High School Musical: The Musical: The Series – S02E06

Épisode 6 – Yes And… – 16/20
La structure des épisodes est loin de me convaincre avec des chansons qui tardent à arriver à chaque fois, mais je reconnais une efficacité de l’écriture des personnages avec cet épisode qui parvient à parfaitement gérer les adolescents en les traitant pour ce qu’ils sont – des adolescents. Pour une fois, je n’ai pas l’impression de voir une série d’ados traitant des intrigues adultes, quoi. Cela change beaucoup de choses. Et puis, Olivia Rodrigo is a queen, bordel de merde.

Spoilers

Nini galère à écrire la chanson pour son rôle inédit dans La Belle et la Bête, alors que tous les autres sont forcés de vivre un week-end d’impros théâtrales pour rivaliser avec North High.

Nos bougies sont réelles et nos cœurs sont purs.

Allez, ça fait quelques jours que je n’ai plus regardé d’épisodes de la série et il est temps pour moi de fêter la bonne nouvelle du renouvellement de la série avec le visionnage de la suite de cette saison 2. J’ai beau prendre tout mon temps pour la visionner, je n’oublie pas qu’elle est dans ma liste de choses à voir en priorité, tout de même.

On reprend pour cet épisode avec le lycée de North High qui fait la promo de son spectacle musical – et Lily fait une jolie Belle elle aussi. Cela stresse tout le monde, y compris Miss Jen qui sans surprise décide de faire une réunion d’urgence pour parler de la vidéo que tout le monde a vu et qui fait peur, avec un Lumière joué par un français. Effectivement. Cependant, Miss Jen n’a pas si peur : elle a tout prévu pour être la meilleure quand même.

Pour elle, le but est tout simplement de recentrer les performances de ses lycéens sur les émotions, car c’est ce qui fera la différence auprès des jurys. Après, il y a de quoi faire du côté des émotions avec Gina qui veut toujours se barrer parce qu’elle ne supporte plus d’être amie avec Ricky, Kourtney qui n’est pas là pour draguer à la pizzeria ou Nini et Ricky qui ne s’entendent plus autant qu’avant. Se sont-ils déjà vraiment entendus, cependant ?

Grâce à Ricky, Nini a de nouveau un rôle dans la pièce, mais jouer la rose est plus compliqué que prévu : elle doit écrire une chanson pour la Bête et elle. J’adore franchement l’idée, je trouve la réécriture sympathique, mais j’espère que ça sera bien. De toute manière, Olivia Rodrigo et Joshua Basset en duo, ça ne peut que bien se passer, non ? Et puis, voir Nini galérer à écrire une chanson qu’on sait écrite de toute manière, c’est énervant. Je veux juste l’entendre moi, pas la voir regarder Kourtney draguer Howard.

Allez, ça reste intéressant de voir Nini galérer sur ses paroles et Kourtney être amoureuse. Disons que ça change un peu, tout en insistant sur les problèmes de couple évidents entre Nini et Ricky. Ils ne sont plus du tout en symbiose, plus du tout le couple mimi qu’ils veulent chacun être : incapables de se comprendre, ils enchaînent les malentendus avec chacun des envies bien différentes. Et Ricky étouffe totalement Nini avec son amour, c’est triste.

Kourtney ? Elle continue de travailler dans une pizzeria où on ne voit pas la moindre pizza, mais au moins elle prend le temps de dire à Howard ce qu’elle pense de lui (elle le like like like, c’est intraduisible et tellement insupportable à la manière des adolescents). Elle finit son épisode en étant très occupée, au point de ne pas décrocher quand Nini l’appelle avec sa Rose Song… Et humph, j’aurais aimé mieux… AU DEBUT DE LA CHANSON.

Dès le refrain, j’étais scotché à mon écran. Olivia Rodrigo, putain. Elle sait faire bien mieux que cette mélodie toute douce et cette balade peu entraînante… mais elle sait aussi envoyer les émotions comme il faut au bon moment. Elle m’a filé les frissons avec sa chanson, j’en ai marre. La rose devient un prétexte ; elle chante totalement le mal-être du personnage vis-à-vis d’un Ricky qui ne l’aime que pour ce qu’il voit d’elle au lieu d’aimer ce qu’elle est et… wow. Depuis quand High School Musical fait dans la profondeur des persos ?

Le moment est complètement ruiné par le cliffhanger, en plus : Nini demande à Kourtney de ne parler de la chanson à personne, mais Carlos était en train de la filmer pour que North High sache que leur combat n’était pas gagné d’avance – et ça vaut mieux, c’est vrai, car North High les espionne… mais ça fait mal aussi, parce que Nini mérite de meilleurs amis. Mais enfin, vraiment, cette Rose Song, c’est magique, j’adore. Les images du texte, les jeux de mots, la performance vocale… Une chanson Disney, mais avec une certaine maturité en plus ? Avec un message d’acceptation de soi et d’affirmation de soi ? Olivia Rodrigo est une génie.

Pendant ce temps, au lycée, Miss Jen organise un week-end d’improvisation pour les lycéens, mais la vérité, c’est justement qu’elle improvise elle-même tout ce qu’il se passe. Cela ne m’empêche pas de bien me marrer de voir Gina fuir *subtilement* Ricky ou Ricky foutre un ballon dans la tronche de Miss Jen. On se marre bien, non ? Rien ne valait non plus le jeu qui donne son titre à l’épisode : « Oui, et… » pour lequel Gina ne doit théoriquement pas penser à se barrer ou Ashlyn ne pas être stressée par la vidéo de North High.

Elle m’a fait tellement rire avec son accent français et son stress, cela dit. Et puis, elle avait bien raison de rembarrer Gina, tout de même. J’étais même triste pour Ashlyn quand elle apprend que Gina se barre, pensant aussitôt qu’elle était la raison de son départ… quand la vraie raison, c’est que Gina a en fait confesser son amour à Ricky lorsqu’elle pensait ne plus jamais le revoir. Dah. Le montage est quelque peu abusé et la fait passer pour une énorme connasse, parce qu’elle dit ça juste après un baiser entre Ricky et Nini quand même.

Heureusement qu’elle pleure en même temps et que Ricky n’est pas cool à la pousser à parler, hein, sinon j’aurais eu du mal. Là, au contraire, je trouve beau de voir Gina lui dire qu’elle n’aurait pas abandonné leur couple si elle n’avait pas eu à partir. Outch. Ashlyn est vraiment un personnage que j’adore aussi, parce qu’elle apprend tout ça et veut aussitôt trouver la bonne idée pour convaincre Gina de rester comme si tout allait bien.

Et si Gina assure qu’une chanson ne pourra pas tout régler, elle n’a aucun mal avec une seule chanson de Belle à faire pleurer Gina et lui faire prendre conscience qu’il faut vraiment qu’elle reste – avec des paroles faites pour Gina. Du coup, elle décide de rester, elle.

Au milieu de l’épisode et du week-end stressant de Miss Jen, il y avait aussi autre chose à prendre en compte : le premier rencard officiel entre Miss Jen et le père de Ricky. Oh boy. La série va nous infliger ce couple pour de vrai ? Et avec cinq questions pour connaître vraiment quelqu’un, en plus. Eh, ça me donne une idée d’article, c’est tout ! Je veux dire, le type se ramène avec ces questions et ne les lit pas avant ? Risqué, tout de même. Apparemment, ça fonctionne sur Miss Jen qui embrasse aussitôt le père de Ricky.

Et ça fonctionne tellement bien qu’elle recycle les cinq questions pour l’impro du lendemain. Notons bien que les scénaristes n’en ont jamais proposé cinq à l’écran, hein, ils ont juste recyclé les deux mêmes pour le Miss Jen, le père de Ricky, EJ en Gaston (comme si Gaston lisait !) et Ricky en Bête. C’était marrant.

Le problème, c’est que leur couple met mal à l’aise Ricky… au point que Miss Jen et le père décident tous les deux de ne plus se voir ? Hein ? Cela n’a aucun sens bordel, ne laissons pas les ados dicter la vie des adultes. Pour une fois, l’épisode réussissait assez bien l’écriture des ados comme des ados sans que ce ne soit trop ridicule… mais bon, ça m’a sorti de l’épisode. Pourtant, les questions de Ricky à son futur sont géniales – entre le manque possible de la vie dans un château en solitaire et la peur de perdre Belle.

What if…? – S01E05

Épisode 5 – What if… Zombies !? – 14/20
La série est une fois de plus très sympa à suivre avec ce nouvel épisode, mais je reste sur ma faim du point de vue de la continuité avec le format de l’anthologie. Le rythme est toujours aussi vif, ce qui fait qu’il est compliqué d’envisager toutes les ramifications de la question posée. Quant au genre auquel l’épisode s’attaque… Pourquoi pas, mais je suis sceptique sur l’enchaînement de clichés que ça provoquait. Heureusement que l’écriture reste incroyable.

Spoilers

Petit papa Hulk descend du ciel mais les cadeaux par milliers sont déjà sur la planète

Don’t eat me ! Don’t eat me !

Time, space, reality… C’est reparti pour un épisode de cette série que j’aime toujours autant. L’air de rien, je me rends compte que nous approchons progressivement de la fin de saison et je me demande vraiment vers quoi la série se dirigera. Il est très clair désormais qu’il y a une histoire plus large qui se dessine à l’échelle de la saison. Et puis, chaque épisode se dirige l’air de rien vers la destruction d’un univers, non ?

C’est déjà le cas au départ de cet épisode, puisque nous suivons Hulk tombant sur Terre pour avertir de l’arrivée prochaine de Thanos sur la planète. Au moins, on sait à peu près quand commence l’épisode… mais le monde est déjà envahi par les zombies. En effet, alors que les sbires de Thanos s’attaquent à un Bruce dépité de se rendre compte que Hulk ne veut pas pointer le bout de son nez, Tony débarque avec juste ce qu’il faut de musique des Avengers pour qu’on kiffe tout ce qui se déroule. Cela dit, ça tourne bizarrement ensuite, avec des bruits de zombies et une musique qui s’éclate bien à virer vers le film d’horreur.

La surprise serait totale si l’épisode avait eu un autre titre et si la promo n’avait pas été largement faite autour de cet épisode. Là, c’est un peu sans surprise que l’on découvre que Tony est un zombie. On comprend le message : Iron Man est mort, il faut qu’on se fasse une raison.

Et Bruce aussi. Il est sauvé des sbires de Thanos par les zombies, puis par la cape de Dr Strange qui ne risquait pas de devenir zombie. Surtout, ce qu’on comprend très vite, ce sont que les zombies maîtrisent toujours la maîtrise ou l’armure de Tony. Beaucoup de zombies donc, mais des zombies avec les pouvoirs de nos Avengers. Oups.

Par chance pour Hulk qui est sur le point d’y passer, des mouches noires débarquent en masse pour le sauver et bouffer les zombies jusqu’à ce qu’ils se désintègrent. Les mouches ? Elles sont dirigées bien sûr par la guêpe qui est chargée de faire le ménage afin de laisser le champ libre à Spiderman. L’araignée débarque alors pour sauver Bruce et l’emmener loin du lieu de bataille. Dans le ciel, le Watcher regarde tout ça pour nous expliquer ce qui a dérapé – et on voit sa bouche bouger, ça change. Il nous parle directement, et ça donne l’impression qu’il pourrait vraiment intervenir.

Les zombies dans le MCU ? Oui, il y a une explication à peu près logique à leur arrivée : c’est dans le royaume quantique que ça se passe, parce que la femme perdue pendant des années par le père d’Hope se choppe un virus mortel et la transformant en zombie dans le royaume quantique. Du coup, forcément quand ils reviennent dans le présent auprès d’Hope, ben…

La pauvre retrouve ses parents, mais ils sont morts. Et elle sent bien que c’est la merde, alors elle se barre super vite sous sa forme nano. Ant-man se fait tuer par contre, car il est moins réactif qu’elle quand il voit ses beaux-parents en zombies. C’est triste, et ça fait que les États-Unis, puis le reste du monde, ne fait pas du tout face à l’invasion de zombies aussi bien que dans les films.

Dans cet univers, pour lutter contre les zombies, on fait appel aux Avengers… qui sont tous bouffés en deux temps trois mouvements, à défaut de connaître les règles de survie pour s’en sortir. Les héros sont donc infectés – pauvre Captain America contaminé par Ant-Man, et c’est foutu pour l’humanité. Ou presque. Il nous reste Spiderman pour nous expliquer les règles dans un tuto vidéo digne de Zombieland. Et digne de faire péter un câble aux fans qui vont regretter que ce ne soit pas une série en live-action : Bucky est ainsi surpris sous la douche.

Sharon et Happy sont là aussi, et ça fait plaisir de les retrouver. De retour loin de cette vidéo que Peter montrait à Bruce, la générale Okoye se présente pour accueillir Bruce à la base de ces Avengers résistant aux zombies. La base ? Elle est dans les airs, entourée de toiles d’araignées, cela tombe bien. Les mouches ne peuvent pas passer, j’imagine. Par contre, la fin d’épisode me paraît assez prévisible : ils vont forcément se faire bouffer, non ? Je veux dire le coup de la mouche dans le cou de Captain America, c’est bien la preuve que l’humanité court à sa perte.

Concrètement, cet épisode nous présente Civil War avec des héros différents et une absence d’arguments autres que « on veut te bouffer ». Après, j’ai pas mal ri de la vidéo tuto de Peter indiquant qu’il faut porter des manches longues, suivie de nombreux personnages avec des bras découverts. L’épisode est plutôt sympathique, jouant parfois sur les codes de l’horreur dans la mise en scène ou la musique, avec toujours Peter pour les souligner, mais le plan m’a paru un peu faiblard.

Et même côté horreur, on a connu mieux. Je veux dire quand Happy se fait tirer par une chaîne, on est à fond dans le film d’horreur, quoi, mais je n’ai pas eu peur pour autant. C’est peut-être parce que l’on sait qu’on n’est là que pour un épisode. Sharon comprend alors qu’ils sont attaqués par des ennemis bien familiers : Hawkeye zombifie Happy avant de s’en prendre à Sharon. Au passage, cette dernière est forcée de tuer Happy définitivement, ce qui lui permet de récupérer son arme.

De son côté, Okoye nous tue Falcon devant un Bucky qui n’en a rien à foutre alors que la cape nous sauve Peter de justesse. La guêpe est toujours aussi efficace, elle aussi, et ça permet à nos héros de tous monter à bord du train qu’ils souhaitaient utiliser. Peter monte en dernier, en passant par une fenêtre comme il peut, le pauvre, et on découvre alors qu’il est… en couple avec la Guêpe ? Il y a clairement de la dragouille entre eux, en tout cas.

Pas le temps de s’y intéresser plus que ça, voilà Bucky qui doit s’occuper du cas de Steve Rogers. Captain America le zombie débarque en effet dans le train pour être mis à mal et découpé en deux par son ancien meilleur ami, récupérant au passage le fameux bouclier. Par contre, c’est loin de se passer bien pour tout le monde : Hope est ainsi blessée par Sharon au passage, alors que Sharon, avant d’être explosée par Hope, est transformée à son tour en zombie par Steve. Allons savoir comment elle a pu blesser Hope, franchement.

Il y avait besoin de blesser Hope pour en faire un centre de motivation pour les autres personnages et un vecteur d’émotions à transmettre. À ce propos, l’acteur qui double Spiderman fait un boulot super pour imiter Tom Holland, je trouve. Et une fois de plus, les scénaristes n’épargnent pas Peter : il a perdu tout le monde dans cette réalité aussi, y compris Happy. Cela ne l’empêche pas de garder l’espoir – et de garder Hope, d’ailleurs.

Infectée, celle-ci décide de se sacrifier pour que ses amis puissent accéder à la base où ils espèrent obtenir réponses et remède. C’est ambitieux. Voilà donc un autre moment émotion qui commence, avec Hope qui regrette d’avoir provoqué une invasion zombies juste parce qu’elle voulait retrouver sa mère.

Bon, géante, elle n’aurait qu’à redevenir petite plutôt que de s’effondrer comme elle le fait quand elle permet à ses amis de traverser une horde de zombies, mais admettons. Au moins, elle donne de la bouffe à tout le monde chez les zombies, tout en demandant à Peter de sourire pour elle. Et puis, ça donne un sacré rôle à la Guêpe, hein.

Dans la nouvelle base où nos héros – j’ai parfois eu du mal à discerner qui était qui, c’est gênant – arrivent, il est surprenant que les zombies se tiennent à distance tout naturellement. Vision débarque alors, et c’est assez logique qu’il soit pépère en apocalypse zombies : c’est un robot après tout. Et il a la Pierre d’Esprit pour éloigner les zombies. Mieux encore, il a eu le temps de bosser pour trouver un remède. Scott Lang décapité peut ainsi parler ???

Ce n’est plus un remède au virus zombies, là, c’est une avancée technologique digne des Tortues Ninja ! L’abus est total, mais c’est marrant à voir car les jeux de mots fonctionnent tous super bien. Et puis, ça donne une solution pour sauver le monde… Tout ça reste toutefois théorique car nos héros manquent d’une technologie suffisante – à moins d’arriver à retourner au Wakanda.

Pour cela, Bucky part alors avec le bouclier de Steve à la recherche d’un véhicule. Seul ? Pourquoi seul ? Comme dans tous les films de zombies, les héros se séparent et ça semble être une mauvaise idée, surtout que comme dans tous les films de zombies cette solution miraculeuse est en fait un piège du gentil qu’on vient de nous présenter.

Il faut être bien naïf pour faire confiance à Vision si aveuglément. Heureusement, T’Challa amputé est là pour prévenir Bucky de faire attention à Vision… Il veut simplement… oh boy. Il veut nourrir Wanda, zombifiée, en lui donnant de la chair fraîche régulièrement afin de contenir sa colère. Et le pire, c’est que c’est probablement une bonne idée.

Contrairement à Hank, Wanda résiste au traitement pour être sauvée alors Vision n’a d’autres choix que de donner des bouts de survivants à Wanda – et c’est ainsi que T’Challa perd une jambe. Okoye retrouve son roi et découvre ce que Vision à fait de lui, alors elle essaie de s’énerver contre lui, mais c’est une très mauvaise idée : quand elle souhaite le frapper, elle ne fait que réveiller Wanda. C’est plus qu’une très mauvaise idée, c’est la pire idée du monde. Wanda n’a pas mangé depuis quelques jours et elle est un ennemie bien trop puissante pour les quelques personnages encore en vie.

Ils ne peuvent que prendre la fuite pour échapper à la furie de Wanda. Okoye se fait tout de même choper par Wanda au moment où tout le monde s’échappe, grâce à l’aide de Vision, changeant finalement d’avis. Il ne parvient pas à tuer Wanda ? Pas grave. Il ne veut pas vivre sans elle, mais il peut encore se suicider. Et ça, ça réveille tous les zombies autour de lui tout en énervant encore plus Wanda. Heureusement, nos mini-Avengers peuvent récupérer la pierre d’Esprit et Wanda a la mauvaise idée de s’attaquer à Hulk en premier – inutile de vous dire que Hulk n’a pas du tout envie d’être le quatre heures de la sorcière rouge.

Cela ne peut suffire à la maintenir à distance éternellement. Bruce prend la décision de se sacrifier pour ses amis : il laisse leadership à Peter et compte vraiment sur Hulk pour se réveiller à temps lorsqu’il s’échappe dans la horde de zombies devant le hangar du jet privé que nos héros souhaitent prendre. Hulk reprend ainsi son combat contre Wanda alors que dans l’avion, tout le monde s’active pour partir au plus vite au Wakanda et sauver la planète de son infection zombie.

Hope tente alors de les arrêter, mais un petit propulseur de l’avion suffit finalement à lui échapper. Une pensée pour le zombie balancé contre l’avion… D’ailleurs, elle vise sacrément bien. Finalement, il nous reste donc dans le jet Peter, T’Challa et une tête coupée portant une cape ? Cela fait peu de monde pour sauver le monde, et la philosophie du roi du Wakanda n’est pas trop utile pour cela.

L’épisode se terminerait bien là… mais non, la note d’espoir ne peut être la manière dont l’épisode s’achève. Avant ça, il nous fallait la révélation que Thanos est bien arrivé sur Terre. Hulk avait légèrement oublié son message, apparemment, et Thanos a beau être armé des cinq gemmes d’infinité, il est tout de même un zombie. Aïe, encore un univers détruit. Clairement, le Watcher ne peut être une entité uniquement bienveillante s’il ne nous présente que des histoires de destruction de l’univers.

High School Musical: The Musical: The Series – S02E05

Épisode 5 – The Quinceañero – 14/20
Les chansons mettent trop de temps à arriver et ne sont pas toujours à la hauteur de mes espérances, alors que l’intrigue continue de partir dans tous les sens. Heureusement que la série ne se prend pas au sérieux ! C’était un épisode sympathique, avec des moments révolutionnaires pour du Disney, mais je m’attendais à un peu mieux quand même.

Spoilers

Gina et Seb organisent la fête d’anniversaire surprise de Carlos.

So we’re talking this Saturday ?

J’ai beaucoup hésité parmi tous les épisodes que j’ai à voir, mais je me suis dit qu’en ce dimanche soir, un peu de HSM me ferait du bien. C’est pas mal pour une veille de re-rentrée. Eh oui. L’épisode se centre clairement sur Carlos quand on voit le résumé, et ça part en vrille en tellement peu de temps que je ne sais même pas par où commencer la critique.

Je veux dire, tous les ados sont réunis de nuit dans une écurie (hein ??) pour parler de la fête surprise que Gina souhaite organiser à Carlos – Gina, pas Seb. OK. C’est raccord avec l’épisode précédent où Gina et Carlos ont passé du temps ensemble, heureusement, sinon j’aurais eu l’impression d’être resté devant le WTF qu’est Riverdale. Sérieusement. La différence est aussi qu’ici personne ne se prend au sérieux, loin de là.

Nini me fait même beaucoup trop rire à être surexcitée d’être de retour pour participer à une fête surprise dont elle ne sait rien lors de son interview – la chronologie n’a aucun sens puisqu’on la voit apprendre de quoi il s’agit dans la même scène que celle où elle accepte de participer. Les répliques sont pleine d’humour en tout cas et les références fusent en trois minutes. Franchement, je ne peux pas tout résumer ici, mais après tout, ce n’est pas le but d’une critique.

Le but est plutôt de se foutre de la gueule du futur mec de Miss Jen, et de son ex à vrai dire. Oui, elle recroise Zack alors qu’elle voulait juste se prendre un café tranquillement, et le voir danser ne me dit rien qui vaille. Comme d’hab, Miss Jen est compétitive sans raison et souhaite aussitôt en foutre plein la vue à son ex, et comme d’hab, ça n’avait pas trop de sens. On découvre aussi que Zack a une relation super avec Lily. J’ai failli ne pas la reconnaître avec ses habits d’adultes.

M’enfin, ça, c’est le problème quand on embauche des adultes pour jouer des ados de quinze ans. Oui, parce que Carlos va avoir quinze ans et les adultes jouent des ados en plein cours d’impro hyper gênant à voir. On se marre bien, mais comme dans l’épisode précédent, ça manque clairement de chansons. L’humour ne compense pas tout. Les développements de personnages non plus. Ainsi, Courtney cherche à comprendre pourquoi Gina en fait tant pour Carlos et c’est l’occasion d’apprendre qu’elle est contente d’avoir toujours su à quoi s’attendre avec lui ou qu’elle est en train d’organiser une fête d’adieu.

Franchement, ridicule de nous développer Gina comme ça autour des regrets de sa relation à Ricky. Cela marchait mieux dans les épisodes précédents, je trouve. En parallèle, la relation de Nini et Ricky est en revanche bien développée et m’a beaucoup plu. Nini en fait quinze fois trop sans savoir gérer des arrangements floraux – mais je trouve que ce qu’elle fait est limite mieux que Ricky, célébré pour ça ?

Admettons. J’ai bien ri de voir le père de Ricky se mettre en costard juste pour séduire à nouveau Miss Jen ou Nini assurer qu’elle n’en a rien à faire de rejoindre ou non le spectacle. Bien sûr que si tu veux faire autre chose que tes projets solo Nini, tu n’es pas Olivia Rodrigo, tu es dans un rôle ici. Et Courtney en arrive presque à envisager d’offrir un job à Nini alors qu’elle ne peut pas le faire théoriquement.

C’est marrant comme tout, mais pas autant que Big Red qui rêve d’un surnom ou qui s’amuse de Courtney clairement amoureuse d’Howie. On ne le voit pas, mais bon, c’est sûr et certain que c’est le cas. Tout s’emmêle dans l’épisode et j’en arrive presque à oublier de parler de Ricky. Il a deux scènes absolument terrifiantes dans cet épisode : dans la première, il demande à nouveau à Gina des conseils sur sa relation amoureuse avec Nini et celle-ci lui fait bien comprendre qu’elle n’a plus envie d’être son meilleur pote à lui donner les bons conseils.

En plus, Ricky en tire l’idée que oui, c’est bien de parler à Miss Jen d’inclure Nini dans le spectacle. Contre toute attente, Miss Jen refuse l’idée – et j’ai trouvé ça super et bien réaliste. J’étais vraiment content de cette scène. Pour une fois que la série se la joue un peu adulte et sérieuse, il faut adorer l’idée, je pense.

Après, je me suis aussi rendu compte qu’il y a le personnage de Ben auquel je n’ai jamais rien compris qui commence à devenir à peu près intéressant. Il est clairement amoureux de Miss Jen et j’ai enfin capté qu’il était en fait prof d’ingénieurerie – les matières américaines, allez comprendre. Il gère aussi le vidéoclub, et il a recruté EJ pour ça.

Soit. La série m’a pas mal perturbé avec ses sous-titres autrement, parce qu’elle a passé l’épisode à nous parler de Carlos en CM2 pour une vidéo… où il avait 13 ans. Deux ans auparavant, donc ? OK. L’idée est en tout cas de recycler sa vidéo pour faire un numéro musical – enfin un ! – quand il arrive à sa fête d’anniversaire, dans une grange chez Seb. L’idée est bonne, je trouve, mais tout le reste sentait super fake, tout de même.

Allez, c’est pas grave, je me suis marré au jeu de mots de Nini sur le titre de « I think I kinda you know » et j’ai trouvé la choré de Gina toujours super au point. La choré, oui, la chanson… meh. J’ai du mal avec Gina qui chante depuis l’épisode de Noël, cela semble toujours super playback raté, avec une bonne dose d’autotune. La choré ? Elle était marrante, avec des danseurs envoyant des vibes gays et un regard fasciné de Ricky qui prend une toute autre signification maintenant que l’acteur a fait son coming-out ? Je lis des choses qui ne sont probablement pas là, mais il a les yeux qui brillent pendant toure la soirée à chaque moment un peu gay, c’est dingue.

Bref, heureusement que côté musique, on avait ensuite une magnifique chanson de Seb pour Carlos. C’est clairement la partie qui sauve totalement l’épisode, parce que la balade est très réussie et que c’était mignon de le voir déclarer son amour et sa difficulté à s’accepter quand il était légèrement plus jeune que ça. L’amour entre Carlos et Seb est mignon, de même que c’est mignon de voir Big Red et Ashlyn. Par contre, je me suis senti un peu triste pour Courtney ou Gina, vraiment célibataires sur ce coup-là.

Gina a pourtant l’option EJ, clairement, et celui-ci marque des points sans même le savoir en lui demandant comment elle va sans la filmer pour l’hommage vidéo, hein. Pour en revenir à Seb, il se révèle vraiment dans cet épisode niveau chant. Cela permet une bonne scène avec Carlos, qui a eu peur tout l’épisode d’être oublié, et même un baiser. Du côté des couples, tout va donc très bien, et EJ se rend même compte qu’il en pince pour Gina. Alléluia.

La soirée est toutefois gâchée pour Miss Jen en fin d’épisode, parce qu’il fallait bien un cliffhanger. On en obtient même deux, avec la marraine de Carlos qui découvre un post instagram de Zack et Lily annonçant qu’ils vont eux aussi mettre en scène la Belle & la bête, mais avec des loups s’il vous plaît (!) et avec Gina qui appelle sa mère pour lui confirmer qu’elle est toujours prête à rentrer chez elle.

Je me doutais de la tournure des événements pour ces deux cliffhangers, mais j’ai hâte d’en savoir plus sur l’idée de Miss Jen qui détruira toute concurrence, par contre.

What if…? – S01E04

Épisode 4 – What if… Doctor Strange Lost His Heart Instead of his Hands – 17/20
Je ne m’attendais certainement pas à un épisode comme celui-ci, surtout à ce stade de la saison, et je ne sais quoi en dire pour ne pas spoiler. J’ai beaucoup aimé, même si je trouve qu’on se perd un peu trop au milieu d’un enchaînement de scènes toujours trop rapides. J’aurais préféré un format plus long, une fois de plus, et ça mériterait un film complet.

Spoilers

Stephen Strange a bien un accident de voiture, mais au lieu d’y perdre ses mains, il perd Christine.

Not any stranger than any other name in this world

Mercredi dernier, j’ai privilégié le visionnage de Shang-Chi à celui de What if, et il est largement temps de rattraper cette injustice, surtout que j’ai vu passer un spoiler sur cet épisode, m’indiquant qu’il allait être question de Doctor Strange. C’était avant de voir le titre de l’épisode, donc. Je trouve ça surprenant un épisode sur Doctor Strange avant d’avoir un nouveau film sur lui, mais j’approuve l’idée.

C’est un personnage que j’aime après tout, mais une fois de plus, je constate que j’ai oublié une grosse partie du film d’introduction du personnage, parce que cette histoire d’accident de voiture et de Christine, j’avais zappé. Ouais, je zappe tout du personnage, et alors ? Je n’ai vu le film qu’une seule fois, au cinéma à l’époque de sa sortie, et il n’y a pas eu d’épisode des Légendes pour tout me résumer. J’avais bien aimé, il pourrait être temps de le revoir.

En attendant, je devrais me consacrer au visionnage de cet épisode, peut-être, parce que la mort de Christine, Strange ne l’accepte pas. C’est pourtant grâce à celle-ci qu’il se tourne vers les arts mystiques et qu’il se fraie un chemin pour devenir Sorcier suprême. L’enchaînement se fait super vite pour nous, et franchement, pas le temps de tout détailler, mais les scènes avec Wong ou the Ancient One fonctionnent.

Au moins, cette fois, on en revient vraiment à une explication de ce qui provoque une destinée changée pour Strange, et je trouve ça intéressant. La variation vient de l’accident de voiture, et ça marche à merveille. Deux ans passent donc en quelques instants, et comme d’habitude, la série enchaîne très rapidement les choses. Trop, même.

Cela dit, autant il peut s’en remettre de perdre ses mains, autant perdre son cœur, son amour, c’est trop pour lui. Stephen Strange utilise donc ses pouvoirs pour remonter le temps et retrouver Christine la nuit de son accident, avant l’accident. Et là, il a l’occasion de tout changer et… il reprend la même route ?

Le dialogue est différent et il utilise ce qu’il sait pour passer de bons moments avec elle, mais bien sûr, tout cela mène à nouveau à un accident même quand il croit être capable de l’éviter. Qu’à cela ne tienne, il peut revenir en arrière de toute manière. Pour ce nouveau retour, il est évident qu’il décide de changer de route, mais cela ne fonctionne pas non plus : paf, un autre accident de voiture nous tue Christine.

En fait, elle meurt à chaque fois qu’il revient en arrière, toujours la même nuit, jamais au même moment. Parmi les versions que l’on peut voir, le coup de la pizza n’a aucun sens par contre, parce qu’elle ne veut pas de gras sur sa robe, mais elle n’hésite pas à manger une part de pizza dans un diner ? Bref, il a beau s’acharner à revenir encore et toujours en arrière, Christine meurt à chaque fois.

Il doit en créer des branches temporelles différentes au passage, tout de même. Et je ne comprends pas son obsession de revenir toujours sur la même nuit ? Ne pourrait-il pas simplement revenir encore plus en arrière ? Ce serait plus simple comme solution. Strange préfère de toute évidence s’acharner et hurler un coup, cela dit.

La mort de Christine est donc inévitable, et il finit par comprendre pourquoi grâce au personnage de l’Ancienne (comment elle s’appelle en VF ? J’oublie à chaque fois). The Ancient One, en tout cas, est aussi increvable que Christine ne peut être sauvée. Elle explique à Stephen qu’il existe des points temporels absolus, qui ne peuvent être changés quoique l’on fasse. C’est intéressant comme tout pour la suite de la phase 4 d’apprendre ça. Ils sont malins les scénaristes de tout introduire dans les séries… Quand on le verra dans les films, on se sera fait à l’idée.

En plus, ça va à l’encontre de ce que paraissait être la série : on ne peut pas tout refaire avec des « et si ? ». Il existe des choses que personne ne pourra jamais changer – et cet épisode est juste là pour nous le faire comprendre : effacer la mort de Christine, ce serait impossible sans mettre en danger le sort de l’univers tout entier. Seulement voilà, l’impossible, ça n’existe pas selon Strange. Il fait donc tout ce qu’il peut pour prouver qu’il a raison.

Notre Sorcière suprême n’hésite pas à s’en prendre à lui après une dernière mise en garde sur son projet destructeur, mais c’est apparemment sans succès qu’elle s’attaque à lui, puisqu’il disparaît sans laisser de trace. Strange se retrouve alors dans une jungle où il se met en quête de la bibliothèque de Cagliostro, où un étrange homme muet refuse de lui parler… mais le mène à un temple magnifique. Le temple n’ayant pas de porte, il est forcé d’utiliser un portail, puis de contourner un premier piège. Il se sent toutefois un peu trop en sécurité et oublie de vérifier s’il y en a d’autres.

Le voilà donc qui tombe pour finalement tomber sur O’Bengh, l’archiviste de Cagliostro qui refusait de lui parler juste avant et le conduit vraiment aux livres perdus, avec un arbre digne de Dollhouse si vous voulez mon avis. C’est un nouveau lieu introduit officiellement dans le MCU, en tout cas, je me demande si on le reverra dans les films live. Quoiqu’il en soi, Strange se met aussitôt à lire pour trouver la solution à son problème, et on se croirait presque dans Harry Potter quand il apprend qu’il doit absorber d’autres êtres pour s’en sortir. Reste à comprendre ce que cela signifie. Pour le faire, il a une solution vraiment intéressante : il convoque le monstre aux nombreux tentacules de Captain Carter. C’est forcément lui, non ?

Comme tout le monde s’en doutait, ça ne se déroule pas super bien pour Strange qui est clairement blessé et mis à mal par le monstre. O’Bengh n’est pas convaincu par le plan de Strange, mais celui-ci n’en a que faire : il n’a pas pu marchander avec un autre être suprême ? Pas grave, il peut s’attaquer à plus petit et commencer à absorber d’autres êtres magiques puissants.

Par contre, cela ne le dérange pas d’engloutir un nain de jardin, mais un insecte, c’est non ? Il est étrange. Il absorbe ensuite un oiseau, puis un dragon, puis… Ouais bon, il lui en faut toujours plus et il est dans l’abus. Là, les scénaristes se font plaisir en plus, à nous présenter un tas de créatures qui doivent venir forcément d’autres comics. Je ne suis pas assez spécialiste pour tout reconnaître.

Plus il absorbe de créatures, plus il se perd en tout cas, et on était à ça de la crise d’épilepsie à force. Le Watcher craint surtout une crise pour l’univers, mais il considère également que sauver Strange et son univers n’est pas un risque à prendre car cela déstabiliserait les autres univers aussi. C’est assez fou : le Watcher peut intervenir et il le reconnaît. Cette saison est intéressante, l’air de rien, à nous donner un semi fil rouge dans ses interventions.

Strange entend même le Watcher ! C’est dire à quel point cet épisode pourrait être capital pour la suite. Il marque un tournant de mi-saison, en tout cas, c’est très clair. Allez, qu’importe, Strange absorbe tellement de magie et d’êtres qu’il finit par être capable de couper les tentacules dont il avait besoin. Seulement voilà, à force de remonter le temps et de vivre des siècles, ce Strange a changé d’univers… et il se retrouve dans le même univers qu’un autre Stephen. Cela ne semble pas lui plaire exactement, mais moi, je me suis surtout poser des questions sur ce que j’étais en train de regarder.

Finalement, tout est expliqué par l’Ancienne, encore et toujours : elle a ainsi fait appel à la dimension noire lors de sa dernière confrontation à Strange, et c’est elle qui a divisé le monde en deux timelines, pour que ce Strange puisse se battre contre son jumeau maléfique. Ce n’est pas évident comme option ce qu’elle lui laisse par contre : Stephen (appelons le gentil comme ça) doit sauver le monde en se battant contre lui-même et en acceptant de ne pas sauver Christine ?

Stephen résume tout comme il peut à Wong, qui est celui qui pose les bonnes questions, alors même qu’il est en train de disparaître. Heureusement que cette division temporelle met un peu plus de temps que Thanos à agir quand même… Le temps, c’est précisément ce qui finit par manquer à Stephen alors que Wong l’aide à se préparer à être confronté à son jumeau maléfique.

La confrontation n’est toutefois pas un combat dès le départ : il faut d’abord que cet Evil Strange essaie de convaincre Stephen que ça vaut le coup de sauver Christine. Dire qu’il est capable de vivre des siècles et qu’il en est encore à vouloir retrouver Christine. Genre… Elle ne voudrait plus de lui dans cet état de magie, non ? Il est carrément incapable de se concentrer et de ne pas criser de temps en temps, avec des monstres qui semblent sortir de lui.

Tout cela fait donc peur à un Stephen plutôt gentil qui n’aime pas cette version très Tony Stark de lui-même. Pardon, très imbu de lui-même, et arrogant, aussi. Les mots ne peuvent suffire toutefois, surtout qu’on est dans un Marvel, et assez vite, on en vient donc à un combat entre les deux alter-égo. C’est une fois de plus plutôt merveilleux à suivre comme combat.

Les scènes d’action de cet animé sont réussies, il n’y a pas à dire… mais cette histoire, en revanche… Elle était vraiment digne d’un film. Ce pourrait être ça le Multiverse of Madness, non ? Finalement, Stephen manque de peu de mourir, est sauvé de justesse par sa cape, et pense gagner le combat… quand finalement il est aspiré par le sol.

Est-ce une vision marvelesque de l’Enfer ? On dirait bien… mais alors que Stephen y trouve une Christine prête à l’aimer, il comprend qu’il est en train de perdre le combat contre son double maléfique. Un peu comme Loki dans l’épisode précédent, il utilise des illusions pour l’emporter. Et si l’illusion ne prend pas exactement, elle prend tout de même de court Stephen, qui se laisse absorber bien malgré lui par son ennemi n’ayant aucun mal à se débarrasser du sort de protection de Wong.

Ainsi, voilà cet Evil Doctor Strange qui tue son double sans scrupule pour enfin retrouver Chrisine. Et ça marche. Provisoirement, en tout cas. Malgré tout ce qu’il a fait, il n’est toujours pas capable de sauver Christine : son univers entier est en train de se détruire sous leurs yeux, alors que comme je l’envisageais, Christine est dégoûtée par le monstre qu’il est devenu. Il ressemble limite à Thanos, franchement, et il a des pierres d’infinités sur lui.

Le Watcher observe encore et toujours alors qu’on nous confirme que Stephen Strange a assez de pouvoir pour détruire l’univers. Le Watcher ? Il nous est enfin présenté comme un Dieu à qui les êtres puissants peuvent s’adresser – mais il est sans pitié et sans merci. Stephen – parce que cet Evil Strange redevient gentil maintenant qu’il est sur le point de perdre à nouveau Christine – fait tout ce qu’il peut pour convaincre le Watcher d’intervenir et d’empêcher la destruction de son univers et… Wow. On assiste vraiment à la destruction complète d’un univers là ? Il y a des variants qu’il vaut mieux ne pas connaître dans Marvel décidément. Le monde est détruit, et forcément, Christine disparaît elle aussi.

C’est une fin sacrément sombre pour cet épisode, et ça nous fait voir le Watcher différemment également. Ce n’est pas bien rassurant, tout ça, il est capable de tourner le dos à la destruction d’un univers sans le moindre scrupule. Et Stephen Strange peut nous détruire l’univers à lui tout seul. Ben super, merci les histoires d’amour. Sinon, quand je vois le look de Strange une fois maléfique, ils auraient pu appeler cet épisode « Et si Strange était Jafar ? ».