X-Men ’97 (S01)

Synopsis : Un an après la mort de Charles Xavier, les X-Men ne sont toujours pas tout à fait remis…

Pour commencer, le 20 mars dernier, les X-Men faisaient enfin leur grand retour sur Disney + avec la diffusion de la saison 1 de X-Men ’97, déjà renouvelée pour une saison 2. En tant que suite directe de la série animée culte des années 90, X-Men: The Animated Series, cette nouvelle version a su captiver mon attention, tout en attirant a priori un nouveau public. Je me rends compte que si j’en ai parlé plusieurs fois dans le podcast 42 minutes, je n’ai jamais pris le temps d’écrire un article de blog dessus. Du coup, voilà, je règle le problème ce midi avec cet article qui va être un peu un fourre-tout de ce que j’ai pu en penser. On n’est pas sur la rigueur habituelle des articles de ce blog, on va dire, mais je voulais garder une trace de la série ici !

Avant de commencer cette nouvelle version créée par Beau DeMayo, il faut que la série se déroule un an après les événements de la série originale, plongeant directement dans de nouvelles aventures. Ainsi, la série réintroduit des personnages emblématiques tels que Wolverine ou Storm, mais elle ne perd pas de temps à le faire, se contentant de proposer l’arrivée d’un nouveau X-Men (que j’aime beaucoup d’ailleurs).

Les deux premiers épisodes, diffusés en même temps, servent à poser les bases de l’intrigue en rappelant le contexte de la série originale tout en introduisant de nouveaux arcs narratifs. Franchement, je m’étais dit que je reverrai les 5 saisons de la série d’origine avant de commencer le dessin animé. J’ai donc revu… une seule saison, vous me connaissez, toujours débordé. Certes, j’ai oublié plein de trucs des autres saisons, mais tant pis ! La nouvelle série se regarde même si on n’a pas vu la série d’origine, ce qui est plutôt sympa. Ils sont un peu lourds en introduction par moment, mais pour ceux qui, comme moi, ont grandi avec la série originale, c’est un véritable plaisir de retrouver ces personnages et cet univers familier.

S01E01 – To Me, My X-Men – 16/20
Le premier épisode commence par réintroduire les X-Men dans un monde encore marqué par la disparition de Charles Xavier. Cet épisode met l’accent sur la nouvelle dynamique de l’équipe et pose les bases des conflits à venir. Si j’ai trouvé le rythme un peu lent, il est essentiel pour remettre les choses en place et permettre aux nouveaux venus de comprendre l’univers des X-Men.
S01E02 – Mutant Liberation Begins – 17/20
Le deuxième épisode poursuit sur sa lancée, avec l’introduction de nouveaux personnages et la mise en place des premiers conflits. Les X-Men doivent faire face à de nouvelles menaces tout en essayant de maintenir l’ordre au sein de l’équipe. J’ai trouvé que ces épisodes étaient un peu longs, surtout pour les spectateurs familiers avec la série originale. Cependant, ils sont essentiels pour les nouveaux venus et l’épisode propose des pistes vraiment surprenantes pour les arcs que la série suivra.
Le style d’animation, bien que vieillot, a été légèrement modernisé, ce qui donne un charme nostalgique tout en restant accessible​. Ça m’a fait prendre conscience de ce que je savais déjà : ce qui me manque dans les séries d’aujourd’hui, c’est une équipe avec des super pouvoirs qui doivent combiner leurs pouvoirs.
S01E03 – Fire Made Flesh – 15/20
L’épisode 3, que j’ai regardé un dimanche matin comme lorsque j’étais enfant, est un véritable hommage à la série originale. On y retrouve des éléments classiques des X-Men, comme les luttes internes et les dilemmes moraux. Cet épisode est un tournant, avec des révélations surprenantes et des arcs narratifs complexes qui commencent à se dessiner. Les thèmes de la tolérance et de l’acceptation sont au cœur de cet épisode, rappelant pourquoi les X-Men sont toujours aussi pertinents aujourd’hui.
S01E04 – Motendo-Life/Death pt.1 – 14/20
Dans cet épisode, on retrouve vraiment la série originale avec la présentation de deux intrigues en parallèle. La première m’a vendu du rêve en me renvoyant vraiment en enfance, l’ambiance jeu vidéo, les personnages mis en avant (Jubilee et le petit nouveau), le développement très rapide d’une histoire complète… J’avais l’impression d’être en train de lire un comic, c’était génial.
Malheureusement, j’ai bien plus décroché pour la deuxième partie. Storm prend le devant de la scène. Les scénaristes ont fait un excellent travail en explorant son passé et ses motivations, mais ils ont du mal à réintroduire le personnage – au sens où j’ai oublié une trop grosse partie de ce que l’animé avait développé sur elle dans la version originale. C’est donc un épisode qui montre bien la profondeur des personnages et la richesse de l’univers des X-Men… mais ça se fait un peu à son détriment sur la deuxième partie qui casse le rythme et me rappelle que je n’ai pas la mémoire que je pense avoir pour les détails d’il y a vingt ans !
S01E05 – Remember It – 20/20
L’épisode 5 est sans doute l’un des meilleurs de cette saison télévisuelle – au sens large, donc, pas seulement pour la série, mais toutes séries confondues. Il réunit tout ce que j’aime dans les X-Men : des personnages bien développés, des intrigues captivantes et une action effrénée. Cet épisode est une véritable démonstration de force, prouvant que la série peut encore nous surprendre et que ce revival était nécessaire. C’est un hommage aux meilleurs moments de la série originale tout en apportant une touche de modernité.
Comment vous dire que j’ai sauté au plafond quand j’ai vu qu’on récupérait enfin dans la série Diablo, qui est juste l’un de mes X-Men préférés (c’est à cause de X-Men Evolution). La dynamique qu’il a avec Malicia est vraiment quelque chose qui me manquait et que je n’espérais même pas revoir tant pour moi c’était foutu d’avance. Bref, l’enfant en moi était trop content et c’est exactement ce qu’il fallait pour que je sois dépité par les twists de fin qui perturbent totalement l’univers…
S01E06 – Life/Death Pt.2 – 12/20
Qui s’en fout, franchement ? Après l’incroyable épisode 5, l’épisode 6 m’a laissé totalement sur ma faim. L’intrigue était moins captivante et les personnages moins intéressants, et pour cause : c’était la suite directe de l’épisode 4. Cette inégalité est peut-être le plus grand défaut de la série : un épisode peut être excellent, tandis que le suivant peut décevoir. Cependant, cela n’enlève rien à l’intérêt général de la série, qui reste solide dans son ensemble.
S01E07 – Clairvoyance – 17/20
Pour aller dans le sens du titre de cet épisode, c’est fou comme avec son intrigue sur Genosha, la série parvient à être hyper actuelle et plutôt clairvoyante sur la politique actuelle. L’épisode s’en tire très bien à mes yeux surtout pare qu’il propose enfin la suite de l’épisode 5 et que c’est justement ce qu’on voulait voir. On est loin de la série pour enfant qu’on pourrait attendre d’un dessin-animé, mais pour moi, le deuil fait partie intégrante de l’univers des X-Men. Ici, il est sacrément bien présenté, tout en faisant en sorte que l’intrigue avance. Bien joué.
S01E08-09-10 – Tolerance is Extinction – 16/20
Les derniers épisodes de la saison continuent de développer les arcs narratifs mis en place précédemment, pour arriver à sa fin logique, mais en passant par des moments qui n’arrivent pas toujours à convaincre (les zombies/robots mutants, c’est un peu too much pour moi). L’avant-dernier épisode est particulièrement marquant, avec des moments de tension et de suspense. Le final de la saison, bien que satisfaisant, laisse de nombreuses questions en suspens, préparant le terrain pour une éventuelle saison 2 qui va nous faire voyager dans le temps… Hâte de voir ce que ça pourra donner !

En bref

X-Men ’97 est un retour réussi qui parvient à capturer la magie de la série originale tout en apportant des éléments nouveaux. Que vous soyez un fan de longue date ou un nouveau venu, cette série mérite d’être regardée et a beaucoup fait parler d’elle pendant la diffusion. Il y a un petit problème de rythme, mais ça correspond à mes souvenirs du dessin animé de mon enfance : un épisode sur deux est génial… un épisode sur deux est donc moins bon. Ca fait quand même 50%.

Les scénaristes ont plein d’idées et ça se sent, ça part dans tous les sens tout en restant plutôt maîtrisé. Ce que j’aime bien c’est que, un peu comme dans l’animé d’origine, ils vont vite donc ils ont le temps d’évoquer plein de choses et en même temps il y a des conséquences sur l’épisode d’après donc c’est bien foutu. Bon, juste quand tu tombes sur un épisode où c’est pas une intrigue qui t’intéresse, c’est pas des persos qui t’intéressent, ça peut vite devenir long.

Sinon, un des gros points forts de cette saison 1 à mon sens est qu’elle prend le temps de vraiment développer les personnages sans se concentrer sur un en particulier (alors même qu’on a tout un épisode sur Storm, oui). Quel plaisir d’avoir enfin un animé X-Men qui ne tourne pas QUE autour de Wolverine… Oui, je sais, c’est ironique de dire ça aujourd’hui, à moins de 48h de la sortie de Deadpool et Wolverine. Mais bon… j’en reparlerai sur le blog à un moment ou un autre de ça, j’imagine, je vais donc m’arrêter là pour X-Men ’97. Vivement la saison 2, j’ai beaucoup aimé cette année retrouver mon petit-déj du dimanche matin devant mes super-héros préférés !

Resident Alien – S03E05 – Love Birds – 16/20

La saison avance vite, inévitablement puisqu’elle est trop courte, mais j’aime beaucoup les directions que ça prend dans cet épisode. Toutes les intrigues sont de plus en plus reliées entre elles. Ce n’est pas simple pour rédiger mes critiques, bien sûr, mais c’est extrêmement cool à suivre quand c’est le cas, puisqu’on voit les liens se faire entre eux en direct… et ça permet d’élaborer quelques théories, en vrai.

Spoilers

Harry est fou amoureux d’Heather, au point d’en oublier un peu la Terre.

You should be more like Heather.

J’ai honte et je n’ai aucune explication de pourquoi je n’ai pas vu cet épisode avant. Fan de la série, je me suis arrêté à mi-saison et je me suis comporté comme si je l’avais finie… alors que non. Je n’ai aucune explication du pourquoi du comment et je me suis surpris récemment, devant un épisode de NCIS, à me dire que c’était dommage de ne plus avoir de série sur les aliens en ce moment dans mes visionnages. Bref, rien ne va et je ne comprends pas pourquoi j’ai attendu si longtemps. Une chose est sûre, je suis vraiment content d’avoir quelques épisodes de plus à regarder. Et je reprends avec plaisir !

L’épisode commence par un homme qui se transforme en grande flaque d’eau quand il touche la boule organique venue d’Harry. Le personnage d’Enver Gjokaj se voit alors confier la tâche de ramener la boule à Harry, car c’est le seul qui puisse s’en servir.

Heather

Heather qui chie sur la statue de la liberté ? Pouvait-il y avoir meilleur moyen de reprendre la série pour moi ? Probablement pas. L’idée est qu’Harry est complètement fou amoureux d’elle, son oiseau qui l’emmène voir les USA depuis le ciel et l’aide à critiquer les humains. Ensemble, ils font des danses nuptiales d’oiseaux (non mais vraiment cette série, c’est génial) et libèrent les oiseaux en captivité, mais tout ça signifie aussi qu’ils oublient un peu le fait que le monde des humains est sur le point d’être détruit.

Asta est heureuse de voir Harry être heureux, bien sûr, mais elle aimerait aussi qu’il se concentre un peu. Elle l’envoie donc se renseigner au commissariat, où Harry tombe pile à temps pour découvrir que Mike et Olivia ont un carnet avec un croquis chimique représentant un élément des Gris. Cela intéresse bien sûr Harry, mais il est tellement bizarre au quotidien que les policiers ne comprennent rien à ce qu’il se passe.

Ils sont préoccupés par leur propre vie de toute manière : les gens se moquent d’Olivia qui croit aux aliens, Harry est toujours amoureux de Lena et change complètement d’attitude quand il la croise dans la rue. Cool de voir qu’elle est toujours dans la série.

Même si le monde est sur le point d’être détruit, Asta décide de soutenir le couple d’Harry et Heather. Elle les invite donc chez elle pour un repas bien particulier : D’Arcy, contre la relation, prépare un poulet rôti – brillant – et Heather se retrouve à picorer des graines sur la table, devant les hôtesses. C’est amusant, mais ce n’est jamais qu’une distraction par rapport à l’intérêt de la scène : Harry a décidé une nouvelle fois de quitter la planète.

Ce n’est pas rien : il veut s’installer sur la planète d’origine d’Avian – le vrai nom d’Heather – mais bon, pas de quoi s’inquiéter ! Il promet de trouver le plan des Gris avant de disparaître et de le confier à la Général pour qu’elle puisse les débarrasser des Gris. Au passage, il informe aussi ses amies que Ben est régulièrement enlevé par les Gris. Dingue.  

Asta & D’Arcy

Si D’Arcy promet de ne rien dire à Ben, elle en cauchemarde trop pour que ça reste un secret bien longtemps. En attendant, Harry continue de coucher tout le temps avec Heather et Asta fait le ménage en imaginant un moyen de se débarrasser de l’oiseau une fois pour toute – en s’arrangeant pour qu’elle rompe. Le problème, c’est qu’elle compte trop sur un comportement humain de la part d’Heather, alors qu’elle ne garde aucun secret avec Harry. Voilà donc comment Harry se planque pour écouter tout ce que ses amies disent de lui dans son dos. C’était une bonne scène franchement, surtout quand Harry dit quatre terribles vérités aux filles.

Les deux meilleures amies sont géniales ensuite à prétendre ne pas être d’accord avec ce qu’il a dit, alors que bien sûr que oui ; il a eu une analyse parfaitement juste des deux femmes. Il dit ainsi qu’Asta aide les autres pour qu’ils l’aiment et que D’Arcy est une amie pourrie incapable de rendre l’amour qu’on lui donne. Cela la fait réfléchir à sa promesse à Asta de ne rien révéler à Ben – promesse encore plus difficile à tenir maintenant qu’elle se souvient avoir vu Ben se faire enlever quand il était enfant. Oui, c’est nouveau : ça lui est venu en rêve. Inévitablement, D’Arcy finit par se rendre chez Ben, se comporter bizarrement et finir par lui avouer ce dont elle se souvient. Espérons que ça permette de débloquer quelques souvenirs de Ben.

Autrement, j’avais totalement zappé qu’Asta en était à récupérer Jay à sa mère adoptive – l’adolescente veut venir vivre avec sa mère biologique car la mère adoptive ne veut pas qu’elle se barre en Europe. Asta non plus, mais bon, c’est une adolescente. La scène était super touchante, en vrai. Bon, par contre, Jay s’installe bien vite, je trouve. À voir ce que ça donnera dans un futur proche – au moins, tous les épisodes de la saison sont disponibles, c’est l’avantage de reprendre si tard mon visionnage.

Les Gris

Pendant ce temps, Harry continue d’enquêter sur les Gris et sur ce qu’ils cachent. Il se rend dans le bunker de l’armée pour récupérer une substance du vaisseau alien, mais McCallister en profite pour faire une petite expérience. Le but est d’utiliser les yeux du chasseur d’alien pour avoir désormais un détecteur qui permette de reconnaître les aliens. Pratique.

Du côté de Ben et Kate, il n’y a pas que les Gris qui posent problème. Max est de plus en plus en train de commencer sa crise d’adolescence, décidant désormais de laisser son père faire son travail à sa place. Quand sa mère le force à travailler, Harry se retrouve à devoir faire les devoirs de Max, l’occasion pour Max de rencontrer à nouveau Heather et de ne pas trop l’aimer quand elle le vire de chez Harry directement.

Cela dit, Max a besoin d’un projet scientifique, et il décide donc de voler le caldera d’Harry – un mélange chimique avec l’élément pris au vaisseau des Gris. C’était plutôt drôle, surtout que Max utilise vraiment le caldera lors de la fête de l’école où il devait présenter son projet chimique. Harry débarque à temps pour l’empêcher de faire n’importe quoi, heureusement : il déclenche l’alarme incendie de l’école pour éviter que tout le monde n’assiste à la démonstration d’un caldera ; surtout qu’il ne sait pas ce que ça fait.

Il le découvre alors : cela inverse la gravité terrestre, pour que les Gris puissent survivre sur Terre. En flottant.

Kate

Kate, elle, se montre très intéressée par le documentaire sur Olivia qui avoue en connaître tout un rayon sur les extra-terrestres. Forcément, Kate est perturbée par l’histoire des chouettes qui serait un faux rêve ajouté par les kidnappeurs d’une autre planète et elle demande plein d’infos à une Olivia qui comprend aussitôt que Kate pense avoir été enlevée, même si elle lui dit le contraire. Le soir même, Kate trouve une nouvelle cicatrice dans son cou, qui ressemble bien à la marque d’une puce laissée là par les aliens.

Cela fait un bon cliffhanger, mais ce n’est pas le dernier : Heather se fait menacer par les Gris et se retrouve à devoir bosser pour eux. Elle a pour mission de lui voler son ADN, ce qui ne devrait pas être trop compliqué quand il en est encore à chanter son amour pour elle dans sa cabane. Très bonne chanson, qu’est-ce qu’Alan Tudyk s’éclate dans ce rôle ! La trahison fera mal à Harry.

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The Rookie – S06E10 – Escape Plan – 14/20

C’est un plutôt bon épisode, mais c’est tout le problème : il est difficile de se dire que c’est une fin de saison. D’accord, il y a un peu de budget dans les guests et dans quelques scènes d’action, m’enfin, la série a l’habitude de proposer ce genre de choses. Bref, c’est décevant car on aimerait en voir beaucoup plus et que les décisions de certains personnages sont juste trop connes pour être crédibles.

Spoilers

Monica devient l’ennemie n°1 du commissariat.

C’est déjà la fin de saison ? Ce n’est pas mon idée la plus maligne de la regarder si tard le soir. En plus, j’ai découvert que la série ne reviendrait qu’à la mi-saison prochaine. Cela m’arrange du côté du Challenge Séries (même si celui-ci sera un échec, je pense) car ça fait moins d’épisodes à voir… ça me rend triste de savoir que les saisons de networks ne ressemblent plus à rien. 18 épisodes l’an prochain, à partir de janvier – ou février au pire. Cela va me faire quelques mois de pause. Avant tout, j’ai un épisode final à regarder.

Points forts

– Je ne sais pas si c’est un point fort ou un point faible, mais il était temps qu’on nous refasse un crossover avec The Rookie : Feds. OK, la série est annulée, seulement les personnages sont encore en ville en théorie. Ils étaient super potes avec nos flilcs. Bref, le vrai point positif, c’est que le crossover se fait avec Garza plutôt qu’avec Simone. C’est un vrai plaisir. Revoir Laura l’était aussi, surtout que sa nouvelle coupe lui va incroyablement bien et la rend tellement moins clichée, bizarrement.

– L’épisode commence par un duo de tueurs à gage très efficaces, n’hésitant pas à tuer un flic avant de se retrouver à devoir s’en prendre à la psy. J’aime beaucoup ces personnages et les méthodes qu’ils utilisent. Le coup du masque Covid pour cacher sa figure, c’est excellent : le covid aide tellement les criminels. C’est juste dommage de l’utiliser dans une série où l’épidémie de covid n’a jamais eu lieu.

– La garde du corps de Monica est un personnage que j’adore beaucoup. C’est à elle qu’on devrait proposer un spin-off honnêtement. Charlie se retrouve toutefois dans une position compliquée, partagée entre sa nouvelle employée et ses anciens employés, surtout que ces derniers représentent aussi la loi, quoi.

– Tim s’est rendu chez une psy sous conseil de Lucy pour mieux voir l’ensemble de ses confessions en ligne et écoutées par le FBI parce que sa psy était corrompue. Le fait que les scénaristes prennent le temps de souligner l’improbable de la situation, c’était chouette.

– Angela sous couverture en tant que SDF ! Incroyable comment la préparation s’est faite à partir de rien. Elle m’a fait tellement rire avec sa feuille dans les cheveux. Le fait que ça finisse en fusillade est bien vu, surtout quand elle se retrouve à voir des enfants au dernier moment. Heureusement qu’elle avait un gilet pare-balle.

– D’accord, la scène n’avait rien de crédible, mais honnêtement, c’était génialissime de voir Lucy sauter d’une voiture à l’autre et réussir à arrêter la voiture du méchant en contrôlant le volant tandis que Tim s’occupait des pédales et du frein. J’ai beaucoup aimé.

– Nous expliquer que Monica a couvert pour la psy la mort d’un type est une bonne idée. Ce n’était pas nécessaire d’avoir une raison pour que la psy soit devenue méchante, mais au moins, c’est raccord. En revanche, ça veut dire qu’elle était vraiment pourrie depuis le début, et ça, c’est un peu triste.

– Aaron envoie bouler la psy en toute fin d’épisode. C’est déjà ça. On sent que la saison est très écourtée tout de même, j’aurais aimé qu’on voit plus Aaron sur la deuxième partie de saison.

– Le cliffhanger sur l’évasion de prison, c’est top. Par contre, ça fait beaucoup de méchants dans la nature pour cette série.

Points faibles

– Je n’aime pas quand la série se passe de son générique et ça fait deux épisodes qu’ils le font.

– Bailey le personnage n’est pas enceinte… mais l’actrice l’est, non ? J’ai eu un doute sur l’épisode 8, mais maintenant qu’on nous sort une scène où elle reste au lit et des gros plans sur son visage uniquement… J’ai cherché, j’ai trouvé qu’elle était enceinte en mai. À tous les coups, ça commençait à se voir.

– Celina est trop maligne pour croire qu’une vidéo prise trois ans avant peut suffire à faire accuser Monica et la psy. Dans le même genre, Lucy qui fait l’erreur de téléphoner sous couverture alors que son job sous couverture lui interdit, ce n’est vraiment pas malin.

– Cet épisode nous fait croire que les flics sont vraiment prêts à tout tout le temps. Nolan et Nyla se retrouvent ainsi à décoller dans un jet privé du FBI pour suivre Monica, et c’est quelque peu abusé.

– Brandon ne servait pas à frand-chose dans The Rookie : Feds, mais c’est encore pire dans cet épisode, je trouve. Quel dommage pour lui de revenir dans la franchise pour ça. Et de manière générale, c’est un peu frustrant de retrouver les personnages pour uniquement les voir bosser sans la moindre info sur leur vie perso. On se croirait dans Grey’s Anatomy.

– Nolan fait de la merde. Sincèrement, foncer dans le tas comme il fait, griller la présence du FBI et en plus réussir à le faire sans qu’aucun agent du FBI ne parvienne à l’empêcher de faire de la merde ? C’était stupide, au mieux, et ça ne fait pas de lui le héros qu’il pense être. Le sauvetage in extremis par le FBI quand il manque de se faire exploser la gueule, c’est très chouette.

– Certes, les intrigues se rejoignent à peu près dans cet épisode. Cela n’empêche pas l’épisode de fin de saison de paraître un peu faiblard. La grève des scénaristes fait du mal à la série, surtout en comparaison de la fin de saison 5 qui était incroyable. Dans le même genre, Lucy semble enchaîner les erreurs de débutant dans sa mission sous couverture.

– La fin est précipitée et ça se sent : outre Aaron et la psy, on se retrouve avec une Monica qui court dans la nature en Argentine et un Nolan blessé par balle qui revient aux USA comme si de rien n’était. Tim et Lucy finissent dans un ascenseur. Je sais qu’on est sur ABC, mais tout de même, c’était tellement lourd d’avoir Tim qui apprécie la gentillesse de Lucy sans lui sauter dessus. Quel connard. Ils s’aiment, à quoi bon finir comme ça ?

En bref

Après une saison 5 qui avait remonté la pente et avait su proposer des épisodes de très bonne qualité sur sa fin, la saison 6 n’est clairement pas au niveau. C’est vraiment dommage parce qu’on sent qu’il y avait du potentiel dans les idées des scénaristes. La grève est passée par ici, toutefois, et en dix épisodes, on constate surtout un gros déséquilibre. Les plans à long terme – le mariage ! – tombent à l’eau bien vite, le fil rouge dénature la série en se concentrant sur la méchante pendant trop de temps, des personnages sont mis de côté sur toute la deuxième moitié de la saison (Aaron, surtout, OK)…

Si on n’est pas non plus sur la catastrophe qu’était le début de saison 4, disons que la série n’était pas en grande forme cette année. Malheureusement, je ne sais pas trop quelle perspective elle s’offre pour la suite, en plus : la saison 7 a déjà un avant-goût de dernière saison avec l’évasion du grand méchant de toujours à traiter. Tim et Lucy ? Leur rupture n’a aucun sens et je ne sais pas pourquoi les scénaristes gâchent autant de potentiel – et le personnage de Tim. Les autres ? Ils n’ont plus de vie perso dans cette saison.

Bon, voilà, je ne suis pas convaincu de la longévité de la série, alors même que j’ai adoré la bingewatcher cette année. Je ne sais pas dans quel état d’esprit je serai à son retour cependant. On a le temps de voir venir, avec un retour annoncé en mi-saison…

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The Rookie – S06E09 – The Squeeze – 15/20

La fin de saison approche à grands pas. Le problème, c’est que la saison était courte : on sent donc que certains détails sont précipités et que le brouillon global ne fonctionne pas totalement. Ce n’est pas grave tant que les personnages portent la série sur les épaules, ça le devient quand le personnage qui porte la moitié de l’épisode est un antagoniste qui n’a pas beaucoup de rapport avec ce pourquoi je regarde la série.

Spoilers

Tim est rapidement accusé de meurtre, alors que lui, il accuse la psy.

Tant que je suis sur ma lancée, autant continuer cette saison et la terminer, non ? C’est ma réflexion du lundi soir, histoire que vous le sachiez. Et que vous compreniez pourquoi cet article sort si tard.

Points forts

– Tim n’est pas con : il comprend très bien qu’il est question de la psy quand le suicidaire lui dit « elle connaît mon secret ». Cela me rassure. Je suis plutôt content aussi de voir qu’une enquête est lancée pour savoir exactement ce qui est arrivé – et que Tim soit à moitié accusé. C’est plutôt logique, et ça permet d’en revenir au fait que John est celui qui le représente en tant que syndiqué.

– Le duo Celina/Lucy me plaisait dès son annonce et ça continue de fonctionner quand on les voit emménager ensemble. Celina est un personnage qui a vraiment su trouver sa place dans la série, l’air de rien. Avoir John qui lui propose de mener l’enquête pour innocenter Tim était vraiment sympathique, parce qu’elle parvient toujours à me faire rire avec ses mimiques.

– Angela appelant Wesley pour s’assurer que Tim ne soit pas jeté sous les roues du DA est une excellente idée. J’adore la voir si protectrice, ça fonctionne toujours qu’elle soit représentée comme une lionne.

– On nous a vendu une nourrice parfaite pour Angela et Nyla, mais c’était trop beau pour être vrai. On découvre dans cet épisode qu’elle bossait en fait pour un criminel, pas pour une star. C’est excellent de voir Wesley ne pas se démonter face au gangster qui se pointe chez lui et tout aussi bon d’avoir Nyla et Angela qui confrontent la nourrice directement au commissariat. Que ça permette à Lucy d’avoir une nouvelle mission sous couverture, c’est top.

– John fait plutôt un bon enquêteur quand il s’y met. Le chantage fait à la psy ? C’était marrant à voir, autant que son utilisation de son rôle syndical pour tenter de la mettre en difficulté.

– Monica capable de torturer quelqu’un ? Eh, ça me plaît.

Points faibles

– On nous vend que Monica est une excellente avocate dont personne ne se méfie, mais elle ne sait pas du tout s’entourer. Sérieusement, avoir comme alliée la psy qui est incapable de ne pas stresser et de ne pas se vendre, ce n’est pas bien malin de sa part. Elle est assez naïve, en plus, pour se vendre encore plus et en continuant de faire du chantage sur des flics. Tu parles d’une bleue comme psy, elle enchaîne toutes les pires boulettes. Ainsi, elle décide de dénoncer Tim comme possible meurtrier. Le faire accuser, c’est bien pratique. Que Gray se laisse balader par un mensonge si gros, c’est idiot.

– Toujours sur Monica : elle embauche une garde du corps qui est la même qu’Angela et assure que c’est une surprise ? Mais bordel, c’est improbable. On passe beaucoup trop de temps à la suivre, aussi. Je suis là pour regarder une série sur des policiers, pas sur une avocate criminelle qui ne fait que de la merde et cherche à savoir qui veut sa mort quand la réponse est « à peu près tout le monde ». C’était beaucoup trop long. OK les scénaristes l’adorent, mais ça devient lourd de passer tant de temps avec elle.

– La rupture entre Lucy et Tim me tape sur le système à peu près autant que possible. Dans cet épisode, ils continuent de se comporter comme un couple dans une grande partie des interactions, et la réaction de Tim qui a voulu se séparer de Lucy a de moins en moins de sens.

– J’adore voir Lucy sous couverture comme je l’ai déjà dit dans les points forts, mais honnêtement, je trouve qu’elle est embauchée beaucoup trop vite en tant que nourrice. C’était nécessaire pour l’intrigue cependant, surtout que, soyons honnêtes, la fin de saison approche comme elle est très courte.

– Lucy prend trop de risques sous couverture : quand elle voit Monica, elle devrait de base s’enfuir. C’était sûr qu’elle allait faire une bourde. En plus, son move de laisser la tablette bruyante par terre, c’était étrange.

– Une fois de plus, on se retrouve avec des conversations privées, des enquêtes secrètes et des échanges qui ne doivent surtout pas être écoutés… Tous enregistrés par les bodycams de John et Celina. Ce n’est pas bien malin.

– La psy craque trop vite sous la pression mise par… Schmitty !

– C’est dommage que Tim soit très absent de l’épisode ou qu’Aaron ne soit plus jamais vu chez la psy. Cette dernière négocie déjà son départ de la série, mais bon, il n’y a aucun scénario où je la vois survivre à la saison, en vrai.

– Le cliffhanger était bien naze, mais bon, il fallait bien trouver quelque chose pour lancer la fin de saison.

– Dernier point faible parce que ça m’a fait rire : Eric Ramsey ou Eric et Ramzy ? La question se pose.

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