Grey’s Anatomy – S22E02 – We Built this City – 13/20

Je ne sais pas exactement à quoi je m’attendais, mais sûrement à un peu mieux. J’ai l’impression que la série assume à 100% le fait de tourner en rond avec son image habituelle du carrousel et c’est un peu dommage. Aucune des intrigues proposées n’arrive à me motiver autant qu’avant. J’aime pourtant certains persos, mais je crois que le problème vient du manque flagrant d’impact des décisions prises par les scénaristes dans l’épisode précédent, même si on aimerait nous faire croire le contraire.

Spoilers

L’hôpital se remet du drama comme il peut, c’est-à-dire avec de nouveaux dramas (et de nouveaux internes).


New interns, new problems.

Est-ce que je peux dire que rien ne va ? L’épisode commence par un cauchemar de Meredith qui m’a fait mourir de rire tellement j’avais l’impression de revenir plusieurs saisons en arrière. Meredith se fait maltraiter par sa mère sur un carrousel qu’elle essaie d’opérer, en vain. Oui, elle opère un manège, et y a ses enfants, et bordel, ce n’est pas reposant d’être Meredith.

J’avais l’impression d’être de retour une dizaine de saisons en arrière avec ce cauchemar, et ça s’est confirmé encore plus avec le retour de… Maggie ! C’est amusant, hier, Insta m’a proposé de revoir sa scène de départ et je me suis dit « c’est quand même cool qu’elle soit partie, ils ne savaient pas quoi faire du perso ». Malheureusement, ça n’a pas duré. Cela dit, j’aime bien ce côté de la série depuis quelques années où des anciens reviennent de temps en temps, ça ressemble à la vraie vie au moins.

Bref. Maggie est de retour parce que Monica est morte – même si elle ne sait pas qui est Monica, ni son prénom d’ailleurs – et qu’Amelia est en dépression.

Pardon, mais elle semble plus dans le mal qu’après sa dernière rupture en date. C’est nul. Elle flirtait avec Monica, je veux bien, mais bon, elle n’a pas fait sa vie avec non plus. Je dis pas, hein, moi je serais sûrement au fond du trou. M’enfin, Amelia en a vu d’autres et c’est rien de le dire. Bon, je dis tout ça, mais j’ai aimé que la série nous repropose des scènes avec les trois « sœurs » ensemble… Jusqu’à ce que ça se termine en Maggie enceinte. J’ai crié « What ? », c’est un bon point pour l’épisode, mais… J’ai soupiré presque aussitôt après.

Bon, en tout cas, les scènes entre les trois chirurgiennes sont amusantes : Maggie pleure sans raison, pour mieux révéler qu’elle est enceinte d’un donneur de sperme (oui, elle veut être mère célibataire et n’en a pas parlé à Winston), avant qu’Amelia ne pleure sans raison (ou presque). On comprend donc un peu mieux la dépression d’Amelia quand elle développe sa culpabilité de ce qui est arrivé – elle se sent coupable de l’explosion, soit.

Elle prend donc la décision, en fin d’épisode, d’enfin utiliser ses jours de congé accumulés depuis longtemps. Ah. Fais chier. Je n’ai pas envie qu’elle parte en congé sabbatique, moi, je l’aime trop pour supporter toute une saison sans elle, pas vrai ? Franchement, si elle doit revenir dans plusieurs épisodes, j’espère au moins que ce sera avec Addison (sa réponse sur l’endroit où elle se rend – là où sont mes personnes – me laisse présager un lien avec Private Practice en vrai, parce que c’est idiot, ça fait 15 ans qu’elle habite à Seattle tout de même, et elle y a son fils !).

En tout cas, c’est ce que ça laisse présager, malheureusement. Et l’épisode se termine avec le départ de Maggie, rassurée de savoir que, même si elle n’a plus sa mère pour lui donner des conseils sur la maternité, elle aura toujours sa grande sœur Meredith pour lui en prodiguer. Mouais.

Pour ne pas changer, la série nous impose encore Owen et Teddy. Ils ont beau avoir pris la décision de se séparer et divorcer, Teddy est encore sur le dos d’Owen. Est-ce que, sérieusement, Owen ne pourrait pas prendre la décision de se casser une fois pour toutes ? Il continue de subir les ordres de son ex-femme, qui est sa patronne, tout en la remettant perpétuellement en question.

Il décide donc de checker l’état de Lincoln même quand Teddy lui dit qu’il va bien. Cela ne plaît pas plus à Jo qu’à moi : Owen pousse Lincoln à se bouger malgré la douleur, Jo fait la leçon à Teddy et Owen, rien de nouveau ici. Evidemment, Lincoln est un très mauvais patient en plus. Il ne supporte pas de rester à rien faire, supporte encore moins que Jo veuille tout faire pour lui. Elle se retrouve à ne pas pouvoir l’aider quand il tombe au sol devant elle et lui, il est tellement frustré qu’il l’envoie bouler violemment.

Au secours : Owen assiste. Pitié, épargnez-moi une scène où il lui viendra en aide avec des conseils de vie ! Pas lui, putain. Il accepte de servir de défouloir à Lincoln, parce que c’est important que Lincoln s’énerve sur quelqu’un d’après lui. La scène est plutôt réussie, en vrai, parce que j’aime bien Lincoln et qu’Owen se la ferme, mais bordel, on nous fait du drama pour rien. Je sais, c’est le but de la série, mais bon, ça n’a pas pris sur moi. Il faut dire qu’Owen en ange gardien du couple Jo/Lincoln, c’est trop pour moi.

Bien sûr, l’hôpital accueille de nouveaux internes. Pour ne pas changer, c’est Richard qui est chargé de les accueillir plus personnellement. Il leur montre le bloc opératoire, mais le bloc a un peu explosé. Cela fait une scène différente de d’habitude, au moins. Par contre, j’ai du mal à envisager que certains de ses personnages pourraient devenir importants par la suite.

Nos internes n’en sont plus. Ils ont donc droit à leur nouvelle salle de pause qui ressemble moins à un vestiaire et où chacun a tout de même son petit casier. Les voilà donc désormais des secondes années. Sans surprise, ils sont répartis de manière habituelle et prévisible. C’est ainsi que Jules se retrouve affectée en cardio avec ses nouveaux internes. J’aurais aimé une scène nous permettant de mieux les connaître, mais en vrai, c’est la génération d’internes dont on ne saura pas grand-chose, comme d’habitude.

L’avantage, c’est que la série continue de travailler sur le duo Jules/Winston. J’ai l’impression de reprendre la série comme s’il n’y avait pas eu un changement de saison avec eux, mais il y en a eu un quand même : on oublie complètement la bisexualité de Jules et on se contente de gérer son trauma d’avoir vu Beltran mourir. C’est elle qui devrait se comporter comme Amelia, en fait !

Le problème est qu’elle pense aller bien, mais quand le patient a le cœur qui accélère sur la table d’opération et qu’il est un peu en danger, Jules nous fait une crise de panique. Elle le fait devant Winston qui prend bien sûr soin d’elle et comprend tout à fait qu’elle a besoin de nommer des objets pour se stabiliser. On revient de très loin dans la série, par rapport à l’époque où les chirurgiens étaient méchants avec les subalternes et n’hésitaient pas à les harceler finalement.

Finalement, le patient est sauvé, Winston et Jules peuvent rassurer sa fille et tout est bien qui finit bien. Je doute qu’on en entende parler dans un autre épisode. Sinon, avant que j’oublie, Richard finit l’épisode dans le bureau de Teddy à faire tout son travail de chef à sa place. Ben super.

De son côté, Simone est envoyée aux urgences, gérées ce jour-là par Ben (qui est un prof horrible, ça va de soi), tandis que Lucas doit passer la journée avec Bailey. Ben & Bailey étant incapables de rester à distance l’un de l’autre, c’est sans surprise que tout ce petit monde et les nouveaux internes finissent par bosser ensemble sur le cas d’un homme qui se fait empaler par son engin de chantier au sein même de l’hôpital – enfin, juste devant.

Teddy est dépassée par la situation, clairement, mais elle l’est encore plus par la gestion de l’hôpital. En vrai, maintenant que j’ai affaire à des changements de direction dans mon taf, je me dis que la série ne s’attarde pas assez sur tous les changements que ça provoque. Bref, on s’en fiche, je suppose. La série s’amuse à nous montrer que Simone et Lucas n’arrivent pas du tout à bosser ensemble.

Comme à chaque fois, il y a aussi un ancien interne qui fait de la merde en tant que professeur. Il s’agit de Kwan. Il est à l’étage des chirurgies et veut absolument opérer dans la journée. Par conséquent, il ne s’occupe pas plus que ça de ses internes, fait ce qu’ils devraient faire pour lui afin que ça aille plus vite et ne les surveille pas. Cela permet au nouveau mec de Simone de faire de la merde. Il n’écoute donc pas Kwan.

Dr Bryant, c’est son nom si j’ai bien entendu, se retrouve ainsi à traiter un patient et gère à la perfection l’urgence. Le problème pour Kwan, c’est qu’il n’est pas là pour le superviser. Bailey récupère donc Bryant et envoie bouler Kwan, ce qui fait que Bryant se retrouve à l’opération de l’ouvrier. Il est ainsi utilisé pour remplacer Lucas quand celui-ci est incapable de bosser correctement à cause de Simone : Bryant et Simone doivent tous les deux tenir le bout de métal qui sort du corps du patient, les forçant à bosser avec une grande proximité. Bien sûr, j’ai soupiré, mais c’est du classique pour Grey’s.

Dans le même genre, quelle surprise : Bailey propose à Ben de devenir le chef des résidents, parce qu’elle l’a vu être capable de remettre en place Lucas et Simone dans le bloc et parce qu’elle sait qu’il est capable de s’opposer à elle en cas de besoin. Mouais. Je comprends l’idée, allez. Il va avoir du taf, en tout cas, parce que les anciens internes sont de sacrés cas.

Ainsi, Simone essaie d’expliquer à Lucas qu’elle ne l’a pas trompé, puisqu’il avait rompu avec elle. Mouais. Elle est vite passée à autre chose tout de même et il comprend en plus qu’elle l’a trompée avec Bryant, alors forcément, ça va faire des remous. Pourtant, ils sont capables de mettre de côté cette catastrophe qu’est leur couple quand Jules les appelle à l’aide… pour simplement organiser une cérémonie en l’honneur de Monica. Mouais.

Pardon, mais on entend plus parler de Monica maintenant qu’elle est morte que lorsqu’elle était en vie. Elle n’a pas eu un enterrement ? Pourquoi elle a tout un épisode où l’on parle de sa mort quand d’autres ont été oubliés plus vite qu’elle alors qu’ils étaient là depuis plus longtemps ? C’est étrange comme tout.

PS : J’ai de plus en plus l’impression que la série devient pour moi surtout centrée sur Jules. C’est définitivement le personnage qui arrive le plus à accrocher mon attention depuis une dizaine d’épisodes, de manière invariable. J’espère qu’ils ne feront pas n’importe quoi avec son personnage !

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S03E06 – Contrabando – 13/20

C’est dommage que la série essaie de nous surprendre cette saison avec des twists que l’on voit venir de loin. Les développements paraissent presque lents, alors que nous ne sommes qu’à l’épisode 6. Pour autant, il y des bons moments dans l’épisode, du côté de l’action ou de la construction du passé des personnages. Tout n’est pas à jeter, on va dire.

Spoilers

Paz rejoint Daryl, Carol ment toujours aussi mal, mais bon, elle préfère flirter.


No tengo pelos en la lengua.

Le retour des séries de network ne m’a pas motivé du tout à regarder cet épisode. Pour tout dire, je le commence même en y allant à reculons, hésitant à dormir plus tôt à la place ou à lancer une autre série. Mais bon, cette saison est déjà bien entamée et j’aimerais bien la finir dans les temps pour passer aux autres de la franchise TWD. Et puis, mince, c’est une question de principe, ça peut être bien de réussir à la finir sans prendre (trop) de retard !

L’épisode débute par Paz qui retrouve très rapidement Daryl. Franchement, je m’attendais à ce qu’elle débarque, mais pas forcément comme ça, pas si rapidement. Là, c’est vraiment la première scène. Et en plus, l’air de rien, on enchaîne sur le générique qui permet à Daryl et Paz de faire les 53 derniers kilomètres ensemble – sans parler, parce qu’ils sont chacun dans leur voiture.

J’aime bien la vision de Barcelone qui est proposée ici, avec comme d’habitude un beau budget pour que la ville paraisse en plein mode post-apocalyptique. C’est beau, vraiment, mais bon, ça s’arrête là. En s’éloignant un peu de la ville, ils tombent sur un groupe armé qui les sauve de zombies. Il n’y a que des femmes dans le groupe et, ça tombe bien pour Daryl, l’une d’entre elle connaît justement Paz. Il s’agit de Laia qui nous explique rapidement que sa communauté est constituée de tous ceux, principalement des femmes donc, qui ont fui El Alcazar et survécu.

Paz en connaît plein : elle retrouve ainsi Khalid et apprend la mort d’une autre femme. Elle se remet vite de son deuil, cependant, parce qu’elle les pensait sûrement tous morts depuis longtemps. Si ce nouveau groupe n’a aucune raison d’aider Daryl à retrouver Justina – c’est une sacrée mise en danger – ils finissent par le faire quand on leur promet une occasion de tuer le futur roi d’Espagne. La série évolue alors vers une préparation de l’assaut du royaume d’Espagne, qui vit donc pépère à Barcelone, apparemment.

Bien sûr, ça n’empêche pas Daryl de continuer d’être hanté par son passé. Pourquoi maintenant ? On ne sait pas bien, mais il continue de faire des rêves de quand il était enfant. Soit. Cela l’empêche de dormir, mais lui permet de papoter avec Paz et d’en apprendre plus sur elle. Elle se confie enfin sur Elena, sa copine qui fut la première Offrenda et est désormais une princesse. On la découvre sacrément badass aussi, parce qu’elle a essayé de retrouver Elena quand elle a été prise par El Alcazar. Si Paz s’était fait une raison depuis un moment concernant sa copine, elle change d’avis maintenant qu’elle a revu Elena.

Le lendemain, Daryl, Paz et leur nouveaux amis décident de s’attaquer au convoi d’El Alcazar qui arrive en ville. Je ne sais pas trop comment ce timing est possible, ni pourquoi les réfugié(e)s fuyant Alcazar ont mis tant de temps à intervenir. Ce qui est sûr, c’est qu’ils sont bien motivés à gagner cette fois. Ils attaquent le convi, ce qui permet à Daryl de retrouver Justina. Il manque de se faire tuer, mais est sauvé par Paz in extremis. Justina et l’autre Ofrenda sont donc à ça d’être libérées.

Malheureusement pour Paz, elle ne parvient pas à atteindre Elena. Pire : le futur roi d’Espagne voit bien Paz et voit bien le regard de sa future à son égard. Paz fait tout ce qu’elle peut pour sauver Elena, allant jusqu’à pousser Laia qui comptait utiliser un bazooka sur sa voiture. Le but de Laia n’était pas de tuer Elena, évidemment, mais de s’en prendre au roi d’Espagne. Non seulement, elle ne le tue pas avec son explosif, mais en plus, elle libère un tas de zombies qui foutent la merde.

Laia se fait ainsi tuer par le futur roi Guillermo qui lui tire dessus et la laisse se faire bouffer par des zombies. Justina ? Daryl ne parvient pas à la sauver, malheureusement. Elle est dans une cage dans le coffre d’un camion qui s’en va à travers les zombies. Daryl avait les clés en main, mais il ne parvient pas à ouvrir la cage ? C’est un gag, sérieux. La scène est pleine d’émotions, je ne dis pas, mais c’est si con comme conclusion. Cela permet d’ouvrir vers une suite où Daryl et Paz continuent leurs aventures.

Pendant ce temps, Carol aide à prendre soin de Roberto et regarde la télé avec son nouveau crush. Histoire de faire le lien avec l’histoire de Daryl, elle regarde une VHS de l’ex-femme de son crush et Roberto à Barcelone, justement. Elle continue de balader Fede comme elle peut, persuadée de faire un bon job quand il est évident qu’il se méfie de plus en plus et qu’elle ment super mal.

Après, elle est détournée par son crush qui se met à prendre des douches complètement à poil (normal, je sais) dans son jardin (moins normal vu que le jet d’eau est littéralement face au portail, hein). Valentina s’amuse de la situation quand elle voit Carol fantasmer de plus en plus sur son hôte. Parce que oui, Carol se rend sur le chantier du bateau pendant la journée… et elle espère vraiment que Fede n’apprendra pas que Daryl n’y est pas ?

C’est ridicule à ce stade. Fede découvre peu à peu tout ce que les américains lui cachent : l’absence de Daryl, c’est une chose, les hommes d’El Alcazar transformés en zombies, ça en est une autre. Reste à savoir ce que Fede fera de toutes les informations qu’il récolte, parce qu’il n’agit pas immédiatement bizarrement. Les scénaristes préfèrent nous développer l’idée qu’il était amoureux de la mère de Roberto lui aussi. Roh. La flemme. C’est la sous-intrigue de trop pour moi ce soir, là. J’étais à deux doigts d’éteindre et d’aller me coucher.

On enchaîne, pour ne pas m’aider, sur Carol qui apprend l’espagnol, sait rouler les r naturellement (je suis frustré) et les roule avec son crush. Ecoutez, à défaut de lui rouler des pelles, c’est déjà ça. La série nous fait aussi un faux suspense sur la survie de Roberto. Il faut bien le dire : je n’en ai rien à faire qu’il survive ou non là. L’intrigue avec Justina est bien loin, à ce stade.

Carol et son daddy se rendent auprès de Fede quand ils découvrent que Roberto va trop mal. Ils essaient de le convaincre de l’aider, mais Fede refuse de gaspiller des ressources pour ça, s’en tenant aux règles déjà établies. Logique. Carol n’apprécie pas et tente de faire du chantage à Fede, ce qui ne prend pas. Il est juste saoulé par cette nana qui espère faire sa loi en permanence. Logique. Si on lui demande de la fermer et de respecter sa place, Carol ne sait pas faire ça. Elle décide donc de s’infiltrer de nuit chez Fede pour voler des médicaments.

Elle se croit sincèrement discrète, mais est retrouvée par celle qui a balancé Carol et Daryl dans l’épisode précédent. Bizarrement, la vieille femme se laisse apitoyer par Carol qui lui explique qu’elle sait que Fede empoisonne Roberto parce que le chat est mort après avoir bouffé la même chose que Roberto. Oupsie. Carol réussit donc contre toute attente à obtenir des médicaments qui font du bien à Roberto et propose aussitôt à son daddy de partir aux USA avec elle, sur le fameux bateau ; et bien sûr, une fois que Daryl sera de retour. Avec Justina. C’est beau de croire en ses rêves.

Le daddy refuse, parce que Fede a un moyen de pression sur lui apparemment. Le moyen de pression est nul à souhait : il est responsable de la mort de sa femme. Ils étaient journalistes, il l’a forcé à interroger des terroristes extrémistes et elle est morte dans un attentat sur la voiture de ces terroristes. Voilà. Le daddy n’a jamais dit la vérité à son fils, et c’est ça le moyen de pression de Fede sur lui. C’est un peu ridicule en soi, mais ça l’est encore plus quand on découvre sans surprise que Roberto entend son père raconter tout ça à Carol, vidéo à l’appui. Pardon, mais vraiment, c’est trop ridicule pour moi.

Finalement, ça fait que Roberto ne veut plus entendre parler de son père. Il part donc seul avec Carol, laissant le daddy chez eux. Oh, ce dernier tente quand même sa chance avec Carol et l’embrasse. Évidemment. Si Carol part en ville en voiture, le daddy n’a aucun mal à la rejoindre dans le centre du village quand le véhicule est inspecté par Fede. Alors qu’elle s’attend à être piégée et forcée de se servir de son arme si Fede ou ses hommes retrouvent Roberto, Carol est finalement sauvée par Antonio, le daddy. Ce dernier est soudainement très courageux, n’hésitant pas à dénoncer Fede sur la place du village : il l’accuse d’avoir empoisonné Roberto pour éviter qu’il ne révèle la vérité sur Justina et la manière dont son oncle l’a vendu à El Alcazar. Carol l’abandonne alors, pouvant partir avec Roberto sans que personne ne sache que Roberto est là… Un peu gros, mais admettons. Ce sera une suite plus sympathique.

L’épisode se termine par un dernier flashback nous révélant qu’Antonio a un passé encore plus sombre que prévu. Non seulement, Maria, sa femme, est morte dans un attentant en plein Barcelone, mais il a en plus eu la chance de la voir reprendre vie… en tant que zombie. Il avait la main dans la sienne quand elle s’est transformée, comment a-t-il pu survivre bordel ? Et aussi, pourquoi on aurait dit des images d’archives d’il y a genre 30 ou 40 ans alors que ça ne date jamais que de 2010 en théorie ? L’Espagne de 2010 ne ressemblait pas à ça, les gars… mais je suis curieux de savoir comment s’est développée l’épidémie à Barcelone ; j’espère que d’autres flashbacks nous en montreront un peu plus.

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Grey’s Anatomy – S22E01 – Only the Strong Survive – 18/20

La série reprend du service pour une nouvelle année et continue de nous servir notre dose de drama gratuit et facile. C’est donc un énième épisode gratuit et facile, mais ça fonctionne toujours bien : je suis content de retrouver certains personnes, énervé d’en voir survivre d’autres et triste d’en perdre d’autre(s). Eh, je ne vais pas tout spoiler ici, mais nul ce titre d’épisode ! Et si la série nous enterrera tous, elle va commencer par enterrer tous ses personnages avant nous, hein.

Spoilers

Un bloc opératoire qui explose, ça fait des dégâts.


Do you wanna kill an inter on her first day ?

Ah, pas de résumé ? OK, challenge accepted. On reprend exactement là où nous en étions : Meredith observe les flammes sortir de l’épisode et c’est le bordel dans tout l’hôpital. On nous révèle qu’Amelia va bien, puis Lucas. C’est la panique, avec une évacuation en cours et Ben qui essaie désespérément de rentrer dans l’hôpital, y compris dans la partie fermée au public par… les pompiers ??? Comment sont-ils arrivés plus vite que lui ? ON nous prend pour des idiots, sérieusement ! Ben s’est précipité directement !

Bon. Ce détail n’est que ça, un détail. En attendant, Jules se réveille dans un bloc opératoire où il y a un patient encore en vie, contre toute attente, et des blessés, dont Beltran, d’abord inconsciente. Quand elle reprend conscience, elle s’inquiète plus pour son patient, Parker, que pour le reste de l’équipe – il y a probablement des infirmières mortes au sol pourtant. Et puis, tout le bloc opératoire est complètement bloqué, évidemment. La vie de l’enfant reste la plus importante : Jules travaille bien sous pression, mais elle doit s’occuper de recoudre tout le gamin avant la fin de son anesthésie bien rapidement.

Le but est juste de nous mettre un peu de pression sur les épaules de Jules, qui flippe de devoir gérer une opération seule sur un gamin de six ans quand elle n’a même pas eu l’occasion de s’entraîner sur des adultes avant. La bonne nouvelle, c’est que je l’aime toujours autant dans ce début de saison. Dans le même genre, Beltran a beau être coincée sous des débris et être dans une situation de merde, j’aime bien comment elle aide Jules à survivre à cette opération sous pression. Je la soupçonne d’avoir menti tout en éloignant les inquiétudes sur son propre état de santé.

Et bien sûr, alors que l’opération se termine bien et que Jules est heureuse d’avoir sauvé Parker, Beltran s’évanouit. Putain, l’anesthésiste ne sert à rien. C’est tellement abusé de s’être contentée d’embaucher une figurante ! Elles sont trois dans ce bloc, bien sûr qu’il faut la faire parler ! ET PUTAIN. Ils tuent Beltran ? Elle n’a pas eu le temps de servir à quelque chose dans la série, à part fournir ses ex à Jules pour qu’elle couche avec. Je suis tellement frustré !

Bref. Ce n’est jamais qu’une intrigue de l’épisode. Il y en a plein d’autres, évidemment. Richard est blessé à la tête et ça inquiète Catherine plus que le reste de l’hôpital. Heureusement, tout va bien pour lui. Enfin, je crois que c’est heureux. Amelia le met dans le haut de ses priorités, ne sachant pas encore ce qui est arrivé à Lincoln. On met un certain temps aussi à le savoir. En attendant, Teddy organise comme elle peut le reste de l’hôpital. Elle demande au personnel de gérer l’évacuation vers Seattle Pres et de rester calme, tout en s’occupant des patients les plus urgents. On sent que c’est la catastrophe.

En-dehors de l’hôpital, Meredith croise les futurs internes, prêts à commencer leur journée dans un hôpital qui vient juste d’exploser. Malheureusement, aucun d’entre eux ne peut rentrer dans l’épisode parce qu’il y a un garde qui fait du zèle – ou juste qui fait son taf, en fait.

Meredith n’hésite pas à exploser une porte de l’hôpital pour entrer par effraction à l’intérieur de celui-ci. Eh, c’est qu’elle n’a pas froid aux yeux. Malheureusement, les nouveaux internes sont clairement des boulets, plus que d’habitude encore. On rencontre ainsi une certaine Danny Spencer, si j’ai bien entendu, qui s’effondre bien vite. Il est révélé qu’elle s’est blessée pendant l’explosion, en essayant d’aller prendre un selfie dans un bloc opératoire.

Cela dit, Meredith a raison : Spencer marque des points sur les autres internes, car on la repère dès le début. Après, si elle a la chance d’avoir Mer comme médecin, elle est aussi aidée par Simone et l’interne avec qui elle a déjà couché quoi, quoi. Simone n’est pas ravie de l’avoir sous ses ordres, mais il semble être là pour rester et pour être une bonne addition au casting. Il en est de même pour Spencer qui devine assez vite ce qui lui arrive… mais pas l’identité de sa chirurgienne. Genre, si elle sait qui est Mer et est fascinée par sa carrière, elle aurait pu regarder au moins en ligne une photo d’elle !

Pendant ce temps, nous n’avons toujours pas de news de Miranda. Ben s’inquiète pour elle, regrette de ne plus être pompier et finit par retrouver sa femme. Alléluia. Elle va bien, physiquement, mais ne va pas si bien que ça. Tout le bloc opératoire a explosé, alors c’est logique que ça n’aille pas. Lincoln est réveillé cette fois, et il commence par s’inquiéter pour Jo, mais il est trop blessé pour que ça soit rassurant de le savoir en vie.

De son côté, Jo entre par effraction aussi dans l’hôpital parce qu’elle est inquiète pour son mari. Cela se tient et même si elle pose la question de manière bien trop casual à mon goût, elle comprend vite à l’absence de réponse de Richard que quelque chose ne va pas. Aura-t-elle un jour la paix, la pauvre ?

Lincoln, lui, est coincé sous des débris et doit finalement être évacué par les escaliers. Il a une super équipe au-dessus de lui, au moins : Miranda, Ben, Winston, Owen. Tranquille, finalement. Il est entre de bonnes mains, mais bon, même si on lui parle de ses futures gamines, lui, il perd beaucoup de sang dans les escaliers, quoi. À défaut de trouver une solution pour le sauver, Bailey lui passe son portable pour qu’il puisse parler à Jo. S’il veut d’abord la rassurer, il l’inquiète plus qu’autre chose à lui parler de ce qu’il faut faire (et ne pas faire : prendre un chien) s’il meurt. Et son cœur s’arrête. Ah les dramas. C’est pour ça qu’on est là, mais en même temps, je n’arrive pas à vraiment m’inquiéter. Je ne le vois pas mourir, pas comme ça, pas sur un premier épisode de saison. Je ne sais pas, il faut croire qu’on est trop confortablement installés dans la série à ce stade.

Amelia finit par découvrir que Linc a perdu beaucoup de sang et est vraiment mal parti sur une table d’opération et on a alors affaire à une scène qui n’a pour moi aucun sens dans cette série : tous les médecins sur son cas, ainsi que Teddy, demandent à Amelia d’évacuer le bloc opératoire. Pardon ?

Je sais, un médecin ne traite pas sa famille, blablabla, mais putain, on est dans Grey’s et ils passent toute leur vie à s’opérer les uns les autres ? Amelia n’est jamais que l’ex, sachant que Lincoln vient de se remarier 36h avant, c’est bon (j’ai bien aimé la scène où Jo se demande quoi faire vis-à-vis des parents de Linc d’ailleurs). Bon. Amelia est évacuée, l’actrice est incroyable et ça met bien le drame où il doit être. C’est une bonne chose, jusqu’à ce qu’on nous fasse une scène où elle semble encore être trop égoïste sur le sujet. Wilson la rassure comme il peut, mais même si j’adore Amelia et qu’elle a raison dans son analyse sur son père qui est mort quand elle était enfant, ça m’a soulé de voir que les scénaristes insistaient encore sur elle. Il me semble que la priorité, c’était Lincoln perdant trop de sang.

Tout est mal qui finit bien, une fois de plus : Lincoln survit. Teddy est forcée de reconnaître qu’elle a failli prendre le mauvais choix pour la survie de Lincoln et que Ben, lui, a fait le bon choix. Elle décide donc de le rembaucher, parce qu’il a sauvé la vie de Lincoln, tout de même. Pff. PFF. On le voit venir à des kilomètres.

Ailleurs dans l’hôpital, Kwon et Lucas se retrouvent à bosser ensemble, c’est-à-dire à essayer de comprendre où en sont Lucas et Simone pour Kwon et essayer de retrouver Simone pour Lucas. Elle va très bien et se retrouve à devoir gérer son interne. Je sens que ça ne va pas m’intéresser cette histoire. Je préfère de loin voir Lucas et Kwon faire équipe. C’est la merde, parce que Lucas comprend que Kwon en sait trop sur sa rupture avec Simone, mais aussi parce qu’ils déplacent une patiente aux machines capricieuses. J’ai mis un certain temps (beaucoup trop en fait) à comprendre qu’il s’agissait de Nora. J’ai beau aimer l’actrice, je n’en ai plus rien à faire de sa survie à ce stade de celle-ci. M’enfin bon, elle survit et est transférée dans un autre hôpital, su-per.

La fin de l’épisode ? Wilson apprend la mort de Beltran et est moins bouleversé que Jules. Est-ce que les scénaristes ont oublié qu’il couchait avec elle depuis un an ? C’est abusé. La scène est belle, parce que Jules a besoin de craquer et est à deux doigts d’embrasser son boss, mais eh, j’ai l’impression de me souvenir de détails que les scénaristes ont zappé. C’est ensuite Wilson qui apprend à Amelia que Beltran est morte. Putain, j’avais oublié le flirt entre elle. J’ai aimé les scènes Wilson/Amelia, mais c’est tellement nul en vrai la mort de Beltran. Monica. Je ne connaissais même pas son prénom. Son absence ne va rien changer à rien, elle n’a jamais été spécialement intégrée, c’est vraiment la tuer pour la beauté du geste et pour ajouter du drama. Je l’aimais bien, j’aurais aimé qu’elle reste plus longtemps. Amelia aura-t-elle un jour une vraie romance qui dure ?

Sinon, Simone remet en place le nouvel interne (eh nous ne sommes que des inconnus), avant de tomber sur un Lucas tout prêt à flirter avec elle. Malheureusement pour lui, elle a rechangé d’avis une énième fois, parce que eh, elle a couché avec quelqu’un d’autre que lui durant leur pause. Ah oui, tiens. C’est ça le truc que j’avais zappé.

Et on peut donc terminer sur une scène où Mer et Richard constatent les dégâts sur le bloc opératoire qui a explosé. Il est foutu, il y a plusieurs semaines de travaux et l’hôpital va devoir tenir sans bloc, mais pas grave d’après Mer : ils vont reconstruire. Belle conclusion, belle habitude pour la série. Et sympa comme manière de relancer la série dans une nouvelle direction, faut bien des trucs un peu inédits parfois !

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S03E05 – Limbo – 12/20

Que c’est long ! L’épisode est beaucoup plus long que d’habitude et franchement, ça ne sert pas à grand-chose. On nous ajoute ici un chapitre grandement détaché du reste, loin des promesses et du fil rouge de la saison. Ce n’est pas mauvais, mais c’est inutile à l’échelle de la série et donc, ça donne envie de décrocher plus qu’autre chose. Mais bon. Il y a quinze ans, j’aurais trouvé que c’était une bonne idée, probablement.

Spoilers

Carol et Daryl cherchent toujours Roberto et Justina. Ils ne retrouvent qu’un des deux.


And they took her again.

On va de surprise en surprise dans une saison qui accélère le rythme et les révélations dans cet épisode. Ce n’est pas si mal, en vrai, parce que l’on avait tout compris dès le départ, ou presque : Justina n’a jamais été volontaire pour partir avec El Alcazar et Roberto va rapidement nous le confirmer au début de l’épisode. Avant ça, il faut tout de même le retrouver.

Carol, Daryl et le père de Roberto le font très rapidement, mais il est en mauvaise posture. Après l’accident, il a été clairement poursuivi par d’autres, avant que les pistes ne se séparent. Ils suivent heureusement celle qui mène à Roberto, battu par El Alcazar et suspendu dans le vide au-dessus de zombies. Nos héros arrivent juste à temps pour le sauver : ils tuent deux autres hommes d’El Alcazar pile à temps, puis dégomment tous les zombies en les appelant.

Roberto est sauvé, c’est merveilleux, on ne s’y attendait pas du tout. C’est trop tôt pour le tuer : rappelons-nous de l’exemple d’Isabelle qui a tenu deux ans. Il est tout de même très mal en point, mais se réveille juste assez longtemps pour raconter ce qui lui est arrivé : il a retrouvé Justina, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Malheureusement, El Alcazar les a retrouvés et a de nouveau enlevé Justina. Et oui, Fede a menti au village et Justina n’a jamais été volontaire. Ah ben CA ALORS. Quelle surprise.

Carol continue d’être insupportable malgré tout. Ils ont récupéré Roberto, mais ça ne lui suffit pas. Ca, je peux le comprendre. En revanche le côté mère Thérésa qu’elle se développe n’est pas convaincant du tout : la voilà qui veut absolument aider Roberto et son père parce qu’ils ont fait plein de choses pour elle. Faut arrêter, ils l’ont laissé dormir, c’est à peu près tout. Allez, on peut se dire que Justina lui a sauvé la vie en forçant Fede à l’accueillir, mais bon, on l’a connue moins reconnaissante par le passé la Carol.

En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’à présent, c’est Roberto qui a besoin de soin. Tout ce qu’il obtient, c’est un retour à la maison, un mensonge pour expliquer ce qui lui est arrivé et de la sorcellerie en guise de soin. Ben oui. Les espagnoles sont des sorcières, pourquoi pas après tout.

Fede est énervé de ne pas avoir toutes les infos. Il interroge donc Carol et le père de Roberto pour savoir ce qu’il s’est passé exactement. Ils mentent plutôt bien, accusant les Primitivos plutôt qu’El Alcazar. Carol est assez convaincante, apparemment, même si je trouve son excuse concernant Daryl qui dormirait sur le bateau pas du tout crédible. Bon, écoutez, l’essentiel, c’est que Fede soit convaincu je suppose.

Daryl se retrouve à traverser un désert et tombe finalement sur un homme qui est plus mort que vif. On pourrait croire à un zombie, mais ce n’est pas le cas. L’homme a les yeux crevés. Daryl lui vient en aide en lui donnant de l’eau… mais le laisse finalement à son triste sort, avec des vautours dans le ciel au-dessus de lui. Je ne suis pas sûr de comprendre l’utilité de la scène. Je suppose que c’est pour faire à nouveau le lien avec Los Primitivos ?

Ce n’était pas grandiose. Cela dit, on nous introduit ensuite un autre personnage encore moins grandiose, un type qui se fait sucer dans une baignoire à bord d’un train tiré par des zombies. Ils nous auront tout fait dans cette franchise. L’idée des zombies comme main d’œuvre n’est pas tout à fait nouvelle cependant. On ne sait pas trop qui est à bord du train, mais Daryl sent qu’il doit les éviter. C’est peine perdu : il est repéré par les espagnols qui, comme par hasard, ont aussi des motos à bord de leur train.

Hop, on peut enchaîner sur une scène d’action toute chouette avec une course poursuite en moto, puis un face à face type western. Daryl, sur sa moto, fonce sur son ennemi, fusil au point. Les deux motos sont rapidement foutues. Notre héros parvient à s’échapper, c’est déjà ça, mais il est loin d’être sauvé pour autant. Dans le désert et sans moto, il ne vaut pas mieux que l’homme sans yeux qu’il a croisé. Et il n’a plus d’eau.

C’est tellement ridicule. Il est bien trop rapidement mal en point par rapport à ce qu’on sait de lui et du fait qu’il vienne juste de quitter le village. Franchement, d’où y a un désert pareil en Espagne ? On va dire que le réchauffement climatique à fait effet. Si la situation semble désespérée pour lui et qu’il a peur de se faire bouffer par des vautours, les choses s’arrangent à la tombée de la nuit.

Daryl tombe en effet sur un groupe de voyageurs tout aussi assoiffés que lui, mais eux, ils ont une destination. Il ne parle toujours pas espagnol, mais le mot « agua » semble être à sa portée niveau compréhension. Il est amené jusqu’à un village où tout le monde semble assoiffé et moitié-mort. La peau est marquée par la déshydratation et la lèpre, ce qui ne fait pas rêver.

Il est trainé jusqu’à un feu de camp où il tente de réclamer toute l’eau du village. Par malchance pour Daryl, ils ont une leader en pleine santé qui veille au grain : Amaia refuse qu’on lui donne plus d’eau. Heureusement, cependant, elle parle anglais et peut expliquer la situation à Daryl. Ils ont une grande vasque d’eau pour tout le village et c’est tout. Ce n’est pas le soleil qui assèche leur terre, mais des bandits. Inspirés par Franco, les méchants ont fait en sorte de détruire ce village. Dans quel but ? Voler leur eau et leurs ressources, a priori, mais ce n’est pas si explicitement expliqué, je trouve.

Dommage car l’idée pourrait être intéressante, en vrai. Nous n’avons pas de temps à perdre cependant. Ainsi, on enchaîne sur le fait qu’il s’attire la sympathie du même vieil homme qui l’a secouru plus tôt. Admiratif de son fusil, le vieil homme compte sur Daryl pour ramener l’eau à son village.

Pardon, mais pourquoi on se perd en route comme ça ? Ce n’est pas comme ça que Daryl va retrouver Justina… Et je n’accroche que moyennement à ce village pauvre. Ils offrent une voiture à Daryl en échange de ses services et, comme il a perdu sa moto, il n’a pas tellement d’autres choix que d’accepter. On lui laisse quand même la nuit pour réfléchir. Le village lui fait sacrément confiance. Il y a deux épisodes et avec Roberto/Justina, Daryl était prêt à abandonner tout le monde. Bizarrement, ce n’est pas le cas dans cet épisode où, au contraire, il convainc le village qu’il va falloir se battre car il y a beaucoup de méchants dans le train.

Après une matinée de préparatifs, Daryl peut quitter le village, avec un cruel dilemme : il a une voiture et part seul, donc il peut tout à fait les abandonner à leur sort. D’ailleurs, Amaia est sûre que c’est ce qu’il fera. Nous, on ne saura pas vraiment le choix qu’il ferait : il est rapidement pris en chasse par des motards, à nouveau. On sait ce que ça veut dire : il est chassé par les connards qui ont assoiffé tout le village. Bien sûr qu’il va leur venir en aide désormais !

Il attire les motards jusqu’au village, et tout le village est préparé à les attaquer. Ils ont tendu quelques pièges contre les motards. Deux sont tabassés par les habitants du village, quatre survivent. Cela tombe bien, Daryl a exactement quatre balles sur lui. Bon, c’est débile de faire le décompte comme s’il n’y avait que quatre balles à disposition par contre, parce qu’ensuite, Daryl abat les hommes qui ont des fusils eux aussi… Donc il pourrait récupérer ces armes.

Bref, c’est moins stylé qu’il n’y paraît. On a quand même droit à une jolie exécution du dernier qui s’attaque à la hache à Daryl qui, lui, le transperce d’un coup d’épée bien senti. On s’amuse bien dans cette série, dites, mais c’est totalement un épisode qui nous fait perdre du temps pour rien, du coup.

La situation est plus ou moins réglée, mais il faut encore aller chercher l’eau. Celle-ci est toujours au niveau du train, trainé par des zombies enchaînés suivant un cheval. Cela me semble peu convaincant comme moyen de locomotion : ça fait du bruit, ça pourrait donc attirer les zombies trainant dans le désert ? Je suppose qu’on essaie de nous faire comprendre qu’il n’y a pas tellement de zombies dans le désert car ils sont bouffés par les vautours.

Après avoir aidé le village à se débarrasser des quatre motards, Daryl décide de s’attaquer tout seul au train. Il saute sur celui-ci quand il passe dans une sorte de canyon et hop, il tue les gardes un à un. C’est presque trop simple. Celui qui entraînait les zombies en chantant une petite chanson ? Il se fait bouffer par les zombies quand Daryl débloque les chaînes. Simple et efficace.

Franchement, c’est trop expéditif et dommage : le train était une idée sympathique à l’origine, mais bon, c’est déjà la fin. On voit Daryl détruire de manière assez systématique tout ce qui aide à la survie du train. Ce dernier est rapidement envahi par les zombies, au grand désespoir de son leader qui se bat quand même un bon moment pour sa survie. Eh, ça fonctionne super bien comme scène de le voir se battre aux côtés de Daryl pour éliminer les zombies avant de faire face l’un à l’autre. En vrai, je m’attendais à un coup bas plus logique où Daryl aurait été attaqué par l’homme, mais le but est de nous faire un stand-alone je suppose.

Daryl finit par noyer dans son bain le type insupportable. Tout le village peut donc venir récupérer l’eau siphonnée par le train et tout est bien qui finit bien. Daryl peut même repartir vers Barcelone, en moto et avec une nouvelle gourde offerte par un gamin.

Malheureusement, tout est bien qui ne finit pas bien : Valentina, la femme du port, décide de rendre visite à Roberto. Elle n’est pas au courant du mensonge de Carol, ça ne sent pas bon. Finalement, la trahison vient d’une autre femme : la mère de Fede. Elle remarque que Roberto a le collier que Justina portait quand elle est partie, même si Fede lui assure que c’est sûrement un cadeau de Roberto. Et pourtant. Fede veut ainsi faire vérifier si Daryl est bien sur le bateau… Dommage qu’il soit en route pour Barcelone.

Sûre de son mensonge, Carol, elle, continue de faire comme si tout allait bien et propose même au père de Roberto de venir avec eux sur le bateau. AHA. Tu parles d’un cliffhanger. Ah et avant que j’oublie : Paz est au courant de la situation et on ne la voit plus en fin d’épisode… Elle va rejoindre Daryl, je suppose. Je m’attendais même à ce qu’elle l’aide pour le train !

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