvel angle de vue, celui de Max, et en ajoutant une scène beaucoup trop longue pour Judd par rapport à ce qu’on sait de la chronologie des événements.

Ainsi, Judd a eu le temps de monter et d’interrompre la réunion de Max pour lui expliquer qu’il était le père de Wyatt et qu’il fallait vraiment lui laisser une seconde chance. Inutile de dire que c’est loin d’émouvoir le patron, au contraire. Judd lui rappelle son père, et ce n’est pas toujours une bonne chose. Il envoie donc paître Judd, juste avant que l’immeuble ne s’effondre. Au moins, Judd a le temps de donner des conseils à tout le monde quand il comprend ce qu’il va se passer.

Bon, il ne prévoit tout de même pas que le sol va se dérober sous ses pieds apparemment. Enfin, sous son plâtre et son pied. On met dix bonnes minutes à en revenir à ces personnages, mais ça finit par se faire : Judd survit donc, de même que Max et deux de ses assistants. Il met par contre un moment à capter qu’il en manque un à l’appel, Hugo, et bien sûr, Hugo est grièvement blessé.

Judd ne s’en rend compte que lorsqu’il a Grace au téléphone. Là, c’était totalement abusé et il manque, je pense, un bout de scène : Grace récupère l’appel de Wyatt sur son poste téléphonique quand elle entend l’opératrice à côté d’elle parler d’un certain Wyatt. Cela sent bon le passage coupé de l’épisode, parce que je pense qu’il y a plus d’un Wyatt à Austin – et parce que la scène était montée bizarrement.

Toujours est-il que Grace a peur pour Judd, l’appelle… et l’appel passe, comme par hasard. Être en ligne avec 911 permet à Judd de convaincre ses nouveaux amis de lui faire confiance, parce qu’il est un pompier depuis vingt ans, même s’il s’est pointé en tant que père en béquilles énervé. La confiance doit par contre être limitée : Judd est incapable de faire quoique ce soit pour sauver Hugo, dont l’état est trop grave. Pauvre Hugo.

En début d’épisode, les scénaristes se sont dit que c’était une bonne idée de nous balancer ENCORE un flashback de la vie d’Owen pour ct épisode final. Bordel, on veut suivre la survie de Judd, pas les coucheries d’Owen avec celle qui finira par être son ex-femme morte dans un accident là. C’est tellement énervant. En plus… ce flashback ? Le matin du 11 septembre, vraiment ? Et nous montrer les tours et l’avion – sans nous montrer le crash bien sûr, mais quand même, c’est super violent comme image dans une série censée nous divertir.

Humph. Le divertissement, va vraiment falloir en revoir la définition après. La scène suivante nous ramène dans le présent où Owen apprend qu’il a une nouvelle masse dans ses poumons. C’est possiblement le retour de son cancer et bordel, nous ne sommes pas là pour ça, si ? Que c’est divertissant…

En parallèle, la série nous fait bien comprendre que tout le monde est en danger quand TK se plaint de Carlos s’énervant après lui parce qu’il n’a pas de testament. Carlos met le sien à jour régulièrement, apparemment, et ça l’énerve de savoir que TK ne le fait pas. Ce dernier en parle à ses collègues, qui ne mettent pas longtemps à lui faire voir qu’il est un peu stupide de ne pas en avoir un.

Seulement voilà, TK est sûr qu’il a survécu à tous ses accidents parce qu’il n’avait pas de testament. Son père l’entend dire ça, et comme il sort lui-même d’une biopsie, il lui fait bien comprendre qu’il a un comportement enfantin. Bim TK, dans ta face. Owen est incapable de parler de sa propre peur d’un nouveau cancer désormais à son fils, alors il le fait à Tommy, parce que pourquoi pas ? C’est la relation qu’ils ont depuis un moment de toute manière.

Une fois que c’est fait, l’épisode peut avancer plus rapidement pour en revenir à Judd coincé dans son immeuble. Les pompiers interviennent évidemment pour le sortir de là, et ça commence par une réflexion bien stupide de Marjan à Owen : « vous avez déjà vu quelque chose de ce genre ? » face à un immeuble effondré, alors qu’elle parle à un pompier de New-York ? HUM.

Cela dit, les scénaristes semblent vouloir nous dire que les Twin Towers se sont effondrées suite à une explosion au sous-sol. On sait ce que ça sous-entend, hein. Bon, Owen apprend vite que Judd est à l’intérieur de l’immeuble effondré – et TK reconnaît Wyatt en plus. C’est Tommy qui s’occupe de la blessure superficielle de Wyatt, en profitant pour l’aider à accepter ce qui est en train d’arriver. Bien sûr, Wyatt culpabilise d’avoir raté son entretien et envoyé son père là-dedans. Tommy a les bons mots pour le rassurer. Allez savoir pourquoi Wyatt ne l’appelle pas, hein.

Il préfère demander de ses nouvelles à Owen, parce qu’Owen l’a eu au téléphone via le téléphone de Grace. Evidemment. Le plan pour Judd est de se démerder pour un bon moment à marcher dans le bâtiment, pour quelques étages à descendre et pour arriver ensuite sur une terrasse d’où il pourra descendre en grande échelle. Rien que ça. Ce n’est pas gagné avec sa jambe pétée, mais il peut compter sur l’aide de Max, reconnaissant apparemment d’avoir la vie sauve, et d’une de ses employées.

Ils mettent donc un temps fou à atteindre la terrasse où Marjan et Paul, hyper négligé sur les derniers épisodes de cette saison, attendent bien longtemps de les voir arriver, sous les regards stressés de tout le monde. Ils finissent par s’en sortir, et Judd est évacué en premier, comme il est le plus blessé. Hell yes, tout va de nouveau bien, on peut respirer, pas vrai ?

Eh bien, non. En parallèle, Owen entre dans le bâtiment avec Mateo, partant à la recherche de l’employé du gaz et du gardien de l’immeuble coincés par l’explosion. La bonne nouvelle est quand même que l’immeuble était quasiment désert pour rénovation. La mauvaise nouvelle, c’est que c’est ce qui doit expliquer la fuite de gaz à la base. Mateo annonce aussi à Owen qu’il reste pas mal de gaz sur place. Cela ne dit rien qui vaille.

Ils retrouvent le gardien bien vite, mais pas l’employé du gaz. Owen décide donc de se rendre seul à la recherche de l’employé, laissant Mateo et d’autres pompiers évacuer le gardien. Le problème, c’est qu’une deuxième explosion a lieu. Elle ne fait pas tomber Judd de la grande échelle, mais elle coince Owen sous les décombres. C’était tellement prévisible dès l’instant où Mateo a perçu le trop plein de gaz là…

À la surface, tout le monde, y compris TK, s’inquiète donc de la survie d’Owen. Bon, la série ne se sépare évidemment pas de son personnage principal, mais quand même, la situation était bien stressante. En sous-sol, Owen se réveille à proximité de l’employé de gaz, ça tombe bien. Il n’est donc pas tout seul, c’est déjà ça. L’employé de gaz est toutefois coincé sous bien des décombres, incapable de bouger. Owen, lui, cherche un moyen de prévenir son équipe qu’il est en vie, sans avoir de liaison radio avec lui.

Voyant que c’est un peu vain, même s’il frappe contre un tuyau pour faire du bruit, il décide finalement de faire levier pour libérer l’homme de ses débris… avant de se rendre compte qu’il est en train de faire un très mauvais bad trip. Il se retrouve pompier de la caserne 252 à New-York. Bref, il est encore inconscient à parler à un homme mort le 11 septembre 2001. Oh, c’est si triste comme intrigue. On nous ramène le trauma de cet attentat, qui continue de hanter Owen régulièrement. On n’avait pas encore eu l’occasion de le vivre avec lui, et c’est désormais chose faite.

Il a fallu des années avant que les séries ne se permettent ce genre d’intrigues, et je comprends pourquoi. C’est beaucoup trop angoissant et traumatisant tout ça, et je ne connaissais personne à New-York à l’époque. Toujours est-il que la série ne parvient pas à vraiment transmettre ce qu’elle souhaite : le dialogue entre Owen et la victime de l’attentat est tellement interminable que j’ai fini par perdre le fil.

La série en fait trop… Et nous ramène finalement à un éveil d’Owen à l’hôpital. J’ai eu du mal à y croire, parce qu’il y avait clairement toute la caserne avec lui et qu’on enchaîne ensuite sur Owen parlant à Quinn. C’est un moyen comme un autre de nous sortir complètement de l’action, j’imagine. Finalement, on nous confirme qu’Owen n’est pas encore à l’hôpital. Ses hommes le retrouvent sous les décombres, l’occasion de nous montrer à nouveau TK agir en tant que pompier.

Il était beaucoup trop inquiet pour ne pas partir à la recherche de son père, j’imagine. Cette fois, donc, Owen s’en tire sans problème, mais on nous fait un parallèle avec le 11 septembre qui finit presque par être gênant. Passer du casting de la série à des images de figurants chargés de jouer les pompiers new-yorkais, c’était quand même faire un parallèle douteux, désolé.

Après tout ça, et cette séquence émotions qui n’a pas réussi à prendre sur moi, Owen se réveille pour de bon à l’hôpital. Nous apprenons ainsi que Judd a de nouveau la jambe cassée et TK apprend pour la biopsie de son père. Cela force Owen à lui en parler, et à lui rappeler qu’un testament est vraiment nécessaire. C’est une bonne chose à avoir pour se préparer au pire – et surtout pour être capable de continuer à vivre si le pire doit arriver.

L’avantage, c’est que cette intrigue permet finalement à la série de nous ramener Carlos. Le pauvre se fait réveiller en pleine nuit par TK, qui lui explique qu’il veut enfin faire son testament. Le testament est simple : il laisse tout à son mari. Oula. Il a beau affirmer que ce n’est pas du drama, c’en est un peu quand même. C’est une demande en mariage loin d’être romantique à première vue, mais TK réussit à la sauver avec un petit discours. Tant pis pour l’haleine pas fraîche, Carlos lui dit oui et lui annonce être prêt à se marier avec lui. Mignon comme tout ce développement. Dire que Carlos est dans l’épisode juste pour cette scène au lit !

Bon, et sinon, la caserne ? C’est Marjan qui se retrouve catapultée capitaine, mais on ne la voit même pas vraiment faire. La série se concentre plutôt sur la sortie de l’hôpital d’Owen (une simple carte de Catherine ? On ne la reverra donc jamais), qui explique à Judd qu’il souhaite qu’il le remplace un jour, si besoin. Il le fait sans trop de raison, parce qu’Owen est toujours en rémission – pas de cancer pour lui. Il l’annonce à Tommy autour d’un café et tout est bien qui termine bien.

C’est un happy end agréable de voir toute la caserne heureuse du mariage à venir de TK et Carlos. Wyatt est évacué vite de l’épisode : on apprend qu’il est diplômé tout de même. Tommy reprend sa vie de mère célibataire. Owen se décide à changer de déco et laisser derrière lui le 11 septembre et… Fin de saison sans cliffhanger !

J’aurais donc pu la regarder il y a des mois sans avoir de mal à supporter l’attente, c’est malin. Là, j’ai l’épisode 1 de la saison 4 qui m’attend à l’occasion. L’occasion n’est pas immédiatement après le visionnage de cet épisode, il faut vraiment que j’aille dormir.

EN BREF – C’était une autre bonne saison pour la série, même si j’ai trouvé que certains épisodes étaient clairement moins qualitatifs. J’ai mis plus d’un an à la voir en entier, et c’est en partie à cause de cette baisse de qualité. Mon plus gros problème est certainement qu’un grand nombre de personnages sont trop mis de côté. C’est déjà le cas dans la série-mère, mais je trouve ça presque pire avec cette série, sans arriver à m’expliquer pourquoi.

Une chose est certaine : au cours de la saison 3, les personnages ont sacrément avancé dans la vie. Nouveaux enfants, nouvelle bague de fiançailles, nouvelle relation amoureuse… C’était souvent précipité, mais l’ensemble fonctionne toujours autant. Je suis attaché aux personnages, ce qui me fait survoler tous les défauts de la série. Bref, j’ai déjà hâte de me lancer dans la saison 4, parce qu’elle sera tout aussi fun, j’en suis sûr !

9-1-1 Lone Star – S03E17

Épisode 17 – Spring Cleaning – 17/20
Si certaines avancées dans les intrigues de personnages sont clairement trop expéditives pour me convaincre à 100%, j’ai bien accroché à cet épisode. Il manquait certes d’interventions, à nouveau, mais contrairement au précédent, il a réussi à m’intéresser par les développements qu’il proposait et qui mènent assez logiquement à une fin de saison qui a tous les éléments pour nous faire vivre un tas d’émotions. Boost d’adrénaline en approche, donc.

Spoilers

Nancy et Mateo, Tommy et Julius. On n’aurait pas parié là-dessus il y a cinq épisodes.

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At some point, we’re gonna get busted

Bien sûr, la saison 4 a commencé cette semaine (enfin, la semaine dernière quand je vais poster cet article), mais ce n’est pas grave. Je suis en retard, ça arrive. Il faut bien quand même rattraper la fin de la saison 3 avant de passer à la suite plus récente. Bref, je commence cet épisode avec la certitude de ne pas avoir à trop attendre pour la suite.

La première scène de cet épisode voit Tommy faire un peu de rangement chez elle. Qu’est-ce qu’elle est magnifique, Gina Torres ! Par contre, toute l’intrigue avec son beau-frère est gênante à souhait. On la voit l’aider à enfiler des chaussures de Charles, et il y a beaucoup trop de tension sexuelle entre eux pour notre bien à nous. Je ne suis pas fan de cette intrigue. Je sais que ça arrive dans la vie, mais c’est stressant de les voir se rapprocher comme ça, out of the blue.

Julius invite l’ex-femme de son mari à assister à un de ses concerts, et il n’en faut pas plus pour que Tommy se mette à fantasmer sévèrement sur lui – il faut dire qu’il lui jette un regard brûlant pendant tout un de ses solos. Comme ils vivent ensemble désormais, il est inévitable qu’ils se recroisent pendant la soirée et qu’il tente vraiment sa chance en embrassant à nouveau Tommy.

L’excuse de Tommy pour rompre le baiser ? Parler de ses filles. Bon, ça ne dure qu’un temps cette excuse, elle se jette bien vite dans ses bras ensuite. Oh bordel, si Charles avait su… il aurait probablement approuvé en vrai. C’est Charles, il est tellement cool. Bon, il est mort, vous me direz. La série nous le rappelle, puisque Tommy se rend sur sa tombe pour lui confier tout ce qu’il s’est passé – mais aussi qu’elle se sent en vie désormais.

C’est une scène importante pour nous assurer que Tommy n’oublie pas Charles pour Julius. Elle est convaincue d’avoir son approbation. C’est souvent le cas avec cette franchise, mais honnêtement, je trouve cette intrigue beaucoup trop expéditive. Tout est bien qui ne finit pas bien cependant : Julius est amoureux de Tommy, bien sûr, mais il ne souhaite pas rester avec Tommy pour autant. Il a trop peur de ne pas être à la hauteur pour elle, et il souhaite vraiment le meilleur pour elle. Après Charles, il ne ferait pas le poids.

Ma foi, c’est une belle conclusion pour cette intrigue, et je préfère les savoir loin l’un de l’autre. Je ne suis pas sympathique, je sais. C’est juste que toute cette histoire était trop creepy.

La première intervention de l’épisode se concentre sur un couple en pleine rupture. Ils font le tri des affaires en commun, afin de savoir ce qui sera à qui… et ça crie au désastre tellement vite quand le mec jette le mauvais truc dans le conduit d’évacuation des déchets. Qui a encore ce genre de trucs chez lui en même temps ? Cela doit être bien pratique, certes, mais ça crie au désastre si vite quand il se penche dans le conduit pour récupérer un cadeau qu’il avait fait à son ex et dont elle veut finalement après avoir dit que non.

Il n’en faut pas plus pour que ça vire réellement au désastre : l’homme se retrouve coincé dans une machine chargée de compresser les déchets, et même si le building a le courant coupé, la machine fonctionne encore. C’est la panique, jusqu’à une idée brillante de Mateo : débrancher la machine. Ce n’était pas si compliqué, si ?

J’ai aimé ce début d’intrigue, surtout qu’il avait son petit lot d’humour, avec Nancy se retrouvant dans la benne à ordures après s’être moquée de Marjan devant y aller elle aussi. Et puis, ça mettait en avant Nancy et Mateo l’air de rien. Ce n’était pas un hasard : on découvre dans l’épisode que, comme on pouvait s’en douter, le café pris entre eux il y a quelques épisodes a débouché sur une toute nouvelle relation de couple.

Cela me fait bien rire de les voir ensemble, parce que ça sortait de nulle part il y a quelques épisodes, mais depuis que je sais que c’est une possibilité, je trouve l’idée géniale. Ils ont des caractères parfaits l’un pour l’autre – et une différence de taille amusante à regarder quand même, non ?

En fait, c’est tellement parfait entre eux que Nancy envisage de le dire au reste de la caserne. Mateo ne freine pas vraiment, même s’il n’est pas bien sûr de vouloir que ça arrive immédiatement. Elle arrive heureusement à le convaincre, ce qui doit être un soulagement pour elle : Nancy en est quand même à coucher avec Mateo chez Owen sans qu’Owen ne sache sa présence, c’est ridicule.

La série joue en tout cas de la différence de taille Nancy/Mateo pour réintroduire une autre scène à la caserne qui sera parfaite pour une première dispute entre eux. Nancy a vraiment envie que tout le gang les sache en couple… mais Mateo non. Il ne lui dit toujours pas, prétextant cette fois-ci qu’il voudrait que Judd soit là pour la grande annonce. C’est du grand n’importe quoi – et Mateo ne marque vraiment pas des points avec cette intrigue qui le fait passer pour un type qui ne sait pas ce qu’il veut.

C’est bon, assume ta vie, ou assume que tu ne veux pas, mais assume au moins en évoquant clairement les choses. Malheureusement, ce n’est pas ce qu’il fait… et il s’étonne ensuite que Nancy le trahisse lorsqu’ils jouent à Catan avec le reste de la caserne.

Les soirées jeux continuent donc, permettant à Carlos de garder son statut d’amis pour le gang, même quand il ne bosse pas directement avec eux. Bon, je n’avais jamais fait attention au fait qu’ils jouaient en permanence à Catan, par contre. Toujours est-il qu’elle casse leur alliance habituelle sans le prévenir et qu’il a le culot de lui reprocher et de la traiter de traitresse quand il est lui-même un sacré traître. La dispute entre eux ne passe bien sûr pas inaperçue pour le reste du groupe, mais personne ne comprend exactement ce qu’il en est. Pour nous, c’était savoureux de voir Nancy s’éclater autant… jusqu’à ce que ça soit trop pour Mateo qui s’enfuit de la pièce en rageant.

Le lendemain, Nancy doit en plus supporter les interrogations de TK au boulot, la forçant à prétendre qu’elle en a marre de ce jeu qu’elle adore pourtant. Tout ça mène à une terrible scène d’intervention où tout le gang force Mateo et Nancy à parler de ce qu’il s’est passé de retour chez TK et Carlos. Ah les relations toxiques entre collègues ET entre amis, les séries, c’est vraiment top.

Pour autant, cela mène à une explication nécessaire de la part de Mateo : on découvre qu’il complexe trop sur la différence de taille entre lui et sa copine. La réaction de tout le reste du groupe m’a bien fait rire, parce qu’ils étaient clairement dans notre position de spectateurs… jusqu’à ce que leurs amis se barrent pour un « café » au lieu de jouer avec eux. Les pauvres. C’est chouette en tout cas d’avoir Nancy et Mateo en couple.

La deuxième intervention d’un épisode bien peu chargé en intervention était sympathique : on y voit une mère emmener ses deux enfants loin de son mari violent. Oui, bon, présenté comme ça, ce n’est pas sympathique. Ce qui l’est, c’est que ça permet à Owen de nous montrer qu’il a définitivement appris à maîtriser sa rage : plutôt que de cogner le mari violent de la femme (qui s’est jetée sous sa voiture pour éviter un accident de ses enfants coincés dans la voiture en marche arrière ? J’ai l’impression qu’il y avait d’autres moyens plus simples), il fait en sorte de se faire frapper par celui-ci, devant Carlos. Forcément, l’homme est énervé et enfreint la loi en frappant Owen. Simple, efficace.

Pendant ce temps, Judd est toujours en arrêt suite à son accident de l’épisode précédent. On le retrouve en plein repas de famille encore, même si cette fois, la famille, c’est Wyatt, Marlene et Stanley, le nouveau fiancé de Marlene. Ma foi, pourquoi pas. Grace a une sacrée patience sur ce coup, et ce n’est que le début : elle accepte en un regard et un hochement de tête que Judd propose à Wyatt de rester vivre chez eux.

Je suis plutôt pour l’idée de le voir rester à Austin, parce que ça fait une relation père/fils sympathique d’avoir un Judd/Wyatt. En revanche, j’espère qu’il aura des intrigues plus intéressantes par la suite, parce que la manière d’éduquer de Judd est d’une lourdeur rare. Le voilà donc qui s’embarque à donner des leçons à son fils pour réussir son entretien avec Max Keller, son employeur de rêve.

Judd emmène ainsi Wyatt acheter un super costume pour son entretien. La scène était supposée humoristique, mais je n’ai suivi cette intrigue que de loin, parce qu’elle m’intéressait moyennement et que ça menait à un échec prévisible de l’entretien. Wyatt en fait beaucoup trop pour impressionner son futur employeur, il n’est pas naturel et ça le fait échouer.

La conclusion de l’intrigue, cependant, était différente : nous sommes sur un avant-dernier épisode de saison et j’aurais dû rester plus en alerte que ça. Judd décide de ramener Wyatt passer son entretien, lui assurant qu’il va aller parler à Max Keller pour qu’il lui laisse une seconde chance. Il est à peine entré dans le bâtiment qu’on apprend que le gardien de l’immeuble a fait appel à une société pour une possible fuite de gaz.

Il n’y a pas de « possible » ou « peut-être » qui tienne avec cette franchise. Judd est dans l’ascenseur quand l’immeuble s’effondre suite à une explosion de gaz au sous-sol. On termine donc l’épisode sur Wyatt appelant le 9-1-1 pour annoncer la catastrophe. Et j’avoue, j’ai cité le refrain de la série en même temps que l’opératrice au téléphone. Reste que nous sommes bien dans la merde maintenant, avec un Judd possiblement en danger.

Je ne le sens pas si en danger que ça par contre… On verra bien. Je n’ai pas été spoilé en tout cas, c’est un bon début.

That ’90s Show – S01E01

Épisode 1 – That ‘90s Pilot – 15/20
Et ben pourquoi on n’entend pas plus parler de cette série ? Je suis soulagé : c’est loin d’être le massacre que j’imaginais. La série ne parvient pas encore à trouver sa propre identité car elle a un héritage trop lourd et une peur panique de nous dépayser, apparemment. C’est un peu dommage, car on est dans les années 90 désormais. Bref, ça manque un peu d’ambition, de liberté par rapport à l’originale et de personnages adolescents sympathiques. Ils le deviendront peut-être au fur et à mesure des épisodes.

Spoilers

Eric et Donna reviennent à Point Place pour le 4 juillet. Leia découvre la ville de ses grands-parents.

You’re upstair people now.

OK, on ne va pas se mentir, l’effet nostalgie est là dès les premières secondes : on retrouve les notes de la série d’antan que l’on connaît trop bien, puis Kitty dans sa cuisine de toujours. Le simple fait que la série reprenne les décors donne déjà l’impression d’être de retour dans les années 70, même s’il y a quand même quelques changements évidents dans la maison.

Non, vraiment, c’est chouette de retrouver l’actrice à fond dans sa recette, de même que revoir Red est efficace. Il est toujours grincheux, l’humour reste le même, ça pourrait fonctionner SI les nouveaux personnages sont bien. Cela risque d’être un problème : Leia est déjà trop grande pour que je me mette en tête que c’est une adolescente quand, à l’inverse, Eric ne me paraît quasiment pas changé. Il est pourtant vieux désormais, cet acteur, mais bon, il a toujours le même look alors c’est dur de le voir vieillir.

Il a aussi une chemise sale, pour une raison ou une autre, et travaille désormais à l’université où il donne des cours sur la religion dans Star Wars. Il est toujours obsédé, parce que l’âge adulte ne semble pas avoir donné du plomb dans la tête d’Eric. Leia se retrouve donc avec un papa adolescent dans sa tête et une maman géniale. Ben oui. Donna a une charge mentale de dingue, ce qui peut justifier le botox (il y en a, non ?).

Allez, je critique beaucoup, mais j’ai déjà ri plusieurs fois sur ce début d’épisode. C’est une bonne chose pour un revival. Cela dit, la série semble avoir du mal pour l’instant à s’immerger dans les années 90. C’est peut-être un problème de ma part, mais j’ai plutôt l’impression d’être bloqué dans les années 70 à nouveau plutôt que dans les années 90. Il faut dire que les adultes me font plus rire que les adolescents pour le moment et que la série essaie trop de reprendre exactement les mêmes formules qu’à l’époque, notamment dans ses transitions.

Cela ne prend pas pour les transitions. Le rythme de la série est bon, en tout cas, et j’en oublie presque que ça fait des années que je n’ai pas vu d’épisodes. Par contre, l’introduction des nouveaux personnages n’arrive pas, pour l’instant, à me convaincre. Grosso modo, Leia rencontre donc Gwen, la nouvelle voisine qui vit dans l’ancienne chambre de Donna et trouve drôle de parler de la sexualité des parents de Leia, allez savoir pourquoi.

J’imagine mal les ados des années 90 faire ça. Gwen a un grand-frère déjà pas mal ridiculisé dès son introduction et son risque de se raser les tétons par erreur. Gwen est supposée être la cool kid un peu rebelle qui entraîne Leia du côté obscure de la force, puisqu’elle lui donne un anneau pour son nez et pousse Leia à dire du mal de Star Wars devant son père.

Le grand frère a une copine qui s’appelle Nik, qui est clairement une Jackie du pauvre, et un meilleur ami, Jay. Pour compléter ce gang, on a également Ozzie, trouvé par hasard par Gwen et incapable de jouer à Uno. Ah, voilà, là on se sent dans les années 90 – même si mes élèves y jouent encore. Le groupe d’adolescents fonctionne plutôt bien en vrai, avec chacun étant stéréotypé juste ce qu’il faut pour que les vannes fonctionnent. Parfois.

Ils le sont aussi trop et l’ensemble paraît encore forcé, en effet. Contrairement à How I met your father, la série réussit à ne pas être que ça au moins, et c’est une bonne chose. Après, elle semble s’enfermer dans les mêmes vannes tout de même : le fut de bière dans les années 90 ? Je ne sais pas, ça paraît être un truc vraiment intrinsèquement lié aux années 70 – et à la série d’origine.

En fait, c’est le principal problème : la série semble manquer, pour le moment, d’une autonomie propre pour l’instant. Elle a besoin de trouver son identité, pas de tout copier comme ça. Et c’est ce qu’elle fait pour l’instant : les adolescents ont les mêmes obsessions que les parents de Leia. Ainsi, on les voit envisager toutes les solutions pour pouvoir ouvrir un fut de bière et Leia fait du chantage au magasin pour obtenir ce qu’il faut, après avoir prétendu être enceinte.

C’était efficace, mais pas si drôle en vrai. La série s’amuse aussi en nous proposant un détour par la cuisine de Kitty et Red où Eric et Donna boivent de l’alcool en mangeant des popcorns avec… les parents d’Eric, précisément. C’est fun comme tout de retrouver la caméra tournante et la fumée, mais sans joint cette fois-ci. Bon, par contre, Eric se retrouve bien malgré lui dans le rôle de ses parents : Leia lui demande de rester chez ses grands-parents tout l’été. Il ne le veut pas, préférant la voir rentrer chez eux avec lui. S’il savait qu’en plus elle a sympathisé avec le gamin de Kelso…

Donna est pour, Kitty est pour, Red plie à la volonté de Kitty et Eric… la menace comme son père. Cela permet une jolie scène nous rendant Donna et Eric comme à l’époque, sur le capot d’une voiture. Ils sont mignons comme couple. Ce n’est absolument pas crédible d’avoir des parents d’une adolescente retomber dans ce genre de scènes, mais eh, il y a un peu de nostalgie à les voir comme ça.

Leia peut donc finalement rester chez ses grands-parents pour tout l’été, et Eric et Donna quittent donc la ville. J’imagine qu’on ne les reverra pas tout de suite et que ça permettra à la série de prendre davantage son indépendance. Elle en a besoin.

Et en même temps… Que c’est efficace de retrouver les personnages ! Kitty et Red fournissent toujours tout le travail et restent les personnages qui me font le plus rire… avec Kelso. Il débarque de manière totalement imprévisible dans cet épisode – ou beaucoup trop prévisible, c’est selon. Kelso, c’est le nom de famille de Jay, bien sûr. Et la mère de Jay ? Jackie, évidemment.

Que ça fait plaisir de retrouver Kelso et Jackie dans la cuisine des Forman. J’ai bien ri de les retrouver, même si elle a pris un sacré coup de vieux (et trop de maquillage surtout). Cela fait plaisir, parce que tout le casting répond présent à l’appel pour ce revival et que je pensais les voir plus tard. En fait, je me disais surtout qu’on était à la fin de l’épisode, donc quand il a débarqué, c’était une vraie surprise. Après, savoir que ces deux-là finissent ensemble à se remarier pour la deuxième fois, c’est un peu lourd : personne n’échappe au Wisconsin apparemment, ils y sont coincés à vie, répétant les schémas de leur adolescence pour toujours. Pourquoi pas ?

Après ce clin d’œil à des personnages qu’on adore, et qui n’ont pas changé en devenant parents (Kelso qui conseille de se baigner nu dans le lac ??) , il est temps pour ce premier épisode de se terminer. Il était un tout petit peu trop long, franchement, principalement à cause de ses deux dernières scènes. La toute dernière scène voit donc Kitty et Red présenter la cave à Leia et ses nouveaux amis. Ils sont devenus amis bien trop vite et je ne sais pas comment ils communiquent tous pour se retrouver si vite chez elle dans les années 90.

Les voir récupérer les affaires d’Eric – mais pas ses magazines porno de rousses ? – et notamment la drogue cachée dans les jeux de société est bien sympathique… mais ça me fait un peu peur également : on verra comment cette saison gère ça, mais ça fait une fois de plus trop réchauffé. Oui, je ne sais pas ce que je veux, je sais : si ça s’éloigne trop de la série, ça va me déplaire, si ça y colle trop, ça va me déplaire. Peut-être que ce n’est pas leur meilleure idée de faire un revival, c’est tout ?