Walker – S02E10 (express)

Épisode 10 – Nudge – 16/20
Voilà un épisode qui me plaît beaucoup pour ce qu’il réussit à mettre en place très rapidement. Je ne m’attendais pas du tout à aimer autant. C’est très cliché, mais ça m’a malgré tout pris par surprise et ça permet de relancer la saison vers de nouveaux horizons. Il était temps que ça arrive, même si le fil rouge est encore un peu trop négligé à mon goût.

Spoilers

Cordell mène l’enquête sur un usurpateur d’identité qui va le faire croiser la route d’une certaine Cassie.

Vous voyez un éléphant dans un magasin de porcelaine ? Il est probablement plus délicat que les scénaristes de la série avec cet épisode qui nous introduit évidemment une remplaçante au personnage de Micki. Il était probablement temps que ça se fasse : on a eu le temps de se faire à son absence, mais on sent bien qu’il manque encore quelque chose à la dynamique globale pour que ça redevienne intéressant. Et moi qui m’était dit que j’allais probablement détester sa remplaçante… eh bien, j’ai beaucoup aimé !

Dès le début de l’épisode, on nous dit évidemment que Cordell se sent seul, même si ça sort de nulle part, et on sent bien vers quoi on se dirige. Cependant, je m’attendais vraiment à ce qu’on lui propose de faire équipe avec une personne avant qu’il ne tombe sur la remplaçante de Micki. Et pourtant, après cet épisode, je n’ai aucun doute : j’ai envie que Cassie soit là pour rester ; et pour rester longtemps, en plus.

Le personnage amène des idées intéressantes pour la série : elle a un partenaire qui a disparu, ce qui est exactement ce dont nous avons besoin pour la série, car ça ajoute une dimension en fil rouge. Cela devrait être réglé d’ici la fin de saison, mais en attendant, le mystère demeure à la fin de l’épisode et est prenant. J’aime particulièrement l’idée que ça reviendra au moment où on ne s’y attendra plus et que le personnage de Cassie ne sera par conséquent pas tout à fait plat.

Ce mystère restera quelque chose qui fait qu’elle risque de claquer entre les doigts de Cordell à tout moment, et c’est très bien comme ça. Ceci étant dit, son introduction est donc particulièrement lourde : elle prend Cordell pour un criminel et le fait entrer dans le coffre d’une voiture volée, ce qui n’a pas beaucoup de sens pour une ranger en arrêt, mais bon. Chapeau bas à Jared qui arrive à rentrer dans le coffre d’une voiture malgré sa taille – ça m’a fait rire.

Le choix qui est fait est donc de nous montrer deux personnages qui se tapent sur les nerfs, mais qui vont faire équipe bien malgré eux pour résoudre efficacement une enquête. Comme le précise James en fin d’épisode, il est évident qu’ils sont faits pour travailler ensemble dès qu’elle l’électrocute un coup, mais ce n’est évident que pour les personnages d’une série et pour nous téléspectateurs. Dans la vraie vie, ce serait terrifiant de voir une équipe comme celle-ci mener une enquête.

Bref, je me perds totalement dans cette critique, mais la dynamique entre eux a réussi à me plaire jusqu’au bout de l’épisode. Pourtant, Dieu sait que ça n’a aucun sens de voir Cassie débarquer au ranch pour se renseigner sur le partenaire dont elle ne veut théoriquement pas. Au moins, elle s’impose encore plus vite dans la série et la famille Walker que ne l’avait fait Micki comme ça.

Il en va de même pour sa manière de s’imposer dans la vie de son nouveau partenaire, d’ailleurs. Les scénaristes profitent en effet de son arrivée pour faire avancer ENFIN l’intrigue avec Geri. Bien sûr, je ne fais toujours pas confiance à 100% à celle-ci, même si bon, depuis le temps, je devrais m’y faire et me dire que j’ai tort. En attendant, Cordell lui fait bien confiance lui, et il a fort envie de faire un bout de chemin avec elle. Cela tombe bien : elle est enfin prête à avancer dans son deuil d’après ce qu’elle dit à son groupe de paroles ; et lui, il est sur le point de commencer un nouveau chapitre de sa vie. Le fait que Geri et Cassie se rencontrent brièvement dans l’épisode permet de diluer tout de suite un possible triangle amoureux qui serait chiant à mourir (et j’espère qu’ils ne s’aventureront jamais sur cette piste) et offre une voie royale à Cassie pour dire à Cordell d’assumer enfin ses sentiments pour Geri.

C’est ainsi que dans la dernière scène de l’épisode les deux personnages s’embrassent à pleine bouche, yeah. Par contre, soyons honnêtes, ce cliffhanger n’a pas beaucoup de logique du côté du montage : c’était super étrange d’avoir cette dernière scène juste après ce qui semblait être le vrai cliffhanger de l’épisode. En effet, on nous vend une histoire super chiante de terrain occupé probablement illégalement par les Walker. Voilà donc la discorde familiale qui avait probablement éclaté il y a quelques années et qui avait mené au meurtre dont on nous rabâche l’existence à chaque épisode.

Après, je ne vais pas mentir non plus sur le fait que j’ai aimé Abby dans l’épisode pour une fois. C’est peut-être parce qu’elle est remise à sa place pour une fois qu’elle était plus appréciable. Et en même temps, les scénaristes trouvent encore un moyen de la glorifier quand elle agit soi-disant en enquêtrice en dévoilant l’identité de Cassie. Y a zéro difficulté à deviner que la nana mène son enquête sur Cordell sérieusement.

Bon, bref, je pars trop sur le négatif, ça y est ; mais l’épisode était vraiment plus divertissant que ce à quoi je m’attendais et j’aime déjà beaucoup le personnage de Cassie. Un plaisir !


Walker – S02E09 (express)

Épisode 9 – Sucker punch – 14/20
Petit sursaut dans la série qui prend enfin le temps d’avancer sur ses fils rouges cette semaine. Cela fait du bien et ça donne un épisode qui fonctionne plutôt bien, même s’il ne casse pas trois pattes à un canard non plus. On reste sur un rythme de croisière, mais on voit qu’on se dirige vraiment vers quelque part cette fois.

Spoilers

Liam se retrouve avec un client inattendu.

Je ne pensais pas l’écrire un jour, mais je regrette la mort de Serrano ? La série nous montrait enfin ce que ça donnait pour elle d’avoir un grand méchant à craindre, et c’était plutôt savoureux avec cet épisode ! Il débute en effet par le retour de James au boulot, zappé par Cordell qui préfère assister à une audience concernant le destin de son ennemi mortel. Et paf, Serrano est relâché sur un pseudo-vice de forme. C’est très gros comme idée, mais ça fonctionne bien.

En effet, ça permet d’en arriver à un certain nombre de scènes plutôt savoureuses où Cordell est confronté à son ennemi. Bien sûr, ça n’est pas convaincant de voir le Texas Ranger se confronter à lui au restaurant et se faire menacer comme ça, mais ce n’est pas grave, la rivalité apportait du bon. Par conséquent, je me retrouve déçu que ce suspense soit si vite oublié et zappé par la mort de Serrano en fin d’épisode. Celle-ci était bien jouée et apportait une vraie surprise à l’épisode, au moins, car je ne pensais pas qu’on s’en débarrasserait si vite. La course-poursuite était sympa en elle-même, sa conclusion vraiment prenante. Et puis, l’acteur s’en tire bien pour éviter de nous faire une Cotillard.

Ceci étant dit, il faut bien reconnaître que c’est savoureux : Cordell va forcément se retrouver au cœur d’une enquête sur la mort de ce méchant, surtout que la fin d’épisode nous montre également Denise découvrant un nouveau bout de vérité sur l’incendie de sa grange. Contre toute attente, cela ne vient pas d’August d’ailleurs. Après s’être trainé un bras en attèle depuis quelques épisodes et avoir bavé sur la torche retrouvée, voilà donc qu’August est relégué à l’intrigue adolescente du jour où il monte un groupe à l’improviste parce que ça fait bien devant les filles. Oh bordel.

Je n’apprécie toujours pas Geri, du coup, parce qu’elle laisse faire ça et l’encourage même. J’ai aussi un peu de peine pour le personnage, parce qu’il monte tout de même un groupe pour que ses deux potes mecs puissent mener un combat de coq afin de séduire Stella. Etait-ce vraiment nécessaire ? Vivement qu’elle se barre à la fac, croyez-moi ! Je ne sais pas trop ce qu’on est censé penser de cette intrigue.

J’imagine que le but est de diviser les personnes qui regardent avec ce triangle amoureux tout pété, mais la vérité, c’est que ça ne m’intéresse pas du tout de savoir à qui Stella accordera ses faveurs : ces intrigues adolescentes continuent de sembler en trop dans une série qui traite pourtant d’affaires criminelles. Je ne sais pas : ça casse le format procédural pour explorer la vie perso de Cordell, donc ça devrait me plaire car c’est souvent ce que je reproche aux séries procédurales… mais ça le fait de manière tellement convenue et peu prenante que, bon, finalement, on s’en passerait.

Dans tout ça, on ne voit plus les (grands) parents Walker ces derniers temps. Je me demande si les scénaristes ont pris conscience qu’ils ne savaient pas quoi faire de ces personnages ! La bonne nouvelle, c’est qu’ils ont au moins pris la peine de trouver un rôle à Liam cette année. Rien n’est perdu.

En effet, une dernière intrigue voyait donc Liam recevoir la visite inattendue de Dan. C’est de loin la meilleure partie de l’épisode, et celle qui m’a paru le plus intéressante. Dan se sent menacé de savoir Serrano en liberté, et il a bien raison : sa vie est évidemment en danger puisqu’il a une vidéo montrant le grand-méchant avouer ses crimes vis-à-vis de Cordell. Menacé, Dan se réfugie auprès du seul avocat qu’il connaît et peu contacter sans crainte que sa femme n’apprenne la vérité sur lui.

C’est tout de même abusé, non ? Genre, il connaît forcément d’autres avocats que celui qui a essayé de le faire tomber il y a à peine deux épisodes ! Toutefois, c’est efficace comme twist et j’ai aimé voir Liam être tiraillé entre ses convictions et sa profession. J’aime également la scène finale de cette intrigue, où Liam révèle qu’il n’est pas si bête qu’il en a l’air. C’était une vraie surprise me concernant, parce que ça n’a pas toujours été le cas. Cette réplique où il accuse de meurtre Dan et lui explique qu’il n’est pas sûr d’avoir une dette envers lui pour sa vie est juste géniale. 

Espérons que ça mènera encore à de grandes choses pour la suite, parce que j’ai du mal à voir la direction que ça va prendre maintenant que Denise se méfie de Dan ET qu’elle va vouloir se venger de Cordell également. Sachant que c’est Cordell qui lui a fait prendre conscience qu’il fallait se méfier de Dan (j’ai beaucoup aimé sa déduction par rapport aux réactions de Liam… mais abusé de le voir partir en intervention sans plus de raison que ça), ça promet de bonnes choses et un conflit interne intéressant à suivre. Le problème, c’est qu’on ne connaît encore que peu Denise, et ça risque de paraître forcé d’aller dans une nouvelle direction.

Ah, et sinon, pas de news d’une éventuelle remplaçante pour Micki. Tant mieux ? C’était de toute manière déséquilibré depuis un moment dans cette série.


Walker – S02E08 (express)

Épisode 8 – Two Points For Honesty – 12/20
J’y ai cru, mais on reste sur les mêmes schémas avec cet épisode qui tourne un peu trop en rond à mon goût et commence seulement à s’apercevoir du manque à combler après le départ de son meilleur personnage. Bon, d’accord, c’est subjectif, mais après tout j’écris des critiques avec mon avis, donc c’est bien normal.

Spoilers

James était laissé pour mort à la fin de l’épisode précédent, mais c’était sans compter sur Trey.

Je ne vais pas mentir : j’ai pensé pendant une grosse partie de l’épisode que les scénaristes allaient avoir plus de courage que ce qu’ils n’ont véritablement. Pour moi, il était évident que le capitaine James allait y passer au cours de l’épisode, surtout au moment de sa rechute. C’était un joli chant du cygne qu’il nous faisait là : il remettait son badge de chef à un Cordell bien incapable de gérer une équipe en lui faisant tout un tas de compliments et ça aurait été une intrigue sympathique de voir le personnage refiler l’insigne à quelqu’un d’autre pour aussitôt le regretter.

Ce n’est finalement pas la piste retenue par les scénaristes qui se contentent de nous expliquer que finalement James va très bien en fin d’épisode. Il peut ainsi reprendre du service, même s’il n’a jamais vraiment arrêté, bossant même depuis son lit d’hôpital. Cette vision du travail dans les séries américaines, c’est toujours quelque chose, quand même. Pourtant, James avait son ex-femme de retour dans sa vie pour tenter de le freiner.

Il y a deux scènes que j’ai particulièrement apprécié dans l’épisode, et je les ai déjà évoquées partiellement ici. La première concerne Cordell comprenant qu’il n’est pas fait du tout pour gérer l’ensemble des rangers. Je trouve ça bien de nous montrer que le personnage n’est pas encore prêt à prendre du gallon et j’ai également eu l’impression que c’était fait de manière intelligente : les scénaristes ont vu une opportunité et ont réussi à s’en saisir. Tant mieux. 

La deuxième scène cool fut étonnamment celle du cœur ouvert entre James et son ex-femme. James n’est pourtant pas un personnage auquel je suis particulièrement attaché, parce que je le trouve assez fade après une saison et demi. Et pourtant, cette scène où sa femme lui explique pourquoi elle a pris ses distances quand elle a compris qu’elle devenait invisible à ses yeux à lui, préférant le travail… je ne sais pas, ça a résonné, j’ai trouvé que c’était une bonne écriture de personnage. C’est hyper convenu, mais ça fonctionnait.

Et c’est tant mieux : on avait besoin de scènes qui fonctionnent dans cet épisode, parce qu’une fois de plus, les parents de Cordell sont trop aux abonnés absents et l’intrigue en fil rouge prend tout son temps à avancer. Bien sûr, le cliffhanger de l’épisode est censé nous donner envie de continuer pour le prochain épisode avec une menace en l’air qui finira par être portée à exécution, mais pour l’instant, les scénaristes ont trouvé une nouvelle manière de retarder l’inévitable. On en est à quoi ? Trois épisodes qui retardent l’avancée de cette intrigue ?

Je ne sais pas si c’est que je deviens impatient en vieillissant ou si c’est juste que la série tourne trop autour du pot – ou plutôt de la grange des Davidson. On sait qu’il y a quelque chose à savoir, faites nous votre épisode flashbacks et révélations, il est temps ! Franchement, quand ça finira par arriver, je suis sûr que ce sera décevant après autant d’attente. Pourtant, c’est un schéma assez classique de fil rouge pour une longue saison, et surtout pour un procédural, alors je devrais être habitué… mais cette saison, cette manière de ne pas avancer me frustre. 

En plus, on a perdu Micki et ça n’arrange rien. Son absence se fait plus ressentir que jamais dans cet épisode. Je me suis demandé si la ranger qui intervenait devant chez Tray avait pour vocation de remplacer à terme Micki. On la voit à plusieurs reprises dans l’épisode et elle a quand même tout ce qu’il faut pour remplir les conditions, le côté un peu inexpérimenté en plus. Je crois que je ne suis pas contre l’idée.

En attendant, les scénaristes ont tenté de justifier une fois de plus l’existence des adolescents dans cette série. C’est le dernier gros point noir de l’épisode : August et Stella ne servent vraiment pas à grand-chose et je n’ai pas accroché un seul instant à cette scène d’attente à l’hôpital. Purée, le rire forcé de Stella m’a profondément agacé, en fait, maintenant que j’y repense. J’ai vu l’épisode il y a trois jours et j’en suis encore là au moment d’écrire ces lignes, ça dit tout de même quelque chose sur le jeu de cette actrice…

Voilà donc pour la critique express de cet épisode. Comme je viens juste de l’écrire, j’ai vu l’épisode dès vendredi matin, mais je n’ai pas pris le temps durant le week-end d’en rédiger la critique. Il ne m’a pas franchement marqué et c’était franchement un épisode gap-filler à partir du moment où il est devenu évident qu’ils n’oseraient pas tuer James si peu de temps après le départ de Micki. C’était pourtant le seul moyen de proposer quelque chose de vraiment surprenant ici.


Riverdale – S06E05

Épisode 5 – The Jughead Paradox – 17/20
J’aimerais mettre un 20 pour le centième épisode de la série, mais il y a trop d’incohérences qui ne trouvent pas de réponses dans ce paradoxe et dans les anomalies évoquées par les séries. Dire qu’il y en a ne justifie pas tout, chers scénaristes. En revanche, force est de constater qu’ils ont pour une fois eu une bonne idée avec cet arc narratif menant au centième épisode. Ce dernier est fun, faisant clin d’œil aux cinq saisons précédentes comme aux comics dont il s’inspire et nous fait presque croire qu’on est face à une bonne série.

Spoilers

Jughead se rend compte qu’il y a des paradoxes et anomalies entre Rivervale et Riverdale.

That might definitely do it.

Il paraît que cet épisode est bien pour justifier tout le délire qu’a été Rivervale, mais j’ai comme un doute. Nous verrons bien, mais le titre ne me dit rien qui vaille, pas plus que la première scène de l’épisode qui nous révèle le corps de Jughead inconscient à côté du panneau d’entrée de la ville. On enchaîne sur Archie à moitié à poil (yeaaah, le compteur reprend !) parce que oui, il est en vie.

Betty est à ses côtés et se réveille après un drôle de cauchemar où elle se souvient de la ville sacrifiant Archie. Dans le même genre, Nana et Cheryl se souviennent de l’échange de corps, Veronica et Reggie de Mr Cypher (vaut mieux ça pour Reggie, sinon c’était se souvenir qu’il avait marié Abigail) et Fangs et Toni se souviennent de la Llorona.

Là-dessus, on voit Jughead descendre l’escalier de chez Archie quand soudainement le mur explose. Holy crap. Jughead se réveille à nouveau, dans le garage d’Archie cette fois. OK, l’épisode promet d’être marrant, même s’il se centre sur un personnage que je n’aime pas : Jughead se rend au lycée pour sa rentrée en tant que prof… et se retrouve sacrément confus quand il se rend compte que tous ses potes sont à nouveau des lycées. Eh, Archie est même en train de draguer Geraldine alors que Cheryl est en tenue de cheerleader.

OK, ça marche vachement bien comme introduction : Jughead se rend aux toilettes pour se rafraîchir et tombe sur Ben Button dont on avait tous oublié l’existence, mais qui s’est suicidé en sautant par une fenêtre à cause du Roi Gargouille. C’était il y a fort longtemps la saison 3, mais ça marche bien : la série se fout d’elle-même avec les passages par la fenêtre, avant d’avancer dans l’épisode de manière sympa. Ainsi, Betty nous annonce son mariage avec Archie, dont tout le lycée est au courant, avant de recevoir un appel de la morgue où se trouverait le corps de Jug.

C’est bien sûr impossible, puisqu’elle lui parle, mais comme dans une chanson de Lorie que j’ai maintenant en tête, rien n’est impossible à Rivervale. Jug se rend donc à la morgue pour découvrir son propre cadavre et apprendre qu’il était le corps inconscient (et pour cause, il était mort) face contre terre à côté du panneau de la ville. Avant de mourir, ce deuxième Jug serrait contre lui un étrange comic book.

Quand je pense que j’ai raté le point comic book d’un précédent Bingo alors que cet épisode en regorgeait ! Le Jughead vivant découvre en effet qu’il a toute une collection de comics nommés « Riverdale » et parlant de l’ensemble de ses amis. Il n’en faut pas plus pour qu’il se mette à lire les comics, et ça fait le lien avec les épisodes précédents. Dans les comics, on retrouve ainsi une scène du premier épisode de la saison, quand Archie aidait Jug à déménager.

Aussitôt, Jughead se rend compte qu’ils vivent dans un monde parallèle. Eh oui, il y a 95 numéros de Riverdale, avant de passer à Rivervale. Oh, attendez, je viens de capter, tout ceci nous menait au centième épisode ? Il fallait le dire plus tôt. Putain, j’ai donc perdu cent heures de ma vie devant cette série ? Si seulement on pouvait me les rendre !

En attendant, Jughead comprend qu’il se passe quelque chose de louche et se met aussitôt à enquêter, en interrogeant un à un ses amis. Cela lui permet de se rendre compte que les événements les plus lointains sont flous pour les habitants de Rivervale, alors qu’Archie et Betty ne se souviennent pas de l’explosion mettant un terme à Riverdale et ouvrant l’arc Rivervale. Veronica, elle, ne comprend pas comment son père peut être le méchant de Riverdale alors qu’il est mort avant ses quinze ans dans cette réalité. Les scénaristes en profitent aussi pour s’amuser de la situation, avec Reggie se rendant compte qu’il a changé d’apparence en cours de route.

Pour ne rien arranger, quand Jughead se rend auprès de Cheryl pour lui montrer les comics, il se rend compte que… Jason est encore en vie. Bordel, mais quelle prise de tête : Jason a une réplique de plus dans la série et une nouvelle occasion de pointer le bout de son nez. C’est fou que l’acteur soit encore disponible après tant de temps.

Ce n’est toutefois pas le seul truc absolument dingue : les scénaristes font revenir le premier Reggie qui débarque chez Veronica ; Dilton qui était mort ne l’est plus non plus et il enseigne au lycée (comme n’importe quel ancien lycéen de cette série) avec comme assistante… Ethel. Eh, la série s’amuse vraiment bien pour ce centième épisode et je risque bien de finir par en être fan.

Après, ils partent juste sur une étrange histoire de mondes parallèles, d’anomalies et de paradoxes. Et ce n’est pas spécialement bien fait, même si on se marre beaucoup. Putain, ils ont réussi à faire revenir le premier Reggie pour une scène vraiment drôle avec Veronica et pour… qu’il participe à l’enterrement de vie de jeune fille de Betty en tant que strip-teaseur. Putain, mais mec, refuse le rôle ! 

Bon, OK, après, quand ça vire au plan à trois et qu’il peut s’amuser à caresser Veronica, je le comprends. Le plan à trois s’arrête avant de commencer, en plus. Dans tous les cas, l’épisode avance assez vite : alors que l’ambiance est à l’éclate à l’enterrement de vie de jeunes filles, l’enterrement de vie de jeune garçon est l’occasion pour la série de faire un hommage sympa à Fred – et à l’acteur.

Forcément. Le délire d’univers parallèle continue ensuite : Jason est enlevé par la Cagoule Noire, qui s’avère être le père de Cheryl, tué par le père de Kevin bien rapidement. Cela en fait des acteurs à réunir !

Il y en a une qui se fait discrète, par contre : Hermione. Elle ne semble pas vouloir revenir, contrairement à Howard, qui n’est donc plus un méchant. Son discours lors du dîner de répétition du mariage d’Archie et Betty tourne court par contre : Toni y débarque pour annoncer la mort de Cheryl. L’enquête de Jughead le mène alors, à toute allure, jusqu’à Dilton. Ce dernier explique qu’il était très content de voir ces « twinverses », univers jumeaux, fondre l’un dans l’autre, car ça lui offrait l’occasion d’étudier cette destruction.

Malheureusement pour lui, il a mal choisi son assistante : effrayée par la folie de son boss, Ethel l’empoisonne et explique à Jughead qu’elle sait comment séparer à nouveau ces univers jumeaux. Le problème, c’est qu’au passage, ça signifie faire disparaître Rivervale. Inutile d’entrer dans les détails, soyons clairs, tout ça n’a absolument aucun sens. Jug et Ethel arrivent à la conclusion que Rivervale a été créé à cause de l’explosion dans la chambre d’Archie, mais aussi parce que Jug était en train d’écrire, et qu’il y avait du Palladium, et qu’il y avait la malédiction de Cheryl. Pourquoi Jug est-il dans ce monde ? Pourquoi était-il narrateur ? Pourquoi les deux Reggie s’entretuent ?

On s’en fout. Vous ne pensiez tout de même pas que les scénaristes avaient eu des idées 100% cohérentes ? C’est super frustrant, d’ailleurs, parce qu’il y a vraiment une super bonne idée pour ce centième épisode, mais… ça part trop en vrille. Pour séparer les univers et faire en sorte que Rivervale cesse d’exister, il faut donc que Veronica et Jughead se tripotent dans la chambre d’Archie avant de se faire sauter, au lieu de se sauter. Bien. Admettons.

Veronica accepte le plan… mais ne peut le mettre à exécution. En effet, elle se fait exécuter avant : on découvre que la personne qui s’amuse à étrangler tout le monde à Rivervale est… Archie. Eh oui, il a remarqué que tout le monde revenait à la vie, toujours, dans ce monde. Il espère donc le retour de Fred et refuse de voir les univers se séparer.

Bon, là, les scénaristes exploitent juste la mort d’un acteur et ça devient un brin gênant, mais c’est une scène incroyable malgré tout. Les acteurs gèrent bien – jusqu’à ce qu’ils se mettent à se battre. On apprend donc qu’Archie a tué un premier Jughead, avant d’étrangler Cheryl, mais aussi Veronica. Il refuse que le monde cesse d’exister si son père peut y revenir, et c’est plutôt pas mal ; comme le résumé de ce qu’est la série (un grand n’importe quoi) était plutôt pas mal lui aussi.

En tout cas, on en arrive vite à Archie essayant de tuer Jughead… mais se faisant éclater la cervelle par Betty. Yep, en robe de mariée, Betty débarque pour tuer le mari qui vient de l’abandonner à l’autel. Apparemment, c’est tout ce qui importe à ses yeux : elle n’a aucun remords sur le meurtre d’Archie et elle est rapidement convaincue qu’il faut effectivement coucher avec Jughead pour recréer aussi fidèlement que possible l’explosion qui a créé Rivervale et pourra séparer à nouveau les univers.

C’est : n’importe quoi. On se marre toutefois bien, surtout qu’ils sont interrompus par le Jughead mort du début d’épisode. Celui-ci n’hésite pas à casser le coup de son alter-égo pour leur expliquer qu’il y a un moyen de séparer les univers sans détruire pour autant Rivervale. Bon, avant ça, il faut encore que Betty désarme la bombe.

C’est plutôt drôle car on nous rappelle qu’elle l’a fait plus tôt et elle semble le découvrir elle-même. J’ai vraiment l’impression que les scénaristes se foutent d’eux-mêmes et se rappellent soudainement qu’eux aussi oublient les épisodes après les avoir écrits. Qu’importe, pour le centième, ils ont mis les petits plats dans les grands. Ils s’assurent même que les fous rire soient garantis quand Jughead nous explique à quoi ressemble le paradis.

Le paradis, c’est Pop’s, mais avec des comics en plus. Tout le monde s’y marre bien et se dragouille, mais lorsque le Jughead-narrateur y était, ce qu’il faisait était se concentrer sur le numéro spécial entre le 95e et le 96e épisode des comics : celui qui expliquait la liaison entre les deux univers et que nous n’avons pas eu avant. Bref, pour ne pas supprimer Rivervale, il va donc falloir compter sur l’imagination de Jughead pour maintenir en vie l’univers.

Le narrateur ne peut pas le faire, mais le Jughead qu’on suit depuis le début d’épisode, si, parce qu’il est l’auteur. Allez comprendre. Betty pense comprendre et est dégoûtée du sacrifice de Jughead, qui devra désormais vivre seul à jamais dans le repaire de Dilton (c’est vrai que c’est un endroit où PERSONNE ne va jamais), mais bon, la tension dramatique est vite évacuée tout de même.

En lieu et place, on en revient donc au point de départ de la série : Jughead est sur sa machine à écrire à raconter ce qu’il se passe, sauf que cette fois, c’est lui le scénariste drogué de la série qui écrit n’importe quoi. La bombe réactivée n’explose finalement pas, et Jughead comme Betty oublient rapidement ce qu’ils faisaient dans la chambre d’Archie.

Ils préfèrent retrouver le reste du casting dans une sorte de happy end tout mignon. Tabitha et Jughead peuvent même vivre ensemble et lire, peut-être, un jour les comics Riverdale. Reste la question de ce qui arrive à Riverdale maintenant qu’on sait ce qu’il se passe pour Rivervale. C’est à Ethel que revient le droit de poser la question, parce que figurez-vous qu’elle est l’assistante du Jughead s’étant sacrifié pour rester un héros.

Et oui, la série nous règle enfin la question du cliffhanger de la saison 5, pendant ce temps, à Riverdale, Betty et Jughead s’apprêtent à faire l’amour dans la chambre de celui-ci, sans se douter qu’une bombe est sous le lit. Par chance, Betty reçoit finalement un coup de téléphone avant l’explosion : elle apprend donc qu’il y a une bombe sous le lit et a le temps de prévenir Archie.

La bombe explose toutefois, ce qui nous rend sourd un Jughead qui était en train d’écrire dans le garage. Bon, ben, la vraie suite au prochain épisode cette fois. Ce fut un arc sympathique, libérant la créativité des scénaristes qui avaient enfin une vraie raison de le faire et s’achevant sur un centième épisode plein de défauts, mais prenant le temps de célébrer ses défauts.

Et puis, surtout, heureux de pouvoir à nouveau terminer ma critique par un…

Compteur d’Archie à poil : +3, à croire qu’il fallait rattraper le temps perdu ! Rendez-vous début mars pour plus de raisons de montrer les abdos d’Archie à toutes les sauces…