Performance de la semaine #36

Salut les sériephiles,

Même s’il y a plein de choses à faire aujourd’hui, entre les votes et la fête des mères, on se retrouve malgré tout pour parler de la Performance de la semaine, c’est-à-dire pour parler de l’acteur ou l’actrice qui m’a le plus convaincu de lui faire un peu de pub sur le blog cette semaine. Et on va repartir du côté de la CW, puisque j’ai envie de vous parler de Brooke Markham !

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Voir aussi : Les autres performances de la semaine

Qui ça donc ? Brooke Markham est une actrice de In the Dark, et non, ce n’est même pas l’actrice principale, mais le personnage secondaire qui lui sert de meilleure amie : Jessica. Je sais, c’est un choix étonnant, mais l’actrice incarnant Murphy n’a pas encore totalement réussi à me vendre son personnage, même si je l’aime bien. À l’inverse, Jess est de plus en plus attachante semaine après semaine.

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L’actrice est bien aidée par le scénario, évidemment ; puisque l’épisode de cette semaine se concentrait vraiment sur elle, sa relation amoureuse compliquée avec Vanessa et son implication bien malgré elle dans le fil rouge de cette saison. Je n’en dis pas beaucoup plus pour éviter de spoiler quoique ce soit car j’ai bien conscience que peu de personnes regardent la série pour le moment. Si je fais cet article, c’est donc aussi pour vous vendre la série, qui mérite je pense d’être plus connue. Le pitch de départ est intéressant sans être révolutionnaire, puisque Murphy, aveugle, retrouve le cadavre d’un de ses meilleurs amis. Oui, mais le corps disparaît le temps que la police arrive…

Loin de tout ça, Jess évolue dans cette saison en étant à la fois meilleure amie et guide pour Murphy, parce qu’elle a sacrifié une bonne partie de sa vie à s’occuper d’elle – allant jusqu’à vivre avec elle. La série passe de bons messages sur le handicap, même si ce n’est pas toujours subtil, et Jess apporte une touche d’optimisme et bonne humeur dans le mix, quoiqu’il arrive. Sa relation avec Murphy est l’un des points forts de la série.

Maintenant que tout ça est dit et que j’espère vous avoir convaincu, passons donc à son rôle cette semaine, et avec quelques spoilers, alors méfiez-vous de la suite de votre lecture : la semaine dernière, Jess s’est retrouvée témoin de la mort d’un personnage, et elle a même une mini-part de responsabilité là-dedans. Tout l’épisode de cette semaine la voyait donc culpabiliser de ce qui est arrivé, craindre la police et devoir apprendre à mentir alors que l’on savait déjà qu’elle en est incapable.

C’est là que la série démontre toute la force de son écriture : il n’a pas fallu longtemps pour établir les personnages, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs petites caractéristiques. Jess est attachante justement parce qu’elle est bourrée de défauts, mais ça ne l’empêche pas d’être géniale pour autant. Cette semaine, l’épisode la poussait à bout et dans ses retranchements, ce qui a eu pour effet de me la rendre encore plus touchante. C’est bien pour ça que je la choisis pour être performance de la semaine !

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Là, en bas à gauche, dis-donc !

Quant à Brooke Markham, elle n’en est pas à son coup d’essai puisqu’elle en est déjà à sa troisième série : elle était au casting de Foursome sur Youtube, puis de Cassandra French’s Finishing School où elle jouait le rôle de… la meilleure amie. Bon, je n’ai bien sûr rien vu de tout ça, mais j’ai eu la surprise de redécouvrir qu’elle était au casting de Friend Request… et ça pour le coup, c’est un film que j’ai vu, parce qu’Alycia Debnam-Carey jouait dedans et qu’elle est définitivement l’un de mes points faibles ! Brooke Markham y jouait le rôle d’Isabel et, effectivement, elle n’était déjà pas si mauvaise actrice, même si c’était une fois de plus pour un rôle (très) secondaire ! Espérons qu’elle ne soit pas cantonnée toute sa vie aux rôles de meilleure amie…

 

In the Dark – S01E08

Épisode 8 – Jessica Rabbit – 16/20
Je m’y attendais déjà la semaine dernière et le titre n’a fait que le confirmer, cet épisode prend enfin le temps de se consacrer plus longuement au personnage de Jess, que j’aime décidément beaucoup. Après toutes les révélations de l’épisode précédent, il faut relancer l’intrigue et c’est plutôt bien fait avec quelques petites pistes que je suis curieux de voir explorer.

Saison 1


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A deep breath? I saw someone die.

Zéro surprise avec début d’épisode : Jessica fait des cauchemars et est hantée par le souvenir de l’épisode précédent. Elle est anxieuse, prend des médicaments et en parle uniquement à sa copine, mais certainement pas à Murphy. Ce faisant, elles monopolisent la salle de bain et force ce pauvre Max à pisser dans l’évier de la cuisine. J’ai ri.

Il propose ensuite à Murphy de passer à son appartement, parce qu’il adorerait lui faire découvrir. C’est mignon et ça force Murphy à faire un sac qu’elle veut bien sûr mettre dans le coffre de la voiture de Jess. Il n’en faut pas plus pour que Jess découvre que la montre de Wesley est encore dans son coffre, et pour qu’elle flippe à mort.

Le soir, Murphy découvre donc l’appartement de Max et tout se passe super bien pour leur couple… contrairement à celui de Jess. Elle est tellement traumatisée et a tellement peur que quelqu’un puisse avoir vu quelque chose qu’elle n’ose plus coucher avec sa copine et stresse pour tout. Elle n’a pourtant rien fait… mais c’est un peu le problème, elle n’a rien fait.

En parallèle, Dean ne veut toujours pas avouer à sa fille qu’il est en couple, ce qui mène à des scènes ridicules. Comme elle est aveugle, les scénaristes en jouent encore plus, mais bon, Chloe n’est pas bête et sait ce qu’il se passe (littéralement) sous son nez.

Dean non plus n’est pas bête : il se doute bien que Wesley fuyait quelque chose et qu’il doit y avoir des témoins. Il interroge donc le chauffeur de la voiture qui se souvient évidemment avoir vu Jess. Celle-ci est bonne pour stresser, ignorant encore que son visage est carrément sur le tableau des preuves. Et bien sûr, Dean continue de fréquenter la barmaid préférée de Murphy, alors Chelsea est amenée à découvrir le dessin de Jess.

Celle-ci a peur comme tout et organise une réunion de crise pas discrète du tout avec Max, Darnell et Murphy qui (re)découvrent ensemble que Jess est incapable de mentir sans que ça ne se voit, puis qu’elle bouge le nez à chaque fois. C’est un élément qu’on savait déjà et c’est bien vu de le réintroduire comme ça.

Elle cherche donc à arrêter de mentir par tous les moyens, et elle s’en confie à sa copine qui a les pires réactions du monde. Ainsi, Vanessa (c’est son nom) lui rappelle qu’elle n’est pas une vraie lesbienne. Bon, elle n’est pas vraiment de bons conseils Vanessa, et même si elle lui dit qu’elle l’aime, ça n’aide pas vraiment Jess. Par chance, elle a Darnell qui l’aide à mentir, lui expliquant qu’il suffit de se fonder sur la vérité et de montrer ses sentiments.

Jess finit donc en larmes quand elle est interrogée par la police, et ça lui permet de s’en tirer sans mal, parce qu’elle raconte grosso modo la vérité, laissant quelques détails en-dehors bien évidemment. Et puis, ça se voit qu’elle n’a tué personne, alors ils ne creusent pas particulièrement cette piste. En revanche, Chelsea ne peut s’empêcher de parler du portrait-robot de Jess quand elle la voit dépitée au bar, ne se doutant pas qu’elle est dépitée à cause de Vanessa.

D’ailleurs, elle l’est tellement qu’elle finit par tromper Vanessa avec la première venue. C’est du grand n’importe quoi, franchement, parce que c’est totalement en-dehors du caractère de Jess telle qu’on la connaît. Cependant, il lui en arrive tellement depuis deux épisodes que ce n’est pas si surprenant qu’elle perde pied. Elle peut heureusement compter sur Murphy pour l’aider à se débarrasser de la nouvelle venue.

Jess passe le reste de la journée à mentir à Vanessa, sans que celle-ci ne s’en rende compte, alors que Murphy passe une superbe journée à acheter des meubles avec Max. Le couple en vient même à se dire pour la première fois qu’ils s’aiment. Bref, Murphy passe la meilleure journée du monde pour mieux rentrer auprès d’une Jess en pleine déprime. Et si Jess peut mentir à Vanessa ou aux flics, elle ne peut s’empêcher de révéler la vérité à Murphy : elle lui apprend donc que Wesley n’est pas le seul tueur de Tyson, information qu’elle tient de Chelsea. Il n’aura pas fallu longtemps dis donc.

Comme prévu, Felix effectue toutes les démarches administratives pour racheter la compagnie, mais la mère de Murphy refuse de signer les papiers. C’est plutôt une bonne chose pour sa fille, parce que Felix menace de la virer si elle continue à être aussi insupportable.

Il devient véritablement le nouveau patron cependant, venant même travailler le week-end, ce qui finit de convaincre Joy, la mère, de signer les papiers. Le problème, c’est qu’il est celui qui se débarrasse des poubelles et que dans celles-ci, il retrouve la montre de Wesley jeté par Murphy. Celle-ci comptait dessus pour retrouver des informations supplémentaires sur Tyson. C’est donc ce qu’elle fait, mais cette montre va vraiment poser problème, je pense. Felix est bien sympa de lui rendre, mais Murphy prend des risques avec – et je ne parle même pas du fait que Felix répond aux messages qu’il reçoit sur la montre !

En fin d’épisode, le couple parfait Murphy/Max traverse encore une crise quand elle décide de quitter l’appartement de son mec, qui vient de lui donner la clé !, pour aller parler à Dean à qui elle en veut de lui avoir caché l’existence d’un deuxième meurtrier. Merveilleux. Les deux redeviennent amis dans une scène un peu rushée et finissent donc l’épisode à s’installer devant la télé pour un film avec Chloé alors que, de son côté, la policière continue de coucher avec Darnell, ce qui n’est clairement pas la meilleure des idées. Elle retrouve ensuite au commissariat une collègue du service s’occupant des trafics de drogue qui avait arrêté Tyson par le passé ; ce que nous découvrons dans un flashback. Un dernier flashback nous apprend aussi que Wesley harcelait Tyson alors qu’il s’amusait avec Murphy… rien d’exceptionnel quoi.

> Saison 1

The 100 – S06E04

Épisode 4 – The Face Behind the Glass – 18/20
Cet épisode est déjà bien plus clair dans ses intentions et même si le sentiment de « on prend les mêmes et on recommence » est toujours un peu là, l’intrigue prend un tournant qui fonctionne vraiment bien. C’était un excellent épisode devant lequel il serait dur de s’ennuyer et qui termine par une scène qui donne vraiment envie de découvrir la suite !

> Saison 6


Spoilers

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I think we deserve a fresh start, don’t you?

Tout le monde sait pourquoi j’adore le mercredi ces derniers temps pas vrai ? Ce n’est pas parce que j’ai mon après-midi de libre, loin de là. C’est parce que j’ai chaque semaine un nouvel épisode de The 100 qui attend sagement que je vienne le regarder.

L’épisode reprend sur le cas de Diyoza et je suis surpris de voir que ça ne prend pas telleement la direction que j’en attendais : elle se retrouve à bosser pour Sanctum, alors que je pensais qu’elle rejoindrait vite les Enfants de Gabriel. Finalement, ce n’est pas le cas : elle est embauchée pour récupérer Rose aux Enfants de Gabriel, en échange de quoi son bébé pourra vivre à Sanctum. Mais pas elle, forcément. Allez, c’était chouette de voir Diyoza monter sur une moto !

Du côté de Sanctum, le couple royal hésite à annuler la cérémonie tant attendue pour Delilah, mais Russell décide de refuser de changer quoique ce soit à son plan, parce que c’est inadmissible de la priver de son droit. Je ne suis pas sûr qu’elle se préoccupe beaucoup de sa cérémonie ou du traumatisme de son enlèvement la veille, cela dit, parce qu’on la retrouve en fait dans son lit, avec Jordan.

J’ai pensé que cet épisode allait tourner autour de Jordan, puisqu’il est en fait celui désigné par ce titre : il est devenu le visage derrière la vitre pour ses parents quand il a décidé d’être cryogéniser sans eux. Clairement, ça attendrit Delilah qui décide de coucher une seconde fois avec lui.

Après ça, elle retrouve quand même Clarke pour la remercier, alors que celle-ci profite des festivités avec Madi. Elle rencontre aussi à nouveau le guérisseur de Sanctum, qui flirte très clairement avec elle. Ma foi, on n’est plus à ça près. Et puis, Clarke a plein d’autres soucis en tête, notamment sa « fille » qui est tourmentée par les anciens Commandeurs.

Elle l’envoie donc au vaisseau, avec Gaia et Murphy, alors que le reste du groupe de nos héros n’a pas tellement envie non plus d’être présent à la cérémonie. Ils sont bien compliqués quand même, c’est la fête, avec plein de bouffe ! Personne n’explique vraiment le concept de la cérémonie, mais on sent bien que ça va rapidement problème.

Bon, tout commence en mode Thanksgiving, avec les personnages devant faire leurs excuses. Ainsi donc, Russell se dit peiné d’avoir dû abandonner la famille de ceux qui se sont retrouvés dans l’espace car il connaît la douleur d’abandonner quelqu’un durant l’éclipse rouge : c’est comme cela qu’il a perdu sa fille, Joséphine. Cela fonctionne plutôt bien, surtout que Clarke se sert des festivités pour tenter de se faire pardonner auprès de tout le monde, à commencer par Raven.

Cette dernière est toujours énervée après Clarke et elle le fait savoir, tout en se bourrant et en se renseignant sur les motos du coin. Franchement, ça pourrait être le rôle de Murphy, mais ça lui va bien. La confrontation entre Clarke et Raven fonctionne mieux que je ne m’y attendais – et mieux que celle avec Shaw dans l’épisode 2 – puisque Raven lui reproche d’être comme Octavia, les faux remords en plus. Bon, elle n’accepte pas vraiment ses excuses quoi.

Après cet échec cuisant, Clarke décide de se faire pardonner auprès de Bellamy, qui accepte bien plus rapidement ses excuses. Cela lui permet d’enchaîner avec un passage en boîte de nuit, parce que oui, le palais de Sanctum est une véritable boîte. C’est perturbant de voir une scène de danse dans la série, surtout que c’est pour voir Clarke flirter avec le guérisseur sous le regard de Bellamy.

Celui-ci n’aime pas bien les fêtes et est plein de regrets sur son passé… regrets qu’il exprime en étant un parfait connard avec Echo. Ben merde, je n’aime pas ça, je suis fan de ce couple, je n’ai pas envie qu’ils se séparent parce qu’Echo n’exprime pas son deuil de Monty et Harper de la même manière que lui, qui a aussi perdu sa sœur au passage, si l’on écoute ce qu’il dit.

Loin de la fête, Raven se rend au garage et rencontre Ryker, avec qui elle sympathise bien vite autour de la moto de sa mère. Elle semble clairement calée en moto aussi, et je sens qu’elle est sur la piste de ses ancêtres là. Elle accepte finalement de se rendre à la fête avec Ryker qui, évidemment, est lui aussi un Premier, sinon ce ne serait pas drôle.

Et pendant que Clarke couche avec le guérisseur, normal, la cérémonie pour Delilah peut commencer. Et personne n’a pris le temps de nous expliquer exactement de quoi il s’agissait. Pourtant, quand elle se précipite pour un dernier baiser auprès de Jordan et qu’elle lui demande de ne pas devenir un visage derrière la glace, ça ne sent pas bon du tout, quoi.

La cérémonie dure un petit moment, le temps que Clarke se réveille auprès du guérisseur et comprenne qu’il n’est pas aussi cool qu’il n’y paraît : il cherche à identifier tous les Nightbleeda parmi les gens de l’espace et fait en fait partie des Enfants de Gabriel. Pauvre Clarke, ça ne lui réussit pas tellement d’être mise en scène dans un lit après l’amour, hein. Voilà donc que le guérisseur la paralyse et lui explique qu’il veut la livrer aux Enfants de Gabriel parce qu’il ne croit pas en la divinité des Premiers. Allons bon.

Par chance pour elle, il est arrêté par les gardes… mais décide de se suicider pour ne rien avoir à révéler. Et c’est accompagné d’un « mort aux Premiers ». Quant aux Premiers, le mystère autour d’eux se désépaissit : Delilah devient Priya 7e du nom et oublie totalement Jordan au passage, préférant faire un câlin à Ryker, qu’elle appelle « mon bébé »… Ceci nous explique pourquoi il voulait tant réparer la moto de sa mère, j’imagine, et me détrompe sur le titre de l’épisode : c’est Delilah le visage derrière la vitre ; parce que Jordan comprend qu’il l’a perdue, un peu trop tard. Elle était pourtant claire à dire que c’était son premier et dernier baiser dans l’épisode précédent.

De son côté, Octavia se fait torturer par les Enfants de Gabriel, qui veulent obtenir des informations sur les sangs noirs venus avec elle. Rose lui demande de parler et elles sympathisent, alors que nous, nous apprenons que « le vieux monsieur » est le chef absent de ce nouveau groupe.

Parmi eux se trouve un nouvel acteur qui va clairement finir en intérêt amoureux pour Octavia, mais pour le moment, elle refuse de l’envisager, profitant s’échapper avec Rose, à qui elle apprend à surmonter sa peur. Tout ça est bien mignon, mais elles sont poursuivies par les Enfants de Gabriel qui n’aiment pas bien la manière dont elles se sont échappées.

Par chance, alors qu’elles sont retrouvées, elles sont sauvées de justesse par Diyoza, utilisant astucieusement la moto nouvellement acquise. Par malchance, l’opération de sauvetage tourne mal : alors qu’Octavia tue la dernière Enfant de Gabriel à sa poursuite, elle oublie la base, c’est-à-dire la protection de Rose qui se prend ainsi une balle perdue (ou pas perdue, allons savoir ?). C’est con, parce que Diyoza y perd son deal.

Bien sûr, Octavia se retrouve à faire équipe avec Diyoza, et c’est finalement une voie détournée pour arriver exactement là où je l’attendais : les deux décident d’aller tuer le futur love interest d’Octavia et le vieux monsieur, histoire de devenir les héroïnes de Sanctum.

La fin d’épisode voit Bellamy venir s’excuser de son comportement auprès d’Echo qui reconnaît toutefois qu’elle recommence à s’enfermer ; c’est déjà ça. Cependant, elle a de bonnes raisons de ne pas exprimer ses vraies émotions, avec un traumatisme passé brillamment interprété par l’actrice. On comprend donc que si elle est devenue l’espionne badass qu’elle est, c’est parce qu’elle a vu ses parents mourir sur ses yeux lors de l’invasion de sa contrée par la reine Nia.

Franchement, ça fonctionne bien pour ce personnage et pour son couple avec Bellamy. J’ai adoré voir ça… mais pas autant que le cliffhanger de l’épisode qui me remotive énormément pour la suite de la saison. Paralysée par Cillian, Clarke est retrouvée par les gardes qui l’emmènent auprès de Russell. Comme il vient d’apprendre la mort de Rose, il découvre qu’il n’a plus d’hôte possible, si ce n’est Clarke, pour ramener à la vie… Joséphine.

Bon, je l’ai vu venir en cours d’épisode avec l’intrigue de Delilah, mais la révélation fonctionne vraiment bien et nous explique le pourquoi de la décapitation des Premiers pa les Enfants de Gabriel ou de la cérémonie pour Delilah : Simone porte autour du cou un collier contenant une puce avec tous les souvenirs de sa fille…

Voilà donc que Clarke finit l’épisode avec une nouvelle puce plus puissante que la flamme des gouverneurs : elle efface totalement la personnalité de l’hôte. Ainsi donc, Clarke n’est plus… mais est Joséphine désormais, avec son tic de se tortiller les cheveux. Et les Premiers ont besoin d’avoir le sang noir pour être capable de recevoir la puce qui les rend immortels. Logique, il fallait bien que cette technologie marque le début d’une nouvelle religion après tout…

Hâte de voir la réaction de Bellamy, Madi et Abby, hein ! J’imagine que Clarke étant Clarke et ayant déjà eu une puce par le passé, ses souvenirs referont surface au contact des gens qu’elle aime, mais en attendant, c’est un twist efficace qui fait du neuf avec du vieux (ou du vieux avec du neuf en ce qui concerne les personnages recevant la puce, du coup).

> Saison 6

Supergirl – S04E22

Épisode 22 – The Quest for Peace – 16/20
C’était probablement une bonne fin de saison, mais la vérité, c’est que la saison a tellement traîné en longueur que je ne sais plus bien ce que j’en attendais. Les pistes ouvertes pour l’an prochain sont parfois intéressantes, parfois pas du tout motivantes, et je suis prêt à parier qu’ils choisiront d’explorer en priorité celles qui ne me passionnent pas. Du coup, c’est un épisode qui marque bien la fin d’un chapitre interminable de la série tout entamant le suivant. L’épisode fait son travail, ni plus, ni moins… mais moi, j’ai décroché d’un trop grand nombre d’intrigues, je crois.

> Saison 4


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Three Luthor in the Oval Office. Only in America.

Allez, c’est enfin la fin de saison, et j’en peux tellement plus de cette saison que je m’y lance à une heure où j’aurais presque mieux fait d’aller me coucher, surtout que j’ai eu droit à pas mal de bug avant de le lancer. Oui, mais bon, j’ai tellement attendu la fin que j’étais content d’y être. Il s’agit en plus d’une de mes dernières critiques longues de la série puisque l’an prochain, je pense reprendre la série en n’en donnant que les avis sans spoilers.

Cet épisode me conforte dans cette envie, parce que même s’il s’y passe plein de choses, ça ne m’a pas passionné outre mesure. 24h plus tôt, Lex a ordonné à Karuss d’aller s’en prendre à la mère de Kara, ce qui est une scène parfaitement inutile pour quiconque a vu l’épisode précédent. Huit heures plus tôt, la soif de pouvoir de Lex était toujours intacte, alors qu’Eve découvrait la mort d’Otis. Forcément, ils n’en avaient rien à faire et ça ne servait pas à grand-chose non plus.

Ce n’est qu’après que ça avançait un peu, avec Lex Luthor dans le bureau du président, une heure avant l’élocution présidentielle le faisant passer pour un héros. C’est de là qu’il ordonne l’attaque contre Karuss, alors qu’elle est en train de se battre contre Supergirl. Il n’y a donc qu’une heure entre ça et la scène de l’épisode précédent ?

Pendant que les Kara se battent, Lex sauve le monde dont il a ordonné la destruction en détournant tout un tas de missiles. C’est facile à faire, et ça se passe sur un bon Frank Sinatra qui met au moins dans l’ambiance. Une fois qu’il a retourné les missiles contre l’envoyeur, il prend le temps de tuer Karuss… pour mieux passer pour un héros.

Près de dix minutes passent donc pour en revenir au même point, avec Kara qui pense avoir le dessus sur Lex puisqu’il la croit morte et Lex qui converse tranquillement avec… Karuss. Ouep, il ne l’a pas encore tuée, finalement, parce que les scénaristes ont encore besoin d’un petit sacrifice final pour elle, évidemment.

De son côté, Lockwood est toujours en manque, mais il a encore quelques doses du sérum sur lui. C’est une bonne chose, parce qu’en reprendre lui permet de se sauver la vie face aux clones d’Eve envoyées par Lex pour le tuer maintenant que le président l’a nommé… à la place de Lockwood, justement. Les copies d’Eve se font rapidement maîtrisées, donc, ce qui permet à Ben de savoir où se rendre pour retrouver Lex : une petite île qui va être au cœur du combat de fin de saison.

Oui, mais avant ça, Lena est catastrophée par ces nouvelles atroces sur son frère, mais elle est aussi invitée à la Maison Blanche, au grand désespoir de Kara qui a peur pour son identité secrète. Sans surprise, une fois là-bas, Lena retrouve sa mère dans le bureau ovale. « Only in America » nous précise Lex. Quelqu’un se sacrifie pour lui expliquer qu’il n’y a pas de bureau ovale ailleurs dans le monde ? Le Président ? Mystère. Lex s’installe au bureau du président comme si c’était parfaitement normal. Allez comprendre.

Lex y présente tranquillement tout son plan, qui consiste à tuer Superman… ce qu’Eve ne savait pas. Elle commence à comprendre le vrai visage de Lex en tout cas, sans se rendre compte qu’elle est en couple avec un cinglé dont la mère l’est tout autant, puisqu’elle envisage d’empoisonner son fils et regrette qu’ils ne boivent pas son thé.

C’est qu’il n’est pas idiot celui-ci, il connaît sa mère et lui fait remarquer qu’il a compris son plan. Il lui sert plutôt du champagne à la place, alors que Lena essaye encore de raisonner son frère sur la débilité de son plan machiavélique qui consiste à utiliser un missile lancé depuis son île où il a réuni plein d’extraterrestres.

Pendant ce temps, Nia et J’onn sont toujours prisonniers, sur cette île justement, et sont désormais des esclaves. Personne ne prend le temps de retirer le masque de Nia, ça n’a pas trop de sens, et ils organisent une émeute parce que pourquoi pas ? Le but est de désactiver la machine qui bloquait les pouvoirs de Dreamer. Elle peut alors contacter Kara, trop occupée à écrire son article sur Lex, Alex, qui est de nouveau dans la team, et Brainy, toujours aussi détraqué.

Et non, ça ne choque personne que Brainy soit devenu aussi froid. Alors qu’ils partent en mission de sauvetage avec James, ils sont rapidement confrontés à quelques Enfants de la Liberté et Lockwood. Non content d’être trahi par Luthor, cet idiot est encore heureux de pouvoir se battre avec Supergirl sur l’île.

Cela dit, leur combat, que Supergirl gagne clairement est interrompu par Lex qui a appris qu’il y avait problème avec son missile : et oui, Nia, Brainy et surtout J’onn ont uni leur force pour l’empêcher de se lancer. C’était rigolo, parce que J’onn nous fait un grand sacrifice qui m’a totalement laissé de marbre, mais qui fait bien son effet. Et quand Nia se met à l’accompagner, Brainy comprend soudainement qu’il est détraqué et, franchement, l’acteur est excellent à passer d’un état à l’autre. Il est déprimé de voir Nia prête à mourir et cela lui permet de récupérer son état d’esprit et de dire à Nia qu’il l’aime. Alléluia.

Le missile ne peut donc pas s’envoler et il ne reste plus qu’à gérer quelques combats. On a Lena qui se débarrasse vite de la vraie Eve à la Maison Blanche, l’assommant et la laissant donc en vie avant de quitter la Maison Blanche avec sa mère (désormais libérée de prison donc ?), on a Lockwood qui se bat contre James, aidé comme elle peut par Alex et on a Kara qui se bat contre Lex.

Le truc, c’est que malgré l’armure de Lena la protégeant de la Kryptonite, elle est rapidement mal en point. Par chance, J’onn, Brainy et Nia libèrent tous les extra-terrestres de l’île, y compris Karuss qui débarque pile à temps pour sauver Supergirl d’un rayon de Kryptonite qui la tue sur le coup. C’était drôlement long, parce que Lex met trois plombes à arriver, laissant le temps à Karuss de faire ses adieux et de refusionner avec Kara qui se prend alors un boost de pouvoir.

Elle obtient une vision laser capable de mettre Lex KO. Et celui-ci préfère mourir en se laissant tomber et en explosant au sol plutôt que d’être sauvé par Supergirl. Enfin, ça, c’est la théorie. En pratique, il utilise un portail allons savoir comment et finit dans un bureau secret où l’attend Lena, le privant de ses pouvoirs.

C’est plutôt mal, parce que c’est donc elle qui n’hésite pas à tirer sur son frère, qui était persuadé qu’elle n’y arriverait pas. Il la sous-estimait, mais ça veut dire aussi qu’elle est prête à devenir la grande méchante que je voulais qu’elle soit depuis un bon moment. Lex se fait tirer dessus en pleine poitrine, mais il n’a pas l’air de souffrir plus que ça. Il prend donc le temps de lui révéler que Kara est Supergirl, à coup d’images d’archive des anciens épisodes où personne ne pouvait être en train de la filmer. Mais bon.

On peut alors passer à la conclusion de l’épisode, où James a perdu un œil (dans la bataille contre Lockwood, mais je m’en tape les cocos) et où CatCo est de nouveau le journal à la mode, notamment grâce à un article de Kara (qui m’a aussi aidé à trouver un point du Bingo Séries). Tout revient donc à la normale pour les extra-terrestres, parce que la haine contre eux qui sévit depuis une saison est totalement oubliée. La Colonnelle est aussi promue à la place de Lockwood/Lex et réinvestit Supergirl de sa mission de protection du gouvernement.

Côté romantique, Brainy et Nia finissent ensemble, de même qu’Alex et Kelly, ce qui était complétement prévisible. La saison finit sur une soirée jeu de sociétés où Lena se pointe et décide d’agir comme si de rien n’était alors que, bon, il est évident qu’elle est clairement affectée par tout ça. Quant à Kara, elle oublie bien vite qu’elle a promis de lui dire la vérité quand Alex lui dit que ce n’est pas le bon moment, parce que eh, elle a survécu à assez. Mouais.

Et sinon, le fils de Ben est un bon futur politique à l’opposée de son père alors qu’Eve Tessmacher est contactée par ceux pour qui elle travaillait, malgré une perruque et des lunettes noires. L’épisode nous annonce donc l’arrivée d’un nouveau méchant… un martien qui en veut à J’onn. PAS. SION. NANT. J’ai pas hâte.

Celui qui l’a ramené n’hésite pas à passer voir le cadavre de Lex, lâchement abandonné par une Lena sombrant petit à petit dans l’alcool. Et il commence un rituel qui nous le ramènera peut-être à la vie. Manquait plus que ça.

22-2

EN BREF – Je crois qu’on peut parler de saison de trop en ce qui me concerne. C’était déjà le cas l’an dernier, mais là, la série a perdu beaucoup trop de son charme pour continuer à me passionner. Ah, on nous avait dit que Winn repasserait, mais je l’attends toujours, moi. Est-ce que c’est son absence qui plombe à ce point la saison ? Eh, j’aime bien Winn, mais non. Ce qui la plombe, ce sont les multiples sous-intrigues qui se multiplient à l’infini. Il y a des dizaines de pistes qui auraient pu être suivies cette année (la plus frustrante reste celle de l’équipe de super-méchants vite oubliée) pour mener à une fin de saison plus chouette que ça.

Là, la série nous ramène Lex dans un pied de nez peu convaincant avec plein de flashbacks qui ne collent pas du tout à l’ensemble de ce que l’on sait du passé des personnages. Pas grave : c’est Lex Luthor, on doit être content en tant que fan de l’univers. Mouais. Le clone de Kara annoncée en fin de saison 3 ? Il faut attendre plus de douze épisodes pour la voir enfin servir à quelque chose… et être complétement sous-exploitée, comme tous les autres.

C’est sûrement le plus frustrant : tous les méchants sont sous-exploités, certains héros le sont aussi (Alex n’aura servi à rien cette saison, et James n’aura pas servi à grand-chose non plus, mais ça, on a l’habitude) et les rebondissements manquent sérieusement de crédibilité quand on n’est pas à se demander quelles herbes ils ont pu fumer dans la salle des scénaristes (la même que Kara à l’épisode 21 ? Probablement).

Non, franchement, cette saison a perdu beaucoup de son charme et j’ai eu du mal à rester motivé à la regarder. Je reviendrai quand même l’an prochain : j’aime me faire du mal, je suis attaché à certains personnages et après quatre saisons, je ne me vois pas arrêter de la regarder. En revanche, faire vingt-deux critiques supplémentaires… Non, ce sera au-dessus de mes forces, parce qu’à part Lena, aucune intrigue ne me donne envie de me revenir, c’est un gros fail cette fin de saison !

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> Saison 4